CAMEROUN :: Deuil : Patrick Ekeng inhumé hier à Yaoundé :: CAMEROON [Update]

CAMEROUN :: Deuil : Patrick Ekeng inhum? hier ? Yaound? :: CAMEROONCAMEROUN :: Deuil : Patrick Ekeng inhumé hier à Yaoundé :: CAMEROON Le Lion Indomptable a eu droit à un hommage du mouvement sportif national samedi dernier au Palais des Sports.

Patrick Claude Ekeng Ekeng a été inhumé dimanche dernier à Ngousso au domicile familial. Mais l’ultime voyage de la dépouille du Lion Indomptable n’aura pas été un fleuve tranquille depuis l’aéroport international de Nsimalen jusqu’à l’hommage national au Palais des Sports de Yaoundé. C’est vers 20 h que le corps du footballeur camerounais est arrivé à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen à bord d’un vol commercial Air France.

Dans le hall de l’aéroport, depuis 15 h, les amis de « Patou », comme ils l’appelaient affectueusement, attendent impatiemment leur champion. « Pour moi, Patou n’est pas mort. Il faut que je vois son corps pour accepter ce que j’ai vu à la télévision », a confié Lionel Amougui, un camarade du défunt avec lequel il a fréquenté au lycée d’Anguissa à Yaoundé. Lionel ne verra pas son ami car immédiatement après l’atterrissage du Boeing, la dépouille du Lion Indomptable a été installée dans le corbillard. Direction le Palais des Sports.

La haie d’honneur formée dans le hall se fend. Les amis des quartiers Essos, Manguiers et Nkolndongo sont déçus. A bord d’un bus de 70 places, ils prennent la route pour le lieu de la veillée. Le cortège funèbre arrive au Palais des Sports à 22h40. Céline Ekeng, la maman du défunt et Nathalie son épouse, descendent du corbillard. Les dames prennent ensuite place dans la salle du complexe sportif où les attendaient de milliers de personnes en  larmes.

Près de 4 heures de concertation

Le cercueil de Patrick Ekeng a été placé au centre de la salle. En face de la dépouille, cinq hommes de Dieu, dont deux pasteurs, un prêtre et un imam, ont été installés. A leur droite, Céline Ekeng, la maman du défunt, Nathalie Ekeng, l’épouse du footballeur et Jacques Ekeng, le grand frère de Patrick. La chorale de « la Cathédrale de la foi » entonne des cantiques. Céline Ekeng drapée dans un kaba noir à la main lourdement posée sur sa joue. Affalée sur sa chaise, la veuve dans un ensemble blanc est visiblement très abattue.

Seul Jacques Ekeng trouve la force de se lever. Le jeune homme accompagne la chorale les mains tendues au ciel comme pour remettre son petit frère à Dieu. Deux heures passent et la messe ne débute toujours pas. Le public s’impatiente. « On nous a caché notre ami à l’aéroport et il recommence ici. Je ne partirai pas sans voir mon frère », gronde une amie du défunt.

Les pasteurs grimassent déjà. Ils s’impatientent. Le temps ne fait que s’écouler. Depuis un bon bout de temps, on n’a plus aperçu Céline Ekeng et Jacques Ekeng. Nathalie Ekeng est restée seule devant la dépouille de son tendre mari. Lorsqu’elle aussi va rejoindre les autres dans la salle Vip du Palais des Sports, les pasteurs vont plier bagages et quitter le complexe sportif sous les regards médusés du public.

Dans cette salle Vip, le ministre des Sports et de l’Education physique, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, tient une concertation avec la famille et la belle famille de Patrick Ekeng. Les discussions, apprend-on, portent sur les droits du joueur et autres rétributions qui seront versés. De longues heures passent. La salle commence à se vider. Les gens sont mécontents. Même les mascottes n’en peuvent plus. Assisse dans le public, la grande soeur du feu père de Patrick Ekeng est tout aussi furieuse. Elle quitte la salle avec sa délégation.

A 01h05, un responsable du ministère des Sports s’improvise en speaker. Il s’excuse auprès de l’assistance et annonce le début de la messe. Patrick Ekeng a droit à son dernier hommage rendu par la famille, les amis, des footballeurs et des anciens coéquipiers. Le natif de Yaoundé est décédé le 6 mai dernier à Bucarest, des suites d’un malaise cardiaque lors d’un match de football. Agé de 26 ans, il laisse une veuve enceinte et une petite fille de deux ans.

Communiqué de presse de l’association Tawaangal

Communiqué de presse de l’association Tawaangal

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2016-05-12 17:34:56

Versailles : à la découverte des éleveurs pasteurs de l’Afrique sahélo-saharienne
L’association Tawaangal Pastoralisme organise le samedi 21 mai 2016 dans une salle du groupement d’intérêt public « Yvelines coopération internationale et développement »(YCID) de Versailles une première journée de réflexion autour du Pastoralisme qui s’intitule :
« Evolutions des pratiques pastorales en Afrique sahélo-saharienne : quelles sont les conséquences de ces mutations pour l’avenir des traditions des éleveurs pasteurs peuls ? ».

Objectifs de la journée :
         Attirer l’attention de la communauté scientifique, des décideurs, et du grand public sur les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et politiques de l’activité des pasteurs dans un milieu en pleine mutation.

         Sensibiliser et mobiliser les migrants africains et la diaspora d’origine pastorale en France, en renforcement de la société civile des pasteurs pour encourager une culture de la paix dans leurs régions de provenance.

Qu’est-ce que le Pastoralisme :
Le pastoralisme désigne une société fondée sur le troupeau. En Afrique occidentale, c’est aussi un mode de production économique, une forme d’exploitation du milieu et un modèle d’organisation de la société. Les communautés pastorales résident dans des zones caractérisées par des ressources limitées et des conditions climatiques extrêmes.

Les éleveurs sahélo-sahariens : une économie en déclin :
En région sahélo-saharienne, le pastoralisme connait des mutations profondes.
L’élevage constitue sur le plan macro-économique 25% du PNB du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger & du Tchad. Sur le plan social, 80% de la population pratique cette activité au Sahel, c’est un secteur qui crée des emplois et contribue à la sécurité alimentaire : lait, viande, produits dérivés. Il génère un commerce intra régional de bétail sur pied. Il est aussi un facteur d’intégration.

Extrait de : Dramane COULIBALY -Elevage et Pastoralisme au Sahel : Potentialités, Contraintes & Perspectives – 11-12 août 2008

Le pastoralisme est en crise chronique à cause de l’avancée du front agricole, des freins à la mobilité pastorale, de la vocation plutôt agricole, voire urbaine, des projets de développement ; mais elle est aussi due à l’ouverture des sociétés pastorales elles-mêmes à un monde extérieur par la place croissante de l’économie monétaire, des nouveaux projets de vie des jeunes générations et de la diversification des activités économiques. Les éleveurs, pratiquant un pastoralisme transhumant, se retrouvent, dans des situations de marginalisation spatiale, économique, sociale et culturelle. …. Cela ne constitue que le contexte d’un déclin, voire la disparition, des modes de vie et d’activités de subsistance fondées originairement sur le pastoralisme, celui-ci entendu comme lié à un élevage extensif, à la transhumance, à la mobilité pastorale et plus généralement à un mode de vie social et un univers culturel fondé par le rapport matériel et symbolique entre l’homme et le cheptel.

Extrait de l’article « Les dilemmes du pastoralisme. Entre marginalisation et modernisation chez les éleveurs peuls à Djougou (Bénin) » par Ricardo Ciavolella – 28 août 2012

Organisation de la journée :
La journée est organisée autour de deux tables rondes et un forum :
10h00 – 10h30           Accueil petit-déjeuner
10H30 – 11h00          Ouverture du colloque par Elbarka Ben Hamou (Tawaangal Pastoralisme)
11h00 – 12h30           1ère table ronde : L’univers des éleveurs Peuls, leurs pratiques pastorales et leurs traditions culturelles : le pulaaku peut-il être considéré comme le garant du pastoralisme peul ?

Anaïs Leblon (Docteur en anthropologie – Université Paris 8 (Vincennes – Saint-Denis) – Sandrine Loncke (Maître de conférences à l’Université Paris 8 – Saint-Denis – Centre de recherche en ethnomusicologie) – Yassine Kervella-Mansaré (Docteure en anthropologie, chargée de cours à l’Université de Bretagne Occidentale)

12h30 – 13h30           Pause-déjeuner
13h30 – 15h00           2ème table ronde : Les enjeux sociaux et économiques de l’élevage extensif et du pastoralisme, les actions à mettre en place pour un développement durable du secteur de l’élevage, quel avenir pour les jeunes ?

André Marty (Socio-pastoraliste, ex-IRAM (Institut de recherches et d’applications des méthodes de développement) – Alfa Umar Ba Konaré (Psychologue clinicien et chercheur) — Mamadou Wone (Président Tabital Pulaaku France.)

15h00 – 15h30           Pause
15h30 – 18h00           Forum de clôture avec deux intervenants. Le forum de clôture va mettre en avant les projets et actions de codéveloppement des migrants en France, pour réfléchir sur les opportunités de renforcement des capacités dans le secteur.

Cédric Le Bris (Responsable coopération internationale département des Yvelines) – Hadiatou Baldé (association pour le développement de l’entrepreneuriat solidaire en Afrique et en Guinée (ADESAG), en attente de confirmation)

Informations pratiques :
Lieu : salle du groupement d’intérêt public « Yvelines coopération internationale et développement » (YCID) de Versailles

Adresse : 3 rue Fontenay 78000 Versailles
Comment s’y rendre : à 7 mn à pied de la Gare de Versailles Rive Gauche (RER C)
Entrée Libre

L’association Tawaangal Pastoralisme :
C’est une association loi 1901 crée depuis septembre 2015.
Elle se donne pour objectif général, la préservation des traditions et cultures des éleveurs transhumants et nomades d’Afrique sahélo-saharienne.

Jeudi 12 mai 2016

 

Communiqué transmis par Tidiane Maloun BARRY
Contact :
Ghislaine DEGBEY-DIALLO- présidente
Tél : 06 32 49 02 95 – Email : presidente@associationtawaangal.org
Site web : http://tawaangalpastoralisme.org


 

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Soudan : Libération d’un chrétien évangélique à Karthoum

Les Services nationaux d’intelligence et de sécurité du Soudan (NISS) ont relâché le 10 mai un évangélique emprisonné depuis décembre 2015. Telahoon Nogose Kassa, responsable du discipulat de l’Eglise évangélique de Karthoum, avait été emprisonné après que sa communauté ait résisté à une confiscation de biens par le gouvernement. Deux pasteurs de la même Eglise avaient été détenus précédemment pendant huit mois suite à leur résistance face aux investisseurs musulmans visant leurs locaux.

Un quatrième homme, le pasteur Hassan Abdelrahim Tawor est toujours détenu sans qu’aucune accusation n’ait été portée contre lui. Hassan Tawor et Talahoon Kassa avaient eux aussi été arrêtés par le NISS sans que celui-ci n’ait à justifier leur emprisonnement, en vertu d’un amendement de la Constitution soudanaise.

Le Soudan est un pays à majorité musulmane où les protestants représentent moins de 2% de la population. La charia est appliquée plus fermement par le gouvernement depuis l’indépendance du Soudan du Sud, à majorité chrétienne et animiste, en 2011.

La Rédaction – 12 mai 2016 05:56

Cnepeci Koumassi/ L’Apôtre Kouassi Bruno du Mpv aux commandes

Celui-ci sera investi, le samedi 14 mai 2016, au sein du temple du Mpv (Cité de lumière) à Koumassi 05, en présence de 200 pasteurs. Cette investiture fait suite à la réélection du Révérend Apôtre Kpangui Konan Bernard, le jeudi 26 mars 2015, à la tête du (Cnepeci), pour 3 ans. «Il convient de rappeler, qu’en plus de poursuivre les objectifs de base, à savoir, bâtir l’image de l’église face aux autorités étatiques, et consolider les relations avec les autres fédérations sœurs, pour l’unité du corps de Christ, notre mandat 2015-2018 est placé sous l’objet majeur de l’évangélisation. Une année de préparation de nos bases pour l’évangélisation future de tout le pays», a t’il déclaré le Rev Kpangui, à l’entame de son second mandat.

Il est, par ailleurs, revenu sur les actions posées par la structure qu’il dirige. « Nous avons organisé de multiples séminaires de renforcement des capacités des serviteurs et servantes de l’Éternel, dans les villes et communes de la Côte d’Ivoire. Et nous avons procédé, pour certaines bases, à l’implantation et pour d’autres, à l’investiture de bureaux de représentations communales et régionales», a-t-il indiqué. L’Apôtre Kouassi Bruno, rappelons-le, avait reçu le prix national du meilleur serviteur de Jésus-Christ, en 2015. 

 

Abraham KOUASSI

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Soudan: libération d’un des deux pasteurs incarcérés

Pasteur Telahoon Nogosi Kassa Rata. Photo: World Watch Monitor

Telahoon Nogosi Kassa Rata était le „prisonnier du mois de mars“

Au Soudan, les autorités responsables de la sûreté ont libéré un pasteur arrêté en décembre sans motif. Comme l’agence de presse „Assist News Service“ (Lake Forest/USA-État de Californie) le signale, le pasteur en question se nomme Telahoon Nogosi Kassa Rata.

L’homme de 36 ans était en garde à vue depuis le 13 décembre. Le personnel soudanais du NISS (Service national de la sécurité et du renseignement) avait arrêté le dirigeant de l’Eglise protestante de Khartoum Nord.

Le 18 décembre, ses parents ont reçu l’autorisation de le visiter une fois dans la prison d’Al Kober en pleine capitale soudanaise. Il n’a pas eu le droit de parler à un avocat. On ne sait pas jusqu’ici les raisons pour lesquelles les services secrets ont libéré maintenant Rata.

La Société internationale pour les droits de l’homme (SIDH) et l’Agence de presse IDEA l’avaient désigné ainsi qu’un autre pasteur – Hassan Abduraheem Kodi Taour – comme «prisonniers du mois de mars »  et appelé à intercéder pour eux dans la prière.

Le pasteur Taour demeure cependant encore incarcéré. Des agents des services secrets l’avaient arrêté le 18 décembre dans la ville de Omdurman près de Khartoum. Au Soudan, dont le gouvernement est considéré comme islamiste à l’extrême, les chrétiens endurent la persécution, en particulier quand ils professent leur foi.

Le Soudan a ratifié il y a 30 ans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit également la liberté de religion. Toute abjuration de l’Islam entraîne encore aujourd’hui la peine de mort. 97 % des quelque 35 millions d’habitants du Soudan sont musulmans. La proportion de chrétiens est de 1,5 %.

Traduction EEMNI

11 mai 2016

IDEA

Anduze : une centaine de pasteurs se retrouvent pour leur synode

L es éclaireurs évangéliques ont aussi nettoyé les berges du Gardon.

Le week-end de l’Ascension a été l’occasion pour les membres de l’Unepref (Union nationale des églises protestantes réformées évangéliques de France) de se retrouver à Anduze. Après une première journée consacrée à un temps à vivre en famille, samedi 7 mai, à partir de 10 heures, une centaine de pasteurs et de délégués venus de toute la France et de certains pays étrangers se sont retrouvés en synode afin de prendre les décisions administratives et financières concernant la bonne marche de l’Unepref.

Simultanément, les éclaireurs évangéliques ont mené une action citoyenne consistant en un nettoyage des berges du Gardon. En partenariat avec la mairie, qui avait mis des bennes à leur disposition, ils se sont lancés à la recherche des déchets à partir du pont submersible. Une fois encore, la chasse a été bonne et rapidement cannettes, bouteilles plastique, une chaise, un énorme fauteuil et même un demi-canoë se sont entassés, preuve si besoin est de l’importance de la prise de conscience de la protection de notre environnement.

À midi, pour manifester la responsabilité citoyenne de l’Unepref, tous les participants parmi lesquels le pasteur Jean-Raymond Stauffacher, président des Églises évangéliques, le pasteur Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Geneviève Blanc, conseillère départementale, se sont retrouvés devant le temple pour une marche symbolique à travers les rues du centre-ville. Celle-ci les a conduits au parc des Cordeliers, où ils ont été accueillis par le maire, Bonifacio Iglesias.

Dans son allocation, François Clavairoly a exposé de façon très claire la réflexion et la responsabilité des religions, christianisme, judaïsme, islamisme et bouddhisme, faisant écho à l’appel des responsables politiques de la Cop 21. Les protestants, très attachés à la lecture de la Bible, insistent sur l’impératif donné aux humains de s’occuper de la création, de la préserver, de la faire fructifier et non pas de l’exploiter sans limite. La déclaration commune des religions affirme : “Être chrétien au plan mondial, c’est entrer, c’est s’intégrer dans le monde écologique. ” Après cette journée du 7 mai consacrée à un temps pour aller de l’avant, dimanche 8 mai, la convention nationale des Églises réformées évangéliques s’est terminée au centre carrefour de Bethanie. Après le repas, tous les participants ont pu profiter des animations dans le village associatif.

«Beaucoup de questions sur l’islam arrivent au pasteur»

De tradition chrétienne réformée, le centre Crêt-Bérard, à Puidoux, se penche sur l’islam avec un cycle de quatre conférences qui débute mercredi soir. Timothée Reymond, pasteur en charge du dialogue interreligieux dans l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV), explique les raisons de ce programme. Il en est le coorganisateur avec le pasteur résident de Crêt-Bérard, Alain Monnard, et le pasteur, théologien et écrivain Shafique Keshavjee.

Qu’est-ce qui pousse trois pasteurs protestants à organiser un cycle sur l’islam?
D’abord, il faut préciser que l’organisateur, c’est Crêt-Bérard et pas directement l’EERV. C’est important car ce lieu, même si son histoire est ancrée dans la tradition chrétienne, jouit d’une grande liberté et attire des gens de tous horizons. Ensuite parce que, en tant que pasteurs, beaucoup de questions nous arrivent de la part de personnes de tradition chrétienne.

Quel genre de questions?
Dans notre société plurireligieuse, il y a par exemple de plus en plus de parents qui sont confrontés à l’envie de se convertir d’un enfant. Il y a aussi toutes les questions qui émanent du traitement médiatique d’événements anodins – en tout cas exceptionnels – concernant la communauté musulmane, comme dernièrement le refus de serrer la main à leur enseignante de deux jeunes Bâlois. Ou encore celles autour du lien entre l’Etat islamique et l’islam.

N’est-ce pas ambitieux de vouloir y répondre?
Nous voulons apporter des débuts de réponse, et surtout ouvrir le débat. Dans ce but, chaque conférence sera suivie, avant le débat public, de l’intervention d’un préopinant qui, a priori, a un avis différent.

Seuls deux des conférenciers – sur huit – sont de confession musulmane…
C’est vrai. Parmi les quatre «regards» proposés, deux se veulent clairement ancrés ici et pas connotés confessionnellement – regard universitaire et citoyen –, un autre aborde l’interreligieux – regard chrétien – et le dernier donne la parole à des représentants de la communauté musulmane. Le but est de proposer un débat large et ouvert, avec des connaisseurs dont le recul et l’honnêteté intellectuelle sont reconnus, qui parle aux citoyens d’ici désireux de connaître le cœur et les visions de l’islam.

Cette ouverture, la constatez-vous aussi de la part de la communauté musulmane?
Oui! Les mosquées vaudoises ont largement ouvert leurs portes ces dernières années. Mais, parfois, leurs voisins renoncent à faire le pas d’y entrer. On parle d’intégration pour les musulmans, on devrait aussi réfléchir dans le sens inverse: celui qui n’a pas la volonté de rencontrer l’autre, de connaître l’islam, garde ses fausses idées. La population bouge, les traditions et les peuples se mélangent; le choix du repli sur soi n’est jamais porteur.

«La population bouge, les traditions et les peuples se mélangent; le choix du repli sur soi n’est jamais porteur»

Doit-on pour autant accepter les courants de l’islam qui refusent le mariage mixte, voilent les femmes ou adhèrent à certains actes terroristes?
Il ne s’agit pas d’accepter ou d’interdire tel ou tel courant religieux. Nous vivons dans un pays de lois que chacun doit respecter, salafiste, chrétien fondamentaliste ou membre d’un quelconque groupe sectaire. Ces groupes qui pensent détenir la vérité ne sont pas forcément religieux d’ailleurs, mais présents dans tous les domaines de la vie sociale.

Les chrétiens vaudois sont-ils prêts à faire une place à la communauté musulmane en cas de reconnaissance par l’Etat?
En tout cas, ce partage ne me choque pas du tout. Il est important que les prisons accueillent des aumôniers musulmans, que nous formions des imams ici. Par ail­leurs, très nombreux sont les musulmans en Suisse qui ne pratiquent pas leur religion au quotidien, mais tiennent essentiellement à faire le ramadan. On est loin de l’image que nous renvoient les médias.

L’islam en question(s) Me 11 et 25 mai, sa 4 juin, me 22 juin, 20 h. Crêt-Bérard, Puidoux (www.cret-berard.ch). (24 heures)

(Créé: 11.05.2016, 07h32)

Allemagne: Les évangéliques se mobilisent contre la bénédiction des couples homosexuels

En Allemagne, le réseau Bible et Confession (Bibel und Bekenntnis) appelle les chrétiens à s’élever contre la bénédiction des unions de couples de même sexe. Cet appel fait suite à la décision des Eglises protestantes Hesse-Nassau (en janvier), Rhénanie, Berlin-Brandenburg et Baden (en avril) d’autoriser la bénédiction des unions de personnes de même sexe comme s’il s’agissait d’un mariage.

Le réseau Bible et Confessions a vu le jour en janvier dernier sur l’impulsion du pasteur Ulrich Parzany, connu pour son engagement d’évangéliste à la tête de ProChrist. Sur son site web, le pasteur rappelle la déclaration du réformateur Martin Luther, qui affirmait que «même des conciles peuvent se tromper». Et de commenter : «Cela vaut aussi pour les synodes régionaux protestants».

Ulrich Parzany relève surtout que les pasteurs ne devraient pas être obligés de célébrer des unions de couples de même sexe contre leur conscience.

D’autre associations évangéliques, comme Liebenzeller Mission et l’Association AB ont rejeté la décision du Synode de Baden relative à la bénédiction des couples homosexuels.

Et dans son ensemble, le mouvement évangélique s’est publiquement opposé à la proposition de Michael Diener d’engager comme collaborateurs dans les communautés locales des chrétiens pratiquant l’homosexualité. Michael Diener est président de l’Alliance évangélique allemande et membre du comité directeur de l’Eglise protestante d’Allemagne.

La rédaction d’Evangeliques.info – 09 mai 2016 11:17

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Des protestants en synode, un an après leur décision sur les couples homosexuels

il y a 3 heures

AFP

L’Eglise protestante unie de France (EPUdF) est rassemblée depuis jeudi soir en synode national à Nancy, un an après un feu vert à la bénédiction des couples homosexuels qui a suscité des remous, a-t-on appris auprès de cette confession.

Dans son discours d’ouverture, le président du conseil national de l’EPUdF, Laurent Schlumberger, a évoqué les “inquiétudes réactivées” par ce vote historique de mai 2015 ouvrant aux pasteurs la possibilité de bénir des couples de même sexe.

Pourtant adoptée à la quasi-unanimité à Sète (Hérault), cette mesure a provoqué de vifs débats, y compris au sein du mouvement luthéro-réformé qui, avec ses quelque 110.000 membres actifs, incarne le courant central et historique du protestantisme français.

Deux paroisses locales (sur quelque 480) ont quitté l’EPUdF depuis. En outre un courant, baptisé Les Attestants, s’est structuré en son sein, formé de pasteurs et de laïcs appelant à un “réveil” après cette bénédiction jugée par eux contraire aux Ecritures bibliques.

Evoquant dans son discours “un moment de tension”, le président de l’EPUdF l’a relativisé en soulignant que, il y a un demi-siècle, “l’accès plein et entier des femmes au ministère pastoral” dans l’Eglise réformée de France avait constitué “une décision très fortement contestée”. Aujourd’hui, un tiers des quelque 500 pasteurs de l’EPUdF sont des femmes.

Laurent Schlumberger s’est en outre exprimé sur la crise migratoire, en déplorant que le gouvernement français soit “l’un des plus limitatifs” dans l’accueil des réfugiés, “au regard des valeurs et des capacités de notre pays”. “La moitié des quelques 500 places d’accueil rendues disponibles sous la houlette de la Fédération de l’entraide protestante restent vides”, a regretté le pasteur, critiquant la peur de “l’étranger du Sud”, ce “bouc émissaire potentiel”.

Parmi les dossiers au programme de ce synode prévu jusqu’à dimanche, l’EPUdF examinera le texte du “Notre Père”, la prière commune aux chrétiens. Elle a annoncé qu’elle aborderait ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre “avec une volonté de grande attention à la qualité des relations oecuméniques”.

L’Eglise catholique a déjà tranché: dès 2017, la formule “ne nous soumets pas à la tentation”, qui pouvait laisser penser que les fidèles étaient conduits par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché, sera remplacée par “ne nous laisse pas entrer en tentation”.