Saint-Quentin : le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche quitte sa paroisse

Le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche a quitté la paroisse de l’église protestante unie de France, de Saint-Quentin pour celle de Grenoble. L’occasion de revenir sur ses huit années passées au côté des fidèles.

Il y a huit ans, vous officiez pour la première fois à Saint-Quentin, quel souvenir en gardez-vous ?

« Je suis architecte de formation, c’était mon tout premier poste ici. Dès les premiers jours, ça s’est très bien passé. J’ai été très heureuse de partager ma foi avec les 200 paroissiens de l’église protestante. Je les ai accompagnés pendant huit ans, j’ai partagé leur doute, leur questionnement, leurs tourments. Ce fut une très belle expérience. »

Parmi tout ce que vous avez vécu, quels ont été les moments forts ?

« Évidemment il y en a eu beaucoup. Il y a eu la reconnaissance de mon ministère. Lorsque je suis arrivée je n’étais pas encore titulaire, et au terme de deux ans de mise à l’épreuve j’ai été intégrée officiellement dans mes fonctions de pasteur. Il y a eu un culte célébré en présence du président de la région (équivalent de l’évêque), énormément de paroissiens étaient venus y assister. Et puis, évidemment, il y a eu mon mariage il y a deux ans. Je me suis mariée dans ma propre église, c’est un très beau souvenir. »

Vous avez célébré votre premier mariage homosexuel juste avant votre départ. Quel souvenir en gardez-vous ?

« Oui c’est marquant d’unir un couple du même sexe. Mais je ne dis pas que j’ai célébré un mariage gay, j’ai béni un couple de personnes qui s’aiment. »

Y a-t-il des choses de la vie paroissiales qui vont vous manquer dans votre nouvelle paroisse à Grenoble ?

« Avant toute chose, c’est très différent à Grenoble. Nous sommes plusieurs pasteurs à officier dans la même paroisse, alors qu’à Saint-Quentin j’étais toute seule. J’ai eu énormément de joie à occuper ce poste, seule, à Saint-Quentin. Cela nous permet d’avoir une relation privilégiée avec les paroissiens. »

Un conseil pour votre successeur ?

« Écouter et voir ! Et surtout rendre grâce. C’est important de donner et de partager dans un contexte où les gens sont de plus en plus craintifs. »

L’EERV encore en apprentissage dans son rôle d’employeur?

Une structure de l’Eglise qui a changé fondamentalement, “sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution”. C’est ainsi qu’Alain Martin, secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), explique notamment la crise qui a secoué dernièrement l’institution.

Dans une interview accordée le 5 août 2016 à l’agence de presse protestante romande Protestinfo, Alain Martin admet que les conditions de travail des pasteurs ont pas mal évolué. Ils ne sont plus de simples agents régulateurs du religieux, mais sont appelés à exercer des compétences éthiques, spirituelles, liturgiques, rituelles, etc.

Une centralisation encore mal digérée

Pour le responsable protestant, la récente crise est due à une combinaison multifactorielle. Si la place du pasteur dans la société joue un rôle important, c’est également le cas du changement institutionnel. Depuis 2006, en effet, l’Eglise a remplacé l’Etat en tant qu’employeur. “Ce changement là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines”, note ainsi Alain Martin. “On est dans une configuration où sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement et sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant –en fait le responsable– des mouvements de postes. Et cette centralisation là, à mon avis, n’a pas encore été clairement analysée et digérée”.

Une commission de traitement des litiges

Le responsable protestant plaide pour un renforcement de la gestion des ressources humaines à la tête de l’EERV. Remarquant que cela ne fait que 7 ans que l’Eglise occupe son rôle d’employeur, Alain Martin relève que l’institution est “en apprentissage”. “Et inévitablement, il y a des moments où l’on essaie et où l’on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait la bonne solution. Encore faut-il admettre que l’on puisse faire des erreurs, et pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’on a un Conseil synodal qui admet facilement s’être trompé”, affirme le secrétaire général de la Ministérielle.

Il se réjouit cependant que la difficile situation actuelle dans la gestion des ressources humaines va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges, décidée par le Synode (organe délibérant), qui va pouvoir enquêter, poser un autre regard et pondérer.

Besoin de réconciliation

Alain Martin ne croit pas, comme cela s’est fait entendre, que les pasteurs soient des “enfants gâtés”. Il souligne que nombre de ses collègues se sentent “peu entendus ou maltraités” par l’Office des ressources humaines (ORH). Le secrétaire général rappelle finalement le message de réconciliation présent dans le christianisme. “Si, dans notre Eglise, on n’a pas les capacités de gérer nos différentes personnalités, c’est qu’il y a un problème”, relève-t-il.

Le pasteur lausannois Daniel Fatzer a arrêté début juillet 2016 une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (cath.ch-apic/prot/jb/rz)

Les pasteurs vaudois gèrent mal l’évolution de leur travail

«La place du pasteur dans la société joue un rôle important, mais il y a aussi le changement institutionnel. Jusqu’en 2006, c’était l’Etat qui était employeur et maintenant c’est l’Eglise», rappelle le secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), dans une interview de Protestinfo publiée samedi par La Liberté.

«Et ce changement-là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines. Bref, on est dans une configuration où, sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant – en fait, le responsable – des mouvements de postes», explique-t-il.

Risque d’arbitraire

«Lorsqu’il y a une situation de ressources humaines difficile, tendue, dans laquelle le Conseil synodal comme employeur doit intervenir, il ne le fait que sur la base du compte-rendu d’une ou deux personnes de l’ORH. L’exécutif ne rencontre pas le collègue en question quand il prend sa décision.»

«C’est vraiment problématique, car le risque d’arbitraire est plus élevé. Heureusement, cette grosse difficulté va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges», relève Alain Martin.

«On a cinq ou six situations de conflits ces derniers temps. On pourrait se dire que c’est peu sur 250, mais cela représente quand même 2-3%. Et puis, il y a des situations où j’accompagne des collègues qui se sentent peu entendus ou maltraités par l’ORH: rien que pour les deux dernières années, il y en a eu une vingtaine. Cela fait déjà 10% de collègues qui sont en difficulté».

Pas des enfants gâtés

Le secrétaire général ne croit pas que les pasteurs sont des enfants gâtés. «Bien sûr que l’on a une situation qui relativement privilégiée. Nous avons une convention collective et des conditions de travail qui, sans être très favorables aux personnes employées, posent un certain nombre de protections. Ce cadre est largement inspiré du règlement du personnel de l’Etat de Vaud, c’est de là que l’on vient.»

Pour mémoire, le pasteur lausannois Daniel Fatzer a récemment mené une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (ats/nxp)

(Créé: 06.08.2016, 12h55)

Chavannes Jeunes abandonne la course électorale

Le pasteur Chavannes Jeunes (Canaan) a annoncé hier son retrait de la course à la présidence. Il endosse désormais la candidature de son collègue pasteur Maxo Joseph.

Le religieux et homme politique, après trois échecs aux élections, assure vouloir travailler à l’unité au sein du secteur protestant. M. Jeune, qui a abandonné récemment le G 30, plaide pour une réduction du nombre de candidats à la présidence.

Il convie les autres candidats, proches du secteur protestant, à l’imiter en apportant leur support à Maxo Joseph (Rendez vous).

L’alliance électorale entre Canaan et Rendez vous, deux formations politiques revendiquant leur appartenance au secteur protestant, vise à favoriser un leadership collectif a dit M. Joseph, qui était le pasteur le mieux classé lors des élections annulées de 2015.

L’objectif de la démarche des deux pasteurs est de provoquer un ralliement des autres pasteurs impliqués dans la course électorale. Cependant cette démarche semble difficile.

Un pasteur, non membre de ces deux formations politiques, a été agressé physiquement tandis qu’il expliquait aux journalistes les limites de cette initiative. Le pasteur Wismon Jeune a insisté sur la nécessité de solliciter l’approbation préalable des différentes composantes du secteur avant la désignation d’un candidat.

Par ailleurs le pasteur Jacques Janvier, président de la fédération des pasteurs du grand Nord, a indiqué qu’il n’avait pas été contacté pour la recherche d’un consensus.

L’alliance entre Canaan et Rendez scelle les retrouvailles entre les pasteurs Jeune et Joseph. Pasteur Joseph avait, il y a un an, boudé une initiative du pasteur Jeune visant à designer un candidat unique pour le secteur. L’affaire avait mal tourné, pasteur Jeune a présenter ses excuses parce qu’il n’avait pas pu réaliser l’unité au sein de ce secteur.

LLM / radio Métropole Haïti

Iran : Youcef Nadarkhani de nouveau accusé

 

Accusé d’« agissements contre la sécurité nationale », le pasteur iranien Youcef Nadarkhani, doit verser rapidement une caution sous peine d’être arrêté.

300-Iran_2012_0260008825Le 24 juillet, muni de sa convocation, Youcef Nadarkhani s’est rendu au tribunal révolutionnaire de Rasht, qui l’a inculpé pour « agissements contre la sécurité nationale » : une charge souvent retenue à l’encontre contre les pasteurs en Iran. De plus, Youcef a été accusé d’activités sionistes et d’évangélisation. Il doit réunir 33 000 $ de caution, faute de quoi il risque la prison.

Une lutte audacieuse

Chrétien d’arrière-plan musulman, Youcef Nadarkhani n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice iranienne. En 2006 déjà, il est détenu pour apostasie envers l’islam et pour avoir annoncé l’Évangile à des musulmans, avant d’être relâché deux semaines plus tard.

En 2009, Youcef Nadarkhani ose interpeller le gouvernement iranien à propos du renforcement de l’étude du Coran à l’école. Il dénonce cette politique contraire à la liberté de pratiquer sa religion, inscrite dans la Constitution de l’Iran.

Condamné à mort… et libéré !

Suite à cette protestation, Youcef est arrêté le 12 octobre 2009, et en septembre 2010 le verdict tombe : la peine capitale, pour apostasie et évangélisation. En prison, Youcef est mis au défi : sa condamnation à mort écrite comporte une disposition qui annule la sentence s’il abjure sa foi chrétienne pour revenir à l’islam.

Sous la pression internationale, un nouveau procès se tient le 8 septembre 2012 et Youcef Nadarkhani voit sa condamnation réduite à 3 ans de détention… déjà effectuée !

Depuis, le bras de fer continue contre les autorités : le 16 mai dernier, lui et son épouse Tina sont arrêtés avec son épouse Tina avant d’être libérés au bout de deux semaines. Mais Youcef Nadarkhani ne désarme pas.

Source : Middle East Concern

Légende photo : Youcef Nadarkhani à sa sortie de prison, le 8 septembre 2012

Sujets de prière :

  • Prions pour que les autorités soient touchées par son témoignage,

  • Prions pour que les chrétiens puissent se réunir librement en Iran.

Inde: un pasteur assassiné par des Maoïstes

Un pasteur a été assassiné le 29 juillet dernier dans l’Etat de l’Andhra Pradesh au Sud de l’Inde. Yohan Maria, 55 ans, a été enlevé chez lui par des militants maoïstes. Ceux-ci l’ont roué de coups de bâtons puis poignardé et abattu. Une lettre a été retrouvée près du corps, l’accusant d’être un informateur de la police et d’exploiter les pauvres.

Le pasteur aurait en réalité refusé d’envoyer des personnes suivre les formations des Maoïstes. Les chrétiens avaient leur propre travail éducatif auprès des pauvres, d’après les déclarations du pasteur Thomas, de l’organisation protestante Persecution Relief, à Ucanews.

Son neveu avait également été enlevé mais il a été relâché le lendemain matin. L’église du pasteur a été incendiée.

Les chrétiens sont régulièrement les cibles de violence en Inde. Des pasteurs et prédicateurs avaient déjà été assassinés dans l’Andhra Pradesh en 2006, 2007, 2014 et juin 2016.

Rédaction évangéliques.info/ Ucanews – 03 août 2016 11:12

Cameroun – Appel à candidature: Des pasteurs pentecôtistes appellent Paul Biya à se présenter à …

Paul Biya, Président de la République du Cameroun Archives

Réunis au sein de l’Association pastorale pour la paix, la liberté et la démocratie au sein de la communauté pentecôtiste du Cameroun, ils implorent le Seigneur tout-puissant qu’il ajoute au Président de la République force, santé, sagesse et détermination.

L’on croyait la vague des appels à candidature estompée. Que non ! Et, c’est du côté des religieux qu’elle reprend vie. En effet, les pasteurs pentecôtistes viennent de se prononcer en faveur de la candidature du Président de la République, Paul Biya, à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2018. Réuni autour de leur leader, le pasteur doyen Tchoupkui Joseph le vendredi 10 juin 2016, ils ont adressé leur appel à candidature à Biya.

Ces pasteurs pentecôtistes évoquent, comme raison de leur action, la grande sagesse dont fait preuve le Président de la République, Paul Biya, dans «la gestion avec maestria et finesse des affaires de notre pays». Ils parlent ainsi de l’interdiction de la fermeture arbitraire des églises pentecôtistes consacrant la liberté de culte; les autorisations accordées aux églises de réveil; les réalisations faites depuis son accession à la magistrature suprême (écoles, routes, hôpitaux, emplois, etc.); etc.

«Nous vous demandons humblement, mais vivement d’accepter d’être le candidat que nous voulons pour la prochaine élection présidentielle que nous vous prions de tenir à la date qui vous conviendrait pour le bien de notre pays», lit-on dans l’appel à candidature. Ces pasteurs implorent le seigneur tout-puissant afin qu’il ajoute à Paul Biya force, santé, sagesse, détermination et lui accorde le prochain mandat afin qu’il poursuive sa politique des Grandes Réalisations, gage de l’émergence de notre pays en 2035.

L’intégralité de l’Appel à candidature publié par Cameroon Tribune du 2 août 2016.

Appel à candidature des Pasteurs Pentecôtistes Cameroon Tribune

Auteur:

Aaron ONANA N.

 contact@cameroon-info.net

 @t_b_d

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Le pasteur Christian Merlo réélu à la tête de l’Eglise de Dieu en France

La 76ème Assemblée Générale de l’Église de Dieu, qui s’est tenue du 19 au 22 juillet à Nashville aux États-Unis, a approuvé la réélection du pasteur Christian Merlo dans sa fonction de Surveillant national de l’Église de Dieu en France.

Pasteur Christian Merlo

Le pasteur Christian MERLO, Surveillant national Eglise de Dieu en France.

Le pasteur Christian Merlo, Surveillant national de l’Église de Dieu en France depuis le dimanche 12 août 2012, a été reconduit à ce poste par le corps pastoral au cours de la Pastorale qui s’est déroulée à Lux (Saône-et-Loire) du 10 au 12 mars 2016 pour un nouveau mandat de quatre ans. Comme le prévoient les textes fondamentaux de l’Église de Dieu (Cleveland-Tennessee), cette décision a fait l’objet d’une approbation par l’Assemblée Générale, qui a tout pouvoir et autorité pour désigner l’enseignement, le gouvernement, les principes et les pratiques de toutes les églises locales du mouvement.

Avant de soumettre au vote de l’Assemblée Générale la réélection du pasteur Christian Merlo, le Comité Exécutif Général a préalablement examiné les actions et résultats prouvant que le postulant méritait de remplir un mandat additionnel en France, et s’est assuré qu’il avait bénéficié du vote favorable d’au moins 75 % des pasteurs de sa juridiction. Ces conditions étant remplies, l’Assemblée Générale a approuvé la reconduction du pasteur Christian Merlo au poste de Surveillant national de L’Église de Dieu en France pour un nouveau mandate de quatre ans.

Se tenant au courant de l’administration, des finances, des communications, des moyens techniques et modernes du travail de bureau, le Surveillant national est évalué périodiquement par le Comité Exécutif Général, composé du Surveillant Général, de ses trois adjoints et du Secrétaire-Trésorier général.

Jacqueline Merlo © Pasteur Aloys Evina Eglise de Dieu en FranceSon épouse, le pasteur Jacqueline Merlo, exerce la fonction de Directrice du ministère des femmes au sein de l’Église de Dieu en France, en collaboration avec Kathy Watson Swift, Directrice du ministère des femmes en Europe de l’Ouest. Elle sillonne la France pour encourager les femmes à se mettre totalement à la disposition du Christ qui les a rachetées à un grand prix, et de découvrir le don et les œuvres préparées d’avance par lesquels elles pourraient le mieux glorifier leur Rédempteur.

Participants au seminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Participants au séminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Le bilan du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo à la tête de l’Église de Dieu en France est largement positif. De nouvelles églises ont vu le jour sous leur impulsion et une église a rejoint le mouvement. Ils ont trouvé une solution à la crise de vocations qui touche la quasi-totalité des mouvements chrétiens. Ils ont également créé un centre de formation biblique. La convention annuelle qu’ils organisent chaque année sous le thème du « Revêtement de puissance » a vu passer des orateurs de renom, dont le Dr Tim Hill, Surveillant Général de l’Église de Dieu.

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite 28 juillet 2016

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite

N’est pas surveillant national de l’Église de Dieu qui veut. De nombreux serviteurs de Dieu affichent leur désir d’être à la tête de l’Église de Dieu dans leur pays. C’est leur droit le plus absolu, le plus légitime, mais ont-ils tous le profil requis pour gérer ne serait-ce qu’une petite localité ? Il faut d’abord passer par les petites catégories, faire ses preuves et asseoir une réputation localement. Ensuite, un leadership local permet-il de prétendre immédiatement au leadership national ?

Le poste de Surveillant national (ou de Surveillant d’État) a été institué par l’Assemblée Générale de 1911 qui s’était inspirée d’une exhortation de Paul aux anciens de l’Église d’Ephèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau, au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre fils. » (Actes 20 : 28 – Version Darby).

Étant donné que le Surveillant national occupant une position honorable et vitale dans l’Église de Dieu, la personne qui assume cette fonction a une grande autorité spirituelle et doit avoir démontré ses capacités de conducteur spirituel. Ses qualifications et qualités personnelles lui permettront notamment de contrôler le travail, les personnes et les programmes; de motiver les autres et de leur confier des responsabilités pour le bon fonctionnement de l’église; et d’ être capable de s’adapter aux différentes cultures, et au rôle changeant du ministère de l’église.

Le Surveillant national doit être bon et intègre envers ceux qu’il sert, manifestant de la compassion, de la confiance, et de l’empressement. Il doit aussi se soumettre à ceux qui sont au-dessus de lui dans le Seigneur. Il doit servir de modèle, en montrant son appartenance à Christ dans son mode de vie et dans son administration. Il est également très diligent dans ses relations familiales, sa communauté et envers ceux qui sont au dessus de lui dans le Seigneur afin que son témoignage et sa position ne souffrent aucun reproche.

Le Surveillant national nomme les pasteurs et peut également être amené à assurer le remplacement de ceux qui quittent leur poste. Il peut être amené, si c’est nécessaire ou en cas de besoin, à autoriser un Exhortateur à être le pasteur d’une église locale, à effectuer les baptêmes et à accepter de nouveaux membres dans l’église.

Il officie à tous les services d’ordination des pasteurs, signe les certificats de ministère sur son territoire après qu’ils ont été approuvés par le Surveillant Général. Il peut être conduit à les retourner au Surveillant Général en donnant la raison de son refus de signature et signe aussi les révocations de ministère quand il est amené à en faire.

Il fournira aussi les questionnaires aux candidats au ministère sur son territoire qui en sont jugés dignes, et signera tous les formulaires des candidats avec son approbation avant de les envoyer au Surveillant Général.

Il approuve l’établissement de nouvelles églises locales, le choix, l’achat, ou la construction des lieux de culte. Il est également chargé de dissoudre toute église inactive, et peut transférer les membres des églises qui cesseraient d’exister vers celles qui leur conviennent le mieux.

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Deux pasteurs quittent la paroisse de Nyon

De leur propre aveux, il est bon de partir à un moment donné.  L’un parle «d’appel d’air pour les gens qui se sont confiés»; l’autre de «nettoyage du disque dur». François Lemrich et Pierre-Yves Pasquier s’accordent sur la richesse des années passées à la cure de Nyon, dans ce prieuré  jouxtant le temple, où ils avaient leur logement de fonction.
Le premier y a posé ses valises en 2008 après huit ans de service à St-Cierges (ça ne s’invente pas) sur le plateau du Jorat. Huit années plus tard, le voilà qui s’en va poursuivre son pastorat à Grandson, et «tâter du moyenâgeux» comme il dit. Arrivé en 2010 de la paroisse de Corsier/Corseaux, sur la Riviera,  Pierre-Yves Pasquier s’apprête quant à lui à entrer dans l’âge  béni de la retraite, après trente-sept ans et demi de ministère au sein de l’Eglise évangélique réformée vaudoise.

A l’écoute des gens

Hommes d’esprit, hommes de parole, les deux pasteurs s’apprécient et assurent que ce n’est pas une dispute qui les a décidés à changer de lieu de vie. «On a fait une bonne équipe, on a bien rigolé»,  clame Pierre-Yves Pasquier. Sur quoi renchérit, non sans humour son collègue: «On a constitué une belle ligne d’attaque pour mettre quelques buts, pas comme à l’Euro.»

Retrouvez l’intégralité de cet article dans nos éditions payantes du vendredi

Une église attire les chasseurs

Une église évangéliste pentecôtiste profite de l’engouement du jeu Pokémon GO pour attirer de nouveaux fidèles sur son parvis, en envoyant des leurres à Pokémon dans le secteur et en distribuant des vivres aux adeptes.

«C’est une stratégie pour contribuer à la communauté», explique Patti Miller, pasteure principale de l’église Evangel Pentecostal Church, située devant le square Cabot, lieu très fréquenté par les adeptes de ce jeu sur téléphone intelligent.

«Bien sûr, si les gens sont attirés par notre église en même temps, nous serions très heureux de les accueillir et grandir, ajoute-t-elle. Qu’ils viennent ou non, on donne à la communauté.»

Appâts à fidèles

Les vendredis et samedis, l’établissement religieux situé sur la rue Sainte-Catherine Ouest envoie chaque demi-heure des leurres à Pokémon, soit des trappes qu’on installe dans le jeu. Elles servent à attirer davantage de Pokémon près des Pokéstop, décidés par Nintendo, et d’où sortent les créatures tant convoitées.

L’église alimente les cinq Pokéstop du secteur, en chargeant une cinquantaine de pièges par jour. «On ne crée rien. Tout est déjà là», précise la pasteure.

Jeudi dernier, les policiers ont dû disperser le rassemblement de chasseurs de Pokémon au square Cabot, vers 1 h du matin à cause du bruit et de la circulation.

Photo Agence QMI, Caroline Lévesque

Jeudi dernier, les policiers ont dû disperser le rassemblement de chasseurs de Pokémon au square Cabot, vers 1 h du matin à cause du bruit et de la circulation.

L’établissement fait aussi la distribution de barres granolas, de bouteilles d’eau et permet la recharge de batterie de téléphone. Cela se fait en fin de soirée, quand le rassemblement d’adeptes est dense sur le trottoir, devant l’ancien Hôpital de Montréal pour enfants, où les gens apportent leurs chaises pour y passer des heures. La semaine dernière, l’Église a distribué pas moins de 4736 collations en cinq jours.

Les vitres de la façade de la bâtisse sont d’ailleurs aux couleurs et à l’effigie du jeu de réalité augmentée. «Le premier jour qu’on a peint la vitrine en écrivant qu’il y avait de l’eau et des barres gratuites, les gens cognaient à la porte pour savoir quand on allait les distribuer, s’est surprise la première femme pasteure de l’église en 100 ans d’existence. Alors, on riait tous.»

Pasteur et chasseur

L’établissement a décidé de profiter de cet engouement, alors que le phénomène se produisait sous les yeux des religieux déjà depuis une semaine. Le pasteur jeunesse aux commandes du jeu, Michael Conrad, a lui-même grandi en jouant aux Pokémon.

«C’est quand même cool d’être un pasteur et être un chasseur de Pokémon en même temps, dit-il en riant. Les leurres sont là sans arrêt, car les gens en mettent par eux-mêmes. Pourquoi ne pas y contribuer, nous aussi, pour les jeunes?»

Leur technique de séduction porterait ses fruits. Quelques joueurs à qui on avait distribué des cartes seraient revenus prendre un café gratuit dans le sous-sol de l’église.

L’Église veut continuer tout le mois d’août à donner des vivres et à envoyer des appâts à Pokémon dans le secteur.