Kazakhstan: Deux pasteurs font dix jours de prison

15.10.14 11:45 – Deux pasteurs kazakhs sont en prison depuis le 6 octobre pour une dizaine de jours. On leur reproche d’avoir distribué aux passants un livre considéré par des «experts en religion» comme susceptibles d’exciter à la haine religieuse et à la discorde. Les pasteurs ont par ailleurs dû payer une amende.
Les deux mêmes pasteurs avaient déjà été mis en prison plus tôt dans l’année pour leur refus de payer une amende.

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Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?

Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?Par Freddy Mulongo, dimanche 12 octobre 2014   Radio Réveil FM International 

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Quand on lit ou lorsqu’on entend certaines déclarations de nos compatriotes, on a le sentiment que le Congo est un enfer et que beaucoup de ses habitants sont des monstres. En disant cela, je ne veux pas du tout relativiser le mal et le chaos auxquels ce pays est confronté, ni exonérer les comportements coupables, la cruauté et les crimes dont nous connaissons les premiers coupables en RDC. Loin de là. Naturellement. Cela fait près de quarante ans que, pour ceux et celles de ma génération, nous dénonçons cette situation et la combattons sans relâche. Je voudrais cependant m’exprimer sur un phénomène important que l’on observe parmi la génération la plus prometteuse, pourtant, dans l’actuelle mobilisation pour un autre avenir au Congo. Elle semble plus menacée par un pessimisme pernicieux en son propre sein, que par les actions de ceux qu’elle combat. De quoi s’agit-il ?

Vous avez des étrangers de toutes origines, impliqués dans le pillage du Congo, qui vous disent que cela ne va pas si mal que ça dans ce pays. Les kabilistes et leurs alliés à la mangeoire pensent même que nous sommes largement sur la bonne voie, à cause d’eux, évidemment. Un discours de propagande, aussi cynique que vil. La caricature de ce discours et son incarnation vivante c’est Lambert Mende, le tshaku de cette république, son griot officiel. Je pense en particulier au rapport qu’il a présenté dernièrement aux Américains, lors de la table ronde, organisée par ces derniers, entre le pouvoir kabiliste et les membres de l’opposition, à la marge du fameux sommet de Washington, initié par Barack Obama. Un discours volontairement trompeur, une manipulation verbale dont il a le secret. Pour lui et pour ses amis, tout est en bonne voie : le Congo se relève et…vous allez voir ce que vous allez voir.

Tel est le discours optimiste extrêmement anesthésiant, dont les musiciens congolais distillent des bonnes doses au peuple, au sein d’une large coalition hétéroclite des grands alimentaires du pays. Parmi ceux-ci : les musiciens « chrétiens », les « bishops » et les « prophètes » de mabonza, ces impitoyables bourreaux des consciences. Ils sont tous sur le même front. Celui du contrôle du marché de l’optimisme illusoire nécessaire à la débrouillardise collective. La propension de nos compatriotes à se laisser berner est à la fois désarmante, franchement démobilisatrice. Les pieds bien au chaud dans un appartement à Londres ou à Bruxelles, les « il n’y a qu’à… » ne savent rien d’autre que se scandaliser : pourquoi ce peuple ne se soulève-t-il pas ? Ils se scandalisent de ce que les autres ne font pas, mais qu’ils se gardent bien de faire eux-mêmes… Le régime peut ainsi s’éterniser par une désillusion généralisée.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Le pessimiste patriotique

Le pessimisme patriotique n’est pas l’inverse de cette situation et du discours rassurant de ceux qui gouvernent actuellement le Congo. Il ne consiste pas à simplement contredire ce qu’affirment les kabilistes, à dénoncer leurs mensonges et leur irresponsabilité devant l’état réel du pays. La désillusion patriotique est un phénomène qui frappe d’abord par son impact au sein même des forces de changement, face à l’inacceptable qui est en place. Cette désillusion est décelable aussi bien parmi l’opposition classique qu’à l’intérieur des nouvelles générations, pourtant bien consciente des périls que court la nation. Je pense aux « combattants/combattantes » au pays comme, notamment, à ceux qui sont l’étranger et que je côtoie.

Malgré ma longue expérience avec les ambiguïtés et autres faiblesses en ces milieux de lutte, je reste quelquefois impressionné par la virulence des insultes, des dénonciations, des calomnies, les paroles et les actes de haine que les « combattants/combattantes » se lancent à la figure les uns les autres ! La charge de détestation ressemble à s’y méprendre à l’amertume vengeresse que l’on nourrit à l’égard des extrémistes tutsi et d’autres ennemis du Congo. On y va sans retenue, très « méchants-méchants » et d’abord contre les frères et les camarades dans la cause. C’est à croire qu’il y a plus de « collabos » parmi nous qu’à l’intérieur du régime. On s’accuse réciproquement de traître, etc. Cette rage d’autodestruction étant vécue et assumée avec une totale désinvolture morale. C’est clairement une forme de pulsion suicidaire politiquement aveugle. Ramener cette manière de voir les choses uniquement à une simple « guerre des égos », n’est-ce pas minimiser le phénomène ?

Comment expliquer cette conduite collective aussi effroyable que nocive ? N’y- a-t-il pas là un signe d’une profonde déception, cette sorte d’abîme de méfiance, qui se creuse inexorablement et place chacun/ne devant l’impasse et l’impuissance et qui neutralise la capacité d’initiatives collectives ? On ne voit spontanément que la faute et les erreurs des autres. Mais malgré tout chacun/ne sait que l’autre est loin d’être dupe, qu’il pense de moi ce que je pense de lui… Redoutable jeu pervers, qui détruit la confiance !

Et c’est de cette manière que l’on s’isole, en croyant se protéger. Le combat politique devient quelque chose qui ressemble à une secte ou à la logique sectaire. Le venin du pessimisme patriotique se pare des fiertés particulières dont on est très conscient, de mérites personnels que l’on revendique, de références régionalistes, voire d’un certain tribalisme hérité du mobutisme. La séduction de la désillusion est d’autant plus redoutable qu’elle est toujours insensible, perçue généralement comme un désir légitime d’une organisation pure, honnête, efficace ; en somme le rêve d’un groupement ou d’un mouvement parfait et performant.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Diaboliser les autres

Il y a une manière de diaboliser les autres qui n’est en réalité que le miroir de notre propre handicap, le syndrome d’un pessimisme que l’on a vis-à-vis du Congo, un pessimisme secret, inavouable, tout au fond de soi-même. Cela parce que l’on croit spontanément que l’on pense juste, qu’on n’est entouré que des tarés et des traîtres ! Mais cela aussi simplement parce que l’on a honte de sa propre autocritique. Car dans l’interaction, toute analyse juste des choses, des actes des autres et de soi-même demande un courage que l’on ne soupçonne pas.

Un mot encore sur cette demande de perfection et l’amour du « zéro erreur » en politique. C’est le même phénomène que celui de celles et ceux qui cherchent une « Eglise des purs », qui passent d’une chapelle à l’autre à l’autre, en quête d’une Eglise modèle. Moi qui suis pasteur, je peux vous dire que le jour où vous en trouverez une, quittez-la tout de suite, car elle ne va pas tarder de vous décevoir…en devenant « impure » à son tour.

Quelle solution préconiser face à tout cela ? Le courage.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Il faut faire avec…

Il faut faire avec. Il faut trouver le moyen de transformer les défauts des autres en atouts. Tous les médicaments que nous prenons, chacun/ne le sait, ont des effets indésirables ; et pourtant, ces substances savamment dosées ou associées à d’autres, donnent des résultats positifs. Tel est menteur ou manipulateur ? Il faut le valoriser, le placer là où ses tendances pourraient paradoxalement aider le combat. Tel autre est plutôt traître ou délateur ? Utilisez-le pour une communication stratégique ciblée, pour vous protéger de l’intox des autres. Tel est quant à lui mondain ou flatteur… Faites-en un diplomate. Celui-ci est une grande gueule… ? Son verbe facile peut motiver et galvaniser les indécis. Voici un robuste nerveux, qui ne demande qu’à cogner… ! Vous pouvez en avoir besoin pour le service d’ordre, c’est juste un exemple.

Bien évidemment cela n’est pas à appliquer comme une recette magique. Il faut inventer des solutions, persévérer dans la créativité organisationnelle, refuser d’être défaitiste, chercher toujours à être astucieux et pugnace. En restant constamment sur le qui-vive, prudent comme un serpent, l’œil rivé sur les vrais objectifs du combat.

On a tendance à se laisser impressionner par les résultats des autres, par leur réussite. Et en ce moment la combativité des jeunes et de l’opposition burkinabaise nous interpelle, de même que les « Y’en a marre » dakarois face à Wade, voici trois ans. Cette admiration des autres peut aller très loin, comme s’ils étaient des génies, supérieurs et meilleurs que nous. C’est faux, complètement faux ! En réalité, quand nous citons les autres en exemple, nous nous arrangeons pour occulter tout ce qu’ils ont dû endurer, tout ce qu’ils ont surmonté. Nous croyons naïvement que c’était facile pour eux ; au fond, c’est pour nous persuader que notre tâche à nous est presque surhumaine.

Nous apprécions ouvertement les autres, en nous sous-estimant nous-mêmes. Secrètement ou sans en avoir conscience, nous avons pris l’habitude de nous déconsidérer nous-mêmes un peu trop facilement. C’est de cette manière que s’installe une mentalité de méfiance, toujours surdimensionnée, que j’appelle le « pessimisme patriotique ». Charles Onana avait noté que certains congolais ont tendance à croire que Kagame et les siens sont plus « intelligents » que tous les congolais! L’autoflagellation et la dépréciation de soi trop courantes parmi nous ne nous interpellent même plus ! Ou bien alors, c’est l’autre extrême, à savoir la mégalomanie : on ne supporte pas que son analyse de la situation soit relativisée ou rejetée par les autres. De même pour les initiatives et actions à mener : tout devient du narcissisme intouchable. Une attitude capable de tout paralyser, dans une logique de c’est à prendre ou à laisser…Dans un cas comme dans l’autre, on trouve le même défaut de discernement. Comme si au bout du compte, il y avait un désir inconscient de l’échec permettant de lancer aux autres, avec plaisir, « je vous l’avais bien dit… ». C’est ainsi que le pessimisme nourrît l’immobilisme, l’attentisme, voire la lâcheté.

Contrairement à ce que l’on croit, lorsque l’on pèse les risques et les difficultés en politique, ce n’est pas simplement par prudence avant d’agir, mais stratégiquement par la nécessité même d’agir, puisque l’on doit agir. A cet égard, l’exemple de Madiba (Nelson Mandela) reste éloquent. La rapidité de l’intelligence et la fermeté du courage déterminent un dynamisme politique de portée historique.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

La politique se fait avec des hommes réels

L’essentiel est de comprendre, d’accepter, que la politique se fait avec des hommes réels, devant des enjeux réels, et non avec des êtres de rêve, dans une lutte imaginaire.

Nous aimerions que le changement se produise de lui-même comme par une baguette magique, sans effort durable… Et puisque les choses tardent, la frustration prend une dimension insidieuse, mais que chacun/ne s’efforce de dissimuler. Quelqu’un disait : même les animaux vont bientôt violer les femmes congolaises et humilier notre dignité… ! C’est ce sentiment de dégoût qui génère le doute, puis la désillusion ; comme si les choses pouvaient changer d’elles-mêmes. L’indifférence et le découragement précèdent une forme d’irresponsabilité sous la conviction affichée du tout ou rien. La passion pour le Congo produit alors une attitude intraitable proche de l’angélisme « politique », si je puis dire. La grande passion pour la libération du pays tourne ainsi en une aversion sévère envers le reste des congolais. La défiance et le doute vis-à-vis des autres congolais deviennent la règle, d’une conduite nationale d’impuissance et de désillusion.

Le pessimisme patriotique n’est pas une fatalité. A condition de bien mesurer la gravité des maux qui nous minent et des dangers qui nous menacent !

Si nos contradictions internes ne sont pas dépassées et reconverties en avantages pour la lutte, ce ne sont pas le régime de Kanambe et ses alliés régionaux et internationaux qui nous détruiront, mais cette culture diabolique de méfiance et d’auto-détestation, qui gagne peu à peu les jeunes générations.

Sortir de la grande nuit

La confiance, le courage, l’intelligence, la détermination et toutes les autres vertus peuvent être de dons, des capacités innées. Quand ce n’est pas le cas, il faut chercher à être « initié », informé sur la profondeur du mal et sur les possibilités de le surmonter. Pour y arriver, il n’y a pas plusieurs chemins, il faut apprendre à bien s’informer. Il est grand temps de réinitialiser les énergies propres de cette lutte ; il est grand temps que « le combat intelligent » cesse d’être une incantation burlesque. Il est grand temps de passer à un niveau supérieur de l’audace. Cela exige une formidable confiance en soi et dans les autres. C’est la seule façon de tordre le coup au pessimisme patriotique ambiant. Il n’y a visiblement plus aucun autre chemin. Celui qui reste devant nous conduit aux efforts immenses et aux terribles sacrifices.

Vous croyez que les Ecoles de guerre, les MBI (Master Business Institut), les Instituts de relations internationales, de communication, etc., qui fabriquent l’élite occidentale, le font-ils pour quelles raisons ? N’est-ce pas pour tirer avantage des peuples endormis ? Ceux qui sont plus préoccupés par la mort ou la survie, que par la vie qui toujours exige un sens radical de liberté.

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais.

Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas

Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au …

Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au folklore, les prêtres et pasteurs lancent un appel au sursaut patriotique
Togo  – Bruxelles ne sait plus visiblement quoi faire ni dire dans le dossier des réformes politiques au Togo. Elle s’accroche donc au folklore des déclarations et des recommandations tant et si bien qu’au bout il faut se demander si l’Union Européenne ne se moque pas des malheurs des Togolais. Heureusement que les prêtres et pasteurs du pays sont montés au créneau pour lancer un appel au bon sens et au patriotisme. Peut-être que c’est leur voix que Faure Gnassingbé entendra.
Toujours les discours et le folklore
Une énième session du dialogue UE-Togo s’est tenue le jeudi 2 octobre dernier. Quinzième du genre, cette session du dialogue entre les deux partenaires était l’occasion d’aborder des sujets de divers ordres : politique, économie, diplomatie, sécurité, etc. Dans le contexte précis du Togo, les sujets abordés le jeudi dernier sont bien connus. Il s’agissait de la préparation de la présidentielle de l’année prochaine, la question des réformes politiques, la coopération économique, la situation du dossier des incendies des marchés. A cette liste sont venus s’ajouter des sujets d’actualité comme la lutte contre Ebola et la sécurité maritime.
De tous ces sujets, celui qui intéresse l’opinion nationale togolaise en général, les Togolais qui s’intéressent à la politique en particulier, c’est celui des réformes politiques, qu’on doit mettre dans la perspective de la présidentielle de 2015 ou non. A la fin des discussions, M. Berlanga-Martinez, le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo, a confié à la presse avoir enfin parlé des réformes. A nouveau. « Nous avons mis beaucoup de temps à parler de l’élection présidentielle et naturellement des réformes que nous aurions souhaité (voir faire) avant les élections » a indiqué M. Martinez. Cette déclaration fait transparaître un souhait, un échec et un regret. Pour le diplomate européen, Bruxelles aurait souhaité que ces réformes promises depuis 2006 soient faites avant le lancement de la machine de la présidentielle de 2015. Mais il n’en est rien. Et la suite ?
C’est justement à ce niveau que l’attitude de Bruxelles ne se comprend plus. Depuis 2007, elle fait rédiger des rapports d’observation électorale que Faure Gnassingbé et les siens jettent aux fourmis et aux cafards qui squattent leurs bureaux surgelés. Après la mode des rapports de mission d’observation électorale, il y a celle des communiqués et des déclarations à la sortie des « trucs » du genre dialogue UE-Togo. Fait commun aux deux modes : la démission de Bruxelles.
Tout se passe en effet comme si les 28 ont choisi de laisser faire les choses au pays des Gnassingbé. Leur attitude ainsi que les positions qu’ils prennent signifie que le problème togolais leur tape sur les nerfs et que dorénavant ils vont se contenter de prendre dans le pays le lait et le miel que le système au pouvoir a bien voulu leur concéder. François Mitterrand n’aimait-il pas à répéter que « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » ? Bruxelles semble s’être résolue à la formule du défunt président.
Pour tromper les apparences, elle se confond en activités superfétatoires uniquement destinées à abuser de la crédulité et de la force d’espérer des Togolais qui regardent encore de ce côté. Autrement, comment peut-on comprendre que Bruxelles admette si facilement l’humiliation que le pouvoir UNIR lui a fiat subir en jetant aux fourmis et aux cafards les rapports d’observation électorale et leurs piles de recommandations ? Face au mur d’intransigeance, les 28 ont selon toute vraisemblance choisi de ne pas froisser des amis, des partenaires d’affaires, pour être précis.
Si tant est que l’époque des sanctions de pression et de coercition est révolue, et que pour cela plus rien ne peut être fait pour forcer la main à Faure Gnassingbé au sujet des réformes qu’il a lui-même promises devant témoin, Bruxelles doit avoir la pertinence de se taire et de ne plus parler du sujet si c’est pour faire encore des déclarations ou pour se livrer à la gymnastique-masturbation intellectuelle à laquelle elle a pris goût. Ne serait-ce que par respect pour les populations togolaises. Si d’aventure l’élection de 2015 débouchait sur de nouveaux drames, peu en lui chaut certainement, puisque ce ne serait pas des citoyens européens qui perdront la vie.

Prêtres et pasteurs : mieux vaut tard que jamais
C’est le 1er octobre dernier que les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo se sont rencontrés pour échanger sur la situation socio-politique du pays. Dans la déclaration publiée à l’issue de la rencontre, les « hommes de Dieu » ont exprimé leur « étonnement et profonde déception » face au vote de rejet du projet de réformes politiques émis par les députés de Faure Gnassingbé le 30 juin dernier. Ils déplorent également « l’absence de confiance et l’intransigeance des uns et des autres n’aient pas permis d’aboutir à l’adoption du texte de loi vivement attendu par les Togolais ».
Sur ce constat d’échec et d’amertume, les prêtres et pasteurs du Togo ont senti la nécessité de lancer un appel de cœur à tous les acteurs en vue d’un sursaut d’orgueil patriotique. La déclaration informe en substance que les prêtres et pasteurs « adressent un appel pressant au chef de l’Etat, au premier ministre et à son gouvernement, au président de l’Assemblée Nationale, à tous les députés et à tous les responsables de l’opposition togolaise en faveur d’une nouvelle initiative visant à réexaminer les questions introduites auprès de l’organe législatif de notre pays ». Objectif : trouver à ces questions « une issue plus positive ».
Pour tout dire, les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo souhaitent que la question des réformes soit remise sur la table et que surtout un accord soit trouvé là-dessus. Leur appel est adressé à Faure Gnassingbé et aux responsables politiques de l’opposition. Mais à y voir de près, c’est principalement à Faure Gnassingbé qu’il doit s’adresser, étant donné que dans le dossier des réformes, c’est le seul qui fait obstacle. Parce qu’il veut rester président jusqu’à la fin du monde il refuse de faire faire les réformes, commettant même l’impertinence de ne pas tenir une promesse qu’il a faite devant témoin.
C’est dit. A l’évidence, la sortie et l’appel des responsables religieux arrivent un peu tard. Quand on sait que Gilbert Bawara, le tout-puissant zélé ministre et factotum de Faure Gnassingbé, a déjà annoncé que le dossier est rangé dans les tiroirs et que ce qui compte à présent pour eux, c’est la présidentielle de l’année prochaine, il faut bien se demander si cet appel ne va pas subir le même sort que tous les autres venus d’ici et de là.
Dans ce sens, les observateurs espèrent que les responsables religieux iront plus loin qu’un simple appel. On peut attendre d’eux par exemple qu’ils demandent à voir le chef de l’Etat pour lui expliquer la nécessité des réformes et pour le mettre devant ses responsabilités. Les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste seront utiles à leur pays si, à la suite de cette déclaration, ils prennent leur bâton de pèlerin et essaient d’ouvrir les portes closes. C’est le vrai challenge qui se dresse devant eux. A eux donc de jouer. Qui sait si les derniers à parler ne seraient pas les premiers à « dépétrifier » le cœur de Faure Gnassingbé ? Le jeu en vaut la chandelle, pour le bien de tous.

Nima Zara

Source : | Le Correcteur

Commentaires


 2   aloyi | 10/11/2014 11:18:18 AM
 
La maladie de la ” réformite” s’est emparée des togolais, comme naguère, la “dialoguite chronique”!
ZARA, qui te dit que si on fait un référendum national sur les réformes constitutionnelles, l’opposition va avoir 5,01 % des suffrages? Avec son rouleau compresseur, le pouvoir va obtenir au moins 60 % de NON! Mais nous n’avons pas le temps, nous quadrillons le pays , pour avoir 70 % au moins , pour Faure Gnassingbé, en mars prochain! Au Parlement, n’y comptez pas, avant 2018, si vous avez la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée, et encore…
Source : http://joséphine675aloyi@yahoo.fr…
 

 1   lankoma | 10/11/2014 9:39:42 AM
Nima ZARA, les prêtres et et les évêques distraient l’opposition, pour que Faure puisse gagner, sans coup férir la présidentielle de 2015! L’Ue et le groupe des cinq aussi distraient le peuple togolais, car ils ne peuvent pas apporter des arguments démocratiques et juridiques à leur stupidité à se mêler des affaires constitutionnelles d’un pays indépendant! L’APG est un accord politique informel qui n’a pas sa place dans notre Constitution!
Nima ZARA, tu es trop con pour comprendre que Faure Gnassingbe ne peut rien? Ce n’est pas lui qui vote au Parlement, et il va dire aux évêques et pasteurs: “Oh je vais essayer de convaincre les députés UNIR, mais, ce n’est pas moi qui voterai à leur place, et le vote est à bulletin secret!” Et les évêques et pasteurs vont bouffer leur soutane! Il y a trop d’idiots dans ce pays!
Source : http://lankoma.diogène@yahoo.fr…
 


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Morandini Zap – Etats-Unis: Des pasteurs proposent d’enseigner des sports de combat

Hier, le JT de
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s’est intéressé à une tendance qui se répand aux Etats-Unis.

Un pasteur a commencé par enseigner le “free fight” dans son église. Depuis, ils sont plus de 700 adeptes de ces sports de combat dans le pays. 

“Je crois que le combat peut amener plus de gens à l’église”, a expliqué un pasteur.


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La relève des pasteurs préoccupent les facultés de théologie allemandes

Le Rassemblement des facultés de théologie protestante de Francfort-sur-le-Main, se penche cette année sur le problème de la relève des pasteurs. «Les participants vont discuter des conditions de la mise en place d’un programme d’études en cours d’emploi qui constituerait une voie alternative menant au ministère pastoral», a expliqué Michael Moxter, le président du Rassemblement des facultés de théologie protestante. Jusqu’à maintenant, un tel programme d’études n’existait qu’à Marbourg, au nord du pays.

Selon le théologien hambourgeois Michael Moxter, l’idée serait de créer la possibilité de suivre des études en cours d’emploi dans d’autres universités, selon les besoins et sans viser à couvrir tout le territoire. En effet, comme dans les pays avoisinants, les Eglises protestantes régionales allemandes seront menacées d’une forte pénurie de pasteurs à partir de l’année 2020, quand les personnes nées pendant le baby boom partiront à la retraite.

A la suite des affaires de plagiat qui ont éclaté ces dernières années, le Rassemblement des facultés abordera également la question de la garantie de qualité des thèses de doctorat. À l’ordre du jour de cette rencontre de trois jours figure également une enquête sur la mobilité des étudiants. Le Rassemblement des facultés se réunit une fois par an en Assemblée plénière. Michael Moxter en est le président depuis 2013. Il a été élu pour deux ans. L’organisation représente 19 facultés et département spécialisés d’universités allemandes ainsi que trois hautes écoles de théologie.

Iran : Trois chrétiens arrêtés, dont un cinéaste réalisant un film sur la vie de Jésus

CNRI – La semaine dernière, les agents du ministère des Renseignements et de la Sécurité du régime iranien (VEVAK) ont arrêté trois hommes chrétiens dans la province d’Ispahan.

MM. Shahram Ghaedi, Heshmat Shafiei et Emad Haghi ont été arrêtés le 27 septembre dans la ville de Fooladshahr.

Les agents du VEVAK ont perquisitionné le domicile de M. Sharam Ghaedi. Ils ont fouillé sa maison et ont confisqué ses effets personnels avant de l’interpeler.

Shahram Ghaedi, un cinéaste iranien, réalisait un film sur la vie de Jésus-Christ.

Il n’y a aucune information sur le sort des trois chrétiens arrêtés en Iran.

Hassan Rohani est devenu le président du régime des mollahs il y a un peu plus d’un an. Sous sa présidence, les opposants politiques, les minorités ethniques, notamment les Kurdes, les Arabes et les Baloutches, ainsi que les minorités religieuses, telles que la communauté chrétienne, ont souffert de la violence du régime.

Plusieurs chrétiens ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement ou à l’exil, souvent sans avoir accès à un avocat ou à un procès équitable.

La semaine dernière, l’appareil judiciaire du régime iranien a officiellement accusé trois pasteurs iraniens à « participation à des agissements contre la sécurité de l’Etat » et « participation à une association dans le but de renverser le système » (le régime iranien).

Les pasteurs Behnam Irani, Matthias Hagh-Néjad et Silas Rabbani ont été inculpés le mardi 30 septembre par le soi-disant « Tribunal Révolutionnaire » dans la ville de Karaj (ouest de Téhéran).

Ces trois pasteurs sont actuellement détenus séparément dans la prison Ghezel-Hessar. Ils viennent d’être accusés de «Fassad-fil-Arz» («propagation de la corruption sur la terre ») et ils risquent la peine de mort.

Mervyn Thomas, le directeur exécutif de « Christian Solidarity Worldwide » a déclaré : « Il est complètement inacceptable que ces personnes soient jugées encore une fois sur la base des accusations fallacieuses et que leur détention injustifiée soit prolongée », a rapporté BosNewsLife.

M. Thomas a par ailleurs condamné l’exécution de M. Amir-Aslani, en ajoutant : « Cette exécution illustre la nature arbitraire du système judiciaire iranien et le mépris flagrant de la plus haute autorité judiciaire du pays à l’égard de l’Etat de droit et de justice. »

« Certains en Occident appellent à développer les relations avec l’Iran face à la menace de Daech en Irak et en Syrie. Rappelons que M. Amir-Aslani est l’une des six personnes exécutées le même jour où le premier ministre britannique a rencontré le président Rohani au siège de l’ONU», a déclaré M. Thomas.

« Un régime qui réprime sévèrement ses propres minorités religieuses et ethniques et procède en moyenne à deux exécutions par jour ne pourrait pas contribuer à la résolution d’un conflit qui est lui-même alimenté par le sectarisme religieux et par l’intolérance à l’égard des minorités autochtones », a-t-il souligné.

Iran: trois pasteurs jugés par la justice des mollahs

06.10.14 16:00 – Trois pasteurs iraniens ont été portés en justice par les mollahs (érudits musulmans) pour «atteinte contre la sécurité nationale dans le but de renverser l’Etat». Leur procès a commencé le 3 octobre à Karaj, en Iran, et pourrait aboutir à la peine de mort selon les défenseurs des droits de l’homme.
L’étau se resserre sur les nouveaux chrétiens iraniens. Le régime, toujours plus agressif, interdit aux chrétiens de célébrer leur culte dans les églises, et ceux qui organisent des cultes maison sont sévèrement punis.

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Quand éveques et pasteurs donnent démangeaison à Faure

Sur le site officiel republicoftogo.com qui devrait ètre un bien commun et donc ouvert à la pluralité democratique mais qui scandaleusement demeure une proprié privée du parti Unir/Rpt et de son gouvernement et pire encore une chasse-gardée d’une clique d’ultra zélés au service apparemment du chef de l’Etat, il est publié une reaction tendancieuse et maladroite sur la lettre pastorale redigée par l’Eglise Catholique, l’Eglise Evangelique Presbyhterienne et l’Eglise Methodiste du Togo. Cette sortie importante des hommes d’Eglise hautement appreciée par la majorité des Togolais à l’interieur comme à l’exterieur a sucscité chez les patrons de ce site une interpretation des plus inappropriées et biaisées qui demontre une fois encore et de manière la plus claire possible le refus obstiné des reformes constitutionnelles et institutionnelles du pouvoir de Faure; un refus dont la motivation non declarée est la peur des elections democratiques, transparentes, justes et credibles qui sùrement sonnera le glas de son règne. Le commentaire de ce site montre aussi comment le pouvoir de Faure est prèt, d’un coté à se servir des eglises chretiennes et de leurs pasteurs ou dirigeants et en general des religions pour manipuler le peuple, l’endormir et de l’autre à leur demander de fermer oreilles, yeux et bouches sur ses crimes et manquer à leur noble responsabilité religieuse et citoyenne de veilleurs, de gardiens du troupeau en sensibilisant et en aidant leurs membres et citoyens à assumer librement leurs responsabilités.

Le commentaire sur le site officiel porte comme titre: “A chacun son ròle” et apparement le ròle que cherit le gouvernement pour les eglises se limite au domaine purement social , à “ameliorer la vie des populations”. En concret, il s’agirait de se limiter à construire des ecoles, des hopitaux et centre de santé, des centres d’apprentissage ou de formation, forger des puits dans les villages, tracer des pistes dans les hameaux , etc. Parler de democratie, du respect des droits humains, appeler à la bonne gouvernance, au respect du bien commun, à une justice impartiale, aux respects des lois republicaines votées par la majorité des citoyens, à la non -violence et au respect de la vie et de la dignité de tous citoyens par tous y compris le Chef de l’Etat et son gouvernement, les militaires, gendarmes et policiers, demander que les elections soient credibles, justes, transparentes. tout cela et bien d’autres nobles pratiques modernes de gouvernance seraient un mission etrangère, interdite par Dieu ou Jésus ou Mahomet ou encore par quelque divinité togolaise à ses representants et adeptes. Au contraire, pour ces pateurs et hommes d’églises fermer les yeux , la bouche et les oreilles sur les atrocités, les massacres et tueries, les violences, le pillage, le vol, le mensonge , les fraudes electorales, les injustices sociales, la corruption rampante, la justice pourrie, les violations des droits de l’Homme et des peuples, etc seraient ce qu’il convient de faire pour ètre coherents à leur vocation et plaire à leur Dieu. Les redacteurd du site de Republicoftogo, sans scrupule et croyant connaitre plus la vocation des redacteurs de “Pour l’Amour de la Patrie” (Titre de la lettre pastorale des trois eglises chretiennes), poussent leurs propos juaqu’au point d’ecrire qu’il n’appartient pas aux representants des eglises evangeliques presbytheriennes et methodsites et catholiques de s’exprimer sur les questions de reformes constitutionnelles et institutionnelles. Au nom de quoi et de qui doit-on les priver de ce droit, de ce devoir, de ce service hautement qualifié et crucial en ces temps sombres et difficiles que traverse enore et toujours notre Nation. Cette position, pour le moins bizzare et diaboliquement interessé de nos gouvernants ou du moins de ceux à qui le pouvoir delègue la faculté de debiter ces incongruités et argumentations sans tète ni fondements va en totale contradiction avec les faist et gestes de ceux qui nous gouvernent depuis des decennies. Les exemples pour le demontrer sont legion. Limitons -nous à quelques-uns seulement.

Premièrement: Le Dialogue Togo Telecom II qui a fini en queue de poisson parce que surtout miné à la base par les representants du Rpt/Unir a connu la moderation d’un homme d’eglise en la pesonne de Mgr Barrigah. Npus savons tous que de dialogue a abordé des thematiques hautement politiques et “Ironie du sort”, il s’agissait des reformes constitutionnelles et institutionnelles. Tous (y compris les delegués du pouvoir) ont accepté le travail de mediation , de moderation ou de facilitauer de ce prelat. Comment peut-on aujourd’hui sans scrupule et sans honte lui nier de se prononcer sur ce mème sujet sur lequel on avait demandé son serivce?
Deuxièmement: De manière generale et dans toute la classe politique (y compris ceux qui, au debut ne l’avaient pas apprecié ou ont emis de serieuses reserves à son egard), le travail abattu et les conclusions , recommendations de la CVJR (Commission Verité Justice et Reconciliation) demeurent un grand point de reference pour le present et l’avenir pacifique et renovateur de notre pays. Deuxième ironie du sort, ce fut encore un home d’eglise qui l’a piloté. Nous savons tous la portée et le contenu hautement politique du travail alors confié à Mgr Barrigah et à sa commission. Avait-il cessé d’ètre evèque de l’eglise catholique au moment où il rendait ce service? Les felicitations .louanges et remerciements adressés par le Chef de l’Etat à la Commission de la CVJR avec à sa tète le prelat, doit-on alors aujourd’hui les considerer comme une pure comedie politicienne, un blablabla qui sortait d’un coeur et d’une bouche mensongère?

A propos du processus de designation de Mgr Barriga à la tète de la CVJR, il nous parit utile de signaler que selon des sources sùres de l’episcopat catholique togolais, ce fut le president Faure lui-mème qui a demandé à la conference episcopale catholique togolaise de lui mettre à disposition un prelat catholique pour piloter la CVJR; il s’est fait que ce service entre bien dans le cadre de la commission episcopale Justice et verité que conduisait justement Mgr Barrigah. Le choix de ce dernier par ses paires etait normal; ce qui fu fait.

Troisièmement: On sait le lien etroit parfois très ambigu que le President de la Republique a établi avec certains prelats et pretres catholiques et qu’il les consulte, demande leurs prières ou services. On ne doit pas ètre l’Ange Gabriel ou le prophète Daniel pour savoir que ces contacts ou liens ont trait à des problematiques politiques. Par ailleurs, nombreuses sont les occasions ou le chef de l’Eta ou ses ministres et deputés ont demandé à des pretres ou evèques des messes auxquelles ils participent parfois eux-mèmes exhibant leur appartenance religieuse; les intentions de messes sont parfois hautement politiques comme la “gràce divine pour gagher des elections” ou “remerciement à Dieu pour la victoire aux elections” (mème si en realité on les aurait gagnées par fraude!!!) ou encore demande de faveur divine pour etre nommé pemier ministre, ministre, directeur de société et bien d’autres bizzareries politiques encore.

Quatrièmement: Les visites de Faure au Vatican. Ce n’est un secret pour personne que Faure se rend au Vatican. Les photos sont là. On ne peut pas douter qu’il y va pour prier surtout avec sa mère si”pieuse” et si riche (elle aurait perdu dernièrement au moins 1 milliard en cash à la maison). Il se fait accompagner peut-ètre aussi de l’ex-seminariste , minstre des Affaires etrangères ,Robert Doussey , tertiaire franciscain si bien introduit dans la communauté Saint Egidio à Rome. Avec les Papes qu’il a frequentés, peut-ètre Faure parle des apparitions de la Vierge Marie hier à Togoville et demain à Pya mais des questions politiques ne manqueront certainement pas non plus; et si lui le chef de l’Etat ne les aborde pas, les Papes eux n’ont pas froid aux yeux à en parler. le Chef de l’Etat pourra-t-il avoir le courage de dire au Pape qu’en tant que religieux ou homme de Dieu, il n’a point le droit de parler politique?

Cinquiemement: Au sein du gouvernement et au poste si capital de la justice, Faure a hissé “un homme de Dieu”, un pasteur evangeliste qui ne manque pas de precher aus autres (Il l’a fait par exemple aux magistrats, ) sur la bonne administration de la justice, le respect de la loi, le respect du bien commun, etc. Dans une campagne de prière organisée dernièrement, il n’a pas hesité de presenter son patron Faure comme un “homme religieux” qui craint et adore Dieu, un chretien fervent fier de sa foi chretienne, un Chef d’Etat digne de ce nom ; une pure manipulation qui a certainement obtenu benediction et louanges des services interessés.
Ces quelques actes enumerés demontrent à suffisance que le pouvoir se sert bien des eglises quand cela lui va; il demande leurs services pour ses interèts mais veut en mème temps leur refuser de faire ce qui leur est em conscience demandé commr pasteurs, citoyens et patriotes soucieux du bien-ètre des Togoalis. Ces Eglises ne se laisseront certainement pas intimider par les vociferations d’un pouvoir à bout de souffle et d’imaginations et qui cherchent par tous les moyens contre tout bons à s’imposer eternellement prenant tout un peuple en otage.

Pour finir, un mot sur le rejet des reformes par l’assemblee nationale qui servirait de base pour denier aux evèques et pasteurs le droit de revenir sur cette question capitale: C’est seulement au Togo où quand un parlment rejete une reforme de loi proposée par le gouvernement, un tel gouvernement ne revient pas à la charge mais s’en lave les mains. Sous des apparences democratiques, le Togo continue à vivre sous le joug d’une dictature cynique et mafieuse. Qui au Togo n’a compris le jeu malsain, honteux de programmer ces reformes d’un coté et de les rejeter de l’autre par les mèmes personnes. Le ridicule ne tue pas au … au Togo.

Chers evèques et pasteurs, la reaction du gouvernement montre que vous etes dans la bonne voie. On ne peut que vous encourager à tenir bons et le Peuple vous saura gré.

Togo: les Eglises se mobilisent pour réclamer des réformes

Togo: les Eglises se mobilisent pour réclamer des réformes – Afrique – RFI

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Au Brésil, les églises font campagne

Le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil qui aura lieu ce dimanche s’annonce plus qu’incertain. En tête d’affiche, la candidate sortante Dilma Rousseff a bien du mal à refroidir l’entrain et l’enthousiasme de Marina Silva (dont nous avions écrit le portrait), qui, au pied levé, a remplacé en tant que candidate du parti socialiste Eduardo Campos décédé au mois d’aout.

La présidente actuelle pourra-t-elle dès lors éviter un second tour ? La réponse va sans doute se décider auprès des électeurs évangéliques. Comme le signalait The Guardian cette semaine, ces derniers deviennent une force politique incontournable.

Si le pays reste un des pays les plus catholiques au monde, voici plusieurs années maintenant que les Eglises pentecôtistes et évangéliques rassemblent de plus en plus de fidèles (de 5% en 1970 les croyants de ces Eglises représentent désormais 22% de la population et pourraient devenir majoritaires d’ici cinquante ans). Ces Eglises, explique le quotidien anglais qui donne ces chiffres, ressemblent à des « champs de bataille » politiques au sein desquels « les pasteurs du pays espèrent jouer un rôle influent et définir un modèle pour les années à venir ».

Dilma Rousseff, pourtant marxiste dans sa jeunesse, a donc fait des apparitions dans ces lieux de cultes, allant même jusqu’à citer des psaumes. Mais c’est aussi en dehors des temples que tout se joue. Le monde médiatique attire de plus en plus les pasteurs qui détiennent des radios et des chaines télé, alors que les politiciens évangéliques occupent de plus en plus de sièges à la chambre basse et au congrès.

Une « république théocratique »

Pour la première fois, signale au Guardian Pedro Strozenberg, chercheur à l’Institut d’études religieuses à Rio de Janeiro, le ton du débat politique est en grande partie dicté par les évangéliques. Jean Wyllis, premier membre du congrès ouvertement gay s’est même plaint que son pays devienne une démocratie théocratique sous l’influence du mouvement évangélique. Ces derniers se félicitent d’ailleurs que l’histoire soit de leur côté.

Marina Silva, qui a axé sa campagne sur le développement durable, garde elle aussi une identité « religieuse » importante, qui se traduit par des choix personnels contre l’avortement ou le mariage homosexuel. D’importantes Eglises ont d’ailleurs affirmé soutenir sa candidature. Car si la campagne « en chaire » est interdite au Brésil, beaucoup de pasteurs ont trouvé des médias pour affirmer leurs choix.

Un pays « hypocrite » ?

Le journal Libération analyse lui l’importance de la place de la religion comme le ferment d’une hypocrisie qui traverserait la politique du pays. « Actuellement, l’interruption volontaire de grossesse n’est autorisée qu’en cas de viol, de danger pour la mère ou d’anencéphalie du fœtus » mais, face à l’importance des lobbys religieux, il semble impensable que les autorités se risquent à changer la loi, explique le journal.

« Le Brésil est un pays paradoxal, voire hypocrite, à la fois libéré et conservateur », observe pour Libération le sociologue Rudá Ricci. Selon lui, le recul de la pauvreté, fortement stigmatisée, a entraîné un « effroyable repli réactionnaire » ces dernières années. « Ici, les pauvres sont accusés d’avorter, de quitter leur femme et de se droguer, explique-t-il. Du coup, avec l’amélioration de leurs conditions de vie, ces derniers se sont ralliés à des valeurs conservatrices comme pour expier le passé. C’est une façon de dire : je ne suis plus pauvre, je ne suis plus un pécheur. »

« Pour ce spécialiste, la gauche, au pouvoir depuis onze ans, n’a pas été capable de faire évoluer les mentalités. “Lula a préféré éviter les thèmes qui risquaient de lui faire perdre des voix ou de mettre en péril ses alliances avec la droite et les Eglises évangéliques, reprend Ricci. Dilma a été un peu moins frileuse.” Mais ses timides tentatives se sont heurtées à l’opposition farouche des lobbys religieux, et notamment du puissant bloc parlementaire évangélique, qui contrôle 15% des sièges. »