Des cours de sciences pour les nouveaux pasteurs

Pour remédier au fossé, réel ou fantasmé, entre science et foi, dix séminaires américains vont recevoir un total d’un million et demi de subventions. Le but recherché est d’inclure les sciences dans leur cursus de formation. C’est l’annonce faite la semaine passée par l’Association américaine pour l’avancement des sciences. Les subventions iront de 85 000 francs à 115 000 francs. Elles sont offertes par la Fondation John Templeton, qui a développé de nombreus efforts pour combler le fossé entre science et foi. 

«Beaucoup de dirigeants religieux ne font pas de place aux sciences dans leur enseignement, et maintenant, ils sont en train de devenir des figures d’autorité que beaucoup de gens consultent pour toutes sortes de choses, y compris des questions qui concernent les sciences et la technologie», constate Jennifer Wiseman, directrice du département Dialogue entre science, éthique et religion de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

En effet, les protestants évangéliques ont beaucoup plus tendance que les autres Américains à déclarer que quand ils ont une question d’ordre scientifique, ils se tournent vers un texte religieux, vers un responsable religieux, ou vers quelqu’un de leur congrégation.

Les séminaires sélectionnés représentent un large éventail confessionnel, démographique et géographique, dont la Scool of Divinity de Regent University (Virginie), qui inclut théologie pentecôtiste et charismatique, et la Scool of Divinity de Howards University, un séminaire à prédominance afro-américaine, à Washington DC.

Les autres séminaires concernés sont les suivants: l’Andover Newton’s Theological School (Massasussett), la Catholic University of America (Washington DC), le Columbia Theological Seminary (Géorgie), le Concordia Seminary (Missouri), le Lutheran Theological Seminary de Gettysburg (Pennsylvania), la Jesuit School of Theology de la Santa Clara University (Californie), le Multnomah Biblical Seminary (Orégon) et la School of Divinity de la Wake Forest University (Caroline du nord)

En travaillant avec l’Association des écoles de théologie, la principale organisation de coordination des séminaires américains, les mécènes ont reçu vingt-huit lettres de candidatures de la part de séminaires intéressés par le programme pilote.

Des carrefours intéressants

Les subventions vont couvrir des spécialisations, des évènements, des ressources scientifiques, la venue d’invités spéciaux et tous les coûts y relatifs. Les séminaires pourront inclure des questions de technologie moderne, de méthodologie des sciences ou d’histoire des sciences en plus des cours que les étudiants des séminaires suivent déjà, dont l’histoire de l’Eglise, éthique, accompagnement pastoral ou théologie systématique. «Pour tous ces types de cours, il y a des carrefours intéressants soit avec les sciences modernes, soit avec l’histoire des sciences ou la philosophie des sciences, et se sera précieux pour tous ces étudiants d’y être sensibilisés», a déclaré Jennifer Wisemann.

L’AAAS fournira aussi aux séminaires des ressources pédagogiques, parmi lesquelles une série de vidéos courtes d’enseignement scientifique. L’association les aidera aussi à recruter des conseillers scientifiques proches des institutions de recherche scientifique. Le nouveau projet, Science for Seminaries, va aussi organiser des conférences pour les séminaires catholiques, protestants réformés et protestants traditionnels évangéliques.

Scientifiques perçus comme hostiles à la religion

Le sondage effectué par l’AAAS laisse à penser aussi qu’il y a un conflit potentiel entre religion et science. 22% des scientifiques (et 20% du grand public) disent que les personnes qui ont des croyances religieuses sont hostiles à la science. Par contre, 22% du grand public pensent que les scientifiques sont hostiles à la religion, et parmi ceux qui estiment que religion et science sont en conflit, 52% sont du côté de la religion.

Un sondage antérieur, effectué par l’agence Associated Press (AP), a montré que l’identité religieuse, particulièrement celle des protestants évangéliques, était l’indicateur le plus tranché de scepticisme envers les questions clés de la science. Parmi les sondés, 51% des Américains adultes, dont 77% d’évangéliques, ne croient que peu ou pas du tout que «l’univers a commencé il y a 13,8 milliards d’années par un big-bang». Et 36% de l’ensemble des sondés (comparés aux 56% d’évangéliques) doutent que «la Terre soit vieille de 4,5 milliards d’années.»

Toujours selon Jennifer Wisemann, les personnes qui ont une croyance religieuse sont souvent intéressées d’apprendre comment la science peut être utilisée pour le bien commun. «C’est important d’avoir ce genre de débats, mais c’est parfois compliqué de développer la plateforme et de la structurer pour ce faire», conclut Jennifer Wisemann, «la science peut avoir un effet unificateur pour beaucoup de gens dans la société, entre des personnes qui ont la foi et d’autres qui ne partagent pas cette foi, et maintenant, au travers de ce que nous sommes en train d’apprendre dans le domaine des sciences, je pense que nous pouvons nous rassembler, afin d’utiliser cette connaissance pour le plus grand bien.»

Pasteur et diacre, des «métiers» d’avenir?

Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERVDans les Eglises réformées romandes, les vocations sont toujours au rendez-vous, même s’il reste à craindre qu’elles ne soient pas en nombre suffisant pour remplacer les «Baby-boomers» après leur départ en retraite.

Photo: Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERV

Par Elisabeth Schenker

Ce dimanche 26 octobre, une pasteure et un diacre seront consacrés au Grand-Temple de La Chaux-de-Fonds, à 17h30. L’occasion pour cette femme et cet homme «d’affirmer publiquement leur engagement et de prononcer les promesses liées à leur vocation», précise le communiqué de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN).

L’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) n’a procédé à aucune consécration en 2014, mais la consécration d’une diacre est prévue en 2015, au terme de sa formation. «Un groupe de travail est actuellement en route pour revoir la conception de la consécration et de l’agrégation des ministres dans l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV)», précise Beat Abegglen, président du conseil synodal de l’EREV, «le constat pour notre Eglise bilingue et multiculturelle est néanmoins qu’il y a plusieurs manières de comprendre la consécration/ordination, selon la provenance des ministres. Pour la consécration dans l’EREV nous demandons une formation pastorale ou diaconale, qui est conforme aux exigences en vigueur dans la Conférence des Eglises romandes (CER) et dans la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

Si la personne vient d’un autre pays, une commission des ministères est chargée de vérifier les diplômes des candidats. Si la personne en question n’est pas encore consacrée dans une autre Eglise issue de la Réforme, une procédure d’évaluation de candidature est prévue qui est suivie par une demande de consécration.»

La consécration fait-elle le pasteur ou le diacre?

Si les conditions pour accéder au pastorat et au diaconat sont les mêmes dans tous les cantons romands en matière de formation de base, les Eglises réformées romandes par contre n’ont pas encore de position commune sur la question de la consécration.

Pour la FEPS, la consécration est nécessaire pour l’exercice du ministère. Au terme d’un travail soutenu, un fascicule sur «la consécration selon la vision réformée» est publié par l’organisation faîtière en 2007. On peut y lire: «Il y a une quarantaine d’années, on discutait la possibilité d’exercer un ministère sans avoir été consacré, mais aujourd’hui, les membres de la FEPS reconnaissent la nécessité d’avoir à leur service des personnes dûment consacrées». Une note de bas de page précise toutefois: «dans l’Eglise Protestante de Genève (EPG), la consécration du candidat au service pastoral est recommandée, mais laissée à son libre choix. Elle n’y est donc pas une condition impérative à l’exercice du ministère» (La Vie protestante Genève avait consacré un article à ce sujet.) 

Bertrand Baumann, responsable de la communication francophone pour l’Union synodale des Eglises de Berne-Jura-Soleure déclare: «la consécration scelle un engagement de part et d’autre avec des droits et devoirs de part et d’autre, qui s’exprime dans le serment de consécration. Dans ce serment, les candidats à la consécration promettent solennellement de réaliser ces différents engagements (qui sont énumérés); dans le même temps, l’Eglise les habilite officiellement à accomplir cette mission.»

Qui doit-on consacrer?

Les Eglises réformées ne sont pas tout à fait d’accord quant à savoir qui doit être consacré. La raison? La FEPS en donne une dans son fascicule: «les divergences tiennent autant à des traditions propres à chacune des Eglises quant à la pratique de la consécration, qu’à des prescriptions de droit ecclésiastique ou à des différences théologiques sur la conception de la consécration, qui sont elles-mêmes l’expression de diverses conceptions du Ministère de l’Eglise.» La FEPS préconise de réserver la consécration aux pasteurs, tandis que la plupart des Eglises réformées romandes continuent de consacrer les diacres.

Dans l’Eglise Berne-Jura-Soleure, en plein accord avec la position de la FEPS, plusieurs pratiques cohabitent toutefois: Bertrand Baumann souligne que «que la consécration proprement dite ne concerne que les pasteurs et diacres dans la partie francophone, tandis que, les catéchètes (professionnels et bénévoles) et collaborateurs sociodiaconaux sont pour leur part “reconnus” dans leur ministère. “Néanmoins”, précise-t-il, “tous les ministères de l’Eglise sont reconnus comme de même valeur, mais pas identiques”.

L’Eglise protestante unie de France

L’Eglise protestante unie de de France (EPUdF) qui regroupe réformés et luthériens ne reconnaît que la consécration pastorale. Le ministère de diacre n’existe pas chez eux. Mais c’est le mot lui-même de “consécration” qui a fait débat. Didier Crouzet, pasteur et secrétaire général de l’EPUdF déclare: “le rite s’appelle maintenant en France ordination-reconnaissance de ministère”, et il concerne uniquement les pasteurs qui ont fini leur formation et qui sont admis par la commission des ministères. Nous n’avons pas de diacre. Pour les autres ministères, ministère collégial de conseil presbytéral et chargés de missions régionaux, nous avons des liturgies d’envoi».

Quid du nombre de pasteurs en France? «Il est stable», répond Didier Crouzet, «sur les 20 dernières années les arrivées compensent les départs. Depuis longtemps en France, tous les postes ne sont pas pourvus. Il n’y a pas de crise, mais 10 à 15 pasteurs en plus, ce serait bien».

Quelques chiffres

L’EERV a consacré le 6 septembre dernier 3 pasteurs et deux diacres, et a procédé à l’agrégation de 3 pasteurs venus de France

L’Eglise protestante de Genève (EPG) a consacré 6 pasteurs le 28 septembre dernier. Dans l’arrondissement du Jura, un pasteur a été consacré cette année, et l’Eglise prévoit de consacrer un diacre en 2015, un pasteur et un diacre en 2016, qui sont encore en cours de formation.

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait …

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait local

A l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale commémorée le 15 octobre de chaque année, le collectif des femmes pasteurs du Réseau Billital Maroobé (RBM) a organisé une conférence de presse le mercredi 15 octobre 2014 à Ouagadougou. Le point de presse a porté sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

La production et la commercialisation du lait par les femmes jouent un rôle important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et dans l’économie des ménages pastoraux et agropastoraux en Afrique de l’Ouest. C’est suite à ce constat que le collectif des femmes pasteurs, plus précisément le Réseau Billital Maroobé (RBM), qui existe depuis maintenant six mois, s’est réuni à Ouagadougou les 14 et 15 octobre derniers dans le but de mener une étude portant sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

Selon la présidente du collectif dudit réseau, Aminetou Mint Maouloud, l’étude a porté sur la commercialisation et la distribution du lait dans 3 pays que sont le Niger, le Sénégal et le Mali. Car dit-elle, le développement des initiatives de collecte de lait frais local font face à plusieurs contraintes. Il s’agit notamment de la faiblesse des investissements structurants pour le développement de la filière lait, les difficultés d’accès au marché du fait souvent de l’enclavement, du caractère périssable du lait et de la faible structuration de la filière et enfin, la faible prise en compte des réalités du pastoralisme et de l’agropastoralisme dans les politiques publiques et les différents plans et programmes qui en découlent.

Ainsi, pour palier à toutes ces contraintes, le réseau a proposé un certain nombre de recommandations aux pouvoirs publics nationaux, sous-régionaux et à leurs partenaires au développement que sont: l’appui aux producteurs pour accroître la quantité et améliorer la qualité du lait local, plus d’investissements structurants dans la filière lait local et enfin l’appui aux transformateurs, particulièrement aux femmes éleveurs pasteurs pour améliorer la collecte, la conservation, le traitement et la distribution du lait local.

Et aux organisations de producteurs: «Je souhaite une plus grande intégration des femmes dans la gestion des centres de collecte et unités de transformation du lait» a dit la présidente du collectif.

Notons que ce collectif regroupe 9 pays de la sous-région que sont le Burkina, le Mali, le Togo, le Niger, le Bénin, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et le Nigéria.

Pour fortifier leur action, il sera remis officiellement un exemplaire de la déclaration au commissaire de l’UEMOA a affirmé Haoua Assawadana, chargée de genre et inclusion social, antenne du Mali.

Source: Les echos du Faso

Eglises apostoliques et de Réveil: la fusion n’aura pas lieu

22.10.14 – Après de nombreux travaux, les Eglises de Réveil et les apostoliques ont décidé de mettre un terme à leur projet de fusion, au profit d’un partenariat fort.

Cela faisait cinq ans que l’Union des Eglises évangéliques de Réveil (UEER) et les Eglises évangéliques apostoliques romandes (EEAR) discutaient d’une éventuelle fusion. Le projet est définitivement abandonné. C’est avant tout sur la question de l’indépendance des Eglises membres que les pasteurs de l’UEER n’ont pas pu se mettre d’accord. Certains d’entre eux ont craint que la fusion réduise l’autonomie de leurs Eglises.

Théologiquement très proches, les deux mouvements issus du même réveil spirituel en Suisse, dans les années 1935 à 1950, se sont depuis développés en parallèle.

Pastorale UEER divisée
Les Eglises de Réveil sont un mouvement congrégationaliste: la plupart des décisions sont prises par les Eglises elles-mêmes. «Au sein de la pastorale UEER, il y a des visions très tranchées», explique Alain Pilecki, ancien président des UEER et pasteur à la Chaux-de-Fonds. «Pour éviter une cassure ou des dissensions internes, nous avons préféré serrer le frein à main en disant que nous ne sommes pas prêts.»
Pour Jean-François Bussy, pasteur à l’Eglise de Réveil de Nyon, le problème vient surtout de la structure très centralisatrice des Eglises apostoliques. De plus, «certains éléments théologiques et leurs applications concrètes posaient problème: les Eglises apostoliques insistent par exemple sur les cinq ministère et la culture de l’honneur.» Il ajoute que «des pasteurs des Eglises de Réveil avaient le sentiment que l’on avançait vers une intégration dans la structure de l’EEAR.»


A l’inverse, Alain Pilecki, qui s’était engagé en faveur de la fusion, argumente: «Les Eglises apostoliques ont mis en place une structure qui, pour moi, leur permet d’avoir une vision plus globale.»
«Une fusion aurait permis d’unir nos forces pour être plus efficaces dans des aspects concrets de la vie de nos Eglises», confirme Christian Bussy, pasteur à l’Eglise apostolique de Genève. «La réalité du corps de Christ aurait pu être manifestée de manière plus explicite au travers d’une fusion». C’est en effet le constat d’un travail similaire effectué de part et d’autre qui avait incité à aller dans le sens d’un rapprochement. L’entité ainsi créée aurait rassemblé une trentaine d’Eglises romandes.
D’après Alain Pilecki, «une nouvelle génération de pasteurs a contribué au développement de relations plus profondes et plus denses qu’auparavant. La plupart ont suivi des écoles bibliques ensemble, et il nous semblait que c’était un moment favorable pour ouvrir un chemin nouveau».

Partenariat renforcé
Tout partenariat ne sera pas abandonné pour autant. A l’avenir, les deux unions tiendront des pastorales, réflexions théologiques et de projets communs. Les pasteurs des deux mouvements continueront à se rassembler une à deux fois par an pour des échanges et temps de prière. Les deux mouvements d’Eglises se disent prêts à une reprise ultérieure des démarches de rapprochement.
«Si nous voulons vraiment vivre une unité évangélique», conclut Jean-François Bussy, «il faut aussi le vivre avec les autres mouvements proches de nous».

René Progin

ASIE/IRAN – Trois pasteurs évangéliques condamnés à six années de réclusion

Téhéran – Trois pasteurs évangéliques – Behnam Irani, Matthias Haghnejad et le collaborateur Silas Rabani – qui avaient précédemment vu écarter le risque de subir la peine capitale, ont été condamnés à six années de réclusion par une cour iranienne, peine qui devra être purgée dans les prisons de Zabol – pour Irani – et de l’île de Minab – pour les deux autres. Les trois condamnés ont annoncé leur intention de recourir contre la décision. Irani avait déjà subi une précédente condamnation en 2011 pour « action contre l’Etat » et « action contre l’ordre ». Andy Dipper, Directeur opérationnel de l’organisation Christian Solidarity Worldwide , a exprimé sa vive préoccupation suite aux condamnations infligées aux trois chrétiens et pour le fait que les condamnés seront contraints à les purger loin de leurs familles et de leurs villes. « Nous sollicitons du gouvernement iranien – peut-on lire dans un communiqué de CSW parvenu à l’Agence Fides – la libération rapide de toutes les personnes incarcérées à cause de leur foi. Leur incarcération est contraire aux conventions internationales garantissant la liberté de religion et de credo auxquelles participe l’Iran ».

Sud-est-Santé : les églises du sud-est préoccupées par une éventuelle rentrée de l’EBOLA en Haïti

 

Dans une conférence de presse tenue le  mardi 14 Septembre, les autorités religieuses de la Ligue des Pasteurs du Sud-est (LIPSE) et le Conseil National Spirituel des Églises d’Haïti (CONASPE) ont exprimé leur inquiétude face à  une éventuelle rentrée de l’épidémie Ebola en Haïti.

Les révérends pasteurs Dieucin Marcelin coordonnateur de la ligue des pasteurs et Jhonny Pascale de CONASPE, invitent les autorités de la Santé publique à prendre les dispositions nécessaires, afin d’empêcher la rentrée de la maladie sur le territoire.

Pour cela,  ces pasteurs croient important que des campagnes de sensibilisation soient mise en œuvre afin de permettre à ce que la population soit bien informé de cette maladie mortelle, pour prendre les précautions adéquates.

Par Marcia Moise Ancion

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Ordination de femmes pasteurs: les adventistes voteront en 2015

16.10.14 10:25 – Les délégués de la direction exécutive internationale de l’Eglise adventiste ont tranché. Le 14 octobre, ils ont agencé le vote sur l’ordination de femmes pasteurs au Synode mondial de l’été 2015. La décision a été très claire, puisque 243 participants y ont été favorables, contre 44 oppositions et 3 abstentions.
Le dernier mot sur cette question largement débattue au sein des Eglises adventistes au cours de ces dernières années reviendra donc aux 2600 délégués qui convergeront vers San Antonio (Texas) en juillet prochain.

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Saison de prière et d’évangélisation avec le pasteur Daouda Zongo et le prophète Emmanuel …

Arrêtez de vous distraire et réveillez vous ! Ces personnes au début du ministère étaient pauvres. Aujourd’hui elles roulent sur l’or. Or qu’elles ont acheté avec notre argent. Jusqu’à quand resterons nous aveugles ? Jusqu’à quand allions nous prendre le nom de l’éternel en vain ? Jusqu’à quand dépendrez vous de l’humain et non du divin. Jusqu’où ira cette manipulation ? Dites moi où dans la parole il est mentionné des prophètes de ce genre nouveau ? Des adorateurs de l’argent et des gens riches, ces prophètes ayant un niveau de vie au dessus du peuple dont-il ne partage la souffrance qu’au bout des lèvres. Ces prophètes et pasteurs qui s’empressent de construire à Ouaga 2000 (anticipant les futurs riches fidèles). Pasteurs escrocs, association de malfaiteurs ; notamment ce pasteur de Ouaga 2000 qui a tenté d’escroquer le propriétaire d’un grand Hotel de la place (et qui se reconnaitra dans mes lignes)…. Et nous, nous qui par notre silence avions caché ces scandales pour soit disant protéger la crédibilité de nos églises évangéliques, nous qui avions par ce silence menti au peuple, que dirions nous au Seigneur le jour du jugement.

J’ai cru que des prophètes, il n’y en avait qu’en Afrique centrale où nous connaissons tous les drames. Il y ’en a eu aussi en Côte d’Ivoire et nous savons ce que cela à coûter d’être aveugle. Mes paroles tomberont dans l’oreille de sourds parce que le peuple a soif de miracles. Tellement soif qu’il hallucine et voit des miracles avec prophètes auto proclamés. Désespérément j’écris car je sais que cela est inutile ; les œillères sont si épaisses, si grandes que le peuple me répliquera : “oui, nous voulons des prophètes, donnez nous en, donnez nous…”. Mais j’écris tout de même car, si j’ai pu dénoncé les abus du pouvoir de Blaise, je ne peux me taire à fortiori sur ces scandales de l’église. Silence qui me ronge depuis bientôt une décennie.

Web master, j’ai été témoins de ce que je raconte. Si vous ne censurez pas ce qui est dis à propos de Blaise, alors laissez moi donné mon coup de gueule à l’église (je n’ai pas cité de nom). Merci

Les maux qui poussent les Togolais et togolaises dans les mains des Pasteurs des églises révélées !

Le constat est tout simple. Les maux qui font courir les foules, surtout les femmes à aller auprès des Pasteurs des églises révélées sont nombreux : Travail, mariage, richesse, guérison, procréation etc autant de problèmes aussi diverses que colorés à l’image des fidèles de ses églises.

D’habit de journaliste-enquêteur, nous sommes passés de fidèle à la quête de solution à nos problèmes. Nous étions en l’espèce à la recherche de travail et de l’âme sœur. Malgré les prières et les multiples prières et promesses du Pasteur, seul nos porte-monnaie ont perdu un peu de leur poids mais le travail et l’âme sœur n’ont jamais été au rendez-vous.

Le monde des églises révélées est un monde très compliqué avec des pratiques propres à eux. Il est parfois difficile de démêler le vrai du faux, tant la personnalité du pasteur et sa compréhension de la chose religieuse pèsent sur la conduite des affaires et fait office de doctrine.

Il n’est pas rare de se retrouver face à des situations aussi troublantes, incompréhensibles, loufoques et ubuesques où l’ignorance, la dispute à la bêtise.

Par souci de n’indexer personne, nous préférons taire les noms des églises.

“Alelluia !!!, Amen ! Alelluia !!! Amen ! Et l’homme oint de Dieu de dire : “Je sais, qu’il y a parmi nous en ce moment, quelqu’un qui cherche du Travail, Dieu me dit de lui dire : N’aie pas peur, tu auras du travail”, crie le pasteur. Un Amen envahi l’église.

Le pasteur rebondit et dit : si tu crois en cet instant, ta prière est déjà exaucée. Cette fois-ci, le cri Amen devient plus fort.
« Tous ceux qui viennent dans cette église, ayez la foi. Amen. Alelluia, Amen, Fouillez dans vos poches et donnez tout à l’Eternel, il vous bénira …. Alélluia, Amen », continue le pasteur.

Voilà les slogans du genre que ressassent de nombreux pasteurs à longueur de journée et ça marche.

Ce genre de sermon, l’équipe de reportage en a écouté durant l’enquête. La grande question est de savoir si les fidèles croient en l’accomplissement de toutes ces promesses. Difficile de le dire. Et ces propos séduisants du “Dieu-Pasteur”, car faisant plus de miracles que Jésus, ne font qu’embrigader les fidèles.

On a plus l’impression d’être à une partie de psychanalyse ou de psychologie. Aucune référence biblique dans les sermons, juste des chapelets de souhait que toute personne, pasteur ou non, peut aligner.

Dire à une jeune femme à la trentaine que Dieu t’a révélé qu’elle aura bientôt un mari, relève plus de l’escroquerie morale que d’un sermon religieux. Une jeune femme seule a toujours besoin d’un compagnon et lui dire qu’elle aura bientôt un mari, quand on sait que c’est tout son souhait, relève de tout un processus de conditionnement pour mieux abuser d’elle moralement et financièrement.

Le mal aussi pour certains de ces fidèles, il faut coûte que coûte trouver solution à son problème. Pour ce faire, ils ne perdent pas le temps pour se ruer dans les bras des faux pasteurs sans même savoir si eux-mêmes ont la foi pour bénéficier de la grâce divine.

Mlle A, 36 ans, a de l’espoir qu’avec les prières et autres intersections du Pasteur couplées de jeûnes et prières, elle peut trouver une chaussure à son pied. Mais de prière en intersection, elle a fini dans le lit du Pasteur devenant ainsi, l’ennemi de celle que toute appelle Hamedada, c’est-à-dire la femme du Pasteur.

Malgré tous les folklores religieux, les églises révélées sont à l’image de notre société et des personnes qui les fréquentent et donc de potentielle théâtre de scandale et de comportement qui n’ont rien à avoir avec la religion.

Au cours d’une discussion à bâton rompu avec M.Alex, au départ Catholique, avant de rejoindre une église révélée, l’homme ne cache pas ses doutes tant certaines pratiques commencent par ébranler sa foi.

“Je ne comprends pas une chose. Malgré les prières et autres de mon Pasteur, je ne trouve pas de satisfaction à mes problèmes. Suis-je flatté ?”, s’interroge- t-il.

De déception en déception, beaucoup de fidèles changent d’église, parce qu’ayant entendu parler d’un miracle ou d’une guérison qui s’est produite dans l’autre église.

La plupart des Pasteurs interrogés lors de notre enquête refusent, de nous parler.

“Mr le journaliste, Dieu n’est pas un homme, ne chercher pas trop”, lance un Pasteur très populaire dont nous taisons le nom.
A Lomé et partout d’ailleurs dans les principales villes, ils sont nombreux, ces fidèles à attendre quelque chose de Dieu.
Mais comme l’a dit la parole, “seule ta foi te sauvera”. Et ça, beaucoup de fidèles ne l’ont pas compris. Les faux pasteurs ont encore de beau jour devant eux.