Pasteur Morin. « Vivre la foi au quotidien »


Fabio Morin est le pasteur référent de la communauté protestante du Trégor. Fabio Morin est le pasteur référent de la communauté protestante du Trégor.

Il a 31 ans, le sourire aux lèvres et le regard empli de joie et de sérénité. Fabio Morin, jeune pasteur de l’Église évangélique de la route de Guingamp, à Lannion, est heureux de sa mission auprès des fidèles du Trégor. Il nous raconte son parcours et ses projets.

Racontez-nous d’où vous vient votre vocation ?
Je suis né à Saint-Malo dans une famille plutôt athée et non pratiquante à la base. Mais ma mère est devenue chrétienne, en allant dans un temple évangélique à Saint-Malo. Et mon père footballeur, non pratiquant, est aussi redevenu chrétien. C’est dire si le contexte de foi était réel. Pourtant, comme beaucoup à la préadolescence, je me suis éloigné de Dieu, pour me plonger dans la littérature. Je suis revenu vers Jésus à l’âge de 14-15 ans. Là, ce fut vraiment un changement profond, une joie renouvelée.

Quel a été votre parcours scolaire ?
J’ai fait une école de gestion et management à l’IGR à Rennes spécialisée dans les ressources humaines. Je suis titulaire d’un Bac + 5. Puis, je suis devenu professeur d’économie (SES) et de gestion à Saint-Malo et à Brest. Aujourd’hui, je n’enseigne plus pour me consacrer entièrement à ma mission de pasteur.

Et votre formation religieuse ?
J’ai suivi une formation théologique par correspondance avec l’Institut de théologie de Bordeaux. Je suis devenu pasteur, après avoir été en formation durant trois années à Brest, dans le cadre des Églises évangéliques dites « Assemblée de Dieu » : première église de la communauté évangélique en France (plus de 400 lieux de culte en France métropolitaine et 600 pasteurs). Arrivé à Lannion en août 2015, j’y suis pour une durée indéterminée.

Comment pourriez-vous définir votre mission au sein de l’Église ?
Pasteur signifie berger, mon rôle est de prendre soin des âmes. Jésus est le vrai bon berger. Je ne suis pas un intermédiaire mais plutôt un poteau indicateur vers Dieu manifesté en Jésus, source de notre foi. Ma mission n’est pas de diriger les âmes mais de les accompagner dans leur cheminement personnel avec Dieu, en toute liberté. Le but n’est pas d’intégrer une nouvelle religion mais développer avec Dieu une relation personnelle au quotidien. Vivre la foi au quotidien et pas seulement à l’église le dimanche mais dans la famille, dans la voiture… Aider chacun à lire la Bible par lui-même.

Quels sont vos souhaits pour la communauté protestante trégorroise et plus largement les Chrétiens ?
« On ne comprend bien qu’avec le coeur », disait le « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Mon désir serait que tous ceux qui n’ont pas lu l’Évangile et qui parfois le rejettent, puissent avoir un avis personnel en le lisant une fois dans leur vie. Ne pas remettre sur Dieu les erreurs des hommes…

Vous avez des projets dans vos cartons…
Avec l’association culturelle, nous voulons aider les réfugiés des camps de Calais et de Dunkerque. Au niveau national, les Évangélistes ont créé une action appelée Matthieu 25. Plus localement, poursuivre ma collaboration avec le pasteur Thierry Le Gall et une équipe de sept responsables (équivalent de diacres). Je souhaite aussi continuer de développer l’investissement bénévole fort dans l’Église (marchés, jeunes, seniors, groupe de femmes, enfants, travaux…).

En complément

Mali : Pastoralisme en Afrique de l’ouest et du centre : PEU PRIS EN COMPTE PAR LES …

L’absence d’une vision commune entre pays sahéliens et côtiers, entre les organisations paysannes et les autres acteurs sur les stratégies régionales de développement à promouvoir constitue un des défis que le secteur doit relever

L’atelier régional sur la construction d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme en Afrique de l’ouest et du centre a pris fin samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par une déclaration finale des participants. Dans ce texte, les réseaux régionaux des acteurs professionnels, les représentants des éleveurs, des pasteurs, des organisations de la société civile pastorale, des femmes et du secteur privé de l’Afrique de l’ouest et du centre ont noté avec préoccupation la faible prise en compte de l’élevage en général et de l’élevage pastoral en particulier, les défis majeurs auxquels l’élevage et le pastoralisme sont confrontés.
Il s’agit de l’absence d’une vision commune entre pays sahéliens et côtiers, entre les organisations paysannes (OP) et les autres acteurs sur les stratégies régionales de développement à promouvoir. Les participants ont marqué leur inquiétude sur la faible connaissance des systèmes pastoraux, l’interconnexion des dispositifs d’information des acteurs et le défi sécuritaire en lien avec les actions de développement de l’élevage et du pastoralisme, la sécurisation du foncier pastoral, l’accès aux facteurs de production (financement) et aux services de base adaptés (aliment bétail, santé animale et humaine, éducation).
La bonne gouvernance des espaces et infrastructures, des aménagements pastoraux, l’accès aux marchés et la modernisation des chaines de valeur, la sauvegarde et l’amélioration du pouvoir économique des femmes et des jeunes des ménages pastoraux, le renforcement de la résilience des populations pastorales face aux changements climatiques, la forte croissance démographique, la facilitation de la mobilité du cheptel et de la transhumance transfrontalière sont d’autres préoccupations des participants. Ceux-ci ont réaffirmé leur engagement à contribuer à l’avènement d’un environnement propice au développement durable de l’élevage et du pastoralisme et convenu de l’institutionnalisation d’un espace de concertation entre les réseaux et les organisations des éleveurs et des pasteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Autant de facteurs qui vont dans le sens de la défense des intérêts des éleveurs, des pasteurs et de leur patrimoine pour une prise en compte effective de l’élevage et du pastoralisme dans les politiques publiques tant au niveau international, régional, national que local.
L’amélioration du dialogue pour influencer les politiques publiques à tous les niveaux, et surtout local, la nécessité d’engager des investissements structurants pour soutenir la réalisation, la gestion durable et inclusive des aménagements, des équipements, des infrastructures pastorales, renforcer l’accès des populations d’éleveurs et de pasteurs aux services sociaux de base et services techniques par la mise en place d’un dispositif adapté à la mobilité des populations figurent aussi parmi les recommandations des participants.
Ces derniers ont appelé les délégués de la région (ROPPA, RBM, APESS, CORET) et les initiateurs de l’atelier de Bamako ( FAO, FIDA, VSFI, SNV, UK AID, Acting for life, RBM) à soutenir la vision, les priorités d’investissement et les besoins d’accompagnement des éleveurs et des pasteurs définis dans la présente déclaration. Le séminaire a été ponctué d’une conférence de presse animée par les responsables des organisations civile pastorales.
L’un des représentant de la société civile pastorale du Niger, Modibo Oumarou, a rappelé que l’élevage contribuait à la croissance du produit intérieur brut (PIB) et à 25% du PIB de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a reconnu que les changements climatiques avaient un impact sur le pastoralisme.
Le secrétaire chargé du développement organisationnel du réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs d’Afrique « Réseau Billatal Maroobé » (RBM) du Sénégal, Aliou Samba Ba, a lui jugé que le pastoralisme était une alternative face aux changements climatiques. Plus de 90% de la viande vient de l’élevage pastoral, a-t-il constaté. « Le pastoralisme est un bien appartenant à tous, un moyen efficace de résister face aux changements climatiques. Il permet aux populations de mieux vivre mieux. Les politiques doivent donc avoir une vision claire pour préserver l’environnement pastoral, prendre des mesures permettant aux éleveurs de transhumer facilement et de travailler pour l’intégration des éleveurs. Il est aussi dans l’intérêt de tous les éleveurs de soutenir la pastoralisme », préconise Aliou Samba Ba.
La présidente du directoire national des femmes en élevage du Sénégal (ROPPA), Mme Diallo Oumou Khaïry, a salué en l’atelier, une réflexion sur l’avenir du pastoralisme en Afrique de l’ouest et du centre. L’agriculture et l’élevage sont deux domaines indissociables. Il faut un code clair pour soutenir les deux secteurs pour une meilleure prise en compte des femmes et des jeunes, a-t-elle plaidé.
« Le pastoralisme est menacé. Alors qu’il ne se passe un seul jour sans que l’on se nourrisse d’un produit animal. Il faut donc une politique claire pour soutenir le pastoralisme pour que la sécurité alimentaire soit préservée», a soutenu de son coté, le président de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains, Lamido Issa Bi Amadou.
S. Y. WAGUE

Source : L’Essor

Mon pasteur, mes copines, mes nièces, mes cousines et mes parents… Une bande de …

Mon pasteur, mes copines, mes nièces, mes cousines et mes parents… Une bande de matérialistes qui a gâché mon mariage

«Quand le malheur frappe à la porte, le bonheur s’enfuit par la fenêtre», dit l’adage. Et cette vérité évidente, je l’ai réapprise à mes dépens. Lisez plutôt mon témoignage…

Quant je me suis présenté pour la première fois aux parents de Gisèle, après 6 mois de concubinage dans le meilleur, jamais je n’ai imaginé que notre union aurait du mal à résister au pire. Et pourtant…,l’attitude de ma belle mère, dès ledit premier jour, était une sorte de prémonition quant à la motivation réelle de toute une belle famille très pressée pour me donner leur fille en mariage. Ce jour-là, ma belle mère ne s’est même pas gênée de me demander si la grosse voiture que je roule, m’appartenait, ou si j’étais le chauffeur d’un grand type. Mon oui comme réponse à cette question, a visiblement contribué à dissiper les crainte de ma belle-mère, et à travers elle, quasi-totalité de ma belle famille. Elle m’a même confessé qu’elle a toujours conseillé à sa fille Gisèle d’éviter les mauvaises compagnies ; d’autant plus qu’elle est issue d’une famille très pauvre et que par conséquent, avoir un homme stable comme mari, serait l’idéal dans une famille en proie au doute existence comme la sienne. Dès lors, elle s’est personnellement investie dans le processus devant officialiser mon mariage avec sa fille Gisèle. Plus qu’un beau fils désormais, j’ai été adopté. Plus aucune réunion ne se passait sans moi ; au motif que j’étais automatiquement devenu leur fils, donc membre à part et entière de leur famille, puisque leur fille chérie, pardon leur trésor est avec moi. C’est naturellement que ma belle famille en général et particulièrement, ma belle mère s’est investi corps et âme pour que Gisèle et moi-même puissions officialiser notre union.
Dans l’attente de notre passage devant le maire donc, ma belle famille a tout mis en œuvre pour installer Gisèle aux fins de prendre le contrôle de ma maison ; et il en fut ainsi. Mais une fois installées chez moi, les sollicitations matérielles et financières de Gisèle et de ma belle famille vont finir par prendre le dessus. Leurs déclarations de bonnes intentions que je pouvais assimiler à des pratiques démagogiques, cachaient désormais très mal, l’amour au nom duquel ma maison, mon argent, mes voitures et même mes vêtements étaient devenus leur propriété. Je n’avais plus d’intimité. J’étais littéralement envahi par ma belle famille très pauvre, considérait ma petite Gisèle comme leur unique trésor. Par conséquent, tout homme qui s’aventurerait avec elle, devrait prendre toute sa famille en charge. C’est d’ailleurs pour cette raison que la mère de Gisèle, dès ma première rencontre avec elle n’a pas hésité à me demander si la grosse voiture que je roulais m’appartenait ou si j’étais le chauffeur d’un grand type. Pis, le doute qui s’était désormais installé dans ma tête n’arrêtait jamais de s’enfler au fil des jours. Le relecteur de l’assertion selon que l’homme et la femme se maris pour le pire et pour le meilleur, était devenu mon jeu favori. Dans la logique de la présente assertion, les problèmes de Gisèle, ma femme sont aussi mes problèmes.

Par conséquent, je dois assumer, même si elle exagère quelques fois dans le traitement de certains cas matériels et financiers posés par elle et ses parents. Aussi, pour ne pas que la fameuse déclaration selon laquelle l’on se mari pour le pire et pour le meilleur soit applique ou soit applicable dans un sens unique, je me suis posé la question de savoir si Gisèle et ses parents seraient prêts pour moi au cas ou c’était l’inverse ; C’est-à-dire que si pour une raison ou une autre, je me retrouvais dans une situation de dépendance financière vis-à-vis d’eux ? Pour avoir la réponse à ma question avec certitude aux fins de prendre mes dispositions quant à l’officialisation de notre union devant le maire, puisque je vivais jusqu’ici au nom d’un mariage coutumier avec Gisèle, sans perdre de temps, je suis arrivé à la conclusion qu’il me fallait absolument tester la sincérité de ma femme et ma belle famille par rapport à notre union. Les moyens que je me suis donnés à cet effet, étaient simples mais très efficaces. Ils ont consistés à organiser mon insolvabilité. C’est-à-dire, faire admettre que je n’ai plus rien pour vivre une femme, ses parents, ses frères, ses sœurs, ses cousins, ses tantes, ses nièces, ses oncles, ses amies etc.
Premièrement, j’ai aménage dans un hôtel de la place pour un mois. Et prétextant de déposer l’essentiel de mes meilleures tenues dans un pressing, j’ai réussi mon déménagement partiel en douceur. Quand il s’agissait de rentrer à la maison, j’ai  passais à l’hôtel pour me changer. J’ôtais mon ensemble veste que j’ai porté pour aller au travail et je mettais des anciens habits usés sans oublier de porter des tapettes. Puis, j’abandonnais mon véhicule dans le parking d’hôtel pour emprunter un taxi compteur qui me laissait à 100 mètres de ma maison et c’est à pied que je rentrais chez moi. Quant ma femme et ma belle-famille m’ont vu dans cet état, j’ai été assailli de questions. J’ai du réunir toute la maisonnée pour dire que j’étais trempe jusqu’au cou dans plusieurs malversations dans mon service. Et qu’en attendant que la justice face son travail, mon employeur a commis un huissier de justice aux fins d’appliquer une saisie conservatoire sur tous mes biens. Toute chose qui m’empêche automatiquement de disposer de mes comptes bancaires, mes voitures, mes maisons et que même la maison dans laquelle nous nous trouvons actuellement est menacée avec tout son contenue, par la même procédure. Après cette mis au point, j’ai séance tenante remis la somme de 500.000 Fcfa à Gisèle pour qu’elle assure les besoins primaire à savoir, la nourriture, la santé, les factures domestiques en attendant le dénouement de mon problème sans oublier de lui préciser que ladite somme était mon tout dernier sou.
Comme si mes arguments d’homme en situation d’insolvabilité ne suffisaient pas, j’ai fabrique de toute pièce, une lettre de licenciement que j’ai ensuite laissée exprès dans mes habits sales. Pour qu’en voulant les laver, là servante ne la découvre et la remette à madame pour qu’elle la lise. Et c’est ce qui s’est effectivement passé. Avant de faire la lessive, notre servante procède régulièrement à la fouille minutieuse de nos vêtements aux fins d’éviter de détruire d’éventuels précieux papiers qui s’y trouveraient par oubli. Cette séance de fouille a naturellement débouché à la découverte de ma fameuse lettre de licenciement. Dès que la servante l’a découverte en mon absence, elle l’a remise à madame, qui ne s’est pas empêchée de la lire. Apres lecture, elle s’est convaincu non seulement de l’existence du problème qui me prive de mes biens, mais pire, que j’ai perdu mon emploi et que je suis même menacé d’emprisonnement. Ce même jour, alors que j’avais pris soins de mettre une tenue délabrée sans oublier de porter mes tapettes avec une pile de dossier en main, madame n’a même pas attendu que je m’asseye pour m’assaillir avec une pléthore d’interrogations et d’inquiétudes. Madame m’en voulait surtout au motif que je lui avais parle de tout, la veille, sauf de la fameuse lettre de licenciement. Alors, j’enfonçais le clou en expliquant que la situation était plus grave qu’elle ne le pensait avant de lui demander si elle pouvait me retourner la somme de 300 000F CFA sur les 500 000 F.cfa que je lui avais remis la veille pour les besoins primaires et domestiques. Sous un air très méprisant, Gisèle m’a demandé ce que je voulais encore faire de cet argent ? Je lui ai répondu que je voulais le remettre à un avocat pour assurer ma défense ; de sorte que même si on considérer que j’ai déjà perdu mon boulot et mes biens, je puisse échapper au moins à la prison. D’autant plus que  est possible si je suis en vie et en liberté. Grande fut ma stupéfaction quand Gisèle me demande un temps de concertions avec les membres de sa famille présents chez moi au moment des faits. Au sortir de ce conclave, elle décide de ne rien me donner ; au motif que j’avais déjà tout perdu et qu’il ne me fallait pas perdre encore les 300 000 Fcfa qui, depuis lors, sont devenus son dernier espoir. Avant d’ajouter qu’elle souhaite que notre mariage qui devrait avoir lieu dans une semaine, soit reporté à une date ultérieure ; le temps pour les parties de voir clair dans la situation qui prévalait. Et qu’à cet effet, elle a annulé depuis hier, les commandes du gâteau de mariage, la robe de mariée et a récupéré les montants des différentes réservations à savoirs, la réception, les frais d’hôtel pour la lune de miel sans oublier la réservation du groupe musicale pour la cérémonie nuptiale. Que les différents montants réunis à travers ces opérations de reprises de frais de réservations ajoutés au 500.000 Fcfa constituaient désormais un fonds de commerce pour lui permettre d’assurer ses besoins primaires et ceux de ses parents en attendant mieux. Pis, Gisèle m’a laissé entendre qu’elle s’apprêtait avec ses parents, à retourner eux sans délai ; histoire d’éviter l’humiliation qui consisterait à se faire vider par les services d’un huissier de justice, vu que la maison que nous habitions faisait partie des biens visent par la mesure de saisie conservatoire. À ma question de savoir si elle ne me donnait pas une partie de mon argent et qu’on me mettait en prison ? Gisèle m’a répondu qu’elle et sa famille priaient pour qu’on ne me mette pas en prison ; mais de souffrir que les 300 000 F CFA sollicités ne me soient donnés ; au motif léger et fallacieux qu’elle compte organiser un commerce pour vivre avec ses parents en attendant. Mes nombres supplications n’ayant rien changées dans la décision de Gisèle, je me suis alors tourné vers le petit groupe constitué de beaux et de belles. Et là, des voix on ne peut plus explicites se sont élevées pour me faire entendre ce que tout le monde, y compris Gisèle, pensait tout bas. A savoir que quand le tonnerre gronde, chacun attrape sa tête. Traduction faite, j’arrive à la conclusion que je n’incarne plus les intérêts pour lesquels Gisèle et sa famille étaient sous mon toit et à ma charge. Maintenant que je n’ai plus rien, Gisèle et ses parents ont choisi de commerçante avec dernier sou, au détriment de ma liberté, plutôt que de le risquer dans une cause qu’elles considèrent perdue d’office. Prenant la pleine mesure de l’abdication de Gisèle vis-à-vis de la fameuse assertion qui veut qu’on se mari pour le pire et pour le meilleur, c’est comme un clochard doublé d’un prisonnier en sursis que je suis parti de chez moi le même soir pour prendre mes quartiers, pardon, pour trouver refuge dans l’hôtel ou j’avais aménagé plus tôt. Deux jours après, Gisèle et ses parents sont retournés chez eux non sans oublier d’emporter le contenu de ma maison (frigos, télévisions, climatiseurs, vidéos, cuisinières, lits, matelas, ustensiles de cuisine, fauteuils…) pour disent-ils échapper aux huissiers. En un mois, Gisèle a eu le temps de m’appeler tout au plus, 2 fois qu’elle m’a appelé, plutôt que de proposer des solutions, elle me demande si mes problèmes étaient réglés et si j’avais obtenu une main levée au quant différentes saisies conservatoires appliquées sur mes biens ? Avant de préciser qu’elle suivait de très près, l’affaire depuis ses parents et n’attendait plus que le dénouement pour venir se réinstaller. A chacune de ses appels, et pour voir jusqu’ou elle pouvait aller, je lui faisais croire que le problème s’était empire et que je me cachais pour ne pas aller en prison puisque j’ai été condamné. Cette dernière information a suffit pour que madame tombe définitivement en brousse en changeant ses numéros de téléphone. Ainsi, l’organisation de mon insolvabilité venait d’avoir raison de Gisèle. La preuve par quatre, de ce que Gisèle et ses parents ne m’aimaient pas venait d’être faite s; et comme il me fallait coute que coute une bonne femme ; à savoir, une femme qui m’aime d’un amour sincère et non pour mon argent, je décidai de me tourner vers une grande église dans la commune de Cocody. Toujours avec la même méthode, c’est-à-dire, faire admettre que je suis pauvre. Pour ce faire, j’étais toujours à pieds avec un accoutrement bizarre chaque fois qu’il s’agissait d’aller dans ma nouvelle l’église. Après un mois de fréquentation, j’approchai une sœur de mon église pour lui expliquer qu’après un mois de prière, Dieu m’a convaincu de venir demander sa main. Mais, dépassée par ma démarche, la sœur en question plutôt m’a vilipendé. Elle m’a même laisse entendre que j’étais guide par le diable puisque son Dieu qu’elle adore, ne pouvait pas mettre un homme aussi pauvre et malheureux sur son chemin. J’ai du prendre acte avant de revenir à la charge 48 heures plus tard. Cette fois ci, je me suis dirigé vers une autre pour lui faire la même proposition, à savoir que Dieu m’a convaincu de faire d’elle mon épouse. Sans commenter ma demande, la sœur qui répondait au nom de Murielle, m’a conseille de mettre ça en prière. Pendant un mois, nous avions prié, tantôt ensemble au sein d’une cellule de prière, tantôt séparés chacun chez soi. Au terme d’un mois de prière, nous sommes arrivés à la conclusion qu’on doit sceller nos fiançailles devant nos parents respectifs, les pasteurs et le conseil  de l’église. Là encore, ce fut un autre obstacle sans précédent. Officiellement, les beaux parents, les pasteurs et le conseil de notre église ont estimé qu’ « il était trop tôt pour qu’on parle de fiançailles au motif que nous (la sœur et moi) sommes connus il ya à peine un mois ». Mais officieusement, des voix et non des moindres parmi les parents de Murielle, les membres du grand conseil ont laissé entendre que « je n’étais pas crédible ».En d’autres termes, les tapettes, les habits usés que je portais voire mon allure, ne suscitaient aucune confiance à leurs yeux. Mieux, mes détracteurs ont estimé qu’ « il ne fallait pas que je devienne un cas social pour l’église et pour ma belle famille. Vu que je suis sans emploi, donc sans revenu, qu’il est évident que notre couple pourrait se retrouver dans une situation d’incapacité à payer le loyer, d’assurer les besoins primaires et domestiques tels que la nourriture, la santé, les factures et biens d’autres. Et que l’expérience a démontré que dans ces genres de situations, les fidèles se tournent toujours vers l’égalise dans l’espoir de bénéficier d’une hypothétique charité avant de conclure que « je dois me battre pour aboutir à une situation confortable avant de prétendre à un mariage ». Heureusement que ma fiancée de sœur en Christ avait une autre perception de la situation. Elle a surpris tout le monde ;y compris moi-même. À l’en croire, «c’est Dieu qui donne l’argent et le matériel » avant de confondre ses parents, les responsables de l’église avec ce passage tirer de la sainte Bible : « Tu ne seras jamais tenté au-delà de tes forces». Traductions en français facile : un bagage que tu ne peux pas supporter, le bon Dieu ne le met jamais sur ta tête. Conclusion de Murielle, «si Dieu a mis ce monsieur sur mon chemin, il est clair qu’il nous donnera les moyens pour subsister ».Cette attitude de Murielle a clos le débat et m’a mis en confiance. C’est naturellement contre le gré de ses parents et des autorités de notre mariage fut fixé. Une frange des membres notre église avaient même décidé de boycotter notre union que d’aucuns ont qualifié de contre nature. Pire, mes beaux parents, les principaux pasteurs et les membres du conseil, se sont volontairement mis à l’écart, prétextant que les candidats au mariage que nous étions, seraient une charge tôt ou tard pour les beaux parents et l’église. Feuilleté dans mon orgueil, c’est à ce moment précis que je décidai de déployer la grosse artillerie en troquant mon statut d’homme en situation d’insolvabilité à celui d’homme solvable que je suis en réalité ;puisque Murielle m’avait désormais accepté pour le pire et pour le meilleur. Au fur et à mesure que les préparatifs se faisaient, et vu les grands moyens déployés (NDRL :réservation d’hôtel 5 étoiles pour notre lune de miel, réservation du groupe musical le plus branché d’Abidjan, réservation d’un grand restaurent de la place pour la réception sans oublier l’annonce d’une dizaine d’artiste en vogue…) tous ceux qui s’étaient volontairement écartés (NDRL :beaux parents, pasteurs, anciens, membres du conseil de l’église et autres fidèles lambda),se sont rétractés pour rejoindre sans condition, la fête. La cerise sur le gâteau a été le fait que je sois venu à la maire puis à l’église, très bien habillé, et à bord d’un de mes véhicules de 4X4 escorté par deux motards. Quant à la toute première jeune sœur que j’ai abordée ; laquelle jeune sœur m’a vilipendé au motif que j’étais l’incarnation du Satan, elle s’est littéralement écroulée avant de perdre connaissance quand elle m’a vu dire oui à une autre plus belle, devant le maire et une foule de proche. Morale pour morale, commentez-vous-même mon texte.
Gérard DECAO, 42 ans (homme d’affaires)

Togo Yamba ELIE et LAurent GAGBO ou le faux prophète et son antechrist!

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JESUS, ET SES APÔTRES APRÈS LUI, RECOMMANDENT LA SOUMISSION À L’AUTORITÉ ET AUX AUTORITÉS EN CHARGE DU PAYS.
Aux pasteurs égarés par Satan le Diable comme Yamba Elie, et à ses émules fétichistes et idolâtres, sans oublier les prêtres catholiques égarés et leurs ouailles impies, il faut rappeler la recommandation cardinale suivante que les Apôtres de Jésus Christ firent sans relâche à leurs communautés chrétiennes :
« Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. En effet, les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu n’avoir pas à craindre l’autorité ? Fais le bien et tu en recevras des éloges. Car elle est un instrument de Dieu pour te conduire au bien. Mais crains, si tu fais le mal ; car ce n’est pas pour rien qu’elle porte le glaive : elle est un instrument de Dieu pour faire justice et châtier qui fait le mal. Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par motif de conscience. N’est-ce pas pour cela même que vous payez les impôts ? Car il s’agit de fonctionnaires qui s’appliquent de par Dieu à cet office. Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur. » (Epitre aux Romains, 13,1-7)
Ici « crainte » signifie sans doute « respect ». Cela n’a rien à voir avec la peur que soustend la haine et partant l’envie de détruire l’autorité qu’on n’aime pas. Or personne ne peut détruire Dieu, la Source éternelle de toute autorité sur terre. C’est dire que cette recommandation, qu’on peut rejeter comme Yamba Elie et tous ceux qui le suivent ; ou qu’on peut et doit accepter de bon cœur par amour pour Christ – reste valable encore aujourd’hui car elle est frappée du double sceau de la Vérité éternelle : Dieu et Jésus Christ, Son Fils unique. De plus, les Apôtres sont bien placés pour recommander avec insistance cette soumission à l’autorité et aux autorités du pays dans lequel on vit ou non, car c’est un enseignement reçu de Jésus Christ, qui s’est aussi soumis à l’autorité et aux autorités en charge durant son séjour terrestre. L’Evangile est clair et net à ce sujet. La leçon donnée par Jésus est pratique c’est-à-dire dépourvue de toute ambiguïté. Elle a la valeur d’un symbole, car appelée à servir après lui. Nous la découvrons dans son enseignement sur l’attitude à adopter devant « l’impôt dû à César » :
« Ils lui envoient alors quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens pour le prendre au piège dans sa parole. Ils viennent et lui disent : « Maîtres, nous savons que tu es véridique et que tu ne te préoccupes pas de qui que ce soit ; car tu ne regardes pas au rang des personnes, mais tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l’impôt à César ? Devenons-nous payer ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me tendez-vous un piège ? Apportez-moi un denier, que je le voie. » Ils en apportèrent un et il leur dit : « De qui est l’effigie que voici ? Et l’inscription ? » Ils lui dirent : « De César.» Alors Jésus leur dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient fort surpris à son sujet. » (Marc, 12, 13-17)
Jésus vivait donc sous la domination romaine mais ne l’a pas mise en pièces en encourageant une quelconque révolte contre un système politique pourtant insupportable. Il n’a pas non plus détruit l’autorité religieuse en place, malgré l’hypocrisie d’icelle. Il savait que toute autorité vient de Dieu et ne concevait pas l’ordre romain et l’hypocrisie des Pharisiens comme des obstacles à sa mission. Bien au contraire, tout concourait à sa réalisation telle que Son Père le voulait.
Jésus est donc le fondement spirituel de la « soumission aux pouvoirs civils » que recommande l’Epitre aux Romains citée plus haut. C’est donc un enseignement cardinal auquel doit obéir tout pasteur et tout prêtre, dignes de ses titres et pour lesquels Jésus Christ reste l’unique et seul Maître incontestable de référence. En effet, c’est à Lui qu’il faut remonter si l’on veut comprendre ce que veut dire « pasteur » et « prêtre » et comment doit se tenir et se comporter aux yeux de tous, un pasteur véritable et un prêtre authentique, fidèles à Jésus et à son Evangile.
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JESUS “LE BON PASTEUR” A FORMÉ DES APÔTRES ET NON DES PROPHÈTES!

Les Catholiques ont leurs prêtres, les Protestants évangélistes, leurs pasteurs. Mais en général, un « prêtre catholique» n’est pas un « pasteur évangéliste», et vice versa. C’est que le « pasteur évangéliste », africain surtout, peut se muer en « prophète », ce que ne peut faire un « prêtre catholique » sans courir le risque d’excommunication prononcée par le Vatican. Il semble en effet que sur ce point, le Pape et son clergé restent fidèles au schéma évangélique légué par Jésus et les Apôtres. Oui, Jésus n’a jamais formé de prophètes durant son ministère terrestre, et c’est un parjure de les associer aux deux autres mots (prêtre et pasteur) Certes, ceux-ci restent bien synonymes et ont la même origine spirituelle : Jésus le Christ, Fils Unique de Dieu et grand Prêtre supérieur à Melchisédech, tel que cela est clairement et abondamment indiqué dans l’Epitre aux Hébreux. Voici comment et pourquoi Jésus se conçoit en « bon pasteur » :
« Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. Je suis le bon pasteur ; et je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur ; c’est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et j’ai pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (Jean 10, 11-18)
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Jésus a pensé un Evangile pour tous les hommes, aussi bien pour ceux de son temps que ceux de l’Afrique d’aujourd’hui. C’est ce qu’il dit en ces termes dépouillés de toute d’ambiguïté : « J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur. » On dira qu’il faisait allusion aux Juifs dispersés. Mais cela n’empêche pas de le comprendre dans un sens universel. Il est donc le pasteur de tous, et tous les chrétiens d’Afrique sont aussi ses « brebis » : Ivoiriens, Burkinabés, etc., au même titre que les chrétiens Français, etc. ; « bon pasteur » de tous les chrétiens qui acceptent et pratiquent les enseignements de son Evangile. Ces Chrétiens connaissent sans doute le fameux (et très utile !) Psaume 23 (22), Psaume de David, intitulé « Le bon Pasteur » dont le premier verset fait dire au Roi juif David
« YAHVE EST MON BERGER, RIEN NE ME MANQUE ».
Yahvé, que Jésus appelle « le Père » et encore « mon Père ». Ajoutons que « berger » et « pasteur » restent synonymes. Pierre s’en tiendra à cette image de « bon Pasteur » que Jésus, bien que fils de Dieu, s’est donné et qu’il recommanda à Pierre, comme aux autres Apôtres, et à tous ceux que les Apôtres formeront : les épiscopes, les diacres, les presbytres. Tous, en qualité de missionnaires de la foi, devront ressembler à Jésus, le parfait modèle du « bon pasteur », et « le Chef des pasteurs ». Tous devront se mettre à son service, au service de la Vérité c’est-à-dire de Dieu, en devenant un pasteur ou un prêtre irréprochable fidèle à Jésus. Pierre écrit :
« Les anciens qui sont parmi nous, je les exhorte, moi, ancien comme eux, témoins des souffrances du Christ, et qui doit participer à la gloire qui va être révélée. Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur ; non pas en faisant les seigneurs à l’égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant des modèles du troupeau. Et quand paraîtra le chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas. » (1Pierre 5, 1-4)
Les exhortations de Pierre recourent au même lexique métaphorique du langage dont use Jésus lorsqu’il lui adresse, sur le point de monter au Ciel, les dernières injonctions conformes à son rang de chef des apôtres :
« Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aimes. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui dit à nouveau, une deuxième fois : «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » – « Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième fois : «M’aimes-tu ? », et il lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. » (Jean 10, 11-18)
Jésus, après lui avoir annoncé « le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu », lui dit : « Suis-moi.» Or Jean, « le disciple que Jésus aimait » se mit à les suivre. Mais Jésus, s’adressant à Pierre, lui dit : « Toi, suis-moi.» L’aparté entre les deux hommes eut donc, apparemment, lieu sans témoin et loin des oreilles indiscrètes. Que se dirent-ils ? Le « révérend pasteur » Yamba Elie le sait sans doute ! Mais on peut, sagement, douter puisqu’il se prend pour « un prophète », un ministère jamais institué par Jésus Christ. Par conséquent, on doit douter qu’il soit un « pasteur » selon l’enseignement de Christ. Retenons pour pur orgueil son titre ronflant de « révérend pasteur », qui n’a rien à voir avec l’image de « bon pasteur » car le « bon pasteur » prêche l’amour et non la haine. Il « poursuit la justice, la piété, la foi, la charité, la constance, la douceur » ; il combat « le bon combat de la foi, conquiert la vie éternelle à laquelle il a été appelé et en vue de laquelle il a fait la belle profession de foi en présence de nombreux témoins », indique Paul l’apôtre de Jésus . (1Thimothée 6,11-12)
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JESUS DESIGNE PIERRE “CHEF DES APÔTRES” MAIS A UNE CONCEPTION NOUVELLE DE LA FONCTION DE “CHEF”.

Retenons donc que Jésus, avant son ascension, sa montée au Ciel, avait eu le temps de recruter parmi les milliers de disciples qui le suivaient douze apôtres qu’il forma, éduqua et hiérarchisa. Il fit de Pierre le chef spirituel vers qui devaient se tourner les autres apôtres après le départ de Jésus. Cette primauté accordée à Pierre se justifiait car c’est Pierre qui fut en effet le premier à reconnaître en Jésus « le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Une profession de foi extraordinaire qui lui attacha Jésus une bonne fois pour toutes. En réponse, Jésus lui déclara alors :
«Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. Eh bien !, moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, sera tenu dans les Cieux pour lié, et quoi que tu délies sur terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. » (Matthieu 16, 17-20)
Quel immense pouvoir – autorité voulons-nous dire -, immense pouvoir spirituel conféré à Pierre ! Il est difficile de ne pas croire que Pierre hérita de certains dons spirituels particuliers, ce qui revient à dire que le rôle d’élu exceptionnel qu’il est devenu lui ouvrit le droit à un enseignement acroamatique et époptique, auquel les autres n’eurent jamais accès. Peut-être ! Pierre ne resta pas moins un apôtre comme les autres, un apôtre au service des autres, bien que leur chef. La raison ? C’est que Jésus avait une conception précise et paradoxale de cette fonction de « chef des apôtres», en totale rupture avec celles de son temps. Une conception aux antipodes de la conception ordinairement admise par les Pharisiens et les païens de son temps. A ce propos, Jésus enseigna ceci à ses Apôtres :
« Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il n’en doit pas être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d’entre vous, sera votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. » (Matthieu 20, 25-28)
Par des périphrases, Jésus critique sévèrement la loi d’airain si adulée des hommes. Elle consiste à dominer et écraser les autres lorsqu’on a le pouvoir, spirituel ou politique. Bien que Fils de Dieu, il tint à se démarquer en tout du pouvoir humain car il n’était pas un chef politique. D’où une conception fortement paradoxale, antithétique, de la nouvelle hiérarchie qu’il introduisait. Une conception vécue, insiste-il c’est-à-dire qu’il était le serviteur de Dieu et au service de la seule volonté divine. Il ne mélangeait pas les genres, et la hiérarchie religieuse d’essence spirituelle qu’il introduisait obéissait à des lois divines qui n’étaient plus celles du monde. Bref, tout pasteur, comme tout prêtre, doit être un humble serviteur des hommes et des femmes, des chrétiens, dont il a la charge. Il ne doit en aucun cas interférer dans la sphère politique, car ce serait contrevenir gravement à l’Enseignement de Jésus. Il doit tout faire pour que lui et ses ouilles, par leur soumissions aux autorités et leur respect des lois en vigueur, contribuent efficacement à la paix et à la stabilité sociale d’un pays. Ni Jésus, ni ses Apôtres après lui, n’ont invité à décrier le régime politique en place ni à semer la panique dans la société. Ce qui est loin d’être clair dans les esprits souillés du faux pasteur Yamba Elie et de la clique de faux pasteurs désireux de dominer les esprits par la peur et le mensonge de leurs prophéties diaboliques qui ne sont que « discours creux et impies » qui « écartent de la foi ». Ils n’ont rien compris à l’Enseignement de Jésus ni aux recommandations des Apôtres parce que la racine de leurs prophéties « c’est l’amour de l’argent » (1Thimothée 6, 10) et « une foule de convoitises insensées et funestes, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ». (1Thimothée 6, 9)
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JESUS ET SES APÔTRES METTENT EN GARDE CONTRE LES FAUX PROPHÈTES !
A ces faux pasteurs et faux prophètes il faut rappeler fermement que malgré l’importance conférée à Pierre, Jésus ne fit pas de lui un prophète, pour qu’il prophétise sur la chute des empires ou sur son retour. Car ce retour, il n’en connaît pas lui-même ni l’heure ni le jour. Seul Dieu son Père le sait. A Pierre, comme aux autres apôtres, Il a même mis en garde contre les « faux prophètes » et les « faux docteurs » qui viendront après lui :
« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? Ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que l’arbre gâté produit de mauvais fruits. Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits. Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on l coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Matthieu 7, 15-20)
Voilà le schéma de la formation évangélique reçu de Jésus par les apôtres. C’est dans la fidélité et le respect strict de ce schéma que les apôtres, obéissant aux injonctions de Jésus, iront aux quatre coins du monde annoncer la bonne nouvelle de son Evangile. C’est dans ce cadre que seront accueillis ceux qui accepteront et transmettront l’enseignement de Jésus. Ainsi, Paul se fera « l’apôtre de Jésus », se conformant à un schéma évangélique institué par Jésus. On prétendra qu’il ne l’a pas vu, ce qui est faux si on lit son épitre aux Corinthiens :
« Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je donc pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat. » (1 Corinthiens 9, 1-2)
Voir Jésus rend « libre ». C’est très important. Paul a donc vu Jésus, sur le chemin de Damas, Damas où il allait persécuter les chrétiens. Il était alors un zélote juif fougueux et hostile aux nouveaux croyants. Mais Jésus l’a délivré de ce fanatisme terroriste, l’a donc rendu libre car Jésus lui révéla la vérité, à savoir qu’en dehors de Lui, rien n’a de sens, rien n’est significatif. Il est l’alpha et l’oméga de toutes choses. Et le déchiffrement ou la compréhension du monde et de l’univers passe par Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant. Ce que Paul exprime fortement en ces termes :
« Il (Jésus Christ) est l’image du Dieu invisible, Premier-né de toute créature, car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et invisibles, Trônes, Seigneuries, Principautés, Puissances ; tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui. » (Colossiens 1, 16-17).
C’est par Jésus Christ que tout s’explique et se comprend. Il en va ainsi de l’histoire et du temps, qui n’ont aucune signification hors des plans messianiques de Jésus Christ. Ainsi, savoir ce que signifie Jésus Christ, rend libre et libère de tout attachement au monde, à son histoire, à son temps et à la chair. Voilà pourquoi Paul ne pouvait pas avoir vu le Seigneur Jésus et rester attaché à son judaïsme, symbole d’un monde ancien vaincu et à vaincre par Jésus. Paul l’a donc reconnu. Mais Jésus ne fit pas de lui son prophète malgré les révélations que Paul reçut. Il devint un « apôtre de Jésus » comme Pierre et les autres. Parce qu’il a vu Jésus, il fut reconnu comme tel et accepté par les autres Apôtres auxquels il ne devait rien envier en matière de connaissance et de compréhension du message évangélique délivré par Jésus.
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On sait avec quel dynamisme et quel enthousiasme Paul se mit à répandre la Parole du Christ Jésus. Paul, l’apôtre des gentils, un modèle que Yamba Elie et les autres charlatans de même étoffe n’ont jamais compris ni jamais voulu suivre, ajoutant à l’impiété le crime dévoyer le message évangélique de Jésus en se consacrant à déifier un mortel singulièrement réputé pour être un criminel des plus endurci. Un criminel dont ils se plaisent à prêcher le retour triomphal en Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo, en qui il voit un Christ ! Apostasie monstrueuse!! Ils sont par conséquent les faux prophètes d’un Antéchrist dont les faux miracles n’ont pourtant pas empêché la chute le 11 avril 2011. Parce que Jésus Christ le Fils de Dieu, seul maître de l’histoire, a voulu que cela fût. Et cela a été. Car, comme le rappelle Paul, « apôtre du Christ Jésus », il est « bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans les siècles à venir. » (Ephésiens, 1, 21)
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Ivoiriens et Ivoiriennes sachez-le, le Christ Jésus demeure « bien au-dessus de » l’antéchrist Laurent Gbagbo, hier comme demain. Œuvrez aujourd’hui pour la stabilité et la paix et soumettez-vous de bon cœur aux autorités en charge de votre pays, tel que Jésus et ses apôtres le recommandent. « Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis » (Phil. 3,2) que sont les faux prophètes Yamba Elie et les autres idolâtres, des hommes « dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ “. (Jude, 1, 4)
En fait l’Eternel dit les concernant :
« Je ne les ai point envoyés et ils prophétisent le mensonge en mon nom, afin que je vous chasse et que vous périssiez, vous et les prophètes qui vous prophétisent “. (Jer, 27, 15)
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YAMBA ELIE MESSAGER ET PROPHÈTE DE SATAN !!
En conclusion, tout pasteur évangéliste, africain notamment, qui prophétise ne peut se réclamer de Jésus car Jésus n’est pas venu pour former des prophètes. Monsieur Yamba Elie, réputé « révérend pasteur », nous fournit un cas d’école éloquent. Dans ses « prophéties » contre la CI et le Burkina, le nom de Jésus Christ, n’est jamais prononcé. Il le fait, curieusement, au nom de « Dieu », comme si on était au temps des prophètes bibliques de l’Ancien Testament. Or la venue de Jésus a clos les temps prophétiques puisqu’il en fut l’aboutissement. C’est donc le message évangélique de Jésus que tout pasteur ou tout prêtre doit annoncer et rien d’autre. Le « révérend pasteur » Yamba Elie ne peut s’adonner à ses prophéties sans violer le contrat qui le lie à Jésus Christ, Fils Unique de Dieu, plus grand Prêtre que Melchisédech. De plus le pasteur Yamba Elie lance des prophéties n’ayant aucun rapport avec le retour de Jésus, Jésus qui prophétisa lui-même son retour. Monsieur Yamba Elie prophétise plutôt le retour de monsieur Gbagbo. Un retour qui se fera dans la violence et la mise à mort des ennemis de l’ancien Président, qui monta au pouvoir dans la violence, régna dans la violence et le pogrome (massacre), et fut destitué après qu’il refusa, en massacrant les populations, de remettre le pouvoir qu’il perdit à la suite d’une élection présidentielle pacifique démocratique et loyale. Il ne connaît donc pas Jésus et ne l’a point vu, sinon il se serait conduit en bon et humble pasteur du Peuple ivoirien qu’il a exploité au lieu de servir.
Monsieur Gbagbo fut un suppôt du diable et il l’est resté, si l’on suit les prophéties de son prophète caché dans le manteau de pasteur. Ce qui fait penser à La Fontaine et à sa Fable célèbre : « L’âne vêtu de la peau du Lion ». Or à travers le manteau de pasteur percent les oreilles ou les cornes sataniques de Yamba Elie. Le « révérend pasteur » n’est par conséquent qu’un prophète satanique. Satan, voilà la réalité que monsieur Yamba Elie cache sous le mot de « Dieu ». Quand il prétend que « Dieu lui a dit… », Il faut entendre « Satan lui a dit… » Mais Dieu sait tout puisqu’il déclare, dans la Bible, que « le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort “. (De, 18, 20)
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Il reste incontestable que Yamba Elie n’a pas vu Dieu ni Jésus Christ sinon il se serait consacré uniquement, en suivant l’exemple de Paul l’apôtre, à prêcher avec enthousiasme le message évangélique de Jésus et cela seul ! Il pousserait même le zèle jusqu’à chercher à convertir les Boko Haram et les Daech sans aucune peur. Mais ces derniers sont ses frères sataniques, et comme eux il œuvre pour le règne de Satan et des suppôts de celui-ci ! Ce qui ne sera jamais car Jésus domine tout ! Yamba Elie est par conséquent animé par l’esprit de mensonge et de haine, qui n’est pas celui de l’Evangile de Jésus !
« Qu’il soit anathème ! », conformément aux Saintes Ecritures. (Gal 1, 8-9). Les autres faux prophètes aussi !

Agôn PICDAGOU.

Le juteux business du pasteur évangélique Dieunedort Kamdem

Le pasteur camerounais Dieunedort Kamden.Le pasteur camerounais Dieunedort Kamden.Crédits : DR

« Si vous ne donnez pas 10 % à Dieu, le diable prendra 90 %. » La formule n’a pas de sens, qu’importe. Elle fait son effet sur le millier de fidèles en transe depuis une heure dans la cathédrale de la Foi, une église située sur les hauteurs de Yaoundé. A la queue leu leu, hommes, femmes et jeunes gens se dirigent vers l’autel où sont disposés quatre grands paniers en osier. Genou à terre, ils y introduisent un billet de banque, encouragés par les « félicitations » tonitruantes d’un chauffeur de salle. Nous sommes à la mi-novembre, et la bâtisse, un ancien hangar réaménagé, est déjà décorée aux couleurs de Noël. Le pasteur annonce, pour la fête de la Nativité, une grande campagne d’évangélisation à travers la ville « afin d’accueillir l’enfant-roi ».

Dieunedort Kamdem est un élégant, aux allures de dandy anglais. A 38 ans, l’homme, qui n’hésite pas à célébrer la messe vêtu d’un costume croisé rouge vif, jouit d’un statut de quasi-rock star dans la capitale camerounaise, où il écume les plateaux de télévision pour vanter les mérites d’« une Eglise décomplexée quant aux questions d’argent ». « La vraie Eglise de Dieu doit être un facteur de développement et de prospérité », soutient-il en recevant dans son vaste bureau, après le culte. « J’ai fondé la cathédrale de la Foi pour satisfaire un manque. Les cultes traditionnels sont gênés de parler de richesse, de biens matériels. Or, c’est tout aussi important que salut de l’âme. C’est pour cela que nos fidèles sont nombreux. »

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« Nous réalisons vraiment des miracles »

Né dans une famille animiste originaire de Baleng, dans l’ouest du Cameroun, le pasteur a trouvé la foi à l’âge de 11 ans, quand, « ensorcelé et déclaré cliniquement mort », il dit avoir ressuscité. L’adolescent se met alors à fréquenter des groupes de jeunesses du Renouveau charismatique, un « mouvement de réveil » basé sur une expérience personnelle, presque sentimentale, avec Dieu. Au grand dam de ses parents, il est consacré pasteur à 17 ans, après un diplôme de théologie à Fatbicam, la filiale locale d’une école fondée par le pasteur évangélique américain Don Hawkins.

Le pasteur est l’un des tout premiers Camerounais à avoir lancé les campagnes d’évangélisation à l’américaine dans son pays. De « grandes croisades » précédées par d’immenses campagnes d’affichage à travers la ville et diverses animations dans les médias. Une technique marketing qu’il dit avoir découverte lors d’un voyage au Brésil.

Le Cameroun, pays de 23 millions d’habitants, compterait près de 70 % de chrétiens. Selon des estimations difficilement vérifiables, près de la moitié d’entre eux seraient des « born again ». Depuis la fondation de la cathédrale de la Foi, il y a cinq ans, Dieunedort Kamdem revendique pour sa part plus de 10 000 fidèles tous les dimanches dans l’ensemble des 32 églises qu’il a ouvertes à travers le pays. « Notre particularité, c’est que nous réalisons vraiment des miracles », affirme-t-il sans sourciller.

Rares sont les ouailles réunies ce jour à pouvoir en témoigner. Joséphine M., propriétaire d’un magasin de prêt-à-porter confie avoir rejoint les rangs des fidèles en 2011, pour avoir un enfant. A presque 40 ans, elle attend toujours son miracle. « Ce n’est qu’une question de temps », assure Philomène Frida Bisseck en réajustant son foulard noué sur la tête. Veuve à 36 ans avec quatre bouches à nourrir, la jeune mère s’accroche à sa foi dans l’espoir de jours meilleurs.

« L’argent appelle l’argent »

Pour meubler l’attente, Dieunedort Kamdem, qui se présente auprès de ses fidèles ainsi que dans les médias locaux comme « le général de Dieu », a un credo simple : « L’argent appelle l’argent, plus une personne fait des dons plus elle en reçoit. » A la tête d’une véritable holding, la Kanodi Ministry Communication, le pasteur règne sur quatre stations de radio, un journal, une chaîne de télévision et une école de formation de pasteurs, la Faith Bible Institute, dont il est le doyen. Cent douze pasteurs, dont une dizaine de membres de sa famille, et 500 bénévoles sont entretenus par l’Eglise. Mais le montant des salaires reste secret. Le seul dont Dieunedort Kamdem accepte de parler, c’est le sien, « 400 000 francs CFA en moyenne » (600 euros). Soit sept fois et demi le revenu moyen dans la fonction publique au Cameroun.

On peine à le croire tant le mode de vie de l’évangéliste tranche avec les revenus qu’il déclare. Dans un pays où un quart de la population vit avec moins de 1 euro par jour, il collectionne trois voitures de luxe tout-terrain, ne cache pas ses « fréquents voyages en Europe et aux Etats-Unis ». Son épouse que tout le monde appelle la « first lady », avec qui il a quatre enfants, est, elle aussi, pasteur. Comme son mari, elle anime la messe en grandes toilettes.

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Sur les comptes de l’Eglise, le pasteur ne donne pas de chiffres précis mais esquisse un petit calcul à l’aide de l’iPad posé sur son bureau. « Nous avons 3 offices par semaine avec en moyenne 1 000 personnes à chaque fois. Imaginons que chacun donne ne serait-ce qu’une pièce de 100 francs, cela fait près de 15,6 millions de francs CFA par an (23 800 euros). Ce n’est pas beaucoup, vu les charges », dit-il, conscient que la somme réelle collectée est bien supérieure.

Population désespérée

Dieunedort Kamdem vend du rêve à une population désespérée par le chômage, qui avoisine les 30 % et des difficultés d’accès aux soins de santé. L’homme est télégénique, s’exprime bien et est doté d’un bon sens du marketing. « Il a une grande force de persuasion et vous fait croire que tout est possible. C’est peut-être vrai. Mais lui sait seulement le dire, souligne, acerbe, Jean-Claude Ondoa Bekono. Ce cadre d’une compagnie de téléphonie mobile à Yaoundé a rejoint l’Eglise du pasteur après une longue maladie. Même pour un simple conseil, il fallait faire une offrande. Je n’avais plus les moyens. »

Si les dons sont vivement encouragés, les fidèles doivent se garder d’en faire l’étalage sonore. Le tintement des pièces de monnaie dans les corbeilles dérangerait le Tout-Puissant. A l’aise avec ses contradictions, Dieunedort Kamdem « interdit formellement ce bruit, fait comprendre que c’est une insulte à Dieu et que cela porte malheur », affirme Jean-Claude Ondoa Bekono. Une consigne qui peut également pousser ses ouailles à ne déposer que des billets.

« J’ai conscience que l’idée de gérer une Eglise comme une entreprise peut gêner. Mais ce n’est que comme ça que l’on peut contribuer au salut des personnes », conclut le pasteur, contestant farouchement l’idée qu’il puisse se faire de l’argent sur le dos de ses fidèles. « Je suis un simple serviteur de Dieu », dit-il sous le regard protecteur de son officier de sécurité. Pourquoi a-t-il besoin d’être protégé par des gros bras ? « Je suis un général de Dieu, un ministre… »

Le protestantisme en Chine connaît un essor réel

Le protestantisme en Chine connaît un essor réel, bien que difficile à quantifier. Aujourd’hui, une vingtaine d’écoles bibliques et de séminaires “officiels” existent dans la province du Fujian, située au sud-est de la Chine, en face de Taïwan. Au plan national, le séminaire protestant de Nankin, dans la province du Jiangsu, continue d’être le principal centre de formation des pasteurs protestants.

Le 18 décembre dernier, dans la chapelle du Séminaire de théologie du Fujian, à Fuzhou, 31 nouveaux pasteurs ont été ordonnés. Agés de 30 à 45 ans, hommes et femmes, ils ont étudié au moins trois ans dans des écoles de théologie protestantes, que celles-ci soient de niveau provincial ou national. Ils s’apprêtent à servir dans l’un ou l’autre des nombreux lieux de culte protestant de cette province côtière qui figure au rang des plus prospères du pays.

Appelés à “accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine”

Après avoir validé leur formation en théologie puis servi un minimum de six ans dans une église locale, ces 31 candidats avaient demandé – et reçu – des différentes autorités civiles et religieuses compétentes l’autorisation de recevoir l’imposition des mains et devenir pasteur.

Une fois tous les candidats ordonnés, le supérieur du séminaire a pris le micro pour un mot de félicitation et une explication en trois points de la mission du pasteur dans la Chine d’aujourd’hui. Si les points un et trois étaient assez classiques dans l’appel au soin du troupeau, au courage, à la frugalité, à l’honnêteté, à l’étude assidue et à la modestie, le point deux attire plus particulièrement l’attention. En effet, le supérieur a expliqué l’importance pour les pasteurs d’”accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine” – thème fortement encouragé par le gouvernement.

Pas d’ordinations sacerdotales chez les catholiques

D’après le prédicateur, la sinisation revêt la nécessité de servir pleinement la société, de se préoccuper concrètement des Chinois d’aujourd’hui et de développer autant que possible les services sociaux mis en œuvre par les communautés protestantes. Le prédicateur n’a pas manqué, de plus, de préciser que le plus haut service que l’Eglise puisse rendre reste l’annonce de l’Evangile.

“On peut y voir une réponse adroite aux demandes du pouvoir communiste, qui tolère les religions pour autant que celles-ci contribuent au maintien de la ‘stabilité sociale’, tout en préservant sauf le cœur du message évangélique, à savoir l’annonce de la bonne nouvelle de Jésus Christ à la société chinoise”, note Eglises d’Asie (EdA), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP).

La relative importance du nombre des pasteurs ordonnés le 18 décembre dernier contraste avec l’absence depuis trois ans de toute ordination sacerdotale dans la partie “officielle” de l’Eglise catholique dans la province du Fujian, note EdA. L’agence d’information des MEP relève que les données pour la partie “clandestine” de l’Eglise catholique (c’est-à-dire non reconnue par les autorités communistes, ndlr) ne sont pas disponibles. Aucune ordination récente n’y a été rapportée. Cette relative abondance souligne aussi le relèvement et la croissance des structures protestantes dans cette région du pays.

La formation des pasteurs s’est améliorée

Dans les années qui ont suivi la mise en place des réformes initiées par Deng Xiaoping (à partir de la fin 1979) et la réouverture des institutions religieuses (fermées durant la Révolution culturelle, 1966-1976), la formation des pasteurs chinois s’est lentement améliorée. Au départ, dans les années 1980 et 1990, il ne restait que de rares pasteurs âgés, formés par les missionnaires occidentaux, pour enseigner les pasteurs plus jeunes. Petit à petit cependant, avec des apports venus souvent de l’étranger, les séminaires ont repris vie. Cette renaissance a été opérée au sein du Mouvement patriotique pour les trois autonomies, l’instance mise en place en 1950 par le gouvernement pour enregistrer les protestants sans plus aucune distinction entre anglicans, presbytériens, luthériens, etc.

Chacune des cinq religions officiellement reconnues en Chine populaire (bouddhisme, taoïsme, islam, protestantisme, catholicisme) est chapeautée par une “association” de fidèles et de clercs chargée d’organiser la vie des organisations religieuses sous le contrôle des autorités civiles. Pour les catholiques, rappelle EdA, il s’agit de l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), fondée en 1957. (cath.ch-apic/eda/be)

Fujian : 31 pasteurs protestants ordonnés à Fuzhou

… servir dans l’un ou l’autre des nombreux lieux de culte protestant de cette province côtière qui figure au rang des plus prospères du pays.

Après validé leur formation en théologie puis servi un minimum de six ans dans une église locale, ces trente-et-un candidats avaient demandé – et reçu – des différentes autorités civiles et religieuses compétentes l’autorisation de recevoir l’imposition des mains et devenir pasteur.

Dans la chapelle du séminaire, qui accueille chaque année une semblable cérémonie d’ordination, la liturgie a duré un peu moins de trois heures ; elle a réuni des chrétiens venus de toute la province ainsi que dix-sept officiants. Après la série, classique, de chants, lectures bibliques et prédication, chacun des candidats s’est agenouillé à tour de rôle au centre du chœur pour recevoir l’imposition des mains par un groupe de plusieurs pasteurs assemblés autour de lui/elle. Le supérieur de la maison qui présidait la cérémonie a prononcé à chaque imposition la formule requise de consécration – une longue oraison trinitaire –, puis le/la candidat(e) a reçu l’étole et la Bible, avant de se relever tout en étant applaudi par l’assistance.

Une fois tous les candidats ordonnés, le supérieur du séminaire a pris le micro pour un mot de félicitation et une explication en trois points de la mission du pasteur dans la Chine d’aujourd’hui. Si les points un et trois étaient assez classiques dans l’appel au soin du troupeau, au courage, à la frugalité, à l’honnêteté, à l’étude assidue et à la modestie, le point deux attire plus particulièrement l’attention. En effet, le supérieur a expliqué l’importance pour les pasteurs d’« accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine »thème fortement encouragé par le gouvernement.

D’après le prédicateur, la sinisation revêt la nécessité de servir pleinement la société, de se préoccuper concrètement des Chinois d’aujourd’hui et donc de développer autant que possible les services sociaux mis en œuvre par les communautés protestantes. Le prédicateur n’a pas manqué, de plus, de préciser que le plus haut service que l’Eglise puisse rendre reste l’annonce de l’Evangile. On peut y voir une réponse adroite aux demandes du pouvoir communiste, qui tolère les religions pour autant que celles-ci contribuent au maintien de « la stabilité sociale », tout en préservant sauf le cœur du message évangélique, à savoir l’annonce de la bonne nouvelle de Jésus Christ à la société chinoise.

La relative importance du nombre des pasteurs ordonnés ce 18 décembre contraste avec l’absence depuis trois ans de toute ordination sacerdotale dans la partie « officielle » de l’Eglise catholique dans la province du Fujian (les données pour la partie « clandestine » de l’Eglise catholique ne sont pas disponibles mais aucune ordination récente n’y a été rapportée). Cette relative abondance souligne aussi le relèvement et la croissance des structures protestantes dans cette région du pays.

Dans les années qui ont suivi la mise en place des réformes initiées par Deng Xiaoping (à partir de la fin 1979) et la réouverture des institutions religieuses (fermées durant la Révolution culturelle, 1966-1976), la formation des pasteurs chinois s’est lentement améliorée. Au départ, dans les années 1980 et 1990, il ne restait que de rares pasteurs âgés formés par les missionnaires occidentaux pour enseigner les pasteurs plus jeunes. Petit à petit cependant, avec des apports venus souvent de l’étranger, les séminaires ont repris vie. Cette renaissance a été opérée au sein du Mouvement patriotique pour les trois autonomies, l’instance mise en place en 1950 par le gouvernement pour enregistrer les protestants sans plus aucune distinction entre anglicans, presbytériens, luthériens, etc. (1).

Aujourd’hui, une vingtaine de séminaires et écoles bibliques « officiels » existent au niveau provincial, tandis qu’au plan national, le séminaire protestant de Nankin (ou Nanjing, dans la province du Jiangsu) continue d’être le principal centre de formation des pasteurs protestants. Année après année, ces différentes institutions forment des pasteurs à même d’accompagner l’essor très réel – bien que difficile à quantifier – du protestantisme en Chine.

(eda/ra)

Star wars : que la foi soit avec vous !

Jedis et pasteurs luthériens, même combat ? Alors que la déferlante Star Wars s’est abattue sur toutes les galaxies, une église protestante de Berlin a profité de la sortie de l’épisode VII de la saga pour organiser un office un peu particulier. Sous la houlette de deux pasteurs en formation, l’église de Zion, dans le quartier de Mitte de la capitale allemande a célébré un culte dominical s’inspirant de la mystique du monde crée par Georges Lucas.

  • Eglise de Zion

    Berlin

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  • Eglise de Zion

    Berlin

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  • Eglise de Zion

    Berlin

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    Berlin

Ulricke Garve, l’un des deux pasteurs à l’origine de l’initiative, explique que « plus nous parlions des films, plus nous y avons décelé des parallèles avec les traditions chrétiennes. Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux » a-t-elle également ajouté.
L’objectif de la manœuvre, à savoir remplir le temple, a été atteint, et alors même que de nombreux lieux de cultes en Allemagne voient le nombre de leurs fidèles décliner. Des fidèles, ou des curieux…, qui ont profité de l’occasion pour revêtir des costumes de Dark Vador et autres personnages de Star Wars ou brandir des sabres laser, l’arme des chevaliers jedi.

Si nos deux pasteurs berlinois ont quelque peu surfé sur l’actualité, d’autres sont allés encore plus loin. Au Texas, il existe une véritable Eglise qui se revendique de l’usage de la Force : « le temple de l’odre Jedii ». Cette dernière est même reconnue comme une véritable religion. D’autres groupess’inscrivent dans ce mouvement du Jediisme, la religion des Jedis.

Au début des années 2000, à l’occasion des campagnes de recensement, de nombreuses personnes, essentiellement dans les pays anglo-saxons, ont déclaré que leur religion était Jedi. Ainsi en 2001, au Pays de Galles et en Angleterre, plus de 390 000 personnes se sont déclarées comme étant « Jedi ». De nombreux chevaliers en herbe ont toutefois affirmé qu’il ne s’agissait là que d’une vaste blague.

Le même ressort a été mobilisé par une association qui promeut la défense de la laïcité dans le département français de la Moselle. Les membres de l’association « Les profanes » ont lancé une pétition sur la plateforme en ligne « change.org » pour demander le financement public d’un temple Jedi à Metz. Des processions en ce sens ont également été organisées dans le chef-lieu du département lorrain.

Derrière ce dessein d’édifier un temple voué aux Jedis se cache la volonté bien réelle de dénoncer le concordat encore en vigueur en Lorraine ainsi qu’en Alsace. En effet, dans ces régions de l’est de la France, l’église et l’Etat ne sont pas séparés. En 1905, lorsque la loi qui a scellé la laïcité a été adoptée, l’Alsace et la Lorraine étaient allemandes. A leur retour dans le giron français, cette spécificité a été maintenue. Les Jedis sauront-ils à nouveau défendre la République ?

Le culte de Star Wars célébré par une église protestante à Berlin

Une église protestante luthérienne de Berlin a célébré le culte dominical sur le thème de Star Wars avec deux pasteurs brandissant des sabres laser et des fidèles déguisés en héros de la saga galactique, a constaté l’AFP. L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, Le Réveil de la Force sorti le 16 décembre dernier et qui a déjà conquis des millions de spectateurs dans le monde.

Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont tenu dimanche un sermon d’un nouveau genre en brandissant un sabre laser rouge. Sur les bancs, certains étaient déguisés en Chewbacca ou en Dark Vador, principal héros de la série américaine conçue par George Lucas.

Des parallèles entre Star Wars et les traditions chrétiennes

«Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes», a assuré Ulricke Garve, citée dans un communiqué. «Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux».

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

Une messe “Star Wars” à Berlin

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le 21/12/2015 à 12:35

C’est un office pour le moins insolite : une église protestante luthérienne de Berlin, en Allemagne, a célébré le culte dominical sur le thème de «Star Wars». A cette occasion, deux pasteurs ont brandi des sabres laser et des fidèles se sont déguisés en héros de la saga galactique.

L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, «Le Réveil de la Force» sorti mercredi et qui a déjà conquis des millions de spectateurs dans le monde.

 Sermon d’un nouveau genre

Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont ainsi tenu un sermon d’un nouveau genre. Sur les bancs, certains étaient déguisés en Chewbacca ou en Dark Vador, principal héros de la série américaine conçue par George Lucas.
«Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes», a assuré Ulricke Garve. «Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux».

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.