Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, pasteur selon le cœur de Dieu

« Moi, je suis le bon pasteur ; le bon pasteur livre sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est parce qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis… » (Jean 10,11-13)

La récente prise de parole de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala demandant la cessation des bombardements dans le Pool a mis en émoi les journalistes-mercenaires, zélateurs à la solde des hommes au pouvoir au Congo-Brazzaville ; ils se sont mis à le vilipender, l’accusant de ne pas respecter le « devoir de réserve » que lui impose sa fonction d’évêque. Cet émoi des chantres du pouvoir de Brazzaville en a provoqué un autre : celui des chrétiens et des hommes de bonne volonté qui ne comprennent pas que, pour avoir dit certaines évidences, – et encore avec beaucoup de doigté et de réserve- l’évêque de Kinkala dont la circonscription ecclésiastique couvre une grande partie du Département du Pool soit l’objet d’attaques aussi féroces qu’injustifiées.

Mercenaires de la plume et du micro au service des crimes politiques

Ils ont la mémoire courte, ces hommes et chrétiens de bonne volonté qui oublient que la tradition des hommes politiques congolais depuis 1963 intègre l’invariant de l’anticléricalisme servant à désigner l’Eglise catholique et ses responsables comme boucs émissaires des turpitudes qui minent le vivre-ensemble harmonieux et le développement de notre pays. La classe politique actuelle, depuis plus de trente ans qu’elle est au pouvoir, manie la même rhétorique en cas de crise qui la met en demeure de lâcher les rênes.

Il faut rappeler que le cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, patriote confirmé et fin tacticien en matière de relations Eglise-Etat sous le régime du monopartisme servit de bouc-émissaire aux luttes de pouvoir au sein du PCT : le 22 mars 1977, il fut assassiné, quatre jours après l’assassinat du président de l’époque, Marien Ngouabi.

L’assassinat du cardinal Biayenda fut préparé avec l’aide de la presse à la solde de militaires et de membres du parti unique au pouvoir : en effet, la radio et la télévision avaient, aussitôt après l’assassinat du président, accrédité la thèse que le cardinal Biayenda n’était pas étranger à ce crime ; qu’il aurait « mystiquement neutralisé  » le pouvoir de Marien Ngouabi. Voici ce que l’on entendait en substance, toutes les trente minutes, depuis le 19 mars 1977 sur les ondes de la Voix de la Révolution congolaise (la radio nationale) : « Le Président Marien Ngouabi a été assassiné…La dernière personne qu’il a reçue en audience est le cardinal Emile Biayenda… ». Le 22 mars, la pratique du bouc-émissaire porte ses fruits : le cardinal Emile Biayenda est assassiné.

Autres temps, mêmes mœurs

Encore en vie et plusieurs, parmi eux, encore au pouvoir, les protagonistes et les acteurs de cette « chronique d’une mort annoncée  » jouissent d’une totale impunité.

La désignation du cardinal Biayenda comme « éminence grise » dans l’assassinat du président Ngouabi leur servit de paravent pour s’emparer du pouvoir et se prévaloir du titre de garant de la paix au Congo. Voudraient-ils rééditer leur funeste besogne sur la personne de Mgr Portella Mbuyu qu’ils ne s’y prendraient pas autrement que de la manière dont leurs chiens d’attaque, ces journalistes-mercenaires et zélateurs à la plume d’autant plus acérée qu’ils sont arrosés de millions de francs dilapidés sur les deniers publics, s’acharnent sur Monseigneur Portella Mbuyu qui, en tant qu’évêque du diocèse de Kinkala, ne peut pas faire autrement que demander la paix et la sécurité pour les hommes, les femmes et les enfants dont il est le pasteur.

Douter de la crédibilité des résultats de la dernière élection présidentielle comme l’a fait Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas une entorse à la vérité ni un coup fatal au bon fonctionnement de la démocratie. A charge pour ceux qui ont publié ces chiffres d’en prouver la véracité aux 92% des électeurs congolais (mis à part les 8% ayant voté pour Sassou-Nguesso) qui se désolent que des truands les aient dépossédé de leur victoire.

Connaissant la fourberie du clan au pouvoir, je crains que la reconnaissance du choix de la majorité (Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Marie Michel Mokoko) ne soit repoussée aux calendes grecques.

Il faut aussi et surtout que les chrétiens et les hommes de bonne volonté veillent au grain pour que Monseigneur Portella Mbuyu ne soit pas victime des machinations machiavéliques du pouvoir qui est décidé à étouffer toute voix qu’il juge dissonante dans son orchestration éhontée de la tricherie électorale, car les mœurs politiques n’ont pas évolué depuis 1977.

Le pape François ne désavoue pas Monseigneur Portella Mbuyu

Le cœur de mon propos est de dire à ce qui ne le savent pas et à ceux qui pourraient l’avoir oublié que Monseigneur Louis Portella Mbuyu, en sa qualité d’évêque de l’Eglise catholique, a le droit, et même le devoir de parler comme il l’a fait, car contrairement à ce que pensent et disent ceux que ses prises de parole émoustillent, un évêque n’est pas fait pour gérer seulement les affaires cultuelles.

L’Eglise revendique et assume une mission de salut dans l’espace public. Monseigneur Portella Mbuyu n’est ni un extraterrestre, ni un évêque atypique, encore moins une brebis galeuse. Au contraire, il est, à l’exemple du Christ, le bon berger, celui qui prend soin de ses brebis dont il connaît les souffrances.

Ils sont nombreux de par le monde, ces pasteurs qui, comme Monseigneur Portella Mbuyu, sont le poil à gratter des institutions sociales et publiques en vue de promouvoir la justice et la paix : le Cardinal Christian Tumi, au Cameroun, le cardinal Laurent Mossengwo en RDC, pour ne parler que de ceux qui sont plus proches de nous.

Comme eux, Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas un héros. Il ne fait qu’obéir à l’une des dimensions inaliénables qui guide les pasteurs dans leur charge auprès du peuple.

Cette dimension est la Doctrine sociale de l’Eglise dont François, l’actuel Pape, livre quelques pans dans son Exhortation Apostolique « EVANGELII GAUDIUM » (La joie de l’Evangile) faite le 24 novembre 2013. En voici deux extraits :



Par.182
« …Les pasteurs… ont le droit d’émettre des opinions sur tout ce qui concerne la vie des personnes, du moment que la tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain. On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter dans la sphère privée et qu’elle existe seulement pour préparer les âmes pour le ciel. Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants, sur cette terre aussi, bien que ceux-ci soient appelés à la plénitude éternelle, puisqu’il a créé toutes choses « afin que nous en jouissions » (1 Tm 6, 17), pour que toute personne puisse en jouir… »



Par.183
«  En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes, sans aucune influence sur la vie sociale et nationale, sans se préoccuper de la santé des institutions de la société civile, sans s’exprimer sur les événements qui intéressent les citoyens… Bien que « l’ordre juste de la société et de l’Etat soit un devoir essentiel du politique », l’Eglise « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice » Tous les chrétiens, et aussi les pasteurs, sont appelés à se préoccuper de la construction d’un monde meilleur… »

Ce que j’ai découvert à la lecture de ce document de la plus haute autorité de l’Eglise catholique c’est que cette religion n’est pas l’opium du peuple mais un ferment pour une société plus juste, où est respecté tout être humain, quelles que soient sa race, sa condition sociale, ses opinions religieuses ou politiques.

Théophile BIANTUADI

<//B_documents_decompte>

Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Lancé à Bamako le 6 octobre 2015, le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) est un programme de 6 ans qui soutient les pasteurs des pays du CILSS, financé par la Banque mondiale.

Le ministre de l’Elevage et la Pêche, Dr. Nango Dembélé, a présidé hier la cérémonie de démarrage officiel des activités du Praps au Mali. C’était en présence du coordonnateur du projet Abdoul Wahab Diarra, de la coordinatrice régionale du CILSS, Mati Diao, et du représentant de la Banque mondiale.

Ce projet novateur pour les pasteurs du Sahel a déjà commencé dans les pays concernés à savoir la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad et le Niger. Les autorités maliennes viennent de lancer les activités de l’antenne de notre pays, ce qui ouvre la voie à un développement futur des conditions de vie de nos pasteurs.

Pour Abdoul Wahab Diarra, le Praps est un gigantesque programme qui permettra de donner une autre image aux éleveurs. Il est constitué de cinq composantes ; à savoir : l’amélioration de la santé animale, la gestion des ressources naturelles pour les pasteurs, la facilité d’accès aux marchés, et l’appui institutionnel à travers le renforcement de capacités, le plaidoyer et la communication.

Une enveloppe financière de plus de 2 milliards de F CFA est prévue pour l’exercice 2016, dont 150 millions de F CFA financé par le budget national.

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a apprécié le projet à sa juste valeur. Selon Dr. Nango Dembélé, l’élevage pastoral fournit à notre pays 70 % de la production nationale de lait, 60 % de la viande bovine et 40 % de viande de petits ruminants. Il a remercié les chefs d’Etat du CILSS et la Banque mondiale pour leur bonne initiative pour les pasteurs et les agropasteurs du Sahel. Il a exhorté tous les acteurs à œuvrer pour que le projet puisse atteindre ses objectifs.

Zoumana Coulibaly

Copyright Malijet © 2008 – 2016. Tous droits réservés

Source: L’Indicateur du Renouveau

La Région Morges-Aubonne lance une «cuvée de la Réforme»

Pour célébrer le Jubilé de la Réforme en 2017, une équipe de pasteurs et de diacres élaboreront une cru original en collaboration avec des vignerons de la Côte. «Nous souhaitons aller à la rencontre des gens en dehors des cercles de l’Eglise en proposant une «cuvée de la Réforme» qui pourra être dégustée chez des vignerons-encaveurs de la région», explique le pasteur François Paccaud, responsable de l’information et coordinateur pour la région Morges-Aubonne de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV).

Ce projet a été imaginé par un groupe de pasteurs et de diacres de La Côte pour célébrer les 500 ans de la Réforme. Ils ont contacté une quarantaine de vignerons-encaveurs locaux et environ un tiers d’entre eux ont répondu présent. «Tout ce qui touche au vin et au christianisme m’intéresse. J’ai tout de suite accepté de participer à ce projet», explique Raoul Cruchon, œnologue au domaine Henri Cruchon, à Echichens. «Le vin a toujours accompagné l’humanité. Dans la Bible, Noé plante de la vigne directement après le déluge», ajoute ce protestant passionné par le goût. Les vignerons qui participent au projet offriront du moût et une équipe de l’EERV composée d’un œnologue et de trois pasteurs créeront le cru de la Réforme en blanc et en en rouge. 

«Symboliquement, la transformation du moût en vin peut illustrer le cheminement du croyant qui décide de suivre l’esprit du Christ et se retrouve petit à petit transformé par celui-ci», explique le pasteur. La cuvée de la Réforme, entre 1000 et 2000 bouteilles, pourra être dégustée et achetée dès le mois d’avril 2017 chez les encaveurs. «Mais notre objectif n’est vraiment pas de gagner de l’argent. Nous voulons susciter de nouvelles rencontres et marquer le jubilé». Différentes animations et conférences seront également organisées dans les caves des vignerons, lors des dégustations. 

Pour l’instant, seule la région morgienne qui fait partie de l’AOC «La Côte» participe à un tel projet. Mais le groupe de pilotage lance un appel aux paroisses des autres régions dans l’espoir de donner une dimension cantonale au projet. – Laurence Villoz, protestinfo

Inde : un pasteur et sa femme enceinte agressés

 

Pour avoir refusé de prier une divinité hindoue, un pasteur et sa femme enceinte ont été agressés. Leur église a été incendiée.

300-Church_and_Home518Ils forment un jeune couple pastoral. Dinbanhu Sameli, 30 ans, et son épouse Meena, 26 ans, qui est enceinte de sept mois, dirigent une église dans le district de Bastar, au sein de l’État de Chhattisgarh, en Inde centrale.

Le 17 avril vers 19 heures, deux jeunes hommes se sont approchés du pasteur qui se trouvait devant sa maison, juste à côté de l’église. Ils lui ont dit qu’ils venaient de l’église voisine et ils ont demandé la prière. Soudain, ils ont brandi un sabre et l’ont posé sur le cou du pasteur, ordonnant au couple de crier : « Victoire au dieu Ram ». Le couple est resté silencieux.

« Quand j’ai senti le sabre, la peur a envahi mon cœur. Mais j’ai prié Dieu de me sauver », se souvient Dinbanhu.

 

« Jésus est avec nous »

Alors les deux hommes ont demandé : « Où est votre Jésus ? » Dinbanhu a répliqué : « Nous croyons qu’Il est avec nous. » Les agresseurs ont ensuite posé cette question : « Pourquoi ne croyez-vous pas en Ram ? Comme Dinbanhu et Meena refusaient de prier Ram et de piétiner la Bible, les deux hommes ont saisi un bidon d’essence et ont mis le feu à l’église dans laquelle se trouvaient des instruments de musique. Alors que l’église brûlait, le couple s’est enfui et a porté plainte auprès de la police. Malheureusement, les médias ont détourné la vérité dans cette affaire et ont discrédité les chrétiens.

Une région sensible

93 attaques organisées ont été commises en 2014 et 2015 dans l’État de Chhattisgarh, gouverné par le parti nationaliste hindou (BJP). Depuis le mois de janvier, 49 agressions ont été signalées dans cet État, et 116 en Inde centrale. Dans bien des cas les pasteurs ont été brutalisés.

Cette année, l’Inde se situe au 17ème rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.

Légende photo : L’église et le logement du couple agressé.

Sujets de prière :

  • Remercions Dieu pour la détermination de Sameli et Meena,

  • Prions pour qu’ils soient relevés émotionnellement et affermis,

  • Prions pour la protection de cette communauté chrétienne locale.

Le Pape appelle l’Église à «servir les laïcs et non se servir d’eux»

(RV) «Les laïcs sont des protagonistes de l’Église et du monde», le Pape François invite donc les pasteurs à «les servir et non à se servir d’eux». Le Saint-Père s’exprimait dans une lettre adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine. Un document qui fait suite à la rencontre du Saint-Père avec les participants à l’assemblée plénière de la commission. Elle s’était réunie en mars dernier sur le thème «L’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique».Dans ce long texte le Pape précise le rôle et la mission des laïcs. «Ce n’est pas le pasteur qui doit dire au laïc ce qu’il doit faire et dire, il le sait bien et mieux que nous». Le ton est donné et le Saint-Père est très clair lorsqu’il évoque la place des laïcs dans l’Église, dans «nos villes qui sont devenues de véritables lieus de survie». «Personne, rappelle-t-il, n’a été baptisé prêtre ou évêque» mais bien en tant que laïc, «un signe indélébile que personne ne pourra jamais effacer». «Oublier que l’Église n’est pas une élite de prêtres, consacrés et évêques, et que nous formons tous le Saint Peuple de Dieu comporte de nombreux risques» observe le Pape citant «l’une des déformations les plus grandes que l’Amérique latine ait à affronter : le cléricalisme».Le cléricalisme déforme l’Église«Cette attitude, déplore le Saint-Père, non seulement annule la personnalité des chrétiens mais tend aussi à amoindrir et à sous-évaluer la Grâce baptismale». «Le cléricalisme plutôt que de donner une impulsion aux différentes contributions et propositions éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église tout entière est appelée à rendre témoignage dans le cœur de ses peuples». «Sans nous en rendre compte, déplore le Pape, nous avons généré une élite laïcale, en croyant que les laïcs engagés sont seulement ceux qui travaillent pour les prêtres et nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui souvent brûle son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre sa foi».Le Saint-Père met alors en relief «la pastorale populaire» qui en Amérique latine est «l’un des rares espaces dans lequel le peuple de Dieu a été libéré de l’influence du cléricalisme». Tout en reconnaissant qu’elle peut avoir des «limites» le Pape indique que «bien orientée en particulier à travers une pédagogie de l’évangélisation, elle est riche de valeurs».Au regard de ce constat, le Pape interpelle les pasteurs appelés à se demander comment ils sont en train de «stimuler et promouvoir la charité et la fraternité, le désir de vérité et de justice». «Comment faisons nous en sorte que la corruption ne se niche pas dans nos cœurs». Et le Saint-Père indique qu’«il n’est pas logique même impossible de penser qu’en tant que pasteurs nous devrions avoir le monopole des solutions face aux nombreux défis de la vie contemporaine». Au contraire, souligne-t-il, «nous devons être du côté de nos fidèles, en les accompagnant dans leur recherche et en stimulant l’imagination capable de répondre aux problématiques actuelles».(BH-HD)

Présidentielle 2016 : Désiré Mounanga dans la course

Le pasteur de l’Eglise de l’Alliance chrétienne et missionnaire du gabon (EACMG) a récemment déclaré sa candidature pour la prochaine présidentielle, promettant un renouveau pour le Gabon.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Pour Désiré Mounanga, «l’échec des chefs n’est pas la fin de notre rêve. L’échec de nos chefs c’est la clé qui nous ouvre les portes du génie créateur. Leur échec nous fait prendre conscience que notre avenir est entre nos mains». Aussi, le pasteur de l’Eglise de l’alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (EACMG) qui affirme avoir désormais «le pouvoir d’abolir les inégalités sociales», s’est dit prêt à revêtir l’habit du chef, non sans assurer qu’il est capable de faire mieux que les dirigeants que le Gabon a connu depuis plusieurs décennies.

A moins de cinq mois de la présidentielle l’homme d’église a annoncé, le 23 avril dernier à Libreville, sa candidature. Une candidature qu’il a placé sous le signe du «vrai changement», «après cinq décennie de dictature, de calvaire et d’enfer, cinq décennies de mauvaise gestion».

Si l’homme d’église a assuré ne pas vouloir se cacher derrière une quelconque révélation divine, comme ce fut le cas il a y quelques années pour certains pasteurs, il a dit fonder son nouveau positionnement sur sa responsabilité citoyenne et son attachement à un mieux-vivre des Gabonais de toutes parts, dont beaucoup, à l’instar des dirigeants actuels, «ont oublié ou n’ont jamais appris les règles qui régissent la famille gabonaise». Aussi, a-t-il lancé : «face à cette ignorance notoire reflétée pas les barrons du régime en place, il me revient, en tant que fils ainé de prendre mes responsabilités et de remettre de l’ordre dans notre famille». Et l’ordre, pour lui passe nécessairement par l’octroi d’emplois au Gabonais. Il en propose notamment 300 000, en plus de la construction de 150 000 logements sociaux, la gratuité de l’école et des soins de santé, entre autres.

Dans sa déclaration de candidature, Désiré Mounanga n’a pas manqué de s’en prendre d’une manière à peine voilée aux autres candidats en lice, dont la plupart, a-t-il laissé entendre, sont comptables de la situation actuelle. «Vous dites que le président doit partir. Mais il ne partira pas seul. Dans sa chute, il doit obligatoirement entraîner tous les émergents et tous les opposants qui se sont enrichis illicitement, et qui ont assombri l’image du Gabon», a déclaré le pasteur, qui a dit ne se réclamer d’aucun parti politique, mais exercer un sacerdoce : «Servir Dieu et servir le peuple gabonais». «Pendant plus d’un quart de siècle, j’ai été au service de Dieu et du peuple gabonais dans l’église. Je n’ai ménagé aucun effort pour faire avancer le royaume des cieux. Dorénavant, je continuerai ce sacerdoce dans la politique et dans les affaires publiques de ma nation», a avancé celui qui se présente comme «le porteur de l’impossible», qui exhorte les Gabonais à en finir avec le «vagabondage politique et (le) délestage économique».

Avec l’annonce de sa candidature, Désiré Mounanga est venu allonger la liste des candidats déclarés à la présidentielle d’août prochain, dans laquelle on compte Abel Mbombé Nzondou, Dieudonné Minlama, Ali Bongo, Pierre-Claver Maganga Moussavou, Celestin Ella Ollomo, Augustin Moussavou King, Jean Ping et Guy Nzouba Ndama. Et cette liste semble loin d’être fermée.

Election Présidentielle : Candidature des Pasteurs, mission ou farce ?

Est-il recommandé à un homme de Dieu de briguer la magistrature suprême ? Ou encore Dieu permet-il à un membre du clergé, et spécialement dans sa parole, de concilier le sacerdoce apostolique et la politique ? Comment expliquer cette reconversion de vocations de certains Ministres de Dieu, qui longtemps après avoir « opéré des miracles » décident de faire irruption dans le marigot politique ?

Pour le pasteur de l’église de réveil de Nazareth, Georges Bruno Ngoussi, qui était candidat à la présidentielle anticipée de 2009, sa démarche avait été inspirée par Dieu. Même si le pasteur avoue ne pas savoir les raisons d’une telle vision du Très haut, car il n’avait jamais rêvé de se présenter à un scrutin présidentiel. S’est-il simplement plié à la volonté de son créateur ? Une thèse partagée par le Président du bloc démocratique gabonais (BDC), Guy Christian Mavioga, qui dit « diffuser la lumière de la parole de Dieu par son engagement politique  ». Pour le porte-parole de la majorité républicaine pour l’émergence, en investissant l’arène politique, « les ministres de Dieu apportent de la lumière et plus de justice sociale ».

Georges Bruno Ngoussi

Un choix de plus en plus critiqué !

Si les intéressés disent être propulsés en politique par la voix de Dieu, il reste que cet appel est perçu comme une farce. De ce fait, de nombreuses personnes s’interrogent sur les réelles motivations de ces « Hommes de Dieu » et sur leur intrusion dans le landerneau politique. On se souvient qu’en 2005 le pasteur de l’église Jérusalem, feu Ernest Tomo dit « Zorobabel » avait, selon une vision divine posé sa candidature à la présidentielle, avant de se rétracter à quelques jours du scrutin.

D’ailleurs, certains observateurs en guise de boutade, soutiennent que Zorobabel est la seule personne à qui Dieu a parlé 2 fois. La première pour qu’il se présente et la seconde pour qu’il se retire au profit du défunt Omar Bongo Ondimba qui au passage, lui avait graissé la pâte à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes. Un revirement justifié par Zorobabel en personne par le fait que Dieu lui aurait dit de retirer sa candidature parce qu’il ne gagnerait pas contre Omar Bongo. Incompréhensible voire inimaginable ! En effet, toutes les religions s’accordent à reconnaître le côté omniscient de la divinité.

Ernest Tomo

Autant d’actes qualifiés d’errements de quelques « Hommes de Dieu », au nom de leurs intérêts personnels, par bon nombre de fidèles. Car Dieu, pensent-ils n’envoie pas quelqu’un qu’il sait d’avance perdant. Mais au-delà de cette instrumentalisation de la religion à des fins politiques, il y aussi le problème de compatibilité entre les deux disciplines : religion et politique. Font-elles bon ménage ?

La religion suppose la morale, l’honnêteté, la justice, la droiture etc. Ce qui est loin d’être le cas en politique où seules la ruse, la force et le mensonge règnent en maîtresse absolues. La réalité du terrain politique (surtout telle qu’elle s’exprime chez nous) conduit à des choix et des actes parfois répréhensibles voire contre-nature. Lesquels actes relèvent de l’injustice et de roublardise. Le pouvoir politique fait naître des sentiments de concupiscence, d’orgueil et d’avidité.

C’est le primat de l’intérêt personnel. Tout le contraire de la religion qui doit préserver la justice, et donc le bien.Une incompatibilité qui fait craindre un changement ou encore une métamorphose négative des « Hommes de Dieu » qui envahissent chaque jour l’espace politique. Car la politique, dirait quelqu’un ‘’est un opium qui transforme les hommes politiques en véritables monstres’’.

S’opposant à la destruction d’une église, elle est enterrée vivante

Enterrée vivante pour s’être opposée passivement à la démolition de son église, une femme de pasteur qui se tenait debout devant le bulldozer venu détruire le lieu de culte évoque la mémoire de la place Tiananmen en Chine. Cette image est aujourd’hui le symbole de tous ceux qui, en Chine, lutte contre la persécution des chrétiens par le gouvernement de Pékin.

Ding Cuimei, et son époux le révérend Li Jiangong, qui se tenaient debout dans une résistance passive devant un bulldozer venu détruire, sur ordre du gouvernement de la province Hena, l’église Beitou du centre ville de Zhumadian ont été poussés dans un fossé avant que des tonnes de terre ne s’abattent sur eux devant leurs fidèles horrifiés et impuissants. Selon les témoins du drame, un membre de l’équipe de démolition aurait déclaré, en parlant du couple pastoral, selon l’ONG China Aid :

« Enterrez-les vivants pour moi. «Je serai responsable de leur vie. »

Si le révérend Li Jiangong a réussi à ramper hors du fossé, son épouse a été enterrée vivante et est décédée par asphyxie. Deux travailleurs de l’entreprise de démolition ont été arrêtés après la mort de Ding Cuimei, mais le pasteur de l’église a été averti de ne pas s’exprimer sur cette affaire.

Selon Bob Fu, président et fondateur de China Aid, l’incident souligne les violations graves contre la liberté religieuse en Chine qui ont eu lieu depuis que le président Xi Jinping a pris ses fonctions en 2013.

Outre la campagne d’abattage des croix des églises, des milliers de lieux de cultes ont été détruits ces dernières années, des chrétiens et des avocats venus les défendre ont été emprisonnés. Des dizaines de pasteurs ont également été arrêtés sur des fausses accusations de corruption.

Le gouvernement chinois a en effet décidé de s’attaquer à l’expansion du christianisme (5 % des 1,4 milliards d’habitants de la Chine sont soupçonnés d’être chrétiens) et de lutter particulièrement contre les églises indépendantes et les mouvements sociaux indépendants qui font de l’ombre aux adhérents du parti communiste du pays.

La persécution est donc vive dans le pays et tous les moyens sont bon pour dissuader les chinois de devenir chrétien, y compris d’exercer une certaine pression morale sur les responsables chrétiens comme par exemple le fait de forcer les pasteurs de se réunir chaque semaine avec les responsables locaux pour expliquer leurs sermons.

COMMENTAIRES :

commentaires

Afrique : Les prêtres partent en croisade contre l’esprit du mal

Du 11 au 14 avril 2016, s’est tenue au Centre Zacharie Nikiema de Koupéla, la 29e Assemblée générale de la Fraternité sacerdotale du Burkina Faso et du Niger. Ils étaient plus de 300 prêtres à avoir effectué le déplacement pour s’initier à l’accompagnement des fidèles aux prises avec les sectes et les groupes ésotériques. D’où le thème de la rencontre ainsi libellé : « Le ministère d’écoute, de délivrance, de guérison et d’exorcisme au service de l’exorcisme ». Ils avaient à leurs côtés leurs pères évêques et archevêques.

Les abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de DiébougouLes abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de Diébougou

Les abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de Diébougou ont fait prendre conscience à leurs confrères du danger que représentent les sectes et groupes ésotériques pour les fidèles de l’Église d’une part, et de l’autre, de la nécessité de combattre celles-ci par l’exercice du ministère d’écoute, de délivrance, de guérison et d’exorcisme, selon les recommandations du Christ : « Prenez garde qu’on ne vous abuse. Car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi le Christ », et ils abuseront bien des gens » (Mt 24, 4-5).

Il est temps de prendre conscience de la dangerosité des sectes

Ainsi, l’abbé Bernard Désiré Yanogo s’est appuyé sur les conclusions des assemblées provinciales sur les sectes ésotériques de l’année précédente, pour donner aux participants une large vision panoramique des sectes et groupes ésotériques. Son travail a consisté concrètement à enrichir ces conclusions par l’analyse de nouvelles sectes et une lecture théologique qui ont débouché sur de nouvelles suggestions. Pour lui, il est temps que les pasteurs prennent conscience de la dangerosité de ces groupes ésotériques et autres sectes qui essaiment nos villes et villages, faisant des ravages parmi les fidèles chrétiens qu’ils détournent de la foi. De son avis, « l’une des principales causes de la situation est la non satisfaction des attentes des fidèles qui s’en vont dans les sectes, notamment la soif de la parole de Dieu et le besoin d’écoute ».

DSC_0035Les prêtres nigériens et burkinabé en pleine conférence

Par voie de conséquence, quand on parle de sectes, nous devons faire aussi notre mea culpa, surtout les pasteurs de l’Église. Car cela veut dire qu’ils n’ont pas été capables de poursuive l’œuvre du bon berger. Souvent les chrétiens finissent dans les sectes parce qu’elles veulent sentir la chaleur et le soutien humains, qu’ils n’ont pas trouvés dans leur communauté d’origine. Il est vrai que la plupart de ceux qui finissent dans les sectes sont des gens qui vivent en marge de la vie de l’Église, sans se préoccuper de connaitre mieux et de cultiver leur foi chrétienne, et cela certes, ne dépend pas seulement des pasteurs de l’Église. On peut donc fendre la poire en deux. Encore faut-il en prendre conscience et adopter, à cet effet, l’attitude appropriée. Et la rencontre de Koupéla entrait dans ce cadre.

Exorcisme et évangélisation

Quant à l’abbé Baudouin Poda, il a rappelé combien le ministère de  l’écoute, de la délivrance, de la guérison et de l’exorcisme est inhérent à l’évangélisation. Foi de l’abbé Baudouin : « Si l’on enlève les passages des évangiles où Jésus opère des guérisons, libérations et exorcismes, il n’en reste presque plus rien ». Ce qui insinue par-là que les pasteurs doivent savoir que ce ministère fait partie intégrante de leur mission. En somme, il n’est pas marginal, ni quelque chose qui vient s’y ajouter fortuitement comme un cheveu dans la soupe.

DSC_0052La lutte contre les sectes fait figure de priorité dans des diocèses frappés par ce fléau

Comme il fallait s’y attendre, leurs communications ont suscité des questions et des débats fort riches qui ont levé inquiétudes, zones d’ombre et appréhensions chez les participants. Les pasteurs ayant pris conscience des défis auxquels ils sont confrontés, parfois sans le savoir, sont repartis très déterminés dans cette croisade contre l’esprit du mal et ses suppôts déguisés en anges de lumière. Car l’on n’est pas sans savoir que les sectes et les groupes ésotériques, au départ, se montrent bons, mais au finish, conduisent leurs adeptes à l’abattoir pour ne pas dire à la mort.

Adolphe Dominguez : « Je ne suis pas devenu pasteur »

Adolphe Dominguez

Le chanteur congolais Adolphe Dominguez alias Tata Mobisch a démenti la rumeur selon laquelle il serait devenu un pasteur à la tête d’une église évangéliste. Cette rumeur s’est propagée notamment à travers les réseaux sociaux où certains utilisateurs ont publié des photos où on voyait le musicien en train de prier dans une église.

«Quelqu’un m’a pris en photo alors que j’étais à l’Eglise et l’a publié sur les réseaux sociaux», rapporte le chanteur qui confirme poursuivre sa carrière musicale.

«Je ne suis pas devenu pasteur comme annoncé dans les réseaux sociaux. Qu’on arrête de jouer avec Dieu. J’aime les pasteurs. J’aime Dieu mais je reste musicien», souligne-t-il, avant de raconter cette anecdote :

«Un petit m’a salué en chemin : ”Comment allez-vous pasteur ?’’. Je lui ai répondu qu’on ne moque pas avec le bon Dieu».

Comme pour bien faire comprendre qu’il est toujours un musicien, Adolphe Dominguez annonce qu’il va bientôt lancer un single sur le marché.

Le patron de l’orchestre Wenge Tonya Tonya révèle que ce sont les fans qui vont choisir le titre de ce  single.

«Je ferai une affiche avec dix titres et la population va trancher. Nous aurons notamment les titres : Wumela, Yebela, Tikala, Kenda, Vanda », explique-t-il.

Adolphe Dominguez répond aux questions de Jude-Mystère Bilanda:

/sites/default/files/2016-04/160416-p-l-adolphtata-00.mp3

Suivez un des clips d’Adolphe Dominguez: