Un pasteur pris en flagrant délit d’adultère a été forcé de défiler nu avec son affiche

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Il est si triste de constater que certains pasteurs ont décidé de salir le nom de Dieu. Un bon nombre d’entre eux sont pris dans des situations compromettantes.

Quand ils sont pris, ils blâme le diable. La plupart des pasteurs n’ont plus la crainte de Dieu. Ils sont plus préoccupés par la satisfaction de leurs désirs égoïstes, oubliant qu’ils sont censés être de bons exemples pour l’église et le monde. Lorsque vous voyez certains hommes de Dieu se livrer à des choses fâcheuses, vous commencez à vous demander s’il y en a encore d’authentiques.

Mais Il y en a…, Il y a de vrais serviteurs de Dieu qui craignent Dieu, et nous louons Dieu pour eux.

Voici un autre pasteur qui a été pris en flagrant délit d’adultère, un prophète Nigérian nommé Obi O. de l’ église de la Restauration au Nigéria.Il a été pris avec une femme mariée. Les gens se sont assurés qu’il sorte dans la rue nu, dépouillé de son pantalon et tenant une affiche de son église dans laquelle il apparaît, en main pour défiler dans la rue.Une vraie honte.

Après cette honte sera-t-il à mésure de prêcher encore dans son église ?

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Pourquoi un pasteur évangélique français a demandé pardon en Centrafrique

En déplacement à Bangui en octobre, Alain Stamp a demandé pardon, au nom de la France, à 350 responsables évangéliques réunis en forum.

L'évangélique français Alain Stamp, avec le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.ZOOM

L’évangélique français Alain Stamp, avec le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. / / DR

La scène se déroule à Bangui, le 11 octobre dernier. Entre 300 et 350 personnes sont réunies dans la capitale centrafricaine. Il y a là des responsables évangéliques venus de tout le pays, pour assister pendant quatre jours à un « Forum des évangélistes » organisé par l’Alliance évangélique centrafricaine.

Lorsqu’il arrive devant l’assistance, Alain Stamp, l’un des responsables du Conseil national des évangéliques français (Cnef) commence par cette phrase étonnante. « Je crois que j’ai un double handicap : je suis blanc et je suis français. » Devant lui, des dizaines de personnes approuvent en silence. « J’ai alors simplement demandé pardon pour les actions graves, inadmissibles et révoltantes que mon pays a commis en Centrafrique, et exprimé mes regrets et ma compassion », raconte-t-il. « La réaction a été merveilleuse et bruyante de joie ! »

Armes, richesses du sous-sol

Pourquoi avoir exprimé une telle demande de pardon ? « Dès mon arrivée à Bangui, j’ai été en contact avec un pasteur, également haut fonctionnaire, qui a insisté sur la responsabilité de la France dans la situation du pays », répond le responsable français. Il cite notamment l’exploitation des richesses du sous-sol ou encore les ventes d’armes.

« En entendant parler cet homme, je me suis rendu compte que j’avais, en tant que chrétien et que pasteur, perdu toute crédibilité. » Or, lors du forum de Bangui, le responsable évangélique devait précisément intervenir sur un sujet délicat : « Face à la souffrance et l’épreuve. »

« Confiance spirituelle »

« Je perdais mon droit d’être écouté et entendu par les pasteurs qui étaient en face de moi, poursuit Alain Stamp. Le premier sens de ma demande de pardon a donc été une démarche spirituelle. » Une manière, selon lui, d’entrer dans une « relation de confiance spirituelle » avec ses interlocuteurs.

Dans les jours qui suivent, il accueille lui-même des demandes de pardon, notamment de la part de plusieurs jeunes présents, venu faire cette démarche pour regretter leur réaction « contre la France ». « L’un d’entre eux m’a demandé pardon au nom de la jeunesse centrafricaine. »

« Plate-forme interreligieuse pour la paix »

Au cours de ce forum, les participants ont notamment abordé la question du « pardon » et de la « guérison ». Deux thèmes centraux pour les Églises dans ce pays, et en particulier les Églises évangéliques. Les débats ont été clos en présence du président du pays, Faustin-Archange Touadéra, élu en mars dernier à la tête du pays.

Le président de l’Alliance évangélique centrafricaine, Nicolas Guérékoyame-Gbangou, est l’un des membres de la plate-forme interreligieuse pour la paix, créée en 2013 aux côtés de côtés de l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, et de l’imam de Bangui, Oumar Kobine Layama.

La Centrafrique éprouve de grandes difficultés à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par des rebelles séléka (« coalition » en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Loup Besmond de Senneville

Religion : Gospel Assembly, une nouvelle église pour le salut des âmes

LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou (Stagiaire) • mercredi 2 novembre 2016 à 11h00min

La communauté évangélique du Burkina Faso a enregistré un nouveau-né. Le lancement de la nouvelle église baptisée Gospel Assembly a eu lieu ce dimanche 30 octobre 2016 à Ouagadougou, en présence de pasteurs et de fidèles venus nombreux pour l’occasion.

Religion : Gospel Assembly, une nouvelle église pour le salut des âmes

Fondé par le pasteur Der Laurent Dabiré, Gospel assembly a pour particularité la célébration du culte en anglais et en français. Elle est une branche franco-anglaise de l’Assemblée évangélique de pentecôte (AEP).

La réalisation d’une vision

En 2008, Der Laurent Dabiré est ordonné pasteur. La même année, il est aussi envoyé à New York comme diplomate auprès des Nations-Unies. A en croire le pasteur Der Laurent Dabiré, c’est lorsqu’il se trouvait à New York qu’il a reçu la révélation de fonder une église dont le culte sera célébré en anglais et en français comme aux Nations-Unies où les langues de travail sont l’anglais et le français.

A son retour au Burkina Faso en 2013, il est nommé pasteur principal de l’Assemblée évangélique de Pentecôte de Bonheur ville, quartier périphérique de Ouagadougou. Mais il ne perd pas de vue sa vision de créer une église bilingue français-anglais. Trois ans donc après son retour au Burkina Faso, la vision devient réalité ce 30 octobre 2016 où le pasteur Dabiré reçoit les bénédictions de ses collègues pasteurs qui lui imposent les mains.

Selon le pasteur Der Laurent Dabiré, Gospel Assembly repose sur trois piliers, la prière, l’humanitaire avec la réalisation d’œuvres sociales, à l’image de Jésus Christ et enfin l’adoration véritable de Dieu.

Le président national de l’AEP, le pasteur Samuel Yaldia, parrain de la cérémonie s’est dit heureux de la naissance de cette nouvelle église qui participe à l’expansion de l’évangile. A l’endroit du pasteur Der Laurent, il dit prier que la grâce de Dieu l’accompagne dans son œuvre. Il a par ailleurs formulé le vœu que de nombreuses vies soient gagnées à Jésus-Christ à travers Gospel Assembly et l’évangile qui y sera prêché, « un évangile de vérité, de salut, qui transforme la vie, qui transforme la société, la nation et qui est la solution pour notre monde brisé, fracturé, angoissé. »

En attendant d’avoir un local, les cultes de Gospel Assembly se feront dans les différents hôtels de Ouagadougou.

Justine Bonkoungou(Stagiaire)

Lefaso.net

L’ascension des prêcheuses superstars

Pendant plus d’une semaine nos reporters ont traversé le Sud profond de l’Amérique, à la rencontre des femmes prêcheuses, ces « born again » qui transcendent les foules, vénèrent Jésus et Trump. En cette période d’élection présidentielle, leur vote et celui de leurs fidèles pèseront d’un poids considérable.

Elle est apparue juste après que les fidèles ont fini de déposer leurs offrandes sur la scène qui occupe toute la largeur de la vaste église. Ses escarpins écrasent les enveloppes roses renfermant les dons. Blonde, fine, robe rouge et microserre- tête, elle est… divine. L’assistance – principalement des femmes noires entre deux âges – retient son souffle. Ce matin d’août, au moment où un orage tropical s’abat sur le New Destiny Christian Center d’Apopka, dans le centre de la Floride, la pasteur Paula White débute son prêche dominical.

Ça démarre calmement. Il est question, en substance, de la nécessité de s’en remettre au ciel pour affronter les difficultés de l’existence :

Dieu sait exactement qui vous êtes et il vous aime.

Puis son débit va crescendo, son corps se met en mouvement. Elle cite les Évangiles, roule des épaules, claque des doigts, jure à nouveau de « l’amour du Christ », montre le poing, lâche quelques blagues, feule, tape du pied, gouaille et finit par ordonner : « Satan, sors de ma vie. » Quand, une quarantaine de minutes plus tard, elle en termine avec ce monologue halluciné où se mêlent théologie et conseils de bonne copine, le public est extatique. « C’est Dieu qui parle à travers moi », confiera-t-elle après l’office.

Un passé à scandale

 

Paula White, 50 ans, est une star ; la plus connue des prêcheuses américaines. Sa jeunesse agitée, ses émissions de télévision, ses trois mariages, son train de vie pharaonique, ses ennuis avec le fisc, sa ruine et, enfin, son retour sur le devant de la scène : rien de tout cela n’affecte sa popularité. Au contraire. Pour les évangélistes, le principal groupe religieux aux Etats-Unis (1), chuter n’est en effet pas rédhibitoire, à condition de faire amende honorable et d’accepter d’être « sauvé par Jésus ».

Un pasteur sur dix est désormais une femme, renouvelant le genre. Longtemps considérés avec mépris par les Eglises protestantes traditionnelles, ces « born again » (« renaître dans la foi », ndlr) forment aujourd’hui une composante incontournable de la société américaine. En cette période d’élection présidentielle, leur vote pèsera ainsi d’un poids considérable, bien que sans surprise : être évangéliste c’est presque systématiquement être affilié à la droite religieuse. Pour un Français habitué aux rites immuables du christianisme européen et aux crispations du débat sur la laïcité, cette omniprésence du fait religieux est souvent un choc. Mais l’ignorer, c’est ne rien comprendre à l’Amérique contemporaine.

Kimberly Jones Pothier aime gratifier ses visiteurs de hugs puissants, des étreintes qui semblent dire :

Dieu et moi-même nous chargeons désormais de ton fardeau.

Notre voyage avait débuté dans son église, l’un de ces nombreux lieux de culte posés le long de la route qui traverse Fayetteville, une bourgade proprette de Géorgie. Dans cet Etat du cœur de la « Bible Belt » – la frontière imaginaire qui délimite la partie du sud-est des Etats-Unis où les « Jesus lovers » sont les plus enthousiastes –, la moitié des habitants se considèrent comme « très religieux » (1).

Ici comme en Floride voisine ou dans le reste du pays, les nouveaux chrétiens affichent leur foi sans aucun complexe, qu’ils soient ancien président (George W. Bush), monsieur et madame Tout-le Monde, hurluberlus ou marginaux. Le père de « Pasteur Kim » était prêcheur itinérant, parcourant le Middle West pour transmettre la bonne parole. Il a d’abord eu des réticences à voir sa fille vouloir l’imiter : selon ses exégètes (masculins), la Bible réserverait en effet ce rôle aux hommes. Les choses ont changé.

« Tonner et menacer les pêcheurs des foudres de l’enfer, ce n’est pas mon truc, explique Kimberly Jones Pothier. Je préfère parler d’amour et donner de l’espoir. » Un prêche simple et sucré qu’elle diffuse sur les réseaux sociaux, où ses Dr. Martens et son look sagement punk lui ont permis se démarquer de la concurrence.

Pasteur et actrice de télé-réalité

L’adresse du rendez-vous suivant est celle d’une résidence privée de la banlieue aisée d’Atlanta. Des grandes maisons identiques, des pelouses taillées au cordeau, rien ne dépasse. Dommage que l’on ait oublié de planter les arbres pour se protéger du cruel soleil de Géorgie. La pasteur Tara Lewis est apparue très légèrement en retard, après avoir descendu l’escalier de son logis rutilant, moulée dans une spectaculaire robe noire.

Après avoir participé à Sistershood, une émission de téléréalité trash mettant en scène des épouses de pasteurs, elle présente désormais une émission religieuse sur le câble, en duo avec son mari, Brian. « Nous voulons montrer ce qu’est une vraie famille chrétienne », précise-t-elle. Télévision, Internet, T-shirts ou autocollants à l’arrière des voitures : pour les évangélistes, peu importe le médium du moment que se transmet le « gospel de Jésus Christ », ce récit de la vie éternelle promise aux croyants. Tara Lewis est noire, franche du collier, et affiche un corps sculptural, fruit de vingt heures hebdomadaires de fitness.

Il y a vingt ans, c’est d’ailleurs dans une salle de gym qu’elle avait rencontré Brian, un Juif californien devenu pasteur évangéliste. Une Noire et un Blanc, convertis par-dessus le marché : outre qu’il leur donnera peut-être un jour ce succès d’audimat dont ils rêvent, ce schéma conjugal est une rareté dans leur milieu, surtout dans le Sud. Après huit ans de présidence Obama et la polémique sur la mort de plusieurs Afro-Américains tués ces derniers mois par des policiers à la gâchette facile, la question raciale est toujours un sujet brûlant, présent dans tous les esprits. « Il y a dans ce pays un politicien qui attise les tensions communautaires », accuse-t-elle.

Donald Trump ? « Mais non, pas du tout ! C’est Hillary Clinton qui profite des divisions du peuple américain. » On s’étonne de cette virulence, d’autant que la communauté noire s’apprête à voter en masse pour la candidate démocrate. « Croire au message de la Bible et lui permettre de devenir présidente, c’est incompatible. Elle s’oppose à nos valeurs fondamentales. Nous sommes conservateurs ; Hillary, elle, est diabolique », résume la pasteur culturiste. Des valeurs résumées par un Christ sévère sur les immenses panneaux qui jalonnent l’autoroute filant vers Jacksonville, Floride, où, le lendemain, Donald Trump tient meeting.

Jésus protégeant un embryon (non à l’avortement) ou bénissant des GI agenouillés sur fond d’Apocalypse (God Bless America !) : comme pour les vitraux du Moyen Age, le message doit être compris en un coup d’oeil. Au moment où l’on pénètre en Floride, la voix d’un prêcheur sortie de l’autoradio se charge d’enfoncer le clou : « Etre sauvé par Jésus ou emporté par Satan. » Car le diable est partout, rappellent les sermons. Derrière un divorce, un foyer submergé de dettes. Ou derrière l’obésité morbide dont souffrait Shane Boen, 42 ans. On l’a rencontrée durant le discours du candidat républicain au Veterans Memorial Arena, une immense salle omnisports de Jacksonville. Ce soir-là, « The Donald » semble fatigué et confus, mais Shane, ceinte de son écharpe de « Mme Rêve américain 2016 », resplendit.

Elle a été sacrée reine de ce concours de beauté quelques jours plus tôt, après avoir perdu 30 kg. Un résultat obtenu, selon elle, grâce à la prière et au « Vi-Shape », un régime à base de barres vitaminées et de boissons énergisantes. « Nous croyons en Dieu, la famille et la patrie. Dans cet ordre », explique Shane Boen, qui soutient donc Trump, comme 70 % des évangélistes (2).

“Inspirer la vie des gens”

Chaleur étouffante. Humidité maximale. Nuées de moucherons gros comme le poing. La route traverse le « marais du bouseux » (Cracker Swamp) et, perdu dans un sous-bois, le cimetière d’une charmante église où les tombes des soldats morts durant la guerre de Sécession ont été fraîchement décorées du drapeau confédéré. Un monde, décidément, sépare le nord rural de la Floride de Miami, la métropole cosmopolite et clinquante du sud de l’Etat.

La vie est dure par ici, et le travail rare

dit Carrey Morford, en surveillant du coin de l’œil la demi-douzaine d’enfants – les siens et ceux des voisins – qui jouent dans la piscine de ses beaux-parents, à Melrose. Une « mum » souriante, en jean et débardeur, dont on n’aurait jamais deviné qu’elle puisse aussi être pasteur. A 33 ans, Carrey est pourtant à la tête d’une petite communauté informelle qui se réunit dans une clairière et qu’elle a baptisée la Mission du chemin de terre. On fi nit vite par comprendre qu’elle professe discrètement des idées iconoclastes, infiniment plus libérales que la doxa évangéliste (« Je vais même voter Clinton, mais ne le répétez pas »).

Alors pourquoi rester dans ce coin perdu, 100 % blanc et conservateur, où elle a passé toute sa vie mais dans lequel elle semble tellement détonner ?

Je veux inspirer la vie des gens, comme le faisait Jésus

confie Carrey Morford. Je crois au prêche par l’exemple, à la générosité et à la tolérance du christianisme originel. » Il arrive pourtant aussi aux croyants les plus sincères de douter. En plus de leurs trois enfants, Carrey et son mari, Isaac, ont ainsi adopté un adolescent (« Je ne vous laisserai pas orphelins », Jean 14:18). Lequel, l’année dernière, a violé l’une de leurs fillettes. Sa voix se brise :

C’est notre foi qui a amené cette catastrophe sur notre foyer.

On n’a pas osé lui demander de détails. Au septième jour de notre traversée de l’Amérique des croyants, à Melbourne, station balnéaire anciennement à la mode du centre de la Floride, une mélodie sirupeuse s’échappe de l’église Jésus-est-la-clé.

Sur l’air de Candle in the wind, Chad Forshino, coiffure et chemise bouffantes, y chantait « les louanges du roi des rois » en s’accompagnant au piano avec la dextérité d’un pianiste de hall d’hôtel. « Il improvise en fonction de ce que lui souffle le Saint- Esprit », jurait la pasteur Janna Hogan-Forshino en désignant son mari. Cela a duré longtemps, pour le plus grand plaisir des douze personnes âgées qui composaient l’assistance. Immobile dans le fond, il y avait aussi ce type auquel il manque une dent et qui ne rate aucun office.

Eddy Layton, 48 ans, a débarqué de Virginie il y a quelques années et n’a ni femme, ni enfants, ni proches. Dans ce pays immense, la Floride est un réceptacle à déracinés venus chercher un nouveau départ ou y terminer leur vie au soleil. Un terminus de la solitude, où les lieux de culte sont la dernière garantie d’un minimum de vie sociale.

Une mégapole pour les croyants

Paula White se recoiffe, aidée de trois assistantes. Après son prêche enflammé, on l’a rejointe dans son immense loge, où six de ses adjoints, tous des hommes, ont pris place autour de la lourde table de style texan garnie de fruits et de fromages.

Sa petite fille sur les genoux, elle raconte d’une voix douce pour la énième fois les mêmes anecdotes sur son parcours hors du commun. Une vraie professionnelle doublée d’une hôtesse charmante qui se démène pour Donald Trump, « un ami de quinze ans » : il faut convaincre l’establishment évangéliste que le candidat républicain est un bon chrétien. A ceux qui s’étonneraient de l’alliance d’une femme en contact direct avec le Très-Haut et de l’homme d’affaires qui n’a jamais manifesté d’intérêt pour la religion, il est conseillé d’aller chercher du côté du « gospel de la prospérité ».

La pasteur White est en effet réputée pour prêcher à ses ouailles que plus ils donnent à leur église, plus le ciel le leur rendra. Selon cette doctrine extrêmement contestée dans les milieux chrétiens, la richesse individuelle est donc, par extension, un signe de la grâce divine. De là à faire d’un magnat de l’immobilier comme Donald Trump un élu de Dieu… CQFD. Mais Paula White voudrait surtout parler de ses projets.

Ces tonnes de nourriture et de matériel scolaire distribuées aux familles nécessiteuses du coin. Cette collection d’escarpins à son nom (« J’adore les chaussures, vous savez », confie-t-elle, coquette). Et surtout, cet immense complexe qu’elle s’apprête à faire construire autour de son église de New Destiny. On y trouvera un hôpital psychiatrique gratuit, une école, des logements. Une véritable ville dont elle a déjà décidé le nom – Destiny la bien nommée – et dont elle confiera la direction à son fils, Bradley Knight.

Et lorsque Paula White promet qu’il bénéficiera dans sa tâche de « la bénédiction de Jésus Christ », ce trentenaire sympathique ainsi que l’ensemble des présents acquiescent avec conviction. On se gardera bien de jouer les sceptiques : lorsque nos prêcheuses annoncent la couleur, généralement, elles s’y tiennent. Au nom de la Mère, de ses filles et du Saint-Esprit.

Le pape a célébré la Toussaint avec la minorité catholique de Suède

Rome (AFP) – Le pape François a achevé mardi une visite de deux jours en Suède, au cours de laquelle il a notamment participé au lancement du 500e anniversaire de la Réforme protestante de Martin Luther et célébré la Toussaint avec la petite minorité catholique du pays.

Le pape a regagné Rome dans l’après-midi, après avoir célébré à Malmö (sud de la Suède) une messe de la Toussaint pour cette minuscule communauté catholique, qui défend des valeurs conservatrices dans ce pays ultra-sécularisé où les pasteurs, hommes ou femmes, vivent ouvertement leur homosexualité.

La veille, il avait participé au lancement de l’année du 500e anniversaire de la Réforme protestante de Martin Luther, excommunié par l’Église catholique au XVIe siècle. Dans la cathédrale de Lund (sud), le pape et des représentants luthériens du monde entier ont exprimé leurs profonds regrets face aux massacres et préjugés issus du schisme entre chrétiens, appelant à poursuivre le dialogue vers l’unité.

La concorde affichée masque cependant des différends doctrinaux et liturgiques importants.

En Suède par exemple, le ministère pastoral est ouvert aux femmes depuis 1960, les pasteurs peuvent marier des couples gays depuis 2009 et peuvent eux-mêmes se marier religieusement avec un partenaire du même sexe. Les couples homosexuels ont accès à la procréation médicale assistée, un épouvantail pour beaucoup de catholiques.

Interrogé dans l’avion du retour par une télévision suédoise sur l’éventuelle ordination des femmes dans les prochaines décennies, le pape François a rétorqué que la question avait été tranchée clairement pour l’Église catholique sous Jean Paul II.

“Les femmes peuvent faire tant de choses mieux que les hommes”, a-t-il botté en touche, en notant que l’Église “avait une dimension féminine” au regard de l’importance de la Vierge Marie.

Au cours d’une célébration en latin et suédois de “tous les saints” devant 15.000 fidèles, dont de nombreux migrants et convertis qui contribuent au dynamisme de l’Église catholique en Suède, le pape a prôné “la douceur”, qui “permet de laisser de côté tout ce qui nous divise et nous oppose”. Le pape argentin s’exprimait dans un grand stade de Malmö (sud), la troisième ville du pays qui compte une large communauté immigrée.

– “Nous avons besoin de femmes prêtres” –

L’église catholique de Suède revendique 113.000 membres (1,1% de la population), contre 87.000 en 2000, mais estime le nombre réel de catholiques dans le pays à 150.000.

Elle passe parfois pour une “place forte” de la doctrine chrétienne dans un pays peu religieux qui a élevé au rang de vertus cardinales la tolérance, l’égalité entre les sexes et la promotion des droits des minorités sexuelles.

Anders Arborelius, unique archevêque catholique de Suède, sait gré au Vatican de maintenir la tradition face aux réformes sociétales dont la Suède s’est faite la championne.

Ce pape “vient d’un autre continent et a des façons bien à lui de s’exprimer qui peuvent expliquer qu’il soit perçu comme progressiste, plus ouvert à la diversité des modes de vie”, avance ce converti. Pour autant, “on ne peut pas dire qu’il ait modifié en aucune façon la doctrine” de l’Église catholique “sur la famille, la parentalité, l’homosexualité ou l’ordination des femmes”.

Henrik Glamsjö, pasteur venu avec femme et enfants assister à l’office en plein air, exprime le malaise de certains luthériens qui, comme lui, ont fait le choix de la conversion. “L’Église de Suède est contrôlée par les politiques. Ils interfèrent dans la liturgie”, déplore-t-il. “L’Église catholique est l’Église mondiale, c’est l’Église originelle, la mère des Églises”. Et le pasteur bientôt catholique désapprouve le mariage gay: “Le mariage est un sacrement”.

Ingeborg Stenström, une fidèle catholique suédoise d’origine allemande, souhaite de son côté une évolution: “les catholiques doivent changer. Nous avons besoin de femmes prêtres”.

L’Église luthérienne de Suède compte 6,2 millions de fidèles enregistrés et acquittant l’impôt religieux, soit 62% de la population. Mais pratique et croyance sont parmi les plus faibles du monde, et l’Église majoritaire a perdu plus de 550.000 fidèles en dix ans, alors que l’Église catholique recrute.

Le pape appelle les évêques à la responsabilité concernant la vie consacrée

Devant les participants à la première rencontre internationale des vicaires épiscopaux et délégués diocésains à la vie consacrée, le pape François a rappelé, vendredi 28 octobre, la responsabilité des évêques au moment d’ériger de nouveaux instituts religieux.

Lorsqu’ils décident « d’ériger un nouvel institut », les évêques diocésains ne peuvent se contenter de penser à leur Église locale, a rappelé le pape aux participants à la première rencontre internationale des vicaires épiscopaux et délégués diocésains à la vie consacrée qu’il recevait en audience, vendredi 28 octobre, au Vatican.

« Ils ne peuvent être simplistes lorsqu’ils exercent cette grave responsabilité », a-t-il souligné, quelques mois après avoir requis des évêques la consultation de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique avant d’ériger de nouvelles communautés.

> À lire : Le Vatican renforce son contrôle sur la création d’instituts religieux

Lorsqu’ils prennent cette décision, a poursuivi le pape, « ils exercent certainement un droit qui leur est propre, mais ils prennent en même temps une responsabilité au nom de l’Église universelle, à partir du moment où cet institut sera destiné à grandir au-delà des frontières du diocèse qui l’a vu naître ».

« Il faut considérer avec prudence le devoir de fournir la formation adéquate aux candidats », a insisté François. « Il s’agit d’une décision délicate, a-t-il ajouté, et il est bon que les évêques se laissent aider. »

« Capital spirituel »

« La vie consacrée est un capital spirituel qui contribue au bien de tout le corps du Christ », a dit le pape, encourageant les pasteurs au discernement mais aussi à « promouvoir dans leurs Églises les différents charismes qu’ils soient anciens ou nouveaux, à être proches des consacrés avec tendresse et amour et à enseigner au peuple de Dieu la valeur de la vie consacrée ». Les pasteurs, souligne-t-il, « sont appelés à respecter sans manipulation la pluridimensionnalité qui constitue l’Église ».

Aux consacrés, le pape François a demandé de ne pas confondre une « juste autonomie » avec « l’isolement et l’indépendance » et d’avoir en mémoire « qu’ils ne sont pas un patrimoine fermé mais une facette intégrée dans le corps de l’Église, attirée vers le centre qui est le Christ ». Faisant ensuite référence à la relation entre pasteurs et consacrés, le pape a mis en avant la nécessité « d’approfondir la valeur de la réciprocité », de « cultiver le dialogue, l’écoute, et la recherche partagée de la vérité ».

Traiter les religieuses cloîtrées comme des « femmes adultes »

« Il n’existe pas de relations mutuelles là où certains commandent et d’autres se soumettent par peur ou intérêt », a observé le pape, rappelant que « tous sont appelés à construire des ponts ».

Le pape a également évoqué la vie contemplative et son importance pour la vie de l’Église.

> À lire : Un texte du pape pour encadrer la vie contemplative féminine

Il a ainsi invité à accompagner les religieuses avec « une affection fraternelle » et à les traiter comme des « femmes adultes », en respectant leurs « compétences », sans « interférences ». À ses yeux, les Églises locales ont besoin de ces « phares qui indiquent la route pour arriver à bon port ».

> À lire : Les contemplatives se sentent comprises par Rome

Marie Malzac (avec I.Media et Radio Vatican)

Les consacrés doivent être pleinement intégrés «dans le corps de l’Église»

(RV) «Promouvoir les différents charismes», c’est l’exhortation renouvelée par le Pape François qui recevait ce vendredi matin au Vatican les participants au Congrès international pour les Vicaires et Délégués épiscopaux pour la Vie Consacrée.Le Saint-Père s’est adressé à la fois aux consacrés et aux pasteurs invitant au discernement. Et il a rappelé que l’Église a besoin de ceux qui prient dans le silence de la vie contemplative.Cyprien Viet

USA / Halloween : la majorité des pasteurs veulent profiter de la fête pour évangéliser

Temps de lecture : 2 minutes

Un récent sondage téléphonique mené par LifeWay Research auprès de 1 000 pasteurs protestants américains, révèle que la majorité d’entre eux sont désireux que les membres de leur congrégation profitent d’Halloween pour évangéliser, rapporte Christianity Today.

La plupart des pasteurs voient Halloween en effet comme une occasion de tendre la main à son prochain.

« Ceci est un moment où vos voisins viennent littéralement à votre porte. Les pasteurs ne veulent pas que les membres de leur église manquent cette chance de créer un lien ou d’inviter quelqu’un à l’église », explique Scott McConnell, directeur exécutif de LifeWay Research.

À la question « Qu’est-ce que vous encouragez les membres de votre église à faire durant Halloween ? »,

  • 67 % des pasteurs ont répondu : « inviter des amis ou voisins à des évènements organisés par l’église » ;
  • 52 % ont répondu : « construire des relations avec les voisins » qui frappent à la porte ;
  • 26 % ont répondu : « distribuer des tracts d’évangélisation » à ceux qui frappent à la porte ;
  • 8 % ont répondu : « éviter complètement Halloween » ;
  • Et 12 % : « aucune de ces réponses ».

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Une autre étude de 2015 démontre que plus les gens vont à l’église, plus ils sont sceptiques concernant d’Halloween. Cependant 44 % des chrétiens sondés qui vont au moins une fois par semaine à l’église pensent tout de même que c’est un bon moment pour s’amuser. Et pour 82 % des Américains qui ne vont à l’église, Halloween est surtout une question d’amusement.

La plupart des chrétiens aux États-Unis ont tendance à embrasser le côté amusant d’Halloween avec les déguisements, les bonbons ou encore la sculpture de citrouilles tout en évitant les éléments les plus sombres.

La fête d’Halloween est devenue un évènement social majeur dans la culture américaine. Sept Américains sur dix (69 %) prévoient de célébrer Halloween cette année, selon la National Retail Federation. Le consommateur américain moyen va dépenser environ 83 $ en bonbons, décorations et autres accessoires. Cela représente une hausse de 74 $ par rapport à 2015.

Haïti-Droits humains : Gustavo Gallón dénonce les attaques de sénateurs et de pasteurs …

P-au-P, 26 oct. 2016 [AlterPresse] — « Peu avant ma visite, les communautés Lesbiennes, gays ou homosexuels, bisexuels, transgenre et intersexes (Lgbti) ont été l’objet d’attaques physiques et verbales, de la part de sénateurs, pasteurs évangéliques […] », dénonce l’expert indépendant en droits humains de l’Organisation des Nations unies (Onu), le Colombien Gustavo Gallón.

La position, exprimée par l’expert indépendant en droits humains de l’Onu, au terme de sa 6e visite officielle en Haïti, le 25 octobre 2016, fait suite à une mesure d’interdiction d’un festival sur les réalités des communautés Lesbiennes, gays ou homosexuels, bisexuels, transgenre et intersexes (Lgbti), prise par le commissaire du gouvernement, près le tribunal civil de Port-au-Prince, Jean Danton Léger.

Cette manifestation est contraire aux bonnes mœurs, avançait Léger, pour justifier sa décision.

Ce festival sur les réalités des communautés Lgbti, programmé du 27 au 30 septembre 2016, à Port-au-Prince et Pétionville, par l’association Kouraj, initiatrice des activités culturelles projetées, a été annulé, à cause des agressions et de l’intolérance d’homophobes contre ces communautés Lgbti.

La décision du commissaire du gouvernement, près le tribunal civil de la capitale, d’interdire cet événement, a eu le soutien de plusieurs sénateurs ainsi que de pasteurs évangéliques, qui mettaient en avant des versets bibliques pour faire valoir que de telles pratiques seraient en abomination à ce qu’ils appellent [l’Éternel].

Le lundi 26 septembre 2016, la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal) ; qui devait être l’un des lieux d’accuei du festival, a dû fermer ses portes et cesser temporairement ses multiples activités et services, qu’elle rend à diverses couches de la population, en raison d’une campagne « haineuse » et « mensongère », orchestrée contre elle et sa présidente, suivie de menaces meurtrières.

La Fokal a rouvert ses portes au public, le mardi 18 octobre 2016, après plus de 20 jours de suspension de ses activités, due à l’intolérance et aux menaces subies d’homophobes. [emb rc apr 26/10/2016 12:40]

Appui à la production et aux organisations d’agro-pasteurs : D’importants moyens financiers et …

À côté de la construction de trois maisons des éleveurs, de dix aires d’abattage et de 25 parcs de vaccination, le Pdesoc a gratuitement mis à la disposition des éleveurs 1.200 tonnes d’aliments de bétail, 200 tonnes de graines de coton et 8.000 pierres à lécher. L’objectif, selon le Directeur du Pdesoc, Dr Alioune Touré, c’est de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire du bétail. Le Dr Paly Cissé a indiqué que la vente de ces aliments par les éleveurs à des prix subventionnés a permis de constituer des fonds locaux gérés par les éleveurs pour le renouvellement des stocks. « Près de 100 millions de francs CFA sont dans les comptes des comités de gestion d’aliment », révèle-t-il. À cela s’ajoutent 24 motofaucheuses équipées de râteaux faneurs mises à la disposition des agropasteurs.

Pour l’amélioration génétique, le Pdesoc a offert aux éleveurs 12 taureaux Guzérat importés du Brésil, 30 béliers Ladoum, 44 béliers Toulabir et 30 boucs Guera, 1.650 coqs raceurs pour un montant de 74.770.000 de francs CFA. Trente (30) techniciens du public et du privé ont été formés en insémination artificielle bovine et équipés de 30 trousses. Deux centres secondaires d’amélioration génétique (Csag) ont été mis en place à Tambacounda et Kolda pour un montant de 74.216.877 de francs CFA pour assurer, en continu des inséminations artificielles. Pour améliorer les conditions d’alimentation du bétail, le Pdesoc a fait emblaver par les agropasteurs, de 2001 à 2014, 465 hectares de niébé fourrager pour une production de 4, 7 tonnes de semences et 40 tonnes de fourrage.

Concernant la protection zoo sanitaire, 5.481.240 doses de vaccins ont été données en appui aux services vétérinaires des trois régions, de même que 969 vaccinatrices et vaccinateurs villageois de volailles formés, 120 auxiliaires d’élevage recyclés. Pour le système de pérennisation, des stocks de vaccins ont été mis en place avec plus de 10 millions de francs CFA de recettes gérées par les éleveurs. À côté de ces actions, le Pdesoc a construit trois maisons des éleveurs à Tambacounda, à Kolda et à Kédougou de même que le siège du projet à Tambacounda.

Par Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY