L’élection de François réjouit les pasteurs

 

L’élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio à la tête de l’Église catholique est accueillie favorablement par plusieurs pasteurs de la Matanie.

Le pape François réserve-t-il des surprises au Vatican ? Le temps le dira. (Photo : archives) 

Le pasteur de Sainte-Félicité, Michel Dubé, est d’avis que le nouveau pape François devrait être plus beaucoup plus près gens.

« Je pense que le choix de son nom va traduire la manière dont il entend mener l’Église », dit-il en faisant référence à François D’Assises qui était un homme pauvre et humble.

Michel Dubé indique par ailleurs qu’il ne s’attend pas à de véritables changements au niveau de la position de l’Église quant au mariage gai et à la contraception, car le nouveau pape devrait axer ses valeurs sur les bases de l’Évangile.

Il estime par contre qu’il sera plus attentif au sort des plus démunis : « C’est un pape argentin et non argenté », commente Michel Dubé.

Mentionnant que c’est aussi un homme à l’écoute en raison de son cheminement, Michel Dubé estime que François devrait aussi adopter des positions très fermes en ce qui touche les scandales qui ont touché l’Église.

Pasteur dans la région de Matane, Marco Blaquière avoue que la nomination du cardinal Bergolio a étonné bien des gens, car son nom ne figurait pas sur la liste des favoris.

Soulignant qu’il devrait baser son pontificat sur la doctrine chrétienne, Marco Blaquière ne s’attend pas à une révolution, notamment en ce qui a trait à l’ordination des femmes par exemple, mais il estime qu’il pourrait surprendre, car les attentes envers l’Église sont nombreuses.

« On s’attend à ce qu’il redonne un souffle spirituel, car faire le ménage à Rome ce n’est pas évident même s’il y a des choses à changer », poursuit Marco Blaquière, qui ajoute qu’en raison de son passé, François devrait être un pape plus attentif.

Denis Nobert, pasteur baptiste évangélique à Grosses-Roches, mentionne que cette élection n’aura aucune incidence sur ce mouvement qui fonde toute sa doctrine sur la Bible.

Il soutient cependant qu’en raison de son cheminement, le nouveau pape devrait se rapprocher du peuple, ce qui ne signifie pas pour autant plus d’ouverture envers les autres confessionnalités religieuses. 

Denis Nobert ne tient cependant pas à se prononcer sur les débats en cours au sein de l’Église catholique, car certains, à son avis, ne sont pas bibliques.

Des pasteurs qui portent sur eux l’odeur de leurs brebis … – Belgicatho

Cité du Vatican, 28 mars 2013 (VIS). A 9 h 30′ en la Basilique vaticane, en présence de quelque 10.000 fidèles, le Pape a présidé la messe chrismale, célébrée aujourd’hui dans toutes les cathédrales du monde. Plus de deux mille cardinaux, archevêques, évêques et prêtres se trouvant à Rome ont concélébré. Au cours de son homélie, il a évoqué l’onction, thème central des lectures. “Ceux qui reçoivent l’onction -a dit le Pape- ont en commun qu’elle est pour oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs… L’image de l’huile qui se répand…est l’image de l’onction sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux confins de l’univers”. Le Pape a aussi dit aux prêtres que “l’insatisfaction chez certains, qui finissent par être tristes, des prêtres tristes, et transformés en collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés” vient de ce qu’ils sortent peu d’eux mêmes et oignent avec parcimonie perdant ainsi “le meilleur de notre peuple”. “Voilà ce que je vous demande: soyez des pasteurs pénétrés de l’odeur de leurs brebis, qui sentent cette odeur”.

“On reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple”, a aussi dit le Saint-Père. “C’est ainsi que nous devons faire l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité rédemptrice: aux périphéries où se trouve la souffrance, où le sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des prisonniers de tant de mauvais patrons. Ce ne sont pas précisément dans les auto-expériences ou les introspections répétées que nous rencontrons le Seigneur: les cours pour s’aider soi-même dans la vie peuvent être utiles, mais vivre passant d’un bord à l’autre, de méthode en méthode, pousse à devenir pélagiens, à minimiser le pouvoir de la grâce qui s’actualise et croît dans la mesure selon laquelle, avec foi, nous sortons pour nous donner nous-mêmes et pour donner l’Evangile aux autres”.

Se souvenant, avec tous les prêtres, du jour de son ordination comme ministre sacré, le Pape a ajouté: “Le prêtre célèbre en chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en portant leurs noms gravés en son cœur. Revêtir notre humble chasuble peut bien nous faire sentir, sur les épaules et dans notre cœur, le poids et le visage de notre peuple fidèle, de nos saints et de nos martyrs, qui en cette période sont si nombreux. De la beauté de la chose liturgique, qui n’est pas seulement un ornement et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé, considérons-en maintenant l’action!… Le Seigneur le dira clairement: son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction, chers frères, n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que l’huile deviendrait rance et le cœur amère”.

“Quand nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte: lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visage de ceux qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Evangile annoncé avec l’onction, lorsque l’Evangile que nous prêchons, arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche…aux extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations limites, les périphéries où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi. Les fidèles nous en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont encouragés à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver jusqu’au Seigneur. Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois seulement matérielle ou même banale…le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons. Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur, l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse lorsqu’elle toucha le bord de son manteau”. Enfin, le Saint-Père s’est adressé aux fidèles laïcs: “soyez proches de vos prêtres par l’affection et par la prière afin qu’ils soient toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu”.

Après l’homélie, les prêtres ont renouvelé leurs promesses sacerdotales puis le Pape a béni l’huile destinée aux catéchumènes et aux malades, et le Saint Chrême qui sera utilisé pour les sacrements de baptême, de confirmation et d’ordination sacerdotale.

Prêtres, soyez des pasteurs qui portent “l’odeur des brebis”

Pape François, messe chrismale

Rome, 28 mars 2013 (Zenit.org) Anne Kurian 102 clics

Le pape invite les prêtres à être « des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’ » c’est-à-dire « au milieu de leur propre troupeau », qui rejoignent les hommes dans « leur vie quotidienne » et jusqu’aux « périphéries » de leur existence.

Le pape François a présidé la messe chrismale, ce Jeudi Saint, 28 mars 2013, à 9h30, en la basilique Saint-Pierre. Au cours de cette célébration, le pape a béni le « Saint Chrême », et les autres huiles utilisées pour les sacrements. 

Durant la messe, les cardinaux, les patriarches, les archevêques, les évêques et les prêtres diocésains et religieux présents à Rome ont renouvelé leurs promesses sacerdotales.  

Au cours d’une homélie applaudie par l’assemblée, le pape les a invités à « sortir » d’eux-même pour rejoindre la « vie quotidienne » des personnes qu’ils rencontrent et « illuminer les ‘périphéries’ » (cf. documents ci-dessous pour le texte intégral).

Le pape s’est arrêté sur le sens de l’onction reçue par le prêtre, onction qui n’est pas pour « parfumer sa personne » ni pour être « conservée dans un vase », mais pour « oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs ».

Cette onction, qui doit atteindre « jusqu’aux confins de l’univers », est « pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les opprimés … pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls », a-t-il ajouté.

En ce sens, a estimé le pape, « on reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple » : l’Evangile prêché par le prêtre doit parvenir « jusqu’à la vie quotidienne » de l’homme, il doit « toucher aux extrémités de la réalité… illuminer les situations limites, les ‘périphéries’ où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi ».

« Je vous demande d’être des pasteurs qui portent l’odeur des brebis », a insisté le pape, des « pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d’hommes ».

Il s’agit, a poursuivi le pape, de « prier avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances ». C’est d’ailleurs ce que symbolise la chasuble du prêtre : « le prêtre célèbre en chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en portant leurs noms gravés en son cœur ».

Pour cela, le prêtre est invité à aller au-delà des apparences : même si les demandes des hommes semblent parfois « inopportunes » ou « seulement matérielles », il s’agit d’y discerner « le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons », a fait observer le pape François soulignant qu’« aux ‘périphéries’ où se trouve la souffrance, il y a un aveuglement qui désire voir ».

Au contraire, a mis en garde le pape, « le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie perd le meilleur de notre peuple », il se convertit « en gestionnaire » et aura « le coeur amère », il sera « triste ».

Le pape a également invité à plusieurs reprises les croyants, dans l’homélie et lors du renouvellement des promesses sacerdotales, à être « proches » des prêtres « par l’affection et par la prière afin qu’ils soient toujours des pasteurs selon le coeur de Dieu ».

(28 mars 2

Foyer d’étudiantes à Paris

Prêtres soyez des pasteurs qui portentlodeur des brebis | ZENIT Le …

Pape François, messe chrismale

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 131 clics

Le pape invite les prêtres à être « des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’ » c’est-à-dire « au milieu de leur propre troupeau », qui rejoignent les hommes dans « leur vie quotidienne » et jusqu’aux « périphéries » de leur existence.

Le pape François a présidé la messe chrismale, ce Jeudi Saint, 28 mars 2013, à 9h30, en la basilique Saint-Pierre. Au cours de cette célébration, le pape a béni le « Saint Chrême », et les autres huiles utilisées pour les sacrements. 

Durant la messe, les cardinaux, les patriarches, les archevêques, les évêques et les prêtres diocésains et religieux présents à Rome ont renouvelé leurs promesses sacerdotales.  

Au cours d’une homélie applaudie par l’assemblée, le pape les a invités à « sortir » d’eux-même pour rejoindre la « vie quotidienne » des personnes qu’ils rencontrent et « illuminer les ‘périphéries’ » (cf. documents ci-dessous pour le texte intégral).

Le pape s’est arrêté sur le sens de l’onction reçue par le prêtre, onction qui n’est pas pour « parfumer sa personne » ni pour être « conservée dans un vase », mais pour « oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs ».

Cette onction, qui doit atteindre « jusqu’aux confins de l’univers », est « pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les opprimés … pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls », a-t-il ajouté.

En ce sens, a estimé le pape, « on reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple » : l’Evangile prêché par le prêtre doit parvenir « jusqu’à la vie quotidienne » de l’homme, il doit « toucher aux extrémités de la réalité… illuminer les situations limites, les ‘périphéries’ où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi ».

« Je vous demande d’être des pasteurs qui portent l’odeur des brebis », a insisté le pape, des « pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d’hommes ».

Il s’agit, a poursuivi le pape, de « prier avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances ». C’est d’ailleurs ce que symbolise la chasuble du prêtre : « le prêtre célèbre en chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en portant leurs noms gravés en son cœur ».

Pour cela, le prêtre est invité à aller au-delà des apparences : même si les demandes des hommes semblent parfois « inopportunes » ou « seulement matérielles », il s’agit d’y discerner « le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons », a fait observer le pape François soulignant qu’« aux ‘périphéries’ où se trouve la souffrance, il y a un aveuglement qui désire voir ».

Au contraire, a mis en garde le pape, « le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie perd le meilleur de notre peuple », il se convertit « en gestionnaire » et aura « le coeur amère », il sera « triste ».

Le pape a également invité à plusieurs reprises les croyants, dans l’homélie et lors du renouvellement des promesses sacerdotales, à être « proches » des prêtres « par l’affection et par la prière afin qu’ils soient toujours des pasteurs selon le coeur de Dieu ».

(28 mars 2013) © Innovative Media Inc.

Pâques: Provocateurs mais pasteurs

Annoncer par avis mortuaire la mort de Jésus, brader des cercueils, proposer de monter le sien comme un meuble Ikea, autant de coups médiatiques que l’on doit aux deux pasteurs de Saint-Laurent-Eglise, à Lausanne. Un lieu de culte et des hommes de foi qui sortent de l’ordinaire!

Par Patrick Baumann – Mis en ligne le 26.03.2013

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un pasteur s’agenouiller, la génuflexion étant plutôt réservée aux catholiques. Mais, quand il le fait au milieu de l’église, en plein culte et sur un tapis rouge où des gamins jouent à la balle et aux petites voitures, on se demande si Calvin en perdrait son latin! «Attention, les enfants, on va fermer les yeux!» avertit gentiment Daniel Fatzer avant de se remettre debout et de lancer la prière des grands. Un culte insolite au premier abord, all inclusive, petit-déjeuner, liturgie, apéro et repas compris, mais pourtant tout à fait ordinaire à Saint-Laurent-Eglise, au cœur de Lausanne, où se vit depuis deux ans une façon différente de recevoir la parole de Dieu.

L’église comme lieu de véritable échange où le fidèle réagit aux prédications en prenant la parole et le micro. Des prédications qui sont parfois des reprises de grands hits de Martin Luther King ou d’Albert Schweitzer, à peine retravaillés, voire des chansons de Nougaro où c’est Antoine Auberson qui officie à l’orgue, comme le 17 mars dernier.

A Saint-Laurent, on entre et on sort comme dans un moulin. C’est voulu, encouragé, et on dit d’ailleurs, sous forme de boutade, que le culte ne devrait pas commencer s’il n’y a pas au moins un Noir et un enfant dans l’assistance. Des enfants qui, soit dit en passant, adorent qu’on ne les oblige pas à rester assis et silencieux. Ce qui explique la présence de jeunes familles sur les bancs, placés en U, autour du tapis rouge qui fait office de place de jeu. «Notre premier achat, ce furent des jouets, explique avec un sourire Daniel Fatzer, 60 ans. Et ils ne perturbent pas le culte. Le lieu est juste plus vivant!» «A notre arrivée, il y a deux ans, on a viré une partie des bancs, renchérit son colocataire liturgique, Jean Chollet, 58 ans (les deux pasteurs se partagent un plein-temps). Ça sert à quoi d’avoir 400 places quand il y a 40 personnes? On ne loue pas un bateau CGN quand on a besoin d’un pédalo!»

FOI ET HUMOUR

Semper reforma, le credo de Luther, leur référence. Faire bouger l’Eglise de l’intérieur. Tenter de rattraper les évangéliques, ces échappés du peloton religieux «qui ont une longueur d’avance sur nous», admet Jean Chollet. L’homme fut pendant vingt ans directeur du Théâtre du Jorat; c’est dire que la scène, sainte ou pas, il connaît! Mandatés par le synode pour animer ce projet pilote, les deux pasteurs ont répondu à l’appel, avec foi et humour. Le but est très simple: faire revenir à l’église cette fameuse catégorie de chrétiens dits «distanciés». Dont la désaffection progressive menace désormais la survie des Eglises traditionnelles sous leurs formes actuelles. «Je suis catholique, chuchote Paule depuis son banc, mais je viens ici presque tous les dimanches. Ces cultes ont du pep, ils m’ont permis de me reconnecter avec ma foi!»

Quand l’un de ces deux pasteurs, justement «ressuscite» sur notre photo, sous les yeux de son compère ébahi, il ne faut pas y voir un acte blasphématoire, bien au contraire. La provocation doit servir la réflexion. «Pâques a ouvert une brèche, il y a du courant d’air dans le tombeau», lit-on dans ce très beau texte de Jean Debruynne qu’ils ont distribué le 23 mars sur le parvis de Saint-Laurent. Et pour faire que ce courant caresse ou ébouriffe l’âme, les deux hommes ont proposé aux passants de fabriquer leur propre cercueil. En sapin. La boîte, faite sur place et sur mesure, pouvant servir également de bibliothèque! L’Ichtus, symbole du Christ, version Ikea. Jean Chollet: «Ce qui compte, pour nous, c’est de renouveler le message chrétien de sorte que le fidèle qui l’entend ne nous lance pas: «Oh, mais je sais déjà tout ça, je l’ai entendu mille fois!» Une démarche qui passe aussi par l’emploi d’une Bible française, dont la prose est plus proche des gens. A Saint-Laurent-Eglise on ne lit pas «en vérité, je vous le dis», un peu pompeux, mais «je vous assure, c’est la vérité». Ça fait la différence!

La démarche des deux hommes n’est certes pas sans susciter critiques et incompréhension. «Aliens», a lancé une femme dans la masse des badauds. Une protestante, visiblement offusquée par la vue de la caisse à outils et des pasteurs occupés à raboter ou à se mettre en boîte, a juré qu’elle allait écrire au synode, le législatif de l’Eglise réformée. «Nous ne somme pas certains d’être reconduits, au terme de notre mandat de trois ans», ont averti les deux hommes.

Ils n’en était pourtant pas à leur première tentative de (res)susciter le message pascal. En 2011, ils publiaient une vraie annonce mortuaire annonçant le décès de Jésus avec cérémonie funéraire incluse et la complicité des pompes funèbres. En 2012, ils ont bradé des cercueils devant l’église comme des marchands de tapis.

La presse accourt à chacune de leurs provocations. A tel point qu’on leur demande s’ils n’ont pas peur, à force de coups d’éclat, de vider le contenu au profit du contenant. Réduisant la mort de Jésus à un simple happening! Jean Chollet, un peu goguenard: «Il faudrait faire cette remarque à Dieu. Les murailles de Jéricho qui tombent, la mer Rouge qui s’ouvre, la Résurrection, autant de coups géniaux dont les retombées médiatiques durent depuis deux mille ans!»

Pour toute information sur les cultes à Saint-Laurent-Eglise: www.saint-laurent-eglise.eerv.ch

PROVOCATEURS MAIS PASTEURS

Annoncer par avis mortuaire la mort de Jésus, brader des cercueils, proposer de monter le sien comme un meuble Ikea, autant de coups médiatiques que l’on doit aux deux pasteurs de Saint-Laurent-Eglise, à Lausanne. Un lieu de culte et des hommes de foi qui sortent de l’ordinaire!

Par Patrick Baumann – Mis en ligne le 26.03.2013

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un pasteur s’agenouiller, la génuflexion étant plutôt réservée aux catholiques. Mais, quand il le fait au milieu de l’église, en plein culte et sur un tapis rouge où des gamins jouent à la balle et aux petites voitures, on se demande si Calvin en perdrait son latin! «Attention, les enfants, on va fermer les yeux!» avertit gentiment Daniel Fatzer avant de se remettre debout et de lancer la prière des grands. Un culte insolite au premier abord, all inclusive, petit-déjeuner, liturgie, apéro et repas compris, mais pourtant tout à fait ordinaire à Saint-Laurent-Eglise, au cœur de Lausanne, où se vit depuis deux ans une façon différente de recevoir la parole de Dieu.

L’église comme lieu de véritable échange où le fidèle réagit aux prédications en prenant la parole et le micro. Des prédications qui sont parfois des reprises de grands hits de Martin Luther King ou d’Albert Schweitzer, à peine retravaillés, voire des chansons de Nougaro où c’est Antoine Auberson qui officie à l’orgue, comme le 17 mars dernier.

A Saint-Laurent, on entre et on sort comme dans un moulin. C’est voulu, encouragé, et on dit d’ailleurs, sous forme de boutade, que le culte ne devrait pas commencer s’il n’y a pas au moins un Noir et un enfant dans l’assistance. Des enfants qui, soit dit en passant, adorent qu’on ne les oblige pas à rester assis et silencieux. Ce qui explique la présence de jeunes familles sur les bancs, placés en U, autour du tapis rouge qui fait office de place de jeu. «Notre premier achat, ce furent des jouets, explique avec un sourire Daniel Fatzer, 60 ans. Et ils ne perturbent pas le culte. Le lieu est juste plus vivant!» «A notre arrivée, il y a deux ans, on a viré une partie des bancs, renchérit son colocataire liturgique, Jean Chollet, 58 ans (les deux pasteurs se partagent un plein-temps). Ça sert à quoi d’avoir 400 places quand il y a 40 personnes? On ne loue pas un bateau CGN quand on a besoin d’un pédalo!»

FOI ET HUMOUR

Semper reforma, le credo de Luther, leur référence. Faire bouger l’Eglise de l’intérieur. Tenter de rattraper les évangéliques, ces échappés du peloton religieux «qui ont une longueur d’avance sur nous», admet Jean Chollet. L’homme fut pendant vingt ans directeur du Théâtre du Jorat; c’est dire que la scène, sainte ou pas, il connaît! Mandatés par le synode pour animer ce projet pilote, les deux pasteurs ont répondu à l’appel, avec foi et humour. Le but est très simple: faire revenir à l’église cette fameuse catégorie de chrétiens dits «distanciés». Dont la désaffection progressive menace désormais la survie des Eglises traditionnelles sous leurs formes actuelles. «Je suis catholique, chuchote Paule depuis son banc, mais je viens ici presque tous les dimanches. Ces cultes ont du pep, ils m’ont permis de me reconnecter avec ma foi!»

Quand l’un de ces deux pasteurs, justement «ressuscite» sur notre photo, sous les yeux de son compère ébahi, il ne faut pas y voir un acte blasphématoire, bien au contraire. La provocation doit servir la réflexion. «Pâques a ouvert une brèche, il y a du courant d’air dans le tombeau», lit-on dans ce très beau texte de Jean Debruynne qu’ils ont distribué le 23 mars sur le parvis de Saint-Laurent. Et pour faire que ce courant caresse ou ébouriffe l’âme, les deux hommes ont proposé aux passants de fabriquer leur propre cercueil. En sapin. La boîte, faite sur place et sur mesure, pouvant servir également de bibliothèque! L’Ichtus, symbole du Christ, version Ikea. Jean Chollet: «Ce qui compte, pour nous, c’est de renouveler le message chrétien de sorte que le fidèle qui l’entend ne nous lance pas: «Oh, mais je sais déjà tout ça, je l’ai entendu mille fois!» Une démarche qui passe aussi par l’emploi d’une Bible française, dont la prose est plus proche des gens. A Saint-Laurent-Eglise on ne lit pas «en vérité, je vous le dis», un peu pompeux, mais «je vous assure, c’est la vérité». Ça fait la différence!

La démarche des deux hommes n’est certes pas sans susciter critiques et incompréhension. «Aliens», a lancé une femme dans la masse des badauds. Une protestante, visiblement offusquée par la vue de la caisse à outils et des pasteurs occupés à raboter ou à se mettre en boîte, a juré qu’elle allait écrire au synode, le législatif de l’Eglise réformée. «Nous ne somme pas certains d’être reconduits, au terme de notre mandat de trois ans», ont averti les deux hommes.

Ils n’en était pourtant pas à leur première tentative de (res)susciter le message pascal. En 2011, ils publiaient une vraie annonce mortuaire annonçant le décès de Jésus avec cérémonie funéraire incluse et la complicité des pompes funèbres. En 2012, ils ont bradé des cercueils devant l’église comme des marchands de tapis.

La presse accourt à chacune de leurs provocations. A tel point qu’on leur demande s’ils n’ont pas peur, à force de coups d’éclat, de vider le contenu au profit du contenant. Réduisant la mort de Jésus à un simple happening! Jean Chollet, un peu goguenard: «Il faudrait faire cette remarque à Dieu. Les murailles de Jéricho qui tombent, la mer Rouge qui s’ouvre, la Résurrection, autant de coups géniaux dont les retombées médiatiques durent depuis deux mille ans!»

Pour toute information sur les cultes à Saint-Laurent-Eglise: www.saint-laurent-eglise.eerv.ch

Pourquoi des pasteurs pasteress en grand nombre? – Yahoo …

Si vous parlez de pape c’est que vous pensez à l’Eglise catholique : c’est la seule Eglise chrétienne qui ait encore un pape. Elle est aussi la seule à exiger de ses prêtres qu’ils soient célibataires. Elle n’a jamais non plus un seul prêtre femme (là elle n’est pas la seule, il y a aussi les orthodoxes et certaines Eglises évangéliques).

Tibet: le service culturel public au profit des paysans et pasteurs …

Ces dernières années, le Tibet a renforcé sa construction de services culturels publics. Jusqu’à présent, le réseau de services culturels publics, qui couvre toute la région, s’est progressivement développé et profite réellement au grand public.

L’an dernier, le Tibet a investi au total 60 millions de yuans pour la protection du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et a approuvé la fondation de 36 nouvelles troupes artistiques des districts.