Pasteur Gode Mpoyi très en colère contre les Musiciens Pd , joueurs Pd et pasteurs Pd : c’est possible d’avoir les sucées sans toucher à la magie.
Pasteur Gode Mpoyi très en colère contre les Musiciens Pd , joueurs Pd et pasteurs Pd : c’est possible d’avoir les sucées sans toucher à la magie.
Andry, celui qui prétendait être le fils de Dama, ainsi que deux pasteurs passeront devant le juge d’instruction ce jour, après avoir séjourné quelque temps à Antanimora suite à une plainte pour diffamation et propos calomnieuses déposé par le leader charismatique des Mahaleo.
Selon les informations, Dama sera également présent au Palais de Justice à Anosy, accompagné de Charle, un autre membre de ce combo légendaire, afin de suivre de près l’évolution de cette affaire, mais également afin de donner de plus amples informations aux journalistes qui ne manqueront certainement pas la suite que va y donner le magistrat en charge de cette affaire.
Les ministres du futur, moins nombreux, seront plus spécialisés. Perspective
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Pasteur et diacre, des professions en mouvement. Photo : G. Jaton |
Le diacre de demain ne sera pas tout à fait le diacre d’aujourd’hui. La session de mars du Synode, le parlement de l’Eglise réformée vaudoise, a esquissé le futur. Il a pris d’importantes décisions sur les métiers dont l’Eglise aura besoin dans un avenir proche. «Aujourd’hui, nous avons 199 pasteurs et 44 diacres. Mais les départs prévus à la retraite et les tendances de la relève montrent qu’en 2025, sur deux cents postes, seuls une centaine seront occupés par des pasteurs. Nous devrons prévoir de travailler avec moins de pasteurs et plus de diacres», explique Line Dépraz, conseillère synodale.
L’Eglise doit régulièrement réfléchir à ses ministères et se demander de quels professionnels elle a besoin pour exercer sa mission dans la société. Dans le canton de Vaud, la distinction entre pasteurs et diacres date des années 1970 mais n’est, de fait, plus appliquée depuis longtemps. En raison des besoins, la plupart des postes sont aujourd’hui occupés indifféremment par des pasteurs ou des diacres. En créant le diaconat, l’idée avait été de diversifier les ministères et de ne pas travailler seulement avec des théologiens. Cette impulsion demeure, mais doit être aujourd’hui affinée. «Plus une Eglise devient minoritaire, plus ses professionnels doivent avoir des compétences ciblées et reconnues, défend Line Dépraz. Il y a trente ans, le ministre était l’homme à tout faire de la paroisse et touchait à tout. Le système était adéquat à l’époque, mais nous devons aujourd’hui avoir des métiers particuliers, avec des compétences et des formations spécifiques. Notre crédibilité est en jeu.»
Chez les réformés, l’annonce de l’Evangile incombe à tout un chacun, ministres et laïcs. «Mais une part de la proclamation de la Parole et du travail herméneutique, soit l’interprétation des textes bibliques, devra être recentrée sur les pasteurs, annonce la conseillère. Concrètement, nous ne pourrons plus nous permettre d’avoir un pasteur dans un poste où faire des cultes n’est pas central. Les diacres seront spécialisés dans les domaines davantage liés à la didactique, comme le catéchisme, ou à l’accompagnement, comme les services de solidarité.» L’Eglise devra, pour chaque région, penser sa mission en équipe, avec un certain nombre de théologiens et de diacres spécialisés.
«Certains métiers sont utiles à l’Eglise et doivent être développés. Notre défi sera de convaincre des gens hors Eglise à venir travailler chez nous, car il y aura des tâches passionnantes», poursuit Line Dépraz. Elle analyse qu’actuellement la mobilité de l’emploi est insuffisante et peut asphyxier le système. Cette mobilité implique qu’un diacre doit pouvoir venir du monde professionnel mais aussi choisir de ne pas finir sa carrière dans l’Eglise. «Une consécration pérenne sera donc difficile à envisager», explique la conseillère. Le parlement a décidé que seuls les pasteurs seront consacrés, tandis que les diacres auront un autre rite de reconnaissance de leur ministère.
Cette décision a déçu, voire fâché bon nombre de diacres. «Cela a créé une blessure sur le vif, déplore la diacre Natalie Henchoz. Beaucoup se disent découragés et non reconnus. Ils ont l’impression d’avoir joué les bouche-trous pour faire le même travail que les pasteurs. Et nous entendons aujourd’hui que notre consécration ne serait plus utile ni souhaitable.» Line Dépraz veut rassurer: «Un nouvel acte de reconnaissance est à définir, ce ne sera pas rien. Pour ce faire, nous allons soigner le dialogue et la réflexion avec les diacres. Il y a une peur légitime de perdre quelque chose, mais le travail réalisé et les consécrations reçues sont pleinement reconnus.» La conseillère prévoit que les futurs diacres entreront plus facilement dans cette nouvelle perspective. Dans tous les cas, les personnes démarrant leur formation cette année pourront rester sous l’ancien régime.
Dans l’immédiat, rien ne va changer pour les paroissiens. Le Synode de mars a dessiné les grandes lignes du futur, mais devra préciser ses choix l’an prochain sur la base d’un rapport final. Puis la période de transition durera plusieurs années. «A l’avenir, les paroissiens auront des référents clairs en fonction des activités auxquelles ils participeront», esquisse Line Dépraz.
Religion est… féminin!
Il a souvent été reproché aux religions d’avoir des positions dures vis-à-vis de certaines problématiques affectant la femme dans le monde. Il semble que de plus en plus, les femmes pasteurs des églises protestantes, pentecôtistes et évangéliques deviennent le porte-voix des femmes. Il en va de même des femmes de pasteurs.
Les problèmes des femmes sont abordés par des femmes à la tête de nombreuses églises. L’idée que Dieu considère la femme comme étant l’égale de l’homme a fait son chemin dans la tête des décideurs des églises de plusieurs pays d’Afrique francophone où de nombreuses femmes assument des fonctions de pasteurs alors qu’une bonne partie d’entre elles font de même en tant qu’épouses de pasteurs.
C’est le cas de Fara Andrianarivo, femme pasteur de l’église évangélique Shine à Madagascar, fondée par son mari, qui est aussi pasteur, à savoir Patrick Andrianarivo. L’église Shine, située à Antananarivo, est toujours bondée. Située dans un complexe qui abritait autrefois un cinéma, le pasteur Patrick et sa femme Fara accueillent avec joie les milliers de fidèles venus les écouter.
Fara s’occupe spécialement d’une réunion avec les jeunes et ces derniers sont ravis d’avoir une femme comme pasteur. «Je ne pense pas que spirituellement cela fasse une différence d’avoir un homme au lieu d’une femme dans un lieu de culte. Mais cela prouve que Dieu est là pour les hommes comme pour les femmes et que diriger un office spirituel est à la portée d’une femme», explique une fidèle de l’église Shine.
En République Démocratique du Congo où Gender Links rapporte souvent des cas de violences, de discrimination et de pauvreté des femmes, plusieurs d’entre elles ont choisi de mener le combat pour une vie meilleure à travers un ministère évangélique et pastoral.
C’est le cas de Liz Vibila Vuadi qui voulait au départ être journaliste mais qui a choisi d’écouter l’appel de Dieu et de devenir pasteur. Presbytérienne, professeur de dogmes à Kinshasa, capitale de la RDC, Liz Vuadi Vibila défend une théologie féministe dans un contexte africain.
C’est le cas également de Marthe Mwilu qui est pasteur et responsable de l’église «Jésus Sauve», une église de réveil spirituel, située dans la commune de Limete à Kinshasa. Mariée et mère de quatre enfants, elle a dû batailler pour devenir pasteur. Ce fut presque un parcours du combattant.
Etre femme pasteur en RDC ne réjouit pas beaucoup de monde. «Evoluant dans une société où l’on ne tolère pas l’ascendance de la femme sur l’homme pour plusieurs raisons, la femme responsable d’une église que j’aspirais à devenir a été accusée de tous les péchés d’Israël. J’ai fait l’objet de menaces graves de la part de ma belle-famille qui trouvait en ce nouveau statut une voie pour dominer mon mari, de prendre l’ascendant sur lui. Mes propres parents et certains de mes frères n’ont jamais reconnu ma vocation et continuent à s’opposer à mes actions jusqu’à jurer de ne jamais mettre leurs pieds dans l’église Jésus Sauve. Ma belle-famille réagit plus vigoureusement et me qualifie de disciple de l’anti-Christ et du Diable!», explique-t-elle.
Les femmes ont su faire leur chemin à d’autres niveaux dans les églises chrétiennes, presbytériennes, pentecôtistes, baptistes entre autres. Elles y agissent comme responsables des enfants, de la jeunesse ou même des cellules de prières et de rencontres pour les femmes partageant la même foi.
A Maurice, les femmes de pasteurs sont souvent invitées à prêcher dans les lieux de cultes. A «La Voix de la Délivrance», qui compte plus de 85 églises dans l’île, il y a une femme pasteur à l’église de Cité la Cure, banlieue de la capitale Port-Louis, et la responsable des réunions de femmes est aussi une femme.
Un peu plus loin à Sainte Croix, toujours dans la banlieue port-louisienne, le responsable de l’église évangélique est une femme, à savoir Sœur Vinoda.
La montée en puissance des femmes dans les instances de prise de décisions des églises a un côté bénéfique. En chaire, elles peuvent faire réfléchir les fidèles sur un meilleur traitement envers les femmes et ainsi faire avancer la cause de l’égalité du genre, soutenue par le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement.
L’initiative, on vous l’accorde, a des airs de poisson d’Avril,eh bien pas du tout ! C’est pour “retrouver le vrai sens de Pâques” que 2 pasteurs de Lausanne provoquent un peu les passants en leur fournissant planches et marteaux pour fabriquer leur cercueil..et réfléchir au sens de leur vie
© RTS Du bois de récupération en guise de cercueil
Ils n’en sont pas à leur première fois, ils ont déjà publié “Une vie mortuaire de Jésus” et cette année ils ont décidé de s’installer pendant tout le week-end pascal, dans la rue, avec planches de bois de récupération, marteaux, clous et autres outils. Ils proposent à tous ceux qui passent de fabriquer, à moindre frais, le cercueil de leur dernier voyage.
En réalité, il s’agit là d’une invitation à une réflexion spirituelle et philosophique explique le Pasteur Jean Chollet ” A Pâques, on pense lapins, chocolat, primevères et vacances et on en oublie le vrai sens. On a voulu remettre le coeur du sujet dans l’espace public, la Vie, la Mort, la Resurrection , elles sont là les vraies questions“
Et le Pasteur Daniel Fatzer lui emboîte le pas ” C’est devenu difficile d’évoquer la mort dans notre société qui n’a de cesse de l’évacuer. C’est un sujet qui dérange, il parait presque absurde à beaucoup de gens d’en parler”.
Sur les trottoirs de Lausanne en tout cas, le dialogue s’est ouvert. Les passants ont bien accueilli la présence des Pasteurs et même engagé la réflexion, bien au-delà de la menuiserie.
L’initiative, on vous l’accorde, a des airs de poisson d’Avril,eh bien pas du tout ! C’est pour “retrouver le vrai sens de Pâques” que 2 pasteurs de Lausanne provoquent un peu les passants en leur fournissant planches et marteaux pour fabriquer leur cercueil..et réfléchir au sens de leur vie
© RTS Du bois de récupération en guise de cercueil
Ils n’en sont pas à leur première fois, ils ont déjà publié “Une vie mortuaire de Jésus” et cette année ils ont décidé de s’installer pendant tout le week-end pascal, dans la rue, avec planches de bois de récupération, marteaux, clous et autres outils. Ils proposent à tous ceux qui passent de fabriquer, à moindre frais, le cercueil de leur dernier voyage.
En réalité, il s’agit là d’une invitation à une réflexion spirituelle et philosophique explique le Pasteur Jean Chollet ” A Pâques, on pense lapins, chocolat, primevères et vacances et on en oublie le vrai sens. On a voulu remettre le coeur du sujet dans l’espace public, la Vie, la Mort, la Resurrection , elles sont là les vraies questions“
Et le Pasteur Daniel Fatzer lui emboîte le pas ” C’est devenu difficile d’évoquer la mort dans notre société qui n’a de cesse de l’évacuer. C’est un sujet qui dérange, il parait presque absurde à beaucoup de gens d’en parler”.
Sur les trottoirs de Lausanne en tout cas, le dialogue s’est ouvert. Les passants ont bien accueilli la présence des Pasteurs et même engagé la réflexion, bien au-delà de la menuiserie.
Il a souvent été reproché aux religions d’avoir des positions dures vis-à-vis de certaines problématiques affectant la femme dans le monde. Il semble que de plus en plus, les femmes pasteurs des églises protestantes, pentecôtistes et évangéliques deviennent le porte-voix des femmes. Il en va de même des femmes de pasteurs.
Les problèmes des femmes sont abordés par des femmes à la tête de nombreuses églises. L’idée que Dieu considère la femme comme étant l’égale de l’homme a fait son chemin dans la tête des décideurs des églises de plusieurs pays d’Afrique francophone où de nombreuses femmes assument des fonctions de pasteurs alors qu’une bonne partie d’entre elles font de même en tant qu’épouses de pasteurs.
C’est le cas de Fara Andrianarivo, femme pasteur de l’église évangélique Shine à Madagascar, fondée par son mari, qui est aussi pasteur, à savoir Patrick Andrianarivo. L’église Shine, située à Antananarivo, est toujours bondée. Située dans un complexe qui abritait autrefois un cinéma, le pasteur Patrick et sa femme Fara accueillent avec joie les milliers de fidèles venus les écouter.
Fara s’occupe spécialement d’une réunion avec les jeunes et ces derniers sont ravis d’avoir une femme comme pasteur. « Je ne pense pas que spirituellement cela fasse une différence d’avoir un homme au lieu d’une femme dans un lieu de culte. Mais cela prouve que Dieu est là pour les hommes comme pour les femmes et que diriger un office spirituel est à la portée d’une femme », explique une fidèle de l’église Shine.
En République Démocratique du Congo où Gender Links rapporte souvent des cas de violences, de discrimination et de pauvreté des femmes, plusieurs d’entre elles ont choisi de mener le combat pour une vie meilleure à travers un ministère évangélique et pastoral. C’est le cas de Liz Vibila Vuadi qui voulait au départ être journaliste mais qui a choisi d’écouter l’appel de Dieu et de devenir pasteur.
Presbytérienne, professeur de dogmes à Kinshasa, capitale de la RDC, Liz Vuadi Vibila défend une théologie féministe dans un contexte africain. C’est le cas également de Marthe Mwilu qui est pasteur et responsable de l’église «Jésus Sauve», une église de réveil spirituel, située dans la commune de Limete à Kinshasa. Mariée et mère de quatre enfants, elle a dû batailler pour devenir pasteur. Ce fut presque un parcours du combattant.
Etre femme pasteur en RDC ne réjouit pas beaucoup de monde,» explique-t-elle. « Evoluant dans une société où l’on ne tolère pas l’ascendance de la femme sur l’homme pour plusieurs raisons, la femme responsable d’une église que j’aspirais à devenir a été accusée de tous les péchés d’Israël. J’ai fait l’objet de menaces graves de la part de ma belle-famille qui trouvait en ce nouveau statut une voie pour dominer mon mari, de prendre l’ascendant sur lui. Mes propres parents et certains de mes frères n’ont jamais reconnu ma vocation et continuent à s’opposer à mes actions jusqu’à jurer de ne jamais mettre leurs pieds dans l’église Jésus Sauve. Ma belle-famille réagit plus vigoureusement et me qualifie de disciple de l’anti-Christ et du Diable!».
Les femmes ont su faire leur chemin à d’autres niveaux dans les églises chrétiennes, presbytériennes, pentecôtistes, baptistes entre autres. Elles y agissent comme responsables des enfants, de la jeunesse ou même des cellules de prières et de rencontres pour les femmes partageant la même foi.
A Maurice, les femmes de pasteurs sont souvent invitées à prêcher dans les lieux de cultes. A « La Voix de la Délivrance», qui compte plus de 85 églises dans l’île, il y a une femme pasteur à l’église de Cité la Cure, banlieue de la capitale Port-Louis, et la responsable des réunions de femmes est aussi une femme.
Un peu plus loin à Sainte Croix, toujours dans la banlieue port-louisienne, le responsable de l’église évangélique est une femme, à savoir Sœur Vinoda.
La montée en puissance des femmes dans les instances de prise de décisions des églises a un côté bénéfique. En chaire, elles peuvent faire réfléchir les fidèles sur un meilleur traitement envers les femmes et ainsi faire avancer la cause de l’égalité du genre, soutenue par le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement.
Leevy Frivet est journaliste à Maurice. Cet article fait partie du service de commentaires et d’opinions de Gender Links.
Les religieux du front de 14-18 sortent de l’oubli
Les aumôneries militaires veulent mieux faire connaître le rôle des religieux de toutes confessions sur le front de la Grande Guerre. Prêtres, pasteurs ou rabbins ont été mobilisés comme les autres Français
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Le cardinal Bergoglio est connu pour ses qualités d’homme de dialogue. C’est en tout cas ce qu’affirme un nombre impressionnant de représentants d’Eglises orthodoxes et protestantes en Argentine. On ne compte plus les pasteurs qui n’ont pas de mots assez chaleureux à l’égard du nouveau pape. Et les commentaires les plus encourageants viennent sans doute des… évangéliques (au moins 10% des Argentins). Ce qui est une information en soi, car il règne parfois une franche incompréhension entre catholiques et évangéliques en Amérique latine, les uns et les autres se traitant régulièrement de « sectaires » et « idolâtres » et ceci dans un contexte de concurrence.
Ainsi Juan Pablo Bongarra, président de la Société biblique argentine. Il se souvient du cardinal Bergoglio participant récemment à une prière organisée par des Eglises charismatiques à Buenos Aires. « Il s’est agenouillé devant 6000 personnes, et les pasteurs protestants ont prié pour lui en imposant leurs mains », raconte-t-il à un journaliste de Christianity Today, mensuel américain. « Son élection a été une réponse à nos prières (…) Sa priorité est l’unité au niveau des gens », dit carrément Norberto Saracco, un des pasteurs évangéliques les plus écoutés en Argentine. A retenir aussi, le plaidoyer impressionnant pour le pape François du pasteur Luis Palau, né en Argentine et installé aux Etats-Unis, l’un des évangélistes les plus connus dans les Amériques. Dans cette interview, il explique que François impose le respect grâce à son style de vie chrétien, son respect pour les autres et le fait qu’il va vraiment à la rencontre des gens.
Côté anglican, même son de cloche. Pour Greg Venables, évêque anglican, le nouveau pape est « davantage un chrétien, centré sur le Christ et rempli par l’Esprit, que seulement un homme d’Eglise. Il croit à la Bible telle qu’elle est écrite (…). Il est toujours humble et sage… ». Selon Greg Venables, le cardinal Bergoglio lui aurait même dit que la création de l’ordinariat catholique pour les anciens anglicans « n’était pas nécessaire et que l’Eglise a besoin des anglicans » !
Un article dans l’hebdomadaire Réforme va dans le même sens, en insistant sur les espoirs de dialogue suscités par le nouveau pape. Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises espère qu’« il fera de l’unité de tous les chrétiens l’une de ses priorités ». Et Setri Nyomi, secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale (ARM), espère qu’il fera accélérer le dialogue œcuménique : « Depuis le document Dominus Iesus de 2000, Rome a abandonné les engagements de Vatican II. J’espère que le pape François va relancer l’effort », dit-elle, sans que l’article précise ces propos.
Pour l’instant, les seuls bémols hautement prévisibles concernent les rapports entre certaines Eglises protestantes libérales – luthériennes notamment, et l’Eglise catholique sur des sujets de société. Elles ne vont pas être d’accord sur le mariage gay, par exemple, ni sur les « dangers de la sécularisation », selon l’expression du nouveau pape. Ce dernier s’est déjà illustré en Argentine comme un opposant au mariage gay et à la sécularisation. Et en cette matière, il aura des alliés chez les évangéliques et chez beaucoup d’anglicans, mais pas forcément chez les luthériens et les réformés, notamment en Occident.