Mariage religieux

La scène a lieu un dimanche de juin dans une paroisse luthérienne du centre-ville de Strasbourg. “Il y a nous, d’un côté, les hétéros, ou les normés, ou les discrets. Et celles et ceux de l’autre bord”, lance la prédicatrice.

Texte biblique et vidéo de témoignage à l’appui, Joan Charras Sancho, doctorante en théologie, appelle les paroissiens de Saint-Guillaume présents ce matin-là lors du culte à s’ouvrir à la différence.

Parmi les protestants, “je crois qu’une majorité de personnes estiment qu’un couple de même sexe ne pose plus question”, dit-elle. “Mais de là à rendre cela visible en bénissant des unions, je pense qu’il va falloir un vrai temps de dialogue et un large débat”.

Un débat que les institutions protestantes “historiques” n’éludent pas: en Alsace et en Lorraine, où sont concentrés près d’un tiers des effectifs de la Fédération protestante de France, un groupe de travail planche depuis novembre sur la question au sein de l’Union régionale des Églises luthérienne et réformée (UEPAL).

Composé de sept pasteurs, il doit “fournir un matériel de réflexion et faire écho à ce qui peut remonter des paroisses et des pasteurs”, explique Marc Fritsch, inspecteur ecclésiastique de la région de Colmar, chargé par l’UEPAL d’animer le groupe.

Dans la tradition protestante, le mariage n’est pas un sacrement: les pasteurs ne célèbrent pas formellement de mariages, considérés comme l’affaire des autorités civiles, mais se contentent de célébrer des bénédictions pour des couples mariés civilement.

“Un geste d’accueil inconditionnel de Dieu”

Doivent-ils donc accepter les demandes de bénédictions nuptiales qui ne manqueront pas d’être sollicitées par des mariés homosexuels? “Des pasteurs sont clairement pour, d’autres clairement contre, mais il y a aussi un nombre important de collègues qui demandent des bases de réflexion”, relève Marc Fritsch.

“Les pasteurs estiment n’être pas aujourd’hui en mesure de faire un choix clair”, souligne le pasteur, qui doit rendre sa copie d’ici la fin du premier trimestre 2014.

Quelle que soit la position officielle qui sera adoptée dans la foulée, “les personnes homosexuelles sont accueillies dans la vie ecclésiale sans distinction”, souligne-t-il, ajoutant que “dans la grande diversité du protestantisme, tout le monde n’a pas ce discours”.

Certains pasteurs poussent les Eglises à ne pas faire preuve de frilosité. Également membre du groupe de réflexion, la pasteure Ruth Wolff-Bonsirven (photo) avait ouvertement soutenu le mariage pour tous, que le président de la Fédération protestante de France, Claude Baty, avait pour sa part qualifié de “fausse bonne idée”.

Cette femme à la tête d’une inspection ecclésiale de plus de 20 paroisses dans le Bas-Rhin se dit favorable “à titre personnel” à une bénédiction des unions homosexuelles: “Une bénédiction est un geste d’accueil inconditionnel de Dieu, il ne nous appartient pas de l’accorder ou de la refuser, en jugeant ceux qui la mériteraient”.

“Il y a une grande ouverture des paroissiens et des pasteurs” à ce sujet, juge le pasteur de la paroisse Saint-Guillaume à Strasbourg, Christophe Kocher. Mais il reconnaît que “d’un point de vue institutionnel, c’est plus compliqué, par crainte de créer des scissions avec certains mouvements du protestantisme”.

Selon lui, si les Églises protestantes ne tranchent pas, au bout du compte, en faveur de la bénédiction de couples de même sexe, “ce serait une situation douloureuse et pénible”.

“On a beaucoup entendu parler d’objection de conscience pour les maires qui ne veulent pas marier des couples du même sexe, mais est-ce qu’il ne faudrait pas poser la question dans l’autre sens, pour des pasteurs qui souhaiteraient bénir des couples de même sexe” sans l’aval de leur Église, s’interroge-t-il.

Pour Ruth Wolff-Bonsirven “il y aura des cas de conscience pour les uns et pour les autres”.

(Source AFP)

Deux pasteurs presbytériens arrêtés au Soudan du Sud

Une information d’hier de l’Agence Fides doublement incompréhensible. Jusqu’à preuve du contraire les deux pasteurs interpellés au Soudan du Sud depuis près de trois semaines, l’ont été sans justification : on peut estimer qu’il s’agit là d’arrestations arbitraires. En outre, on pensait que la création du Soudan du Sud constituait un refuge pour les chrétiens soudanais du Nord persécutés par les musulmans. Se serait-on trompé ?

Le pasteur Idris Nalos Kida

Deux pasteurs de l’église presbytérienne ont été placés en détention depuis le 19 mai par les autorités du Soudan du Sud qui leur nient tout contact avec leurs familles et leurs avocats.
C’est ce que dénonce Amnesty International qui craint même que les deux hommes, le pasteur Idris Nalos Kida et le pasteur stagiaire David Gayin [des Reach Out Ministries], aient été soumis à des sévices et à des tortures.
La note de l’ONG cite le témoignage d’un certain nombre de témoins selon lesquels le 19 mai à 20 h, la police est entrée de force dans la maison du pasteur Kida, tirant quelques coups de feu en l’air. Le pasteur aurait été battu avant d’être arrêté. Les agents de police ont séquestré dans son habitation des téléphones portables, un ordinateur et des documents.
Quelques heures plus tard, à 22 h, la police a enfoncé la porte du pasteur Gayin, le plaçant en état d’arrestation.
On ne sait sur quelles bases les deux pasteurs ont été arrêtés pas plus que le lieu où ils sont détenus. La Constitution provisoire du Soudan du Sud interdit de détenir une personne pendant plus de 24 heures sans l’autorisation d’un tribunal.
L’arrestation et le placement en détention des deux pasteurs sont donc totalement illégaux, affirme Amnesty International, qui demande aux autorités de Juba soit de présenter une accusation formelle à leur encontre soit de les remettre immédiatement en liberté.
L’église presbytérienne constitue la troisième communauté religieuse au Soudan du Sud. Depuis longtemps, les forces de sécurité du Soudan du Sud sont accusées de se livrer à des arrestations arbitraires de journalistes, d’activistes civils et d’opposants politiques.

Source : Agence Fides

Pasteurs pour la justice et la solidarité – granma.cu –

Pasteurs pour la justice et la solidarité

Laura Bécquer Paseiro

PENDANT cinq jours, Cuba a accueilli pour la première fois une édition de l’Assemblée générale du Conseil latino-américain des Églises (CLAI), qui a adopté le programme général de travail pour les six prochaines années. À noter que le blocus économique, financier et commercial contre Cuba, avait contraint à un report de cette 6e édition prévue à La Havane au mois de février, le gouvernement des États-Unis ayant gelé les fonds destinés à cette Assemblée.

Devant cette mesure de coercition, les plus de 300 représentants religieux d’une vingtaine de pays latino-américains et caribéens, on considérait que c’était une occasion de démontrer la foi et la solidarité entre les peuples.

L’évêque Julio Murray, président sortant de cet organisme fondé en 1982 et qui regroupe 188 églises et dénominations protestantes, a déclaré à Granma que « malgré les nombreuses difficultés découlant du blocus économique de l’empire, les églises se sont solidarisées et ont adopté la décision de dire : non, nous irons à Cuba et nous ferons tout notre possible pour accompagner les églises sœurs de l’Île, dans un geste concret de solidarité et d’œcuménisme’ ».

« Le groupe était très motivé, surtout les personnes qui nous visitaient pour la première fois, car elles ont pu connaître et partager l’histoire de foi de ce peuple », a signalé cet évêque panaméen.

Plusieurs participants ont considéré la tenue à Cuba de l’Assemblée comme un geste concret d’œcuménisme, qui a présidé aux débats sur des questions de l’actualité régionale et sur les défis pour l’avenir, notamment dans le moment historique que vit l’Amérique latine.

À cet égard, le président élu du CLAI, l’Argentino-équatorien Felipe Adolf, a déclaré à la presse qu’ « être à Cuba représente une démarche concrète que nous souhaitions partager, en accord avec le slogan de cette 6e Assemblée : ‘’Pour un oecuménisme accompagné de gestes concrets’’ ».

Mgr Felipe Adolf, qui est évêque émérite de l’Église méthodiste argentine Federico Pagura, a qualifié de « pertinent » le fait d’avoir élu Cuba pour cette réunion, avant d’ajouter que la tenue de cette Assemblée a constitué une réponse aux actions des États-Unis qui ont tenté d’empêcher la réunion et de bloquer les relations de Cuba avec le continent et le reste du monde.

Pagura, qui s’est vu décerner l’Ordre de la Solidarité institué par le Conseil d’État en reconnaissance de son engagement solidaire et de son amitié envers la Révolution et le peuple cubains, de sa vocation d’intégration, de son engagement en faveur de la défense des droits de l’Homme et de son attachement aux idées de José Marti, a également souligné qu’en ce moment crucial que vit l’Amérique latine, « ce beau pays a accompli une mission transformatrice très importante ».

Pour sa part, le représentant de l’Église anglicane du Pérou, Jaime Sianez a déclaré à notre quotidien que son séjour dans l’île lui a permis d’envoyer « un message d’espoir, de miséricorde et de loyauté à nos frères cubains ».

AGENDA DE TRAVAIL

Les églises latino-américaines et caribéennes se réunissent tous les six ans pour évaluer le travail accompli. À cette occasion, la 6e Assemblée générale du CLAI s’est proposée de « concerter des actions spécifiques afin d’exercer une influence plus efficace sur nos sociétés, notamment en cette période que traverse notre région ».

Mgr Murray a signalé à Granma que dans le contexte régional, « la mission de l’église ne cesse de se consolider apparaissant désormais comme un signe d’espoir. Surtout face à des situations où derrière une apparente prospérité économique, il existe encore de grandes inégalités et exclusions sociales ». C’est la raison pour laquelle, selon Mgr Murray, « nous recherchons une justice qui puisse nous mener à la paix ».

Concernant les résultats du travail, l’évêque panaméen a précisé que les églises et les organismes oecuméniques se sont donné un ferme objectif de rénovation afin de continuer d’œuvrer en faveur de la réconciliation et de l’unité des peuples. Finalement, Mgr Felipe Adolf, le président élu du CLAI, a rappelé qu’il reste encore des tâches en suspens. « Notre principal problème, c’est que nous n’avons pas encore appris à travailler ensemble. Toute notre éducation en Amérique latine a été construite sur des bases individualistes, ce qui se reflète dans les églises et les institutions sociales. Les institutions cherchent à résoudre leurs problèmes chacune de son côté, mais sans union, tous nos efforts seront vains ».

Au-delà des nouveaux défis qui l’attendent, la 6e Assemblée générale du CLAI a confirmé l’engagement de l’Église en tant qu’institution oeuvrant en faveur de la justice sociale, de la paix et de la solidarité.
 

Le pasteur-député Marco Feliciano dénonce la “dictature gay” – Actu …

Pasteur, député et homme d’affaires, Marco Feliciano a été élu, en mars dernier, Président de la Commission des droits de l’homme et des minorités (CDHM) de la chambre des députés.

Charismatique et ambitieux, il est, selon l’AFP “l’homme le plus haï des homosexuels brésiliens et probablement la figure la plus controversée du pays“, depuis son élection à la tête du CDHM et la résurgence de déclarations passées. “La putréfaction des sentiments des homosexuels conduit à la haine, au crime et au rejet”, avait-il notamment déclaré. Dans un autre genre, une vidéo de 2005 circule sur le net et on le voit expliquer au cours de sa prêche que John Lennon méritait bien trois balles, “au nom du fils, du Père et du Saint-Esprit”, pour avoir affirmé que les Beatles étaient plus populaires que Dieu.

Un vent de polémiques qui lui est favorable ?

Ils ont voulu m’étiqueter ennemi public numéro un du Brésil. Ils ont réussi à faire de moi une célébrité, le héros de la famille brésilienne“, lance Feliciano, avant de rajouter : “Il y a eu 40 manifestations contre moi. Elles n’ont pas réuni plus de 5.000 personnes. Moi, en un seul culte, je peux en réunir 100.000“. (NDLR : Faut-il en déduire que les brésiliens ne se rendent pas à l’église uniquement pour Dieu, mais pour assister aux shows de pasteurs vedettes ?)

En outre, il dénonce ouvertement la “dictature gay” et se défend d’être homophobe : “les militants gays veulent m’imposer leur style de vie. Ils m’accusent d’intolérance, mais j’ai reçu des menaces de mort. Ma famille a été harcelée“. Ce qui le hérisse, ce n’est pas “l’orientation différente“, c’est “l’acte homosexuel, quand ils s’embrassent, se touchent devant moi“.

En 1996, il a fondé “la Cathédrale de la vivification de la foi”, une église membre des Assemblées de Dieu, la plus importante dénomination pentecôtiste. Et c’est en 2010 qu’il s’est lancé en politique, sous l’étiquette du Parti Social Chrétien. Elu à l’instar de 73 autres députés “évangéliques” (pour 594 sièges), il n’avait pas hésité à déclarer durant la campagne : “Je lutte pour la famille (…) Si vous êtes en faveur de l’avortement, ne votez pas pour moi“. A tort ou à raison, Marco Feliciano est convaincu que d’ici 10 ans, “il sera impossible de faire de la politique au Brésil sans s’allier avec les évangéliques“.

Paul OHLOTT, avec agences


Catégories:Chroniques, L’Eglise, Paul OHLOTT, Politique

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Inde : des pasteurs baptistes attaqués par des hindouistes

Alors qu’ils étaient rassemblés, pour leur réunion de prière mensuelle, dans le temple de la Telugu Baptist Church à Maheshwaram Mandal (près d’Hyderabad, État d’Andhra Pradesh), vingt pasteurs baptistes ont été attaqués le 5 juin par une cinquantaine de militants hindouistes. Sept pasteurs ont du être hospitalisés après avoir été frappés par les agresseurs à coups de bâtons et de barres de fer. Comme toujours, les hindouistes reprochent aux chrétiens des « conversions forcées ». Une manifestation publique de chrétiens est programmée pour protester contre cette nouvelle agression christianophobe par des hindouistes.

Source : Christian Today Australia

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Pasteure ou pasteur réformé(e) évangélique, Ref.-Nr. 36748F 

Intitulé de la fonction Pasteure ou pasteur réformé(e) évangélique
Degré d’occupation 100 pour cent
Présentation de l’entreprise Au bénéfice d’un accord de collaboration,

La Paroisse réformée française de Bienne et la communauté francophone de la Paroisse de Nidau mettent au concours

Un poste de pasteur/e à 100%

Tâches Tâches diverses de paroisse
Profil Profil souhaité :
– Vous êtes âgé/e de 35 à 45 ans
– Vous êtes proche des gens, vous portez le souci de la communauté paroissiale, de ses activités et des liens entre ses membres
– Vous êtes ouvert/e à l’œcuménisme
– Vous êtes une personnalité dynamique, créative et innovante
– Vous êtes prêt/e à vous profiler au sein d’une équipe de pasteurs et de professionnels laïcs, dans une paroisse urbaine
– Vous êtes convaincu/e de la nécessité d’ouvrir l’Eglise vers la Ville et la société
– Vous possédez de bonnes connaissances (orales au minimum) de la langue allemande
– Vous êtes ouvert/e à des collaborations ponctuelles avec les pasteurs alémaniques de Nidau et de Bienne
Langue Français, Allemand
Nous offrons – Un travail intéressant
– Des conditions d’engagement selon les dispositions du canton de Berne
Entrée en service 1er avril 2014 ou à convenir
Lieu de travail Bienne – Nidau
Contacts Informations complémentaires :
Madame Geneviève Widmer, présidente du Conseil de la paroisse de Bienne, rue des Alpes 75, 2502 Bienne, 032 322 47 20,
www.ref-bienne.ch, www.kt-bienne.ch, www.presences.ch

Candidatures à renvoyer à Madame Widmer jusqu’au 15 août 2013 au plus tard.
Site internet www.ref-bienne.ch,
Postuler en ligne

Délai de candidature 15.08.2013
Publié depuis 04.06.2013
N° de référence 36748F



http://www.jobs.sites.be.ch/de/index/navi/stellenmarkt/stellen/verwaltung

Amnesty International craint que les deux pasteurs aient subi des …

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Djouba, 7 juin 2013 (Apic) Au Soudan du Sud, deux pasteurs de l’église presbytérienne ont été placés en détention depuis le 19 mai. Les autorités leur refusent tout contact avec leurs familles et leurs avocats, rapporte le 7 juin 2013 l’agence missionnaire vaticane Fides. Amnesty International dénonce cette situation et craint même que les deux hommes, le pasteur Idris Nalos Kida et le pasteur stagiaire David Gayin, aient été soumis à des sévices et à des tortures.

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ASIEINDE Vingt pasteurs de léglise baptiste agressés par des …

Hyderabad – Des extrémistes hindous ont brutalement agressé 20 pasteurs protestants de l’église baptiste dans le district de Mahehwaram Mandal, au sein du territoire d’Hyderabad, capitale de l’Etat d’Andhra Pradesh dans le centre sud de l’Inde. Selon ce qu’indique à Fides une note du All India Christian Council, organisation œcuménique des communautés chrétiennes en Inde, le 4 juin dernier, une cinquantaine de militants du groupe Rashtriya Swayamsevak Sangh ont interrompu un rite spirituel du groupe des pasteurs baptistes en les insultant, les rouant de coups à l’aide de bâtons et leur infligeant des blessures. Au cours de cet acte de violence, les militants ont accusé les pasteurs de conduire « des activités de conversion forcée ». Les pasteurs ont été conduits à l’hôpital et ont déposé plainte devant les autorités de police. Au cours de ces prochains jours, les communautés chrétiennes du territoire entendent organiser une marche pacifique afin de protester contre la violence.« Toute violence doit être condamnée mais il faut dire que des épisodes de ce genre ne sont pas très fréquents en Andhra Pradesh » explique à Fides le Père Amal Yeruva, prêtre d’Hyderabad. « Les groupes extrémistes hindous en effet ne sont pas très forts dans cet Etat à la différence d’autres zones tels que les Etats de Chhattisgarh et du Madhya Pradesh notamment parce que le parti politique qui les protège, le BJP , n’est pas très suivi ».Le prêtre explique à Fides : « Il faut dire que l’Eglise catholique, la communauté de plus ancienne tradition, n’a pas de problème à mener ses activités pastorales comme cela arrive parfois en revanche aux communautés de dérivation protestante. De notre côté, le dialogue avec les communautés et les responsables hindous est ample et fécond et se poursuit à tous les niveaux. L’Eglise catholique jouit d’un grand respect au sein de l’Etat ».Ceci se déduit également de la manière dont, au sein du Diocèse d’Hyderabad, sont menés « des initiatives et des programmes à l’occasion de l’Année de la Foi – séminaires, retraites spirituelles et laboratoires destinés aux prêtres, aux religieux et aux laïcs – qui aident la communauté à renforcer sa foi et son témoignage ». Selon un rapport envoyé à l’Agence Fides par le Conseil global des chrétiens indiens , en 2012, 135 attaques contres des chrétiens ont été officiellement enregistrées en Inde.

AFRIQUESOUDAN DU SUD Deux pasteurs presbytériens détenus … – News.va

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Juba – Deux pasteurs de l’église presbytérienne ont été placés en détention depuis le 19 mai par les autorités du Soudan du Sud qui leur nient tout contact avec leurs familles et leurs avocats.C’est ce que dénonce Amnesty International qui craint même que les deux hommes, le pasteur Idris Nalos Kida et le pasteur stagiaire David Gayin, aient été soumis à des sévices et à des tortures.La note de l’ONG cite le témoignage d’un certain nombre de témoins selon lesquels le 19 mai à 20h00, la police est entrée de force dans la maison du pasteur Kida, tirant quelques coups de feu en l’air. Le pasteur aurait été battu avant d’être arrêté. Les agents de police ont séquestré dans son habitation des téléphones portables, un ordinateur et des documents.Quelques heures plus tard, à 22h00, la police a enfoncé la porte du pasteur Gayin, le plaçant en état d’arrestation.On ne sait sur quelles bases les deux pasteurs ont été arrêtés pas plus que le lieu où ils sont détenus. La Constitution provisoire du Soudan du Sud interdit de détenir une personne pendant plus de 24 heures sans l’autorisation d’un tribunal.L’arrestation et le placement en détention des deux pasteurs sont donc totalement illégaux, affirme Amnesty International, qui demande aux autorités de Juba soit de présenter une accusation formelle à leur encontre soit de les remettre immédiatement en liberté.L’église presbytérienne constitue la troisième communauté religieuse au Soudan du Sud. Depuis longtemps, les forces de sécurité du Soudan du Sud sont accusées de se livrer à des arrestations arbitraires de journalistes, d’activistes civils et d’opposants politiques.

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ballou : la prevention des conflits entre pasteurs et … – bakelinfo.com

BallouPreventionConflit

Monsieur Hamidou Sada Timéra a présidé ce mercredi 29 mai 2013 dans la salle de délibération du conseil rural de Ballou un atelier d’information et de sensibilisation sur « La prévention des conflits entre pasteurs et agriculteurs dans le département de Bakel ».Toutes les commissions du CR étaient convoquées, les pasteurs, les agriculteurs et les chefs de village. La SAED, SDDR, l’ARD et UPHORBAK étaient aussi de la partie pour le côté technique ainsi que Mor Fall, le Dr Mbaye , Jean Bernard et Thierno Bal pour Enda LEAD francophone. La radio jiida et Bakelinfo étaient aussi invités.

Audio : Hamidou S Timéra   

                            Thierno Bal  

Après les mots de bienvenue du président, nous avions eu droit à de brillants exposés de la SAED, de SDDR et du Dr Mbaye pour le decret portant organisation des parcours du bétail et fixant les conditions d’utilisation des pâturages. Pour rappel, il faut noter que depuis quelques années avec la dégradation et la raréfaction des ressources naturelles imputables aux changements climatiques, le front agricole colonise et fragmente l’espace pastoral sénégalais. Dans la vallée du Sénégal, avec le développement de l’irrigation, l’aménagement des bas fonds et l’occupation des pistes à bétail, l’élevage perd beaucoup de ses facilités de pâturage et de mobilité du cheptel, notamment en saison sèche. Cette mobilité qui est perçue comme une forme d’adaptation aux modifications des différents écosystèmes, occasionne parfois d’importants dégâts sur les cultures engendrant, dans bien des cas, des conflits réguliers et parfois sanglants entre agriculteurs et éleveurs. Ces conflits surviennent généralement au moment des semis, de levée des plantules et à la période des récoltes.

Ce sont les moments les plus déterminants pour la réussite de la campagne agricole. Ils correspondent souvent aux périodes de retour ou de départ en transhumance des éleveurs venus des zones frontalières du Mali et de la Mauritanie. A cet effet, les brigades de gendarmerie, les collectivités locales, les services techniques et les autorités locales sont régulièrement sollicités pour arbitrer des conflits de ce genre. Pour résoudre ces problèmes, les autorités ont consenti beaucoup d’efforts, pris des textes et élaboré des outils de gestion foncière au niveau local, national et régional.

En 1980 l’Etat du Sénégal a pris le Décret 80 – 268 du 10 mars 1980 portant organisation des parcours et fixant les conditions d’utilisation des pâturages. Les difficultés d’application de ce Décret et les défis auxquels fait face l’élevage justifient le processus en cours pour l’élaboration d’un Code Pastoral au Sénégal. Au niveau local, dans la vallée du fleuve, outre la charte du domaine irrigué, des plans d’occupations et d’affectation des sols (POAS) ont été élaborés par la SAED. Cependant l’application effective de ces POAS et leur appropriation par les populations locales, restent très timides. Par conséquent, les conflits et le désordre subsistent quant à l’occupation des sols et l’exploitation des ressources naturelles.

C’est dans ce contexte que le Projet « Initiatives Pilotes de Micro-Irrigation et de Gestion Durable des Terres dans le Département de Bakel (IGDT – Bakel) » organise cet atelier d’information et de sensibilisation sur l’existence des outils participatifs de gestion foncière et de prévention des conflits. Cet atelier s’inscrit en droite ligne de l’une des composantes du projet à savoir, l’information, la sensibilisation et le renforcement des capacités. Il est envisagé comme un cadre fécond de dialogue entre les différents acteurs locaux que sont les autorités déconcentrées, les élus locaux, les services techniques de l’Etat, lesproducteurs agricoles et les éleveurs en faveur d’une exploitation harmonieuse et pacifique des ressources naturelles.

A travers cet atelier, le projet se fixe plusieurs objectifs dont les principaux sont les suivants :

• informer et sensibiliser les populations sur l’importance des outils de planification et degestion des RN : POAS, Charte du Domaine Irrigué, texte réglementant le parcours du bétail et la gestion des pâturages,

• renforcer les capacités des acteurs locaux à résoudre sans intervention extérieure les cas de conflits entre acteurs locaux,

• relever les limites des outils existants d’exploitation des ressources naturelles et de prévention des conflits

• réfléchir sur une stratégie en faveur de l’institution d’un mécanisme de prévention des conflits pour combler les manquements identifiés.

A la suite des exposés, les participants ont posés des questions de clarification et contribué dans la mise en place d’un cadre de concertation entre acteurs et les recommandations suivantes ont été retenues :

* Matérialiser les zones et couloirs pour accéder à l’eau,

* Former et redynamiser les commissions de zones ( jusqu’au village),

* Réactualiser certaines dispositions,

* Créer un cadre de concertation pasteurs/agriculteurs,

* Diffuser le POAS,

* Animer et appuyer la base.

En cloturant les travaux le Président de la communauté rurale s’est engagé avant le 15 juin 2013 pour le tracé des couloirs de passage délimité par des pare-feu, la mise en place des cadres de concertation ( redynamisation où il existe) et le redynamisation des commissions de zone.

Avant de souhaiter un bon retour à tout le monde .

Aliou Sall,www.bakelinfo.com