Les Eglises réformées romandes ne soutiennent pas la haute école de théologie

CC(by-nc-nd) David King via https://flic.kr/p/4izg1eUne Haute école de théologie protestante devrait voir le jour d’ici deux à trois ans. Le projet dévoilé dans un communiqué diffusé lundi 23 mars par un groupe de théologiens, pasteurs et formateurs se veut plus professante et professionnalisante que les facultés de théologie, passage obligé des pasteurs des Eglises réformées. La Conférence des Eglises réformées réaffirme qu’elle ne soutient pas ce projet.

Photo:CC(by-nc-nd) David King

Par Joël Burri

«Nous cherchons à offrir une formation différente de celle dispensée en faculté de théologie, non pas opposée, mais complémentaire. Dans mes mots, je dirais: plus pratique, plus confessante, plus spirituelle, plus souple», écrit dans un communiqué, le pasteur réformé retraité Gérard Pella, membre du groupe de réflexion sur le projet de Haute école de théologie professionnalisante (HET pro). Ce groupe travaille depuis 2010 à «unir des forces vives du protestantisme romand (réformé et évangélique) pour proposer une nouvelle formation en théologie qui s’inspire du modèle des Hautes écoles spécialisées (HES) en Suisse et des Kirchliche Hochschulen (KiHo) en Allemagne.»

Collaboration réformée suggérée

«Ce qui est malheureux dans leur communication, c’est qu’ils font tout pour faire croire que leur projet émane aussi des Eglises réformées», réagit Xavier Paillard, président du Conseil exécutif de la conférence des Eglises réformées romandes (CER). «C’est clairement un projet qui émane des Eglises évangéliques. Les quelques pasteurs réformés – tous issus de la frange évangélique – qui soutiennent ce projet le font à titre individuel, ce qui pose d’ailleurs la question de leur loyauté vis-à-vis de leur Eglise.»

L’institut biblique et théologique Emmaüs, basé à Saint-Légier (VD) est associé à ce projet. Enseignant dans cet établissement et chef de projet HET-pro, David Richir explique. «Ce qui différenciera l’enseignement de la HET-pro de l’enseignement actuellement dispensé par l’institut Emmaüs c’est d’une part un niveau académique, un peu plus élevé que l’enseignement actuel, mais c’est aussi l’héritage réformé qui était dans l’ADN d’Emmaüs au moment de sa création il y a 90 ans, mais qui s’était perdu au fil du temps. Nous nous réjouissons de pouvoir partager avec les théologiens réformés l’ouverture sur la société et la capacité de dialoguer avec les autres traditions qui sont des points forts de la théologie réformée.»

Un rapport au texte biblique différent

Les Eglises réformées, qui disposent de leur propre cursus de formation tant pastoral que diaconal n’envisagent donc pas de reconnaître les titres que remettra la future haute école théologique. «La théologie est vraiment une branche universitaire et scientifique. Elle n’affirme pas une confession de foi. En d’autres termes, dans le cadre des facultés universitaires on considère Dieu comme un objet d’étude et pas d’abord comme le sujet d’une relation aux hommes», explique Xavier Paillard. «L’Université est un lieu de réflexion et de contact avec la société. Je pense que cette prise de distance que nous exigeons de nos futurs pasteurs leur permet de ne pas tomber dans des simplifications dogmatiques ou fondamentalistes». Xavier Paillard complète: «in fine ce qui se joue ici, c’est le rapport des croyants à la vérité et plus particulièrement le rapport à la Bible. L’Ecriture est étudiée dans les facultés comme un texte historique marqué par son époque au travers duquel on entend la parole de Dieu. Dans les mouvements évangéliques, le texte biblique est Parole de Dieu».

«Je ne pense pas qu’il faille opposer approche académique et approche confessante», rétorque David Richir. «Ce n’est pas parce que l’on a, si je caricature un peu, une perspective humaniste à l’extrême qui cherche à prendre ses distances par rapport au divin que l’on est plus rigoureux dans le travail avec les sources! Avec ce projet de HET pro, nous assumons une idéologie ou nous reconnaissons être des créatures d’un Dieu créateur, mais cela ne nous empêche pas de faire un travail critique de qualité. Il existe d’ailleurs de nombreuses facultés qui ne prêtent pas le flanc à une critique de leur niveau académique malgré leur approche confessante. Je pense, par exemple aux facultés catholiques.»

«Quand nous parlons de complémentarité entre faculté de théologie et haute école théologique, ce n’est pas pour jouer sur les mots. Nous pensons vraiment qu’il y a place pour deux formations de qualité, mais qui se basent sur des fondements épistémologiques différents».

«Nous sommes heureux de constater que les Eglises évangéliques souhaitent améliorer la formation de leurs pasteurs. Je regrette toutefois que cette offre se fasse en concurrence avec les facultés de théologie», conclut Xavier Paillard. «Je suis convaincu qu’il y a une place pour les évangéliques pour se former dans les facultés de théologie.»

CAMEROUN :: Ces ministres de culte qui rançonnent les familles endeuillées :: CAMEROON

cameroun,ces,ministres,culte,qui,ranconnent,les,familles,endeuillees,cameroon,CAMEROUN :: Ces ministres de culte qui rançonnent les familles endeuillées :: CAMEROONLes hommes dits de Dieu sont devenus des prédateurs. Ils dépouillent orphelins, veuves, veufs. Que dit la Bible à ce sujet ?

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, il est clairement établi que la foi tend à disparaître. Le diable et ses réseaux ont élu domicile dans nos églises où ils égarent les enfants de Dieu. N’importe qui arbore une soutane qui lui ouvre les voies de la mendicité, de l’escroquerie et du grand banditisme devant un Dieu qu’on prononce le nom alors qu’on prêche au nom de Satan. Il est vrai que dans la Bible, Jésus-Christ avait prédit la fin des temps et les événements qui devaient suivre. « Dans les derniers jours, beaucoup viendront en mon nom, ils feront des miracles et guériront les malades… Mais gardez-vous d’être dupes car il faut bien que ces choses arrivent mais ce ne sera pas encore la fin. » Cette dialectique chrétienne puisée dans le livre de Mathieu projette les chrétiens dans un désarroi spirituel et soulève les vagues d’un groupe de pasteurs ; prêtres qui ont fait main basse dans nos églises chrétiennes.

Les dérives pastorales

A la tête de nos églises chrétiennes se trouvent les pasteurs et les prêtres dont le rôle est de conduire les bergers en quête du salut éternel. Les âmes faibles  sont nos fidèles qui constituent l’église du christ. « Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle », tel semble être le slogan dans la mission pastorale. Mais les hommes en soutane ont failli à leur mission pour suivre les convoitises de ce monde que sont l’argent, le pouvoir, les honneurs, les mauvaises passions et que savons-nous encore.

Les moments douloureux auxquels sont plongés les familles suite à la disparition d’un membre sont plutôt une occasion pour nos bergers de s’enrichir, extorquer de l’argent aux personnes qui ont besoin d’assistance spirituelle. Ils conditionnent leur venue par des sommes d’argent qu’ils fixent au départ selon que la famille du défunt possède des moyens. La fonction pastorale n’est plus vouée à la spiritualité, elle est gage d’une voie dans le tremplin des affaires entre la ville et la campagne. Le mensonge a élu domicile et tous les hommes de Dieu aspirent aux prières charismatiques même quand ils ne possèdent pas ce don.

Les prêtres et les pasteurs prêchent pendant les cérémonies funèbres avec la ferme conviction qu’ils seront payés même quand il s’agit d’un fidèle de la paroisse qui est décédé. A Mvangane, dans la région du Sud-Cameroun, un pasteur de l’EPCO avait exigé 200 000 FCFA pour inhumer son ancien d’église sous prétexte que le défunt ne payait plus sa dîme pendant un bon bout de temps. Cet amour exagéré du pognon renseigne suffisamment sur la vraie nature de ces hommes de Dieu. Certains fidèles et âmes faibles ne savent plus à quel saint se vouer.

© L’Epervier : A.Z.

CAMEROUN :: EBOLOWA : La colère de «Dieu» tue un colonel et son épouse :: CAMEROON

cameroun,ebolowa,colere,dieu,tue,colonel,son,epouse,cameroon,CAMEROUN :: EBOLOWA : La colère de «Dieu» tue un colonel et son épouse :: CAMEROONAprès avoir roué de coups un pasteur qui prêchait à l’occasion d’un deuil, un officier supérieur de l’armée va succomber avec sa femme dans un accident de circulation.

La scène incroyable se passe dans un village appelé Ke’eke Yevol, à 10 km d’Ebolowa aux encablures de Mengong. Les populations timorées n’ont pas été surprises des conséquences du blasphème du regretté colonel de l’armée camerounaise dont nous préférons taire le nom. En effet, dans un sermon plein de leçons interpellant tous ceux qui pensent que, Dieu ne réagit plus automatiquement aux péchés de l’homme, le révérend-pasteur de l’église presbytérienne camerounaise orthodoxe aurait touché l’amour propre du colonel qui avait perdu son frère dont la renommée passait de tout commentaire.

Même le parterre de personnalités qui assistaient à ces obsèques justifiait leur présence par simple raisons de solidarité et de respect vis-à-vis de ce grand officier de l’armée. Au cours du sermon, les paroles touchantes prononcées par l’homme de Dieu portaient atteinte au défunt lui qui aurait passé le plein de son temps à commettre des forfaits de son vivant. Ce que son frère colonel n’a pu supporter. Dans un courage diabolique, il va interrompre le culte par une bastonnade copieuse sur la personne du pasteur, qui va s’écrouler à la consternation générale de tous ceux qui prenait part à ce culte de requiem.

Alors que le pasteur allongé à même le sol après avoir reçu de violents coup de poing les autres pasteurs tous en soutane se sont précipités autour de lui pour empêcher son bourreau d’en finir avec lui. Le collège des pasteurs dépassés par le blasphème va ensemble élever les mains vers le ciel pour que le miracle de Dieu soit fait, et tous ont déserté les lieux suivis des fidèles.

Le tournant fatal

Après l’inhumation par la famille restreinte, les rares personnes encore présentes se sont dispersées. Les commentaires allaient dans tous les sens au village. L’épouse du colonel devait prendre un vol en direction de Paris dans le cadre d’un voyage privé. L’heure du décollage était 20 heures. Il fallait donc que son époux l’accompagne à l’aéroport. Après un au revoir express à la famille, le couple va prendre la route pour Yaoundé. Mais à quelques kilomètres de Mbalmayo, ils seront tous deux tués dans un accident de circulation. Selon les témoins, la voiture abord de laquelle se trouvait le couple aurait fait plusieurs tonneaux qui n’ont laissé aucune chance aux deux coupants.

Le bilan est sans appel. Deux morts sur le carreau. La nouvelle est tombée au village comme un couperet, et les villageois sont vite arrivent à la conclusion selon laquelle, c’est l’agression qu’il a opérée sur le pasteur qui a coûté la vie au couple. Pour l’instant difficile de savoir si c’est un accident naturel ou encore une sanction de dieu qui dit dans sa bible que « Attention, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.» A cause du pouvoir, de l’amour-propre, le colonel a dépassé les bornes en s’attaquant à un homme de Dieu.

© L’Epervier : Valery Zoulla

«Pasteurs, rabbins et imams doivent s’occuper de nos âmes à l’exclusion de toute autre activité»

article

22412

Un rabbin ou un imam peut être licencié s’il ne fait pas l’affaire

Gérard Lejeune : «Pasteurs, rabbins et imams doivent s’occuper de nos âmes à l’exclusion de toute autre activité»

Les faits – Gérard Lejeune est expert comptable et commissaire aux comptes, expert près la Cour d’Appel de Paris. Son cabinet est installé à Paris et à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

http://www.lopinion.fr/18-mars-2015/gerard-lejeune-pasteurs-rabbins-imams-doivent-s-occuper-nos-ames-a-l-exclusion-toute

2015-03-18 14:38:01

http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/article/public/cms/edito/201503/gerard_lejeune_pays_cncc.jpg?itok=kwW4Swvt

Interview

La première volée de la formation romande des ministres touchée par un deuil

Le temple d'Yverdon CC(by-nc-nd) clare_and_ben, via https://flic.kr/p/yJ66sLe pasteur Pierre-André Bettex qui venait de prendre ses fonctions comme responsable romand des stages a été emporté par une maladie foudroyante durant la première semaine de la nouvelle formule de formation des diacres et pasteurs, unifiée au niveau romand.

Photo: le temple d’Yverdon où aura lieu le culte d’envoi des stagiaires. CC(by-nc-nd) clare_and_ben

Par Joël Burri

Onze pasteurs et huit diacres issus des Eglises réformées des cantons de Neuchâtel (EREN), Genève (EPG), Vaud (EERV), et de la partie francophone de l’union synodale Berne-Jura-Soleure (BeJuSo) suivent depuis le 2 mars, les premiers des 60 jours de cours répartis sur les 18 mois de leur formation professionnelle. Dimanche 15 mars à 17h30, à Yverdon-les-Bains aura lieu leur culte d’envoi en stage.

«Cela aurait aussi dû être le culte d’installation de Pierre-André Bettex comme responsable romand des stages, note Didier Halter, directeur de l’Office protestant de formation (OPF). A ce titre, il aurait dû suivre les ministres stagiaires durant leur formation, notamment par des visites sur les lieux de stages. Il a pris cette nouvelle fonction début février, un mois avant le début des formations, et devait rencontrer les candidats pour la première fois le lundi 2 mars. Mais ce jour-là, il a été hospitalisé et il est décédé le surlendemain.

«Nous avons décidé de maintenir le culte d’envoi, car c’est avant tout le culte des stagiaires et un signe de ce que les Eglises les accompagnent dans leur formation», note Didier Halter, «mais comme toujours, en pareille situation, les absents y occupent une place importante.» D’autant plus que la cérémonie funèbre de Pierre-André Bettex s’est tenue dans le même temple.

Une force tranquille

«Notre Eglise perd un pasteur humble et attentionné dans sa fonction comme dans ses relations; un collègue, un ami, un frère», écrit Xavier Paillard, président du Conseil Synodal (l’exécutif) de l’EERV dans la newsletter de l’Eglise. Didier Halter le présente comme un «homme tranquille» qui ne se laissait pas impressionner par les problèmes, mais se donnait le temps de la réflexion et de la sérénité pour les résoudre. Le directeur de l’OPF souligne aussi que «Pierre-André Bettex était un homme qui était soucieux de comprendre la situation des autres. C’était l’une de ses grandes qualités qui aurait dû se déployer durant la formation des ministres. Il aurait suivi tout le processus avec une grande humanité.»

Didier Halter poursuit: «Pierre-André savait mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Et il le faisait avec humour et second degré ce qui rendait sa critique recevable. Il l’a fait durant ses premières semaines de travail comme responsable des stages au sujet du fonctionnement des nouveaux organes. Enfin, son parcours comme aumônier dans les lycées professionnels le rendait particulièrement conscient du décalage entre l’Eglise et la société. Je pense que cela aussi aurait été un grand apport pour les stagiaires.»

Mise au concours du poste

Durant les prochains mois, le suivi des diacres et pasteurs stagiaire sera assuré par la Corosta, commission romande des stages, qui se répartiront les dossiers. «Lundi, la mise au concours du poste sera publiée et nous espérons trouver un candidat d’ici fin avril qui pourra entrer en fonction le 1er août ou le 1er septembre», explique Didier Halter.

Culte d’envoi

Dimanche 15 mars 2015 à 17h30 au Temple d’Yverdon, place Pestalozzi. Apéritif dans le temple à l’issue du culte

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Boydo Birame Ka, originaire d’Aéré Lao (Département de Podor), est un pasteur peu ordinaire. Après s’être fait recruté berger à Gabbou-Gal (Commune de Sagatta-Djolof), il n’a trouvé rien de mieux que jouer un mauvais tour à son employeur. Après quelques jours de travail, le sieur Ka s’est volatilisé avec pas moins de 300 bêtes constituées de petits ruminants.

À la suite du constat de la longue absence de Boydo, le propriétaire a suivi les traces de son troupeau disparu avec son berger. À l’étape de Dêqq-Vott, village de pasteurs Peulh situé à moins d’une dizaine de kilomètres de Dahra-Djolof sur la route nationale N°3, Boydo KÂ a été intercepté.

Là, les villageois très circonspects face aux déclarations du malfrat qui, coûte que coûte voulait se passer pour un transhumant sans la compagnie des agneaux et chevreaux ont vite fait de découvrir le pot-aux-roses. Et ont alors fait appel à la gendarmerie de Dahra-Djolof.

Les limiers ne se sont pas fait prier pour descendre sur les lieux et mettre aux arrêts le malfrat. Les “hommes en bleu“, fidèles à leur mission, ont restitué le troupeau à son propriétaire. Boydo Birame Ka a été déféré au Parquet sur instruction du Procureur de Louga pour vol de bétail.

Seneweb

Congo-Brazzaville: l’intox rentre dans les églises. 300 Pasteurs demandent la modification de la …

Après la déclaration des faux sages, après la déclaration du P.c.t, celle des Evêques de l’Église catholique et celle de l’opposition en trompe-l’oeil ; c’est maintenant au tour des Pasteurs des églises de réveil du Congo de demander le changement de la constitution. Comme dit le dicton : « chez le coiffeur a chacun son tour» et « à chaque jour son lot de surprises ». Mais, depuis quand les pasteurs s’occupent-ils des affaires politiques ?

Avant de débuter rappelant, dans 16 mois (parce que la réélection et investiture de Sassou Nguesso   ont eu lieu le 12 juillet 2009 et le 14 août 2009), notre pays va vivre une situation inédite. Pour la première fois depuis l’indépendance, un président de la République va partir à la retraite au Congo-Brazzaville ; un pays, qui les a toujours assassinés, envoyés en prison ou poussés en exil.

Pour lire la suite cliquer sur le lien : http://www.sukissa.co.uk/?p=13603

 

Les aventures de Faka Bilumba

Les aventures de Faka Bilumba

Par François Zoomevele Effa – 06/03/2015

Par François Zoomevele Effa

Vous aimeriez, comme Aimé CESAIRE, lancer une prière virile sur votre continent en miniature, et prophétiser tant de belles choses… Mais il arrive que même la foi sauvage du sorcier et le génie créatif de l’amour inconditionnel que l’on voue à sa patrie ne suffisent plus. Vous appréhendez certainement les futures dérives d’un certain féminisme local qui se décline dans une originalité très camerounaise le 8 mars prochain. Alors, il est temps de rencontrer certaines dames qui ne se contentent de se faire belles et de se taire, qui ne veulent pas jouer les faire valoir et les potiches de la Républiques, et qui , malgré les apparences, sont la majorité silencieuse du pays. Vous vous en doutez, je les ai rencontrées, et elles ont parlé.

«Je suis une «ancienne de l’église». Mon obédience est l’ EPC, L’église presbytérienne camerounaise. Vous comprendrez que je ne donne pas mon nom car je risque d’être excommuniée. Dans les manifestations qui se passeront le 8 mars, j’ai envie de dire à toutes les femmes de mon église d’aller défiler, non pas dans le folklore ambiant habituel en chantant des hymnes de soutien à la gloire de la femme du chef d’état, mais en revendiquant nos vrais droits. Nous sommes la seule église protestante du pays dans laquelle les femmes n’ont pas le droit de devenir des Pasteurs ! Pourquoi ? Oui, je me le demande, alors que nous sommes majoritaires, alors que nos associations internes comme l’ ACF (L’association chrétienne des femmes) sont le fer de lance dans la dynamique de cette église. Nous continuons donc, selon de vieilles conceptions des théologies machos, à être considérées comme cause fatale du péché adamique, nous les descendantes d’Eve.»

© Journalducameroun.com
François Zoomvele Effa

«Laisse comme ça Ancienne, toi aussi ! J’ai la solution, nous allons faire un schisme et créer notre église presbytérienne que nous déclinerons au féminin, et les femmes, nous la majorité, pourrons devenir des pasteurs. Nous sommes protestants ou pas ! Et quand des protestants ne sont plus d’accord ils se détachent et créent une église. Nous n’innoverons pas, car il y a déjà eu dans les années 30 l’ EPA (église protestante africaine) qui avait refusé de se soumettre à la dictature linguistique et liturgique «boulou ». Puis, il y a eu dans les années 60 l’ EPCO qui se voulait contre l’œcuménisme, et très récemment l’EPCR Du pasteur NGOMO. Je parie tout ce que tu veux que ces machos vont avoir une peur bleue, tu verras, ils vont céder, et nous pourrons exercer un ministère qui nous est interdit juste parce que nous sommes des femmes, et ça c’est droit que nous devons revendiquer.»

«Tu sais Catherine, il y a tant de réformes que nous devons apporter à ce presbytérianisme camerounais. La corruption est tellement officielle alors que c’est l’église qui devrait montrer l’exemple. Je crois savoir qu’ils ne veulent pas que nous soyons des pasteurs car nous risquons de dénoncer certaines pratiques mafieuses chroniques.Les détournement de fonds, les abus de biens sociaux ne sont jamais punis quand ce sont nos pasteurs qui les font. Depuis qu’ils ont envahi les directions des établissements secondaires et des hôpitaux, certains pasteurs de l’ EPC ont volé et pillé ces institutions les menant à la ruine, parfois à la fermeture. Il suffit de voir ce que sont devenus les hôpitaux prestigieux d’antan comme celui de ENONGAL, les collèges de Foulassi de Elat, un vrai scandale au vu et su de tous. J’ai vu dimanche dernier, une grande cérémonie pour le jubilé de la paroisse Marie GOCKER à Yaoundé. Je ne savais pas qu’il fallait des sièges spéciaux pour les envoyés du chef de l’Etat dans une église, des places d’honneur devant tout le monde. Et, comme c’est le Fameux NDONGO, la chose, la marque, la fabrique et le doungourou de Barthélémy qui s’y était collé, ce fut la catastrophe et l’épouvante dans toute son horreur.»

«AKOUMBA, ma sœur, laisse-moi cette honte-là. Ce bout d’homme se croyait au comité central de son parti politique. Comment a-t-il pu commencer son discours en s’adressant d’abord au président du sénat, alors qu’il était invité par les modérateurs de l ‘EPC et de la paroisse? Puis nous parler de l’évangile selon son saint Barthélémy qui «spiritualiserait la matière et demanderait l’ardeur de l’amour» pour finir par son vieux credo: un seul mot, continuez! C’est à peine s’il ne finissait pas comme dans le temps en Guinée équatoriale par loué soit Barthélémy. En citant Lamartine et Camus, notre professeur avait oublié qu’il y avait des références théologiques comme Martin Luther King.»

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim détenu par la dictature nord-coréenne

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim est bel et bien détenu en Corée du Nord, selon sa famille, qui dit en avoir obtenu la confirmation officielle des autorités canadiennes.

L’Église presbytérienne coréenne à laquelle le révérend appartient avait révélé plus tôt cette semaine qu’elle était sans nouvelles de lui depuis le 31 janvier, mais sans s’avancer davantage sur son sort.

Selon une porte-parole de l’église, Lisa Pak, les autorités canadiennes ont depuis prévenu la famille de l’homme de 60 ans que la Corée du Nord a confirmé qu’elle le détenait.

La famille et les membres de sa communauté « demandent à leurs compatriotes canadiens et la communauté internationale de continuer à prier pour sa libération et son retour en toute sécurité », a-t-elle fait savoir jeudi matin.

Selon Mme Pak, Hyeon Soo Lim s’est rendu plus d’une centaine de fois en Corée du Nord dans le cadre d’une mission parrainée par son église, qui est à Mississauga, en banlieue de Toronto. Il s’y occupait d’un orphelinat, d’une garderie et d’une maison de retraite dans la région de Rajin, dans le nord-est du pays.

Le pasteur devait être de retour au Canada le 4 février. Bien qu’il ne soit pas revenu comme prévu, son église ne s’est pas inquiétée outre mesure au départ, puisqu’il a l’habitude de voyager et qu’il connaît bien la Corée du Nord.

Elle avait aussi cru qu’il pouvait avoir été placé en quarantaine pour 40 jours, comme le font les autorités nord-coréennes pour les étrangers jugés susceptibles d’être porteurs du virus Ebola.

Les autorités nord-coréennes ont pris des mesures répressives à l’encontre d’organisations chrétiennes au cours des derniers mois. Plusieurs pasteurs américains ont notamment été placés en détention.

Lisa Pak se dit néanmoins convaincue que Hyeon Soo Lim n’a pas fait de prosélytisme, une pratique interdite en Corée du Nord, l’un des pays les plus reclus de la planète.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

Un pasteur canadien détenu par la dictature nord-coréenne

Le pasteur Hyeon Soo Lin, lors d'une de ses missions en Corée du Nord.Le pasteur Hyeon Soo Lin, lors d’une de ses missions en Corée du Nord.  Photo :  Photo fournie par l’Église presbytérienne coréenne

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim est bel et bien détenu en Corée du Nord, admet jeudi le ministère des Affaires étrangères, confirmant du coup une information révélée un peu plus tôt dans la journée par la famille de l’homme de 60 ans. 

« Comme il n’y a pas de bureau du gouvernement dans le pays, l’aptitude des responsables canadiens à fournir une assistance consulaire est extrêmement limitée », indique dans un courriel une porte-parole du ministère, Caitlin Workman.

« Des responsables consulaires sont en contact avec les membres de la famille et leur fournissent de l’aide », ajoute-t-elle.

« Le Canada recommande depuis longtemps et continue de recommander aux Canadiens de ne pas voyager en Corée du Nord. Les Canadiens ne devraient en aucun cas voyager en Corée du Nord. » — Caitlin Workman, porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères

Selon la famille du pasteur, le ministère des Affaires étrangères est en contact avec l’ambassade de Suède à Pyongyang pour obtenir de l’aide dans son dossier.

La Light Presbyterian Church, l’église presbytérienne coréenne à laquelle le révérend appartient, avait révélé plus tôt cette semaine qu’elle était sans nouvelles de Hyeon Soo Lim depuis le 31 janvier, mais sans s’avancer davantage sur son sort.

Dans une déclaration faire jeudi matin, une porte-parole de l’église, Lisa Pak, a cependant révélé que les autorités canadiennes ont depuis informé la famille du pasteur qu’il était détenu. Le ministère leur a dit avoir obtenu cette confirmation des autorités nord-coréennes. 

La famille et les membres de sa communauté « demandent à leurs compatriotes canadiens et la communauté internationale de continuer à prier pour sa libération et son retour en toute sécurité », a indiqué Mme Pak.

Selon elle, Hyeon Soo Lim s’est rendu plus d’une centaine de fois en Corée du Nord dans le cadre d’une mission parrainée par son église, qui est à Mississauga, en banlieue de Toronto. Il s’y occupait d’un orphelinat, d’une garderie et d’une maison de retraite dans la région de Rajin, dans le nord-est du pays.

Le pasteur devait être de retour au Canada le 4 février. Bien qu’il ne soit pas revenu comme prévu, son église ne s’est pas inquiétée outre mesure au départ, puisqu’il a l’habitude de voyager et qu’il connaît bien la Corée du Nord.

Elle avait aussi cru qu’il pouvait avoir été placé en quarantaine pour 40 jours, comme le font les autorités nord-coréennes pour les étrangers jugés susceptibles d’être porteurs du virus Ebola.

Les autorités nord-coréennes ont pris des mesures répressives à l’encontre d’organisations chrétiennes au cours des derniers mois. Plusieurs pasteurs américains ont notamment été placés en détention.

Lisa Pak se dit néanmoins convaincue que Hyeon Soo Lim n’a pas fait de prosélytisme, une pratique interdite en Corée du Nord, l’un des pays les plus reclus de la planète.