Sahel : financement de 248 millions de dollars de la Banque mondiale pour un projet d’appui au …

Par : Laura |  Mots clés : Mali, pastoralisme, financement
French.china.org.cn | Mis à jour le 28-05-2015

La Banque mondiale va financer un projet d’une valeur de 248 millions de dollars, visant à stimuler le pastoralisme dans six pays du Sahel et à améliorer l’accès à des services essentiels pour plus de 2 millions de pasteurs et agropasteurs, selon un communiqué publié par son bureau à Bamako.

Ce financement est octroyé au Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), d’une durée de six ans, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, ajoute le texte.

Ce projet stimulera la coopération régionale entre ces six pays où les activités pastorales constituent la principale source de revenu des populations ciblées, indique le communiqué.

“En Afrique subsaharienne, les activités pastorales constituent la principale source de revenu de quelque 50 millions d’habitants. Au Sahel, les terres arides et semi-arides occupent 75% du territoire et font vivre près de 20 millions de pasteurs”, précise-t-on de même source.

Le communiqué souligne, citant le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique Makhtar Diop, que “le pastoralisme, qui joue un rôle vital au Sahel, est menacé par de multiples défis, dont l’essor rapide de la population, les conflits, les épizooties, la disparition des pâturages et l’amenuisement des sources en eau”.

Selon la Banque mondiale, ce projet constitue une étape importante pour instaurer une alliance solide en faveur du pastoralisme, à travers la mise en commun de l’expertise et des moyens de différents acteurs, parmi lesquels des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, des gouvernements, des entreprises privées et des organisations pastorales de la société civile.

Les femmes pasteurs peaufinent leur look

“Casual priest” : la collection qui rend les pasteurs suédoises stylées

Au rez-de-chaussée d’un petit immeuble beige de la banlieue de Stockholm, Maria Sjoedin s’affaire dans l’atelier où elle crée et vend des vêtements conçus pour les femmes pasteurs. Manches trois-quarts ou évasées, poignets mousquetaires, les chemisiers et les robes à cols romains sont légion. La styliste de 46 ans, toute de noire vêtue, est l’une des pionnières en la matière. « Mes créations sont faites et pensées pour les femmes », souligne-t-elle.

« Les autres vêtements (de pasteur, NDLR) sont des vêtements pour homme, mal coupés pour les morphologies féminines », explique à l’AFP Beatrice Lönnquist, pasteur à Stockholm. La collection Casual Priest comprend aussi des vêtements du quotidien, sans caractère religieux. Certains sont disponibles dans différentes couleurs, selon la fonction occupée par celles qui les portent. Dans l’Église de Suède, le vert est, par exemple, réservé aux diacres. D’abord disponibles sur catalogue, ces vêtements coupés près du corps et décontractés peuvent aujourd’hui être achetés en ligne. Les mannequins sont jeunes et avenantes, à l’opposé de l’image caricaturale de la femme pasteur austère et mal attifée.

« C’est confortable et professionnel. Ces vêtements mettent en valeur les courbes d’une femme sans pour autant la rendre provocante », juge une cliente de Maria Sjoedin qui a posté un commentaire sur le site de la marque. « Par leurs vêtements, les pasteurs veulent montrer qu’ils sont des êtres humains comme vous et moi. Ils ne veulent pas créer de distance avec leurs fidèles, mais une proximité », souligne Åsa Haggren, professeur dans une université qui forme des professionnels de la mode à Borås (dans le sud-ouest de la Suède).

Répondre à un besoin

Pour Maria Sjoedin, tout a commencé en 2002. « Je ne viens pas d’un milieu religieux. J’ai rencontré une fille qui était pasteur. Elle m’a dit qu’il y avait peu de choses pour les femmes pasteurs, et aucun vêtement dans lequel elle se sentait bien », raconte-t-elle. Très vite, la jeune couturière réalise pour son amie un premier tee-shirt à col romain. C’est le début de sa collection, régulièrement mise à jour avec de nouveaux modèles, de nouvelles coupes et de nouveaux tissus. La première cliente montre sa nouvelle chemise à des collègues et les ventes commencent à décoller. En Suède et en Norvège d’abord, puis dans le monde anglo-saxon. Des hommes se sont également manifestés. Depuis peu, une collection leur est dédiée.

« C’était le bon moment. J’ai fait quelque chose dont on avait vraiment besoin », estime Maria Sjoedin, qui reconnait néanmoins avoir rencontré quelques sceptiques à ses débuts. « Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y a un besoin qui doit être satisfait. Cela a beaucoup de sens pour moi », se félicite-t-elle. La Suède compte beaucoup de femmes pasteurs : elles sont 2086, pour 2187 hommes. La parité pourrait même être atteinte d’ici à quelques années, puisque 23 femmes seront ordonnées en 2015, contre 11 hommes.

Dans la très grande majorité des Églises protestantes du monde, les femmes peuvent être ordonnées prêtres. Pour la plupart, les protestants considèrent que le prêtre est un expert, un théologien, qui exerce un ministère et non un sacerdoce. Une vision différente de celle de l’Église catholique, opposée à l’ordination des femmes. Aujourd’hui, la créatrice compte 4000 clients dans le monde entier. Ses collections rencontrent un tel succès qu’elle a embauché deux couturières en Suède pour pouvoir répondre aux commandes et que deux usines de confection vont bientôt ouvrir, l’une au Portugal et l’autre en Italie.

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«Il est beaucoup plus difficile d’être pasteur aujourd’hui»

Depuis le licenciement de deux pasteurs dans le canton, grogne et anxiété gagnent certaines cures vaudoises. Président du Conseil synodal, l’organe exécutif de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), Xavier Paillard est sous le feu de vives critiques depuis trois semaines. Il répond.

– Plusieurs pasteurs et laïcs évoquent le «sentiment de malaise» qui touche aujourd’hui l’Eglise réformée. Le constatez-vous aussi?
Oui, indéniablement. Plusieurs collègues, laïcs ou paroissiens sont ébranlés par les mesures qui ont été prises et leur écho médiatique. Mais il me semble important de souligner que ces décisions ne sont pas le seul facteur de déstabilisation que traverse actuellement l’Eglise. Nous sommes confrontés à trois réalités. Tout d’abord, l’individualisation de la société et l’émergence de spiritualités laïques fragilisent la vie communautaire des paroisses traditionnelles. Ensuite, on n’appartient plus, aujourd’hui, à une Eglise par filiation, mais par une adhésion résultant d’une conviction. Autrefois, on n’avait pas besoin de convaincre les parents d’envoyer leurs enfants au catéchisme, par exemple. Enfin, les fonctions dites de référence, comme municipal, gendarme ou pasteur, sont de moins en moins reconnues. Il est beaucoup plus difficile d’être pasteur aujourd’hui qu’il y a quelques décennies, le Conseil synodal en est pleinement conscient. Des collègues se trouvent en situation de fragilité et ont besoin d’un soutien que nous cherchons à leur apporter. Plusieurs mesures ont été mises en place à cet effet.

– Outre les licenciements, on parle aussi de cas de burn-out.
C’est vrai, à l’instar de ce qu’on voit dans d’autres professions. A mes yeux, ces situations résultent de la perte de sens du métier, et pas seulement d’une surcharge de travail. Face aux changements actuels, certains se sentent démunis, d’autres mettent les pieds au mur, d’autres encore sont stimulés. C’est vrai pour les ministres comme pour les paroissiens d’ailleurs.

– En février dernier, le Synode (parlement de l’Eglise) a «pris acte» de votre programme de législature, sans l’avaliser. Un geste de défiance à l’égard des autorités ecclésiales?
Non, ce n’est pas le fond du programme qui pose problème, mais son statut: le programme de législature appartient à l’exécutif, le Synode n’a pas à l’approuver. Notre programme a d’ailleurs été jugé clairvoyant et courageux par plusieurs Eglises sœurs de Romandie. Et le règlement sera modifié pour la prochaine législature.

– Certaines voix, dont celles de Suzette Sandoz, critiquent la double casquette de l’EERV, à la fois employeur et chef spirituel.
L’Eglise est une communauté de foi, mais aussi une institution de droit public. Il est inévitable que des tensions surviennent entre ces deux pôles. Mais affirmer que l’Eglise doit être gérée par deux entités différentes, c’est, à mon sens, une grave erreur. D’un point de vue réformé, la gestion courante doit être spirituelle, tout comme la spiritualité s’incarne dans la gestion de l’Eglise. C’est la même chose dans la vie d’une personne: sa spiritualité s’incarne dans son quotidien. Il est important que le Conseil synodal représente l’EERV dans son rôle d’employeur. Maintenant, aucune institution n’est parfaite et on peut imaginer quelques aménagements relatifs au rôle de la commission de discipline ou aux voies de recours.

– On vous reproche parfois un caractère trop autoritaire.
C’est en effet un grief que j’entends, qui n’est pas facile à vivre, et que mes collègues du Conseil synodal démentent formellement. Prétendre que c’est moi qui décide, c’est méconnaître notre fonctionnement, et c’est un affront à mes collègues. Toutes les décisions en Eglise sont prises par le Conseil synodal, et non par Xavier Paillard uniquement.

– Face aux turbulences, le Conseil synodal avance-t-il uni, ou des dissensions sont-elles apparues?
Il y a une dynamique d’équipe remarquable, nous sommes sur la même longueur d’onde.

– Quels moyens allez-vous déployer pour ramener le calme dans l’Eglise?
Il faut privilégier le dialogue avant tout. La prochaine session du Synode, en juin, se déroulera sur deux jours et demi afin de favoriser les échanges. Le Conseil synodal ira par ailleurs, ces prochains mois, à la rencontre de tous les 270 pasteurs et diacres de l’EERV, qui seront également conviés à deux jours de retraite en janvier 2016. Nous avons aussi prévu des rencontres informelles dans les régions du canton, dès le mois de septembre, afin de permettre à la population de dialoguer avec le Conseil synodal. (24 heures)

(Créé: 27.05.2015, 06h37)

Les deux faces de l’Eglise protestante

Moderne, chaleureuse et décomplexée: côté pile, l’Eglise réformée vaudoise casse avec succès l’image d’austérité qui colle à la robe de ses ministres depuis des siècles. Après avoir apprivoisé réseaux sociaux et applications pour smartphone il y a plusieurs années déjà, l’institution s’est fendue d’un clip décalé sur le mariage, projeté au cinéma, et d’une campagne d’affichage plutôt piquante. Dans le même temps, à Lausanne, les impertinences du duo de pasteurs à la tête de Saint-Laurent-Eglise ont même séduit l’avocat genevois Marc Bonnant, pourtant athée convaincu, à l’enseigne d’un «procès» de Judas Iscariote.

Côté face en revanche, le ton, à l’interne, s’est durci. Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour dénoncer un Conseil synodal (exécutif) autoritaire, peu enclin au dialogue et à l’origine de mesures impopulaires: licenciements de pasteurs et volonté de réduire le nombre de cultes dominicaux. Les autorités ecclésiales peinent aussi parfois à gérer sereinement un office de ressources humaines interne – les 270 pasteurs et diacres en activité ne sont plus des employés de l’Etat, comme c’était le cas par le passé. Président du Conseil synodal, Xavier Paillard est plus particulièrement montré du doigt: il est vrai que le bon berger des réformés a le verbe sec et la houlette ferme. «Notre Eglise n’est plus au milieu du village, elle est au milieu d’un virage», martèle l’ancien pasteur nord-vaudois, et il a raison. Dans les temples, les fidèles vieillissent, tandis qu’à l’extérieur le syncrétisme gagne du terrain: le message biblique est saupoudré d’épices bouddhistes, enduit de paganisme écolo ou couvert de plumes d’anges New Age.

Pour affronter ces défis, l’institution a besoin d’une figure de proue solide, porteuse d’un message clair. Pourfendeur du consensus mou, Xavier Paillard est fait de ce bois-là. Reste juste au bouillant patron à mettre parfois les formes et un peu d’eau dans son vin. (24 heures)

(Créé: 26.05.2015, 19h16)

Les femmes pasteurs ont leur styliste : Maria Sjödin

Au rez-de-chaussée d’un petit immeuble beige de la banlieue de Stockholm, face à un square arboré, Maria Sjödin s’affaire dans son atelier où elle crée et vend des vêtements conçus pour les femmes pasteurs.
Manches trois-quarts ou évasées, poignets mousquetaires, les chemisiers et les robes à cols romains sont sophistiqués tout en restant sobres. La styliste de 46 ans, toute de noire vêtue, est l’une des pionnières en la matière. « Mes créations sont faites et pensées pour les femmes », souligne-t-elle. « Les autres vêtements (de pasteur) sont des vêtements pour homme, mal coupés pour les femmes », confirme Beatrice Lönnquist, pasteur de Stockholm.
La collection « Casual Priest » comprend des vêtements du quotidien, sans tenues liturgiques. Certains d’entre eux sont disponibles dans différentes couleurs, selon la fonction occupée par celles qui les portent. Dans l’Église de Suède, le vert est réservé aux diacres, par exemple. D’abord présentés sur catalogue et aujourd’hui en ligne, ses vêtements coupés près du corps sont décontractés. Les mannequins sont jeunes et avenantes, à l’opposé de l’image caricaturée de la femme pasteur austère et mal attifée.
Il faut dire que les femmes pasteurs suédoises ont un bon pouvoir d’achat. Selon l’Église de Suède, leur salaire médian approche 3 000 euros par mois, voire plus si elles gèrent la paroisse administrativement.

Confortable et professionnel
« C’est confortable et professionnel. Ça célèbre les courbes d’une femme sans pour autant la rendre provocante », juge une cliente de Maria Sjödin. « Par leurs vêtements, les pasteurs veulent montrer qu’ils sont des êtres humains comme vous et moi. Ils ne veulent pas créer de distance, mais une proximité », souligne Åsa Haggren, professeur dans une université qui forme des professionnels de la mode à Borås (sud-ouest de la Suède).
Pour Maria Sjödin, tout a commencé en 2002. « Je ne viens pas d’un milieu religieux. J’ai rencontré une fille qui était pasteur et elle m’a dit qu’il y avait peu de choses pour les femmes pasteurs, et rien dans lequel elle se sentait bien », raconte-t-elle. La jeune couturière réalise pour son amie un premier tee-shirt à col romain. C’est le début de sa collection, régulièrement mise à jour avec de nouveaux modèles, de nouvelles manches et de nouveaux tissus. « Le premier top, EVA, est encore celui qui se vend le mieux », sourit-elle.
Les ventes commencent à décoller. En Suède et en Norvège d’abord, puis dans le monde anglo-saxon. Des hommes se sont également manifestés et ont depuis peu leur propre collection.

Répondre à un besoin
« C’était le bon moment (…) J’ai fait quelque chose dont on avait vraiment besoin », estime Maria Sjödin, reconnaissant avoir rencontré quelques sceptiques à ses débuts. « Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y a un besoin qui doit être satisfait, ça a beaucoup de sens », se félicite-t-elle.
La Suède compte beaucoup de femmes pasteurs : elles sont 2 086, contre 2 187 hommes, et elles marchent vers la parité, puisque 23 femmes seront ordonnées en 2015, pour 11 hommes.
« Je représente l’Église et je transmets le message du Christ. Quand je le fais, je veux être à l’aise dans mes vêtements, pour pouvoir être sûre de moi et me consacrer à mon message », explique Elin Hyldeen Gärtner, qui porte des vêtements Casual Priest depuis plus de dix ans.
« Je transmets un sentiment d’un prêtre moderne dans une société moderne », renchérit en souriant Mme Sjödin. Elle a aujourd’hui 4 000 clients, dans le monde entier. Ses journées s’organisent autour de la conception mais aussi de la vente de sa collection. « On rencontre des clients, on emballe, on envoie avec soin », raconte celle qui essaie d’entretenir un contact privilégié avec ses acheteurs. Côté production, Mme Sjödin est aidée par deux couturières en Suède, mais la majorité de la collection est fabriquée dans une usine au Portugal. Et bientôt, une partie sera également produite en Italie.

Camille BASWOHLERT/AFP

Soudan : 2 pasteurs risquent la peine de mort à cause de leur foi

Accusés d’espionnage par les services de sécurité, deux Pasteurs presbytériens ont été arrêtés alors qu’ils voyageaient du Sud au Nord du Soudan. Alors que leur procès devait s’ouvrir mardi prochain, une date finalement repoussée au 31 mai, leur avocat a d’ores et déjà annoncé qu’ils risquaient la peine de mort.

soudanSelon les chrétiens qui les soutiennent, leur arrestation et leur procès marquent la volonté du gouvernement islamiste de Khartoum d’éradiquer le christianisme dans cette région.

David Curry de l’organisation « Portes Ouvertes » aux États-Unis craint que les deux pasteurs Yat Michael Ruot et Peter Yein Reith soient exécutés parce qu’ils pratiquent la foi chrétienne. Accusés d’incitation à la formation de groupe organisé et d’offenses aux croyances islamiques, ils risquent la prison, voire la peine de mort.

La marginalisation et les persécutions des chrétiens sont vives depuis la scission du Soudan en juillet 2011. Le président Soudanais Omar al-Bashir voudrait faire du Soudan un pays totalement islamique où seule la religion musulmane et la langue arabe seraient pratiquées et où s’appliquerait la Sharia.

Rien que l’année dernière, le gouvernement soudanais a détruit de nombreuses églises dans la capitale de Khartoum mais aussi à Omdurman sans qu’aucune autre n’ait obtenu l’autorisation pour être construite.

En raison de la persécution des chrétiens et de violations des droits de l’homme, le Soudan a été désigné comme un pays particulièrement concerné par la persécution par différents organismes s’intéressant à la liberté religieuse aux Etats-Unis. Selon l’indice mondial de l’église persécutée dans le monde édité par Portes Ouvertes, le Soudan se situe à la sixième place des pays où les chrétiens sont le plus persécuté en 2015.

12 000 dollars ont été demandé à l’Église en échange de la libération des deux pasteurs presbytériens. Le non paiement de cette somme incite le NISS à arrêter d’autres chrétiens en ayant les mêmes exigences.

Les propos de l’épouse de Yat Michael Ruot ont été rapportés par FoxNews.com. Elle explique être inquiète à cause de leur détention mais invite à continuer à prier pour eux afin que Dieu puisse les aider et qu’ils soient libérés.

Petite et moyenne entreprise : Le village de Tambolo inaugure la « laiterie du bonheur »

mardi 26 mai 2015

La mini-laiterie de Tambolo dans le Nahouri est désormais fonctionnelle. Elle est le fruit du partenariat entre le Groupement Zemstaaba de Tambolo et la Plateforme d’action à la sécurisation des ménages pastoraux (PASMEP) avec l’appui financier de l’œuvre de l’Eglise catholique en Allemagne pour le développement (MISEREOR). D’un coût global d’environ 5 millions de FCFA, cette infrastructure qui a été inaugurée le 13 mai 2015, en présence des acteurs locaux et des partenaires venus d’Allemagne, va permettre d’accroître les revenus des femmes pasteurs vivant de la vente du lait et des sous-produits laitiers.

Petite et moyenne entreprise : Le village de Tambolo inaugure la « laiterie du bonheur »

Pays d’agriculture et d’élevage, le Burkina Faso a un secteur primaire qui occupe plus de 80% de la population. En termes de rang en valeur des exportations, l’élevage se classe en 3e position après l’or et le coton. L’élevage est donc assurément l’un des piliers du développement socioéconomique de notre pays et contribue pour 18% au PIB et pour 30% aux recettes d’exportations. Mieux, selon les trois enquêtes sur les conditions de vie des ménages (1994, 1998 et 2003) de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), l’élevage est la principale source de revenus des ménages en milieu rural.

Mais l’on constate une faible valorisation des sous-produits de l’élevage, notamment du lait produit au Burkina Faso. Dans le domaine des produits laitiers, notre pays reste encore dépendant des importations avec chaque année plus de 10 milliards FCFA investis dans l’importation.

De plus, si le secteur de l’élevage occupe beaucoup les femmes, force est de reconnaître que le lait est la principale source de revenu des femmes pasteurs. Cependant, il est démontré que les ménages pastoraux et notamment les femmes pasteurs vivant de la vente du lait et des produits laitiers bénéficient moins des retombées de l’élevage.

La Plateforme d’action à la sécurisation des ménages pastoraux (PASMEP), dans le cadre de la promotion de la souveraineté alimentaire, a donc décidé avec l’appui de ses partenaires financiers, d’accompagner les femmes pasteurs dans la valorisation du lait local. Ainsi le groupement Zemstaaba de Tambolo dans le Nahouri a bénéficié d’une mini-laiterie d’une valeur de d’environ 5 millions de francs CFA dont 2,5 millions FCFA de contribution de la communauté locale.

Avec cette mini-laiterie, les femmes ont un débouché sûr pour écouler du lait local de qualité tout en minimisant les risques de perte.

Ce projet de mini-laiterie a d’abord débuté par l’alphabétisation des femmes afin de leur donner un minimum de capacités de gestion à l’issue de quoi elles se sont engagées avec l’appui de leurs époux à s’investir avec brio dans l’acquisition de cette unité de transformation de lait.

Cette mini-laiterie qui est aujourd’hui une réalité palpable a été inaugurée le 13 mai 2015 en présence du Directeur Provincial des Ressources Animales du Nahouri. Dans son discours d’inauguration, Monsieur Karim BARRO, préfet de Pô et président de la délégation spéciale de la commune de Pô a remercié PASMEP pour « l’initiative prise en vue de défendre et d’accompagner les pasteurs et les agro-pasteurs ». Il a exhorté d’autres partenaires à emboiter le pas salvateur de PASMEP afin que les droits socioéconomiques des pasteurs et agro-pasteurs soient davantage promus. A l’endroit de MISEREOR il a adressé ses vifs remerciements pour son appui financier à la réalisation de la mini-laiterie de Tambolo et aux efforts de renforcement des capacités des pasteurs et agropasteurs de la région du Centre-sud.

PASMEP est une association à but non lucratif de droit burkinabè créée en 2013 et qui œuvre pour la promotion de la souveraineté alimentaire par le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des organisations de pasteurs et d’agropasteurs à la base. La mise sur pied de PASMEP a été rendue nécessaire non seulement pour valoriser les acquis des projets antérieurs en matière de développement rural, mais pour répondre à un souci de positionnement stratégique dans un contexte où la problématique du pastoralisme reste un défi majeur à relever au Sahel en général et au Burkina Faso en particulier. La mise en place de PASMEP répond à la demande de plus en plus croissante d’appuis et d’accompagnements des pasteurs/éleveurs. Elle intervient dans six communes de la région du Centre-Sud (Bindé, Béré, Guiba dans le Zoundwéogo et Tiébélé, Guiaro, Pô dans le Nahouri) avec une quarantaine de Groupements de pasteurs.

KONATE Seydou, Consultant en communication

Sociologue, chargé d’étude et d’analyse

Konateseydou84@gmail.com

TEL : 76 55 13 53 / 71 34 42 12

Maria Sjödin, styliste en prêt-à-prier

À Stock­holm, les femmes pasteurs ont leur propre styliste. Maria Sjödin a imaginé une ligne entiè­re­ment dédiée à la profes­sion.

Grande, brune et un brin mysté­rieuse, elle s’ap­pelle Maria Sjödin et a 46 ans. Créa­trice de mode basée à Stock­holm (Suède), elle consacre une partie des collec­tions de sa marque éponyme à un public parti­cu­lier : les femmes pasteurs. Tout commence en 2002 lorsqu’une connais­sance qui exerce le minis­tère – tel que consi­déré par l’église protes­tante – lui explique que ses consœurs et elles n’ont quasi­ment rien à se mettre. “Rien dans lequel elle se sentait bien”, rapporte l’AFP. Sans plus attendre, la Suédoise imagine une ligne de vête­ments modernes à desti­na­tion de ces reli­gieuses. Pour cette amie, elle crée un premier tee-shirt à col romain. Ainsi naît Casual Priest.

Rapi­de­ment, le bouche-à-oreille fait son effet, les ventes décollent. Le marché est là : dans le pays, avec un salaire moyen de 3 000 euros par mois, on compte 2 086 femmes pasteurs pour 2 187 homo­logues mascu­lins. En 2015, 23 nouvelles seront ordon­nées contre 11 chez les hommes. Des commandes arrivent même de Norvège et d’un peu partout dans le monde anglo-saxon via un e-shop.  “C’était le bon moment, confie Maria Sjödin. J’ai fait quelque chose dont on avait vrai­ment besoin. Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y en a un qui doit être satis­fait. Ça a beau­coup plus de sens.”

Une large gamme de vête­ments consti­tue le vestiaire Casual Priest. Avec, de nombreux colo­ris “selon la fonc­tion occu­pée par celles qui les portent”. Le vert par exemple est destiné aux diacres. “C’est confor­table et profes­sion­nel, affirme une cliente repé­rée par l’AFP. Ça célèbre les femmes sans pour autant la rendre provo­cante.” Un vent d’ins­pi­ra­tion pour les griffes de prêt-à-porter de luxe ?

Couples homosexuels : la bénédiction qui divise

Protestantisme

Le 17 mai, l’Église protestante unie de France (EPUdF), en autorisant la bénédiction des couples homosexuels, a mis fin à plus de vingt ans de débats. Une étape que d’autres Églises protestantes n’envisagent nullement de franchir, à l’exemple des évangéliques, fervents opposants à cette décision.

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« Le Synode (…) ouvre la possibilité, pour celles et ceux qui y voient une juste façon de témoigner de l’Évangile, de pratiquer une bénédiction liturgique des couples mariés de même sexe qui veulent placer leur alliance devant Dieu. »

Ainsi a été adoptée à Sète, à 94 voix pour et 3 contre, une décision mûrie depuis dix-huit mois au sein de l’EPUdF. Elle autorise désormais les pasteurs à bénir une union civile, à la différence de l’Église catholique qui considère le mariage comme un sacrement.

Plusieurs synodes autour de l’homosexualité, de la parentalité et du couple avaient déjà été organisés dès 1999 au sein de cette Église protestante, qui compte aujourd’hui 250 000 fidèles et 500 paroisses. Mais le synode national de 2015 marque une évolution majeure. « Il y a dix ans, on se demandait si on pouvait accueillir des pasteurs ou des fidèles homosexuels dans les paroisses », confie l’EPUdF.

Cette décision répond à la demande de certains couples et suit une réflexion plus large autour de la bénédiction. « Nous devions leur répondre. Que l’on accepte ou que l’on refuse de les bénir, il fallait leur dire pourquoi ».

Désormais, un couple souhaitant une bénédiction pourra adresser sa demande au pasteur, avant que les conseils presbytéraux de la paroisse ne décident d’accepter ou non la requête. L’Église insiste en effet sur le caractère non obligatoire de la bénédiction pour les pasteurs. L’EPUdF, qualifie d’ailleurs cette initiative de « symbolique ». « Nous ne verrons pas de déferlante de mariages de couples de même sexe dans l’Église protestante unie. Nous pensons que cela représentera seulement 1 % des demandes de bénédictions toutes confondues. »

Des divergences profondes au sein des Églises protestantes

Pourtant, cette autorisation ne fait pas l’unanimité au sein des protestants. Elle inquiète même les évangéliques, premiers à émettre de vives critiques mais se défendant de toute démarche homophobe. Pour cette union d’Églises, qui rassemble la majorité des protestants pratiquants en France, une distinction s’impose entre une tendance à l’homosexualité – qui n’est pas du ressort de la personne – et la mise en pratique de celle-ci, comme l’explique Daniel Liechti, vice-président du CNEF (Comité National des Évangéliques de France).

Pour ce représentant, le débat actuel ne fait d’ailleurs que refléter des dissensions plus profondes qui existent depuis longtemps entre deux mouvements : celui des « libéraux » et celui des « évangéliques ». Les premiers font une lecture de la Bible qui a vocation à adapter les textes au contexte de la société et se placent en faveur d’une réactualisation de certains concepts éthiques, qu’il s’agisse de la pratique de l’homosexualité, de l’avortement, ou d’autres grands débats de ce siècle.

Les seconds, quant à eux, invitent certes à replacer « les textes bibliques dans leur contexte historique et social, mais avec leurs limites, car pour nous, la Bible est quand même d’abord la Parole de Dieu », explique Daniel Liechti. Un texte qui n’autorise pas à toucher ce qui est considéré comme fondamental pour l’humanité, à commencer par la vocation – selon l’Évangile – d’un couple, une fois marié : fonder une famille. Le CNEF rappelle qu’il n’est d’ailleurs pas question de pointer du doigt uniquement l’homosexualité, mais toute forme de sexualité contraire aux enseignements bibliques : adultère, relations sexuelles avant le mariage.

« Une décision unilatérale et inacceptable »

Le pasteur indique aussi que cette décision, si elle risque de compliquer les relations et les tentatives de rapprochement à un niveau local entre membres de l’EPUdF et des Églises évangéliques, commence aussi à avoir des répercussions à l’international. Des voix se font entendre d’Afrique, d’Haïti ou d’Asie, dénonçant une interprétation incompréhensible de la Bible, qui les place en porte-à-faux dans des situations plus ou moins conflictuelles avec des communautés non-chrétiennes.

La décision de permettre aux couples homosexuels de recevoir une bénédiction, si elle n’est pas une première – puisque déjà mise en place dans d’autres Églises « libérales » en Europe – se fait donc le reflet d’une réalité religieuse bien plus complexe que le débat théologique d’une Église parmi d’autres. Pour le pasteur Liechti, elle ne fera d’ailleurs que compliquer le dialogue au sein de la grande famille chrétienne. « Nous ne pouvons pas jouer à l’unité quand celle-ci est brisée par une décision aussi unilatérale et inacceptable pour les autres. »