L__Eglise évangélique du Cameroun : L__argent, l__enjeu majeur :: CAMEROON

L’Eglise évangélique du Cameroun : L’argent, l’enjeu majeur :: CAMEROONLes pasteurs se battent généralement dans les paroisses situées en zones urbaines, où la dîme se chiffre en millions F.Cfa.

Les fidèles de la paroisse Sinai au quartier Nkolmesseng à Yaoundé, ont retrouvé le calme depuis le début de cette année. Cette paroisse d’environ 500 membres communiants du consistoire Adna de l’Eglise presbytérienne camerounaise, a failli être scellée en juillet 2014 par le sous- préfet de l’arrondissement de Yaoundé 5ème, qui craignait déjà les menaces de trouble à l’ordre public. Le responsable de la paroisse Sinai cette année a contesté son affectation et a refusé de céder son fauteuil à celui qui venait d’être affecté à cette paroisse, lors d’un conclave du consistoire Adna.

A cause de cette dispute entre deux bergers, de nombreux chrétiens ont décidé pendant plusieurs dimanches de boycotter les cultes. Ce boycott s’est déroulé entre juillet et novembre 2014. En septembre de la même année, une bagarre entre les fidèles a fait au moins un blessé grave. Aujourd’hui, la situation semble revenir à la normale parce que, quelques mois après, le consistoire Adna a décidé de procéder à une mesure qui consistait à affecter de nouveau les deux pasteurs qui disputaient la paroisse Sinai. En avril 2012, la paroisse de Philadelphie de l’église presbytérienne camerounaise orthodoxe (Epco) d’Ekounou a été scellée par le sous-préfetde Yaoundé 4ème. Cette mesure de l’autorité administrative avait pour but de régler le conflit qui opposait le pasteur Dominique Nga de la paroisse Philadelphie membre du synode Sud-Cam, et le Pasteur Adzongo, secrétaire général de l’Epco. Cette bataille entre les leaders de cette église visait à empêcher l’ouverture d’une chapelle du Synode Sud-Cam non loin des locaux de la paroisse Philadelphie. La chambre administrative de la Cour suprême avait été saisie de cette affaire.

Le reporter du Jour s’est rendu hier au siège de l’Epco à Ekounou pour en savoir le dénouement de ce conflit. Aucun responsable n’était sur place. Le principal du collège protestant des frères Unis, un établissement scolaire situé dans l’enceinte de l’Epco, rencontré dans son bureau a expliqué qu’il ne savait rien de cette bataille. Depuis 2012, la paroisse scellée par le souspréfet de Yaoundé 4ème n’a toujours pas été réouverte ce qui laisse croire que les différents protagonistes ne se sont toujours pas entendus.

L’appât du gain

Dans plusieurs autres paroisses, à l’Epc montée Jouvence par exemple, des pasteurs ont été accusés de distraction des fonds. Des situations qui ont souvent ébranlé voir paralysé la gestion de l’Eglise.Raoul Mafo ancien d’église dans une paroisse de l’Epc à Yaoundé, pense que les conflits dans de nombreuses paroisses sont liés à la recherche du matériel ainsi qu’à la volonté de certains fidèles d’avoir les pasteurs venant de leurs clans. Cet ancien d’église déclare : « Vous vous rendez compte, les paroisses construites dans les villages ne font jamais l’objet des disputes, parce que nos pasteurs veulent vivre aussi dans le confort matériel comme tout le monde.

Lorsqu’un pasteur travaille par exemple dix ans en ville et qu’on l’affecte au village, il considère cela comme étant une affectation disciplinaire. Il refuse de partir disant que sa place n’est plus au village. Ce pasteur avait l’habitude de gérer au moins 30 millions par an. C’est difficile de partir là où il ne va même pas gérer 100.000F.Cfa par an ».

Leadership

Au sujet des batailles des clans, notre source ajoute : « Lorsqu’un ministre est par exemple ancien d’Eglise dans une paroisse, il veut uniquement travailler avec un pasteur venant de sa tribu. Si c’est le contraire, un conflit va généralement s’installer ». Au-delà des batailles financières, les églises protestantes connaissent par ailleurs des guerres de leadership. C’est le cas de la Native Baptist Church (Nbc), l’église baptiste camerounaise qui a été secouée ces derniers mois au sein de son directoire dont le siège se trouve à Douala au quartier Akwa. Le conflit nait suite au renouvellement des organes dirigeants de cette église. Après deux mandats, le président sortant, le révérend André Franck Bebey, n’est pas candidat. L’élection oppose alors le pasteur Salomon Job au pasteur Eugène Joseph Minka, secrétaire général sortant.

La candidature du pasteur Salomon Job est remise en cause motif pris de ce que ce dernier a contracté un deuxième mariage sans que la procédure de divorce du premier mariage n’ait abouti. Une faction de fidèles dont des anciens d’église qui soutenaient la candidature du pasteur Minka décide de trainer le pasteur Salomon Job au Tribunal. Ceux-ci seront déboutés en justice. En représailles, le pasteur Salomon Job qui a fini par être élu président général de la Nbc décide de sanctionner (suspension de six mois) ceux des fidèles qui ont mené la fronde pendant la campagne électorale en introduisant des plaintes contre lui en justice.

© Le Jour : Prince Nguimbous

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L’Eglise évangélique du Cameroun au bord du gouffre ? :: CAMEROON

L’Eglise évangélique du Cameroun au bord du gouffre ? :: CAMEROONLes fidèles des paroisses du Centenaire et de Njo-Njo, de la capitale économique du Cameroun, exigent le maintien de leurs pasteurs affectés. Dimanche 25 octobre, ceux du Centenaire, église mère, ont empêché le déroulement du culte.

Simon n’avait jamais su qu’un jour, son église allait « exploser ». « Bon, on ne peut pas dire que c’est la guerre, avance-t-il avec précaution. Mais, rien ne va vraiment plus. Hier (dimanche), il n’y a même pas eu de messe ». Comme de nombreux fidèles de la paroisse du Centenaire de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC) située en plein coeur du quartier Akwa à Douala, le jeune homme a trouvé les portes fermées, ainsi qu’une foule en colère. « J’ai vu des gens fâchés qui parlaient au même moment, raconte-t-il. Certains disaient qu’ils ne voulaient pas que le pasteur s’en aille. Je ne comprenais rien ».

Simon est arrivé dimanche 25 octobre vers 10 h 20 min. Il pensait alors que les fidèles de l’église du Centenaire, activité en langue Douala qui commencent le culte à 9 h, étaient sortis pour céder la place à ceux de l’activité française comme lui. Ce n’était pas le cas. « Nous commençons notre culte immédiatement après ceux en langue Douala, à 10 h 30 min. L’église étant fermée, il n’y a pas eu culte hier à l’église. Même les policiers n’ont pas pu ouvrir les portes de l’église mère », déplore une fidèle, en se frappant les deux mains, l’air encore étonnée. Que s’est-il donc réellement passé ? Pourquoi les fidèles de l’église du Centenaire en langue Douala ont-ils fermé les portes de la paroisse ? Les réponses sont divergentes, selon le camp où l’on se trouve Camer.be. Chez les « dissidents », considérés comme les fauteurs de trouble après la fermeture Camer.be., on exige le départ du pasteur Pierre Makon Ma Ngue, président de l’Eec, région synodale du Wouri-Centre, responsable selon eux de la situation actuelle et surtout, le maintien de leur pasteur en poste.

En effet, d’après une décision datée du 15 octobre 2015 et signée du Révérend Issac Batome Henga, président général de l’Eec, le pasteur Bile Lobe, précédemment en service dans la paroisse de Bonaleke- Bonadibong (centenaire) est affecté à la paroisse de Njo-Njo en remplacement du pasteur Djene Bruno. Décision mal accueillie par les fidèles. «Dans ce changement, comme l’a dit le pasteur de région Pierre Makon, il y a des effets collatéraux. Donc nous aussi nous sommes atteints car, notre pasteur doit partir », s’est plaint Ndoumbe, sur les ondes de la radio Equinoxe. Comme ce responsable paroissial, des « dissidents » assurent qu’il est donc « hors de question », que leur pasteur s’en aille. « C’est pour matérialiser cela que nous avons décrété dimanche, journée église morte », poursuit Ndoumbe tout en précisant qu’ils ont averti la direction, vendredi 23 octobre, de leur initiative.

millions de Francs Cfa distraits ?

A la direction générale de l’Eglise évangélique du Cameroun sis à Akwa et à quelques mètres de la paroisse du Centenaire, les responsables accusent les « dissidents » d’instrumentaliser les fidèles. « Ce sont quelques anciens désoeuvrés, retraités, qui veulent s’accaparer d’un certain bien. Ils vont monter de vieilles mamans qui aiment Dieu, s’insurge Pierre Makon Ma Ngue. Cela fait près d’un an que les deux pasteurs (Bruno Djene et Ebenye Esther) de Njo-Njo ne parviennent plus à cohabiter. Nous avons jugé opportun de les affecter ailleurs ». Sauf que, les fidèles de cette paroisse, divisés en deux camps, se sont insurgés contre cette décision. « L’église est libre d’envoyer ses pasteurs n’importe où pour servir Dieu. Mais, pour la sérénité de l’église, nous sommes revenus sur notre décision (le 24 octobre, ndlr Camer.be.), le temps de trouver une solution », avoue le révérend Jean-Samuel Hendje Toya. Cependant, le secrétaire général de l’Eec ne comprend pas pourquoi malgré cette « décision d’apaisement », les dissidents ont continué à manifester.

« Ces meneurs qui sèment ces troubles ont un but caché», assure Salomon Njanseb, directeur national du département jeunesse de l’Eec. « Il y a des problèmes au sein de notre église. En dehors de l’histoire des pasteurs affectés, on accuse certains d’avoir détourné huit millions de Francs Cfa de l’école primaire et bilingue La Samaritaine gérée par la paroisse de Njo-Njo », confie une fidèle. Pierre Makon Ma Ngue, président de l’Eec, région synodale du Wouri-Centre et principal accusé dans cette affaire, le jure : « j’ai été pasteur à la paroisse de Njo- Njo pendant neuf ans. Je n’ai jamais volé de l’argent. A l’époque, je n’étais que pasteur et pour décaisser de l’argent, il fallait deux signatures : la mienne et celui du directeur de l’école ». Avec tous ces problèmes qui ternissent l’image de cette église aux 3,5 millions de fidèles, les responsables comptent sur la volonté de Dieu pour restaurer la paix.

© Le Jour : Josiane Kouagheu

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Eglise presbytérienne: Les pasteurs interpellés remis en liberté

Un tour effectué à la Prison centrale de Douala lundi le 26 octobre 2015 a permis de constater que les trois Révérends pasteurs gardés à vue depuis dimanche dernier ont été relaxés.

Rev. Robert Cyrille Bikaï, Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkong, trois pasteurs de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc) ont été libérés après quelques jours passés dans les geôles de la Police judiciaire de Bonanjo (Douala). Lundi le 26 octobre 2015, une descente sur les lieux a permis de faire le constat. « Madame, ils ne sont plus là. Ils sont tous partis. Ils ont été libérés », lance une dame en tenue. Difficile de pousser plus loin les échanges. Toutefois, c’est avec certitude que la concernée affirme que les pasteurs de la Paroisse Sanaga de Beedi n’ont pas été déférés comme certaines sources avaient laissé entendre.  Mis au parfum, les croyants de la paroisse en question croisent les doigts pour qu’enfin règne la paix. « Les bergers sus-évoqués se disputent l’administration de la paroisse qui appartient au Consistoire de Sanaga, laquelle a, depuis l’an 2014, retiré la gestion de l’église aux mains du Révérend MBayen Alain Claude. Celui-ci qui refuse de s’en aller. Nous espérons que ces quelques jours de détention lui ont permis de saisir l’urgence de plier bagages », soulignent des  fidèles avec qui nous avons échangé.

Rappelons que c’est dimanche le 18 octobre 2015 que les trois pasteurs supra ont été interpellés à la suite d’une chaude empoignade à la Paroisse Sanaga de Beedi. Un conflit qui a entraîné la mise sous scellés de ladite paroisse. En dépit de la libération des trois pasteurs, le Consistoire Sanaga dont dépend la paroisse de Beedi réitère que le révérend Alain Claude Mbayen n’a plus la charge du troupeau. Le berger a été démis de ses fonctions par le Consistoire pour insubordination, faux et usage de faux, et esprit de révolte. Même si certaines brebis ne sont pas d’accord avec cette décision de la tutelle et veulent conserver leur guide, sous prétexte que c’est eux, paroissiens qui construit cette paroisse, et donc ont le droit de choisir leur pasteur.

L.M. Stg

CAMEROUN :: Eglise presbytérienne : Les pasteurs interpellés remis en liberté :: CAMEROON

CAMEROUN :: Eglise presbytérienne : Les pasteurs interpellés remis en liberté :: CAMEROONUn tour effectué à la Prison centrale de Douala lundi le 26 octobre 2015 a permis de constater que les trois Révérends pasteurs gardés à vue depuis dimanche dernier ont été relaxés.

Rev. Robert Cyrille Bikaï, Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkong, trois pasteurs de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc) ont été libérés après quelques jours passés dans les geôles de la Police judiciaire de Bonanjo (Douala). Lundi le 26 octobre 2015, une descente sur les lieux a permis de faire le constat. « Madame, ils ne sont plus là. Ils sont tous partis. Ils ont été libérés », lance une dame en tenue. Difficile de pousser plus loin les échanges. Toutefois, c’est avec certitude que la concernée affirme que les pasteurs de la Paroisse Sanaga de Beedi n’ont pas été déférés comme certaines sources avaient laissé entendre.  Mis au parfum, les croyants de la paroisse en question croisent les doigts pour qu’enfin règne la paix.

« Les bergers sus-évoqués se disputent l’administration de la paroisse qui appartient au Consistoire de Sanaga, laquelle a, depuis l’an 2014, retiré la gestion de l’église aux mains du Révérend MBayen Alain Claude. Celui-ci qui refuse de s’en aller. Nous espérons que ces quelques jours de détention lui ont permis de saisir l’urgence de plier bagages », soulignent des  fidèles avec qui nous avons échangé.

Rappelons que c’est dimanche le 18 octobre 2015 que les trois pasteurs supra ont été interpellés à la suite d’une chaude empoignade à la Paroisse Sanaga de Beedi. Un conflit qui a entraîné la mise sous scellés de ladite paroisse. En dépit de la libération des trois pasteurs, le Consistoire Sanaga dont dépend la paroisse de Beedi réitère que le révérend Alain Claude Mbayen n’a plus la charge du troupeau. Le berger a été démis de ses fonctions par le Consistoire pour insubordination, faux et usage de faux, et esprit de révolte. Même si certaines brebis ne sont pas d’accord avec cette décision de la tutelle et veulent conserver leur guide, sous prétexte que c’est eux, paroissiens qui construit cette paroisse, et donc ont le droit de choisir leur pasteur.

© La Nouvelle Expression : Linda Mbiapa

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Cameroun – Epc Beedi : Inculpation de l’un des pasteurs interpellés

Cameroun – Epc Beedi : Inculpation de l’un des pasteurs interpellés
Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé | Photo d'illustration

Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé | Photo d’illustration

Renvoyé au tribunal pour trouble du culte, Alain Claude Mbayen entend éventer un complot.

Alain Claude Mbayen, l’un des trois pasteurs que la police a interpellés à Douala le dimanche 18 octobre 2015 à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc), est poursuivi seul par la justice. Libéré mercredi comme ses confrères après plusieurs jours de garde à vue (à la suite d’heurts entre paroissiens rivaux), il a déclaré à CT qu’il est poursuivi pour « troubles [d’un] culte ». « L’on m’accuse, se défend M. Mbayen, alors que je n’y suis pour rien… » Le parquet du tribunal de première instance de Ndokoti où il a comparu jeudi dernier ne l’entend pas de cette oreille.

Les parties devront être mieux fixées cependant en confrontant les faits aux arguments qui pleuvent déjà. Le pasteur Mbayen, tout autant accusé par l’Epc (tout au moins des dirigeants) qui ne le reconnaît plus comme guide des fidèles, entend démonter une machination. Qui tirerait sa source du refus de certains princes de son Eglise de le voir maintenu à Beedi comme l’ont demandé des paroissiens en décembre 2013. « Nous voulions qu’il continue les travaux de construction du temple lesquels n’avançaient qu’en raison de la confiance placée en lui par l’exécutant des travaux qui réclame plusieurs dizaines de millions F d’impayés. Sans parler des conflits fonciers… Au lieu de cela, il a été plutôt sanctionné », disent en chœur des paroissiens mécontents.

Le consistoire Sanaga auquel appartient la paroisse a rayé (février 2014) Alain Claude Mbayen de la liste de ses pasteurs et discourir sur les raisons jetterait l’opprobre sur la communauté, rétorque le révérend Dieudonné Bayilla, secrétaire exécutif de cette assemblée chrétienne. Si les ouailles fidèles au pasteur Mbayen jugent la procédure à la fois cavalière et illégale, l’exécutif local de l’Epc présente lui un procès-verbal du jugement « contradictoire et devant le peuple ». Où cependant, M. Mbayen récuse ses juges. Dès lors, pour certains, il fallait attendre que l’assemblée générale (annuelle) de l’Epc délibère après avoir été saisie par le pasteur sanctionné. Une décision de cette cour suprême des presbytériens a même demandé dès janvier 2014 que toutes les instances inférieures à elle se dessaisissent de cette affaire en attendant sa propre sanction.

L’extrait de cette instruction authentifié par le Sg de l’Epc circule entre les mains des parties. « Ce n’est pas pour autant que M. Mbayen peut se rendre justice. Il aurait dû quitter le presbytère en attendant », renchérit M. Bayilla. D’ailleurs, s’emportent les adversaires du pasteur expulsé et remplacé, le même Sg de l’Epc a demandé à l’administration la réouverture du temple de Beedi (scellé de juillet 2014 à août 2015, et à nouveau fermé la semaine dernière tout comme le presbytère, vidé de ses occupants qui y ont de multiples effets) et l’expulsion du révérend indésirable. Ce qui a aidé à la reprise des hostilités. Les pro-Mbayen voyant dans cette mesure, un « abus de pouvoir », une manière de contourner l’AG qui allait se déterminer « en toute justice » dès lors qu’elle serait « bien informée » par sa commission juridique saisie des accusations portées contre leur pasteur. Quoi qu’il en soit, le 19 novembre prochain, ils pourront, de surcroît, présenter cet argumentaire au juge. Et mieux encore, à la prochaine AG de l’Epc, en janvier 2016.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Baptiste KETCHATENG

CAMEROUN :: Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé :: CAMEROON

CAMEROUN :: Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé :: CAMEROONRenvoyé au tribunal pour trouble du culte, Alain Claude Mbayen entend éventer un complot.

Alain Claude Mbayen, l’un des trois pasteurs que la police a interpellés à Douala le dimanche 18 octobre 2015 à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc), est poursuivi seul par la justice. Libéré mercredi comme ses confrères après plusieurs jours de garde à vue (à la suite d’heurts entre paroissiens rivaux), il a déclaré à CT qu’il est poursuivi pour « troubles [d’un] culte ». « L’on m’accuse, se défend M. Mbayen, alors que je n’y suis pour rien… » Le parquet du tribunal de première instance de Ndokoti où il a comparu jeudi dernier ne l’entend pas de cette oreille.

Les parties devront être mieux fixées cependant en confrontant les faits aux arguments qui pleuvent déjà. Le pasteur Mbayen, tout autant accusé par l’Epc (tout au moins des dirigeants) qui ne le reconnaît plus comme guide des fidèles, entend démonter une machination. Qui tirerait sa source du refus de certains princes de son Eglise de le voir maintenu à Beedi comme l’ont demandé des paroissiens en décembre 2013. « Nous voulions qu’il continue les travaux de construction du temple lesquels n’avançaient qu’en raison de la confiance placée en lui par l’exécutant des travaux qui réclame plusieurs dizaines de millions F d’impayés. Sans parler des conflits fonciers… Au lieu de cela, il a été plutôt sanctionné », disent en chœur des paroissiens mécontents.

Le consistoire Sanaga auquel appartient la paroisse a rayé (février 2014) Alain Claude Mbayen de la liste de ses pasteurs et discourir sur les raisons jetterait l’opprobre sur la communauté, rétorque le révérend Dieudonné Bayilla, secrétaire exécutif de cette assemblée chrétienne. Si les ouailles fidèles au pasteur Mbayen jugent la procédure à la fois cavalière et illégale, l’exécutif local de l’Epc présente lui un procès-verbal du jugement « contradictoire et devant le peuple ». Où cependant, M. Mbayen récuse ses juges. Dès lors, pour certains, il fallait attendre que l’assemblée générale (annuelle) de l’Epc délibère après avoir été saisie par le pasteur sanctionné. Une décision de cette cour suprême des presbytériens a même demandé dès janvier 2014 que toutes les instances inférieures à elle se dessaisissent de cette affaire en attendant sa propre sanction.

L’extrait de cette instruction authentifié par le Sg de l’Epc circule entre les mains des parties. « Ce n’est pas pour autant que M. Mbayen peut se rendre justice. Il aurait dû quitter le presbytère en attendant », renchérit M. Bayilla. D’ailleurs, s’emportent les adversaires du pasteur expulsé et remplacé, le même Sg de l’Epc a demandé à l’administration la réouverture du temple de Beedi (scellé de juillet 2014 à août 2015, et à nouveau fermé la semaine dernière tout comme le presbytère, vidé de ses occupants qui y ont de multiples effets) et l’expulsion du révérend indésirable. Ce qui a aidé à la reprise des hostilités. Les pro-Mbayen voyant dans cette mesure, un « abus de pouvoir », une manière de contourner l’AG qui allait se déterminer « en toute justice » dès lors qu’elle serait « bien informée » par sa commission juridique saisie des accusations portées contre leur pasteur. Quoi qu’il en soit, le 19 novembre prochain, ils pourront, de surcroît, présenter cet argumentaire au juge. Et mieux encore, à la prochaine AG de l’Epc, en janvier 2016.

© Cameroon Tribune : Jean Baptiste KETCHATENG

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Culte d’installation du pasteur James Lowe, originaire d’Angleterre, à Rouen

Le pasteur James Lowe a été installé officiellement en sa nouvelle paroisse ce dimanche après-midi dans le temple Saint-Eloi, lors d’un culte réunissant les autorités de l’église protestante unifiée, en présence d’Yvon Robert, maire de la ville, de l’archevêque Dominique Lebrun ainsi que les représentants du culte musulman.

La circonscription religieuse couvre l’arrondissement de Rouen (moins Elbeuf et ses abords), l’arrondissement de Dieppe plus Forges et Gournay, et dans l’Eure Fleury-sur-Andelle et Lyons-la-Forêt. Vaste secteur qui nécessite la présence de deux pasteurs, dont Zoltan Zalay. « J’ai un rôle plus œcuménique, de rencontre et de partage avec les gens », partage ce dernier, rejoint par James Lowe : « Mon travail liturgique est plus orienté vers le catéchisme, école biblique pour les jeunes ».

James Lowe, natif de Gloucester en Angleterre, a 46 ans. Marié à Ariane et papa de Peter et Samual, il arrive de la paroisse Vendée Ouest basée à La Roche-sur-Yon.

Professeur d’anglais durant dix-sept ans des écoles primaires aux supérieures, il étudie sa langue natale à Rennes et la théologie à Strasbourg puis Paris. Son éducation anglicane, son tempérament et son parcours personnel le conduisent naturellement vers le protestantisme. « J’ai une vision orthodoxe de la foi et des écritures, elle est ouverte et sensible aux grands courants de pensée et d’art qui traversent la société humaine, particulièrement la littérature ou les réflexions de Shakespeare, Dostoïevski, Dickens valent parfois celles de la Bible sans toutefois l’égaler en espérance et originalité ». Plus éclectiques, ses goûts musicaux l’emmènent de Bach et Debussy jusqu’aux groupes post-punk en passant par Brel.

Travailler avec les associations locales

Son arrivée à Rouen a été motivée par plusieurs points. « J’ai aimé le projet de vie proposé tant cultuel que culturel. Ma femme a retrouvé un poste dans la fonction territoriale et mes enfants une bonne école. Quant à la ville elle-même, elle m’a séduit par son mélange de modernité industrielle en périphérie, et d’architecture historique dans ses vieux quartiers centraux ». Sa mission pour la paroisse : « Soutenir les plus faibles, travailler avec les associations comme l’Entraide Protestante et la Cimade qui aide les réfugiés. »

Un nouveau pasteur pour l’église évangélique protestante d’Anzin

Mathieu Lemaire, 42 ans, est le nouveau pasteur de l’église évangélique protestante d’Anzin. Le Bourguignon, marié et père de trois enfants, a passé les dix-sept dernières années à Cambrai. Il arrive au temple d’Anzin pour évangéliser et ouvrir l’église sur l’extérieur.

Peut-être avez-vous déjà remarqué cette façade le long de l’avenue Anatole-France. Cet ensemble de deux maisons aux façades ornées de branche d’arbre coincé, en retrait, entre un agent d’assurance et une maison particulière. Jusque récemment, les stores étaient tirés. Mais, depuis l’arrivée de Mathieu Lemaire en septembre, ils sont désormais levés. Un signe. De l’ouverture sur l’extérieur et d’un ministère d’évangélisation.

Mathieu Lemaire a grandi en Bourgogne «  dans une famille chrétienne  ». L’église évangélique en l’occurrence. Jusqu’à l’âge de 18 ans, il ne s’est jamais vraiment intéressé à la religion. Jusqu’à ce jour où il a «  demandé à Dieu de se révéler. Je lui ai dit que je voulais le rencontrer ce jour-là sinon c’était trop tard  ». Et ce jour-là, justement, «  j’ai fait une rencontre forte et brutale. J’ai connu un changement profond  ». Le jeune homme «  découvre l’amour de Dieu, du pardon. J’ai reçu comme une paix et un appel à servir Dieu  ».

Six mois plus tard, il est baptisé (par immersion) et quelque temps plus tard, il débute une formation théologique de quatre ans dans une école internationale, en Belgique. Lors de son service militaire en Allemagne comme assistant d’aumônier protestant, il se lie d’amitié avec Jacques Roffidal, «  le fils du pasteur Henri Roffidal, une figure des baptistes dans le Nord, un des pasteurs de Cambrai  » (il fut aussi principal du collège de Bouchain). Durant deux ans, le jeune pasteur exerce à Paris avant de rejoindre Cambrai où il est resté dix-sept ans. Il continue d’y célébrer les offices un dimanche sur deux. Du coup, à Anzin, c’est l’ancien pasteur, Guy Mahieu, qui officie tous les quinze jours.

Le papa de trois enfants, marié, a été appelé par la communauté d’Anzin «  pour ouvrir l’église sur l’extérieur  », dixit Annick-Paule Blondel. «  Notre église n’est pas connue même de la mairie et des élus. Ces dernières années, l’église s’est un peu refermée sur elle-même. Elle doit s’ouvrir  », constate la présidente. C’est le travail qui attend le pasteur.

Mgr Georges Pontier : « Nous sommes des pasteurs, non des administrateurs de la loi »

Mgr Georges Pontier vient de participer au synode sur la famille.

Quel est l’axe fort du rapport final du synode sur la famille voté au terme de trois semaines de discussions ?

Mgr Georges Pontier : C’est la conviction que Dieu accompagne toute personne, quelle que soit sa situation, sur un chemin de conversion et de bonheur. Sa miséricorde le pousse à cela. Et nous avons à acquérir cette même pédagogie de Dieu qui nous rattrape toujours pour nous faire sentir que, par sa miséricorde, nous pouvons toujours avancer. Il a choisi ce moyen, et non le rappel de la loi ou le châtiment. Aussi sommes-nous passés d’un langage qui pense toucher les personnes en pointant sous forme de reproche la loi non respectée ou non vécue, à un langage qui veut les émerveiller en leur faisant sentir l’amour de Dieu pour nous. Et, étant touchés par cet amour, qu’ils puissent retrouver le chemin de la loi, si l’on veut, de la plénitude. Non pas que nous oubliions le projet de Dieu mais, pour qu’il soit accessible, audible, y compris à ceux qui peuvent se sentir loin ou rejetés, il faut passer par la miséricorde.

Sortir de la logique du permis-défendu donc…

Mgr G. P. : Oui, pour un langage de la croissance, de la progression. L’Église est mère et enseignante, l’un ne va pas sans l’autre, mais elle commence par être mère, celle qui va consoler, panser les blessures. Et c’est parce qu’elle est mère qu’elle peut devenir enseignante. Nous commençons par marcher avec les personnes, pour que cette présence maternelle permette de comprendre que l’Église, lorsqu’elle rappelle le bien et le mal, le fait non par désir de contrôler les consciences, mais par bonté. C’est une petite révolution. Alors que nous célébrons le cinquantième anniversaire de Vatican II, nous retrouvons ce même regard d’amour, de compréhension, de tendresse que le concile porte sur le monde, sans pour autant éliminer la différence entre le bien et le mal.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

Mgr G. P. : D’abord en amont, par la formation des enfants et des jeunes. Il ne faut pas les laisser dans le brouillard mais les ouvrir à un chemin juste pour eux dans leur vie affective, relationnelle, sexuelle, leur proposer le trésor du message de l’Église.

Ensuite avec les personnes en difficulté avec les règles de l’Église, ne pas en rester à leur situation irrégulière, mais discerner, avec elles, quel chemin elles peuvent parcourir dans cette situation. Et c’est cet accompagnement personnel, dans la durée, sous la responsabilité de l’évêque, qui peut ouvrir des chemins, jusque-là non envisageables.

Par exemple, aller jusqu’au baptême de quelqu’un qui, ayant découvert la foi dans un second mariage, fait un chemin spirituel. Nous reconnaissons que l’Esprit Saint est venu le chercher dans cette situation et demandons : peut-on résister à l’Esprit Saint ? Mon intervention devant les pères synodaux portait sur cette proposition que j’ai soutenue avec d’autres et qui a été votée.

> À lire : Le Synode sur la famille ouvre la voie au « discernement » pour les divorcés remariés

Le rapport final du synode sur la famille ne tranche toutefois pas sur l’accès aux sacrements des divorcés remariés…

Mgr G. P. : Oui, car il ne s’agit pas de dire : les divorcés remariés peuvent-ils faire ceci ou cela ? Mais tel divorcé remarié, accompagné, s’ouvre de son chemin, et dans celui-ci, il est donné à l’évêque la responsabilité pastorale de chercher, non pas la régularisation d’une situation, mais le bien spirituel des personnes. Et ce bien spirituel pourra conduire, dans certains cas, à un rapport à la sacramentalisation différent de celui qui est aujourd’hui la règle.

Il ne s’agit pas de penser que la solution est dans un changement de règle. Car celui-ci nous maintiendrait dans la logique du permis défendu. Si on ne fait que changer la loi, on ne change pas le rapport au Christ. Or ce qui est en question, c’est la progression spirituelle. Nous avons plutôt opté pour un accompagnement personnel, affirmant qu’il y a un chemin spirituel ouvert pour tous. Et celui-ci peut conduire à des solutions particulières car chaque chemin est particulier. Ce qui est sûr, c’est que nous, évêques, sur ce sujet, ne sommes plus des administrateurs d’une loi, mais des pasteurs de personnes, avec des cas individuels.

Comment éviter de tomber dans un certain relativisme ?

Mgr G. P. : Par la formation de la conscience individuelle. C’est une ligne de crête étroite et c’est pour cela que l’accompagnement personnel est important. Il y aura un chemin de discernement que nous n’avons pas encore défini. Nous avons aussi élargi les possibilités de participation à la vie de l’Église pour les divorcés remariés pour lesquels il ne sera pas possible d’ouvrir la voie vers l’eucharistie ou la réconciliation : proclamer la parole de Dieu dans la liturgie, être catéchiste…

Et que dites-vous à ceux qui sont restés fidèles à leur premier mariage ?

Mgr G. P. : Nous avons aussi beaucoup parlé dans ce document de tous les couples qui marchent. Nous les appelons à s’engager dans l’évangélisation des familles par leur témoignage. Et nous avons également une attention pour les personnes qui, après un divorce, demeurent dans le lien sacramentel qu’ils ont promis et ne se remarient pas. C’est une très belle manière de rendre témoignage à la fidélité de Dieu. Nous demandons aux paroisses de les accompagner mieux que nous le faisions jusqu’à présent. Nous voulons soutenir ceux qui ont fait ce choix de foi profond qui est un appel particulier.

L’Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l’Institut Pasteur Algérie (ministère de …

L’Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l’Institut Pasteur Algérie, dans le cadre du “raffermissement” de la coopération entre les deux établissements, indique samedi le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

Cette décision a été prise à l’occasion des entretiens qui ont réuni le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, avec MM. Christian Brechot et Marc Jouan, respectivement directeur général de l’Institut Pasteur Paris et directeur international du réseau international des instituts Pasteur.

Ainsi, les deux parties ont convenu de “mettre en place un programme soutenu de développement du partenariat à l’effet de hisser les capacités de l’institut Pasteur Algérie à un niveau lui permettant de retrouver sa place en tant que plus ancien au monde après celui de Paris, sachant que le réseau mondial compte 33 instituts Pasteur répartis sur 28 pays”.

A cet effet, “il a été décidé de redynamiser les rencontres scientifiques impliquant l’institut Pasteur Algérie, qui abritera, en 2017, la réunion du réseau international des instituts Pasteurs, et de mettre en place une stratégie de développement des capacités scientifiques de l’institut Pasteur Algérie, basée sur des programmes de recherche et de formation”, relève la même source.

Dans le même cadre, l’Institut Pasteur Paris “apportera son expertise et son savoir faire au développement des capacités industrielles de l’Institut Pasteur Algérie dont les activités sont en cours de filialisation”, souligne-t-on.

Par ailleurs, les premières journées algéro-françaises sur la santé auront lieu les 02 et 03 décembre prochain à Alger, a-t-on annoncé en marge de l’audience accordée par M. Boudiaf à l’ambassadeur de France en Algérie Bernard Emié.

Les deux parties ont abordé, à cet égard, l’état des préparatifs de l’organisation de ces journées qui porteront sur tous les secteurs d’activité comme le médicament, les équipements, les services médicaux, la formation et l’ingénierie hospitalière.

D’autre part, et dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, M. Boudiaf a évoqué avec l’ambassadeur français l’état d’avancement de la réalisation de l’usine de production de médicament de Sidi Abdallah qui sera la plus importante en Afrique et qui sera inaugurée en février prochain, selon la même source.

M. Emié a fait part, à cette occasion, de “la volonté d’un autre grand laboratoire français d’investir en Algérie dans le domaine de la production de médicaments à usage de la médecine humaine”, ajoute la même source.

APS