L’Eglise protestante vote le mariage gay en Norvège. On a toujours un coup d’avance

L’Eglise protestante norvégienne s’est prononcée en faveur du mariage pour les couples de même sexe. (M. Ole WOLD/NTB Scanpix/AFP)

Les choses changent, et pas qu’un peu. On constate, ces dernières années, une évolution générale dans l’acceptation des droits des personnes LGBT dans les églises protestantes. Dernière en date, l’Église protestante de Norvège, la principale confession du pays scandinave, a décidé, lundi 11 avril, d’autoriser les unions religieuses pour les couples homosexuels, tout comme l’Église Protestante de Berlin-Brandebourg deux jours auparavant.

Les avancées viennent du Nord

Ça prend un peu de temps. Les églises se rendent compte, au fur et à mesure, du changement de paradigme qui s’opère dans la société. En 1991, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Les églises, elles, mettent du temps à réagir. Et, en matière d’adaptation, le protestantisme a souvent un coup d’avance.

L’évolution vient du Nord : en Allemagne, le mariage religieux protestant est reconnu dans trois des Eglises Protestantes régionales, alors que le mariage civil ne l’est toujours pas (toutes les autres proposent au moins un rite de bénédiction aux couples de même sexe) ; la plupart des Eglises cantonales de la Suisse germanophone est très progressiste dans l’accueil de la communauté LGBT ; les pays scandinaves ont été influencés par le protestantisme ; l’Angleterre par l’église anglicane. Mais on peut aussi citer la grande ouverture des Vaudois d’Italie.

La Réforme – qui fêtera ses 500 ans l’année prochaine – porte dans ses gènes ce principe fondateur : “Ecclesia semper reformanda” : l’Eglise doit, sans cesse, se renouveler. Les pays méditerranéens ont peut-être plus de mal à laisser derrière eux une certaine culture du machisme et l’image plus traditionnelle de la famille. Ils sont plus méfiants vis-à-vis des changements.

En France, les couples LGBT peu rassurés

Il est important de rappeler qu’en France, comme en Belgique, le mariage religieux protestant n’existe pas. En revanche, on bénit les couples mariés civilement, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, au sein de l’Église protestante unie de France (EPUdF) et celle de Belgique(EPUB). On leur donne une “bénédiction nuptiale”.

L’EPUdF a ouvert, depuis mai 2015, la possibilité aux paroisses et aux pasteurs de bénir les couples LGBT. On peut cependant regretter qu’on laisse toute liberté aux pasteurs qui s’y refusent et que, de cette manière, des couples qui frappent à la mauvaise porte essuient un rejet.

J’espère que nous allons suivre la voie de l’Eglise de Berlin-Brandebourg, qui a érigé en règle la bénédiction nuptiale pour les couples de même sexe. Les pasteurs ont le droit de refuser de les unir s’ils invoquent des raisons bibliques, mais cette clause de conscience n’est valable que pour cinq ans. Ils sont également obligés de justifier leur refus et de trouver une solution de rechange pour les couples en question.

En Norvège, en revanche, l’Eglise luthérienne a longtemps été – et l’est toujours, plus ou moins – une Eglise d’Etat. Même s’il existe maintenant un mariage civil laïc en Norvège, les unions religieuses ont toujours valeur civile. Il n’est donc pas nécessaire de passer devant le maire pour se marier à l’église. C’est la même chose si vous entrez dans une chapelle à Los Angeles ou à Las Vegas : votre mariage sera ensuite reconnu par l’Etat.

Textes archaïques

Je ne suis pas homosexuel. Mon engagement pour la cause LGBT est complètement indépendant et ne date pas d’hier. Originaire d’Allemagne, j’ai vécu un protestantisme relativement ouvert. En rejoignant un ministère français, il y a 20 ans, j’ai pu constater que la plupart des pasteurs autour de moi avaient encore une compréhension archaïque de la question homosexuelle, notamment à cause d’une lecture littérale de la bible concernant ce sujet.

Les réactions religieuses, il y a trois ans, contre le Mariage pour tous, m’ont également catastrophé. Même le protestantisme, qui est une religion progressiste, n’a pas soutenu la communauté LGBT.

Vous trouverez toujours, dans un certain nombre de textes religieux, des passages qui racontent que les actes homosexuels sont une abomination devant Dieu. Il faut les remettre dans leur contexte historique, un contexte patriarcal qu’on ne peut plus lire de manière littérale aujourd’hui.

L’Eglise protestante ne le sait que trop bien. Elle accepte depuis quelques décennies le ministère féminin. Alors que, pendant longtemps, elle a brandi la bible pour s’y opposer, cette évolution fait aujourd’hui partie intégrante de notre identité protestante.

Bousculés dans leur foi

Depuis quelques années, j’anime, tous les deux mois, un groupe de prières et d’échanges réservé aux personnes LGBT. Là, ils peuvent ouvertement vivre leur foi dans un espace protégé. Je les connais bien maintenant. Je ne cesse de me demander pourquoi il y a tant d’incompréhensions et de haine dans nos églises, alors qu’on devrait être dans l’amour du prochain et dans l’ouverture.

Au début, il y a eu des résistances exprimées par certains fidèles, qui ont refusé que ces activités de prières soient considérées comme “paroissiales”. Depuis, pourtant, plusieurs paroissiens sont venus participer, un peu intrigués, et se sont laissés toucher par ça. Je pense notamment à des dames d’un certain âge, qui ont été bousculées dans leur foi et dans leur manière de vivre leur foi.

Propos recueillis par Julia Mourri

La lutte contre la pornographie dans l’Eglise s’organise

Le sommet a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. © DRLe sommet a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. © DR
13.04.2016

Sexualité • Un sommet mondial chrétien «Set Free» s’est tenu aux Etats-Unis contre la pornographie. Pendant une semaine, des professionnels du domaine ont été invités à parler du problème de la pornographie dans l’Eglise et la société.

Emily McFarlan Miller, RNS/Protestinter

Il y a six ans, l’auteur et apologète chrétien Josh McDowell a remarqué que «quelque chose ne va plus» avec les jeunes. Il fait référence à leurs attitudes envers l’autorité et la façon dont ils parlent de sexe. «Il m’a fallu une année entière pour le comprendre», explique Josh McDowell. «C’est dû à l’omniprésente pornographie sur internet». C’est la genèse de l’idée qu’il a défendue au sommet mondial «Set Free», qui s’est tenu la semaine passée à Greensboro (N.C.) Environ 900 dirigeants de l’Eglise et du ministère se sont réunis pour discuter des mesures à prendre face à la pornographie.

Le sommet — organisé par Josh McDowell et Covenant Eyes, une entreprise qui offre un filtre internet – a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. «J’ai réalisé que la plupart des gens, y compris les pasteurs de l’Eglise, sont aveuglés», dénonce Josh McDowell. «Ils ne savent tout simplement pas ce qui se passe. Ils ne peuvent même pas imaginer la taille du problème».

La pornographie moins immorale que les détritus

Le sommet mondial «Set Free», a commencé le lundi 4 avril par la présentation des données de Barna Group sur les Américains, l’Eglise et la pornographie publiées plus tôt cette année et que Josh McDowell avait commandé. Parmi les conclusions de Barna Group: les jeunes adultes et les adolescents voient la pornographie comme moins immorale que les détritus, et les deux tiers (66%) se sont engagés dans le «sexting», qui est le fait de recevoir une image sexuellement explicite dans un message texte.

Et pourtant, 53% des pasteurs ont rapporté n’avoir pas de problème avec la pornographie, explique Josh McDowell. Le plus gros problème, a-t-il ajouté, est l’ignorance — il n’y a pas une seule Eglise dans le monde qui ne soit pas affecté, dit-il. Même les pasteurs doivent lutter avec la pornographie. La plupart des pasteurs (57%) et les jeunes pasteurs (64%) admettent qu’ils ont déjà regardé un porno, à un moment ou à un autre, selon le Barna Group. «La chose est différente de ce qui a eu lieu dans le passé: c’est accessible, c’est abordable et c’est anonyme» déclare McDowell.

La science du cerveau et le porno

Le programme du sommet mondial «Set Free», a commencé mardi avec un forum intitulé «Brain Science and Porn» («La science du cerveau et le porno»), animé par William Struthers, un neuroscientifique et professeur de psychologie au Wheaton College, une université chrétienne basée en Illinois, ainsi que par Donald Hilton, professeur agrégé de neurochirurgie clinique à l’Université du Texas à San Antonio et par Ted Roberts, fondateur et directeur de traitement clinique Pure Desire. Le forum a présenté ce qui se passe physiquement dans le cerveau après qu’une personne a regardé de la pornographie et si ces effets peuvent être inversés, puis il a mis cela en contexte spirituel.

Tout au long de la semaine, d’autres intervenants ont été présents, comme Ron de Haas, fondateur et PDG de Covenant Eyes, le révérend Sean Kilcawley, directeur de l’éducation religieuse pour l’archidiocèse de Lincoln (Neb), qui a parlé de la théologie du corps de Jean-Paul II, Bernie Anderson, un pasteur qui a publié un livre sur sa bataille avec la pornographie et Shelley Lubben, une ancienne star du porno qui a créé la Fondation Croix Rose, un ministère pour les acteurs de l’industrie pornographique. Les intervenants ne sont pas tous chrétiens, explique Josh McDowell, parce qu’il voulait rassembler les meilleurs dans leurs domaines, et qui n’étaient pas nécessairement des chefs spirituels.

Josh McDowell, qui a clôturé le jeudi 7 avril dernier le sommet, a déclaré que le sommet mondial «Set Free», a un plan de suivi de 10 ans pour répondre à la pornographie, et il espère que la «conscience mondiale ne relève pas seulement le problème, mais que des solutions incroyablement positives» se fassent l’année prochaine ou dans deux ans.

En Norvège, les couples homosexuels pourront être mariés par des pasteurs

L'Eglise protestante norvégienne a pris une décision exceptionnelle dans le monde religieux. (Photo d'illustration) © Flickr/Voyages Lambert L’Eglise protestante norvégienne a pris une décision exceptionnelle dans le monde religieux. (Photo d’illustration)

C’est une décision rarissime dans l’Eglise. En Norvège, le clergé protestant a décidé que les couples de même sexe pouvaient s’unir sous la bénédiction d’un pasteur.

“L’amour entre deux personnes du même sexe doit aussi pouvoir être reconnu dans une arène religieuse”, s’exclame Gard Realf Sandaker-Nilson. Lui même homosexuel, le leader du mouvement libéral “Eglise ouverte”, en Norvège, est enthousiaste. Dans une décision inédite, l’Eglise protestante de l’Etat nordique a décidé, ce lundi après-midi, d’autoriser les unions religieuses pour les couples homosexuels. Alors que seuls quelques pays le permettent à l’heure actuelle.

Au Danemark aussi

Pour la principale Eglise du pays scandinave, c’est une prise de position très emblématique. D’autant que les membres du synode, réunis à Trondheim, ont acté cette décision à une majorité écrasante, 88 voix sur 115 votants. Une nouvelle liturgie devrait bientôt sortir des rotatives, à côté de l’actuelle, et consacrer les unions de couples homosexuels et hétérosexuels.Chaque pasteur conservera le droit de refuser de nouer de telles unions. A ce jour, le mariage religieux pour les couples de même sexe n’existe qu’en Suède et au Danemark, ainsi que dans quelques congrégations dans le monde-anglo saxon. Ses détracteurs, minoritaires en Norvège, estimaient que la Bible établit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.

Victoire de la mouvance libérale

Cette question secoue l’Eglise scandinave depuis des décennies. En 2014, un synode avait retoqué une pareille proposition. Avec les élections ecclésiastiques de septembre dernier, et la victoire de la mouvance libérale, la donne a changé. Les douze évêques s’étaient rangés derrière cette position un mois plus tard.

A l’image de ses voisins nordiques, la Norvège est en pointe en Europe dans l’extension des droits des personnes homosexuelles. Le mariage civil et l’adoption y sont autorisés depuis 2009.

Bruaysis : la communauté protestante se mobilise pour les migrants

Il y a quelques mois, Yann Piatkowski, pasteur, a été ému par la situation des migrants installés au camp de Norrent-Fontes. Il en a parlé à la communauté. En accord avec les associations déjà présentes sur le terrain, avec quelques familles, il a mis en place un « service douche » pour qu’une fois par semaine, « ces personnes puissent se laver, mais aussi souffler et se sentir accueillies. » Puis récemment déménagé à Vendin, il a appris qu’un autre camp existait à Chocques « ce n’est qu’à 4 km de chez moi, je devais faire quelque chose. » Après une réunion avec le Secours populaire de Vendin, Terre d’errance et Arras solidarité réfugiés, des actions se sont mises en place. L’homme se réjouit du bon accueil réservé à son appel. « À quatre jours d’une rencontre entre pasteurs à Bruay, j’ai envoyé un mail aux paroisses protestantes du bassin minier et leur réponse est allée au-delà de mes espérances. » Malgré des délais courts, les dons ont afflué.

Quant à la vingtaine de membres de la communauté bruaysienne, chacun s’implique plus ou moins. « Vous savez, il y a des trucs simples à faire comme apporter des bouteilles d’eau vides, propres avec bouchon. Ça nous aide déjà beaucoup car une fois remplies, on les amène au camp. Et puis il y a aussi les dons de lessive. » Car oui, des membres de la Fraternité font la lessive pour les migrants.

« Ils vivent dans des conditions indignes »

Le pasteur avait constaté qu’après des kilomètres parcourus et des jours passés dans la boue, les migrants jetaient leurs vêtements à la poubelle. « Nous avons proposé de les laver car c’est quand même plus sympa de retrouver ses propres vêtements. » De fait, à l’issue du culte, plusieurs familles repartent avec des paniers de linge. « Il faut les rendre repassés et séchés le mardi pour qu’on puisse les rapporter à leur propriétaire. » La semaine dernière, c’est pas moins de 50 kg de linge qui ont ainsi été lavés.

Ouverte sur l’extérieur, la communauté espère que d’autres Bruaysiens viendront leur prêter main forte ou leur confier des dons. Une brosse à dents, du dentifrice, des pâtes, des vêtements, beaucoup de choses manquent. Le pasteur qui se rend une fois par semaine sur place témoigne encore : « Ils vivent dans des conditions indignes à quelques kilomètres de chez nous. Nous vivons dans des maisons confortables. »

Les autres associations Impliquées

Le Secours populaire, comité local de Vendin-Oblinghem, 198, rue François-Mitterrand, 62 232 Vendin-les-Béthune, 03 21 57 97 13.

Terre d’errance, 18, rue du Grand-Marais, 62190 Ham-en-Artois, 06 95 28 29 43.

Arras solidarité réfugiés : arrassolidariterefugies@gmail.com. Page Facebook : Arras, Solidarité Réfugiés.

Au Danemark, nombre de requérants renient l’islam

En ce dimanche d’avril, à l’église Apostelkirken à Copenhague, les fidèles assistent à la messe, Bible à la main: des Danois, mais aussi beaucoup d’Iraniens. Hommes et femmes, jeunes pour la plupart et habillés à la mode, ils écoutent grâce à une oreillette l’homélie du pasteur traduite en persan.

Demandeurs d’asile, ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter cette église évangélique luthérienne d’Etat pour se convertir au christianisme. Un phénomène également constaté dans d’autres lieux de culte protestants du royaume scandinave.

En effet, selon l’association d’entraide aux réfugiés chrétiens Folkekirkens Asylsamarbejde, au moins 100 Iraniens ont été baptisés depuis la fin de l’année dernière et entre 250 à 300 demandeurs d’asile (Iraniens et Afghans notamment) participent actuellement à des cours de préparation au baptême.

Cet engouement croissant des musulmans pour le christianisme s’explique, peut-être, par le fait que la commission de recours des réfugiés a réexaminé l’année dernière plusieurs cas de refus des services de l’immigration, accordant finalement l’asile à 42 réfugiés convertis qui craignaient d’être persécutés s’ils étaient expulsés vers leurs pays, sur 55.

Ministre préoccupé

Cette poussée de conversions préoccupe le ministre danois du Culte, Bertel Haarder, qui a exhorté les pasteurs à attendre que les demandes d’asile soient examinées pour baptiser ces nouveaux venus.

Visage maquillé, Mashid Hakimi, une Iranienne de 27 ans, est arrivée en septembre dernier au Danemark. «Depuis mon plus jeune âge, j’étais plus attirée par le Christ que par Mahomet. Mon cœur battait pour Jésus. Il me fallait partir pour pratiquer librement ma nouvelle religion.» Elle a ainsi rejoint la Grèce où elle fut baptisée, puis le Danemark où elle «a confirmé» sa foi.

Comme nombre de ses concitoyens, elle attend une réponse à sa demande d’asile. «Le plus dur, dit-elle, c’est de convaincre les services d’immigration qu’on risque notre vie si on nous expulse vers l’Iran.»

«Notre conversion est sincère, même si les autorités en doutent», ajoute Mojgan, 48 ans, «la seule de [sa] famille» à avoir renié sa religion musulmane. Mariée et mère de trois enfants, elle a décidé de quitter Téhéran et de s’enfuir en Occident. «Je ne m’identifiais plus à l’islam où on craint Dieu, alors que dans le christianisme on apprend à l’aimer», confie-elle.

Baptisée, elle attend depuis trois ans une réponse à sa demande d’asile. «Les enquêteurs disent que je mens. Mais je garde la foi», assure-t-elle.

Pour le pasteur Andreas Rasmussen, «la plupart de ceux qui veulent se convertir sont sincères. Ils viennent régulièrement à l’église et participent activement aux cours de préparation du baptême», affirme-t-il.

«Ce processus de plusieurs mois décourage les faux convertis», affirme le pasteur qui met d’emblée en garde les réfugiés: «La conversion ne constitue pas une garantie pour obtenir l’asile.»

Asgar Bayan, 41 ans, opposant politique, a du mal, lui aussi, à convaincre de sa bonne foi. Arrivé au début de 2014 à Copenhague après une fuite de l’Iran où il a connu la prison et la confiscation de ses biens, il a trouvé «paix et sérénité» dans le christianisme. Il jure qu’il n’a pas été baptisé pour accroître ses chances d’obtenir un permis de séjour. «J’ai rencontré Jésus. C’est ma destinée.»

Pressions et agressions

Les réfugiés iraniens convertis ne sont pas seulement confrontés aux suspicions des enquêteurs. Certains d’entre eux subissent également «harcèlements et violences psychiques et physiques de la part des autres musulmans dans les centres de réfugiés», selon les pasteurs d’Apostelkirken.

«J’ai eu écho d’incidents avec des coups de couteau», confie Moj­gan, soulignant l’inquiétude des convertis. Mumtaz, un Afghan de 19 ans, a subi lui aussi ces violences «depuis que je me suis fait baptiser». Il attend une réponse à sa demande d’asile depuis cinq ans. «Un retour en Afghanistan signifierait ma mort», assure-t-il.

(TDG)

(Créé: 10.04.2016, 21h41)

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Mgr Jean-Marie Lovey: “Pour une pastorale des petits pas”

Amoris Laetitia insiste sur la transmission des valeurs dans la famille (Photo: B. Hallet)

L’évêque de Sion, Mgr Jean-Marie Lovey, réagit pour cath.ch à la publication de l’exhortation apostolique “Amoris Laetitia”. Le délégué de la Conférence des évêques suisses au Synode sur la famille en octobre 2015 y retrouve largement le ton et le contenu des débats romains. “Ce qui est assez neuf et formidable dans cette exhortation est cette absence de jugement, ce discernement patient et cette pastorale des petits pas”, explique-t-il.

Un des accents majeurs de l’exhortation apostolique “Amoris Laetitia” est le discernement face à la diversité des situations de vie. Mais le texte ne précise guère à qui revient la responsabilité de cette tâche.

Mgr Jean-Marie Lovey: L’exhortation ne liste pas les degrés et les niveaux de responsabilité. On parle de ‘pasteurs’. Une note précise néanmoins que les pasteurs sont éclairés par l’Evangile et par le jugement de l’évêque. Nous, évêques, prêtres ou accompagnateurs laïcs, devons vivre en dialogue et avoir la capacité d’accompagner toutes les situations.

Pour mettre en oeuvre ce discernement, il faut pouvoir se reposer sur des critères?

Etablir des critères est nécessaire. Cela sera la tâche des pastorales familiales des divers diocèses et de la Conférence des évêques suisses(CES). Des directives communes permettent de ne pas partir dans tous les sens, même si les situations restent individuelles. Pour que l’exhortation porte son fruit, elle doit être accueillie, discutée, travaillée. Cela fait clairement partie de notre tâche d’évêques.

Le pape, en insistant sur une approche pastorale des situations personnelles, veut favoriser l’intégration. Il entrouvre la porte de l’accès aux sacrements pour les divorcés-remariés.

Pour certains, l’accès à la communion des divorcés remariés serait le sommet de l’intégration. Mais le texte, à mes yeux, nous invite surtout à réfléchir sur ce qui fait que l’on est membre d’un corps, sur ce qu’est l’ecclésialité, sur notre participation et notre responsabilité. Le pape cite quelques éléments comme la catéchèse, la liturgie, mais il y a aussi beaucoup d’autres choses dans la diaconie par exemple. J’ai parfois l’impression que l’on reste bloqué devant la porte fermée de la communion sacramentelle, alors qu’il y a tant d’autres portes pour participer à la vie de l’Eglise. Il ne faut pas se focaliser sur l’eucharistie, la liturgie de la parole est ainsi aussi une forme de participation.

Certains ne manqueront pas d’estimer qu’à force de prêcher l’intégration, on risque de tomber dans le relativisme.

Intégrer ne signifie pas nier la différence. Cela consiste à permettre à chacun d’avoir la place qui est la sienne. Dans le cœur de Dieu, il y a de la place pour tous. L’intégration ce n’est pas dire ‘tout est égal, tout est relatif’. C’est déterminer le charisme que chacun peut mettre au service du corps ecclésial. Ce qui est assez neuf et formidable dans cette exhortation est cette absence de jugement, ce discernement patient et cette pastorale des petits pas.

L’exhortation ne fait aucune nouvelle ouverture envers les personnes homosexuelles. Beaucoup continueront à se sentir mises à l’écart.

A mon sens ne pas reconnaître aux unions homosexuelles le statut de mariage ne signifie pas une exclusion. C’est d’abord et avant tout défendre le mariage chrétien qui se réalise dans l’union exclusive, libre et définitive d’un homme et d’une femme, à l’image de l’union entre le Christ et l’Eglise.

L’exhortation admet que d’autres formes d’unions peuvent aussi dire quelque chose de l’amour humain, mais cela ne correspond pas à l’idéal chrétien. Ceci dit, je pense que nous devons nous efforcer de trouver une place dans le corps ecclésial pour les personnes qui ont des tendances ou une orientation homosexuelle.

La famille c’est aussi et peut-être surtout la génération d’enfants.

L’exhortation livre de longs et beaux passages sur l’éducation des enfants dans la variété des situations et des contextes. Elle insiste sur la transmission des valeurs au sein de la famille, avec les dimensions éthique, religieuse et spirituelle. On pourrait dire que la préparation au mariage commence au berceau. Le pape propose aussi l’éducation sexuelle comme une éducation à la vie et à l’amour. (cath.ch-apic/mp)

La joie de l…

Un texte particulièrement attendu sur le mariage et la famille, dans lequel le pape évoque longuement et avec un certain lyrisme les “joies” de l’amour humain. Un texte éminemment pastoral qui, sans trancher sur la situations délicate des divorcés remariés, laisse la porte ouverte au discernement de chacun et des pasteurs. Publié le 8 avril 2016.

Le pape François sur la place Saint-Pierre de Rome. © Alessia Giuliani/CPP/Ciric

La sagesse d’un pasteur

Le pape François a voulu placer son exhortation apostolique post-synodale sur la famille sous le signe de la joie et de l’amour. Voici donc “Amoris laetitia”, promulguée le 8 avril 2016, soit 6 mois à peine après la clôture de la seconde session du synode sur la famille en octobre 2015. Ce texte long, fort, est un manuel à l’usage des pasteurs, des personnes qui préparent au mariage et… de tous ceux qui veulent vivre un amour humain joyeux et fort. Le pape, dès l’introduction, prévient qu’il faut lire cette exhortation  “avec patience”. C’est dire qu’en effet il faut prendre son temps. Au terme de la longue lecture de ces 256 pages, il apparaît que le fil rouge qui lie les neuf chapitres du texte est éminemment pastoral. Tout le texte est construit sur un carré solide : la Bible, la culture du temps, la théologie de la famille et la parole personnelle d’un pape pasteur.

A lire aussi : le commentaire de Pascale Vidal, psychanalyste, qui enseigne le discours de l’Eglise sur la vie affective et la sexualité au Centre Sèvres – Facultés jésuites. 

Au commencement, la Parole

Dès le début, le pape insiste. La famille se comprend à partir de la Bible qui “abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales, depuis la première page où entre en scène la famille d’Adam et d’Ève, avec leur cortège de violence mais aussi avec la force de la vie qui continue (cf. Gn 4), jusqu’à la dernière page où apparaissent les noces de l’Épouse et de l’Agneau (Ap 21, 2.9).”

La culture du temps

Dans un souci constant de rapprocher le monde et l’Eglise, le pape expose ensuite très longuement sa connaissance réelle et concrète de la société contemporaine. Il ne l’idéalise pas, mais ne la juge jamais. Il semble important pour lui de ne pas faire de l’Eglise une société déconnectée des réalités du monde, ou pire encore jugeant le monde. Il tient pour nécessaire l’annonce de la vie selon l’Evangile, mais humblement. Dans un même temps il fait une autocritique de la manière dont l’Elise a souvent parlé du mariage

“D’autre part, nous avons souvent présenté le mariage de telle manière que sa fin unitive, l’appel à grandir dans l’amour et l’idéal de soutien mutuel ont été occultés par un accent quasi exclusif sur le devoir de la procréation. D’autres fois, nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presque artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire !” “Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles.”

Le pape, tel un pasteur qui connaît “l’odeur de ses brebis”, aborde ensuite très longuement les situations diverses des familles, reprenant en cela les longues interventions des pères synodaux. Son souci consiste, comme le bon berger, à ne perdre aucune de ses brebis, particulièrement celle qui s’est égarée;

” Dans les situations difficiles que vivent les personnes qui sont le plus dans le besoin, l’Église doit surtout avoir à cœur de les comprendre, de les consoler, de les intégrer, en évitant de leur imposer une série de normes, comme si celles-ci étaient un roc, avec pour effet qu’elles se sentent jugées et abandonnées précisément par cette Mère qui est appelée à les entourer de la miséricorde de Dieu. Ainsi, au lieu de leur offrir la force régénératrice de la grâce et la lumière de l’Évangile, certains veulent en faire une doctrine, le transformer en “pierres mortes à lancer contre les autres.”

La théologie expliquée par François, le bon pap(a) !

La plus grande partie de l’exhortation consiste en une suite de sages conseils pour vivre la vie de famille selon l’Évangile. Le langage est simple, familier. Comme dans une homélie le pape traduit la vision de l’Eglise sur la famille avec des mots simples et une sagesse proche de celle d’un “bon grand-père” qui s’adresse à ceux qui l’écoutent avec gourmandise. ““S’il te plaît”, quand, dans une famille, on n’est pas égoïste et que l’on apprend à dire “merci”, quand, dans une famille, quelqu’un s’aperçoit qu’il a fait quelque chose de mal et sait dire “excuse-moi”, dans cette famille il y a la paix et la joie.”

Ce n est pas un discours sur la théologie du mariage que le pape propose mais une approche concrète, parfois surprenante de simplicité, qui peut même faire sourire et dont le bien-être des personnes et des enfants est le centre : “Il n’est pas bon que les enfants soient sans parents et qu’ainsi ils cessent prématurément d’être enfants.” 

Une vision traditionnelle du mariage

Le pape rappelle longuement la vision traditionnelle de la théologie du mariage, il la présente comme un idéal pour lequel il faut se battre, parfois avec courage. Il s’appuie pour cela sur l’hymne à la Charité de saint Paul (1 Co 13), qu’il explique patiemment, terme après terme, pour en faire le fondement du mariage :” Patience, bonté sans fanfaronner, amour pour la famille mais aussi pour ceux qui sont loin de la foi et qui ne partagent pas la foi chrétienne, sans rudesse et avec un détachement nécessaire, sans violence intérieure, toujours dans le pardon, jamais se coucher sur la colère, se réjouir avec les autres jusqu’à la fête. Se limiter en gardant le silence pour ne pas entretenir le mal, veiller à la réputation des autres, avec confiance en la vie, en l’autre et en l’avenir, l’autre peut changer, supporter tout en surmontant tout le défi du mal sous toutes ses formes”. L’éducation des enfants revient à plusieurs reprises, le pape semble donner des clés aux parents les plus désemparés, il encourage, console, conseille. Et aborde tous les cas difficiles avec la sagesse d’un bon grand-père: “Il est important d’orienter l’enfant avec fermeté afin qu’il demande pardon et répare le tort causé aux autres.”

Une pastorale solide et fondée

Si le pape rappelle qu’en aucune manière l’Église “ne doit renoncer à proposer l’idéal complet du mariage, le projet de Dieu dans toute sa grandeur”, la rigidité doit être exclue. Et de pointer du doigt les “bonnes familles” qui “par leur langage, par leur manière de dire les choses, par leur attitude, par la répétition constante de deux ou trois thèmes, sont vues comme lointaines, comme séparées de la société, et que même leurs proches se sentent méprisés ou jugés par elles”.

La question qui fâche

C’est seulement vers la fin du parcours, dans son avant-dernier chapitre, que le pape donne ces conseils sur la question tant attendue de la pastorale des divorcés et des divorcés remariés. Le principe d’intégration est essentiel, « qu’ils ne se sentent jamais excommuniés » et donc membres de la communauté. Concernant l’accès à la communion, le pape se refuse de faire une loi générale. Ni accès systématique, ni refus systématique. Dans ce monde qu’il décrit complexe, il en appelle à la double responsabilités des consciences : celle des personnes concernées par une divorce et un remariage et celle des pasteurs.

Le mot d’ordre : la miséricorde

Dans ce texte, très personnel, comme d’habitude, le pape parle très peu des questions d’homosexualité, insistant surtout sur un accueil des personnes, mais considérant une famille uniquement dans sa forme traditionnelle: “C’est pourquoi nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter toute marque de discrimination injuste et particulièrement toute forme d’agression et de violence”. François n’intervient pas non plus, ou fort peu, comme par accident, sur la régulation des naissances. Tout en reconnaissant la beauté et la fécondité pour l’Église des familles nombreuses!

En cette année sainte, c’est donc bien la miséricorde qui est au cœur de ce texte :  ” Il ne s’agit pas d’une offre romantique ou d’une réponse faible face à l’amour de Dieu, qui veut toujours promouvoir les personnes, car “la miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Église. Dans son action pastorale, tout devrait être enveloppé de la tendresse par laquelle on s’adresse aux croyants. Dans son annonce et le témoignage qu’elle donne face au monde, rien ne peut être privé de miséricorde”. Certes, parfois “nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile”. Nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile. Sans doute, par exemple, la miséricorde n’exclut pas la justice et la vérité, mais avant tout, nous devons dire que la miséricorde est la plénitude de la justice et la manifestation la plus lumineuse de la vérité de Dieu.”

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Sophie de Villeneuve et Sébastien Antoni
Croire.com

Haïti-élections : La Conférence des Pasteurs Haïtiens presse le gouvernement à créer la …

« Jusqu’ici, les signaux lancés par l’équipe de la transition ne sont pas suffisamment clairs sur sa volonté réelle d’avancer en ce sens. Au contraire, c’est la plus grande confusion qui règne autour de la formation de cette commission réclamée par de nombreux secteurs du pays. », a-t-on lu dans un communiqué de la COPAH.

La COPAH encourage les nouvelles autorités à agir rapidement afin de donner satisfaction à cette revendication populaire pour ne pas compromettre leur chance de réussir la transition. “Tout refus de mettre en place la commission de vérification électorale pourra se heurter à la détermination habituelle des haïtiens qui ne tolèrent plus d’être bafoués et que leurs droits fondamentaux soient violés.”

La sagesse et la clairvoyance politique recommandent à l’équipe de la transition de se mettre à l’écoute du peuple haïtien, seul souverain et auquel elle doit rendre des comptes, ont écrit les membres de la Conférence.  

 Selon la COPAH, sans la création de cette commission, il est difficile de penser à la poursuite du processus électoral. 

« Les nouvelles autorités ont une opportunité extraordinaire pour s’attirer le soutien de la population par le biais de la mise en place de cette commission qui constitue la condition sine qua non pour la réalisation des élections dans le pays. », a-t-on conclu dans le communiqué.  

Par ailleurs,  la Conférence des Pasteurs Haïtiens dit noter également qu’aucune disposition concrète n’a encore été prise  ni pour alléger la misère de la population dont les plus défavorisées sont menacées de famine.

Conflits agriculteurs-éleveurs: le RBM réclame un dispositif de veille

Les éleveurs regroupés au sein du Réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs de l’Afrique «Billital Maroobe» (RBM) exhortent, dans les lignes qui suivent, les autorités nationales à prendre en charge immédiatement les conséquences découlant des affrontements entre les pasteurs transhumants et les populations autochtones dans la région de Bouna, en Côte d’Ivoire.

«La cohabitation pacifique entre les éleveurs transhumants et les agriculteurs est fortement menacée dans la région de Bouna, au nord-est de la Côte d’Ivoire qui est frontalière avec le sud-ouest du Burkina Faso. Les affrontements violents survenus dans cette région ce mois de  mars 2016 ont revêtu une ampleur sans précédent, compte tenu du nombre des victimes (près d’une vingtaine de morts) et le déplacement massif  de populations.

Suite au conflit inter communautaire survenu à Bouna dans le Nord Est de  la Côte d’Ivoire, ayant entrainé une dizaine de morts de nationalité Burkinabé et environ 1.500 déplacé dans la province du Noumbiel dans la région du Sud Oust au Burkina Faso pour l’essentiel des femmes et des enfants.  Face à ces événements dramatiques, les organisations d’éleveurs du Burkina Faso membres du RBM déplorent cette situation et présentent leurs condoléances aux familles éplorées.

Elles condamnent avec force la violence, marquent son attachement à la cohabitation pacifique et au dialogue permanant entre l’ensemble des acteurs pour une exploitation apaisée et durable des ressources naturelles. Les organisations membres du RBM saluent les actions entreprises par le gouvernement Burkinabé  notamment, les actes de solidarité de compassion, d’évaluation de la situation et des démarches diplomatiques.

Elles exhortent le Gouvernement burkinabè à intensifier un dialogue politique de haut avec les autorités de la République de Côte d’Ivoire autour de la préservation des excellentes relations de coopération qui fondent l’acceptation sur le territoire ivoirien des transhumants provenant des pays sahéliens, dans la logique de l’intégration sous régionale. Ce dialogue sur la transhumance transfrontalière devra être vivifié sous le leadership de la CEDEAO.

Les organisations d’éleveurs invitent les autorités nationales à mettre en place un dispositif de veille permettant de suivre l’évolution de la situation pastorale et agropastorale, en particulier les déplacements des troupeaux, le déroulement de la transhumance transfrontalière et les conditions d’insertion des pasteurs dans les zones d’accueil.

Les organisations membres du RBM réaffirment leur disponibilité en vue de contribuer à la recherche des solutions durables pour une cohabitation pacifique entre les communautés locales et les transhumants.»

Ouagadougou, le 31 Mars 2016
Le Président de l’antenne du RBM Burkina Faso