Des étudiants en théologie se jouent des clichés pour promouvoir …

huguenots FotorPour lutter contre la pénurie des vocations, un groupe de bénévoles a créé «Les Huguenots». Une web-série qui va décaper l’image que l’on se fait de la formation théologique.

par Joël Burri

Gaston est étudiant en théologie car il n’est pas assez «scientifique» pour faire l’EPFL, que sa peur du sang lui ferme les portes de la médecine et qu’il ne lit pas assez bien pour faire lettres.

Amélie est étudiante en théologie parce que son pasteur lui a dit que c’était génial et que cela lui permettra d’apprendre plein de choses sur la Bible. Mais elle espère aussi que Jésus lui apportera l’amour durant ses études.

Enfin, après s’être pris une «pétée monumentale» en moto, John a pris conscience que la «vie ça tient à pas grand-chose». En quête de sens il a débarqué en Faculté de théologie.

Ces trois personnages sont nés de l’imagination d’une poignée d’étudiants et de bénévoles. Indépendants mais proches du groupe de travail «relance des vocations» de l’Église évangélique réformée vaudoise, ils ont produit trois films de 4 à 6 minutes qui ont été diffusés lors de la journée de l’EERV autour de la cathédrale de Lausanne en septembre dernier. «Les gens se pressaient devant le minuscule écran du stand», se souvient Jean-Marc Savary, chargé de la formation des ministres de l’EERV. Un succès qui a motivé le groupe à donner une suite aux aventures des trois théologiens. Ainsi est née la web-série «Les Huguenots».

Les gens en théologie? ben y a un peu de tout, voyez quoi, on a deux trois personnes un peu coincées du cul, mais dans le fond ils sont tous bons.

Les trois premiers films ont été mis en ligne il y a quelques jours. La suite sera diffusée sur Facebook et YouTube à raison d’un épisode par mois environ durant 18 à 24 mois. Après un spécial Noël à découvrir sous peu, la série «Les Huguenots» suivra les trois personnages de la fin de la théologie au pastorat en traversant la formation pastorale et la suffragance. «Ces films disent quelque chose de la beauté de la théologie et de la vocation sans pour autant se prendre la tête et en parler avec un air de vieux protestant coincé», rigole Jean-Marc Savary.

«On montre toujours les pasteurs, mais les pasteurs sont des gens qui ont fini leurs études», explique Guillaume Favrod, l’un des acteurs. Il reconnaît: «Nos personnages sont caricaturaux mais ils sont touchants.» Son compère Elio Jaillet explique «L’avantage d’une série vidéo c’est qu’elle se construit sur la durée. Ce que la publicité en général ne permet pas de faire.»

Pénurie de vocations

Derrière cette action se cache la volonté de susciter quelques vocations. «Beaucoup de départs à la retraite sont annoncés dans les années à venir. La relève actuelle ne va pas permettre de combler ce vide, explique Jean-Marc Savary. L’impression de l’église c’est qu’il y a une immense méconnaissance de ce qu’est le ministère ecclésiastiques. Par ce genre d’action nous voulons faire découvrir à la plus jeune génération qu’il y a des possibilités de carrières exaltantes en église.»

«Entre 2015 et 2020 pas loin du tiers de nos ministres prendront leur retraite, rappel Paolo Mariani, responsable de l’Office information et communication de l’EERV. Pour être bien, il faudrait former 75 ministres (diacres et pasteurs) d’ici 7 ou 8 ans. En comptant la Bachelor en théologie, le Master, puis la formation ministérielle, c’est maintenant qu’il faut que des gens choisissent ce métier».


BeJuSo propose des études accélérées
Lors de leur dernier Synode, au début du mois de décembre, les églises réformées de Berne-Jura-Soleure ont décidé de mettre en place, pour une volée, un cours de théologie accéléré en collaboration avec la faculté de Berne. Il s’adressera à des diplômés universitaires prêts à changer d’orientation professionnelle. Par ce cours, le Synode souhaite s’assurer de disposer d’assez de pasteurs, puisque dans cette région également se dessine une pénurie. Trois millions de francs seront investis, permettant en grande partie d’octroyer des bourses aux candidats à cette formation qui devrait débuter en automne 2015. De tels cursus accélérés ont déjà été mis en place à plusieurs reprises, notamment dans les années 1960. «Les pasteurs issus de cette formation venaient d’horizons variés et ont ainsi apporté beaucoup à notre église», a rappelé Rolf Schneeberger, membre de la Commission de gestion lors du débat.

Un pasteur se suicide à la suite d’une dépression

C’est le deuxième suicide en un an aux Etats-Unis, une cause de décès qui plonge les milieux évangéliques dans un fort désarroi.

Un acte prémédité

Le suicide de Isaac Hunter a attisé l’inquiétude de nombreux pasteurs et pour cause, cela soulève une question taboue : celle du phénomène des problèmes psychologiques cachés dans ces milieux. Selon des documents judiciaires, Hunter avait écrit une lettre de suicide l’an dernier où il avait confié : «Je suis devenu ce que je n’ai jamais voulu être, un fardeau pour ceux que j’aime le plus. »

Encore plus troublant que cela puisse paraître, son Eglise semblait connaître un « zèle évangélisateur », chose qui n’a pas eu d’effets positifs dans la vie de Hunter qui a dû démissionner de toutes ses fonctions en admettant qu’il avait eu une relation extraconjugale avec une membre de son Eglise. Cette affaire de mœurs n’a pas été le principal malaise pour les Eglises évangéliques, habituées à faire face à ce genre d’adultère, mais sa réputation d’être un homme dépressif et erratique serait plus problématique. « Je n’ai pas de mots, que des larmes » voici les mots écrits par l’épouse d’un pasteur dans un tweet, repris par grand nombre de médias évangéliques, ces derniers qui semblent se soucier de leur image plus qu’autre chose.

Litige Université FHB- Eglise des Assemblées de Dieu …

Pasteurs et fidèles de l’église des Assemblées de Dieu en situation litigieuse avec l’Université Félix Houphouët Boigny sur une parcelle de 16 000 m2, étaient complètement bouleversés, le vendredi 13 décembre 2013, dans la matinée.

Si le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs)  a desserré l’étau pour leur permettre d’avoir accès à leur temple, il n’en demeure pas moins concernant les travaux de construction d’une clôture, entrepris, depuis peu, par ledit ministère et qui  ont été mis à mal par les fidèles,le dimanche 8 décembre 2013 (clôture détruite).

De fait, alors que le Mesrs a annoncé la fin de la crise, vendredi, quatre pasteurs ne comprenaient rien à ce qui se passait, surtout que selon eux, la veille, des agents du ministère de la Construction avaient procédé à des tracés qui les satisfaisaient. Les travaux qui se poursuivaient fonçaient tout droit sur les locaux de l’école du dimanche. « Nous ne comprenons plus rien. Nous les laissons faire. Nous allons poursuivre la prière. Nous nous en remettons à Dieu. Le tracé de jeudi n’est pas respecté. Nous n’avons rien à céder. C’est notre propriété », a laissé entendre l’un des pasteurs qui a dénoncé le fait qu’il y ait crise au moment où les fidèles préparent activement les fêtes de fin d’année.

Rappelons que les deux entités ont chacune un certificat de propriété. Celui de l’Université Félix Houphouët Boigny est antérieur à celui de l’église des Assemblées de Dieu. Après la guerre des propos, l’an dernier, le ministère avait proposé le partage de la parcelle litigieuse. Ce qui avait été fait. Chaque entité devait donc bénéficier de 8000 mètres carrés.

Après un temps d’accalmie, la tension est montée dimanche, quand les fidèles ont constaté qu’une clôture qui sortait de leur terre, faisait obstruction à leur passage. Sans autre forme de procès, ils l’ont détruite. Les trois jours qui ont suivi, l’accès au temple leur a été interdit avant que le Mesrs n’informe la presse, jeudi, que le débat a été clos.

 

Dominique FADEGNON

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Serigne Ndiaye poursuit son exposition sur les pasteurs peulhs

SENEGAL-CULTURE

Serigne Ndiaye poursuit son exposition sur les pasteurs peulhs

2013-12-05 20:52:29 GMT

Dakar, 5 déc (APS) – L’artiste-peintre sénégalais Serigne Ndiaye dit “Seriñ” poursuit jusqu’au 30 décembre son exposition sur “les pasteurs peulhs et les errements blancs des années 50”, à l’ex-Biscuiterie de Médine, à Dakar.

L’aristocratie peulh est devenue le sujet favori de ce professeur d’arts, natif de Tivaouane (92 km). Il est marqué par un gardien de collège, qui savait se faire distinguer par sa splendeur et sa prestance. Il était de cette ethnie.

Il y a presque un an, “Seriñ” avait choisi la date mythique du “12/12/2012” pour exposer deux séries de tableaux sur ce sujet, à l’Espace Tim-Timol (arc-en-ciel, en pular), sur la rue “Sans-Soleil” de la Zone B de Dakar.

“Aristopeul”, le thème de cette exposition, relevait les goûts des princes peulhs bororos, surtout le maquillage de leurs hommes. Ce raffinement virait quelquefois à l’extravagance, pour les beaux yeux d’une princesse.

“Seriñ” affectionne et façonne des personnages aux traits fins. Les peulhs lui en donnent à cœur joie. Ses dessins le montrent. Des silhouettes effilées et pittoresques à dessein meublent ses tableaux, en sous-verre et à l’acrylique.

Pour échapper à la monotonie, il sort aussi des dessins à format large, avec des personnages aux traits forts, par le biais du bâtonnet de charbon de bois de fusain couché sur papier.

Le pastel permet aussi d’alterner tons clairs et doux sur les fixés de ce praticien et théoricien à la fois de la peinture sous-verre. Il est diplômé de la section “Arts plastiques” de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Dakar.

“Seriñ” reconnaît sa spontanéité pour les dessins abstraits. Un jeu d’artiste en herbe qui le poursuit. “Je me sens mieux à l’aise sur les sujets naïfs et très colorés.”

Serigne Ndiaye est un ancien élève de l’école coranique, le “daara” de Khalifa Ababacar Sy, à Tivaouane, mais aussi de l’école française, où il a décroché le baccalauréat avant de suivre une formation d’enseignant.

SAB/ESF

Koutiala : L’Association des Églises protestantes fête ses 50 ans

L’Association des Groupements des Églises et Missions Protestante et Évangélique au Mali (Agempem) a célébré son cinquantième anniversaire le dimanche 1er décembre 2013 à Koutiala. Les cérémonies se sont déroulées dans la salle de spectacles, sur la route de Ségou. Elles étaient placées sous la présidence du préfet adjoint du cercle Makan Doumbia, qui avait à ses côtés le maire de la commune urbaine de Koutiala Dramane Sountoura.

Les pasteurs et les fidèles de la communauté des églises protestante et évangélique, les représentants du Haut Conseil Islamique et de l’Amupi, la présidente de la Coordination des Associations et Ong Féminines (Cafo), le commissaire de police, le chef de la brigade de gendarmerie, le curé de l’Église catholique et une foule nombreuse ont pris part aux festivités.

 

La cérémonie d’ouverture a commencé par la prière du pasteur Jérémie Sanogo, suivie du mot de bienvenue du président du district du cercle de Koutiala, Pasteur Enock Coulibaly. Après la présentation des officiels, la chorale a chanté l’hymne de l’Agempem dans laquelle elle prône la cohésion sociale, l’entente et la paix sans lesquelles il n’y a pas de développement.

Un des temps forts des festivités a été le discours du pasteur Amos Dakouo qui a fait l’historique de l’Agempem. Au moment où le pays accédait à l’indépendance en 1960, rappellera-t-il, les Eglises sous le gouvernement colonial devaient s’autogouverner. C’est ainsi que les Eglises et Missions protestantes qui étaient jusque-là sous le contrôle du gouverneur à Dakar vont décider de s’unir au sein d’une association nationale qui sera dénommée « Association des Groupements d’Églises et Missions Protestante Évangélique au Mali » (Agempem). En 1963, la naissance de l’Agempem marquera définitivement la prise en main des affaires de l’église par les nationaux.

 

Le pasteur Amos Dakouo a aussi défini les objectifs de l’association qui sont entre autres de promouvoir l’unité et la collaboration des membres du corps du Christ au Mali, de représenter l’Église protestante devant le gouvernement et les autres instances de la nation, de prier et œuvrer ensemble pour l’accomplissement de l’ordre suprême et la croissance de l’Eglise et encourager les Eglises à assumer toutes leurs responsabilités spirituelles et sociales dans le pays.

De sa naissance à nos jours quatre délégués se sont succédé à la tête de l’Agempem. Il s’agit de Sé Dembélé, Dr Kassoum Keïta, pasteur Daniel Coulibaly, Pr Dr Youssouf Dembélé qui est en poste depuis 2012. L’Agempem a tissé des liens étroits avec l’Eglise catholique avec Mgr Luc Sangaré et Mgr Jean Zerbo, ainsi qu’avec l’Amupi. Ils ont prié ensemble pour la résolution de la crise au Nord du Mali et pour l’accueil de nombreuses familles déplacées de Gao, Tombouctou et autres localités. C’est dans ce sens que des journées de prières sont organisées chaque année par l’Agempem en faveur de la nation malienne.

Le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Dramane Sountoura dira que sa commune reconnaît tous les efforts fournis par l’Eglise pour son développement. En effet, dira-t-il, l’Eglise s’est toujours investie au niveau des domaines de la santé, de l’éducation, de l’alphabétisation, de la sensibilisation et de l’appui aux prisonniers.

Quant au préfet adjoint, il notera que l’État reconnaît et apprécie à sa juste valeur le rôle combien important que l’Église joue dans le développement et l’épanouissement des populations du pays. Il a ensuite rendu un hommage aux pionniers de l’Église et à tous ceux qui ont œuvré pour la création de cette association. Il a invité l’Église à redoubler d’efforts dans cette noble tâche de formation et d’éducation citoyenne.

 

Le pasteur Moïse Guindo a formulé une prière pour les autorités et la nation malienne. Quant au Pasteur Daniel Diallo, directeur de l’école biblique Bethel de Koutiala, il a adressé un message aux participants en les invitant à pérenniser les actions humanitaires de l’Église.

 

Les festivités du 50ème anniversaire de l’Agempem ont pris fin par la prière de Maman Noëlle Dembélé et la chorale des femmes de l’association.

Source : Amap

Source: Soir de Bamako

Les psychiatres sont-ils les nouveaux pasteurs?

PierreVallonLes individus ne sortent pas indemnes de la fin du religieux. Un nombre croissant d’entre eux souffrent de mal-être lié à la perte de repères et d’appartenance à une communauté. Décryptage avec le psychiatre Pierre Vallon.

Par Laurence Villoz

Ce thérapeute de 61 ans, au regard bleu perçant, me reçoit entre deux consultations dans son cabinet, situé en plein cœur de Morges. Pierre Vallon, qui se définit comme un «théologien amateur», explique comment ses patients vivent angoisses et dépressions dans un monde post-moderne, un monde «sans narration».

En quoi l’effacement du christianisme affecte-t-il l’individu?

Les histoires comme celles racontées dans la Bible offrent un cadre de références. En se remémorant des situations où l’émotion désagréable s’est déjà produite, l’individu sait qu’il peut y faire face, qu’il peut lutter car lui ou d’autres y sont déjà arrivés. Mais tout cela n’est possible qu’avec une forme de théorie qui leur sert de cadre, une histoire qui crée un lien partagé par la communauté et les individus qui la composent.

Il me semble pourtant que l’on a longtemps considéré les religions comme opprimant les individus.

Pendant des centaines d’années, la religion appartenait au clergé, qui donnait ses consignes au peuple pour lui dire comment se comporter. La Réforme protestante a permis à l’individu de commencer à penser par lui-même en s’affranchissant des dogmes de l’Eglise en place. 


Mais le protestantisme a aussi amené son lot de névroses. On trouve dans ce courant beaucoup de culpabilité, de dépréciation et de dévalorisation, qui appartiennent aussi à la dépression.

Qu’ont alors perdu les personnes avec la fin des grandes religions ?

Outre un récit qui donne un sens et qui sert de référence collective, l’appartenance à une communauté joue un rôle important dans l’encadrement des individus. Je pense que les souffrances et les maladies psychiques ont toujours existé.  

Avant la psychiatrie, la société trouvait des solutions par la communauté. Par exemple, la vieille tradition juive de la Shivah* permettait de venir en aide aux personnes en deuil. Actuellement, ce soutien par la communauté s’effrite. Au lieu de cela, les gens viennent chez les psychiatres et reçoivent des médicaments.

A vous entendre, on pourrait croire qu’il n’y a que la religion qui permette aux individus de bien vivre?

Non, mais la plupart des systèmes qui rejettent le religieux s’en inspirent, paradoxalement. Par exemple, quand Sigmund Freud, le père de la psychanalyse, tente d’en évacuer le fait religieux, il ne se rend pas compte qu’il remplace l’ancienne religion par une autre, la psychanalyse! Lorsque le philosophe allemand, Nietzsche, dit «Dieu est mort», il se base sur ses connaissances de la culture chrétienne pour construire une théorie  qui s’en distancie. Au fond, la psychanalyse, le marxisme, le nietzschéisme et encore bien d’autres systèmes de pensée sont issus de la démarche religieuse qu’ils ont rejetée et remplacée.

*La période de la Shivah dure sept jours et commence directement après l’enterrement. Pendant cette période, les membres de la famille ne travaillent pas, restent ensemble et honorent le défunt par des offices et des récits à sa mémoire.

Pierre Vallon, en bref

Pierre Vallon est né en 1952 à Pully dans le canton de Vaud. Après des études en faculté de médecine à l’Université de Lausanne, il suit une formation post-grade en psychiatrie et psychothérapie à l’hôpital de Cery et au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). A 31 ans, il devient médecin associé à l’Hôpital psychiatrique de Bellevue, à Yverdon.

Dès 1992, il s’installe en cabinet privé. Parallèlement, ce psychiatre s’investit dans différentes associations médicales. Il a, entre autres, occupé le poste de président de la Société vaudoise de médecine. En 2011, il a été élu président de la Société suisse de psychiatrie et de psychothérapie et de la Fédération des médecins psychiatres psychothérapeutes. Pierre Vallon est père de cinq enfants et grand-père de trois petits-enfants.

Quelques chiffres

Le nombre de protestants en Suisse est passé de 56 % à 28 % de la population, entre 1910 et 2010, selon l’Office fédéral de la statistique. Si les catholiques n’ont que légèrement diminué, le nombre de personnes athées et sans confession a largement augmenté.

En Suisse, près d’une personne sur deux a besoin, au moins une fois dans sa vie, d’un soutien psychologique.

La revanche tranquille des pasteurs et éleveurs

Quelle histoire que celle du ranch de Dolly ! On ne se lasse jamais de la raconter dans l’univers des espaces pastoraux au Sénégal et en Afrique de l’ouest. Un moment, « terre verte », il a vu passer nombre d’agronomes, de sociologues et de chercheurs en médecine vétérinaires et en développement des terroirs. Un temps laissé seul et en souffrance dans le vaste domaine des vieilles terres du Djoloff, et enfin pressenti pour être aux mains d’affairistes et de familles dont le seul souci est d’en faire une zone de monoculture. C’était sans compter avec la détermination des éleveurs frustrés par le choix accordé aux autorités à l’agriculture essentiellement, et l’amenuisement de leurs terres de parcours.

Terre par excellence du pastoralisme, le ranch a souffert de l’absence d’un code au niveau du Sénégal. Depuis 1969, date de son inauguration, ce territoire n’a pas connu de programmes de développement de ses infrastructures. Les ministres passaient, de l’Agriculture, de l’élevage, du développement rural, sans se soucier du sort de cette niche de réserves de pâturages pour le bétail en  de soudure. Laissé aux feux de brousse et aux pauvres éleveurs du centre, la gestion de cet immense terroir n’a été qu’un vain mot dans. Plus grave, rien autour de cet espace n’avait été simple. Enorme flou autour de la vocation d’un ranch. Mystère pour ce qui est du statut clair. Même si selon les conservateurs, ce statut existait bel et bien. Mais, cela restait une voix contre celle d’un autre.  Il est vrai que la zone reste encore bien marquée par l’influence de l’oralité, faute d’écoles et de salles de classes en nombre  pour les enfants et de grands cadres adaptés à l’alphabétisation. Il est encore une terre mystérieuse entourée de mythes. 

 Des géographes, des historiens, des sociologues et anthropologues s’y sont penchés pour produire encore aujourd’hui une grosse documentation qui est rare pour des aires de pâtures connues dans ce continent qui n’accorde pas encore à l’élevage toute la place qu’il mérite. La preuve : Le ranch de Dolly est situé dans la région de Louga, à l’extrême Sud du département de Linguère, dans les communautés rurales de Thiel et de Gassane. Il s’adosse à la région de Matam au Nord et à celle de Kaffrine au Sud-est. Le ranch est entouré par plusieurs grands domaines agricoles, en particulier ceux de Khelkom au nord–est, Darou Miname à l’Ouest et Touba Allieu au Sud.

 Ce domaine qui couvre une superficie de 87 500 ha a été longtemps miné par son enclavement. Mais également, par des conditions climatiques et pluviométriques qui influencent fortement les éléments biophysiques.  Du point de vue de l’occupation de l’espace, Dolly est subdivisé en quatre secteurs : Diaga (23 904 ha), Thiabouli (14 517 ha), Ogo (21 757 ha) et Dioridi (22 255 ha). Plusieurs entrées ont été aménagées au niveau de la clôture périphérique. L’existence de ces portes permettant aux transhumants d’emprunter différents itinéraires pour accéder au ranch.

Ce domaine agro sylvo–pastoral constitue également une vaste zone tampon sur les plans morpho–pédologique et climatique qui lui confère une réelle diversité écologique. Le climat local est de type sahélien, avec quelques influences du domaine soudanien comme en atteste la couverture herbacée abondante en saison pluvieuse. Les ressources hydriques sont constituées par les forages à exhaure mécanique et les mares temporaires qui sont alimentées en eau pendant la saison des pluies.

Autrefois, la biomasse était constituée pour l’essentiel de graminées, de dicotylédones, d’arbustes et d’arbres fourragers avec des espèces écotypes variant selon les types de sols. Du fait de la diversité des sols de la zone, le ranch disposait de pâturages abondants et riches, avec des strates herbacées et des pâturages aériens qui se complétaient tout au long de l’année, et particulièrement pendant les périodes critiques de la saison sèche.  Au fil des années, l’ouverture du ranch et l’absence d’un dispositif de contrôle de l’accès aux ressources naturelles qui y sont disponibles ont conduit à une dégradation de l’environnement physique. Actuellement, le tapis herbacé présente de moins en moins de graminées. De l’avis des éleveurs qui y résident, le ranch est envahi, par endroits,  par une espèce non appétée par le bétail (dengue en pular).

Laissé à l’abandon, le ranch de Dolly n’a pas connu de réhabilitation, perdu au centre de la savane dégradée aux allures d’une steppe du centre du Ferlo. Privé d’eau, seulement doté d’un outillage sommaire et inadapté, Dolly et son monde d’élevage ont pris peur quand, à un moment de la présidence de Me Wade, l’idée a été émise de remettre une partie de son domaine à un privé. La suite est digne d’une « guerre de résistance » qui allait durer un siècle ou deux avec son lot de difficultés, de bataille de successions etc.

L’ancien président de la République,  avant son départ à la tête de l’Etat, en mars 2012, a tôt fait de comprendre l’extrême sensibilité de la question foncière autour du ranch, quand au mois de novembre 2011, autre coïncidence avec cette visite de son successeur  Macky Sall, tous les éleveurs du Sénégal se sont retrouvés à Dolly pour lui demander de leur laisser la zone et également de laisser au ranch son ancienne vocation pastorale.  L’homme n’avait pas seulement reculé ;  il avait le choix responsable de ne pas embraser une zone névralgique de l’économie pastorale au Sénégal.

 Un paradis vert  pour le bétail

 Les travaux de mise en place des infrastructures et des équipements (pose de la clôture périphérique, délimitation des parcelles, ouverture des pare-feux, implantation des forages, des réservoirs, des abreuvoirs, des parcs à vaccinations, des magasins, etc.) ont été achevés en 1968. L’inauguration du ranch par le Président Senghor a eu lieu en 1969. Pour assurer la gestion et l’exploitation du domaine, l’Etat a signé une convention avec la Société d’exploitation des ressources animales du Sénégal (Seras). La Seras procédait à l’achat de veaux mâles à leur sevrage. Ces animaux acquis auprès des coopératives d’éleveurs de la zone sylvo-pastorale étaient engraissés sur les pâturages du ranch de Dolly. Après un séjour de deux ans dans le ranch, ils atteignaient un poids vif de 300 à 400 kg. C’est à ce stade de croissance pondérale que la Seras envoyait les animaux aux abattoirs de Dakar.

A la fin de la convention entre l’Etat et la Seras en 1976, la gestion a été assurée de façon intérimaire par la Direction de l’Elevage jusqu’en 1979 date à laquelle le Gouvernement a signé une nouvelle convention avec la Société de Développement de l’Elevage dans la Zone Sylvo-Pastorale (Sodesp). La suite a été moins glorieuse jusqu’à la mobilisation des populations d’éleveurs accompagnée par l’Ong Cerfla et certains élus de la région qui n’ont pas manqué de faire entendre leur voix chaque fois que l’occasion se présentait.

 Un forum national et le déclic

La visite de Macky n’est pas un fait du hasard si on remonte un peu aux derniers développements qui ont secoué la vie du ranch de Dolly. Il s’inscrit dans une forme de reprise en main du territoire, mais encore dans le souci de répondre à une demande faite par les éleveurs depuis quelques années.  Depuis 2011 et même bien avant, nombre d’associations d’éleveurs se sont inquiétées d’une probable extension des terres de culture dans le cœur du ranch et les promesses entretenues autour de l’agrobusiness et d’un élevage d’affaires qui prend forme dans le continent avait alerté les acteurs du monde rural intéressé par l’élevage.

Mais tout part d’une date mémorable dans la vie des éleveurs sénégalais, depuis les assises tenues en 1997, à Thiès. Les 25 et 26 novembre 2011, s’est tenu le premier forum national autour de la problématique de la sécurisation foncière de la vocation pastorale du ranch de Dolly. Cette rencontre inscrite dans le cadre d’un projet exécuté par l’Ong *Centre d’études, de recherche, de formation en langues africaines (Cerfla) en réponse à une requête formulée par les organisations communautaires de base de la zone de Dolly.

Cette rencontre a regroupé plus de quatre cents participants provenant de plusieurs régions du pays et appartenant à différentes catégories d’acteurs, notamment : les représentants des institutions publiques, en particulier l’Assemblée nationale, le Conseil économique et social et le ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature. On peut ajouter à ce groupe, les responsables de l’Administration territoriale et des services techniques déconcentrés du département de Linguère, les mandataires des Ong faîtières et organisations professionnelles d’agriculteurs et d’éleveurs (Congad, Cncr, Apess, la Maison des Eleveurs, le Dinfel, etc.)

Au niveau local, les représentants de l’Association des élus locaux du département de Linguère,  présidents des communautés rurales de Boulal, Gassane, Thiel et Vélingara; responsables des Ocb implantées dans la zone  comme Nanondiral et d’autres entités, comme les groupements de Promotion féminine et collectif des éleveurs et usagers du Ranch de Dolly), les représentants des institutions de recherche et de plaidoyer comme  (Enda Pronat, Ifan et Ipar).
 

Paroisse Réformée de Fribourg LA PAROISSE

22.11.2013 Auteur : Grégoire Dématraz

Paroisse Réformée de Fribourg

LA PAROISSE

La paroisse réformée de Fribourg vient d’ouvrir son nouveau site web.
Fondée en 1836, elle s’étend de la ville de Fribourg à tout le district de la Sarine.

C’est en 1875 que le temple a été construit et il a été rénové à plusieurs reprises entre temps dont récemment entre 2010 et 2011.
C’est une paroisse totalement bilingue qui compte environ 5’600 membres dont la moitié de langue allemande et l’autre moitié de langue française. Elle compte 5 pasteurs bilingues travaillant en proche collaboration avec les pasteurs et les diacres exerçant au ministère au niveau cantonal.

PARTICULARITÉS DU SITE WEB TYPO3

Leur ancien site étant sur Galilée, un ancien gestionnaire de contenu, nous leur avons développé un nouveau site web avec le CMS TYPO3 comprenant les fonctionnalités suivantes:

  • divers modules tels qu’un module de langue pour la version allemande en cours de rédaction.

Si vous souhaitez refaire ou actualiser votre site pour le rendre plus convivial et plus facile d’utilisation, n’hésitez pas à prendre contact avec hemmer.ch SA.


Cet article vous intéresse ?

Si vous souhaitez citer cet article ou même en reprendre une partie, nous vous demandons expressément d’en mentionner la source et de faire un lien vers la page d’accueil de notre site Internet.

hemmer.ch SA – http://www.hemmer.ch

La réforme foncière doit prendre en compte les intérêts des …

SENEGAL-FONCIER

La réforme foncière doit prendre en compte les intérêts des investisseurs, des familles et des pasteurs

2013-11-20 23:35:05 GMT

Dakar, 20 nov (APS) – Le professeur de droit public Abdoulaye Dièye a estimé mercredi que la réforme foncière en cours au Sénégal devrait à la fois prendre en compte les intérêts des investisseurs privés, des familles et des pasteurs.

“Une réforme foncière doit impérativement aller dans le sens de la sécurisation des terres appartenant aux investisseurs privés, mais aussi la reconnaissance des droits fonciers des familles et des pasteurs (agriculteurs et éleveurs)”, a dit M. Dièye lors de la dernière édition de “Carrefour d’actualité”, une série de conférences publiques organisées par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI).

La conférence publique portait sur deux thèmes : “L’état des lieux de la question foncière au Sénégal” et “L’agriculture familiale face au phénomène d’accaparement des terres”.

Le gouvernement sénégalais a mis en place en 2012 une commission chargée de mener une réforme du foncier.

“Dans tout le Sénégal, il n’y a pas plus de 100.000 titres fonciers. Donc tous ceux qui se disent propriétaires de titres fonciers ne le sont pas” vraiment, a ajouté le professeur Dièye.

“Il y a un grand problème dans le foncier au Sénégal, à cause de l’inapplicabilité de la loi. C’est le domaine où il y a le plus de cas de violation de la loi. Si on ne s’en tenait qu’à cela pour dire qu’un pays est un Etat de droit ou ne l’est pas, le Sénégal ne serait pas considéré comme un Etat de droit”, a-t-il dit.

MS/ESF

UK, Les Abus des Pasteurs des Eglise de reveil à Londres, avis ya …

UK, Les Abus des Pasteurs des Eglise de reveil à Londres, avis ya bana London

UK, Les Abus des Pasteurs des Eglise de reveil à Londres, avis ya bana London,..CONGOMIKILI.