Soudan : Libération des pasteurs Peter Yen et Yat Michael


 

Le 5 août, les deux pasteurs sud-soudanais ont été libérés.

150812fr2-300.jpgLa libération des deux pasteurs sud-soudanais a été confirmée le 05 août sur la radio indépendante Tamazuj. Cette information communiquée par les membres de leurs familles a été accueillie avec un grand soulagement. Cependant, d’après nos dernières informations, ils ont été retenus à l’aéroport de Khartoum le 8 août par des agents du Service National de Renseignement et de Sécurité (NISS) et empêchés de quitter le pays.

Photo : Khartoum

Sujets de prière :

Monchecourt : les gens du voyage prennent racine dans le parc Saint-Roch

« En trois ans, les gens du voyage ont occupé le parc Saint-Roch cinq fois. Ça fait beaucoup, non ? » Manuel Endter, directeur général des services de la mairie de Monchecourt (2 600 habitants), se passerait bien de jouer les pompiers. « Il n’y a pas une journée où nous ne recevions de plaintes de Monchecourtois. Aujourd’hui (jeudi), un groupe a envahi le terrain de football pendant un match. » Le 26 juillet, sans tambour ni trompette, soixante familles (120 caravanes), en provenance de Carvin, ont pris possession du parc public. Une étape avant de rejoindre Beauvais. Outre être illicite, l’occupation des lieux se révèle plus longue qu’annoncée en mairie par les deux pasteurs de la mission évangélique de l’association Vie et Lumière. « Ils devaient partir dimanche (le 2 août), dit Manuel Endter, Au bout du compte, ils ne s’en iront que le 9 août. » S’estimant être dans ses droits (les aires de gens du voyage ne sont obligatoires que dans les communes de plus de 5 000 habitants), la municipalité a demandé à un huissier de constater l’occupation illicite, jeudi. Des jean-foutre, ces gens du voyage qui, du 23 au 30 août, devraient participer à un grand rassemblement évangélique (plus de 40 000 personnes !), à Saint-Avold (Moselle) ? « En fait, ils n’ont pas trouvé d’endroit où s’installer avant d’aller dans l’Oise. » Étienne Scharf, lui-même issu de la communauté des gens du voyage, par ailleurs pasteur, est conciliateur gens du voyage (lire ci-dessous). Un nouveau poste (il a nommé en juin) tout ce qu’il y a de plus officiel : il est rémunéré sur des fonds d’État. « Lundi (le 3 août), la sous-préfecture de Douai m’a informé du problème. Je me suis rapproché des pasteurs Vercruysse et Nicolas qui encadrent le groupe. Tous les jours, quelques personnes font du repérage, jusqu’à 200 km alentour, pour dénicher un lieu propice à une future installation. Ils ne l’ont pas trouvé. De ce fait-là, ils ont demandé à la mairie de rester une semaine de plus. »

La semaine de trop pour la municipalité qui a décidé, pour l’avenir, de condamner l’accès du parc Saint-Roch aux caravanes.

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Soudan du Sud : Deux pasteurs échappent à la peine capitale

Peter Yenet et Yat Michael Search Yat Michael

© Koaci.com- Jeudi 06 Août 2015-Deux pasteurs sud-soudanais condamnés mercredi par un tribunal pour trouble à l’ordre public et création d’une organisation criminelle, ont été remis en liberté, leur période de détention provisoire couvrant la peine.

Arrêté en décembre 2014 par les services de sécurité soudanais après une prêche dans une église, le pasteur Yat Michael Search Yat Michael , membre de l’Eglise évangélique presbytérienne du Soudan du Sud, tout comme son collègue Peter Yein Search Peter Yein arrêté en janvier 2015, risquaient tous deux la peine capitale.

Les deux hommes étaient visés par huit chefs d’accusation, dont incitation à la haine ethnique, espionnage.

« Le temps qu’ils ont déjà passé en prison (8 mois est suffisant, relâchez-les immédiatement et rendez leur leurs téléphones portables et leurs ordinateurs”, a ordonné le juge Ahmed Ghaboush.

Devant le tribunal, les familles des deux hommes se sont réjouies de la décision, certains proches s’effondrant en larme à l’annonce du verdict, alors que fusaient des «Alleluia »

Notons que la population sud-soudanaise est majoritairement chrétienne ou animiste alors que celle du Soudan est majoritairement musulmane sunnite.

KOACI

Soudan: Libération des deux pasteurs qui risquaient la peine capitale

Le 5 août, les deux pasteurs soudanais qui risquaient la peine capitale ont été libérés. Au cours de l’audience, le révérend Yat Michaël a été condamné pour incitation à la haine et le révérend Peter Reith pour violation de la paix publique, mais tous deux relâchés.

Ces pasteurs avaient été arrêtés respectivement en décembre 2014 et janvier 2015 et détenus au secret par l’Intelligence and Security Service. Transféré au procureur général, ils ont été chargés de six crimes, dont l’atteinte au système constitutionnel, l’espionnage, la promotion de la haine entre les sectes ou encore la violation de la paix publique.

Retenus à la prison de haute sécurité de Kober, ils n’ont pas été autorisés à recevoir de visites de leurs familles et ne pouvaient consulter leurs avocats que brièvement.

Directeur exécutif de Christian Worldwide Solidarity, Mervyn Thomas s’est déclaré très heureux de la libération des deux pasteurs mais préoccupé par les irrégularités observées dans leurs cas et par le harcèlement continu dont sont l’objet les chrétiens au Soudan. «Nous continuerons de plaider pour eux et pour tous ceux qui sont ciblés en raison de leur foi. Nous continuerons d’exhorter le Soudan à respecter ses engagements constitutionnels pour la liberté de religion ou de convictions» a-t-il déclaré.

La rédaction d’Evangeliques.Info – 06 août 2015 12:44

Deux pasteurs sud-soudanais libérés après 8 mois de détention

Mercredi, le juge Ahmed Ghaboush a reconnu Yat Michael coupable de troubles à l’ordre public et Peter Yen d’avoir créé et géré une organisation criminelle, mais les a immédiatement remis en liberté.

“Le temps qu’ils ont déjà passé en prison (8 mois, ndlr) est suffisant, relâchez-les immédiatement et rendez leur leurs téléphones portables et leurs ordinateurs”, a-t-il ordonné.

Devant le tribunal, les familles des deux hommes se sont réjouies de la décision, certains proches s’effondrant en larme à l’annonce du verdict, alors que fusaient des “Alleluia”.

Des diplomates étrangers étaient présents à l’intérieur du tribunal, dont le diplomate américain en charge des libertés religieuses David Saperstein.

Yat Michael avait été arrêté par le Service national de renseignements et de sécurité (NISS) après un prêche dans une église de Khartoum. Peter Yen avait aussi été arrêté par le NISS lors d’une visite en janvier à Khartoum, où il avait apporté une lettre s’enquérant de la situation de son compatriote.

Les deux hommes appartiennent à l’église évangélique presbytérienne du Soudan du Sud.

Le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan en 2011. La population sud-soudanaise est majoritairement chrétienne ou animiste alors que celle du Soudan est majoritairement musulmane sunnite.

Avec AFP

Deux pasteurs sud-soudanais libérés

Deux pasteurs sud-soudanais ont été condamnés aujourd’hui par un tribunal soudanais pour trouble à l’ordre public et création d’une organisation criminelle, mais ont été remis en liberté, leur période de détention provisoire couvrant la peine. Yat Michael et Peter Yen, arrêtés fin 2014 et début 2015 respectivement lors de visites dans la capitale soudanaise Khartoum, étaient visés par huit chefs d’accusation, dont incitation à la haine ethnique, espionnage et trouble à l’ordre public, avait indiqué leur avocat.

Aujourd’hui, le juge Ahmed Ghaboush a reconnu Yat Michael coupable de troubles à l’ordre public et Peter Yen d’avoir créé et géré une organisation criminelle, mais les a immédiatement remis en liberté. «Le temps qu’ils ont déjà passé en prison (8 mois, ndlr) est suffisant, relâchez-les immédiatement et rendez leur leurs téléphones portables et leurs ordinateurs», a-t-il ordonné. Devant le tribunal, les familles des deux hommes se sont réjouies de la décision, certains proches s’effondrant en larme à l’annonce du verdict, alors que fusaient des «Alleluia». Des diplomates étrangers étaient présents à l’intérieur du tribunal, dont le diplomate américain en charge des libertés religieuses David Saperstein.

Yat Michael avait été arrêté par le Service national de renseignements et de sécurité (NISS) après un prêche dans une église de Khartoum. Peter Yen avait aussi été arrêté par le NISS lors d’une visite en janvier à Khartoum, où il avait apporté une lettre s’enquérant de la situation de son compatriote. Les deux hommes appartiennent à l’église évangélique presbytérienne du Soudan du Sud. Le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan en 2011. La population sud-soudanaise est majoritairement chrétienne ou animiste alors que celle du Soudan est majoritairement musulmane sunnite.

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Le président soudanais échappe une nouvelle fois à la justice internationale

Etats-Unis: 170 pasteurs de renom soutiennent Obama contre le changement climatique

Plus de 170 pasteurs américains renommés ont signé fin juillet une lettre ouverte adressée au président Barack Obama, pour manifester leur soutien au projet «Clean Power Plan» (CPP, «Plan d’énergies propres») qui vise à réduire les émissions de Co2 aux Etats-Unis d’au moins 30%.

Les pasteurs disent se joindre aux 230’000 chrétiens «pro-vie» qui auraient déjà contacté la Environmental Protection Agency (Agence pour la protection de l’environnement) en soutien au Plan d’énergies propres.

La rédaction d’Evangeliques.Info – 05 août 2015 06:09

La marche de l’église évangélique du Gabon retracée par son président

Le président de l’église évangélique du Gabon, le Pasteur Jean Jacques Ekouaghet, se livre à cœur ouvert en répondant à nos questions liées au fonctionnement de l’entité religieuse dont il a la charge : exclusivité.DSC_0000427
GABONINITIATIVES (GI) : Président, pouvez-vous décliner votre identité?

Jean Jacques Ndong Ekouaghet (JJNE) : Je m’appelle Jean Jacques Ndong Ekouaghet. Je suis gabonais et originaire de la Province de l’Estuaire, marié et père de plusieurs enfants. J’ai fait mes études de théologie tour à tour dans des facultés à Yaoundé et en France, inscrit normalement en DE, ancienne version et j’ai une licence en théologie. Je suis Pasteur de l’église évangélique du Gabon, consacré en 1987. J’ai été tour à tour opposant au président régional de la région estuaire, Vice Président, Secrétaire administratif. Un poste que j’ai occupé pendant deux mandats. Depuis Mars 2014, je suis Pasteur, Président de l’Eglise Evangélique du Gabon.

GI : Président, pouvez-vous définir la structure ecclésiastique de l’église évangélique du Gabon ?

(JJNE) : L’Eglise évangélique du Gabon a connu des périodes d’incompréhension, pratiquement trente ans, après le départ des missionnaires en 1987. Il fallait amorcer un nouveau système de dénouement des problèmes auxquels l’église était souvent confronté, et qui tournait autour d’un point essentiel : le problème de gestion car la province qui était majoritaire statistiquement gérait toujours et la minorité n’en avait pas la possibilité. La province administrative la plus importante, changeait autant de président d’église et cette méthode n’arrangeait pas du tout, les autres membres issus de la même région d’où la décision de rotation de présidence en 1987. Notons que l’Eglise est organisée en région ecclésiastique. Il y’a donc pour le moment, quatre régions ecclésiastiques. La première est la région de l’Ogooué estuaire synodale qui comporte en elle-même cinq régions administratives à savoir : l’estuaire, le moyen Ogooué, l’Ogooué maritime, la Ngounié et la Nyanga. La deuxième région est la région synodale de l’Ogooué Ivindo Sud Ouest qui comporte trois régions administratives à savoir la région de l’Ogooué Ivindo, la région du Haut Ogooué et la région de l’Ogooué Lolo. La région synodale du Woleu-Ntem qui est la troisième, comporte quant à elle, seulement un seul département : celui du Woleu Ntem, département de l’okano, département du Haut N’tem dans le Woleu n’tem. La quatrième région c’est celle du N’ tem qui n’a qu’un seul département. Voilà la constitution de l’administration synodale au niveau de l’église évangélique du Gabon.
GI : Président, comment se déroule l’ordination au sein de l’église évangélique du Gabon ?

JJNE : L’élection du Président de l’Eglise évangélique du Gabon se déroule selon un cadre rotatoire, en tenant compte de la région qui a reçu pour la première fois l’évangile. C’est cette région qui est choisie pour enclencher le cycle de rotation et tour à tour, les autres régions suivent le mouvement. En 1987, la région synodale de l’Ogooué estuaire a été le début de ce système. C’est par Libreville que l’évangile, est arrivé en premier lieu au Gabon en général et même dans la sous région. Après l’Ogooué estuaire, c’est l’Ogooué Ivindo. Quelques années plus tard, l’évangile est allé dans le Woleu-Ntem. L’Ogooué Estuaire a commencé le premier mandat en 1987. Ce premier tour rotatoire s’est achevé en 2014 où chaque région a eu à la tête un fils pour la représenter. Le système étant rotatoire, c’est le seul système qui rassemble toute l’église. Depuis seize ans, c’est la première fois, que l’église du Gabon est devenue stable. En mars 2014, le tour est revenu toujours à la région Ogooué estuaire. Notons qu’à une élection, le choix de la candidature se fait par un synode, qui peut choisir un ou deux candidats ; en exemple le dernier synode de 2014 où deux candidats ont été choisis et le vainqueur fut le président Jean Jacques Ndong Ekouaguet à une élection à un seul tour. Le candidat malheureux a totalisé un bon score de 40%. Notons que cette élection était difficile parce que les gens avaient versé dans l’intoxication, avec l’émission de plusieurs tracts dans le but de me faire perdre l’élection. Cependant la bible déclare qu’aucun plan de Dieu, ne peut être détruit par l’homme. Les plus gros électeurs sont les chrétiens qui sont plus nombreux que les Pasteurs. Parmi les tracts, plusieurs accusations ont été portés à ma personne au sujet d’un don d’argent, que j’aurais remis à mon collègue Pasteur Bengone afin qu’il ne se présente pas. Et d’autres pasteurs m’avaient demandé de décliner mon projet d’où ma réponse négative : « Je ne pourrais dire ce que je ferais que lorsque le moment viendra car en cette période, Dieu me dira ce que je ferais » et cela au Conseil national d’Afrique ; C’est pour cette raison, que j’avais décliné mon projet sur le plan spirituel qui est celui d’ organiser la vie des pasteurs compte tenu du désordre total de l’administration de l’église qui depuis ma prise de fonctions, est ordonnée.
Sur le plan financier pour la première fois, l’église a tenue une grande conférence budgétaire. Les recettes et des dépenses ont été optimisées et tous les départements de l’église sont budgétisés. C’est grâce à cette procédure que les salaires des Pasteurs ont pu être bancarisés. Pour ceux qui avaient ouvert des comptes bancaires, reçoivent désormais leur salaire par virement bancaire. Auparavant, chaque pasteur utilisait l’argent de l’église à son gré. Aujourd’hui l’enseignement privé a été optimisé. Avec le budget, plusieurs travaux de réfection des écoles, sont en cours. Depuis le mois d’octobre dernier, les travaux de réfection du collège Fanguinoveny de Lambaréné. Il est une obligatoire, que la gestion des finances soit respectée, dans le cadre de versement des cotisations des églises, à la direction générale, qui est l’église évangélique du Gabon. C’en est fini, avec le désordre anarchique de certains dirigeants des paroisses ! L’enseignement doit laisser à l’église, un budget de cent millions de francs. Concernant l’administration, il y’a un changement total. Plusieurs nominations basées sur la compétence et la fidélité, ont été faites alors que mes prédécesseurs ont porté leurs choix sur les gens de leur province natale, les transférant depuis l’enseignement public à celui du privé. Le cas de Libreville, il y’a trois établissements ; A baraka, c’est un originaire du Woleu-Ntem et l’intendant est originaire de Bitam. Au lycée d’Akébé c’est une camerounaise de l’Afrique Centrale parce que nous avons des enseignants expatriés. Il n’y a pas de raison que ces gens travaillent pour nous et que nous ne pouvons pas leur laisser des places pour le commandement. Au lycée d’Akébé, le proviseur est une femme et elle est originaire de la Ngounié. A Melen, le proviseur est du moyen – Ogooué. Mais tous, sont les enseignants de l’enseignement protestant. Dans le moyen Ogooué, le proviseur de Port-Gentil est de l’Afrique de l’Ouest ; Il n’y a pas de proviseur fang à l’Ogooué Ivindo, le proviseur est d’Oyem ; A Franceville, le proviseur est de l’Ogooué Ivindo et l’intendant est de Bitam. A Eboma, le proviseur est de Minvoul et l’intendant est une femme camerounaise qui est épouse de pasteur. A oyem, le proviseur est de Bitam, à Bitam, le proviseur est de la Ngounié. Au niveau de l’enseignement protestant leur direction générale est un chantier.
Par ailleurs l’Eglise évangélique du Gabon est reconnue sur le plan international par le fait que mon vice président venait d’effectuer une mission en France où il m’a représenté, dans le cadre des échanges avec la CEVA qui est la commission des églises de mission. C’est une organisation qui regroupe toutes les églises de mission en assemblée pour examiner le programme de mission en interne. Les relations avec la CEFAG et la CEVA vont permettre l’octroi deux projets sur l’évangélisation des pygmées au niveau de Mekambo et Boumango. C’est un projet de la CEVA et il y’a aussi un autre projet dont la réalisation a débuté : c’est celui de la mise sur le Net de tous nos établissements. Avant ma prise de fonction, aucun projet n’était palpable. La connexion sur le Net est déjà existante ici, dans l’administration, au secteur d’enseignement privé et d’ici la fin de l’année, il y’aura la formation des pasteurs et les enseignants sur l’outil informatique surtout que les relations avec l’international, sont très bonnes.

GI : Président, en tant qu’homme d’église, quelle est votre analyse sur la situation sociopolitique du Gabon ?

JJNE : En tant que responsable d’une communauté religieuse, je voudrais d’abord souligner un fait : le Gabon n’est pas une biographie. Ce n’est pas Dieu qui est le souverain au Gabon, Dieu est le souverain de toute la terre et du monde entier. En ce qui concerne la république gabonaise, ce sont les gabonais qui élisent le Chef de l’Etat, ce n’est pas Dieu qui le nomme. Je ne partage pas du tout l’avis de certains croyants et ce qu’ils disent à propos de la prophétie. Par contre, je voudrais m’arrêter et faire reconnaitre que, depuis 1990, quand le Gabon avait accepté de rentrer dans la démocratie, les gens se levaient dans leurs propres intérêts et non dans l’intérêt général de la nation. Aujourd’hui notre système électoral a comme plus d’évolution. D’abord depuis le temps du Président Omar Bongo Omdimba et avec l’actuel Ali Bongo Ondimba, la biométrie a été mise en place. Le Gabon est un jeune, beau et riche pays et il faudrait qu’il soit beau à tous égards. Le Président OBO avait déjà amorcé un bon pas. C’est pourquoi grâce à l’arrivé d’Ali Bongo Ondimba, cette biométrie est effective aujourd’hui dans notre pays. L’objectif actuel est que les acteurs politiques et le gouvernement améliorent le système politique, afin de réussir ce challenge de la démocratie. Après l’élection de 2009, le Président Ali Bongo Ondimba a été placé à la tête de notre pays même si certains ont décrié haut et fort cette victoire. Mais il est bon de reconnaitre que dans les élections, il y’a un seul gagnant et après ce sont des perdants, là n’est pas le problème. Mais en tant qu’observateur selon les expressions de certains hommes politiques, des méchancetés de leurs parts, l’atmosphère n’est très sereine. Où est alors le respect de la dignité humaine suivant les propos malhonnêtes de certains acteurs politiques, il faut donc revenir au meilleur langage politique ? Et quel héritage culturel à léguer aux générations futures de notre pays ?
Propos recueillis par Ngoulou Narcisse
GI /15

L’étonnant parcours du pasteur creillois

 Le dimanche, des centaines de chrétiens se rassemblent pour prier à Creil où de nombreux lieux de culte se côtoient. Portrait de l’étonnant responsable d’une petite église protestante du centre-ville

Floriane Louison | 01 Août 2015, 12h20 | MAJ : 01 Août 2015, 17h30

Dans la rue Michelet, à Creil, un seul bar reste en activité. En passant sa porte, d’anciens clients retrouveraient leurs souvenirs : des éléments du décor sont toujours là, le comptoir notamment. Aujourd’hui, il ne reste qu’une table, une grande. Chaque jeudi soir, des croyants se rassemblent autour pour lire la Bible.

«C’est une église-maison, explique le locataire des lieux, Tahar Hamdani. Nous habitons ici avec mon épouse et mes enfants et nous accueillons aussi une dizaine de familles pour l’étude biblique, ainsi que pour le culte du dimanche.»

Drôle d’endroit et drôle de vie. Tahar Hamdani est d’origine algérienne, né de parents musulmans. Il a grandi en France «avec un sentiment de révolte», avant de devenir pasteur au sein d’une communauté évangélique, laMission Timothée, installée à Creil depuis peu. Entre les deux… «un long cheminement», dit-il.

«Je suis parti tôt de chez moi, j’étais passionné de musique, c’était ce que je voulais faire de ma vie. Je suis devenu guitariste, je jouais souvent dans la rue, j’ai beaucoup voyagé.» Une jeunesse à la limite de la dérive, selon lui, «avec l’alcool, la drogue, presque clochard par moments à force de bourlinguer. Mon problème, c’était ce sentiment de vide. Je voulais ressentir les choses. J’étais artiste, un peu mystique, pas du tout religieux. La première fois que je suis tombé, par hasard, sur une Bible, ça m’a bouleversé. Un peu plus tard, j’ai rencontré la Mission Timothée. Elle avait un centre d’accueil à Anduze (Gard). J’ai fait une formation de missionnaire pendant trois ans.J’ai aussi commencé à travailler avec eux. Aujourd’hui, j’ai mon entreprise d’audit énergétique. »

Cette mission, fondée en 1972, a été classée dans un rapport parlementaire de 1995 comme secte, avant une marche arrière. Elle ne l’est plus aujourd’hui. Elle est même reconnue d’intérêt général. Pour lui, «en tant que croyant pratiquant, on est mal compris dans la société».

Surtout, quand on n’est pas dans les clous. « Je ne fais jamais de prosélytisme, je ne me sens pas supérieur aux autres dans ma pratique. C’est une démarche personnelle qui, pour ma part, m’a sauvé la vie.Quelques habitants qui me connaissent, ici, à Creil, me posent des questions. Il y a beaucoup de différences dans cette ville, religieuses notamment, et au final les gens se respectent même si, au fond, ils ne comprennent pas toujours.»

Le succès des évangélistes

A Creil, pas de décompte officiel mais au moins une dizaine d’églises protestantes rassemblent des fidèles chaque semaine. Beaucoup d’entre elles se revendiquent évangéliques. Cette branche du protestantisme est la religion qui progresse le plus dans le monde. En France aussi, notamment en région parisienne et en particulier dans les villes confrontées à des difficultés économiques ou sociales.
« Avoir la foi, quelle que soit sa pratique, c’est donner du sens à sa vie, estime une fidèle des Adventistes du 7e jour , l’une des premières Eglises évangéliques à s’être installée à Creil. Mais, ici, il y a autre chose parce que c’est une Eglise plus proche des gens, elle ne vit pas que les jours de messe mais, avec nous, au quotidien. Les pasteurs parlent simplement, de choses concrètes. »

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Dans la rue Michelet, à Creil, un seul bar reste en activité. En passant sa porte, d’anciens clients retrouveraient leurs souvenirs : des éléments du décor sont toujours là, le comptoir…