Pascale, première femme à la tête du temple protestant de Niort

Contrairement au dogme catholique qui distingue le prêtre des fidèles, les protestants estiment que leur pasteur est un laïc dont le métier est le service du culte. Après des études de théologie, il se met au service de la communauté en vue d’assurer la prédication et l’administration de sacrements, et de remplir les diverses missions qui en découlent. 

C’est le 23 mars 1930 que pour la première fois, une femme est consacrée : elle s’appelle Berthe Bertsch et elle devient pasteur dans l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine. Depuis ce sacerdoce n’a cessé de se féminiser sans atteindre complètement la parité exacte.

Pour autant c’est une petite révolution qui vient de s’opérer dans la ville de Niort où Pascale Renaud Renaud-Grosbras vient d’être nommée après cinq longues années d’études en théologie à la suite d’un parcours professionnel chargé. Un parcours atypique pour cette femme originaire de Bretagne, mère d’un petit garçon et qui a exercé les métiers d’enseignante et de restauratrice.

Voici son portrait brossé par Cédric Cottaz et Julien Delage.

Femme pasteur à Niort

Reportage de Cédric Cottaz et Julien Delage

Laos: Cinq pasteurs condamnés pour avoir prié pour une mourante

16.02.15 13:33 – Au Laos, un tribunal assimile la prière pour les malades a «un abus de la profession médicale». Le 12 février, le tribunal de la province de Savannakhet a en effet jugé coupables d’homicide cinq pasteurs ayant prié pour une mourante. Pour rendre son jugement, le tribunal s’est appuyé sur un article du code pénal concernant «les prestations de profession médicale sans licence» et admis que les pasteurs auraient provoqué la mort de la femme en voulant la soigner.
Toutefois, selon l’ONG Human Rights Watch for Laos, les cinq pasteurs ont seulement prié pour la mourante, sur sa demande, sans faire usage d’aucun médicament. En outre, elle n’est pas morte en présence des pasteurs mais plus tard à l’hôpital.
L’ONG demande au gouvernement du Laos et à la cour de la province de Savannakhet de revoir leur décision et respecter le droit des chrétiens à prier librement pour les malades.

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Interview exclusive du Pasteur Candidat : Magloire Pépé DOTSE : « En tant que Pasteur et citoyen …

PLUME LIBRE : Révérend Pasteur Magloire Pépé DOTSE, vous êtes un homme de Dieu mais vous êtes également candidat déclaré à la présidentielle de 2015. Est-ce que vous pouvez tout d’abord vous présenter encore plus ?

Pasteur DOTSE : Merci. Je m’appelle DOTSE Komlan Pépé Magloire. Je suis titulaire des Centres de Prières TALITA KUMI de part le monde. Je suis le fondateur du Centre de Recherche Thérapeutique TALITA KUMI dont je suis l’actuel Directeur.

PLUME LIBRE : Pourquoi voulez-vous faire la politique ?

PASTEUR DOTSE : J’ai fait le choix de me mettre entièrement dans la politique .Vous savez que le vent démocratique a soufflé sur notre pays le Togo. Nous avons amorcé le processus démocratique, il y a de cela plus de 24 ans. Nos doyens ont fait ce qu’ils peuvent faire. Mais la politique togolaise n’avance pas. Le pays recule dans beaucoup de domaines ; la santé, l’éducation, l’économie et autres encore. Nous sommes venus à la politique pour éclairer le Peuple sur ce que nous devons faire pour que notre pays avance. C’est vrai que je suis un homme de Dieu, comme vous le savez et vous pouvez demander si un homme de Dieu doit faire la politique et même être candidat à la magistrature suprême du pays. Je vais vous donner un seul exemple. Aux Etats Unis d’Amérique il y avait eu un Pasteur qui a été président. Le Pasteur est un citoyen comme les autres et aucune disposition de la Constitution Togolaise ne défend à un Pasteur d’être un candidat à la présidentielle. D’ailleurs les pasteurs aussi ont le droit d’être candidats à n’importe quelle élection dans notre pays : législatives, locales, présidentielles.

PLUME LIBRE : Vous êtes un citoyen et selon les textes vous êtes électeur et éligible mais pensez vous que la où les ainés ou les anciens politiciens n’ont pas pu réussir, les hommes de Dieu vont réussir ? Autrement qu’est ce que vous apportez de plus à la politique du Togo ?

PASTEUR DOTSE : La politique du Togo est basée sur l’exclusion, la division. Il n’y a pas la cohésion. Les politiciens ont cultivé pendant longtemps l’égoïsme, la recherche de l’intérêt personnel. L’individualisme ne fait pas avancer la politique du Togo. La personne des politiciens doit laisser place à la recherche de l’intérêt général. Nous devons amener les citoyens à la recherche de l’intérêt général. Il y a trop de frustrations dans notre pays. Au niveau social, il y a des problèmes. Nous ne devons pas écarter les autres pour assouvir notre soif d’intérêt personnel en politique. En tant qu’homme de Dieu, nous connaissons les souffrances de ce peuple. Nous voulons porter la voix de tous les Togolais. Nous sommes candidat à la présidentielle de 2015 pour pouvoir partager notre vision avec nos concitoyens et relever les nombreux défis.

PLUME LIBRE : Quel est justement votre cheval de bataille ? Quels sont les principaux axes de votre programme de société ou votre plan politique pour le Togo ?

Pasteur DOTSE : Vous savez, une nation a besoin de plusieurs ressources. Surtout les ressources humaines. Le développement ne peut se faire qu’avec l’homme au centre de toutes les actions. La ressource humaine est une richesse pour le pays. Pour revenir à votre question il faut dire que notre projet de société ; comme je l’avais déclaré lors d’une conférence de presse est basé essentiellement sur l’agriculture, sa modernisation et sa rentabilité et sur d’autres facteurs. Parlons de l’agriculture, contrairement aux pays comme le Niger, le Burkina Faso, nous avons des terres fertiles. Mais alors comment comprendre que le secteur n’avance pas ? Nous devons donner les moyens aux agriculteurs pour une plus grande production. La modernisation et l’utilisation d’autres techniques agricoles sont à envisager. Nous devons garantir l’autosuffisance alimentaire au Togo. Voyez le pas que prend chaque jour la pauvreté dans notre pays. Beaucoup de Togolais ne trouvent même pas les trois repas par jour. Mais une seule fois par jour, c’est avec peine. L’agriculture est une source de richesse. Il faut encourager les banques à octroyer des prêts pour la production agricole. Il faut même créer des banques agricoles, s’il le faut. Il faut favoriser des prêts importants je ne parle pas des 30 mille ou 50 mille FCFA qu’on donne aux femmes et à d’autres pour faire des activités. Il faut octroyer des prêts pour une plus grande production agricole. Il faut faire comme au temps de la Caisse Nationale et donner la possibilité aux agriculteurs d’augmenter la production. La santé est aussi l’une des priorités de notre projet de société. Nous devons revoir notre système de santé. Il faut plus de facilité aux citoyens. Il faut l’assurance générale pour tous. La santé doit occuper une place de choix. L’éducation nous préoccupe. Il faut aider les jeunes à avancer. Des jeunes ont réussi à de différents examens mais ils manquent de moyens pour continuer, les parents étant pauvres. Je propose la création d’un Fond d’aide à l’éducation ou d’une banque adaptée à la question de l’éducation. Les enfants démunis ont aussi le droit à l’éducation comme tous les autres d’ailleurs. L’économie est très importante. Il faut déjà bien utiliser nos ressources, créer de la richesse. Nos ressources doivent profiter aux populations locales et à tout le pays. Il faut une bonne redistribution des richesses du pays. C’est important. Quand vous faites l’exploitation des ressources dans un milieu, il faut que les populations locales puissent bénéficier de certains atouts. Je salue la mise en place de l’OTR (Office Togolais des Recettes). Nous avons une grande vision pour le Togo. Mais voici ce que je peux vous dire comme base.

PLUME LIBRE : Pasteur DOTSE, vous avez parlé de l’agriculture, de sa modernisation et de sa rentabilité mais aussi de la santé, de l’éducation et de l’économie. On peut dire que ce sont là quelques axes de votre projet de société. Aujourd’hui, un débat se fait autour de la question des reformes. Certains partis politiques exigent des reformes avant les élections et d’autres pensent qu’on doit faire de reformes après le scrutin présidentiel de 2015. Vous êtes un candidat déclaré à la présidentielle de 2015, quel est votre avis sur la question. Reformes avant ou après les élections ?

Pasteur DOTSE : En ce qui concerne la question des reformes, il faut se demander pourquoi c’est maintenant que tout le monde s’active. Nous avions signé l’Accord Politique Global. Nous étions censé faire beaucoup de reformes depuis 2007. Mais où en sommes-nous aujourd’hui. Disons-nous la vérité. Les anciens leaders politiques pour ne pas dire les anciens politiciens ont échoué. En tant que Pasteur et citoyen, j’ai choisi d’être candidat à la présidentielle de 2015. J’aimerais diriger le pays pour soulager les peines des togolais.
Les anciens politiciens sont là à crier à tue tête reformes. Qu’avons-nous fait depuis 2007. Pourquoi c’est à quelques heures de l’élection présidentielle qu’ils parlent de reformes ? Où étaient-ils ? Ce sont eux qui ont signé l’Accord Politique Global et ceci depuis 2006. Mais ils avaient laissé la question de reformes pour faire d’autres élections en 2007, 2010 et 2013. Et c’est à quelques heures des élections de 2015 qu’on crie reformes. Disons-nous la vérité. C’est le Burkina Faso qui a réveillé nos politiciens et ils courent dans tous les sens. J’avais adressé un courrier au Président sortant pour lui dire que nous devons faire les reformes. C’est important pour le pays. Je lui ai dis que les reformes sont bénéfiques pour tout le pays. Cela l’avantage lui aussi. C’est capital. Aujourd’hui, vous posez bien la question. Avec ou sans reformes irons-nous aux élections ? Je l’ai dit déjà comme je l’ai toujours annoncé, avec ou sans reformes, nous irons aux élections. Il ne faut pas que les politiciens nous trompent. Ils font des jeux avec nous. Nous irons aux élections pour avoir l’alternance et faire les reformes. Cela fait partie de nos priorités.

PLUME LIBRE : Vous êtes très jeune, vous avez de l’énergie, de la vie. Dites nous aujourd’hui sur quoi vous vous fondez pour aller à ces élections ? Sur quoi se repose essentiellement votre espoir. Qui constitue votre électorat ? Vous comptez sur les religieux pour voter pour vous ? Vous comptez sur les femmes, les jeunes ou ceux qui sont dans le domaine de l’agriculture ?

Pasteur DOTSE : Vous savez, je suis le fondateur du Centre de Recherche Thérapeutique TALITA KUMI. En moyenne par jour, nous recevons 60 à 100 personnes. Je connais les Togolais. Je connais le problème de beaucoup de Togolais qui passent chez moi. Je discute avec des Togolais de presque toutes les ethnies. Vous voyez, avant de réussir un projet, il faut compter sur soi d’abord. Je compte sur moi-même d’abord et je compte sur les bonnes volontés, les citoyens. Beaucoup de personnes ont compris ce que nous faisons et ce que nous voulons faire. Permettez-moi de lancer à cet effet un appel pressant aux bonnes volontés qui veulent que le Togo sorte de l’ornière de se joindre à nous pour aller à bout. Parlant des reformes, nous pensons que les faire avant les élections c’est bien. Mais même si c’est après les élections c’est pas mal. Parlant de l’électorat vous avez cité les femmes, les jeunes, les religieux et autre. Je vais vous dire qu’en réalité un pasteur ne peut obliger personne à le suivre. C’est anticonstitutionnel.
Les gens pensent que comme je suis pasteur ou prophète, je dois obligatoirement demander au corps religieux de me suivre. Non. Mon électorat c’est tout le Togo. La majorité des citoyens votera pour moi au moment opportun. En politique, nous devons respecter les lois de la République et étant candidat je dois respecter la loi. Moi j’ai appelé tous les citoyens de toutes les religions et même les athées à se joindre à moi et à voter pour moi au moment opportun. Tous ceux qui savent qu’ils sont fatigués doivent aller avec nous. Quand vous approchez ceux qui se disent grands opposants, ils sont tous fatigués. Même ceux qui sont dans le régime en place, ils sont aussi fatigués. Il faut une autre voix, il faut un autre pour donner confiance et espoir aux Togolais.

PLUME LIBRE : Pasteur Magloire DOTSE dans quel courant politique vous retrouvez-vous ? Vous êtes dans l’opposition ou au centre ou dans la mouvance présidentielle ? Vous êtes de quelle tendance ?

PASTEUR DOTSE : Moi je suis pour le réveil du Togo. Je ne parle pas de révolution. Le Togo est sur la voie du réveil. Je viens avec ce réveil spirituel. Est-ce que je suis de l’opposition ou de la mouvance ? Je ne sais pas. L’opposition a échoué. Les anciens politiciens ont échoué. Je ne peux pas me réclamer de la mouvance présidentielle. Je ne suis pas de la mouvance. Le parcours du parti au pouvoir est décrié par beaucoup de personnes. Moi, ma vision politique n’écarte personne. Aucun parti politique ne peut tout seul construire le pays. Personne ne peut chasser tous les autres. Il n’y aura pas la chasse aux sorcières comme on le dit souvent. Il est temps que le Togo avance. Il ne faut plus qu’à cause de X ou Y, plusieurs Togolais partent en exil. C’est pour cela que nous disons que tous ceux qui sont épris de liberté se joignent à nous.

PLUME LIBRE : Donc, vous êtes au centre ?

PASTEUR DOTSE : Oui. Je suis au centre

PLUME LIBRE : Avant dernière question. Quel est votre message à l’endroit des Togolais de la diaspora, de tous ceux qui vivent loin du Togo ?

PASTEUR DOTSE : Je les salue tout d’abord. Je les invite à mener des réflexions sur la situation de notre pays et à continuer par apporter leur pierre à l’édifice de notre cité. Les frères et sœurs de la diaspora doivent regarder au-delà des personnes des politiciens. Ils doivent analyser les visons. Ils ont envie de faire beaucoup de choses pour le Togo mais la situation du pays les préoccupe. Je les encourage par ce message. Je leur dis du fond du cœur merci pour leur contribution et bon courage. Je les invite à s’associer à nous pour que la victoire soit de notre côté pour qu’ils soient encore plus fiers de notre pays, de l’or de l’humanité. Un jour ils auront aussi le droit de vote depuis le pays où ils vivent. Mieux encore que ceux qui peuvent reviennent pour le développement du pays.

PLUME LIBRE : Pour finir, Pasteur DOTSE quel est votre message à l’endroit des Togolais. Pourquoi pensez-vous qu’au moment opportun les Togolais devraient voter pour le pasteur Magloire Pépé DOTSE ?

Pasteur DOTSE : J’ai une vision pour notre pays, voilà pourquoi j’ai déclaré ma candidature. Mon projet de societé s’appelle d’ailleurs « Ma vision pour le Togo de demain » .Nous devons aider le Peuple Togolais à se réveiller et embrasser la voie du développement. Je sais que je peux remporter la victoire à la présidentielle de 2015. Je dis à tous les Togolais qu’il faut prier, c’est bien. Mais il faut accompagner la prière avec des actes, les actions. Voter est un droit et un devoir. Le jour du scrutin, les Togolais doivent se rendre aux urnes massivement pour voter le candidat DOTSE Magloire Pépé. Quelque soit l’intensité de nos prières, Dieu ne va pas descendre des cieux pour agir. Mais il va passer par quelqu’un pour agir, pour libérer ce pays. Le pays a besoin de nous. Je ne suis pas très nouveau dans la politique. C’est nous qui avions formé la fédération de l’UFC Kloto à Kpalimé. Dans le temps, nous étions étudiants. En 2007, j’étais candidat et tête de liste avec le PSR, le parti de Me Abi TCHESSA… Je connais bien l’opposition. Ceux qui croient que Magloire Pépé DOTSE n’a jamais fait la politique se trompent. Je ne me suis pas levé un jour pour faire de la politique.

PLUME LIBRE : Merci Pasteur DOTSE

PASTEUR DOTSE : Merci aussi à vous Mr TOMI et à votre équipe.

Propos recueillis et transcrits par Emmanuel Vivien TOMI et la Rédaction de Plume Libre

Dans les temples protestants, la prédication occupe une place centrale

Chez les protestants évangéliques, la prédication, qui n’est pas réservée aux pasteurs, occupe un bon tiers du temps du culte.

Dans le culte évangélique, comme dans l’ensemble du protestantisme, la prédication occupe une place majeure, et sa durée ne pose pas de problème. « Dans des communautés composées de personnes issues de l’immigration, et où le culte peut durer deux heures et demie ou trois heures, la prédication peut même durer au moins une heure », précise Étienne Lhermenault, professeur de théologie à l’Institut biblique de Nogent-sur-Marne et président de la Faculté libre …

Le pasteur protestant accusé de « prosélytisme chrétien » a été libéré de prison

C’est en échange du paiement de la somme conséquente de 100 000 ngultrums (soit environ 1 400 euros), le 19 janvier dernier, que le pasteur évangélique bhoutanais, père de trois enfants, a été relâché. Les juges ont également annoncé avoir « levé toutes les charges contre lui », rapporte le 5 février l’ONG Portes ouvertes qui suit l’affaire depuis le début.

Le Rév. Wangyal avait été incarcéré en même temps qu’un autre pasteur bhoutanais, le Rév. Mon Thapa (Lobsang), lequel avait été relâché en septembre dernier, contre le paiement d’une amende de 98 800 ngultrums (un peu plus de 1 000 euros).

Les deux pasteurs avaient été arrêtés le 5 mars 2014, alors qu’ils conduisaient un enfant malade à un hôpital de village. Ils étaient arrivés la veille pour préparer un séminaire de trois jours qui devait se tenir à la demande d’une trentaine de chrétiens des environs, dans le village de Khapdani (district de Samtse, situé dans le sud-ouest du pays). Les autorités les avaient alors emprisonnés pour avoir voulu « organiser un rassemblement religieux sans autorisation préalable », prévu de « diffuser un film sans le certificat d’approbation officiel du ministère agréé » et collecté « illégalement des fonds pour une activité contrevenant aux lois du pays » (1).

Après plusieurs audiences, le 10 septembre dernier, la cour de Dorokha (district de Samtse) avait condamné à plus de quatre ans de prison ferme le Rév. Tendin Wangyal pour infraction à l’article 71 du Code pénal (1) interdisant la collecte de fonds pour des activités exercées sans l’autorisation préalable des autorités, et à deux ans et quatre mois d’emprisonnement le Rév. Mon. B Thapa, pour avoir été son complice dans l’organisation d’une « réunion sans autorisation».

Ce n’est qu’après son dernier appel, en novembre 2014, que Tendin Wangyal a pu voir sa peine réduite à deux ans et quatre mois, suite à l’abandon de l’accusation qui lui avait été faite de « pratiquer des conversions forcées », rapporte Morning Star News, une agence protestante basée aux Etats-Unis.

L’affaire avait été discutée au plus haut niveau de l’Etat. Le ministre de l’Intérieur et des Affaires culturelles, Damcho Dorji, avait justifié les arrestations des deux chrétiens en conférence de presse en affirmant qu’ils avaient tenté de « pratiquer des activités prosélytes » sans autorisation des autorités et en « violation complète de la législation du Bhoutan ».

Si le Bhoutan a inscrit la liberté religieuse dans sa Constitution, promulguée en 2008, tout prosélytisme « venant d’une religion étrangère » est formellement interdit dans le pays, dont la religion d’Etat est le bouddhisme vajrayana.

Les chrétiens, considérés par la population comme « l’avant-garde de l’Occident », sont perçus comme une menace pour « l’identité nationale bhoutanaise », laquelle ne fait qu’une avec le bouddhisme. Un Bhoutanais qui se convertit au christianisme court le risque de perdre sa citoyenneté.

Le prosélytisme, la publication de bibles, la construction d’églises, d’écoles ou d’autres institutions chrétiennes sont prohibés. L’entrée des missionnaires sur le territoire est interdite et le culte chrétien doit être pratiqué au sein de la sphère privée.

Depuis 2010, une loi anti-conversion, visant tout particulièrement la communauté chrétienne, punit de trois ans de prison ferme, toute « tentative de conversion par la force ou par quelque moyen frauduleux que ce soit ».

Au dernier examen périodique universel du Bhoutan devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont exhorté le Bhoutan à garantir la liberté religieuse en autorisant toutes les communautés à pratiquer librement leur foi et en leur permettant d’accéder à une reconnaissance légale.

L’ONG Alliance Defending Freedom (ADF) a souligné quant à elle que le Bhoutan avait promulgué plusieurs lois restreignant les droits fondamentaux des citoyens, dont la liberté d’association et la liberté de religion. Le Bhoutan est par ailleurs sur la liste noire des pays persécutant les chrétiens de l’ONG Portes ouvertes.

Selon les statistiques officielles (recensement de 2005), 75 % des 700 000 Bhoutanais sont bouddhistes, 22 % hindous – la plupart d’origine népalaise –, le reste de la population se partageant entre chrétiens et autres confessions. Des sources locales, essentiellement protestantes, annoncent un nombre d’environ 20 000 chrétiens, parmi lesquels se trouveraient quelques centaines de catholiques. Des chiffres difficiles à vérifier, les Eglises chrétiennes au Bhoutan étant essentiellement « souterraines » et non déclarées.

(eda/msb)

Mali: un pasteur échappe de justesse à la mort

06.02.15 13:01 – La tentative d’assassinat de djihadistes contre un pasteur de Tombouctou à échoué de justesse, courant janvier. Le pasteur a pris un vol différend pour participer à une conférence nationale de pasteurs à Bamako, ce qui lui a sauvé la vie.
Celui-ci a senti qu’il devait quitter la ville au plus vite. Il a décidé de payer un vol direct au lieu de profiter du transport offert par la Mission de l’ONU au Mali.
Le pasteur et sa communauté étaient revenus à Tombouctou après avoir fuit les attaques islamistes au printemps 2014. Il souhaite à présent s’installer dans une autre région du pays avec sa famille après la tentative d’assassinat à son encontre.

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Création d’un comité d’éducation et de formation des populations pastorales du Burkina et du Mali

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Un Comité transfrontalier d’éducation et de formation des populations pastorales (CTEFPP) Burkina-Mali a été mis sur pied, a-t-on appris mardi de source proche de la structure.
Ce comité, précise-t-on, intervient dans le cadre du Programme régional d’éducation et de formation des populations pastorales en zone transfrontalière (PREPP).

A l’initiative de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane (APESS), le CTEFPP a été mis en place vendredi dernier à Dédougou, capitale de la région de la Boucle du Mouhoun, au Nord-ouest du Burkina.

La cérémonie était présidée conjointement par le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun (Burkina) et son homologue de la région de Mopti (Mali).

Selon le coordinateur du PREPP, Boubacar Barry, ce nouveau programme a pour objectif global de «parvenir à une meilleure intégration sociale, politique et économique des populations pastorales transhumantes des zones transfrontalières par l’éducation et la formation professionnelle».

Il ressort que la mise place du Comité transfrontalier d’éducation et de la formation des populations pastorales (CTEFPP) en zone transfrontalière Burkina-Mali est le 4e après ceux du Bénin-Burkina-Togo, Bénin-Niger, Niger-Tchad.

« C’est le CTEFPP Mali-Mauritanie qui bouclera la chaine », note-t-on.

Au plan régional, c’est l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane (APESS) qui assure le PREPP en synergie avec deux ou trois opérateurs spécialisés en alphabétisation et en éducation non formelle dans chaque zone transfrontalière.

Dans la zone Burkina-Mali, c’est l’Association Andal et Pinal du Burkina et Delta Survie du Mali qui assurent la formation et l’éducation des populations pastorales.

La mise en œuvre du programme, aux dires des initiateurs, «va contribuer à, non seulement améliorer les conditions de vie des pasteurs mais également permettre aux pays membres d’atteindre l’objectif de l’Education pour tous».

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George Vassilev, rencontre avec un singulier guitariste à Neuchâtel

03.02.2015, 11:00 – Canton de Neuchâtel
Actualisé le 03.02.15, 13:18

George Vassilev, un guitariste classique pas très classique.

Crédit: Calina Goudeva

Guitares baroque, jazz, flamenco, romantique, rock et bien sûr classique…. George Vassilev se joue de tous les styles et de tous les types d’instruments. Démonstration jeudi 5 février à la Salle des pasteurs (Collégiale) de Neuchâtel.

Bien plus qu’un récital, le public neuchâtelois est convié jeudi 5 février à la Salle des pasteurs, à une exploration des multiples univers stylistiques de la guitare par-delà toutes les frontières. Passant de Bach à Piazzolla, du flamenco au répertoire contemporain, l’artiste change de guitare pour chaque répertoire. Démonstration de virtuosité exceptionnelle, oui, mais ce n’est pas le but de l’exercice. Seule la langue de l’émotion intéresse ce Valaisan d’adoption, qui a débarqué de sa Bulgarie natale en 1989, trois jours avant la chute du Mur de Berlin.
Et ne lui demandez surtout pas quel style il préfère: «J’aime toute la bonne musique, d’autant plus qu’à notre époque, il n’y a plus vraiment de frontières, de clivages», relève le musicien et pédagogue, qui travaille à une méthode de guitare classique novatrice dans le cadre d’un projet de recherches de la Haute Ecole de musique de Lausanne. Rencontre dans “L’Express” et “L’impartial” de mercredi.

Dernier rendez-vous des concerts de Camille, jeudi 5 février à 20h, la Salle des pasteurs (Escaliers de la collégiale 3), Neuchâtel. Dégustation de vins après le concert. Réservations: 079 379 53 69 ou www.lesconcertsdecamille.ch

Le projet Résonances de George Vassilev

Plus d’informations


Denis Lessie : « bon nombre de pasteurs congolais sont…

Il n’a pas mis de l’eau dans son vin pour dire ce qu’il considère comme une vérité :« Trois quart des pasteurs congolais sont des occultistes. Ils sont dans diverses sectes mystiques. Certains appartiennent à la rose croix, d’autres à la franc-maçonnerie, d’autres encore se trouvent dans la confrérie de « Mankiono » ou dans la magie noire ou blanche », a-t-il lancé.
Pour lui, sa mission confiée par Dieu le père lui donne le plein pouvoir de dénoncer le dérapage dans le corps du christ en RDC. Il a avoué qu’il a été aussi contacté par des femmes blanches pour faire partie de ce cadre très serré et mystique, mais il a rejeté l’invitation puisque, a-t-il signifié, c’est hors la bible.

Le journaliste animateur de l’émissionvoulant avoir des éclaircissements sur ses allégations, le Prophète de la nation a donné des repères ; « ceux qui exigent aux fidèles de se vêtir d’une seule couleur avant de venir aux cultes. Ils divorcent en cascade et ont des foyers non stables », a-t-il déclaré avant d’interroger « trouvez-vous possible qu’un pasteur prie à la télévision pour un fidèle qui est à la maison et une grosse somme d’argent surgit dans les poches de ce dernier ? Faux, c’est la sorcellerie. Comment accepteriez-vous, en plein culte le fait qu’un pasteur prie pour un envouté et un lézard apparait directement devant une caméra ? Ce sont des arrangements, le peuple de Dieu doit ouvrir l’œil et le bon. Retrouvez-vous dans les jours qui suivent la campagne évangélique, les handicapés guéris avec leurs béquilles achetées ? ».

« L’homme reste tel qu’il est »

Arrêté en mi 2013 pour une affaire de l’escroquerie et sorti de prison en mai 2014 dernier, Mfuluzi Denis Lessiea affirmé avoir déjà reçu autant de menaces de ses pairs. « Mon frère Roger Lessie a été aussi interpellé par ses magiciens-là pour me m’obliger d’arrêter de révéler au grand jour les forces non spirituelles des hommes des églises », a-t-il confirmé.

Malgré tout ce qu’on lui reproche, l’homme garde son franc parlé, sa pugnacité et d’ailleurs, à le regarder, il est prêt à aller plus loin dans cette démarche. « Je suis fidèle à ma femme et à mon église. Je reste serviteur de Dieu et je ne sers que lui. Je ne serai pas influencé par cette vague des illuminatis qui opèrent des miracles au nom de Jesus,or ils sont loin de lui ».

S’agissant de son parcours, « Mes pères spirituels sont des juifs. Moi, je ne suis pas comme eux, j’ai un parcours à défendre. Après mon passage en occident, j’ai rencontré un réseau de juifs qui m’ont mis en relation avec ceux du Congo, ce qui m’a permis de faire mes débuts à la chaine de télévision Antenne A, qui du reste appartient à un homme de là », a indiqué le pasteur responsable de l’église Arche de Noe.

Etant à l’aise dans sa peau visiblement, l’Homme de Nzondoa conclu qu’il y a deux facteurs qui poussent les pasteurs à entrer dans ce monde occulte. Premièrement, il a cité, ce sont d’abord les fidèles qui sont à la base de ce dérapage. Ils deviennent trop exigeants envers les hommes de Dieu pour palper des miracles. « Dieu fait aussi des miracles, mais il le fait quand et à qui il veut », a reconnu Denis Lessie et de renchérir sur le second facteur, « c’est l’épuisement des pasteurs congolais. Nos hommes de Dieu n’ont pas le temps de se ressourcer ». A lui de poursuivre à titre exemplatif, il a récité cette petite anecdote, quand ils partent de se reposer ou en carême, ils sont avec des jeunes filles qui font des exercices qui n’ont rien avoir avec la parole biblique et quand ils reviennent les « bandimi » attendent des prouesses visibles.

Selon lui, les pasteurs, proprètes, etcs’enrichissent au su et vu de tous, et leurs enfants vivent en loin du Congo dans les meilleures conditions, heureusement, s’est-il félicité, le peuple congolais comprend petit à petit les magouilleurs.

(Onassis Mutombo)

Genève et la création de l’Eglise catholique-chrétienne

«Laissons chanter les mots hébreux»
Genève et la création de l’Eglise catholique-chrétienne
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«Laissons chanter les mots hébreux»

Genève – Mardi 3 février, le pasteur et théologien Bernard Felix ouvrira un cycle de quatre conférences, sur le thème qui a servi de fil conducteur à la célébration des 30 ans d’existence du Centre œcuménique de catéchèse (COEC): «Un Dieu qui marche avec son peuple». La conférence, qui s’intitule «laissons résonner les mots hébreux», se tiendra de 19h à 21h dans la salle du Forum, au siège du COEC, rue du Village Suisse 14.

Genève et la création de l’Eglise catholique chrétienne

Genève – Dimanche 1er février à 11h30, la paroisse catholique chrétienne de Genève reçoit l’historienne Sarah Scholl, qui vient présenter son dernier ouvrage. Fruit d’un imposant travail de recherche, il éclaire tout un pan de l’histoire de l’Eglise d’aujourd’hui, qui dépasse largement les frontières du seul canton: «En quête d’une modernité religieuse. La création de l’Eglise catholique chrétienne de Genève au cœur du Kulturkampf (1870-1907)». La présentation se déroulera au Centre Saint-Germain, rue des Granges 9, et sera suivie d’un apéritif.

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Suisse — Grâce au travail conjoint de la Société Pastorale Suisse et de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, il est possible désormais d’accéder à un lectionnaire sur le web ou depuis son agenda électronique (iCal, Outlook et Google). Destinée aux pasteurs et prédicateurs, ce service qui donne accès aux textes bibliques du jour pour tous les dimanches et jours de fête de l’année, est destiné à évoluer en fonction commentaires que feront les utilisateurs. Des liens vers d’autres lectionnaires sont d’ores et déjà prévus.

Carnet noir

Budapest — Friedrich Weber, président de la Communauté des Eglises protestantes en Europe est décédé en début de semaine passée. «Friedrich Weber était une personnalité très profilée. Il a mené et représenté notre Communion d’Eglises avec flamme. Je perds un ami dans l’œcuménisme» a déclaré Gottfried Locher dans un communiqué. Friedrich Weber, était évêque de l’Eglise évangélique luthérienne du Brunswick lorsqu’il fut élu président exécutif de la Communion des Eglises protestantes en Europe CEPE en 2012.

Saint-Jeures : la riche histoire du temple de Freycenet

Au cours de la semaine de l’unité des chrétiens, plusieurs rassemblements sont organisés dans les églises et temples. Il est bon de rappeler, à Saint-Jeures, l’historique du temple de Freycenet, avant celui qui sera effectué pour l’église de Saint-Jeures. Très tôt, la Réforme s’est implantée à Freycenet. Bien qu’éloignés de Saint-Voy, où se trouvait le temple, les protestants de cette communauté ont su témoigner de l’attachement à leur religion. Freycenet faisait partie, avec Saint-Voy et Montbuzat, de l’église de la Haute Montagne. En 1860, le Consistoire a demandé la construction d’un temple car les protestants étaient « éloignés de 6 à 12 km du temple le plus rapproché où ils ne peuvent se rendre, demeurant par conséquent privés de culte, durant une partie de la mauvaise saison. On pourrait construire, sans trop de difficultés pour la nouvelle Église, un temple simple et peu coûteux, en prenant l’emplacement sur les communaux, étant attendu que les principaux matériaux tels que la pierre, la lauze sont à proximité ». Le Consistoire décidait, le 12 juin 1864, de le placer à Freycenet, village le plus important après le chef-lieu de la commune, où l’on a placé l’école communale et le cimetière protestant. C’était aussi le lieu le plus central, le plus convenable. L’inauguration a dû avoir lieu en 1873. Mais en 1879 a été sollicité le secours du gouvernement pour l’achèvement et le paiement des derniers travaux. L’édifice a ainsi coûté 16 537,82 francs. Une salle de jeunesse a été inaugurée avec le concours de plusieurs pasteurs, dimanche 19 septembre 1897. Des récents travaux ont été exécutés en 2013-2014 (plâtrerie, peinture, réfection bois toiture…). En 1910, le pasteur Fridérici a fait construire une maison avec l’intention d’y terminer ses jours. Mais, après la mort de sa femme, il a quitté Freycenet. Sa maison a ensuite été achetée par l’union nationale des Églises réformées évangéliques pour servir de presbytère.
La liste est longue de pasteurs qui ont exercé leur ministère au village de Freycenet. Charles Bourbon (1869-1882), Pierre Joseph Rouffet (1883-1890), G. Fridérici (1890-1912), Paul Perret (1912-1930), Jean Perret (1930-1938), Ch. Délizy (1938-1949), Pierre Volet et Jean Stoos (1949-1954), Georges Daniels (1954-1961), Gilbert Mamen (1961-1970), Yves Chazel (1970-1977), Jean Servier (1977-1989).
À partir de cette date, la paroisse de Freycenet a été desservie par la paroisse du Mazet-Saint-Voy. À la suite de Jean Servier, Georges Arnera, pasteur en retraite, a apporté de très nombreux services à cette paroisse. Aujourd’hui, elle fait partie des paroisses du plateau (les 4 secteurs) avec Fay-sur-Lignon, Montbuzat et Le Mazet avec le jeune pasteur Johan Schafer.

Le 26/01/2015 à 19h00

Groupe de travail œcuménique : La semaine de prière pour l’unité des chrétiens clôturée aujourd’hui

Les membres du groupe de travail œcuménique composés de plusieurs pasteurs ont encouragé les leaders des églises à plus d’engagement en faveur de l’unité des chrétiens. Ils ont constaté que le chemin de l’unité des chrétiens est encore long et difficile.
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens sera clôturée  aujourd’hui. A la veille de la clôture, les membres du groupe de travail œcuménique composé des églises catholique, protestante, luthérienne, méthodiste, évangélique Done’s mission ont invité les différentes communautés chrétiennes à l’unité. Face à la presse,  le responsable de la commission diocésaine pour la promotion de l’unité des chrétiens, Fr Maurice Bon-fils Yélomé, par ailleurs curé de la paroisse universitaire Saint Dominique, a indiqué que le chemin pour l’unité effective et complète du corps du Christ est encore long et difficile. Ceci, dit-il, compte tenu des préjugés et des méconnaissances réciproques, de la peur de l’autre, de la méfiance, de l’esprit de compétition malsain et de mépris qui entachent les relations entre chrétiens.
Les pasteurs chrétiens se disent conscients que l’esprit d’unité manque à notre monde marqué aujourd’hui par le mépris de l’autre et de sa foi.  Un monde où le non-respect du bien commun, la corruption, la violence, le trafic des humains et le manque d’engagement fort et solidaire règnent en maître.
Ils ont cité en exemples les maladies comme Ebola, le Vih/Sida, le paludisme, la pauvreté  et de nombreux fléaux qui assombrissent quotidiennement l’existence de la société africaine. « Voila pourquoi nous encourageons les leaders de nos Eglises respectives à plus d’engagement en faveur de l’unité entre les chrétiens et à continuer à promouvoir l’esprit de l’unité entre les hommes et les peuples », a déclaré le Fr Maurice Bon-fils Yélomé, qui a invité les chefs religieux chrétiens à poser des actes concrets de solidarité en mettant en place des actions concertées et des projets communs visibles entre chrétiens.
« Nous invitons nos différentes communautés chrétiennes à prendre conscience de l’urgence et de la nécessité de cette unité en Christ et à mettre en œuvre des espaces d’échanges et de fraternité dans nos différentes structures de base », a dit Fr Yélomé qui a appelé tous les chrétiens au respect mutuel et à la tolérance qui permettront de construire un monde paix et d’unité. Ils ont saisi l’occasion pour dénoncer et condamner toute atteinte au sacré, à la liberté de religion et toute instrumentalisation de la religion à des fins politiques, commerciales et économiques sources de nombreux conflits à travers le monde, de division entre les communautés et les peuples. Le thème de la semaine de prière pour l’unité chrétienne est « Jésus dit à la femme : donne moi à boire » (Jn 4, 7). 

Vers la mise sur pied d’un Conseil national des chrétiens
En répondant aux questions des journalistes, les pasteurs de l’Eglise chrétienne ont informé qu’ils envisagent de mettre sur pied un Conseil national des chrétiens du Sénégal. Il aidera au rapprochement et au renforcement de liens entre chrétiens du Sénégal.  Selon le révérend-pasteur Joseph Bleck de l’Eglise méthodiste du Sénégal, « on ne peut pas marcher en tant que chrétiens dans la division. C’est pour cette raison que nous insistons sur l’unité des chrétiens ». Une unité qui  fait la force renforce, le révérend-pasteur Pierre Adam Faye de l’Eglise luthérienne du Sénégal.

Eugène KALY

Religion. Célébration œcuménique ce samedi, à 18 h, à Angers

Une célébration œcuménique est proposée ce samedi, à 18 h, à Angers autour de Mgr Delmas, l’évêque du diocèse d’Angers, de pasteurs protestants et d’un prêtre orthodoxe.

Elle aura lieu dans l’église Notre-Dame de Belle-Beille. Près de 400 fidèles de différentes confessions sont attendus. Cette célébration se prolongera par un repas amical.

Les croyants unis pour la paix.

religion

  • Par François-Joseph Ousselin
  • Publié le 22/01/2015 | 23:28, mis à jour le 22/01/2015 | 23:28

L’église Saint Pierre et Saint Paul carrefour des croyants. Après les drames de ce début d’année, après aussi la marche unitaire du dimanche 11 janvier, les croyants avaient choisi ce jour du 22 janvier 2015 pour se retrouver afin de prier ensemble pour la paix.

Combien étaient-ils et de quelles confessions faisaient-ils partie ? On ne le saura pas vraiment. L’église du centre-ville de Pointe-à-Pître aura été pendant plus d’heure, le carrefour des croyants. Traditionnellement consacrée à la prière pour l’Unité des chrétiens, cette troisième semaine de janvier a eu une couleur bien particulière cette année. Répondant à l’invitation de l’évêque de Guadeloupe, Mgr Jean-Yves Riocreux, des pasteurs de l’Eglise Réformée, des prêtres Orthodoxes et Maronites mais aussi l’Imam Sissoko et le prêtre Hindou Nagapin avaient pris place aux côtés de plusieurs prêtres catholiques et au milieu des nombreux fidèles. Tous venus pour prier pour la paix mais aussi, pour rendre un ultime hommage aux victimes  des frères Kouachy et d’Amédy Koulibali mais aussi, comme l’aura précisé Mgr Riocreux, à toutes les victimes des extrémistes en Irak, et en Afrique, particulièrement au Niger.
C’est d’ailleurs le Pasteur Jean-Pierre ANZALA, de l’Eglise Réformée qui a lu et commenté l’Evangile des Béatitudes. Une occasion de rappeler à tous la nécessité qu’il y a d’être à l’image du Christ pour que le monde soit heureux.

Présente  à cette soirée de prière, la communauté chaldéenne des chrétiens maronites, pour la plupart  originaires du Liban. Avec leurs chants, ils ont conduit l’assemblée en plein cœur du Liban mais aussi, dans la réalité des  Syriens et des Irakiens chassés de chez eux et que le Liban accueille. Un film projeté à l’appui a permis à tous les participants de comprendre le curieux choix qui leur est imposé : Renier la foi chrétienne en devenant musulmans, rester chrétiens et payer une taxe ou s’enfuir pour ne pas être tués.
Puis c’était au tout de la famille Nagapin de chanter et de prier pour la paix et l’harmonie.
Il ira jusqu’à proposer aux participants de porter sur leur front la marque du symbole de l’amour, du respect et de l’harmonie.
 

Enfin, avant la fin de la rencontre de prière, le Pasteur Anzala a lancé un appel pour que soit institué un véritable dialogue entre les différentes communautés religieuses «  pour que tous deviennent des artisans de paix. Et peut-être un symbole de cette paix, la soirée s’est achevée avec le geste de chacun d’aller déposer un petit lumignons allumé, pour signifier ce désir de paix et d’unité.
 

Haïti-élection: Le secteur protestant ne reconnait que Vijonet Déméro comme son représentant au …

La Fédération protestante d’Haïti, la Communauté protestante d’Haïti ainsi que la Fédération des pasteurs du grand Nord ont précisé, mercredi, que le secteur protestant n’a choisi qu’une seule personnalité pour le représenter au CEP, en la personne du professeur et pasteur Vijonet Déméro.

La communauté protestante a pris cette position publique au même moment où le Bureau communication de la présidence a publié une note dans laquelle les noms de Max Mathurin et du professeur Vijonet Déméro sont figurés comme les deux représentants des cultes reformés au nouveau CEP.

“Si la présidence jette son dévolu sur une personnalité autre que M. Déméro, ce sera son propre représentant  non pas celui du secteur protestant”, a fait savoir le pasteur Sylvain Exantus, président de la Fédération protestante d’Haïti.

Le pasteur Exantus a expliqué que l’ancien président du CEP, Max Mathurin, a été choisi par l’Eglise épiscopale anglicane alors que le secteur protestant représente à lui seul 54%.

Sylvain Exantus a souligné qu’il n’y avait eu aucune division au sein des membres de la communauté protestante autour de ce dossier. Il fallait mettre du temps pour choisir quelqu’un dont l’attachement au secteur ne fait aucun doute, a-t-il ajouté.

Les protestants ne reconnaîtraient pas le choix de Max Mathurin parce que celui-ci, selon plusieurs participants à la conférence, allait consulter un prête du vaudou lorsqu’il était malade.

Trois pasteurs montent sur scène aux Terreaux

Affiche du spectacle "Trois ministres sur un plateau"Humour, magie et musique dialoguent dans «Trois ministres sur un plateau», présenté les 23 et 25 janvier, à l’Espace culturel des Terreaux, à Lausanne. Sur scène, trois pasteurs dévoilent leur passion.

Par Laurence Villoz

«Pour moi, pasteur ou humoriste, c’est la même chose», rigole le pasteur Etienne Rochat-Amaudruz qui jouera une dizaine de ses sketches à l’Espace culturel des Terreaux, les 23 et 25 janvier prochain, à Lausanne. Le spectacle humoristique Trois ministres sur un plateau allie sketches, magie et piano sur le thème de la vocation. 

«Je m’inspire de la vie de tous les jours pour les écrire. Par exemple, l’idée du «Testament du goret défunt» m’est venue lors des repas dominicaux chez ma belle-mère. Elle achetait de grandes tranches de jambon pliées en deux qui ressemblaient à un petit livre. A la même époque, les abattoirs de Malley ont mis la clé sous la porte. J’ai ainsi imaginé un testament – qui pourrait être le mien – d’un cochon sur le point de mourir», raconte Etienne Rochat-Amaudruz de la paroisse de Cheseaux-Romanel de l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV).

«Gamin, je faisais rire ma famille quand je sentais des tensions», se rappelle le pasteur de 64 ans qui a commencé à apprendre par cœur les sketches de Fernand Renaud, Coluche ou François Silvant à l’adolescence, avant d’en inventer personnellement. «L’humour partage avec l’Evangile la faculté de libérer des pesanteurs du monde. D’ailleurs, j’utilise certaines de mes prédications pour en faire des sketches», ajoute-t-il. 

Participation du public

De son côté, le pasteur Stéphane Rouèche de la région «Lac-en-ciel» de l’Eglise réformée Berne-Jura-Soleure s’exprimera par la prestidigitation. «J’allie une prestation théâtrale avec de la magie. J’aime particulièrement entrer en contact avec le public», explique ce membre du club des magiciens de Neuchâtel qui fait, entre autres, disparaître des billets de dix francs. «Pour moi, c’est un rêve d’enfant. Je retrouve dans la magie, tout comme dans la religion, l’émerveillement et la reconnaissance», ajoute-t-il.

Sur scène également, le jeune ministre de la paroisse du Pied du Jura, Etienne Guilloud, revisitera au piano des chants de Taizé en version jazz. «Chez les pasteurs et les curés, il y a une longue tradition que de s’intéresser à autre chose qu’à la théologie. Par exemple, à la botanique ou à la musique, moins souvent au monde du spectacle», souligne le pasteur Jean Chollet, directeur de l’Espace culturel des terreaux.

 

Les représentants religieux invités dans les écoles ?

A.-S.D. | 16 Janv. 2015, 07h00 | MAJ : 16 Janv. 2015, 05h57

Prêtre, rabbins, immas, pasteurs. Tous les représentants des communautés religieuses d’Asnières étaient présents à la mairie, hier matin, pour parler des attentats et de leurs répercussions…

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Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dion…

Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez sans doute, le dernier hivernage n’a pas été suffisamment pluvieux pour permettre des récoltes suffisantes encore moins des pâturages fournis.

Du Fouta au Djoloff jusqu’à la frontière avec le Saloum, il n’y a pas eu des céréales permettant aux populations de ces zones de vivre de leur travail.

De même, faute de pâturages, le cheptel est menacé dans son ensemble.

J’ai pu m’en rendre compte personnellement, ces derniers jours sur place où franchement les pasteurs avec leur cheptel se demandent que vont-ils faire dans quelques jours faute de pâturages. Certains même sont déjà vers la Falémé, tandis que ceux d’entre eux qui ne font que l’agriculture sont très inquiets de cette situation qui rappelle à tous égards les années 1970.

Je me fais le devoir, de vous saisir directement de la situation globale du monde rural (agriculteurs et pasteurs) pour demander au Gouvernement de prendre d’ores et déjà, les mesures idoines pour apporter l’assistance indispensable aux paysans et pasteurs en ces moments difficiles.

Je pense vraiment que, cette situation interpelle tous les responsables du pays, car il s’agit de l’avenir même du Sénégal qui est en jeu.

Vous pouvez faire vérifier par vos services compétents, la situation ainsi évoquée.

Si vous estimez qu’il n’y a pas de péril en la demeure, alors j’aurais accompli mon devoir dans tous les cas.

Dans l’espoir que cette lettre sera comprise comme il se doit sans aucune connotation partisane, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre a l’assurance de ma haute considération.

Monsieur Djibo Leyti KA
Ancien Ministre d’Etat
Député à …

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ACF Action Sahel

Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dionne


Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dionne
Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez sans doute, le dernier hivernage n’a pas été suffisamment pluvieux pour permettre des récoltes suffisantes encore moins des pâturages fournis.

Du Fouta au Djoloff jusqu’à la frontière avec le Saloum, il n’y a pas eu des céréales permettant aux populations de ces zones de vivre de leur travail.

De même, faute de pâturages, le cheptel est menacé dans son ensemble.

J’ai pu m’en rendre compte personnellement, ces derniers jours sur place où franchement les pasteurs avec leur cheptel se demandent que vont-ils faire dans quelques jours faute de pâturages. Certains même sont déjà vers la Falémé, tandis que ceux d’entre eux qui ne font que l’agriculture sont très inquiets de cette situation qui rappelle à tous égards les années 1970.

Je me fais le devoir, de vous saisir directement de la situation globale du monde rural (agriculteurs et pasteurs) pour demander au Gouvernement de prendre d’ores et déjà, les mesures idoines pour apporter l’assistance indispensable aux paysans et pasteurs en ces moments difficiles.

Je pense vraiment que, cette situation interpelle tous les responsables du pays, car il s’agit de l’avenir même du Sénégal qui est en jeu.

Vous pouvez faire vérifier par vos services compétents, la situation ainsi évoquée.

Si vous estimez qu’il n’y a pas de péril en la demeure, alors j’aurais accompli mon devoir dans tous les cas.

Dans l’espoir que cette lettre sera comprise comme il se doit sans aucune connotation partisane, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre a l’assurance de ma haute considération.

Monsieur Djibo Leyti KA
Ancien Ministre d’Etat
Député à L’Assemblée Nationale
Secrétaire Général de l’U.R.D

Un pasteur tzigane évangélique reçoit la légion d’honneur

15.01.15 11:03 – Le 14 janvier, le pasteur Georges Meyer a reçu la légion d’honneur en hommage à ses 42 ans de service dans la communauté tzigane. Le ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Bernard Cazeneuve, lui a remis ce titre en mains propres.
Georges Meyer, dit «pasteur Jimmy» est enseignant au Centre International de Formation Biblique de la Mission Evangélique des tziganes de France (METF). Aujourd’hui, ce mouvement compte plus de 220 églises en France et a formé 1800 pasteurs. En 1977, «Pasteur Jimmy» est devenu président de ce centre également appelé «Vie et Lumière».

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