La marche de l’église évangélique du Gabon retracée par son président

Le président de l’église évangélique du Gabon, le Pasteur Jean Jacques Ekouaghet, se livre à cœur ouvert en répondant à nos questions liées au fonctionnement de l’entité religieuse dont il a la charge : exclusivité.DSC_0000427
GABONINITIATIVES (GI) : Président, pouvez-vous décliner votre identité?

Jean Jacques Ndong Ekouaghet (JJNE) : Je m’appelle Jean Jacques Ndong Ekouaghet. Je suis gabonais et originaire de la Province de l’Estuaire, marié et père de plusieurs enfants. J’ai fait mes études de théologie tour à tour dans des facultés à Yaoundé et en France, inscrit normalement en DE, ancienne version et j’ai une licence en théologie. Je suis Pasteur de l’église évangélique du Gabon, consacré en 1987. J’ai été tour à tour opposant au président régional de la région estuaire, Vice Président, Secrétaire administratif. Un poste que j’ai occupé pendant deux mandats. Depuis Mars 2014, je suis Pasteur, Président de l’Eglise Evangélique du Gabon.

GI : Président, pouvez-vous définir la structure ecclésiastique de l’église évangélique du Gabon ?

(JJNE) : L’Eglise évangélique du Gabon a connu des périodes d’incompréhension, pratiquement trente ans, après le départ des missionnaires en 1987. Il fallait amorcer un nouveau système de dénouement des problèmes auxquels l’église était souvent confronté, et qui tournait autour d’un point essentiel : le problème de gestion car la province qui était majoritaire statistiquement gérait toujours et la minorité n’en avait pas la possibilité. La province administrative la plus importante, changeait autant de président d’église et cette méthode n’arrangeait pas du tout, les autres membres issus de la même région d’où la décision de rotation de présidence en 1987. Notons que l’Eglise est organisée en région ecclésiastique. Il y’a donc pour le moment, quatre régions ecclésiastiques. La première est la région de l’Ogooué estuaire synodale qui comporte en elle-même cinq régions administratives à savoir : l’estuaire, le moyen Ogooué, l’Ogooué maritime, la Ngounié et la Nyanga. La deuxième région est la région synodale de l’Ogooué Ivindo Sud Ouest qui comporte trois régions administratives à savoir la région de l’Ogooué Ivindo, la région du Haut Ogooué et la région de l’Ogooué Lolo. La région synodale du Woleu-Ntem qui est la troisième, comporte quant à elle, seulement un seul département : celui du Woleu Ntem, département de l’okano, département du Haut N’tem dans le Woleu n’tem. La quatrième région c’est celle du N’ tem qui n’a qu’un seul département. Voilà la constitution de l’administration synodale au niveau de l’église évangélique du Gabon.
GI : Président, comment se déroule l’ordination au sein de l’église évangélique du Gabon ?

JJNE : L’élection du Président de l’Eglise évangélique du Gabon se déroule selon un cadre rotatoire, en tenant compte de la région qui a reçu pour la première fois l’évangile. C’est cette région qui est choisie pour enclencher le cycle de rotation et tour à tour, les autres régions suivent le mouvement. En 1987, la région synodale de l’Ogooué estuaire a été le début de ce système. C’est par Libreville que l’évangile, est arrivé en premier lieu au Gabon en général et même dans la sous région. Après l’Ogooué estuaire, c’est l’Ogooué Ivindo. Quelques années plus tard, l’évangile est allé dans le Woleu-Ntem. L’Ogooué Estuaire a commencé le premier mandat en 1987. Ce premier tour rotatoire s’est achevé en 2014 où chaque région a eu à la tête un fils pour la représenter. Le système étant rotatoire, c’est le seul système qui rassemble toute l’église. Depuis seize ans, c’est la première fois, que l’église du Gabon est devenue stable. En mars 2014, le tour est revenu toujours à la région Ogooué estuaire. Notons qu’à une élection, le choix de la candidature se fait par un synode, qui peut choisir un ou deux candidats ; en exemple le dernier synode de 2014 où deux candidats ont été choisis et le vainqueur fut le président Jean Jacques Ndong Ekouaguet à une élection à un seul tour. Le candidat malheureux a totalisé un bon score de 40%. Notons que cette élection était difficile parce que les gens avaient versé dans l’intoxication, avec l’émission de plusieurs tracts dans le but de me faire perdre l’élection. Cependant la bible déclare qu’aucun plan de Dieu, ne peut être détruit par l’homme. Les plus gros électeurs sont les chrétiens qui sont plus nombreux que les Pasteurs. Parmi les tracts, plusieurs accusations ont été portés à ma personne au sujet d’un don d’argent, que j’aurais remis à mon collègue Pasteur Bengone afin qu’il ne se présente pas. Et d’autres pasteurs m’avaient demandé de décliner mon projet d’où ma réponse négative : « Je ne pourrais dire ce que je ferais que lorsque le moment viendra car en cette période, Dieu me dira ce que je ferais » et cela au Conseil national d’Afrique ; C’est pour cette raison, que j’avais décliné mon projet sur le plan spirituel qui est celui d’ organiser la vie des pasteurs compte tenu du désordre total de l’administration de l’église qui depuis ma prise de fonctions, est ordonnée.
Sur le plan financier pour la première fois, l’église a tenue une grande conférence budgétaire. Les recettes et des dépenses ont été optimisées et tous les départements de l’église sont budgétisés. C’est grâce à cette procédure que les salaires des Pasteurs ont pu être bancarisés. Pour ceux qui avaient ouvert des comptes bancaires, reçoivent désormais leur salaire par virement bancaire. Auparavant, chaque pasteur utilisait l’argent de l’église à son gré. Aujourd’hui l’enseignement privé a été optimisé. Avec le budget, plusieurs travaux de réfection des écoles, sont en cours. Depuis le mois d’octobre dernier, les travaux de réfection du collège Fanguinoveny de Lambaréné. Il est une obligatoire, que la gestion des finances soit respectée, dans le cadre de versement des cotisations des églises, à la direction générale, qui est l’église évangélique du Gabon. C’en est fini, avec le désordre anarchique de certains dirigeants des paroisses ! L’enseignement doit laisser à l’église, un budget de cent millions de francs. Concernant l’administration, il y’a un changement total. Plusieurs nominations basées sur la compétence et la fidélité, ont été faites alors que mes prédécesseurs ont porté leurs choix sur les gens de leur province natale, les transférant depuis l’enseignement public à celui du privé. Le cas de Libreville, il y’a trois établissements ; A baraka, c’est un originaire du Woleu-Ntem et l’intendant est originaire de Bitam. Au lycée d’Akébé c’est une camerounaise de l’Afrique Centrale parce que nous avons des enseignants expatriés. Il n’y a pas de raison que ces gens travaillent pour nous et que nous ne pouvons pas leur laisser des places pour le commandement. Au lycée d’Akébé, le proviseur est une femme et elle est originaire de la Ngounié. A Melen, le proviseur est du moyen – Ogooué. Mais tous, sont les enseignants de l’enseignement protestant. Dans le moyen Ogooué, le proviseur de Port-Gentil est de l’Afrique de l’Ouest ; Il n’y a pas de proviseur fang à l’Ogooué Ivindo, le proviseur est d’Oyem ; A Franceville, le proviseur est de l’Ogooué Ivindo et l’intendant est de Bitam. A Eboma, le proviseur est de Minvoul et l’intendant est une femme camerounaise qui est épouse de pasteur. A oyem, le proviseur est de Bitam, à Bitam, le proviseur est de la Ngounié. Au niveau de l’enseignement protestant leur direction générale est un chantier.
Par ailleurs l’Eglise évangélique du Gabon est reconnue sur le plan international par le fait que mon vice président venait d’effectuer une mission en France où il m’a représenté, dans le cadre des échanges avec la CEVA qui est la commission des églises de mission. C’est une organisation qui regroupe toutes les églises de mission en assemblée pour examiner le programme de mission en interne. Les relations avec la CEFAG et la CEVA vont permettre l’octroi deux projets sur l’évangélisation des pygmées au niveau de Mekambo et Boumango. C’est un projet de la CEVA et il y’a aussi un autre projet dont la réalisation a débuté : c’est celui de la mise sur le Net de tous nos établissements. Avant ma prise de fonction, aucun projet n’était palpable. La connexion sur le Net est déjà existante ici, dans l’administration, au secteur d’enseignement privé et d’ici la fin de l’année, il y’aura la formation des pasteurs et les enseignants sur l’outil informatique surtout que les relations avec l’international, sont très bonnes.

GI : Président, en tant qu’homme d’église, quelle est votre analyse sur la situation sociopolitique du Gabon ?

JJNE : En tant que responsable d’une communauté religieuse, je voudrais d’abord souligner un fait : le Gabon n’est pas une biographie. Ce n’est pas Dieu qui est le souverain au Gabon, Dieu est le souverain de toute la terre et du monde entier. En ce qui concerne la république gabonaise, ce sont les gabonais qui élisent le Chef de l’Etat, ce n’est pas Dieu qui le nomme. Je ne partage pas du tout l’avis de certains croyants et ce qu’ils disent à propos de la prophétie. Par contre, je voudrais m’arrêter et faire reconnaitre que, depuis 1990, quand le Gabon avait accepté de rentrer dans la démocratie, les gens se levaient dans leurs propres intérêts et non dans l’intérêt général de la nation. Aujourd’hui notre système électoral a comme plus d’évolution. D’abord depuis le temps du Président Omar Bongo Omdimba et avec l’actuel Ali Bongo Ondimba, la biométrie a été mise en place. Le Gabon est un jeune, beau et riche pays et il faudrait qu’il soit beau à tous égards. Le Président OBO avait déjà amorcé un bon pas. C’est pourquoi grâce à l’arrivé d’Ali Bongo Ondimba, cette biométrie est effective aujourd’hui dans notre pays. L’objectif actuel est que les acteurs politiques et le gouvernement améliorent le système politique, afin de réussir ce challenge de la démocratie. Après l’élection de 2009, le Président Ali Bongo Ondimba a été placé à la tête de notre pays même si certains ont décrié haut et fort cette victoire. Mais il est bon de reconnaitre que dans les élections, il y’a un seul gagnant et après ce sont des perdants, là n’est pas le problème. Mais en tant qu’observateur selon les expressions de certains hommes politiques, des méchancetés de leurs parts, l’atmosphère n’est très sereine. Où est alors le respect de la dignité humaine suivant les propos malhonnêtes de certains acteurs politiques, il faut donc revenir au meilleur langage politique ? Et quel héritage culturel à léguer aux générations futures de notre pays ?
Propos recueillis par Ngoulou Narcisse
GI /15

L’étonnant parcours du pasteur creillois

 Le dimanche, des centaines de chrétiens se rassemblent pour prier à Creil où de nombreux lieux de culte se côtoient. Portrait de l’étonnant responsable d’une petite église protestante du centre-ville

Floriane Louison | 01 Août 2015, 12h20 | MAJ : 01 Août 2015, 17h30

Dans la rue Michelet, à Creil, un seul bar reste en activité. En passant sa porte, d’anciens clients retrouveraient leurs souvenirs : des éléments du décor sont toujours là, le comptoir notamment. Aujourd’hui, il ne reste qu’une table, une grande. Chaque jeudi soir, des croyants se rassemblent autour pour lire la Bible.

«C’est une église-maison, explique le locataire des lieux, Tahar Hamdani. Nous habitons ici avec mon épouse et mes enfants et nous accueillons aussi une dizaine de familles pour l’étude biblique, ainsi que pour le culte du dimanche.»

Drôle d’endroit et drôle de vie. Tahar Hamdani est d’origine algérienne, né de parents musulmans. Il a grandi en France «avec un sentiment de révolte», avant de devenir pasteur au sein d’une communauté évangélique, laMission Timothée, installée à Creil depuis peu. Entre les deux… «un long cheminement», dit-il.

«Je suis parti tôt de chez moi, j’étais passionné de musique, c’était ce que je voulais faire de ma vie. Je suis devenu guitariste, je jouais souvent dans la rue, j’ai beaucoup voyagé.» Une jeunesse à la limite de la dérive, selon lui, «avec l’alcool, la drogue, presque clochard par moments à force de bourlinguer. Mon problème, c’était ce sentiment de vide. Je voulais ressentir les choses. J’étais artiste, un peu mystique, pas du tout religieux. La première fois que je suis tombé, par hasard, sur une Bible, ça m’a bouleversé. Un peu plus tard, j’ai rencontré la Mission Timothée. Elle avait un centre d’accueil à Anduze (Gard). J’ai fait une formation de missionnaire pendant trois ans.J’ai aussi commencé à travailler avec eux. Aujourd’hui, j’ai mon entreprise d’audit énergétique. »

Cette mission, fondée en 1972, a été classée dans un rapport parlementaire de 1995 comme secte, avant une marche arrière. Elle ne l’est plus aujourd’hui. Elle est même reconnue d’intérêt général. Pour lui, «en tant que croyant pratiquant, on est mal compris dans la société».

Surtout, quand on n’est pas dans les clous. « Je ne fais jamais de prosélytisme, je ne me sens pas supérieur aux autres dans ma pratique. C’est une démarche personnelle qui, pour ma part, m’a sauvé la vie.Quelques habitants qui me connaissent, ici, à Creil, me posent des questions. Il y a beaucoup de différences dans cette ville, religieuses notamment, et au final les gens se respectent même si, au fond, ils ne comprennent pas toujours.»

Le succès des évangélistes

A Creil, pas de décompte officiel mais au moins une dizaine d’églises protestantes rassemblent des fidèles chaque semaine. Beaucoup d’entre elles se revendiquent évangéliques. Cette branche du protestantisme est la religion qui progresse le plus dans le monde. En France aussi, notamment en région parisienne et en particulier dans les villes confrontées à des difficultés économiques ou sociales.
« Avoir la foi, quelle que soit sa pratique, c’est donner du sens à sa vie, estime une fidèle des Adventistes du 7e jour , l’une des premières Eglises évangéliques à s’être installée à Creil. Mais, ici, il y a autre chose parce que c’est une Eglise plus proche des gens, elle ne vit pas que les jours de messe mais, avec nous, au quotidien. Les pasteurs parlent simplement, de choses concrètes. »

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Dans la rue Michelet, à Creil, un seul bar reste en activité. En passant sa porte, d’anciens clients retrouveraient leurs souvenirs : des éléments du décor sont toujours là, le comptoir…

Eglises de réveil : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !»

Des dérives sont enregistrées dans les églises dites de ‘’réveil’’. Certains pasteurs s’illustrent par des comportements déviants, au grand dam des familles de leurs ouailles, complètement sous leur charme. Analyse.

Dans les artères de Libreville, les églises dites de « réveil », à l’image des débits de boisson, pullulent. Des lieux de culte sortant de terre tels des champignons, sans crier gare, et ce, sous le regard du ministère de l’Intérieur. D’où l’assertion de l’économiste Karl Marx : « la religion est l’opium du peuple ». C’est le cas de le dire ! Les comportements, peu orthodoxes de ces Hommes de Dieu donnent le tournis, au sens propre et figuré du terme, à bon nombre de citoyens.

Le modus operandi

Très souvent, ces leaders religieux sont des expatriés, baragouinant à peine quelques mots de français, installant çà et là des églises, sans se soucier du lieu et des commodités du cadre. Le plus important : appâter des ouailles. Malheureusement, la modestie ne semble point être leur marque de fabrique. Le temps des missionnaires austères, obséquieux et modestes est révolu !

Désormais, le  « bon » pasteur est un redoutable communicateur, misant tout sur l’aspect visuel. Tout y passe, accoutrements cintrés, réseaux sociaux, campagnes publicitaires et marketing viral (bouche à oreille). A cela, s’ajoutent, les messages subliminaux véhiculés dans les prêches des Hommes de Dieu. « Grande nuit prophétique », « Force contre force », « Briser le chômage et le célibat», « Stop aux maris de nuit », pour ne citer que ceux-là. Bref, des thèmes plus ingénieux les uns que les autres ! L’autre aspect et non des moindres, réside dans l’influence de ces « gourous » sur les fidèles. Et dire que les Saintes écritures, les exhortent à être de « bons bergers ».

Les dérives

Le train de vie de certains de ces pasteurs, choque n’importe quel quidam doté d’une once de lucidité et bon sens. Ces Hommes de Dieu circulent dans des véhicules rutilants, habitent les beaux quartiers et portent des vêtements haut de gamme. Pire, leurs voyages, souvent en 1ère classe, sont légion. Pourquoi lésiner sur la dépense ? Les ouailles casquent pour assurer à leur « guide » religieux un train de vie dispendieux.

Toujours en rapport avec le nerf de la guerre, les détenteurs d’églises, forcent insidieusement les fidèles à payer la dîme. D’ailleurs, certains d’entre eux refusent catégoriquement des pièces durant les collectes lors des cultes et offices, prétextant que Dieu aime les billets. Une aberration ! Dans la même foulée, les prières, initialement gratuites, s’obtiennent désormais à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes. Les Pasteurs monnayent à prix d’or leurs talents spirituels. Au diable le sacerdoce !

La force de frappe, voire la capacité de nuisance, de ces leaders religieux est sans aucun doute la redoutable rhétorique. Fins psychologues aux langues mielleuses, ces patrons d’églises de réveil, sont capable de faire avaler n’importe quelle couleuvre aux ouailles et particulièrement à la gente féminine. De nombreuses femmes abandonnent leur foyer, diabolisent du jour au lendemain leurs maris et entourage familial, et utilisent l’argent des courses domestiques pour l’église. Et comme ces dépenses sont liées à la satisfaction de leurs besoins personnels, ces Hommes de Dieu ne disent mot.

Autre dérive et certainement la plus grave d’entre toutes à mettre à l’actif du comportement peu recommandable de ces pseudos leaders de conscience ; des pasteurs s’adonnant à la luxure, de véritables adeptes de Bacchus, avides de la chair fraiche des femmes qui fréquentent les lieux de culte. Les nombreux cas d’adultères orchestrés par ces leaders religieux en sont les parfaites illustrations. Ces derniers prétextent qu’ils sont « des Hommes et que la chair est faible ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que quelques pasteurs véreux ternissent l’image de cette corporation, tellement importante pour l’équilibre moral des êtres humains, car ils jouent un rôle cathartique dans la société. Vivement que ces « brebis » galeuses révisent leur copie !

Auteur : YFI | Source: Gaboneco | Publié initialement : le 31-07-2015 à 12:53:57

En dépression, un pasteur américain se suicide!

Seth Oiler, pasteur de First United Methodist Church à Newark, Ohio, s’est suicidé le mois dernier après avoir avoué avoir eu une affaire avec un membre de son église. Il mit fin à ses jours dans le presbytère où il vivait avec sa femme et ses enfants.

Oiler a rencontré à plusieurs reprise le pasteur Gregory Palmer et « confessa une faute sur le plan sexuel avec une adulte de la congrégation. » Le pasteur a alors demandé des congés volontaires.

« Il a été d’accord avec le pasteur que le mieux était de prendre du recul vis à vis de sa position à l’église afin d’avoir le temps de mettre en place un suivi pour lui et sa famille, » déclara Lisa Streight, responsable de la communication des églises Méthodistes Unies de l’Ouest Ohio, dans un communiqué publié dans le Neward Advocate.

Après la confession d’Oiler, l’église décida de lui montrer son soutien en continuant de lui donner un salaire et en le laissant habiter temporairement, lui et sa famille, dans le presbytère. La nouvelle de son suicide fut un choc pour l’église et la communauté.

« Nous étions juste stupéfaits et avions énormément de chagrin, » déclara Streight. « Plusieurs personnes sont en deuils, notamment sa femme et ses enfants, la congrégation où il officiait et de nombreux collègues et amis. C’était tellement triste. »

Streight déclara qu’une équipe avait été envoyée afin de soutenir et encourager l’église dans cette période de deuil.

Dépression, burn out, tentation

Plusieurs pasteurs subissent de nombreuses pressions, telle que la tentation, le burn out, la dépression et les difficultés financières. D’autres souffrent même de se sentir triste et seul.

Isaac Hunter, l’ancien pasteur de l’église Summit à Orlando, mit fin à ses jours en Décembre 2013, un an après avoir avoué avoir eu une liaison avec une ancienne associée. Avant son suicide, son comportement montrait déjà des signes de luttes émotionnelles et de pensées suicidaires alors qu’il luttait contre la spirale infernale de la drogue et de l’alcool.

Il a même écrit une lettre de suicide, qui a été découverte plus tard dans son ordinateur, longtemps avant qu’il ne passe à l’acte, exprimant le regret profond qu’il avait « d’être devenu ce qu’il n’avait jamais voulu être, un poids pour ceux qu’il aimait le plus, » selon Charisma News.

Dans la même année, le Pasteur Ed Montgomery, alors qu’il faisait le deuil de sa femme Jacky, se tira une balle devant sa mère et son fils. Apparemment Montgomery entendait la voix et les pas de sa défunte femme.

90% des pasteurs se sentent fréquemment épuisés

Les pasteurs ne sont pas immunisés contre la dépression. Selon une étude faite par l’Insitute of Church Leadership Development, 70% des pasteurs luttent contre la dépression. L’étude montre aussi que 71% des pasteurs ont le sentiment d’être en burn out, et 90% ont l’impression d’être fréquemment épuisé.

Quand on leur demande l’impact de leur ministère pastoral, 80% disent que cela a eu un effet négatif sur le vie de famille. En terme de relation, 77% pensent qu’ils n’ont pas un bon mariage, pendant que 70% pensent qu’ils n’ont pas d’amis proches.

La mort d’Oiler et des autres pasteurs qui se suicident sont un rappel que l’église doit toujours avoir ses leaders dans ses prières et intercessions.

Oiler a laissé derrière lui sa femme Joyce et leurs trois enfants – Isabelle, Abigal et Noah.

Source : Gospel Hérald


“Jésus”, l’ICC-service qui a pignon sur rue

Oser dire la vérité quitte à ne plus mettre pieds à l’Eglise, enseigne le dicton populaire  Fon, «E do xodjoxo lobo gon yèwéxo mè». Chrétien fervent, Anice Pépé, l’un des meilleurs artistes  de musique traditionnelle béninoise  n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer le commerce de Dieu qui se fait avec la bénédiction des pouvoirs publics à Cotonou dans son titre  «Ylando wa mi dé», «Vous péchez».

Marché de dupe

Jésus, le fils de Dieu mort pour racheter les humains du péché, a encore du pain sur la planche sinon, sous. Loin  de se repentir, les humains s’ingénient à user de son nom pour commettre des vilenies. Anicet Pépé, artiste musicien béninois s’en désole. «Oh ! Vous qui commercialisez le nom de Jésus, vous péchez», crie l’artiste qui  rappelle  toute la flagellation qu’a subie le sauveur des chrétiens sur la terre des Hommes. Prévenant qu’il n’aura pas sa langue dans la poche sur le drame qui se joue sous ses yeux, Anice Pépé dénonce la multiplicité des prophètes qui poussent comme des champignons.

«Qu’il plaise à un mouton, il s’autoproclame bon pasteur, prophète oins de Dieu, pour  demander qu’on le suive. Qu’il plaise à un porc,  il s’autoproclame bon pasteur, prophète oins de Dieu demandant aux fidèles de renoncer au vodoun pour avoir la vie éternelle»  constatent l’artiste et son groupe folklorique qui informent que ces prétendus pasteurs sont quotidiennement à la quête de gris-gris pour que se remplissent leurs chapelles. Pour Anice Pépé et ses compagnons de scène, il n’existe  plus de véritable chrétien prêt à suivre à la lettre les enseignements du Christ. «Y a-t-il encore de véritable chrétien ici-bas ?» interroge Anice Pépé à qui son chœur répond  «Non. C’est un mensonge. Ne nous y trompons pas». Ils en veulent pour preuve les  frasques des leaders religieux. «Pasteurs, prêtres ou autres diseurs de bonne nouvelle détournent des épouses, escroquent et vident la bourse». Aussi, font-ils constater que nombre de ces hommes de Dieu s’aventurent en politique. Un lieu  que Pépé et ses amis réduisent à un cercle de menteurs. L’ancien ministre  de Souza qui a reconnu sur un plateau qu’il appartient à une classe de politiciens menteurs ne les démentira pas. «La parole de Dieu qui est la vérité et le mensonge peuvent-ils cohabiter ?» interrogent-ils. Pour eux, ce sont «des loups vêtus de peau d’agneau».

Le commerce de Jésus

Ce qui irrite Anice Pépé donc, c’est le commerce de Jésus. «Quand nous en verrons, nous en parlerons sur la place publique» met en garde l’artiste  ajoutant : « Arrêtez de  vous faire de l’argent avec le nom Jésus». Il s’agit  en d’autres termes d’une escroquerie de masse où de nombreux Béninois sont grugés comme ce fut le cas avec le scandale Icc-services et consorts.  A la seule différence qu’ici, les pouvoirs publics observent un silence complice.  Une complicité qui amène l’artiste à se demander comment un véritable adorateur du créateur, un vrai pasteur peut-il avoir des accointances avec des politiciens sans scrupule. L’artiste convaincu d’être  en présence de faux pasteurs, rappelle que c’est la manifestation des prédictions faites par Jésus depuis deux millénaires. L’autre désolation de l’artiste, c’est la pollution, marque de fabrique de certaines chapelles chrétiennes qui troublent le repos des citoyens dans leurs rayons. Anice Pépé  constate que la relation incestueuse entre hommes de Dieu et politiciens favorise l’impunité observée face à cette forme de pollution. «Des chrétiens condamnent de vaillants citoyens à l’insomnie sans qu’il n’y ait d’autorité pour taper du poing sur la table» indique-t-il faisant remarquer qu’ils se foutent de la santé de leurs voisins. Une situation qui ne devrait perdurer.

Jésus doit réagir

Jésus ne doit pas tarder à réagir. Anice Pépé l’appelle à frapper fort. «Seigneur, Dieu, disperse-les. Ne laissent pas les menteurs se faire de l’argent sur ton dos. Manifeste ta puissance, toi qui es» prie l’artiste qui reconnaît être aussi un pécheur, mais à la différence de ne pas être un «trafiquant de Jésus»

La nouvelle école pastorale de Hurepiti sera inaugurée samedi


L’ancienne école pastorale d’Hermon, sur les hauteurs de la Mission, ne répond plus aux normes prévues pour la formation des pasteurs de l’EPM.L’ancienne école pastorale d’Hermon, sur les hauteurs de la Mission, ne répond plus aux normes prévues pour la formation des pasteurs de l’EPM.

L’ancienne école pastorale d’Hermon, sur les hauteurs de la Mission, ne répond plus aux normes prévues pour la formation des pasteurs de l’EPM.
L’Église protestante mä’ohi (EPM) inaugurera ce samedi, à Taha’a, dans le village de Hurepiti, sa nouvelle école pastorale, qui remplacera désormais celle de la Mission, Hermon. L’établissement se trouvait sur les hauteurs de la Mission depuis 80 ans. Le choix de ce transfert n’a pas été réfléchi. Le site ne répondait plus aux conditions prévues pour la formation théologique des pasteurs. 
En 1990, un lotissement social a été bâti à proximité et a généré depuis des nuisances, occasionnant des difficultés de fonctionnement de l’établissement. Le conseil supérieur de l’EPM a fini par opter pour le transfert à Taha’a où elle dispose d’une réserve foncière de près de 300 hectares. 
Les travaux de construction de cette nouvelle école ont démarré depuis plus d’un an. Le transfert des équipements, des élèves pasteurs, de leurs familles ainsi que l’équipe d’encadrement a été réalisé ces dernières semaines. Quant au site de la Mission, il sera reconverti. Il devrait accueillir les organismes de l’Église, liés à la cause de la jeunesse, comme les U’i ‘äpï. 

15 élèves pasteurs en formation

Cette nouvelle école pastorale de Taha’a accueillera 15 élèves pasteurs en formation. Avec leurs familles, ils occuperont chacun un foyer et résideront au sein de l’établissement, comme dans un campus universitaire. 
Le matin, ils iront au cours théologique et, l’après-midi, ils auront des tâches ménagères et autres. 
S’ils ont des enfants, ces derniers seront inscrits dans les établissements scolaires à proximité. La formation des pasteurs de l’EPM dure quatre ans. Ensuite, la phase pratique est étalée sur deux ans dans une paroisse. Après, c’est au cours du synode annuel que les pasteurs seront officiellement installés, devant le conseil supérieur de l’Église. Actuellement l’EPM dispose d’une centaine de pasteurs répartis sur toute la Polynésie. Une dizaine officie hors de nos frontières, comme à Nouméa, Fidji, Samoa, etc. 
Dimanche, l’EPM procédera à l’ouverture de son synode annuel. Outre l’installation de nouveaux pasteurs et l’affectation des anciens, elle renouvellera aussi la présidence de l’Église occupée depuis 2008 par le pasteur Taarii Maraea. D’autre part, d’ici un an, elle prévoit d’inaugurer un centre universitaire pour les métiers de l’agriculture, la pêche, la pisciculture, et autres. Le projet est en cours avec, notamment, un financement du Pays et de l’État. 
Ce week-end, l’EPM écrit une nouvelle page de son histoire à Taha’a et a prévu de célébrer cet événement en présence de nombreux invités. 

C.T.

Plus d’informations dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique

AFRIQUE DU SUD :: Un pasteur sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles – Camer

afrique,sud,pasteur,sud,africain,fait,manger,des,serpents,vivants,ses,fideles,south,africa,AFRIQUE DU SUD :: Un pasteur sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles :: SOUTH AFRICA AFRIQUE DU SUD :: Un pasteur sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles :: SOUTH AFRICAEn Afrique du Sud, un pasteur radical de 24 ans a été interpellé ce week-end. Il est accusé d’avoir fait manger des serpents vivants aux fidèles de son église. Ce pasteur radical affirme que les reptiles ont «un goût de chocolat» et que «celui qui a la foi peut tout manger». Ce sont des photos de ces rituels peu orthodoxes, publiées sur Facebook, qui ont attiré l’attention et entraîné une plainte de la Société protectrice des animaux sud-africaine (SPCA).

Les images ont été largement relayées sur le web sud-africain. On y voit des fidèles agenouillés devant le pasteur Penuel Mnguni, qui glisse des serpents vivants dans leur bouche grande ouverte. D’après les photos, il semble que les fidèles de l’Eglise des disciples de la fin des temps mangeaient aussi leurs propres cheveux et des morceaux de tissu.

Ces photographies impressionnantes ont déclenché la colère de la Société protectrice des animaux. Celle-ci a déposé une plainte pour « cruauté envers les animaux » en fin de semaine dernière. « Un serpent ne peut pas être mangé par un être humain, surtout s’il est vivant », a déclaré le porte-parole de la SPCA, qui pointe aussi « un traumatisme » pour les enfants présents dans l’église lors de ces cérémonies. La SPCA soupçonne le pasteur radical d’avoir également utilisé des rats et des lézards pour nourrir ses fidèles.

Des pratiques dénoncées par le Conseil national œcuménique

A la suite de cette plainte, le pasteur a été arrêté ce week-end, avant d’être libéré sous caution en attendant la date de son procès. Ce n’est pas la première fois qu’une telle affaire défraie la chronique en Afrique du Sud. L’an dernier, un autre pasteur avait fait parler de lui en incitant ses fidèles à manger de l’herbe et à boire de l’essence. Le pasteur Penuel Mnguni est d’ailleurs l’un de ses disciples.

Ces pratiques sont dénoncées par le Conseil national œcuménique. « Ces rituels ne sont fondés sur aucun texte sacré, mais sortent directement de l’esprit [de ces pasteurs] », a-t-il indiqué. Le Conseil estime pourtant que les autorités ne devraient pas intervenir, au nom du droit à la liberté religieuse en Afrique du Sud.

© Source : RFI



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Un pasteur sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles

Depuis 22h, des tirs et explosions de grenades ont à nouveau été entendus dans la capitale burundaise à quelques heures de la présidentielle, surtout entre les quartiers de Nyakabiga et Jabe. Il s’agit des premiers tirs qui retentissent depuis le début de la médiation ougandaise. Dimanche, les pourparlers avaient été reportés sine die. Le camp présidentiel ne s’était pas présenté.

Paris : deux pasteurs d’une église de réveil de la RDC en garde de vue pour une affaire des …

Les deux hommes se seraient croisés à une heure tardive dans la maison de la choriste et ont terminé dans les locaux de la police pour tapage nocturne, coups et blessures.

La scène s’est déroulée dans le 10e arrondissement de Paris non loin de la gare du Nord où vit la protagoniste de la bagarre entre les deux hommes de Dieu. Selon les déclarations rendues publiques par la police, les deux pasteurs d’origine congolaise se seraient rencontrés dans l’appartement de la choriste un peu vers 23h.

L’un des deux se trouvait à l’intérieur et serait sortit  suite à l’insistance de l’autre sur la sonnerie en bas de l’immeuble. Surpris de voir son second de l’église en être l’auteur, le pasteur s’est engagé dans un monologue de reproches et insultes envers ce dernier. Humilié, l’homme a riposté, poussant son principal à en venir aux mains.

Non contents de régler leurs différends amoureux dans la rue, les deux pasteurs dont l’un tenait dans ses mains une Bible se seraient rendus dans l’appartement exiger à la choriste de faire son choix.

Il semblerait que ce choix porté sur le second de l’église qui aurait aggravé la colère du pasteur principal. L’homme affirme maintenir la choriste depuis plus d’un an à tous les niveaux, et serait lui qui paierait l’appartement de cette dernière. Cassant tout dans l’appartement, le pasteur aurait menacé d’y mettre aussi le feu avec la choriste et son second à l’intérieur.

Alertée par les voisins, une brigade de police est arrivée sur les lieux et a procédé à l’interpellation des deux hommes de Dieu qui seraient mariés. Le pasteur qui vit dans la banlieue parisienne aurait quatre enfants avec son épouse et son second en aurait deux avec son épouse aussi membre du bureau de leur église.

Ghislain Lolaka


ABUS D’AUTORITE ET VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME : L’esclavage des pasteurs …

abus,dautorite,violation,des,droits,lhomme,lesclavage,des,pasteurs,camerounais,winners,chapel,cameroon,ABUS D’AUTORITE ET VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME : L’esclavage des pasteurs Camerounais à Winners Chapel :: CAMEROON ABUS D’AUTORITE ET VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME : L’esclavage des pasteurs Camerounais à Winners Chapel :: CAMEROONLa World Mission Agency Inc., structure nigériane illégale au Cameroun, qui parraine deux autres structures exerçant illégalement au Cameroun dont Winners Chapel et Living Faith Church Worlwide, s’est donné pour mission de clochardiser les pasteurs camerounais au point de réduire leurs missions au simple degré de l’esclavage. Chronique d’un service pastoral qui rime à contre-courant.

La mission de l’Etat du Cameroun est de protéger ses ressortissants partout où ils sont, et même dans les structures où ils sont appelés à exercer. Ceci relève d’un droit régalien. Et plus encore, lorsque des Camerounais se retrouvent à subir toutes les formes de discriminations par des structures exerçant illégalement au Cameroun, il y a lieu ici de se poser les bonnes questions. Comment est régi le droit du travail des étrangers au Cameroun ? Quel traitement est réservé à toutes les entreprises exerçant illégalement au Cameroun ? Quelles sont les procédures de poursuite d’une entreprise reconnue coupable de fausse déclaration tant au niveau des impôts que  de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) ? Et quel  traitement est réservé à une entreprise dont la véracité des faits en ce qui concerne les traitements inhumains, les détournements des fonds publics, la dépravation des mœurs et l’esclavagisme est établie ?

La vie des pasteurs camerounais exerçant dans les congrégations religieuses citées plus haut se passe de tout commentaire. Et pour tirer la sonnette d’alarme, les autorités compétentes de la République, dont le préfet du département du Wouri, le gouverneur de la région du Littoral, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et même la Présidence de la République ont été saisis du dossier. Malheureusement, face au silence desdites autorités, qu’on serait tenté de qualifier de laxisme, les dirigeants desdites églises continuent de trinquer. Au détriment des règles établies en matière de législation de travail au Cameroun et surtout des Camerounais qu’ils emploient.

Abus de Position dominante

Il est aujourd’hui établi que toutes ces églises sont la création des Nigérians qui y règnent en véritable gourou. Et leur politique d’expansion voudrait, pour les facilitations de leur implantation, que les ressortissants locaux déblaient d’abord le terrain pour leur laisser par la suite la place. Cette politique, qui marche paradoxalement bien au Cameroun, a été dénoncée et stoppée net au Ghana, au Gabon et même au Kenya où l’Etat a rétabli tous les pasteurs locaux dans leurs droits. Sous nos cieux malheureusement, les pasteurs camerounais, bien qu’ayant œuvré non seulement pour l’implantation desdites églises mais aussi et surtout pour leur prospérité, sont curieusement réduits à l’esclavage, leur gratification étant réduite à la simple expression congrue. Pendant ce temps, les pasteurs nigérians roulent carrosse et procèdent aux détournements et autres transferts de fonds vers le Nigéria. Toute chose vérifiable au sein du siège national de la World Mission Agency Inc. qui est situé à Ndogbong à Douala ou encore dans ses représentations à Buéa, Kumba, Limbè, Tiko, Bamenda ou encore à Yaoundé aux quartiers Fouda et Biyemassi.

Pour être plus édifiant, alors que des pasteurs nigérians perçoivent des salaires allant au-delà de 400 mille FCFA, avec des loyers aménagés à leur convenance, une assurance maladie, des prestations sociales versées auprès des institutions de leur Etat d’origine, une couverture familiale assurée par l’église, certains pasteurs camerounais squattent, eux, sur des bancs d’église, incapables qu’ils sont de se loger, de se nourrir et de se vêtir.

Illustration Parfaite

Le cas du pasteur Clément Simon Mbambad, doyen de tous les pasteurs camerounais au sein de la World Mission Agency Inc, est révélateur de tous les griefs portés contre cette église nigériane au Cameroun. Après douze années de service, ce dernier a pourtant oeuvré pour l’ouverture de la Winners Chapel et la Living Faith Church Worlwide à Buéa dans le Sud-ouest, Edéa dans la Sanaga Maritime, Bonabéri à Douala dans le Littoral. Non sans relever celles qui se mourraient à Bamenda dans le Nordouest, en Guinée-Bissau, à Tiko dans le Sud-ouest, à Bafoussam à l’Ouest et Nyalla à Douala dans le Littoral.

Bien plus, c’est le même pasteur qui a construit les sanctuaires de Buéa, Guinée-Bissau, Yaoundé Fouda et Edéa. Une oeuvre louable. Et pourtant, Clément Mbambad est placé sous le contrôle d’un novice pasteur nigérian. Lequel a curieusement moins de quatre années dans la pastorale. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que le seul Nigérian au Cameroun, promotionnaire du pasteur Clément Mbambad, est le pasteur Ansoh John Dominion qui exerce au siège national de la World Mission Agency Inc au quartier Ndogbong à Douala comme pasteur national. Cependant, les commodités accordées aux deux pasteurs ayant pourtant le même background sont d’inégale valeur.

Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? L’un est Camerounais et l’autre Nigérian. Le traitement du premier relève du menu fretin alors que le second bénéficie de toutes les faveurs et autres attentions. Et comme si cela ne suffisait pas, le pasteur Clément Mbambad est l’objet de toutes les intrigues, acculés qu’il est par des pasteurs nigérians exerçant au Cameroun. Lesquels, loin de se révéler dans la pastorale, versent plutôt dans l’affairisme, la gesticulation, la volatilité, l’arnaque des fidèles, le mensonge, la délation et l’argent roi, sale et facile. Et du coup, on comprend aisément pourquoi le pasteur Clément Mbambad, malgré ses références louables et son expérience sur le terrain de la pastorale, n’a jamais été nommé au poste de pasteur national au Cameroun. Sa nationalité camerounaise à l’origine sans doute de ses malheurs.

Esclavagisme et Xénophobie

Il faut noter aujourd’hui, pour le dénoncer, que l’architecture fonctionnelle de ces églises issues de la World Mission Agency Inc. ne permet pas à un pasteur camerounais d’être dans le secret des « dieux ». Résultat des courses : aucun Camerounais ne siège et ne peut siéger dans la commission de «repertoring» des comptes. Selon une source autorisée qui a requis l’anonymat : « les aides qui sont réservées aux fidèles de l’église locale sont d’abord réservées aux citoyens nigérians. Comme si le Cameroun était une région nigériane ». Dans ce sens, il est par exemple établi qu’à l’église de Ngogbong à Douala, la salle des comptes des offrandes n’est réservée qu’aux seuls Nigérians. Les seuls habilités à connaître et à garder secret les rentrées financières.

Lesquelles sont au centre des tractations diverses, les pasteurs nigérians versant tout simplement dans l’usure, une pratique pourtant prohibée par la législation camerounaise. Par ailleurs, lorsqu’il est donné à un pasteur camerounais de réclamer ses droits, tout est mis en œuvre par les pasteurs nigérians, avec la complicité de certains pasteurs camerounais, pour anéantir toutes les velléités de ce dernier. Il est ainsi facile que l’on se retrouve dans la spirale de la maltraitance, avec des versets bibliques expressément choisis pour la cause. On est alors qualifié de «sataniste » et les fidèles, sans rien comprendre dans le fond, sont mis à contribution pour votre radiation. L’on peut citer le cas des pasteurs Nya Martin (le plus ancien), Eboa kum, Mbambad Simon Clément, Daniel Fongha, Ayuk Ben Gold, Bate Blessed, Greenfield Nchia, Jean Roger Hean, Pierre Bell, Excel Nouboudem, Michael Azinwi, Achuo Joseph, Fruitful Nang, Teba Valentin et bien d’autres encore. La plupart des pasteurs camerounais ainsi sanctionnés l’ont été, pour la plupart, après deux années de pastorale, et ce au moment où leurs patrons nigérians leur imposaient paradoxalement, en fin de compte, un travail volontaire ou alors un licenciement. Chose curieuse, aucun pasteur nigérian ne travaille dans une forme de volontariat. Et du coup, on comprend pourquoi la formation des pasteurs issus de la World Mission Agency Inc. est faite au rabais, la préoccupation majeure des dirigeants de cette église étant axée sur les techniques mafieuses de recherche des fonds.

Plus grave, dans le cadre de l’attribution des marchés devant concourir au développement de ladite église au Cameroun, l’expertise des Camerounais est de facto écartée au bénéfice des entrepreneurs nigérians dont le sport favori est la surfacturation. L’exemple le plus patent est la rénovation du bâtiment abritant le siège national à Ndogbong à Douala. Sans façon, le Nigérian Nwa Chukwu, pasteur national, avait défrayé la chronique en présentant une facture de 90 millions de FCFA au terme desdits travaux. Pire encore, les pasteurs camerounais, abandonnés à eux-mêmes, ne sont pas honorés après leur mort, même après avoir succombé dans l’exercice de leurs fonctions. Il en est ainsi du pasteur Ngwa Harrison de Bamenda. Lequel a été abandonné à sa famille après sa mort, la World Mission Agency Inc. n’ayant pas cru devoir mettre le minimum, c’est-à-dire un cercueil, à sa disposition. De tels cas sont légion. Aussi, peut-on aussi citer la mort à Douala de cet autre pasteur camerounais décédé sur l’autel alors qu’il prêchait.

Pourquoi cette forme de xénophobie au détriment des pasteurs camerounais, ceux-là mêmes qui sont au premier plan et qui œuvrent au quotidien pour le développement de la World Mission Agency Inc. au Cameroun? Des questions et bien d’autres qui taraudent les esprits au regard du train de vie princier des pasteurs nigérians à côté de la misère de leurs pairs camerounais. Ces questions sont d’autant plus révoltantes que pour la célébration des anniversaires du gourou au Nigéria, des collectes de fonds se font jusqu’aux représentations de ladite église implantées au Cameroun et à grand renfort d’invectives. A ce jour, un Camerounais ne pouvant jamais avoir raison devant un Nigérian dans cette congrégation, un Camerounais ne pouvant jamais réclamer justice sous peine d’être licencié, la World Mission Agency Inc. constitue une véritable bombe à retardement sur le plan social. Aussi, peut-on regretter les « excès d’amabilité » qui lient ces pasteurs nigérians avec certaines autorités administratives et policières camerounaises, les premiers ayant des moyens de pressions impressionnants à faire valoir aux secondes.

Cette curieuse position, comme il fallait s’y attendre, a créé un sentiment d’incompréhension, de colère et de révolte auprès des populations. Par ailleurs, elle n’a pas manqué de susciter une interrogation principale : Jusqu’où iront les autorités administratives et policières camerounaises dans leur soutien, y compris le plus absurde, à ces vrais faux pasteurs nigérians ? Cette question a longtemps perturbé les esprits.

© L’Equation : Richard BONDOL



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Iran: un pasteur libéré pour quinze jours

Le pasteur Behnam Irani croupit en prison depuis 2011. Condamné à un total de douze ans de prison pour avoir ouvert des Eglises de maison, il a été libéré pour quinze jours le 4 juillet dernier.

Pour obtenir cette visite à la famille, la mère du pasteur de 43 ans a payé une caution de 40’000 dollars. Elle pourra récupérer l’argent obtenu en hypothéquant sa maison si le pasteur se présente à la prison le 19 juillet.

Le pasteur Behnam Irani avait disparu mystérieusement de prison durant plus de trois semaines en juin 2014. Ses proches avaient d’abord craint son exécution. Personne n’a jamais su où il avait passé avant de réintégrer la prison, indiquent Present Truth Ministries, qui soutient les pasteurs inquiétés pour leur foi en Iran.

La rédaction d’Evangeliques.info/Christian Post – 16 juillet 2015 11:13

Anduze : les pasteurs Myriam et Christophe Waechter partent en retraite

Myriam et Christophe Waechter, pasteurs de l’Eglise méthodiste évangélique ont quitté la Porte des Cévennes après avoir exercé leur ministère pastoral sur Anduze, Lasalle et Valleraugue.
Originaire d’Alsace, Christophe Waechter a été très engagé dans l’Armée du Salut pendant trente cinq ans, puis avec son épouse il est descendu dans le Gard, à Saint-Jean-de-Valériscle avant de gagner Anduze où ils ont succédé à Pascal et Christelle Gaudin.
L’organisation du culte, les réunions de prières, les rencontres inter-églises dans le cadre de la pastorale ont requis une grande partie de leur temps mais Christophe Waechter, toujours désireux d’ouvrir l’Eglise méthodiste au monde extérieur, a également été la cheville ouvrière des Estivales.
Conférences, concerts, spectacles musicaux animent maintenant régulièrement les mois d’été
L’heure de la retraite ayant sonné pour Myriam et Christophe Waechter, au cours du culte du dimanche 5 juillet dirigé sous la présidence d’Etienne Rudolph, surintendant de l’UEEM (Union des Eglises Evangéliques Méthodistes) les paroissiens ont tenu à leur témoigner leur sympathie en présence du maire, Bonifacio Iglesias, et de Geneviève Blanc, conseillère départementale.
La cérémonie dominicale a été suivie d’un apéritif et d’un repas en commun à la Bouscarasse.
Echanges et partages ont été l’occasion de remettre aux jeunes retraités une composition florale et un week-end insolite et gourmand dans la résidence de leur choix, une manière agréable d’aborder cette période qui pour le pasteur et son épouse ne restera sans doute pas inactive. Leur nouvelle vie les mène dans la Drôme à Saint-Rambert d’Albon mais grâce au dynamisme qu’ils ont enclenché, ils savent pouvoir faire confiance aux paroissiens pour continuer leur action.
Julie et Julien Teissonnière, accompagnés de leur petite Léa, vont prendre la succession de Christophe et Myriam Waechter, bien décidés à s’engager dans l’esprit d’ouverture insufflé par leurs prédécesseurs. 

Chez certains pasteurs, la bénédiction des couples gays ne passe pas

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Laurent Schlumberger, President of the United Protestant Church of France pastor speaks during the national synod of the United Protestant Church of France on May 14, 2015 in Sete, southern France. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT

« J’ai mal à mon Eglise. » C’est par ces mots, durs, que Jean-Louis Nosley a entamé sa lettre ouverte. Le président du conseil presbytéral de la paroisse protestante de Robinson (Hauts-de-Seine) souhaitait partager avec le plus grand nombre son désarroi. Dans ce qui semble être une volonté d’apaisement, il a été entendu : sa missive a été publiée mercredi 8 juillet sur le site de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF).

Voilà près de deux mois que le synode national de l’EPUdF a autorisé la bénédiction des couples homosexuels et, depuis, la décision de l’Eglise, qui incarne le courant historique du protestantisme français, semble créer des remous.

« L’idée de présenter ma démission m’a effleuré, explique Jean-Louis Nosley dans sa lettre. Nos relations avec nos frères catholiques risquent d’être soumises à de fortes contraintes. (…) Plus grave encore, certaines paroisses de notre Eglise sont maintenant tentées de s’en séparer. »

Une crainte que partage le pasteur d’Agen, Christophe Desplanque. Depuis la décision synodale, « mon travail a été de dissuader les gens de claquer la porte » de l’Eglise née du rapprochement en 2013 des luthériens et des réformés, et qui revendique quelque 340 000 fidèles.

« Pression de la mentalité ambiante »

Pourtant, la décision synodale, adoptée le 17 mai à une écrasante majorité (94 voix pour et 3 contre), avait été jugée équilibrée. Elle laisse en effet aux pasteurs la…

La maison du pasteur sur le marché immobilier

Le canton met en vente 20 de ses cures, inutilisées par l’Eglise. Il s’agit cette fois de bâtiments classés, ce qui est nouveau

Cures vaudoises à vendre! Vingt de ces édifices vont bientôt être mis sur le marché immobilier par le canton. Les prix seront fixés ces prochains mois. L’Etat espère en dégager un produit de 12 à 18 millions de francs.

Ce n’est pas la première fois qu’un lot de cures est ainsi dispersé. Mais le premier groupe, écoulé entre 2006 et 2012, comprenait 18 bâtiments «sans intérêt patrimonial particulier». Il en va autrement cette fois: ces 20 nouvelles cures sont bien placées au recensement architectural. Elles y portent la note 2, 3 ou 4, ce qui témoigne de leur caractère remarquable et de leur intérêt régional ou local.

Les volets vert et blanc, qu’elles ont quasiment toutes, les identifient comme bâtiments officiels, dans ce canton où l’Etat et l’Eglise continuent de maintenir d’étroites relations. Elles sont marquées aussi par leur région. Près des villes, elles peuvent prendre l’aspect de la maison de maître. Sur les hauteurs, des écrans de tavillons les protègent du gel. Dans les opulentes campagnes du Plateau, le mélange d’éléments ruraux et patriciens trahit leur origine bernoise.

Car nombre des cures vaudoises ont été construites sous l’Ancien Régime pour les pasteurs de Leurs Excellences. Elles forment dans leur variété un ensemble cohérent. «Leur ancienneté, leur dimension, leur autarcie, tout contribue à en faire l’image de la maison idéale», note l’historienne Monique Fontannaz dans un ouvrage qu’elle a consacré à ce patrimoine.

Aujourd’hui, tous les bâtiments proposés à la vente sont vides, ou alors occupés par des locataires sans lien avec l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). «Il y a trop de cures et le pire, c’est quand les volets sont fermés», a souligné Pascal Broulis, le chef du Département des finances, en annonçant cette mise en vente.

«Une centaine de cures suffisent désormais à nos besoins», confirme le pasteur Xavier Paillard, président du Conseil synodal, avant d’exprimer «la reconnaissance de l’Eglise envers l’Etat, qui met à disposition le logement des pasteurs».

Ces dernières années, l’Eglise vaudoise a dû organiser son repli. Elle a passé de 18 à 11 régions, de 156 à 84 paroisses. Elle compte aujourd’hui 270 collaborateurs, mais nombre de ses pasteurs, lorsqu’ils ne tiennent pas une paroisse territoriale, n’ont plus d’obligation de résidence.

Etant donné que les cures nouvellement en vente ne servent déjà plus aux besoins de l’Eglise, cette nouvelle vague de désengagements devrait passer moins amèrement auprès des pasteurs que les précédents épisodes.

Se séparer des cures, le conseiller d’Etat Charles Favre avait été le premier à l’envisager, il y a une quinzaine d’années, à l’époque pour réduire la dette. Mais une augmentation des loyers lui avait paru préférable. Cette hausse avait été vécue comme un coup d’assommoir par nombre de pasteurs, vu les montants très modiques qu’ils avaient l’habitude de payer. Certains avaient obtenu d’être déliés de l’obligation d’habiter la cure.

Mais louer ses logements au prix «du marché» (les pasteurs à domicile profitent encore d’un rabais d’environ 20%) ne suffit plus à l’Etat. Celui-ci aime être propriétaire des locaux qu’il occupe, explique Pascal Broulis, mais il revendique aussi «le courage de céder des bâtiments qui ne sont plus utiles». C’est l’«optimisation du patrimoine de l’Etat».

La Commission cantonale immobilière va procéder à l’estimation de la valeur vénale des cures. La vente sera publique, les premiers bâtiments disponibles dès le premier semestre 2016. Jusqu’à un million de francs, la vente est de la compétence du Conseil d’Etat, au-dessus elle est de celle du parlement cantonal.

L’Etat ne cherche pas à faire le plus d’argent possible avec ses cures, mais il n’entend pas les brader non plus, a assuré Pascal Broulis. Les communes auront la priorité sur leur territoire, pour autant qu’elles fassent une offre crédible.

Lors de la première série de ventes, Grandvaux n’avait avancé que 100 000 francs pour acheter la cure avec vue imprenable sur le lac, alors que la vente à un particulier en a fait au final la meilleure affaire du lot.

L’Etat de Vaud a mis sept ans pour vendre ses 18 premières cures, qui ont rapporté au total 15,8 millions de francs. Au recensement architectural, elles portaient les notes 5, 6 et 7 (le 7 désignant un objet altérant le site).

Vendre maintenant des édifices remarquables? «Il n’y a pas de tabou», répond Pascal Broulis. Même pour Montpreveyres ou Rossinière, les deux seules cures notées 1 (intérêt national), si elles devaient ne plus avoir d’utilité pour l’Etat. Pour la protection du patrimoine, le canton se veut rassurant: les nouveaux propriétaires seront soumis exactement aux mêmes contraintes que l’actuel.

Une fois ces 20 demeures pastorales supplémentaires vendues, il restera encore 118 cures vaudoises, contre 156 en 2006. Le pasteur Xavier Paillard estime que le dispositif de l’EERV est maintenant stabilisé. Pascal Broulis veut le croire aussi: «On aura toujours besoin de pasteurs derrière les volets.»

Et les 300 églises, qui appartiennent pour la plupart aux communes et se vident, elles aussi? Selon Xavier Paillard, elles devront faire l’objet d’un «grand travail de réflexion».

Soudan: deux pasteurs risquent la peine capitale

Jusqu’au 14 juillet: c’est le temps qu’il reste à l’avocat de deux pasteurs pour prouver leur innocence. En effet, deux pasteurs sud-soudanais sont en prison en attente de leur jugement.

Le 1er juillet, la justice de Khartoum a signifié les sept chefs d’accusation retenus contre eux. Deux d’entre deux sont passibles de la peine capitale.

Les deux pasteurs sont accusés de détenir de la littérature chrétienne, des cartes de Khartoum, un rapport interne de l’Eglise et surtout des documents de formation du Service de la Sécurité nationale et du renseignement.

D’après les ONG Portes Ouvertes et Christian Solidarity Worldwide, le pasteur Michael Yat a été arrêté le 21 décembre, à la fin de sa prédication. Le pasteur Peter Yem a quant à lui été arrêté le 11 janvier dernier, suite au courrier adressé au Service des affaires religieuses pour se renseigner sur le sort de son collègue.

La rédaction d’Evangeliques.Info/ONG – 10 juillet 2015 11:30

Consacré pasteur à 26 ans!

Un vent de fraîcheur souffle sur la paroisse réformée de Corgémont-Cortébert. Un jeune pasteur de 26 ans sera en charge des églises des deux communes dès le 1er août. David Giauque de Péry vient de terminer ses études de théologie. Il succédera à Werner Habegger, parti en retraite anticipée il y a six mois. Durant cette phase de transition, des pasteurs remplaçants ont géré la paroisse. Comme l’exige le règlement bernois, le nouveau pasteur prendra ses quartiers dans la cure située au pied du Temple de Corgémont. David Giauque est conscient que son jeune âge ne sera pas forcément toujours un atout, notamment pour tisser un lien avec des personnes plus âgées. Il reste toutefois très optimiste et affirme qu’il prendra le temps nécessaire pour apprendre à connaître les gens de la paroisse, peu importe leur âge. /nme   

De retour d’une mission au Gabon/Le révérend Makosso Camille: ”L’Eglise protestante …

Après ses démêlés avec quelques uns de ses collègues pasteurs qui l’ont conduit en prison fin mai et début juin 2015, le révérend Camille Makosso vient de passer deux semaines à Port-Gentil au Gabon. Hier à sa descente d’avion, l’homme de Dieu a animé un point de presse pour donner les dernières décisions arrêtées par la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire, leur organisation commune.

C’est hier mercredi 7 juillet 2015 que le révérend Camille Makosso est rentré de son voyage pastoral de Gabon. Il y avait été invité par le maire et le Gouverneur de Port-Gentil, la capitale économique du Gabon. Selon le Secrétaire général de la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire, sa structure est composée de « 80 fédérations et collectifs de pasteurs représentée dans les 30 régions de la Côte d’Ivoire ». Quelques 10 118 pasteurs officiellement recensés feraient partie de cette structure. C’est donc cette organisation qui a déclaré officiellement par la voix de son Secrétaire général, Camille Makosso « qu’elle n’est nullement représentée dans un soi-disant « G12 » au sein des églises évangéliques mise en place par un groupuscule de pasteurs, ex-membres du Haut conseil protestant évangélique dissout après son implication dans la crise postélectorale de 2011 dont certains des leaders sont encore en exil ». Tout en mettant « en garde les pasteurs animés d’intention d’escroquerie politique en cette période électorale », la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire précise qu’elle reste « neutre dans le débat politique et ne soutient aucune candidature d’homme politique en vue des prochaines élections ». Le révérend Camille Makosso n’a pas manqué de revenir un tant soit peu sur les froufrous entre lui et le Bishop Kassi D’Azito ; froufrous qui l’ont conduit en prison et qui, vraisemblablement selon ses déclarations, auraient été orchestrés par Kassi D’Azito. Hier à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët, le révérend Makosso dans la déclaration qu’il a lue devant la presse, a dit ceci : « la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire (…) confirme la suspension de monsieur Kadjo Adou dit Bishop Kasssi d’Azito de toutes ses fonctions au sein de ladite commission ». L’homme de Dieu a précisé que cette décision a été « prise depuis le 05 juin 2015 par la commission discipline des églises protestantes évangéliques de Côte d’Ivoire, pour des actes anti-bibliques mettant en mal l’unité de l’Eglise évangélique ».

Dans sa déclaration, Makosso a appelé le pouvoir actuel à la plus grande vigilance face aux « vendeurs d’illusions » qui, selon lui, ont été « incapables de rendre compte des 04 milliards F Cfa obtenus de l’ex-pouvoir (…) La Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire reste la seule voix officielle des pasteurs en Côte d’Ivoire », a-t-il insisté. Il a par ailleurs annoncé un grand rassemblement dans les prochains jours pour des prières et combats spirituels face à la menace djihadistes. Pour le reste, le révérend Camille Makosso a expliqué que sa mission spirituelle au Gabon fut un grand succès. D’autant plus que d’importants miracles se sont produits lors d’un rassemblement de plus 3000 personnes à Port-Gentil. Au cours de cette rencontre sept (07) paralytiques et cinq (05) aveugles auraient recouvré l’usage de leurs membres et organes.

JPO

Soudan : 2 pasteurs risquent la peine capitale


 

Leur avocat doit prouver leur innocence avant le 14 juillet. Deux pasteurs, Michael Yat et Peter Yen, sont poursuivis pour 7 chefs d’accusation.

150708fr300C’est dans leur cellule, à la prison Kober de Khartoum, capitale du Soudan, que ces deux pasteurs sud-soudanais ont appris la nouvelle. Le 1er juillet, le juge a retenu contre eux sept chefs d’accusation, dont deux passibles de la peine capitale.

Course contre la montre

Cette décision n’est pas une condamnation, mais elle signifie que Mustafa Muhaned, leur avocat, dispose de moins de deux semaines pour apporter la preuve de leur innocence. De plus, les autorités ne lui ont accordé que quinze minutes pour rencontrer ses clients avant l’audience. Ensuite, le tribunal examinera une dernière fois les éléments présentés et décidera du sort réservé aux deux pasteurs.

Piégés ?

Michaël Yat et Peter Yen ont été interrogés au sujet des documents trouvés sur leur ordinateur après leur arrestation : carte de Khartoum, littérature chrétienne, rapport interne de l’Église et guide d’étude sur le Service de la sécurité nationale et du renseignement (NISS). Les pasteurs ont affirmé qu’ils n’avaient jamais vu ni lu le guide d’étude sur la sécurité et qu’ils n’ont aucune connaissance de la manière dont il est arrivé sur leur ordinateur. Il semble qu’ils aient été piégés.

« Priez. »

Dès le début de cette affaire, Peter Yen avait déclaré : « Priez pour que cette épreuve soit à la gloire de Dieu ici au Soudan, et pour que nous soyons en paix même avec ceux qui sont contre nous. »

Les deux pasteurs du Sud-Soudan se trouvaient à Khartoum au moment de leur arrestation. Michaël avait été interpellé le 21 décembre 2014 après avoir prêché dans une église. Quant à Peter, il avait été arrêté le 11 janvier 2015 suite au courrier qu’il avait adressé au Service des affaires religieuses pour se renseigner sur le sort de son collègue.

Légende photo : Peter Yen (gauche) et Michaël Yat (Crédit photo : CSW)

Sujets de prière :

  • Remercions Dieu pour la persévérance de Michaël et Peter,

  • Prions pour leur avocat : que Dieu lui accorde sagesse et force de persuasion,

  • Demandons à Dieu de pourvoir aux besoins des familles des pasteurs et de les soutenir.

Les pasteurs Yat Michael Ruot et Peter Yein Reith risquent la peine de mort

Le pasteur Yat Michael Ruot de l’Eglise évangélique presbytérienne du Soudan du Sud

Yat Michael Ruot et Peter Yein Reith, deux pasteurs de l’Église Évangélique Presbytérienne du Soudan du Sud accusés d’espionnage, risquent la peine de mort ou l’emprisonnement à vie s’ils sont jugés coupables. Mohamed Mustafa, leur avocat, ainsi que le pasteur Hafez de l’Église évangélique Khartoum Bahri dans laquelle le Pasteur Yat Michael Ruot avait parlé contre la persécution des chrétiens au Soudan ont également été arrêtés.

Le pasteur Peter Yein, a été arrêtés par les services de sécurité soudanais. Il risque la peine capitale. Le pasteur Peter Yein, a été arrêtés par les services de sécurité soudanais. Il risque la peine capitale.

Un litige foncier qui opposerait l’église presbytérienne dans laquelle les deux hommes de Dieu travaillent et le gouvernement serait à l’origine de l’accusation, selon le Centre américain pour le droit et la justice. Des accusations criminelles graves, sur la seule base de leurs convictions religieuses et leur critique du pouvoir en place pèseraient également contre eux.

Emprisonnés pour six chefs d’accusation, ils sont notamment accusés d’espionnage, d’atteinte au système constitutionnel et d’ »offense aux croyances islamiques » et risquent la peine de mort.

Les deux pasteurs ont été arrêtés et détenus sans inculpation et sans accès à un avocat ou à leur famille en décembre dernier pour le pasteur Yat Michael Ruot et en janvier pour le pasteur Peter Yein Reith. En date du deux juillet, un juge a décidé de maintenir les charges pesant contre eux sans remise en liberté.

Au cours de la prochaine audience qui est prévue le 14 Juillet, l’avocat des deux pasteurs aura l’autorisation de les rencontrer environ 15 minutes afin de les informer avant la réunion. Ils ne sont cependant pas autorisé à recevoir de visite de leur proche, ce qui va à l’encontre de la loi soudanaise qui prévoit des droits de visite en prison.

Selon une déclaration du Centre africain pour la justice et la paix, leur maintien en détention et les poursuites pénales sont discriminatoires et violent les garanties constitutionnelles et juridiques internationales d’égalité.

Mervyn Thomas, chef de la direction de Christian Solidarity Worldwide, s’est aussi exprimé sur le sujet en ces termes :

«Nous sommes déçus d’apprendre que le juge a décidé de maintenir les charges extrêmes et injustifiées contre les pasteurs Michael et Reith. Nous continuons à appeler à leur libération immédiate et inconditionnelle. Les restrictions en cours sur leurs visites juridiques et familiales sont […] pénibles pour les pasteurs et leurs familles. »

Le pasteur Hafez et l’avocat Mustafa sont quant à eux accusés d’entrave à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. S’ils ont été libérés sous caution, ils devront néanmoins être jugés au cours d’un procès au tribunal.

Selon certaines analyses, le procès des deux pasteurs pourrait être destiné à envoyer un message fort à d’autres leaders chrétiens de ne pas critiquer le traitement des minorités chrétiennes au Soudan et d’éviter de critiquer les politiques du parti au pouvoir.

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Les pasteurs Yat Michael Ruot et David Yein Reith risquent la peine de mort

Le pasteur Yat Michael Ruot de l’Eglise évangélique presbytérienne du Soudan du Sud

Yat Michael Ruot et David Yein Reith, deux pasteurs de l’Église Évangélique Presbytérienne du Soudan du Sud accusés d’espionnage, risquent la peine de mort ou l’emprisonnement à vie s’ils sont jugés coupables. Mohamed Mustafa, leur avocat, ainsi que le pasteur Hafez de l’Église évangélique Khartoum Bahri dans laquelle le Pasteur Yat Michael Ruot avait parlé contre la persécution des chrétiens au Soudan ont également été arrêtés.

Un litige foncier qui opposerait l’église presbytérienne dans laquelle les deux hommes de Dieu travaillent et le gouvernement serait à l’origine de l’accusation, selon le Centre américain pour le droit et la justice. Des accusations criminelles graves, sur la seule base de leurs convictions religieuses et leur critique du pouvoir en place pèseraient également contre eux.

Emprisonnés pour six chefs d’accusation, ils sont notamment accusés d’espionnage, d’atteinte au système constitutionnel et d’ »offense aux croyances islamiques » et risquent la peine de mort.

Les deux pasteurs ont été arrêtés et détenus sans inculpation et sans accès à un avocat ou à leur famille en décembre dernier pour le pasteur Yat Michael Ruot et en janvier pour le pasteur David Yein Reith. En date du deux juillet, un juge a décidé de maintenir les charges pesant contre eux sans remise en liberté.

Au cours de la prochaine audience qui est prévue le 14 Juillet, l’avocat des deux pasteurs aura l’autorisation de les rencontrer environ 15 minutes afin de les informer avant la réunion. Ils ne sont cependant pas autorisé à recevoir de visite de leur proche, ce qui va à l’encontre de la loi soudanaise qui prévoit des droits de visite en prison.

Selon une déclaration du Centre africain pour la justice et la paix, leur maintien en détention et les poursuites pénales sont discriminatoires et violent les garanties constitutionnelles et juridiques internationales d’égalité.

Mervyn Thomas, chef de la direction de Christian Solidarity Worldwide, s’est aussi exprimé sur le sujet en ces termes :

«Nous sommes déçus d’apprendre que le juge a décidé de maintenir les charges extrêmes et injustifiées contre les pasteurs Michael et Reith. Nous continuons à appeler à leur libération immédiate et inconditionnelle. Les restrictions en cours sur leurs visites juridiques et familiales sont […] pénibles pour les pasteurs et leurs familles. »

Le pasteur Hafez et l’avocat Mustafa sont quant à eux accusés d’entrave à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. S’ils ont été libérés sous caution, ils devront néanmoins être jugés au cours d’un procès au tribunal.

Selon certaines analyses, le procès des deux pasteurs pourrait être destiné à envoyer un message fort à d’autres leaders chrétiens de ne pas critiquer le traitement des minorités chrétiennes au Soudan et d’éviter de critiquer les politiques du parti au pouvoir.

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