Les nouveaux cardinaux, des pasteurs engagés

Plus encore que le Vatican ou la curie romaine, le collège des cardinaux est le cœur de l’organisation de l’Église catholique. Ces 228 hommes en robe rouge – dont 125 âgés de moins de 80 ans sont amenés à élire le pape en le choisissant dans la chapelle Sixtine – l’assistent aussi dans son gouvernement. Cette élite choisie parmi 5065 évêques forme donc un sénat de conseillers dont l’avenir de l’Église dépend directement.

Soudan du Sud : le conflit a des conséquences catastrophiques sur l’élevage, selon la FAO

NEW YORK (Nations Unies), 1er janvier (Xinhua) – – Les déplacements des éleveurs de bétail et de leurs troupeaux fuyant les affrontements armés au Soudan du Sud ont entraîné l’apparition de nouveaux foyers de maladies animales et aggravé les tensions entre pasteurs et agriculteurs ainsi qu’entre les différentes communautés pastorales, s’alarme un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

“La FAO et ses partenaires sont en première ligne pour lutter contre les foyers de maladies animales et sauvegarder le système de soins de santé animale du Soudan du Sud”, a déclaré l’agence de l’ONU dans un communiqué de presse. Ces derniers mois, des équipes d’experts en élevage de la FAO ont sillonné le pays et mené des dizaines de missions d’évaluation, dont les résultats ont signalé de “nouvelles pathologies préoccupantes parallèlement à la détérioration des conditions d’élevage et à la multiplication des actes de violence pour l’accès à la terre et aux pâturages”.

Selon la FAO, l’élevage joue un rôle social très important au Soudan du Sud où il représente bien plus qu’une simple source de nourriture, généralement sous la forme de lait et produits laitiers. Les bovins, en particulier, sont un signe de richesse et de statut social. Ils sont la principale source de richesse des éleveurs. Leur vente procure de l’argent frais, mais ils sont parfois troqués contre le grain ou offerts à titre de dot lors des mariages ou, quoique rarement, abattus pour leur viande lors de célébrations spéciales ou en périodes de besoin extrême.

En raison du conflit armé, les éleveurs ont réduit les surfaces plantées dans des proportions allant jusqu’à 40% dans certaines régions et les prix des aliments de base ont quadruplé dans les zones les plus touchées.

“Bien que les conflits tribaux et les razzias de bétail ne soient pas inhabituels au Soudan du Sud, la transhumance du bétail fuyant ou contournant le danger sur des routes inhabituelles, notamment à travers des régions agricoles, a suscité des tensions dégénérant souvent en actes de violence entre pasteurs et agriculteurs”, explique le rapport, ajoutant que ce phénomène est en train de miner la stabilité sociale, notamment dans des zones jusque-là épargnées par les hostilités et les conflits politiques datant de décembre 2013.

Les déplacements de troupeaux ont propagé des maladies animales dans des zones auparavant non infectées, poursuit le rapport de la FAO. Des maladies comme la fièvre de la côte Est, la fièvre aphteuse et la trypanosomiase dévastent les élevages de bovins et menacent la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des communautés pastorales à travers le pays. Les pertes de bétail et la baisse de la production de lait qui en résultent aggravent les risques de malnutrition, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes. Pour la plupart des éleveurs, la perte du bétail signifie l’anéantissement de leurs moyens d’existence.

“Dès les premiers jours de la crise, la FAO a fait de son mieux pour attirer l’attention sur l’urgence silencieuse que représentent ces migrations de bétail inhabituelles”, a souligné le responsable du Bureau de l’agence au Soudan du Sud, Dr. Sue Lautze, tout en soulignant que la FAO a intensifié ses interventions en faveur du bétail, notamment en renforçant et décentralisant la chaîne du froid pour les vaccins, en élargissant le réseau de santé animale communautaire et le programme de vaccination et en déployant son propre personnel pour superviser la surveillance des maladies et rétablir les laboratoires locaux pour le diagnostic des maladies du bétail.

La FAO promeut une double approche au Soudan du Sud, qui consiste à répondre aux besoins immédiats des populations touchées par la crise tout en augmentant la production alimentaire dans les zones les moins touchées. En 2014, le programme humanitaire de la FAO a secouru plus de 2,8 millions de personnes en encourageant simultanément la production agricole, la pêche et les interventions de santé animale, notamment la vaccination de plus de 1,6 million d’animaux. Pour 2015, la FAO a besoin de 89 millions de dollars afin d’améliorer la sécurité alimentaire de 2,35 millions de personnes vulnérables tout en élargissant son effort de développement. Fin

« Taizé, un témoignage pour la société tchèque »

La Croix : Quel est l’enjeu de cette Rencontre européenne de Taizé pour les chrétiens de République Tchèque ?

Daniel Fajfr : Nous espérons que cette rencontre aura un impact sur la vie des gens, non seulement pour ceux qui sont déjà impliqués dans les Églises, mais aussi pour ceux qui sont loin de la foi et qui pourraient être touchés par cet événement au travers de la presse. Seuls 24 % des habitants du pays disent avoir une religion. On se souvient que la précédente rencontre, ici, en 1990 avait eu un impact. Goutte à goutte, il peut y avoir un effet. La période est même presque plus propice qu’elle aurait pu l’être il y a 10 ans. Confrontés à beaucoup de problèmes sociaux et économiques, les Tchèques sont à la recherche de quelque chose de plus profond, de plus transcendant que la simple consommation de biens matériels. Après des années de capitalisme très dur, où les écarts entre riches et pauvres se sont accrus, beaucoup comprennent que l’argent ne fait pas tout. Il y a là un vrai défi pour les Églises !

En proposant un large éventail de spiritualité, dans l’œcuménisme, la Rencontre de Taizé peut répondre à cette attente.

> Voir Frère Aloïs : « Il était nécessaire pour Taizé de revenir en Europe centrale » 

Quelle est la réalité de l’œcuménisme dans le pays ?

D.F : Il y a de belles relations entre les catholiques et les protestants, car pendant la période communiste, nous subissions le même joug. Catholiques et protestants se sont retrouvés dans les mêmes prisons, priaient ensemble et se soutenaient.

Certes, par le passé, il y a eu des drames, notamment avec le massacre de Bilà Hora, en 1620, sous les Habsbourg (1) . Mais je pense qu’aujourd’hui, tout cela est pardonné. En novembre dernier, nous avons d’ailleurs prié ensemble dans ce lieu, avec le cardinal Dominik Duka (NDLR archevêque de Prague). Les vainqueurs et les vaincus ont prié ensemble, réunis par le Christ.

Parmi les fidèles, peut être que certains, fervents protestants ou catholiques, voudraient se souvenir de cette époque. Mais, entre les pasteurs, les relations sont très bonnes. Par exemple, les aumôniers militaires, ou dans les hôpitaux, catholiques et protestants, travaillent ensemble et prient ensemble.

Est-ce un témoignage pour la société tchèque majoritairement athée?

D.F : La plupart des gens ne voient pas vraiment la différence entre les catholiques et les protestants. Ils viennent nous poser des questions sur l’existence de Dieu, sur le sens de la souffrance, mais ne font pas vraiment la différence.

Comment pensez-vous rejoindre la société tchèque ?

D.F : Nous devons trouver un langage simple et compréhensible pour transmettre l’Évangile à ceux qui ne l’ont jamais entendu. La meilleure chose est sans doute l’ouverture des lieux de cultes, pas seulement le dimanche matin. Dans la société tchèque, les jeunes générations sont ouvertes à l’Évangile, je suis convaincu.

Au sein du conseil œcuménique des Églises, tout le monde n’est pas d’accord sur la manière de témoigner de sa foi. Certains pensent qu’il faut le faire de manière explicite, en sortant des églises. D’autres préfèrent attendre que les gens viennent leur poser des questions. Mais les choses changent et beaucoup comprennent qu’il faut davantage aller dehors pour annoncer l’Évangile.

C’est presque plus difficile que du temps du communisme. À cette époque, on était soit chrétien, soit athée. Aujourd’hui, dans une société multiculturelle, il peut y avoir plusieurs croyances et beaucoup de relativisme. Il faut trouver des chemins différents pour rejoindre la population. C’est pour ça que je me réjouis que la rencontre de Taizé soit basée sur la prière. Car on peut faire beaucoup de choses en prêchant et en enseignant, mais on ne peut pas tout faire. La prière, elle, ouvre les cœurs et les rend disponibles. J’espère que les temps de prière de la Rencontre diffusés à la télévision pourront toucher ceux qui verront des jeunes prier. Ce sera un témoignage pour la société tchèque. Car certains pensent ici que le christianisme est réservé aux personnes âgées.

«Le culte de la Restauration est une charmante «genevoiserie»

Saint-PierreAlors que le Canton de Genève ne soutient pas financièrement l’Eglise protestante, la commémoration de la Restauration comprend un culte auquel les autorités publiques sont invitées. La célébration se déroulera, le 31 décembre prochain, à la Cathédrale Saint-Pierre, à Genève. 

Photo: La Cathédrale Saint-Pierre © Jean-Christophe Emery

Par Laurence Villoz

«Le culte de la Restauration fait partie de la tradition», explique le pasteur Blaise Menu de l’Eglise protestante de Genève (EPG), chargé de la prédication du 31 décembre prochain, à la Cathédrale Saint-Pierre. «C’est une Action de grâce pour la liberté retrouvée», ajoute le théologien genevois, Olivier Fatio. Le 31 décembre 1813, Genève a retrouvé son indépendance, à la suite du retrait de l’armée napoléonienne. «Depuis 201 ans, un culte commémore cette date», souligne Olivier Fatio qui a lui-même apporté la prédication, ses deux dernières années. Annexée par la France en 1798, la cité de Calvin a rejoint la Confédération helvétique en 1815.

Chaque année, la commémoration de la Restauration commence à l’aube par 23 coups de canon, représentant les 23 cantons suisses. Puis, une cérémonie officielle se déroule en présence des autorités cantonales. Les festivités se poursuivent par un culte à la cathédrale bien que le canton n’apporte pas de soutien financier à l’EPG. «Le culte de la Restauration est une charmante «genevoiserie». Cette pratique nous vient du passé. Normalement, certains politiques y assistent, mais ce n’est pas certain. Si l’Eglise célèbre la Restauration, elle le fait dans une dynamique positive de fierté genevoise. Ce n’est pas un acte politique», explique Blaise Menu. «La Restauration est une fête populaire et patriotique. Même si les autorités n’assistaient plus au culte, il continuerait d’avoir lieu», précise Olivier Fatio, professeur honoraire à l’Université de Genève.

Une prédication qui traite des frontières

Vice-président de la Compagnie des pasteurs et des diacres, Blaise Menu présidera la célébration de par sa fonction. Il a choisi de se pencher sur la thématique des frontières. «En juin dernier, Sami Kanaan, lors de son premier discours officiel en tant que maire de Genève, a proposé de porter la réflexion autour de la question des frontières. En tant que citoyen, j’ai trouvé la proposition intéressante», se rappelle le pasteur. Ainsi, Blaise Menu a choisi un passage de l’Evangile de Matthieu (15. 21-31) où Jésus rencontre une étrangère. «Ce texte aborde la question de la limite, du passage et de la transgression. Il n’est pas moralisateur, mais transcende les aprioris».

L’Elite ne sera plus un corps de musique officiel

Le corps de musique l’Elite accompagnera pour la dernière fois les festivités en commémoration de la Restauration. A partir du 1er janvier 2015, seule la Landwehr sera la fanfare officielle du Canton de Genève. Jusqu’à maintenant, le canton subventionnait les deux corps de musique qui animaient les événements officiels à tour de rôle. Dès 2015, l’Elite deviendra le brass-band privé de la société de tir, Les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation. 

 

Le Pasteur jacques Fischer s’en est allé

Le Pasteur jacques Fischer s’en est alléPar Freddy Mulongo, lundi 29 décembre 2014  Radio Réveil FM International 

Pasteur Jacques Fischer n’est plus

La Mission intérieure luthérienne était personnifiée en la personne du pasteur Jacques Fischer, un homme de communication. De l’église Luthérienne qui a fusionné avec l’Eglise Réformée de France pour devenir l’Eglise Protestante Unie, le pasteur Jacques Fischer était proche des théologiens africains et des églises africaines à Paris. Il s’était investi pour que les églises luthériennes accueillent les églises africains à Paris en région parisienne pour célébrer leurs cultes dans leur liturgie. Plus tard, Jacques Fischer avec d’autres pasteurs protestants progressistes s’investiront pour que les églises africaines, en majorité congolaises adhérent à la Fédération Protestante de France. Jacques Fischer était un ami du Zaïre, il aimait le nom Zaïre plutôt que la République démocratique du Congo. Pour soutenir l’Eglise du Christ au Zaïre, c’est Jacques Fischer qui après un séjour à Kinshasa qui a trouvé la bourse d’études, à notre regretté frère Charles Mombaya, pour ses études en musicologie à la Sorbonne. Et lorsque la délégation de l’Eglise du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale est venue en 1995 à invitée par la Fédération Protestante de France, Jacques Fischer était présent et avait plaidé pour le rapprochement de deux plus grandes fédérations d’églises au niveau francophone, à la runion qui eu lieu au DEFAP.

Né en 1937, Jacques Fischer aurait été victime d’un AVC. L’office avant les funérailles est prévue ce mercredi 31 décembre à 11h00 , au 22 rue des Archives, Paris 4e, métro: hôtel de ville.

Jacques Fischer était l’un des trois fondateurs de Fréquence Protestante à Paris.

Iran : la litanie des arrestations de chrétiens s’allonge

Derniers incarcérés en date : Shahram Donia Roui et Mohammad Reza Vahedi, deux chrétiens arrêtés pour avoir joué de la musique religieuse en public. Fin novembre, c’est Ebrahim Hosseinzadeh, pasteur d’une église de Shiraz, qui a été interpellé. Ses livres et son ordinateur ont également été confisqués. Par ailleurs, les deux pasteurs et le diacre arrêtés en décembre 2006, ont assisté le
9 décembre à la deuxième session de leur jugement en appel. Ils contestent la première condamnation, en 2011, à six ans de prison pour « action contre l’État ».
 

Les “églises de maison” ciblées

À chaque fois, il s’agit de chrétiens affichés, pasteurs ou non, qui tiennent des « églises de maison ». Il s’agit de domiciles mis à disposition par des fidèles pour que les chrétiens puissent se retrouver en l’absence de lieu de culte. Selon le gouvernement iranien, seuls les chrétiens arméniens ou chaldéens y sont admis. Les Iraniens qui n’appartiennent pas aux ethnies chrétiennes n’ont pas le droit de pénétrer dans une église, ni de se convertir. Toutefois, la situation des chrétiens en Iran n’est pas pour le moment comparable à celle du Pakistan, par exemple, où les chrétiens sont victimes de pogroms de la population. La persécution, qui va en s’aggravant, ne vient pas de la base populaire mais du sommet de l’État, effrayé par l’expansion des conversions.

L’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique, faisait part pour la première fois de cette inquiétude dans un discours du 19 octobre 2010 (voir Portes Ouvertes). Il y désignait comme adversaire du pays « les ennemis de l’islam qui encouragent et participent à l’expansion du christianisme en Iran ».

Derniers incarcérés en date : Shahram Donia Roui et Mohammad Reza Vahedi, deux chrétiens arrêtés pour avoir joué de la musique religieuse en public. Fin novembre, c’est Ebrahim Hosseinzadeh, pasteur d’une église de Shiraz, qui a été interpellé. Ses livres et son ordinateur ont également été confisqués. Par ailleurs, les deux pasteurs et le diacre arrêtés en décembre 2006, ont assisté le
9 décembre à la deuxième session de leur jugement en appel. Ils contestent la première condamnation, en 2011, à six ans de prison pour « action contre l’État ».
 

Les “églises de maison” ciblées

À chaque fois, il s’agit de chrétiens affichés, pasteurs ou non, qui tiennent des « églises de maison ». Il s’agit de domiciles mis à disposition par des fidèles pour que les chrétiens puissent se retrouver en l’absence de lieu de culte. Selon le gouvernement iranien, seuls les chrétiens arméniens ou chaldéens y sont admis. Les Iraniens qui n’appartiennent pas aux ethnies chrétiennes n’ont pas le droit de pénétrer dans une église, ni de se convertir. Toutefois, la situation des chrétiens en Iran n’est pas pour le moment comparable à celle du Pakistan, par exemple, où les chrétiens sont victimes de pogroms de la population. La persécution, qui va en s’aggravant, ne vient pas de la base populaire mais du sommet de l’État, effrayé par l’expansion des conversions.

L’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique, faisait part pour la première fois de cette inquiétude dans un discours du 19 octobre 2010 (voir Portes Ouvertes). Il y désignait comme adversaire du pays « les ennemis de l’islam qui encouragent et participent à l’expansion du christianisme en Iran ».

Iran: deux des trois pasteurs libres

18.12.14 18:27 – Deux des trois pasteurs iraniens, arrêtés en décembre 2006, sont libres. Matthias Haghnejad, Silas Rabbani et Behnam Irani ont vu les charges abandonnées le 9 décembre, lors du jugement en appel.
Si les deux premiers sont sortis de prison, Behnam Irani doit encore purger six ans de prison: une pour «action contre l’Etat» et cinq pour «action contre la sécurité nationale.»
Selon l’ONG Christian Solidarity Worldwide, deux des trois chrétiens arrêtés en mars 2014, lors d’un pique-nique, ont également été relâchés. Le troisième, Amin Khaki, diacre dans la congrégation de Behnam Irani, est toujours emprisonné.

S’abonner Toute l’actualité du jour
Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d’information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de

Religion : des pasteurs suivent une formation classique et complémentaire

Cette formation qui va durer trois ans porte sur deux modules. Le premier, la théologie, concerne l’étude de la bible, l’histoire de l’église, la géographie biblique, la religion et les langues bibliques. Le deuxième module est consacré à l’étude des langues étrangères, dont le français et l’anglais, du management, de la gestion administrative et financière ainsi que de la technologie de l’information et de la communication.

Pour cette première année, dix-huit étudiants sont sélectionnés pour suivre des enseignements dispensés par quatre pasteurs dont un des Assemblées de Dieu de la France et trois du Congo Brazzaville. Modeste Destin Ulrich Tchissafou, un des étudiants, apprécie l’ambiance de la formation. «Je compte faire bon usage de ces enseignements qui m’aideront, en ma qualité de pasteur, à bien gérer les hommes. Les saintes écritures s’appuient sur les hommes et parlent d’eux donc se former est primordial », a-t-il résumé.

Le directeur de cet institut, le Pasteur Charles André Malonga a, pour sa part, souligné que la formation ne pouvait pas être seulement axée sur les saintes écritures parce que l’humanité est à l’ère de la mondialisation. L’institut a trouvé nécessaire de former ces jeunes étudiants dans d’autres domaines qui contribuent au développement de la société. Notons que cet Institut a été créé par l’association Moisson des Assemblée de Dieu au Congo (Amadac), en partenariat avec la mission française.

Mali : Crise sécuritaire au nord : Le CICR VOLE AU SECOURS DES PASTEURS

Bokary Treta, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM)Bokary Treta

Le ministère du Développement rural a abrité mardi la cérémonie de signature d’un protocole d’accord avec le Comité international de la Croix rouge (CICR). L’accord a été paraphé par le ministre du Développement rural, le Dr Bocari Tréta, en présence du chef de délégation du CICR au Mali, Christoph Luedi, de la Directrice nationale des services vétérinaires (DNSV), Mme Traoré Alimatou Koné, du directeur national de la production et des industries animales (DNPIA), Sékou Djiré et de plusieurs responsables de services techniques.

La signature de ce protocole entérine le fait que le CICR est promptement venu au secours des populations et des pasteurs affectés par la crise sécuritaire qui a touché les régions du nord du pays depuis 2012. Pour compenser l’absence des agents des services régionaux et locaux, le CICR a apporté des appuis aux pasteurs confrontés aux difficultés alimentaires du cheptel et au manque de soins appropriés à apporter aux animaux grâce à la vaccination de masse contre les maladies.

Mme Traoré Alimatou Koné a ainsi révélé que sur une période de 5 mois en 2014, le CICR a vacciné 1.349.929 animaux, toutes espèces confondues, sur une prévision de 1,5 million et traité 596.105 animaux sur une prévision de 525.000 têtes. Il a atteint un taux d’exécution de 89,99% sur la vaccination de masse des animaux contre les différentes épizooties et 115,18% pour les traitements.

En 2015, l’organisation humanitaire prévoit d’intensifier ses interventions en vaccinant 3 millions de têtes, toutes espèces confondues, en réalisant 12 puits pastoraux et autant de parcs de vaccination. Un projet pilote de séro-monitoring (vérifier par un prélèvement le pourcentage d’anticorps développé par l’animal vacciné pour vérifier l’efficacité de la vaccination) mis en œuvre par le Laboratoire central vétérinaire (LCV) dans 3 cercles de la région de Mopti, sera étendu aux autres régions.

Le CICR a encouragé en 2014, le déstockage des animaux dans les 4 régions du nord, soit 5420 têtes, ce qui a permis de fournir près de 120 000 kg de viande qui ont été distribués au profit de ménages vulnérables, d’écoles, cantines scolaires et centres de santé. Pour 2015, ce déstockage ou restockage portera sur 5000 têtes en fonction de l’évolution de la campagne pastorale.

En 2014, le CICR a formé 18 auxiliaires d’élevage des 4 régions du nord au centre agro-pastoral de Gao sur une période de 9 mois. Les bénéficiaires ont tous été dotés de kits vétérinaires. Pour 2015, 20 autres auxiliaires seront formés. Pour nourrir le cheptel affecté par l’absence ou la rareté du fourrage, le CICR a distribué 605 tonnes d’aliment bétail au profit de 60 coopératives et 3000 éleveurs vulnérables, formé 26 groupements de producteurs de bourgou et régénéré 52 hectares de bourgou. En 2015, 600 tonnes d’aliment bétail seront distribuées et 52 hectares de bourgou produit.

Christoph Luedi s’est réjoui que les autorités aient apprécié l’intervention de son organisation. Il a assuré que le CICR s’inscrit dans la continuité des interventions sur le terrain, en contribuant à réduire la souffrance et la résilience des communautés pastorales et du cheptel dans cette situation de crise sécuritaire.

Le ministre Tréta a salué l’appui du CICR aux populations affectées par la crise sécuritaire et les interventions multiformes du CICR au bénéfice des populations du nord où les agents de l’Etat ne pouvaient opérer en toute sérénité. Il est réjouissant également de constater que le CICR a contribué à soulager les pasteurs et les animaux par des actions de vaccination de masse contre les maladies, en distribuant de l’aliment bétail et en procédant au déstockage pour fournir des protéines animales aux couches défavorisées. Bocari Tréta a promis que les services régionaux et locaux des zones d’intervention collaboreront efficacement avec les agents du CICR afin d’améliorer la couverture zoo-sanitaire de notre cheptel.

M. COULIBALY

Source: L’Essor du 18 déc 2014

Iran : trois pasteurs chrétiens emprisonnés innocentés en appel (ONG)

Trois chrétiens iraniens, condamnés à six ans de prison en octobre pour “action contre la sécurité nationale”, ont été innocentés lors d’un procès en appel et deux d’entre eux ont été libérés, a annoncé mardi une association de défense des libertés religieuses.

Les pasteurs Behnam Irani et Matthias Haghnejad ainsi que le diacre Silas Rabbani ont été informés mardi que les charges qui pesaient contre eux, “action contre la sécurité nationale” et “création d’un réseau en vue de renverser le régime”, avaient été levées, a précisé dans un communiqué l’ONG basée en Grande-Bretagne Christian Solidarity Worldwide.

MM. Haghnejad et Rabbani ont été libérés mais M. Irani doit rester en prison car il purge une autre peine de six ans d’emprisonnement, selon CSW.

Les trois religieux avaient été arrêtés en 2011 à Karaj, à l’ouest de Téhéran,, où ils avaient établi des églises clandestines. Ils avaient d’abord été accusés de “corruption sur Terre” et, pour les deux pasteurs, d’être des “ennemis de Dieu”, deux accusations punies de la peine de mort, a indiqué CSW. Ces charges avaient cependant été levées avant leur procès en octobre.

L’ONG s’est dite “extrêmement heureuse” de la libération des trois religieux, tout en regrettant que “malgré la promesse du président (iranien Hassan) Rohani de renforcer les droits des minorités religieuses, la répression contre les minorités religieuses et ethniques se poursuit”.

La constitution iranienne reconnaît les droits de certaines minorités religieuses, dont les chrétiens, mais l’apostasie est punie de la peine capitale en vertu de la charia en vigueur en Iran.

En septembre 2013, les Etats-Unis avaient salué la libération de Youcef Nadarkhani, un pasteur évangélique iranien emprisonné en 2009 et condamné à mort pour s’être converti de l’islam au christianisme. Le verdict avait ensuite été annulé par la Cour suprême iranienne.

AU CŒUR DES DOMINATIONS

AU CŒUR DES DOMINATIONS

BANZA BILEMWINA Josué

 

DÉJÀ PARU
 

AU CŒUR DES DOMINATIONS

 

BANZA BILEMWINA Josué

Editions Lubilanji
Kinshasa 2013
République Démocratique du Congo

AU CŒUR DES DOMINATIONS

Tous ceux qui font des exploits dans la vie s’appuient toujours sur des dominations : Dieu Satan. N’est-il pas écrit qu’avec Dieu nous ferons des exploits ? Certains avouent humblement que leurs œuvres sont les fruits d’inspirations des génies, des anges… D’autres préfèrent la discrétion pour paraître exceptionnels.

Je confirme : « Toutes les personnes qui constituent la partie visible de l’Iceberg dans un domaine quelconque de la vie recourent à des dominations ». Les hommes sages, intelligents et puissants de ce monde ne me contrediront pas.
Tout athlète sage sait que pour sauter plus haut, il faut s’appuyer sur la perche. Peu de gens tiennent à la « perche Jésus-Christ » pour être ce qu’ils sont.

Mais la plupart des descendants d’Adam sont propulsés par la « perche démonique » dans tous les domaines : musique, art, religion, éducation, politique, économie, sports, technologie…

Les témoignages des gens ont été en contact avec les dominations tonifient le message véhiculé par ce livre. 

BANZA BILEMWINA Josué

Le Pasteur Banza est Bachelier en Théologie et Gradué en Sciences Bio-médicales. Il est Pasteur, Docteur, Ecrivain, Conférencier et Formateur. Pasteur visionnaire de l’Eglise Parole Originelle qu’il a implantée dans la 30e Communauté Pentecôtiste au Congo à Matonge. Il a également implanté l’Eglise Jésus-Christ, la Parole de Dieu dans la même communauté à Bibwa. L’implantation de deux nouvelles églises est en cours.
 
Il a déjà publié cinq livres qui ont fait beaucoup de succès. L’un de ses livres, la vraie clé des bénédictions, avait attiré l’attention de la presse internationale qui avait fait un reportage sur ce livre et les activités du pasteur dans les écoles secondaires.

Le PNMLS qui a reconnu l’importance de son travail, l’a soutenu matériellement. Certains professeurs à la Faculté de Théologie dans différentes universités ont reconnu la pertinence et l’importance de ses écrits qu’ils utilisent pour enrichir leurs cours ; plusieurs pasteurs témoignent qu’ils utilisent ses livres pour faire des séminaires, nombreux sont les fidèles qui sont édifiés par la moelle de ses écrits.


Fight Church : ils sont pasteurs le jour, combattants la nuit (vidéo)

Fight Church ils sont pasteurs le jour, combattants la nuit

Le Club Docu de Konbini diffusera le 18 décembre un super documentaire à la Gaité Lyrique, Fight Church.

Réalisé par Daniel Junge et Bryan Storkel, ce documentaire de 82 minutes nous plonge dans le quotidien de pasteurs pas comme les autres. Amateurs de MMA (mixed martial arts), ces religieux vivent entre la foi et les sports de combats. On y retrouve notamment Paul Buress, religieux en charge de la Victory Baptist Church, à Rochester (New-York) qui, en plus d’apprendre ce sport à ces paroissiens, organise des compétitions au sein de son église. Etonnant n’est-ce pas ?

Pour le découvrir rendez-vous jeudi 18 décembre à la Gaité Lyrique. Et c’est gratuit.

Bodo Ramelow, dernier avatar de la «République des pasteurs» allemande

Le nouveau président de la Thuringe n’est pas seulement le premier élu du parti de la gauche radicale Die Linke à diriger un Land: c’est aussi un protestant pratiquant, élevé dans une famille pieuse et qui prêche parfois dans son Eglise.

La IIIe République avait été appelée «la République des Jules» (à cause des nombreux hommes politiques portant ce prénom). L’Allemagne est la «République des pasteurs». Avec la réunification, qui a vu arriver des millions d’Allemands de l’Est de religion réformée, avec leurs pasteurs, dont beaucoup avaient participé aux mouvements pour les droits de l’homme, ils occupent dans la nouvelle Allemagne une place qu’il n’avait pas dans la «République de Bonn», plutôt marquée par le catholicisme rhénan.

Le président de la République, Joachim Gauck, était pasteur à Rostock avant 1990. La chancelière Angela Merkel est fille de pasteur et a passé sa jeunesse dans la paroisse de Temelin, dans le Brandebourg. La coprésidente du groupe parlementaire des Verts au Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, était une femme-pasteur qui a été présidente du synode de l’Eglise évangélique allemande. Un ancien secrétaire général de la démocratie-chrétienne, actuellement vice-président du Bundestag, Peter Hintze, a fait ses études de théologie à l’université de Bonn et a dirigé une paroisse à Königswinter, au bord du Rhin. Et la liste est loin d’être close.

Et voici qu’arrive à la tête du gouvernement régional de Thuringe, dans l’est de l’Allemagne, une personnalité originale. Elu ce vendredi 5 décembre avec une voix de majorité par le parlement régional d’Erfurt, Bodo Ramelow est d’abord le premier ministre-président appartenant au parti de la gauche radicale Die Linke. Mais il n’est pas un de ces anciens apparatchiks de l’ancien parti communiste de RDA ou pire, un de ces anciens informateurs de la Stasi, la police secrète. C’est un protestant pratiquant, élevé dans une famille pieuse de Basse-Saxe (à l’ouest), qui prêche parfois dans son Eglise et qui n’hésite pas à citer l’apôtre Paul dans ses discours militants.

Décision peu facile à prendre

Il s’est installé en Thuringe après la réunification à la demande du syndicat unitaire DGB pour organiser les travailleurs menacés par les restructurations industrielles consécutives à l’effondrement de l’économie est-allemande. Il a ensuite adhéré au PDS (le Parti de la gauche démocratique, héritier du parti communiste) qui s’est ensuite fondue dans Die Linke avec les sociaux-démocrates déçus de l’ouest de l’Allemagne.

Aux élections régionales de septembre, la CDU est arrivée en tête sans avoir la majorité absolue. Il y a quatre ans, en 2000, elle avait fait alliance avec les sociaux-démocrates du SPD. Cette année, le SPD a décidé de tenter l’aventure d’une nouvelle coalition avec la gauche radicale et les Verts. Arrivé loin derrière Die Linke au dernier scrutin, il a laissé la direction du gouvernement régional à Bodo Ramelow. C’est une double première: une coalition rouge-rouge-verte au niveau régional et un ministre-président membre de la formation issue du parti communiste est-allemand.

La décision n’a pas été facile pour les sociaux-démocrates, qui ont organisé une consultation de tous les adhérents en Thuringe avant de s’engager. Elle n’a pas été facile non plus pour les Verts, qui comptent dans leur rang de nombreux anciens militants pour les droits civiques dans l’ancienne RDA. Ceux-ci ont du mal à coopérer avec un parti qui compte encore dans ses rangs des anciens de la police secrète (mais c’est vrai de tous les partis dans l’est de l’Allemagne). Le président Gauck et la chancelière Angela Merkel avaient pris publiquement position contre une coalition rouge-rouge-verte.

Un modèle pour une coalition nationale?

La personnalité de Bodo Ramelow a aidé à franchir le pas, à l’issue d’un vif débat sur la nature arbitraire et policière de l’Etat est-allemand. La RDA était-elle un «Etat de non-droit» (par opposition à un Etat de droit)? Ou était-elle un Etat «normal», malgré des dérives autoritaires? Il est difficile aux anciens collaborateurs du régime d’admettre qu’ils ont été complices d’un système totalitaire. Il est difficile aussi pour d’autres Allemands originaires de l’est, y compris parmi les victimes du régime, d’avoir le sentiment qu’on leur dénie le droit d’avoir eu «une vie juste dans un système injuste». Die Linke a finalement accepté que la RDA soit qualifiée d’«Etat de non-droit», condition sine qua non à la formation de la coalition.

Souvent, dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, les coalitions régionales ont servi de test à des alliances au niveau fédéral. Le SPD comme les Verts affirment que ce n’est pas le cas de la Thuringe. Il est possible de s’entendre dans un Land sur la politique sociale, le recrutement de 500 enseignants par an, une année supplémentaire de crèche gratuite, la réforme des services de renseignements régionaux qui ont eu des relations douteuses avec l’extrême-droite, etc. Pour un gouvernement fédéral, la politique étrangère ou les rapports avec l’Union européenne et l’Otan restent pour l’instant des obstacles insurmontables à une entente.

Sans créer un précédent, la formation d’une coalition rouge-rouge-verte en Thuringe vise aussi à accroître la marge de manœuvre du SPD au sein de la grande coalition. Le président social-démocrate Sigmar Gabriel passe un message à Angela Merkel sur l’hypothèse d’une autre coalition, même si, à court terme, elle ne parait pas très réaliste.

Le «miracle de la guérison»

Les deux orateurs encadrent leur hôte du jour./Photo A.Jacquot

Les deux orateurs encadrent leur hôte du jour./Photo A.Jacquot

Lorsque deux confessions se retrouvent autour du «miracle de la guérison», il ne semble pas étonnant de rencontrer dans une même assemblée, ecclésiastiques, prêtres, sœurs, pasteurs, de confessions ou de sensibilités diverses. Dans une conférence ouverte à tout public, deux conférenciers se sont tour à tour exprimés avec force conviction sur le miracle de la guérison, pour «prier ensemble au-delà des clivages des différentes confessions» avec les malades et dans «la fidélité à l’Evangile». L’assemblée chrétienne d’Agen et ses deux orateurs, Werner Lehmann, pasteur suisse, ainsi que le prêtre jésuite Guy Lepoutre de Pau s’exprimaient sur le «miracle de la guérison» dans le cadre d’une collaboration avec l’AIMG (www.laguerison.org)

Une salle comble écoutait «religieusement» les 8 enseignements distillés par les orateurs toute la journée durant, suivie du questionnement des personnes de l’auditoire venues parfois de très loin «découvrir l’Evangile». La maladie «signe que l’humanité s’est éloignée de Dieu», liée «au désordre de l’âme» peut se guérir «car la volonté de Dieu de guérir est bien réelle». Par simples impositions des mains, l’onction et quelques dons spirituels, de foi, de miracle et la parole de connaissance, les deux conférenciers démontrent que «oui, tout est possible, «il suffit de croire» !

Quand les prophéties des pasteurs brisent les foyers

eglise

Elisabeth est mère de deux enfants. Elle est mariée à Karamoko, un corps habillé. Chrétienne évangélique, elle proposait souvent à son mari d’assister au culte. Ce que celui-ci a toujours refusé. Coléreux, le militaire invectivait son épouse.

En fait, même si Karamoko n’est pas musulman ni chrétien, il avait une aversion pour le christianisme surtout évangélique réputé à ses yeux pour endoctriner. Elisabeth ne se décourageait pas pour autant. Patiente, persévérante et compréhensive, elle espérait le convaincre un jour.

Ce moment arrivera, un soir où son homme était libre de toute occupation. Il a donc décidé de passer du temps avec sa femme. Le couple sortit pour effectuer un petit tour dans le quartier. Elisabeth profita de cette balade pour inviter son homme au programme du soir de son église.

Il accepta de faire plaisir à sa femme ne serait-ce que pour cette seule fois. Une fois dans l’église, le sermon du prophète ne l’inspirant guère, c’est avec une indifférence totale qu’il suivit le culte. Après la prédication, l’homme de Dieu passa à la phase des prophéties, de rangée en rangée.

Arrivé au niveau d’Elisabeth, il mit sa main sur sa tête et, les yeux fermés, il lui dit : « votre souffrance va bientôt prendre fin ma fille. Le Dieu qui dit et la chose arrive me montre, en effet, votre mari. C’est un riche Américain. Il est dans un avion qui se dirige en ce moment même vers la Côte d’Ivoire. » Visiblement, le « prophète » ignorait qu’Elisabeth est déjà mariée.

Gênée par cette prophétie, Elisabeth essaya de retenir son invité d’époux qui entre-temps s’en était pris rageusement au prophête en lui disant : « Vous venez de frapper à la porte de la Maca si jamais cet Américain vient prendre mon épouse.

Priez donc pour qu’il retourne immédiatement chez lui dès son atterrissage à l’aéroport. » Avant d’interdire à sa femme de revenir à la maison. Les fidèles qui savaient Elisabeth mariée, ont vidé l’église, déçus du prophète.

Le prophète lui-même est demeuré introuvable quand il a appris que Karamoko est un militaire à la Garde Républicaine. Chassée par son mari, Elisabeth se retrouve chez ses parents.

Aux dernières nouvelles, Karamoko aurait accepté que son épouse regagne la maison à une seule condition : qu’elle ne mette plus jamais les pieds dans une église. Va-t-elle renoncer à sa religion pour sauver son foyer ? Là est la grande question

Tchad: Idriss Déby annonce le retrait du texte du code pastoral

Dernières infos

Désolé mais le délai de connexion imparti à l’opération est dépassé.

L’Eglise protestante de Genève se demande qui sont ses membres

vote consistoire temple malagnouUn groupe de travail a été nommé. Son mandat sera de réfléchir à la définition de membre de l’Eglise

Par Joël Burri et Elisabeth Schenker

«Nous ne sommes plus membres de l’Eglise protestante de Genève (EPG) par la génétique», a constaté Emmanuel Fuchs, président de l’Eglise protestante de Genève, devant le Consistoire (organe délibérant) qui s’est réuni jeudi 27 et vendredi 28 novembre à Malagnou. «Dans la paroisse que je sers, un bon tiers des fidèles ne sont pas nés protestants. Ces paroissiens-là n’ont jamais eu l’occasion d’exprimer leur appartenance à l’EPG», constate le pasteur.

Le Consistoire a donc donné mandat à un groupe de travail qui va réfléchir aux nouvelles façons d’être membre de l’Eglise dans une société où l’appartenance confessionnelle ne se déclare plus ni pas le biais contrôle des habitants ni par celui de la tradition familiale. En réponse à un délégué au Consistoire qui se demandait si cela devait vraiment faire partie des priorités de l’Eglise que de travailler sur la notion de membre, Emmanuel Fuchs a cité quelques exemples concrets nécessitant de savoir qui est membre: de la convocation des jeunes au catéchisme, aux appels aux dons. «L’objectif ne doit pas être de se regarder le nombril et de pouvoir compter qui est dans l’enclos, mais bien de pouvoir ouvrir au plus grand nombre la possibilité de s’exprimer comme membre», a souligné le président.

Membre du Conseil du Consistoire (exécutif) Alain de Felice a invité les membres de cette commission à laisser libre court à leur imagination pour proposer des solutions innovantes. La commission de sept membres, quatre nommés par le Consistoire, un par le Conseil du Consistoire, un par la Faculté de théologie et un par la Compagnie des pasteurs, est par exemple invitée à réfléchir à la question de proposer plusieurs catégories de membres, tel que membre sympathisant, par exemple. Le groupe de travail devrait pouvoir rapporter lors du Consistoire de septembre 2015.

Par ailleurs, lors de la même séance, le Conseil du Consistoire a informé le Consistoire d’un projet, mené sur trois ans: le changement du logiciel utilisé pour la gestion du registre. Eric Vulliez, codirecteur de l’EPG a rappelé que la solution actuellement utilisée datait des années 1980 et posait désormais plusieurs problèmes de stabilité. «A l’époque, les données étaient encore saisies en terme de foyers», a soulevé le codirecteur. Soulignant que les autres Eglises cantonales pouvaient compter sur l’aide des infrastructures étatiques pour gérer les registres ecclésiaux, Eric Vulliez a annoncé que le choix de la direction s’est porté sur la solution de gestion de relations clients de Microsoft, mis en œuvre par Exel, une entreprise locale. Le projet a été planifié en trois étapes, déployées sur trois ans ce qui permettra d’évaluer régulièrement les qualités du projet et de répartir les dépenses, estimées à plus de 360’000 fr sur trois budgets informatiques ordinaires.

Est-ce aux régions de soutenir les Espaces en ville?

Actuellement, ce sont les régions Rive gauche et Rive droite qui s’occupent des espaces urbains tels que la Fusterie, Saint-Gervais et les Pâquis. «Ces lieux ont un rayonnement qui dépasse largement les limites de la région. Ils doivent donc être portés par l’ensemble de l’EPG pour pouvoir aller de l’avant», a souligné Laurent Rupp, le président de la Région Ville Rive gauche. Toutefois, selon un membre de la Région Salève, «les régions sont déjà submergées. Elles auraient aussi besoin d’être portées». Par ailleurs, il souhaiterait que des activités comme celles qui se passent au centre puissent être exportées.

La question de la prise en charge se pose également pour le Temple de la Madeleine qui est utilisé par la paroisse suisse alémanique de Genève. Depuis septembre 2014, cet édifice propose un lieu de prière continu pour tout un chacun. Le pasteur Georges Braunschweig en assure le bon fonctionnement. Actuellement, seule la paroisse suisse alémanique finance ce nouveau lieu de prière. Elle s’interroge sur la participation de l’EPG dans ce projet.

Par ailleurs, le Forum Saint-Pierre, qui propose des projections de films présentés par le pasteur Vincent Schmid, cessera ses activités en juin 2015. Une des principales raisons: le matériel de diffusion devient obsolète et devrait être entièrement remplacé.

(Laurence Villoz)

Les dons sont insuffisants

«Je commence à me faire du souci, tout se jouera ces prochains mois. Le budget est calculé sur les dons obtenus en 2013 et le quota n’est largement pas atteint pour cette année», s‘inquiète Eric Vulliez, le responsable des finances. Actuellement, il manque plus de 5 millions de francs pour atteindre les montants de dons espérés. «Nous travaillons d’arrache-pied pour tenir notre plan de redressement. Nous pouvons faire l’hypothèse que la suppression de postes et les changements au sein de l’EPG ont généré de l’incertitude chez les membres qui ont ainsi versé moins de dons. Nous allons leur redonner confiance. En 2013, nous avons reçu la majorité des dons en fin d’année. Je suis inquiet, mais pas désespéré», a déclaré le président du Conseil du consistoire, Emmanuel Fuchs.

(Laurence Villoz)

Les pasteurs devraient-ils être payés à la performance?

Les pasteurs qui ont du succès devraient avoir un salaire plus élevé, «ou une mission plus attractive», a déclaré le président du groupe de travail des entrepreneurs protestants d’Allemagne, le Dr Peter F. Barrenstein. Longtemps consultant en gestion pour cabinet de conseil en stratégie d’entreprise, le Dr. Barrenstein propose de pyer les pasteurs d’après leur performance.

Il est rare qu’un pasteur reçoive un retour direct, lui permettant de savoir si sa prédication était bonne ou mauvaise, argumente Peter F. Barrenstein, qui est membre du synode le l’EKD: «il ne le sent qu’indirectement, en constatant qu’il y a moins de monde qui vient à ses cultes». De cela, il peut se consoler en se disant que c’est l’air du temps qui souffle au visage des Eglises. A la différence des églises, l’économie fait attention à «promouvoir les bonnes personnes et encourager la motivation».

Peter F. Barrenstein va à l’encontre des représentations du corps ministériel selon lesquelles il y a dans l’Eglise un «stress de la réforme». Selon son observation, les églises vivraient un «moment paralysant». Si un entrepreneur prenait autant de temps pour des ajustages, ses clients auraient vite fait d’aller voir ailleurs.

Le déclin de la vie religieuse est dû à des raisons internes

Pour le conseiller synodal, les défections que connait l’Eglise et le déclin de la vie religieuse tiennent à des raisons essentiellement internes. Presque partout dans le monde, le christianisme s’accroît. En Europe, où le nombre de chrétiens est en baisse, les églises pourraient faire beaucoup mieux. Baptêmes, mariages, services funèbres, tous ces services avec lesquels l’Eglise est auprès des personnes pourraient être conçus de manière plus porteuse. Aussi les Eglises n’auraient presque rien à entreprendre pour regagner d’anciens membres et en gagner de nouveaux.

La grande folie de ces pasteurs qui abusent de leurs fidèles

Pasteur-main-720x340

On l’aura remarqué, de nos jours plusieurs pasteurs procèdent à des pratiques surprenantes. Jouant sur la détresse des fidèles et manipulant plusieurs mots du Livre Saint, ils offrent des scènes au-dessus de l’imagination.

Nous écrivions il y a quelques temps sur Daniel Lesego, ce pasteur sud-africain du Centre Rabbouni de Pretoria qui en plein culte, avait exhorté ses fidèles à sortir et à manger de l’herbe. Il avait assuré qu’en faisant cela ceux-ci deviendraient plus proche de Dieu. Les fidèles ont immédiatement exécuté l’ordre en se mettant à dévorer toute la végétation qui s’y trouvait. Cette situation avait suscité de nombreuses réactions sur le continent.

SA Pasteur2

Quelques temps après cet homme de Dieu, était revenu sur la scène. Cette fois on voyait le pasteur marcher et piétiner ses fidèles couchés à même le sol. Il ordonnait à certains de s’endormir et ceux-ci semblaient rentrer dans un profond sommeil.

« Je peux les laisser comme ca 6 mois. Je peux même faire endormir la police, s’ils viennent tout arrêter. Cela montre qu’avec Dieu on peut tout faire » affirmait Daniel Lesego.

SA Pasteur

Du côté du Nigéria, depuis quelques jours, quelques nouvelles font état de ce qu’un pasteur aurait demandé à ses fidèles de la gente féminine en quête d’âme-sœur de se mettre nus à genoux afin qu’il embrasse leurs fesses en guise de bénédiction. Une douzaine de femmes s’étaient alignés à poil, afin de recevoir « l’onction de mariage ». Des photos de la scène ont été publiées sur la toile.

A Abidjan, en côte d’Ivoire, un pasteur avait été écroué récemment. Cet homme de Dieu issu d’une église très connu dans la capitale avait été surpris en flagrant délit d’adultère avec la femme un influent homme de la Police Nationale Ivoirienne. Le couple rencontrait des difficultés d’enfantement depuis plusieurs années. Face à leur détresse ils s’étaient réfugiés dans la religion. L’épouse s’était confiée à cet homme de Dieu qui a réussi à la convaincre qu’elle aurait le salut de l’enfantement après qu’il eut couché avec elle. Depuis ils se voyaient régulièrement jusqu’à ce qu’ils soient surpris en pleine ébat.

Certains pasteurs n’hésitent pas exploiter financièrement leurs fidèles. Les mots de guerre sont les passages Bibliques comme Luc 6 :38 « donnez et il vous sera donné» ou encore le passage de 2 Corinthien 9 qui exhorte à donner ses biens afin d’en recevoir au centuple. Ils se servent de ses écritures pour atteindre leurs fins.

De nombreux dérapages sont constatés dans plusieurs pays, par ces hommes qui se disent désigné par Dieu, mais qui profitent de la détresse et du désespoir des fidèles. En effet il faut noter que la mauvaise connaissance des écritures saintes favorise le grand zèle observé chez ces pasteurs censé guider le peuple.

SA Pasteur3

Deux pasteurs risquent deux ans de prison pour prosélytisme

25.11.14 15:55 – Au nord-est de Dhaka au Bangladesh, les autorités ont arrêté deux pasteurs lors de leurs prédications le 9 novembre. Relâché huit jours après, ils sont en attente de leur jugement qui aura lieu le 21 décembre.

Ils sont accusés d’avoir «heurté les croyances religieuses» et d’offrir de l’argent aux musulmans s’ils se convertissaient au Christianisme, par les imams du village. Ce que l’un des pasteurs déments fortement. Si les accusations portées contre les pasteurs de la Faith Bible Church of God se prononcent exactes, ils risquent jusqu’à deux ans de prison.
Selon un avocat qui aida pour la caution: «Les pasteurs prêchaient que Jésus était vivant et qu’au moment de son retour, tout le monde devrait venir pour son salut.»
La police est intervenue suite à la huée générale et la colère de musulmans que le rassemblement des chrétiens avait provoquées. Lors de l’arrestation, les quarante et une personnes présentent avec leurs enfants à la prédication, ont également séjournés en prison puis été libérés le jour même.