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Des protestants en synode, un an après leur décision sur les couples homosexuels

il y a 3 heures

AFP

L’Eglise protestante unie de France (EPUdF) est rassemblée depuis jeudi soir en synode national à Nancy, un an après un feu vert à la bénédiction des couples homosexuels qui a suscité des remous, a-t-on appris auprès de cette confession.

Dans son discours d’ouverture, le président du conseil national de l’EPUdF, Laurent Schlumberger, a évoqué les “inquiétudes réactivées” par ce vote historique de mai 2015 ouvrant aux pasteurs la possibilité de bénir des couples de même sexe.

Pourtant adoptée à la quasi-unanimité à Sète (Hérault), cette mesure a provoqué de vifs débats, y compris au sein du mouvement luthéro-réformé qui, avec ses quelque 110.000 membres actifs, incarne le courant central et historique du protestantisme français.

Deux paroisses locales (sur quelque 480) ont quitté l’EPUdF depuis. En outre un courant, baptisé Les Attestants, s’est structuré en son sein, formé de pasteurs et de laïcs appelant à un “réveil” après cette bénédiction jugée par eux contraire aux Ecritures bibliques.

Evoquant dans son discours “un moment de tension”, le président de l’EPUdF l’a relativisé en soulignant que, il y a un demi-siècle, “l’accès plein et entier des femmes au ministère pastoral” dans l’Eglise réformée de France avait constitué “une décision très fortement contestée”. Aujourd’hui, un tiers des quelque 500 pasteurs de l’EPUdF sont des femmes.

Laurent Schlumberger s’est en outre exprimé sur la crise migratoire, en déplorant que le gouvernement français soit “l’un des plus limitatifs” dans l’accueil des réfugiés, “au regard des valeurs et des capacités de notre pays”. “La moitié des quelques 500 places d’accueil rendues disponibles sous la houlette de la Fédération de l’entraide protestante restent vides”, a regretté le pasteur, critiquant la peur de “l’étranger du Sud”, ce “bouc émissaire potentiel”.

Parmi les dossiers au programme de ce synode prévu jusqu’à dimanche, l’EPUdF examinera le texte du “Notre Père”, la prière commune aux chrétiens. Elle a annoncé qu’elle aborderait ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre “avec une volonté de grande attention à la qualité des relations oecuméniques”.

L’Eglise catholique a déjà tranché: dès 2017, la formule “ne nous soumets pas à la tentation”, qui pouvait laisser penser que les fidèles étaient conduits par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché, sera remplacée par “ne nous laisse pas entrer en tentation”.

Allemagne: mobilisation de l'aile évangélique contre la bénédiction des couples de même sexe

Der Leiter des Netzwerks

Ulrich Parzany: il faut protester contre la bénédiction des couples de même sexe!

La phrase „Même des conciles peuvent se tromper“ s’applique aussi à des Synodes ecclésiaux. 

Suite aux décisions des Églises protestantes Hesse-Nassau, Rhénanie, Berlin-Brandenburg et Baden d’autoriser la bénédiction des unions de couples de même sexe comme s’il s’agissait d’un mariage, le réseau Bible et Confession (Bibel und Bekenntnis) a appelé les chrétiens à protester.

Le responsable du réseau, le pasteur Ulrich Parzany (Kassel), – connu pour son passé de responsable de l’Union Chrétienne de Jeunes Gens (UCJG) et son engagement à la tête de ProChrist comme évangéliste -,  rappelle sur son site Web la déclaration de Martin Luther (1483 – 1546), « même des Conciles peuvent se tromper ». « Cela vaut aussi pour les synodes régionaux protestants», dit l’évangéliste.

Il poursuit: « Imaginez la chose, 2.000 pasteurs déclarant qu’ils refusent de célébrer des unions ou des bénédictions de couples de même sexe. Cela représenterait quelque 10% des pasteurs des églises protestantes en Allemagne. Ce serait encore mieux si les conseils paroissiaux, presbytéraux, les comités directeurs prenaient cette décision-là. » Mais beaucoup sont réticents à décider d’un Non dans leurs résolutions.

Parzany demande: «Qu’est-ce qui est en jeu? Son image dans la société? Une vie d’église tranquille? La carrière dans l’église? Y-a-t-il une menace en l’air ? Le harcèlement par des supérieurs et des collègues? Une perte financière? Une campagne de dénigrement dans les médias? Des questions préoccupantes dans la famille? Le silence gênant de bons amis et de connaissances? Nous ne devrions pas avoir peur du prix à payer! »

Les doyens et les surintendants n’ont-ils pas de conscience ?

Parzany va plus loin en disant que, conformément aux décisions, on ne devrait pas obliger les pasteurs à célébrer des unions de couples de même sexe contre leur conscience. Les doyens ou les surintendants devraient alors veiller à ce que leurs collègues acceptent le principe de l’acte officiel. Parzany: « Pourrait-il même y avoir des doyens et surintendants qui le refusent pour motif de conscience? » Apparemment, personne ne semble l’envisager. « Qu’est-ce que cela doit nous dire?»

Éloge de deux associations: elles fournissent une patrie aux personnes radiées

L’ancien dirigeant de l’initiative d’évangélisation ProChrist a également salué les prises de position de l’Association communautaire Liebenzeller Mission et de l’Association évangélique Association AB, qui rejettent la décision du Synode de Baden relative à l’union de couples de même sexe.

Ils avaient déclaré qu’ils offraient « un accompagnement spirituel complet » aux chrétiens qui quittent l’Église à cause de cette décision. Parzany: « C’est une réponse claire ».

Le réseau Bible et Confession (Bibel und Bekenntnis) avait été fondé sur son initiative en janvier dernier. Il compte maintenant plus de 800 membres. Les déclarations du Président de l’Alliance Evangélique allemande, Michael Diener (Kassel) en ont été l’occasion. Dans une interview, il avait appelé les évangéliques à refonder leur pensée sur la mission, la politique et l’homosexualité.

Diener – est depuis novembre 2015 membre du Comité directeur de l’Église protestante d’Allemagne (EKD). Il avait souhaité que les chrétiens qui pratiquaient l’homosexualité, puissent être engagés comme collaborateurs dans les communautés locales. Dans son ensemble, le mouvement évangélique, et donc Parzany, s’était opposé publiquement aux positions de Diener.

29.04.2016

Traduction eemni

IDEA

Pape François : « Ce n'est pas au pasteur de dicter au laïc ce qu'il doit faire ou dire »

La lettre du pape François, adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, est datée du 19 mars mais a été diffusée par le Vatican le 26 avril dernier. Elle fait suite à une rencontre du Saint-Père avec les membres de ladite commission, réunie en assemblée plénière sur le thème « l’engagement indispensable des laïcs dans la vie publique ». Il leur parle de la « tentation » du cléricalisme qui « non seulement annule la personnalité des chrétiens, mais a tendance à diminuer et dévaloriser la grâce baptismale, mise par l’Esprit Saint dans le cœur de notre peuple ».

« Ce n’est pas au pasteur de dicter aux laïcs ce qu’ils doivent dire ou faire dans les divers domaines de la vie publique. « Ils le savent bien et mieux que nous », affirme le Pape dans sa lettre qui redéfinit le rôle et la mission du fidèle laïc dans un monde « plein de contradictions ». À ses côtés, le pasteur, appelé à « encourager, accompagner et stimuler » le fidèle en promouvant dans son cœur « la charité et la fraternité, le désir du bien, de vérité et de justice », sans jamais perdre de vue que « le pasteur est pasteur de tout un peuple, et ce peuple il doit le servir de l’intérieur ».

Les laïcs protagonistes de l’Église et du monde

L’Église n’est pas « une élite de prêtres, de consacrés et d’évêques », mais forme, avec les fidèles laïcs, « tous ensemble », le peuple de Dieu. Oublier cela, met en garde le Pape, entraîne « des risques » notamment celui de « déformer – tant au niveau de notre expérience personnelle que communautaire – le ministère que l’Église nous a confié ». De rappeler, par la même occasion, que personne n’a été baptisé prêtre ou évêque : « Nous sommes tous entrés dans l’Église en tant que laïcs. Le premier sacrement, qui a scellé à jamais notre identité et dont nous devrions être fiers à jamais, est le baptême. (…) Nous avons tous été baptisés laïcs », rappelle-t-il.

Les fidèles laïcs sont « les protagonistes de l’Église et du monde ». En tant que pasteurs, poursuit le Pape, « nous sommes appelés à les servir et non à être servis par eux », qui signifie « nous engager en leur ouvrant les portes, en travaillant avec eux, en partageant leur rêves, en réfléchissant et priant avec eux » ; et « jeter sur la ville et tous leurs lieux de vie un regard contemplatif, un regard de foi, pour y découvrir Dieu qui habite dans leurs maisons, dans leurs rues, sur leurs places ».

Non à l’uniformisation

Non à toute « uniformisation du laïcat », en le traitant comme un simple « mandataire ». Cet autre élément est pour le Pape « le résultat d’une manière incorrecte de vivre l’ecclésiologie proposée par Vatican II ». Car il limite toutes les initiatives et tous les efforts, et « toutes les audaces qui sont nécessaires pour faire arriver la bonne nouvelle de l’Évangile jusque dans les secteurs de la vie sociale et politique ». Loin de donner de l’impulsion aux différentes contributions et propositions, cette attitude, estime-t-il, « éteint peu à peu le feu prophétique dont L’Église entière est appelée à témoigner » , oubliant que  « la visibilité et la sacramentalité de L’Église appartiennent à tout le peuple de Dieu (cf. Lumen gentium, nn. 9-14), et non à une seule poignée d’élus et de personnes éclairées ».

Il n’y a pas les fidèles laïcs tout court et les laïcs engagés. Dans sa lettre, le Pape regrette la tendance assez répandue en Amérique latine, de croire que « le laïc engagé est celui qui travaille dans les œuvres de l’Église et/ou dans les affaires paroissiales ou diocésaines, sans trop réfléchir à comment un baptisé a besoin d’être accompagné dans sa vie civile et quotidienne ; comment, dans ses activités quotidiennes, avec les responsabilités qu’il a, il doit s’engager en bon chrétien dans la vie publique ». Sans nous en rendre compte, relève-t-il, nous avons créé cette élite, oubliant ou négligeant « le croyant qui, tant de fois, brûle son espérance dans sa lutte quotidienne pour vivre sa foi » .

Pour de nouvelles formes d’organisation et célébration de la foi

Le laïc, par sa nature même et son statut, parce que plongé dans le cœur de la vie sociale, publique et politique, parce que participant à des formes culturelles en constante évolution, a besoin de nouvelles formes d’organisations et de célébration pour entretenir sa foi. Face aux rythmes de la société actuelle, les pasteurs sont donc invités à « imaginer des espaces de prière et de communion avec des caractéristiques innovantes, plus attrayantes, et significatives pour les populations urbaines ».

Et enfin, le Pape trouve « illogique, voire impensable » que les pasteurs puissent croire « avoir le monopole sur les solutions à apporter aux multiples défis que nous réserve la vie contemporaine ». Il leur suggère plutôt de se ranger aux côtés des fidèles, de prendre parti pour eux « en les accompagnant dans leurs recherches et stimulant cette imagination capable de répondre aux problèmes actuels, et en discernant avec eux et jamais pour eux ou sans eux ».

L'ACCES A LA TERRE, UN FREIN A L'INVESTISSEMENT AGRICOLE

Développer l’agriculture sénégalaise, sensée porter la croissance économique sans au préalable avoir réglé la question du foncier et la maîtrise de l’eau, s’avère impossible. Agriculteurs, exploitants familiers, pasteurs, éleveurs, banquiers, financiers tous ont constaté pour le déplorer que la question foncière constitue un véritable obstacle pour le financement de l’agriculture sénégalaise. C’est la conclusion tirée hier mardi 3 mai 2016 de la rencontre de Dakar de deux jours portant : ‘’Accroître les investissements du secteur privé dans l’agriculture au Sénégal à travers la Plateforme de facilitation des investissements’’. 

Cette question, bien que le président de la République Macky Sall ait pris l’initiative d’y apporter des solutions, en mettant en place une commission nationale devant réfléchir sur la nouvelle charte du domaine foncier, objet de beaucoup de litiges des années déjà, laisse sceptique les acteurs de l’agriculture. Ainsi, pour les acteurs (agriculteurs, éleveurs, pasteurs, banquiers, et financiers) développer l’agriculture tel que aspirer dans ce pays ne sera pas chose facile parce qu’il y a absence réelle d’investissements structurants, faute de politiques structurantes mise en place par l’Etat.

 Lesquelles politiques doivent dégager un cadre harmonieux, réglementé, viable et propice à une agriculture durable à même de tirer la croissance économique. Cela est d’autant plus important dira Mor Talla Kane, secrétaire exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes): «qu’il n’existe aucun pays au monde qui a su se développer sans son agriculture. Et qui, au préalable n’a pas réglé la question foncière». 

Par conséquent, poursuit-il: «Il nous faut de manière pragmatique régenter notre foncier de façon à ce que les bonnes terres soient données, rétribuées aux agriculteurs à faibles revenues pour leur permettre de se développer et les terres moins fertiles aux grands investisseurs». Se voulant convainquant, il rappelle ceci: «Léopold Sédar Senghor, en son temps, avait donné des terres à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) dont elle seule pouvait exploiter. Aujourd’hui, il faut faire la même chose avec ceux qui ont les moyens», a-t-il soutenu. Il a, en outre fustigé le manque de patriotisme des gros agriculteurs qui s’accaparent des intrants qu’ils revendent alors que c’est destiné aux petits exploitants. 

Mais aussi aux institutions financières comme Fonsis, Cncr, Cncas, Cms, et Oikocrédit qui, après avoir dénoncé le manque de sérieux de certains clients, trouvent le moyen de s’adosser à l’Etat pour «l’épongement» de leur dette. Ce, après avoir usé du temps de la justice qui peut durer des années. «Tout ceci concourt à anéantir les efforts de financement», regrettent les créanciers. 

Selon eux: «C’est le cadre qui n’est pas approprié pour financer l’agriculture parce que la question environnementale intrinsèquement liée à la terre est capitale et ne saurait être occultée dans le processus de financement agricole». 

Ces financiers estiment que «c’est très risquer de donner de l’argent à un agriculteur qui n’est propriétaire terrien. Et qui, du jour au lendemain peut être amené à rétrocéder les terres alors qu’il a reçu des fonds pour investir. D’où l’importance et l’urgence de régler la question foncière», ont-ils conclu.

Un pasteur attaque l'Eglise réformée pour licenciement abusif

Le Synode de l’EERV tient au moins deux séances ordinaires par année, ainsi que des séances extraordinaires chaque fois que les dossiers l’exigent (Photo: eerv.ch)

Le pasteur Daniel Nagy attaque aux Prud’hommes son ancien employeur, l’Eglise réformée du canton de Vaud. Selon lui, son licenciement en 2015 était abusif.

Le licenciement de ce ministre de 37 ans, en poste durant six ans dans le Chablais avant de recevoir son congé, avait fait polémique l’an dernier, rapporte le quotidien 24 Heures. Le plaignant réclame un dédommagement supérieur à 20’000 francs, nettement plus que ce qu’offre l’EERV. Mais pour lui l’essentiel est ailleurs: «La sanction qui m’a frappé était brutale alors que j’attendais un peu de bienveillance. J’aimerais surtout que le Conseil synodal (ndlr: l’Exécutif de l’EERV) admette ses torts», expliquait Daniel Nagy avant la séance.

Commission de traitement des litiges

L’affaire, qui n’est pas unique, a suscité suffisamment de mécontentement pour que le synode décide de modifier ses règles internes pour la gestion du personnel. Le conflit concerne en fait le droit de l’EERV de déplacer un pasteur et celui de le licencier.

En fin de compte une commission de traitement des litiges sera actionnée dans les situations où les autorités ecclésiales envisagent de licencier un ministre. Deux jours et demi de débats auront été nécessaires au Synode de l’EERV, qui siégeait le 29 avril à Lausanne, pour mener la première lecture des modifications des règlements.

Les débats ont été nourris entre les défenseurs d’un Conseil synodal (exécutif) fort dans son rôle d’employeur et les partisans de la mise en place de garde-fous au nom de l’autonomie des paroisses et de la protection des pasteurs et diacres. Le projet élargit les compétences de la Commission de discipline aux questions de conflits entre l’Eglise et ses employés. Elle est ainsi renommée Commission de traitement des litiges. Elle doit obligatoirement être consultée lorsque l’Office des ressources humaines et le Conseil synodal envisagent un licenciement, sauf pour les cas de fautes graves. Quatre licenciements de pasteurs, en 2015, avaient provoqué de vives polémiques autour des compétences du Conseil synodal et de son Office des ressources humaines. (cath.ch-apic/24H/protestinfo/mp)

© Centre catholique des médias Cath-Info, 03.05.2016

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«J'aimerais que le Conseil synodal admette ses torts»

Statuer sur des conflits de travail, c’est le pain quotidien d’un Tribunal de prud’hommes. Sauf que l’employeur assigné depuis hier devant la juridiction de Lausanne est plutôt inhabituel: l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Daniel Nagy, pasteur viré par l’institution en 2015, estime que son licenciement était abusif. L’histoire de ce ministre de 37 ans, en poste durant six ans dans le Chablais avant de recevoir son congé, avait fait polémique l’an dernier. A tel point que le synode a décidé samedi de modifier ses règles internes pour la gestion du personnel (lire ci-dessous).

L’heure n’est plus au dialogue entre le pasteur et son ancien employeur. Le vice-président des Prud’hommes, François Gilliard, a bien tenté hier soir d’inviter les deux parties à un ultime arrangement. En vain. Le plaignant réclame un dédommagement supérieur à 20 000 francs, nettement plus que ce qu’offre l’EERV. Mais l’essentiel est ailleurs: «La sanction qui m’a frappé était brutale alors que j’attendais un peu de bienveillance. J’aimerais surtout que le Conseil synodal (ndlr: l’Exécutif de l’EERV) admette ses torts», expliquait Daniel Nagy avant la séance. L’avocat de l’EERV, Olivier Subilia, rétorque: «Il me paraît dommageable d’envisager que l’EERV aurait mal géré ce dossier.»

Le bras de fer devant la justice civile débute alors, avec l’audition de quatre témoins, tous convoqués par Christophe Tafelmacher, avocat du pasteur. Un paroissien de Gryon dit «son admiration pour ce ministre créatif qui savait rajeunir les cultes. Je considère que c’est une honte de l’avoir renvoyé.» Une autre paroissienne, qui louange également le travail de l’ancien pasteur, avoue son incompréhension face aux décisions du Conseil synodal. Certes, la paroisse des Avançons (Gryon et Bex) était en proie à des tensions depuis 2011: «A mon avis, cela concernait le conseil paroissial et pas du tout les ministres. Le pasteur Nagy a été victime d’une injustice.»

Suspendu avant Noël

Une autre paroissienne de Gryon estime que «le président de paroisse d’alors n’avait pas la compétence pour gérer deux ministres», soit Daniel Nagy à Gryon et la pasteure de Bex. Daniel Nagy avait été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines, juste avant Noël 2013. «Pour des raisons incompréhensibles, dit-elle, c’était une mesure choquante qui tombait de nulle part.» Daniel Nagy avait demandé à baisser son temps de travail: «Le responsable des ressources humaines de l’EERV lui a demandé dans une lettre de se reposer la question de sa vocation, vous vous rendez compte?» En 2014, le Conseil synodal décidera de déplacer ailleurs les ministres en poste à Gryon et à Bex. Selon l’EERV, Daniel Nagy refusera les postes proposés. Une version que l’intéressé conteste. Le licenciement qui surviendra ensuite «m’a attristé, je me suis dit qu’on était en train de perdre un des meilleurs jeunes éléments de cette Eglise», explique Jacques-André Haury, qui avait fait partie de la commission de consécration du pasteur.

Trois procès attendus

Le procès se poursuivra le 26 mai, avec d’éventuels autres témoins et les plaidoiries des avocats. Il n’est sans doute pas le dernier auquel l’EERV devra faire face: les trois autres pasteurs licenciés récemment par l’institution devraient aller devant la justice. Daniel Nagy, lui, a retrouvé du travail à Fribourg, où il travaille en tant qu’aumônier de l’Hôpital cantonal. (24 heures)

(Créé: 02.05.2016, 22h23)

Projet régional d'appui au pastoralisme au sahel : Le PRAPS-Mali permettra d'augmenter les …

Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Mali (PRAPS-Mali) a procédé le jeudi 28 avril 2016 dans la salle Balla Moussa Cissé, au lancement de ses activités. La cérémonie de lancement placée sous la présidence de M. Nango Dembélé, ministre de l’Elevage et de la Pêche a eu lieu en présence de M. Abdoul Wahab Diarra, le coordinateur national du PRAPS-Mali, Dr Maty Ba Diao coordinatrice Régionale du PRAPS-CILSS, M. Zé Coulibaly, représentant de la Banque mondiale ainsi que de plusieurs autres personnalités.

L’objectif  du projet est d’améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs des zones transfrontalières le long des axes de transhumance dans les six pays Sahéliens. Il vise aussi à améliorer la capacité de ces pays à répondre à temps et de façon efficace  aux crises pastorales et à faire face aux situations d’urgence.

Le PRAPS concerne les six du pays du sahel, à savoir : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Le projet va contribuer à atteindre des objectifs de la ‘’Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, sécuriser les modes d’existence et les moyens de production des populations pastorales et d’accroitre le produit brut des activités d’élevages d’au moins de 30% dans les pays concernés pour les 5 à 10 ans à venir.

Le PRAPS-Mali  concernera plus de 440 000 bénéficiaires directs dont 132 000 femmes et jeunes. Il intervient dans huit régions, 31 cercles et 220 communes, regroupés dans 3 antennes régionales de zones agro-écologiques. Le projet dure 6 ans de 2015 à 2021. Le montant total du budget prévu pour l’exercice 2016 s’élève à 2 213 472 000 f cfa dont 2 063 472 000 f cfa financés sur les ressources IDA et 150 000 000f cfa sur le budget national.

Dans son intervention, Dr. Maty Ba Diao, expliquera que cet événement est l’aboutissement d’un long processus engagé par les Etats membres et le CILSS depuis octobre 2013. Elle a rappelé que le PRAPS découle du forum de haut niveau sur le pastoralisme au sahel tenu à Nouakchott le 29 octobre 2013 sous l’égide du gouvernement islamique de la Mauritanie, de la Banque Mondiale et des organisations d’intégrations régionales, telles que le CILSS, la CEDEAO et l’UEMOA. Cette rencontre, dit-t-elle, avait souligné la nécessité d’adopter une approche sous régionale pour relever le défi du pastoralisme et réussir le pastoralisme comme un système de production, un mode de vie et une source de richesse pour les emplois de ses populations.

Dans sa prise de parole, M. Zé Coulibaly, dira que selon les analystes, le pastoralisme joue un rôle économique vital au Mali. Il est aussi vecteur de paix, de stabilité et de sécurité alimentaire. Toutefois, souligne-t-il, il est menacé par des multiples défis parmi lesquels l’essor rapide de la population, la multiplication des conflits, et l’épizootie. Face à la croissance de la demande en produit de l’élevage, il est opportun de consentir des investissements importants en faveur du pastoralisme pour qu’il se traduise par des retombées économiques nouvelles profitant à l’ensemble des communautés qui vivent au Mali.

Quant au ministre Nango Dembélé, il dira que l’élevage joue un rôle socioéconomique très important au Mali. En effet, il contribue à près de 19%  du PIB, ce qui constitue 80% des revenus pour les pasteurs, 18% pour les agro-pasteurs et est la principale source de revenus pour près de 30% de la population malienne. L’élevage occupe la 3ème place après l’or et le coton en termes de produits d’exportation. Le Mali est le 1er  pays d’élevage dans la zone UEMOA et le 2ème après le Nigeria dans l’espace CEDEAO par l’importance des effectifs des différentes espèces de son cheptel. Cet effectif est estimé à 15 millions de bovins, 32 millions d’ovins et de caprins et près de 37 millions de volailles. A cela, le ministre Dembélé a ajouté que l’élevage pastoral fournit 70% de la production du lait, 60% de viandes bovine et 40% de viandes de petits ruminants. Pour terminer, il a invité tous les partenaires nationaux et internationaux à une entière collaboration pour l’atteinte des objectifs du PRAPS-Mali.

Mamadou  DOLO

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Eglise de réveil dans la communauté africaine de belgique: entre foi et business

De nos jours, annoncer la parole de Dieu est devenu très lucratif pour des hommes et des femmes qui se disent illuminés au sein des communautés africaines de Belgique.

Beaucoup profitent du fanatisme et de l’état d’âme des personnes pour les dépouiller de leurs biens. »Dieu vous bénisse frères et sœurs en Christ. Je sais que vous avez la foi. C’est pourquoi je suis sûr que vous allez offrir une voiture au Pasteur. Amen! »

De nombreux pasteurs des églises dites de «réveil, ou éveillées» mènent la vie à grande vitesse et  amassent des fortunes au détriment de leurs adeptes . Ces églises sont « des véritables machines à faire du fric.

Ces dernières années, la multiplication des églises, des pasteurs, nous a amené à chercher à voir plus clair. C’est ainsi que nous sommes allé à la rencontre de plusieurs, fidèles, pasteurs, et des critiques. ‘’Armée du salut’’, ‘’Assemblée du christ’’, « Jesus t’aime, Living World Fellowship et autres, voilà le type de noms qui distinguent les églises de réveil des églises ordinaires. Mais ce n’est pas tout. On constate également que ces églises sont extraordinaires de par l’extravagance vestimentaire des dirigeants.

Les pasteurs et autres dirigeants d’église mettent un accent particulier sur l’aspect marketing de l’évangélisation. Ils se procurent de vêtement très chers, se font des coiffures extravagantes, certains vont jusqu’à se décaper la peau pour, selon eux, paraître plus beau. Certains prennent des cours particuliers pour savoir captiver l’attention de l’auditoire. Bref, on dirait qu’ils font tout pour séduire et attirer davantage les ‘’clients’’.

Dans le même ordre d’idées, ces églises ont en commun le style de prédications : presque toutes essayent de prédire l’avenir des fidèles, essayent de les faire rêver ou de garder l’espoir d’un avenir meilleur. Il n’est pas rare d’entendre << à partir d’aujourd’hui, ta vie va changer, tu ne manqueras plus de rien>>, <<démon sort de ce corps >>…

En outre, l’insistance avec laquelle les dirigeants réclament les différents types de cotisations est notoire et soulève des soupçons.

Comment se recrutent les nouveaux fidèles ?

Le néophyte est souvent amené par un parent ou un ami prosélyte afin d’assister à une réunion de prière ou à un office religieux. Dans la plupart de ces Eglises, les fidèles prennent place dans un temple, souvent de fortune, où ils sont mis en «condition» pendant des heures grâce à la création d’une atmosphère envoûtante faite de chants et de psalmodies avant que n’intervienne le prêche du pasteur. Cette prédication est en général une dénonciation véhémente du «monde», c’est-à-dire des us et coutumes de la société et de tout ce qui est en dehors de la vie en Christ, une notion suffisamment floue pour que chacun y mette ses désirs et ses fantasmes. La prestation du pasteur est suivie de prières et de chants qui clôturent le rite, non sans qu’on ne demande aux nouveaux venus de se présenter.

Le mécanisme de captation de l’argent.

Quand les nouveaux venus consentent à revenir, ils sont placés au centre d’un tourbillon de réunions de prière, réunions d’étude biblique, tables-rondes et séminaires qui contribuent à les couper du monde et de ses proches. A ce niveau, le nouveau venu contribue déjà aux affaires de la maison en procédant à des offrandes par le dépôt de quelques petits billets (les jetons y étant proscrits) dans l’escarcelle de l’Eglise.

Après son adhésion totale, le croyant «né de nouveau», tout en continuant de faire des offrandes, est invité à pratiquer la dîme, c’est-à-dire à contribuer de manière plus effective aux projets de l’église en donnant des sommes d’argent proportionnelles à ses revenus ou à sa fortune, soit le 1/10eme de ses revenus pourtant bien maigres pour beaucoup d’entre eux

Selon certains critiques qui ont voulu garder l’anonymat, Dans le Nouveau Testament, elle reste un modèle de générosité, libre au croyant, sans obligation. Il n’y a donc pas, selon ces derniers, raison de harceler les croyants pour ces cotisations, d’autant plus que, la classe sociale la plus représentée dans ces églises est la classe des pauvres : ceux-ci sont pour la plupart des sans-papiers, des misérables, des gens qui ont tout perdu et sont à la recherche effrénée d’un ultime espoir.Mais parfois, ils en sortent plus démunis, achevés parce que dépouillés du peu d’argent qu’il leurs restait, contre un regain d’espoir d’avoir une bénédiction et un exhaussement de leurs prières.

Cependant, on ne peut pas retenir que du négatif de ces églises. Les fidèles de ces églises sont certes déçus la plupart du temps, mais une chose est sure, ils disparaissent des statistiques de la police.

Enlèvement de l'Eglise: Seuls un tiers des pasteurs américains croient qu'il aura lieu avant la …

Selon une nouvelle étude de Lifeway Research, seuls un tiers des pasteurs américains croient que les chrétiens seront enlevés dans les airs, à la rencontre du Christ, avant la grande tribulation que va vivre le monde. Cette enquête menée auprès de mille pasteurs montre que les chrétiens ont de la peine à s’accorder sur l’interprétation de l’Apocalypse.

Alors que 36% des pasteurs principaux ont une conception «pré-tribulationniste» comme présentée dans la série de livres «Left Behind», un quart des pasteurs estime que l’enlèvement de l’Eglise n’est pas un concept littéral mais symbolique.

Pour 18% encore, il aura lieu après la tribulation mondiale ou au cours de celle-ci (4%). Un petit unique pourcent estime même qu’il a déjà eu lieu.

Les réponses des pasteurs sondés diffèrent selon leur dénomination chrétienne et leur niveau d’études. Les pasteurs évangéliques sont plus susceptibles d’adhérer à une interprétation littérale de l’enlèvement que les Protestants réformés, les Méthodistes et les Presbytériens. Les pasteurs ayant suivi une formation supérieure sont plus susceptibles d’appréhender l’enlèvement au sens figuré.

La rédaction d’Evangeliques.info – 29 avril 2016 10:44

Mali : Élevage : LE PRAPS, UN NOUVEAU PROJET D'ENVERGURE

élevage

D’une durée de 6 ans, il interviendra chez nous dans 8 régions, 31 cercles, 220 communes, regroupées au sein de 3 zones agro-écologiques intégrant les cercles frontaliers des pays membres du projet

Le coup d’envoi des activités du Projet régional de pastoralisme au Sahel (PRAPS Mali) a été officiellement donné, ce jeudi, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, le Dr Nango Dembélé. La cérémonie de lancement du projet a regroupé au CICB, le coordinateur du PRAPS, Abdoul Wahab Diarra, la coordinatrice régionale du PRAPS/ CILSS, le Dr Maty Bah Dia, le représentant de la Banque mondiale, Zié Coulibaly, et le représentant du maire de la commune III, Ousmane Camara.

Le PRAPS est une émanation de la Déclaration de Nouakchott, suite au Forum de haut niveau sur le pastoralisme tenu à Nouakchott en octobre 2013, sous l’égide du gouvernement mauritanien, de la Banque mondiale, du CILSS et des organisations d’intégration régionale. Six pays sont concernés par le projet : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.

Son objectif de développement porte sur  « l’amélioration de l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans des zones transfrontalières et le long des axes de transhumance des six pays sahéliens et l’amélioration de la capacité des gouvernements de ces pays à répondre à temps, de manière efficace en cas de crise pastorale ou d’urgence ».

Chez nous, le projet, dont la durée est de 6 ans, interviendra dans 8 régions, 31 cercles, 220 communes, regroupées au sein de 3 zones agro-écologiques intégrant les cercles frontaliers des pays membres du PRAPS. Il vise 440 000 bénéficiaires directs dont 132 000 femmes et jeunes et des bénéficiaires indirects, à l’instar des vétérinaires privés, transformateurs, marchands, etc. Le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère de l’Élevage et de la Pêche.

Le représentant du maire de la commune III a salué, dans le projet, une « contribution importante au développement économique du Mali, à savoir l’amélioration des conditions des pasteurs et agro-pasteurs ».

La composante I du projet s’emploiera à améliorer la santé animale par des activités comme le renforcement des services centraux et déconcentrés de la santé animale ; la visite d’échange des expériences d’installation des vétérinaires de proximité et l’activation du processus de déploiement des vétérinaires privés dans les zones pastorales ; l’appui à la surveillance épidémiologique.

L’amélioration de la gestion des ressources naturelles est la composante II du projet. Elle se fera, entre autres, par une mission de validation/ négociation d’accords sociaux sur les sites des aménagements identifiés, la détermination de la nature de travaux et l’estimation des devis quantitatifs, des études diagnostiques des commissions foncières locales et communales. Faciliter l’accès au marché, améliorer la gestion des crises pastorales, la gestion du projet et l’appui institutionnel sont les autres composantes de ce projet dont le budget total prévu pour l’exercice 2016 se chiffre à 2,063 milliards Fcfa sur les ressources IDA et 150 millions de Fcfa sur le budget national.

« Ce projet va concrétiser les ambitions nourries par nos chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, lors d’un forum de haut niveau sur le pastoralisme tenu le 29 octobre 2013 à Nouakchott. Il va contribuer à l’atteinte des objectifs de « la Déclaration de Nouakchott » qui sont de « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et d’accroitre le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30 % dans les six pays concernés au cours des 5 prochaines années, en vue d’augmenter significativement les revenus des pasteurs dans un horizon de 5 à 10 ans. Cet objectif est en lien avec nos différents documents de politique et stratégie du développement de l’élevage, notamment la politique nationale de développement de l’élevage, la politique du développement agricole, la Loi d’orientation agricole et le Programme d’action du gouvernement pour la période 2013-2018 » s’est félicité le Dr Nango Dembélé.

Le ministre a également rappelé l’importance de l’élevage qui « joue un rôle socio économique très important qui contribue pour près de 19 % au produit intérieur brut, constitue 80% des revenus pour les pasteurs, 18 % pour les agro-pasteurs et la principale source de revenu pour plus 30 % de la population malienne et occupe la 3è place, après l’or et le coton, en terme de produits d’exportation »

K. DIAKITE

Source : L’Essor


Suisse: Des pasteurs élaborent un cru pour le Jubilé de la Réforme en 2017

Pour célébrer les 500 ans de la Réforme, un groupe de pasteurs et de diacres de la région de la Côte a eu une idée bien vaudoise: élaborer un «cru» de la Réforme en blanc et en rouge. Pour se faire, ils ont sollicité la collaboration de plusieurs vignerons-encaveurs de la région aubonnoise et morgienne.

Dès avril 2017, cette cuvée de la Réforme pourra être dégustée et achetée chez les vignerons. Ceux-ci offriront aussi du moût et différentes animations et conférences seront organisées dans les caves, lors des dégustations.

Pasteur et coordinateur pour la région Morges-Aubonne de l’Eglise réformée du canton de Vaud, François Paccaud a expliqué l’objectif de ce projet à l’agence de presse Protest’info: marquer le Jubilé et aller à la rencontre des gens en dehors des cercles de l’Eglise. «Symboliquement, la transformation du moût en vin peut illustrer le cheminement du croyant qui décide de suivre l’esprit du Christ et se retrouve petit à petit transformé par celui-ci» a développé le pasteur.

La rédaction d’Evangeliques.info – 29 avril 2016 09:45

Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, pasteur selon le cœur de Dieu

« Moi, je suis le bon pasteur ; le bon pasteur livre sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est parce qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis… » (Jean 10,11-13)

La récente prise de parole de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala demandant la cessation des bombardements dans le Pool a mis en émoi les journalistes-mercenaires, zélateurs à la solde des hommes au pouvoir au Congo-Brazzaville ; ils se sont mis à le vilipender, l’accusant de ne pas respecter le « devoir de réserve » que lui impose sa fonction d’évêque. Cet émoi des chantres du pouvoir de Brazzaville en a provoqué un autre : celui des chrétiens et des hommes de bonne volonté qui ne comprennent pas que, pour avoir dit certaines évidences, – et encore avec beaucoup de doigté et de réserve- l’évêque de Kinkala dont la circonscription ecclésiastique couvre une grande partie du Département du Pool soit l’objet d’attaques aussi féroces qu’injustifiées.

Mercenaires de la plume et du micro au service des crimes politiques

Ils ont la mémoire courte, ces hommes et chrétiens de bonne volonté qui oublient que la tradition des hommes politiques congolais depuis 1963 intègre l’invariant de l’anticléricalisme servant à désigner l’Eglise catholique et ses responsables comme boucs émissaires des turpitudes qui minent le vivre-ensemble harmonieux et le développement de notre pays. La classe politique actuelle, depuis plus de trente ans qu’elle est au pouvoir, manie la même rhétorique en cas de crise qui la met en demeure de lâcher les rênes.

Il faut rappeler que le cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, patriote confirmé et fin tacticien en matière de relations Eglise-Etat sous le régime du monopartisme servit de bouc-émissaire aux luttes de pouvoir au sein du PCT : le 22 mars 1977, il fut assassiné, quatre jours après l’assassinat du président de l’époque, Marien Ngouabi.

L’assassinat du cardinal Biayenda fut préparé avec l’aide de la presse à la solde de militaires et de membres du parti unique au pouvoir : en effet, la radio et la télévision avaient, aussitôt après l’assassinat du président, accrédité la thèse que le cardinal Biayenda n’était pas étranger à ce crime ; qu’il aurait « mystiquement neutralisé  » le pouvoir de Marien Ngouabi. Voici ce que l’on entendait en substance, toutes les trente minutes, depuis le 19 mars 1977 sur les ondes de la Voix de la Révolution congolaise (la radio nationale) : « Le Président Marien Ngouabi a été assassiné…La dernière personne qu’il a reçue en audience est le cardinal Emile Biayenda… ». Le 22 mars, la pratique du bouc-émissaire porte ses fruits : le cardinal Emile Biayenda est assassiné.

Autres temps, mêmes mœurs

Encore en vie et plusieurs, parmi eux, encore au pouvoir, les protagonistes et les acteurs de cette « chronique d’une mort annoncée  » jouissent d’une totale impunité.

La désignation du cardinal Biayenda comme « éminence grise » dans l’assassinat du président Ngouabi leur servit de paravent pour s’emparer du pouvoir et se prévaloir du titre de garant de la paix au Congo. Voudraient-ils rééditer leur funeste besogne sur la personne de Mgr Portella Mbuyu qu’ils ne s’y prendraient pas autrement que de la manière dont leurs chiens d’attaque, ces journalistes-mercenaires et zélateurs à la plume d’autant plus acérée qu’ils sont arrosés de millions de francs dilapidés sur les deniers publics, s’acharnent sur Monseigneur Portella Mbuyu qui, en tant qu’évêque du diocèse de Kinkala, ne peut pas faire autrement que demander la paix et la sécurité pour les hommes, les femmes et les enfants dont il est le pasteur.

Douter de la crédibilité des résultats de la dernière élection présidentielle comme l’a fait Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas une entorse à la vérité ni un coup fatal au bon fonctionnement de la démocratie. A charge pour ceux qui ont publié ces chiffres d’en prouver la véracité aux 92% des électeurs congolais (mis à part les 8% ayant voté pour Sassou-Nguesso) qui se désolent que des truands les aient dépossédé de leur victoire.

Connaissant la fourberie du clan au pouvoir, je crains que la reconnaissance du choix de la majorité (Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Marie Michel Mokoko) ne soit repoussée aux calendes grecques.

Il faut aussi et surtout que les chrétiens et les hommes de bonne volonté veillent au grain pour que Monseigneur Portella Mbuyu ne soit pas victime des machinations machiavéliques du pouvoir qui est décidé à étouffer toute voix qu’il juge dissonante dans son orchestration éhontée de la tricherie électorale, car les mœurs politiques n’ont pas évolué depuis 1977.

Le pape François ne désavoue pas Monseigneur Portella Mbuyu

Le cœur de mon propos est de dire à ce qui ne le savent pas et à ceux qui pourraient l’avoir oublié que Monseigneur Louis Portella Mbuyu, en sa qualité d’évêque de l’Eglise catholique, a le droit, et même le devoir de parler comme il l’a fait, car contrairement à ce que pensent et disent ceux que ses prises de parole émoustillent, un évêque n’est pas fait pour gérer seulement les affaires cultuelles.

L’Eglise revendique et assume une mission de salut dans l’espace public. Monseigneur Portella Mbuyu n’est ni un extraterrestre, ni un évêque atypique, encore moins une brebis galeuse. Au contraire, il est, à l’exemple du Christ, le bon berger, celui qui prend soin de ses brebis dont il connaît les souffrances.

Ils sont nombreux de par le monde, ces pasteurs qui, comme Monseigneur Portella Mbuyu, sont le poil à gratter des institutions sociales et publiques en vue de promouvoir la justice et la paix : le Cardinal Christian Tumi, au Cameroun, le cardinal Laurent Mossengwo en RDC, pour ne parler que de ceux qui sont plus proches de nous.

Comme eux, Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas un héros. Il ne fait qu’obéir à l’une des dimensions inaliénables qui guide les pasteurs dans leur charge auprès du peuple.

Cette dimension est la Doctrine sociale de l’Eglise dont François, l’actuel Pape, livre quelques pans dans son Exhortation Apostolique « EVANGELII GAUDIUM » (La joie de l’Evangile) faite le 24 novembre 2013. En voici deux extraits :



Par.182
« …Les pasteurs… ont le droit d’émettre des opinions sur tout ce qui concerne la vie des personnes, du moment que la tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain. On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter dans la sphère privée et qu’elle existe seulement pour préparer les âmes pour le ciel. Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants, sur cette terre aussi, bien que ceux-ci soient appelés à la plénitude éternelle, puisqu’il a créé toutes choses « afin que nous en jouissions » (1 Tm 6, 17), pour que toute personne puisse en jouir… »



Par.183
«  En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes, sans aucune influence sur la vie sociale et nationale, sans se préoccuper de la santé des institutions de la société civile, sans s’exprimer sur les événements qui intéressent les citoyens… Bien que « l’ordre juste de la société et de l’Etat soit un devoir essentiel du politique », l’Eglise « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice » Tous les chrétiens, et aussi les pasteurs, sont appelés à se préoccuper de la construction d’un monde meilleur… »

Ce que j’ai découvert à la lecture de ce document de la plus haute autorité de l’Eglise catholique c’est que cette religion n’est pas l’opium du peuple mais un ferment pour une société plus juste, où est respecté tout être humain, quelles que soient sa race, sa condition sociale, ses opinions religieuses ou politiques.

Théophile BIANTUADI

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Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Lancé à Bamako le 6 octobre 2015, le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) est un programme de 6 ans qui soutient les pasteurs des pays du CILSS, financé par la Banque mondiale.

Le ministre de l’Elevage et la Pêche, Dr. Nango Dembélé, a présidé hier la cérémonie de démarrage officiel des activités du Praps au Mali. C’était en présence du coordonnateur du projet Abdoul Wahab Diarra, de la coordinatrice régionale du CILSS, Mati Diao, et du représentant de la Banque mondiale.

Ce projet novateur pour les pasteurs du Sahel a déjà commencé dans les pays concernés à savoir la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad et le Niger. Les autorités maliennes viennent de lancer les activités de l’antenne de notre pays, ce qui ouvre la voie à un développement futur des conditions de vie de nos pasteurs.

Pour Abdoul Wahab Diarra, le Praps est un gigantesque programme qui permettra de donner une autre image aux éleveurs. Il est constitué de cinq composantes ; à savoir : l’amélioration de la santé animale, la gestion des ressources naturelles pour les pasteurs, la facilité d’accès aux marchés, et l’appui institutionnel à travers le renforcement de capacités, le plaidoyer et la communication.

Une enveloppe financière de plus de 2 milliards de F CFA est prévue pour l’exercice 2016, dont 150 millions de F CFA financé par le budget national.

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a apprécié le projet à sa juste valeur. Selon Dr. Nango Dembélé, l’élevage pastoral fournit à notre pays 70 % de la production nationale de lait, 60 % de la viande bovine et 40 % de viande de petits ruminants. Il a remercié les chefs d’Etat du CILSS et la Banque mondiale pour leur bonne initiative pour les pasteurs et les agropasteurs du Sahel. Il a exhorté tous les acteurs à œuvrer pour que le projet puisse atteindre ses objectifs.

Zoumana Coulibaly

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Source: L’Indicateur du Renouveau

La Région Morges-Aubonne lance une «cuvée de la Réforme»

Pour célébrer le Jubilé de la Réforme en 2017, une équipe de pasteurs et de diacres élaboreront une cru original en collaboration avec des vignerons de la Côte. «Nous souhaitons aller à la rencontre des gens en dehors des cercles de l’Eglise en proposant une «cuvée de la Réforme» qui pourra être dégustée chez des vignerons-encaveurs de la région», explique le pasteur François Paccaud, responsable de l’information et coordinateur pour la région Morges-Aubonne de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV).

Ce projet a été imaginé par un groupe de pasteurs et de diacres de La Côte pour célébrer les 500 ans de la Réforme. Ils ont contacté une quarantaine de vignerons-encaveurs locaux et environ un tiers d’entre eux ont répondu présent. «Tout ce qui touche au vin et au christianisme m’intéresse. J’ai tout de suite accepté de participer à ce projet», explique Raoul Cruchon, œnologue au domaine Henri Cruchon, à Echichens. «Le vin a toujours accompagné l’humanité. Dans la Bible, Noé plante de la vigne directement après le déluge», ajoute ce protestant passionné par le goût. Les vignerons qui participent au projet offriront du moût et une équipe de l’EERV composée d’un œnologue et de trois pasteurs créeront le cru de la Réforme en blanc et en en rouge. 

«Symboliquement, la transformation du moût en vin peut illustrer le cheminement du croyant qui décide de suivre l’esprit du Christ et se retrouve petit à petit transformé par celui-ci», explique le pasteur. La cuvée de la Réforme, entre 1000 et 2000 bouteilles, pourra être dégustée et achetée dès le mois d’avril 2017 chez les encaveurs. «Mais notre objectif n’est vraiment pas de gagner de l’argent. Nous voulons susciter de nouvelles rencontres et marquer le jubilé». Différentes animations et conférences seront également organisées dans les caves des vignerons, lors des dégustations. 

Pour l’instant, seule la région morgienne qui fait partie de l’AOC «La Côte» participe à un tel projet. Mais le groupe de pilotage lance un appel aux paroisses des autres régions dans l’espoir de donner une dimension cantonale au projet. – Laurence Villoz, protestinfo

Inde : un pasteur et sa femme enceinte agressés

 

Pour avoir refusé de prier une divinité hindoue, un pasteur et sa femme enceinte ont été agressés. Leur église a été incendiée.

300-Church_and_Home518Ils forment un jeune couple pastoral. Dinbanhu Sameli, 30 ans, et son épouse Meena, 26 ans, qui est enceinte de sept mois, dirigent une église dans le district de Bastar, au sein de l’État de Chhattisgarh, en Inde centrale.

Le 17 avril vers 19 heures, deux jeunes hommes se sont approchés du pasteur qui se trouvait devant sa maison, juste à côté de l’église. Ils lui ont dit qu’ils venaient de l’église voisine et ils ont demandé la prière. Soudain, ils ont brandi un sabre et l’ont posé sur le cou du pasteur, ordonnant au couple de crier : « Victoire au dieu Ram ». Le couple est resté silencieux.

« Quand j’ai senti le sabre, la peur a envahi mon cœur. Mais j’ai prié Dieu de me sauver », se souvient Dinbanhu.

 

« Jésus est avec nous »

Alors les deux hommes ont demandé : « Où est votre Jésus ? » Dinbanhu a répliqué : « Nous croyons qu’Il est avec nous. » Les agresseurs ont ensuite posé cette question : « Pourquoi ne croyez-vous pas en Ram ? Comme Dinbanhu et Meena refusaient de prier Ram et de piétiner la Bible, les deux hommes ont saisi un bidon d’essence et ont mis le feu à l’église dans laquelle se trouvaient des instruments de musique. Alors que l’église brûlait, le couple s’est enfui et a porté plainte auprès de la police. Malheureusement, les médias ont détourné la vérité dans cette affaire et ont discrédité les chrétiens.

Une région sensible

93 attaques organisées ont été commises en 2014 et 2015 dans l’État de Chhattisgarh, gouverné par le parti nationaliste hindou (BJP). Depuis le mois de janvier, 49 agressions ont été signalées dans cet État, et 116 en Inde centrale. Dans bien des cas les pasteurs ont été brutalisés.

Cette année, l’Inde se situe au 17ème rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.

Légende photo : L’église et le logement du couple agressé.

Sujets de prière :

  • Remercions Dieu pour la détermination de Sameli et Meena,

  • Prions pour qu’ils soient relevés émotionnellement et affermis,

  • Prions pour la protection de cette communauté chrétienne locale.

Le Pape appelle l'Église à «servir les laïcs et non se servir d'eux»

(RV) «Les laïcs sont des protagonistes de l’Église et du monde», le Pape François invite donc les pasteurs à «les servir et non à se servir d’eux». Le Saint-Père s’exprimait dans une lettre adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine. Un document qui fait suite à la rencontre du Saint-Père avec les participants à l’assemblée plénière de la commission. Elle s’était réunie en mars dernier sur le thème «L’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique».Dans ce long texte le Pape précise le rôle et la mission des laïcs. «Ce n’est pas le pasteur qui doit dire au laïc ce qu’il doit faire et dire, il le sait bien et mieux que nous». Le ton est donné et le Saint-Père est très clair lorsqu’il évoque la place des laïcs dans l’Église, dans «nos villes qui sont devenues de véritables lieus de survie». «Personne, rappelle-t-il, n’a été baptisé prêtre ou évêque» mais bien en tant que laïc, «un signe indélébile que personne ne pourra jamais effacer». «Oublier que l’Église n’est pas une élite de prêtres, consacrés et évêques, et que nous formons tous le Saint Peuple de Dieu comporte de nombreux risques» observe le Pape citant «l’une des déformations les plus grandes que l’Amérique latine ait à affronter : le cléricalisme».Le cléricalisme déforme l’Église«Cette attitude, déplore le Saint-Père, non seulement annule la personnalité des chrétiens mais tend aussi à amoindrir et à sous-évaluer la Grâce baptismale». «Le cléricalisme plutôt que de donner une impulsion aux différentes contributions et propositions éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église tout entière est appelée à rendre témoignage dans le cœur de ses peuples». «Sans nous en rendre compte, déplore le Pape, nous avons généré une élite laïcale, en croyant que les laïcs engagés sont seulement ceux qui travaillent pour les prêtres et nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui souvent brûle son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre sa foi».Le Saint-Père met alors en relief «la pastorale populaire» qui en Amérique latine est «l’un des rares espaces dans lequel le peuple de Dieu a été libéré de l’influence du cléricalisme». Tout en reconnaissant qu’elle peut avoir des «limites» le Pape indique que «bien orientée en particulier à travers une pédagogie de l’évangélisation, elle est riche de valeurs».Au regard de ce constat, le Pape interpelle les pasteurs appelés à se demander comment ils sont en train de «stimuler et promouvoir la charité et la fraternité, le désir de vérité et de justice». «Comment faisons nous en sorte que la corruption ne se niche pas dans nos cœurs». Et le Saint-Père indique qu’«il n’est pas logique même impossible de penser qu’en tant que pasteurs nous devrions avoir le monopole des solutions face aux nombreux défis de la vie contemporaine». Au contraire, souligne-t-il, «nous devons être du côté de nos fidèles, en les accompagnant dans leur recherche et en stimulant l’imagination capable de répondre aux problématiques actuelles».(BH-HD)

Présidentielle 2016 : Désiré Mounanga dans la course

Le pasteur de l’Eglise de l’Alliance chrétienne et missionnaire du gabon (EACMG) a récemment déclaré sa candidature pour la prochaine présidentielle, promettant un renouveau pour le Gabon.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Pour Désiré Mounanga, «l’échec des chefs n’est pas la fin de notre rêve. L’échec de nos chefs c’est la clé qui nous ouvre les portes du génie créateur. Leur échec nous fait prendre conscience que notre avenir est entre nos mains». Aussi, le pasteur de l’Eglise de l’alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (EACMG) qui affirme avoir désormais «le pouvoir d’abolir les inégalités sociales», s’est dit prêt à revêtir l’habit du chef, non sans assurer qu’il est capable de faire mieux que les dirigeants que le Gabon a connu depuis plusieurs décennies.

A moins de cinq mois de la présidentielle l’homme d’église a annoncé, le 23 avril dernier à Libreville, sa candidature. Une candidature qu’il a placé sous le signe du «vrai changement», «après cinq décennie de dictature, de calvaire et d’enfer, cinq décennies de mauvaise gestion».

Si l’homme d’église a assuré ne pas vouloir se cacher derrière une quelconque révélation divine, comme ce fut le cas il a y quelques années pour certains pasteurs, il a dit fonder son nouveau positionnement sur sa responsabilité citoyenne et son attachement à un mieux-vivre des Gabonais de toutes parts, dont beaucoup, à l’instar des dirigeants actuels, «ont oublié ou n’ont jamais appris les règles qui régissent la famille gabonaise». Aussi, a-t-il lancé : «face à cette ignorance notoire reflétée pas les barrons du régime en place, il me revient, en tant que fils ainé de prendre mes responsabilités et de remettre de l’ordre dans notre famille». Et l’ordre, pour lui passe nécessairement par l’octroi d’emplois au Gabonais. Il en propose notamment 300 000, en plus de la construction de 150 000 logements sociaux, la gratuité de l’école et des soins de santé, entre autres.

Dans sa déclaration de candidature, Désiré Mounanga n’a pas manqué de s’en prendre d’une manière à peine voilée aux autres candidats en lice, dont la plupart, a-t-il laissé entendre, sont comptables de la situation actuelle. «Vous dites que le président doit partir. Mais il ne partira pas seul. Dans sa chute, il doit obligatoirement entraîner tous les émergents et tous les opposants qui se sont enrichis illicitement, et qui ont assombri l’image du Gabon», a déclaré le pasteur, qui a dit ne se réclamer d’aucun parti politique, mais exercer un sacerdoce : «Servir Dieu et servir le peuple gabonais». «Pendant plus d’un quart de siècle, j’ai été au service de Dieu et du peuple gabonais dans l’église. Je n’ai ménagé aucun effort pour faire avancer le royaume des cieux. Dorénavant, je continuerai ce sacerdoce dans la politique et dans les affaires publiques de ma nation», a avancé celui qui se présente comme «le porteur de l’impossible», qui exhorte les Gabonais à en finir avec le «vagabondage politique et (le) délestage économique».

Avec l’annonce de sa candidature, Désiré Mounanga est venu allonger la liste des candidats déclarés à la présidentielle d’août prochain, dans laquelle on compte Abel Mbombé Nzondou, Dieudonné Minlama, Ali Bongo, Pierre-Claver Maganga Moussavou, Celestin Ella Ollomo, Augustin Moussavou King, Jean Ping et Guy Nzouba Ndama. Et cette liste semble loin d’être fermée.

Election Présidentielle : Candidature des Pasteurs, mission ou farce ?

Est-il recommandé à un homme de Dieu de briguer la magistrature suprême ? Ou encore Dieu permet-il à un membre du clergé, et spécialement dans sa parole, de concilier le sacerdoce apostolique et la politique ? Comment expliquer cette reconversion de vocations de certains Ministres de Dieu, qui longtemps après avoir « opéré des miracles » décident de faire irruption dans le marigot politique ?

Pour le pasteur de l’église de réveil de Nazareth, Georges Bruno Ngoussi, qui était candidat à la présidentielle anticipée de 2009, sa démarche avait été inspirée par Dieu. Même si le pasteur avoue ne pas savoir les raisons d’une telle vision du Très haut, car il n’avait jamais rêvé de se présenter à un scrutin présidentiel. S’est-il simplement plié à la volonté de son créateur ? Une thèse partagée par le Président du bloc démocratique gabonais (BDC), Guy Christian Mavioga, qui dit « diffuser la lumière de la parole de Dieu par son engagement politique  ». Pour le porte-parole de la majorité républicaine pour l’émergence, en investissant l’arène politique, « les ministres de Dieu apportent de la lumière et plus de justice sociale ».

Georges Bruno Ngoussi

Un choix de plus en plus critiqué !

Si les intéressés disent être propulsés en politique par la voix de Dieu, il reste que cet appel est perçu comme une farce. De ce fait, de nombreuses personnes s’interrogent sur les réelles motivations de ces « Hommes de Dieu » et sur leur intrusion dans le landerneau politique. On se souvient qu’en 2005 le pasteur de l’église Jérusalem, feu Ernest Tomo dit « Zorobabel » avait, selon une vision divine posé sa candidature à la présidentielle, avant de se rétracter à quelques jours du scrutin.

D’ailleurs, certains observateurs en guise de boutade, soutiennent que Zorobabel est la seule personne à qui Dieu a parlé 2 fois. La première pour qu’il se présente et la seconde pour qu’il se retire au profit du défunt Omar Bongo Ondimba qui au passage, lui avait graissé la pâte à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes. Un revirement justifié par Zorobabel en personne par le fait que Dieu lui aurait dit de retirer sa candidature parce qu’il ne gagnerait pas contre Omar Bongo. Incompréhensible voire inimaginable ! En effet, toutes les religions s’accordent à reconnaître le côté omniscient de la divinité.

Ernest Tomo

Autant d’actes qualifiés d’errements de quelques « Hommes de Dieu », au nom de leurs intérêts personnels, par bon nombre de fidèles. Car Dieu, pensent-ils n’envoie pas quelqu’un qu’il sait d’avance perdant. Mais au-delà de cette instrumentalisation de la religion à des fins politiques, il y aussi le problème de compatibilité entre les deux disciplines : religion et politique. Font-elles bon ménage ?

La religion suppose la morale, l’honnêteté, la justice, la droiture etc. Ce qui est loin d’être le cas en politique où seules la ruse, la force et le mensonge règnent en maîtresse absolues. La réalité du terrain politique (surtout telle qu’elle s’exprime chez nous) conduit à des choix et des actes parfois répréhensibles voire contre-nature. Lesquels actes relèvent de l’injustice et de roublardise. Le pouvoir politique fait naître des sentiments de concupiscence, d’orgueil et d’avidité.

C’est le primat de l’intérêt personnel. Tout le contraire de la religion qui doit préserver la justice, et donc le bien.Une incompatibilité qui fait craindre un changement ou encore une métamorphose négative des « Hommes de Dieu » qui envahissent chaque jour l’espace politique. Car la politique, dirait quelqu’un ‘’est un opium qui transforme les hommes politiques en véritables monstres’’.

S'opposant à la destruction d'une église, elle est enterrée vivante

Enterrée vivante pour s’être opposée passivement à la démolition de son église, une femme de pasteur qui se tenait debout devant le bulldozer venu détruire le lieu de culte évoque la mémoire de la place Tiananmen en Chine. Cette image est aujourd’hui le symbole de tous ceux qui, en Chine, lutte contre la persécution des chrétiens par le gouvernement de Pékin.

Ding Cuimei, et son époux le révérend Li Jiangong, qui se tenaient debout dans une résistance passive devant un bulldozer venu détruire, sur ordre du gouvernement de la province Hena, l’église Beitou du centre ville de Zhumadian ont été poussés dans un fossé avant que des tonnes de terre ne s’abattent sur eux devant leurs fidèles horrifiés et impuissants. Selon les témoins du drame, un membre de l’équipe de démolition aurait déclaré, en parlant du couple pastoral, selon l’ONG China Aid :

« Enterrez-les vivants pour moi. «Je serai responsable de leur vie. »

Si le révérend Li Jiangong a réussi à ramper hors du fossé, son épouse a été enterrée vivante et est décédée par asphyxie. Deux travailleurs de l’entreprise de démolition ont été arrêtés après la mort de Ding Cuimei, mais le pasteur de l’église a été averti de ne pas s’exprimer sur cette affaire.

Selon Bob Fu, président et fondateur de China Aid, l’incident souligne les violations graves contre la liberté religieuse en Chine qui ont eu lieu depuis que le président Xi Jinping a pris ses fonctions en 2013.

Outre la campagne d’abattage des croix des églises, des milliers de lieux de cultes ont été détruits ces dernières années, des chrétiens et des avocats venus les défendre ont été emprisonnés. Des dizaines de pasteurs ont également été arrêtés sur des fausses accusations de corruption.

Le gouvernement chinois a en effet décidé de s’attaquer à l’expansion du christianisme (5 % des 1,4 milliards d’habitants de la Chine sont soupçonnés d’être chrétiens) et de lutter particulièrement contre les églises indépendantes et les mouvements sociaux indépendants qui font de l’ombre aux adhérents du parti communiste du pays.

La persécution est donc vive dans le pays et tous les moyens sont bon pour dissuader les chinois de devenir chrétien, y compris d’exercer une certaine pression morale sur les responsables chrétiens comme par exemple le fait de forcer les pasteurs de se réunir chaque semaine avec les responsables locaux pour expliquer leurs sermons.

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