Pasteur et diacre, des «métiers» d’avenir?

Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERVDans les Eglises réformées romandes, les vocations sont toujours au rendez-vous, même s’il reste à craindre qu’elles ne soient pas en nombre suffisant pour remplacer les «Baby-boomers» après leur départ en retraite.

Photo: Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERV

Par Elisabeth Schenker

Ce dimanche 26 octobre, une pasteure et un diacre seront consacrés au Grand-Temple de La Chaux-de-Fonds, à 17h30. L’occasion pour cette femme et cet homme «d’affirmer publiquement leur engagement et de prononcer les promesses liées à leur vocation», précise le communiqué de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN).

L’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) n’a procédé à aucune consécration en 2014, mais la consécration d’une diacre est prévue en 2015, au terme de sa formation. «Un groupe de travail est actuellement en route pour revoir la conception de la consécration et de l’agrégation des ministres dans l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV)», précise Beat Abegglen, président du conseil synodal de l’EREV, «le constat pour notre Eglise bilingue et multiculturelle est néanmoins qu’il y a plusieurs manières de comprendre la consécration/ordination, selon la provenance des ministres. Pour la consécration dans l’EREV nous demandons une formation pastorale ou diaconale, qui est conforme aux exigences en vigueur dans la Conférence des Eglises romandes (CER) et dans la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

Si la personne vient d’un autre pays, une commission des ministères est chargée de vérifier les diplômes des candidats. Si la personne en question n’est pas encore consacrée dans une autre Eglise issue de la Réforme, une procédure d’évaluation de candidature est prévue qui est suivie par une demande de consécration.»

La consécration fait-elle le pasteur ou le diacre?

Si les conditions pour accéder au pastorat et au diaconat sont les mêmes dans tous les cantons romands en matière de formation de base, les Eglises réformées romandes par contre n’ont pas encore de position commune sur la question de la consécration.

Pour la FEPS, la consécration est nécessaire pour l’exercice du ministère. Au terme d’un travail soutenu, un fascicule sur «la consécration selon la vision réformée» est publié par l’organisation faîtière en 2007. On peut y lire: «Il y a une quarantaine d’années, on discutait la possibilité d’exercer un ministère sans avoir été consacré, mais aujourd’hui, les membres de la FEPS reconnaissent la nécessité d’avoir à leur service des personnes dûment consacrées». Une note de bas de page précise toutefois: «dans l’Eglise Protestante de Genève (EPG), la consécration du candidat au service pastoral est recommandée, mais laissée à son libre choix. Elle n’y est donc pas une condition impérative à l’exercice du ministère» (La Vie protestante Genève avait consacré un article à ce sujet.) 

Bertrand Baumann, responsable de la communication francophone pour l’Union synodale des Eglises de Berne-Jura-Soleure déclare: «la consécration scelle un engagement de part et d’autre avec des droits et devoirs de part et d’autre, qui s’exprime dans le serment de consécration. Dans ce serment, les candidats à la consécration promettent solennellement de réaliser ces différents engagements (qui sont énumérés); dans le même temps, l’Eglise les habilite officiellement à accomplir cette mission.»

Qui doit-on consacrer?

Les Eglises réformées ne sont pas tout à fait d’accord quant à savoir qui doit être consacré. La raison? La FEPS en donne une dans son fascicule: «les divergences tiennent autant à des traditions propres à chacune des Eglises quant à la pratique de la consécration, qu’à des prescriptions de droit ecclésiastique ou à des différences théologiques sur la conception de la consécration, qui sont elles-mêmes l’expression de diverses conceptions du Ministère de l’Eglise.» La FEPS préconise de réserver la consécration aux pasteurs, tandis que la plupart des Eglises réformées romandes continuent de consacrer les diacres.

Dans l’Eglise Berne-Jura-Soleure, en plein accord avec la position de la FEPS, plusieurs pratiques cohabitent toutefois: Bertrand Baumann souligne que «que la consécration proprement dite ne concerne que les pasteurs et diacres dans la partie francophone, tandis que, les catéchètes (professionnels et bénévoles) et collaborateurs sociodiaconaux sont pour leur part “reconnus” dans leur ministère. “Néanmoins”, précise-t-il, “tous les ministères de l’Eglise sont reconnus comme de même valeur, mais pas identiques”.

L’Eglise protestante unie de France

L’Eglise protestante unie de de France (EPUdF) qui regroupe réformés et luthériens ne reconnaît que la consécration pastorale. Le ministère de diacre n’existe pas chez eux. Mais c’est le mot lui-même de “consécration” qui a fait débat. Didier Crouzet, pasteur et secrétaire général de l’EPUdF déclare: “le rite s’appelle maintenant en France ordination-reconnaissance de ministère”, et il concerne uniquement les pasteurs qui ont fini leur formation et qui sont admis par la commission des ministères. Nous n’avons pas de diacre. Pour les autres ministères, ministère collégial de conseil presbytéral et chargés de missions régionaux, nous avons des liturgies d’envoi».

Quid du nombre de pasteurs en France? «Il est stable», répond Didier Crouzet, «sur les 20 dernières années les arrivées compensent les départs. Depuis longtemps en France, tous les postes ne sont pas pourvus. Il n’y a pas de crise, mais 10 à 15 pasteurs en plus, ce serait bien».

Quelques chiffres

L’EERV a consacré le 6 septembre dernier 3 pasteurs et deux diacres, et a procédé à l’agrégation de 3 pasteurs venus de France

L’Eglise protestante de Genève (EPG) a consacré 6 pasteurs le 28 septembre dernier. Dans l’arrondissement du Jura, un pasteur a été consacré cette année, et l’Eglise prévoit de consacrer un diacre en 2015, un pasteur et un diacre en 2016, qui sont encore en cours de formation.

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait …

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait local

A l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale commémorée le 15 octobre de chaque année, le collectif des femmes pasteurs du Réseau Billital Maroobé (RBM) a organisé une conférence de presse le mercredi 15 octobre 2014 à Ouagadougou. Le point de presse a porté sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

La production et la commercialisation du lait par les femmes jouent un rôle important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et dans l’économie des ménages pastoraux et agropastoraux en Afrique de l’Ouest. C’est suite à ce constat que le collectif des femmes pasteurs, plus précisément le Réseau Billital Maroobé (RBM), qui existe depuis maintenant six mois, s’est réuni à Ouagadougou les 14 et 15 octobre derniers dans le but de mener une étude portant sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

Selon la présidente du collectif dudit réseau, Aminetou Mint Maouloud, l’étude a porté sur la commercialisation et la distribution du lait dans 3 pays que sont le Niger, le Sénégal et le Mali. Car dit-elle, le développement des initiatives de collecte de lait frais local font face à plusieurs contraintes. Il s’agit notamment de la faiblesse des investissements structurants pour le développement de la filière lait, les difficultés d’accès au marché du fait souvent de l’enclavement, du caractère périssable du lait et de la faible structuration de la filière et enfin, la faible prise en compte des réalités du pastoralisme et de l’agropastoralisme dans les politiques publiques et les différents plans et programmes qui en découlent.

Ainsi, pour palier à toutes ces contraintes, le réseau a proposé un certain nombre de recommandations aux pouvoirs publics nationaux, sous-régionaux et à leurs partenaires au développement que sont: l’appui aux producteurs pour accroître la quantité et améliorer la qualité du lait local, plus d’investissements structurants dans la filière lait local et enfin l’appui aux transformateurs, particulièrement aux femmes éleveurs pasteurs pour améliorer la collecte, la conservation, le traitement et la distribution du lait local.

Et aux organisations de producteurs: «Je souhaite une plus grande intégration des femmes dans la gestion des centres de collecte et unités de transformation du lait» a dit la présidente du collectif.

Notons que ce collectif regroupe 9 pays de la sous-région que sont le Burkina, le Mali, le Togo, le Niger, le Bénin, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et le Nigéria.

Pour fortifier leur action, il sera remis officiellement un exemplaire de la déclaration au commissaire de l’UEMOA a affirmé Haoua Assawadana, chargée de genre et inclusion social, antenne du Mali.

Source: Les echos du Faso

Eglises apostoliques et de Réveil: la fusion n’aura pas lieu

22.10.14 – Après de nombreux travaux, les Eglises de Réveil et les apostoliques ont décidé de mettre un terme à leur projet de fusion, au profit d’un partenariat fort.

Cela faisait cinq ans que l’Union des Eglises évangéliques de Réveil (UEER) et les Eglises évangéliques apostoliques romandes (EEAR) discutaient d’une éventuelle fusion. Le projet est définitivement abandonné. C’est avant tout sur la question de l’indépendance des Eglises membres que les pasteurs de l’UEER n’ont pas pu se mettre d’accord. Certains d’entre eux ont craint que la fusion réduise l’autonomie de leurs Eglises.

Théologiquement très proches, les deux mouvements issus du même réveil spirituel en Suisse, dans les années 1935 à 1950, se sont depuis développés en parallèle.

Pastorale UEER divisée
Les Eglises de Réveil sont un mouvement congrégationaliste: la plupart des décisions sont prises par les Eglises elles-mêmes. «Au sein de la pastorale UEER, il y a des visions très tranchées», explique Alain Pilecki, ancien président des UEER et pasteur à la Chaux-de-Fonds. «Pour éviter une cassure ou des dissensions internes, nous avons préféré serrer le frein à main en disant que nous ne sommes pas prêts.»
Pour Jean-François Bussy, pasteur à l’Eglise de Réveil de Nyon, le problème vient surtout de la structure très centralisatrice des Eglises apostoliques. De plus, «certains éléments théologiques et leurs applications concrètes posaient problème: les Eglises apostoliques insistent par exemple sur les cinq ministère et la culture de l’honneur.» Il ajoute que «des pasteurs des Eglises de Réveil avaient le sentiment que l’on avançait vers une intégration dans la structure de l’EEAR.»


A l’inverse, Alain Pilecki, qui s’était engagé en faveur de la fusion, argumente: «Les Eglises apostoliques ont mis en place une structure qui, pour moi, leur permet d’avoir une vision plus globale.»
«Une fusion aurait permis d’unir nos forces pour être plus efficaces dans des aspects concrets de la vie de nos Eglises», confirme Christian Bussy, pasteur à l’Eglise apostolique de Genève. «La réalité du corps de Christ aurait pu être manifestée de manière plus explicite au travers d’une fusion». C’est en effet le constat d’un travail similaire effectué de part et d’autre qui avait incité à aller dans le sens d’un rapprochement. L’entité ainsi créée aurait rassemblé une trentaine d’Eglises romandes.
D’après Alain Pilecki, «une nouvelle génération de pasteurs a contribué au développement de relations plus profondes et plus denses qu’auparavant. La plupart ont suivi des écoles bibliques ensemble, et il nous semblait que c’était un moment favorable pour ouvrir un chemin nouveau».

Partenariat renforcé
Tout partenariat ne sera pas abandonné pour autant. A l’avenir, les deux unions tiendront des pastorales, réflexions théologiques et de projets communs. Les pasteurs des deux mouvements continueront à se rassembler une à deux fois par an pour des échanges et temps de prière. Les deux mouvements d’Eglises se disent prêts à une reprise ultérieure des démarches de rapprochement.
«Si nous voulons vraiment vivre une unité évangélique», conclut Jean-François Bussy, «il faut aussi le vivre avec les autres mouvements proches de nous».

René Progin

ASIE/IRAN – Trois pasteurs évangéliques condamnés à six années de réclusion

Téhéran – Trois pasteurs évangéliques – Behnam Irani, Matthias Haghnejad et le collaborateur Silas Rabani – qui avaient précédemment vu écarter le risque de subir la peine capitale, ont été condamnés à six années de réclusion par une cour iranienne, peine qui devra être purgée dans les prisons de Zabol – pour Irani – et de l’île de Minab – pour les deux autres. Les trois condamnés ont annoncé leur intention de recourir contre la décision. Irani avait déjà subi une précédente condamnation en 2011 pour « action contre l’Etat » et « action contre l’ordre ». Andy Dipper, Directeur opérationnel de l’organisation Christian Solidarity Worldwide , a exprimé sa vive préoccupation suite aux condamnations infligées aux trois chrétiens et pour le fait que les condamnés seront contraints à les purger loin de leurs familles et de leurs villes. « Nous sollicitons du gouvernement iranien – peut-on lire dans un communiqué de CSW parvenu à l’Agence Fides – la libération rapide de toutes les personnes incarcérées à cause de leur foi. Leur incarcération est contraire aux conventions internationales garantissant la liberté de religion et de credo auxquelles participe l’Iran ».

Sud-est-Santé : les églises du sud-est préoccupées par une éventuelle rentrée de l’EBOLA en Haïti

 

Dans une conférence de presse tenue le  mardi 14 Septembre, les autorités religieuses de la Ligue des Pasteurs du Sud-est (LIPSE) et le Conseil National Spirituel des Églises d’Haïti (CONASPE) ont exprimé leur inquiétude face à  une éventuelle rentrée de l’épidémie Ebola en Haïti.

Les révérends pasteurs Dieucin Marcelin coordonnateur de la ligue des pasteurs et Jhonny Pascale de CONASPE, invitent les autorités de la Santé publique à prendre les dispositions nécessaires, afin d’empêcher la rentrée de la maladie sur le territoire.

Pour cela,  ces pasteurs croient important que des campagnes de sensibilisation soient mise en œuvre afin de permettre à ce que la population soit bien informé de cette maladie mortelle, pour prendre les précautions adéquates.

Par Marcia Moise Ancion

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Ordination de femmes pasteurs: les adventistes voteront en 2015

16.10.14 10:25 – Les délégués de la direction exécutive internationale de l’Eglise adventiste ont tranché. Le 14 octobre, ils ont agencé le vote sur l’ordination de femmes pasteurs au Synode mondial de l’été 2015. La décision a été très claire, puisque 243 participants y ont été favorables, contre 44 oppositions et 3 abstentions.
Le dernier mot sur cette question largement débattue au sein des Eglises adventistes au cours de ces dernières années reviendra donc aux 2600 délégués qui convergeront vers San Antonio (Texas) en juillet prochain.

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Saison de prière et d’évangélisation avec le pasteur Daouda Zongo et le prophète Emmanuel …

Arrêtez de vous distraire et réveillez vous ! Ces personnes au début du ministère étaient pauvres. Aujourd’hui elles roulent sur l’or. Or qu’elles ont acheté avec notre argent. Jusqu’à quand resterons nous aveugles ? Jusqu’à quand allions nous prendre le nom de l’éternel en vain ? Jusqu’à quand dépendrez vous de l’humain et non du divin. Jusqu’où ira cette manipulation ? Dites moi où dans la parole il est mentionné des prophètes de ce genre nouveau ? Des adorateurs de l’argent et des gens riches, ces prophètes ayant un niveau de vie au dessus du peuple dont-il ne partage la souffrance qu’au bout des lèvres. Ces prophètes et pasteurs qui s’empressent de construire à Ouaga 2000 (anticipant les futurs riches fidèles). Pasteurs escrocs, association de malfaiteurs ; notamment ce pasteur de Ouaga 2000 qui a tenté d’escroquer le propriétaire d’un grand Hotel de la place (et qui se reconnaitra dans mes lignes)…. Et nous, nous qui par notre silence avions caché ces scandales pour soit disant protéger la crédibilité de nos églises évangéliques, nous qui avions par ce silence menti au peuple, que dirions nous au Seigneur le jour du jugement.

J’ai cru que des prophètes, il n’y en avait qu’en Afrique centrale où nous connaissons tous les drames. Il y ’en a eu aussi en Côte d’Ivoire et nous savons ce que cela à coûter d’être aveugle. Mes paroles tomberont dans l’oreille de sourds parce que le peuple a soif de miracles. Tellement soif qu’il hallucine et voit des miracles avec prophètes auto proclamés. Désespérément j’écris car je sais que cela est inutile ; les œillères sont si épaisses, si grandes que le peuple me répliquera : “oui, nous voulons des prophètes, donnez nous en, donnez nous…”. Mais j’écris tout de même car, si j’ai pu dénoncé les abus du pouvoir de Blaise, je ne peux me taire à fortiori sur ces scandales de l’église. Silence qui me ronge depuis bientôt une décennie.

Web master, j’ai été témoins de ce que je raconte. Si vous ne censurez pas ce qui est dis à propos de Blaise, alors laissez moi donné mon coup de gueule à l’église (je n’ai pas cité de nom). Merci

Les maux qui poussent les Togolais et togolaises dans les mains des Pasteurs des églises révélées !

Le constat est tout simple. Les maux qui font courir les foules, surtout les femmes à aller auprès des Pasteurs des églises révélées sont nombreux : Travail, mariage, richesse, guérison, procréation etc autant de problèmes aussi diverses que colorés à l’image des fidèles de ses églises.

D’habit de journaliste-enquêteur, nous sommes passés de fidèle à la quête de solution à nos problèmes. Nous étions en l’espèce à la recherche de travail et de l’âme sœur. Malgré les prières et les multiples prières et promesses du Pasteur, seul nos porte-monnaie ont perdu un peu de leur poids mais le travail et l’âme sœur n’ont jamais été au rendez-vous.

Le monde des églises révélées est un monde très compliqué avec des pratiques propres à eux. Il est parfois difficile de démêler le vrai du faux, tant la personnalité du pasteur et sa compréhension de la chose religieuse pèsent sur la conduite des affaires et fait office de doctrine.

Il n’est pas rare de se retrouver face à des situations aussi troublantes, incompréhensibles, loufoques et ubuesques où l’ignorance, la dispute à la bêtise.

Par souci de n’indexer personne, nous préférons taire les noms des églises.

“Alelluia !!!, Amen ! Alelluia !!! Amen ! Et l’homme oint de Dieu de dire : “Je sais, qu’il y a parmi nous en ce moment, quelqu’un qui cherche du Travail, Dieu me dit de lui dire : N’aie pas peur, tu auras du travail”, crie le pasteur. Un Amen envahi l’église.

Le pasteur rebondit et dit : si tu crois en cet instant, ta prière est déjà exaucée. Cette fois-ci, le cri Amen devient plus fort.
« Tous ceux qui viennent dans cette église, ayez la foi. Amen. Alelluia, Amen, Fouillez dans vos poches et donnez tout à l’Eternel, il vous bénira …. Alélluia, Amen », continue le pasteur.

Voilà les slogans du genre que ressassent de nombreux pasteurs à longueur de journée et ça marche.

Ce genre de sermon, l’équipe de reportage en a écouté durant l’enquête. La grande question est de savoir si les fidèles croient en l’accomplissement de toutes ces promesses. Difficile de le dire. Et ces propos séduisants du “Dieu-Pasteur”, car faisant plus de miracles que Jésus, ne font qu’embrigader les fidèles.

On a plus l’impression d’être à une partie de psychanalyse ou de psychologie. Aucune référence biblique dans les sermons, juste des chapelets de souhait que toute personne, pasteur ou non, peut aligner.

Dire à une jeune femme à la trentaine que Dieu t’a révélé qu’elle aura bientôt un mari, relève plus de l’escroquerie morale que d’un sermon religieux. Une jeune femme seule a toujours besoin d’un compagnon et lui dire qu’elle aura bientôt un mari, quand on sait que c’est tout son souhait, relève de tout un processus de conditionnement pour mieux abuser d’elle moralement et financièrement.

Le mal aussi pour certains de ces fidèles, il faut coûte que coûte trouver solution à son problème. Pour ce faire, ils ne perdent pas le temps pour se ruer dans les bras des faux pasteurs sans même savoir si eux-mêmes ont la foi pour bénéficier de la grâce divine.

Mlle A, 36 ans, a de l’espoir qu’avec les prières et autres intersections du Pasteur couplées de jeûnes et prières, elle peut trouver une chaussure à son pied. Mais de prière en intersection, elle a fini dans le lit du Pasteur devenant ainsi, l’ennemi de celle que toute appelle Hamedada, c’est-à-dire la femme du Pasteur.

Malgré tous les folklores religieux, les églises révélées sont à l’image de notre société et des personnes qui les fréquentent et donc de potentielle théâtre de scandale et de comportement qui n’ont rien à avoir avec la religion.

Au cours d’une discussion à bâton rompu avec M.Alex, au départ Catholique, avant de rejoindre une église révélée, l’homme ne cache pas ses doutes tant certaines pratiques commencent par ébranler sa foi.

“Je ne comprends pas une chose. Malgré les prières et autres de mon Pasteur, je ne trouve pas de satisfaction à mes problèmes. Suis-je flatté ?”, s’interroge- t-il.

De déception en déception, beaucoup de fidèles changent d’église, parce qu’ayant entendu parler d’un miracle ou d’une guérison qui s’est produite dans l’autre église.

La plupart des Pasteurs interrogés lors de notre enquête refusent, de nous parler.

“Mr le journaliste, Dieu n’est pas un homme, ne chercher pas trop”, lance un Pasteur très populaire dont nous taisons le nom.
A Lomé et partout d’ailleurs dans les principales villes, ils sont nombreux, ces fidèles à attendre quelque chose de Dieu.
Mais comme l’a dit la parole, “seule ta foi te sauvera”. Et ça, beaucoup de fidèles ne l’ont pas compris. Les faux pasteurs ont encore de beau jour devant eux.

Kazakhstan: Deux pasteurs font dix jours de prison

15.10.14 11:45 – Deux pasteurs kazakhs sont en prison depuis le 6 octobre pour une dizaine de jours. On leur reproche d’avoir distribué aux passants un livre considéré par des «experts en religion» comme susceptibles d’exciter à la haine religieuse et à la discorde. Les pasteurs ont par ailleurs dû payer une amende.
Les deux mêmes pasteurs avaient déjà été mis en prison plus tôt dans l’année pour leur refus de payer une amende.

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Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?

Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?Par Freddy Mulongo, dimanche 12 octobre 2014   Radio Réveil FM International 

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Quand on lit ou lorsqu’on entend certaines déclarations de nos compatriotes, on a le sentiment que le Congo est un enfer et que beaucoup de ses habitants sont des monstres. En disant cela, je ne veux pas du tout relativiser le mal et le chaos auxquels ce pays est confronté, ni exonérer les comportements coupables, la cruauté et les crimes dont nous connaissons les premiers coupables en RDC. Loin de là. Naturellement. Cela fait près de quarante ans que, pour ceux et celles de ma génération, nous dénonçons cette situation et la combattons sans relâche. Je voudrais cependant m’exprimer sur un phénomène important que l’on observe parmi la génération la plus prometteuse, pourtant, dans l’actuelle mobilisation pour un autre avenir au Congo. Elle semble plus menacée par un pessimisme pernicieux en son propre sein, que par les actions de ceux qu’elle combat. De quoi s’agit-il ?

Vous avez des étrangers de toutes origines, impliqués dans le pillage du Congo, qui vous disent que cela ne va pas si mal que ça dans ce pays. Les kabilistes et leurs alliés à la mangeoire pensent même que nous sommes largement sur la bonne voie, à cause d’eux, évidemment. Un discours de propagande, aussi cynique que vil. La caricature de ce discours et son incarnation vivante c’est Lambert Mende, le tshaku de cette république, son griot officiel. Je pense en particulier au rapport qu’il a présenté dernièrement aux Américains, lors de la table ronde, organisée par ces derniers, entre le pouvoir kabiliste et les membres de l’opposition, à la marge du fameux sommet de Washington, initié par Barack Obama. Un discours volontairement trompeur, une manipulation verbale dont il a le secret. Pour lui et pour ses amis, tout est en bonne voie : le Congo se relève et…vous allez voir ce que vous allez voir.

Tel est le discours optimiste extrêmement anesthésiant, dont les musiciens congolais distillent des bonnes doses au peuple, au sein d’une large coalition hétéroclite des grands alimentaires du pays. Parmi ceux-ci : les musiciens « chrétiens », les « bishops » et les « prophètes » de mabonza, ces impitoyables bourreaux des consciences. Ils sont tous sur le même front. Celui du contrôle du marché de l’optimisme illusoire nécessaire à la débrouillardise collective. La propension de nos compatriotes à se laisser berner est à la fois désarmante, franchement démobilisatrice. Les pieds bien au chaud dans un appartement à Londres ou à Bruxelles, les « il n’y a qu’à… » ne savent rien d’autre que se scandaliser : pourquoi ce peuple ne se soulève-t-il pas ? Ils se scandalisent de ce que les autres ne font pas, mais qu’ils se gardent bien de faire eux-mêmes… Le régime peut ainsi s’éterniser par une désillusion généralisée.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Le pessimiste patriotique

Le pessimisme patriotique n’est pas l’inverse de cette situation et du discours rassurant de ceux qui gouvernent actuellement le Congo. Il ne consiste pas à simplement contredire ce qu’affirment les kabilistes, à dénoncer leurs mensonges et leur irresponsabilité devant l’état réel du pays. La désillusion patriotique est un phénomène qui frappe d’abord par son impact au sein même des forces de changement, face à l’inacceptable qui est en place. Cette désillusion est décelable aussi bien parmi l’opposition classique qu’à l’intérieur des nouvelles générations, pourtant bien consciente des périls que court la nation. Je pense aux « combattants/combattantes » au pays comme, notamment, à ceux qui sont l’étranger et que je côtoie.

Malgré ma longue expérience avec les ambiguïtés et autres faiblesses en ces milieux de lutte, je reste quelquefois impressionné par la virulence des insultes, des dénonciations, des calomnies, les paroles et les actes de haine que les « combattants/combattantes » se lancent à la figure les uns les autres ! La charge de détestation ressemble à s’y méprendre à l’amertume vengeresse que l’on nourrit à l’égard des extrémistes tutsi et d’autres ennemis du Congo. On y va sans retenue, très « méchants-méchants » et d’abord contre les frères et les camarades dans la cause. C’est à croire qu’il y a plus de « collabos » parmi nous qu’à l’intérieur du régime. On s’accuse réciproquement de traître, etc. Cette rage d’autodestruction étant vécue et assumée avec une totale désinvolture morale. C’est clairement une forme de pulsion suicidaire politiquement aveugle. Ramener cette manière de voir les choses uniquement à une simple « guerre des égos », n’est-ce pas minimiser le phénomène ?

Comment expliquer cette conduite collective aussi effroyable que nocive ? N’y- a-t-il pas là un signe d’une profonde déception, cette sorte d’abîme de méfiance, qui se creuse inexorablement et place chacun/ne devant l’impasse et l’impuissance et qui neutralise la capacité d’initiatives collectives ? On ne voit spontanément que la faute et les erreurs des autres. Mais malgré tout chacun/ne sait que l’autre est loin d’être dupe, qu’il pense de moi ce que je pense de lui… Redoutable jeu pervers, qui détruit la confiance !

Et c’est de cette manière que l’on s’isole, en croyant se protéger. Le combat politique devient quelque chose qui ressemble à une secte ou à la logique sectaire. Le venin du pessimisme patriotique se pare des fiertés particulières dont on est très conscient, de mérites personnels que l’on revendique, de références régionalistes, voire d’un certain tribalisme hérité du mobutisme. La séduction de la désillusion est d’autant plus redoutable qu’elle est toujours insensible, perçue généralement comme un désir légitime d’une organisation pure, honnête, efficace ; en somme le rêve d’un groupement ou d’un mouvement parfait et performant.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Diaboliser les autres

Il y a une manière de diaboliser les autres qui n’est en réalité que le miroir de notre propre handicap, le syndrome d’un pessimisme que l’on a vis-à-vis du Congo, un pessimisme secret, inavouable, tout au fond de soi-même. Cela parce que l’on croit spontanément que l’on pense juste, qu’on n’est entouré que des tarés et des traîtres ! Mais cela aussi simplement parce que l’on a honte de sa propre autocritique. Car dans l’interaction, toute analyse juste des choses, des actes des autres et de soi-même demande un courage que l’on ne soupçonne pas.

Un mot encore sur cette demande de perfection et l’amour du « zéro erreur » en politique. C’est le même phénomène que celui de celles et ceux qui cherchent une « Eglise des purs », qui passent d’une chapelle à l’autre à l’autre, en quête d’une Eglise modèle. Moi qui suis pasteur, je peux vous dire que le jour où vous en trouverez une, quittez-la tout de suite, car elle ne va pas tarder de vous décevoir…en devenant « impure » à son tour.

Quelle solution préconiser face à tout cela ? Le courage.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Il faut faire avec…

Il faut faire avec. Il faut trouver le moyen de transformer les défauts des autres en atouts. Tous les médicaments que nous prenons, chacun/ne le sait, ont des effets indésirables ; et pourtant, ces substances savamment dosées ou associées à d’autres, donnent des résultats positifs. Tel est menteur ou manipulateur ? Il faut le valoriser, le placer là où ses tendances pourraient paradoxalement aider le combat. Tel autre est plutôt traître ou délateur ? Utilisez-le pour une communication stratégique ciblée, pour vous protéger de l’intox des autres. Tel est quant à lui mondain ou flatteur… Faites-en un diplomate. Celui-ci est une grande gueule… ? Son verbe facile peut motiver et galvaniser les indécis. Voici un robuste nerveux, qui ne demande qu’à cogner… ! Vous pouvez en avoir besoin pour le service d’ordre, c’est juste un exemple.

Bien évidemment cela n’est pas à appliquer comme une recette magique. Il faut inventer des solutions, persévérer dans la créativité organisationnelle, refuser d’être défaitiste, chercher toujours à être astucieux et pugnace. En restant constamment sur le qui-vive, prudent comme un serpent, l’œil rivé sur les vrais objectifs du combat.

On a tendance à se laisser impressionner par les résultats des autres, par leur réussite. Et en ce moment la combativité des jeunes et de l’opposition burkinabaise nous interpelle, de même que les « Y’en a marre » dakarois face à Wade, voici trois ans. Cette admiration des autres peut aller très loin, comme s’ils étaient des génies, supérieurs et meilleurs que nous. C’est faux, complètement faux ! En réalité, quand nous citons les autres en exemple, nous nous arrangeons pour occulter tout ce qu’ils ont dû endurer, tout ce qu’ils ont surmonté. Nous croyons naïvement que c’était facile pour eux ; au fond, c’est pour nous persuader que notre tâche à nous est presque surhumaine.

Nous apprécions ouvertement les autres, en nous sous-estimant nous-mêmes. Secrètement ou sans en avoir conscience, nous avons pris l’habitude de nous déconsidérer nous-mêmes un peu trop facilement. C’est de cette manière que s’installe une mentalité de méfiance, toujours surdimensionnée, que j’appelle le « pessimisme patriotique ». Charles Onana avait noté que certains congolais ont tendance à croire que Kagame et les siens sont plus « intelligents » que tous les congolais! L’autoflagellation et la dépréciation de soi trop courantes parmi nous ne nous interpellent même plus ! Ou bien alors, c’est l’autre extrême, à savoir la mégalomanie : on ne supporte pas que son analyse de la situation soit relativisée ou rejetée par les autres. De même pour les initiatives et actions à mener : tout devient du narcissisme intouchable. Une attitude capable de tout paralyser, dans une logique de c’est à prendre ou à laisser…Dans un cas comme dans l’autre, on trouve le même défaut de discernement. Comme si au bout du compte, il y avait un désir inconscient de l’échec permettant de lancer aux autres, avec plaisir, « je vous l’avais bien dit… ». C’est ainsi que le pessimisme nourrît l’immobilisme, l’attentisme, voire la lâcheté.

Contrairement à ce que l’on croit, lorsque l’on pèse les risques et les difficultés en politique, ce n’est pas simplement par prudence avant d’agir, mais stratégiquement par la nécessité même d’agir, puisque l’on doit agir. A cet égard, l’exemple de Madiba (Nelson Mandela) reste éloquent. La rapidité de l’intelligence et la fermeté du courage déterminent un dynamisme politique de portée historique.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

La politique se fait avec des hommes réels

L’essentiel est de comprendre, d’accepter, que la politique se fait avec des hommes réels, devant des enjeux réels, et non avec des êtres de rêve, dans une lutte imaginaire.

Nous aimerions que le changement se produise de lui-même comme par une baguette magique, sans effort durable… Et puisque les choses tardent, la frustration prend une dimension insidieuse, mais que chacun/ne s’efforce de dissimuler. Quelqu’un disait : même les animaux vont bientôt violer les femmes congolaises et humilier notre dignité… ! C’est ce sentiment de dégoût qui génère le doute, puis la désillusion ; comme si les choses pouvaient changer d’elles-mêmes. L’indifférence et le découragement précèdent une forme d’irresponsabilité sous la conviction affichée du tout ou rien. La passion pour le Congo produit alors une attitude intraitable proche de l’angélisme « politique », si je puis dire. La grande passion pour la libération du pays tourne ainsi en une aversion sévère envers le reste des congolais. La défiance et le doute vis-à-vis des autres congolais deviennent la règle, d’une conduite nationale d’impuissance et de désillusion.

Le pessimisme patriotique n’est pas une fatalité. A condition de bien mesurer la gravité des maux qui nous minent et des dangers qui nous menacent !

Si nos contradictions internes ne sont pas dépassées et reconverties en avantages pour la lutte, ce ne sont pas le régime de Kanambe et ses alliés régionaux et internationaux qui nous détruiront, mais cette culture diabolique de méfiance et d’auto-détestation, qui gagne peu à peu les jeunes générations.

Sortir de la grande nuit

La confiance, le courage, l’intelligence, la détermination et toutes les autres vertus peuvent être de dons, des capacités innées. Quand ce n’est pas le cas, il faut chercher à être « initié », informé sur la profondeur du mal et sur les possibilités de le surmonter. Pour y arriver, il n’y a pas plusieurs chemins, il faut apprendre à bien s’informer. Il est grand temps de réinitialiser les énergies propres de cette lutte ; il est grand temps que « le combat intelligent » cesse d’être une incantation burlesque. Il est grand temps de passer à un niveau supérieur de l’audace. Cela exige une formidable confiance en soi et dans les autres. C’est la seule façon de tordre le coup au pessimisme patriotique ambiant. Il n’y a visiblement plus aucun autre chemin. Celui qui reste devant nous conduit aux efforts immenses et aux terribles sacrifices.

Vous croyez que les Ecoles de guerre, les MBI (Master Business Institut), les Instituts de relations internationales, de communication, etc., qui fabriquent l’élite occidentale, le font-ils pour quelles raisons ? N’est-ce pas pour tirer avantage des peuples endormis ? Ceux qui sont plus préoccupés par la mort ou la survie, que par la vie qui toujours exige un sens radical de liberté.

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais.

Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas

Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au …


Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au folklore, les prêtres et pasteurs lancent un appel au sursaut patriotique

Togo  – Bruxelles ne sait plus visiblement quoi faire ni dire dans le dossier des réformes politiques au Togo. Elle s’accroche donc au folklore des déclarations et des recommandations tant et si bien qu’au bout il faut se demander si l’Union Européenne ne se moque pas des malheurs des Togolais. Heureusement que les prêtres et pasteurs du pays sont montés au créneau pour lancer un appel au bon sens et au patriotisme. Peut-être que c’est leur voix que Faure Gnassingbé entendra.
Toujours les discours et le folklore
Une énième session du dialogue UE-Togo s’est tenue le jeudi 2 octobre dernier. Quinzième du genre, cette session du dialogue entre les deux partenaires était l’occasion d’aborder des sujets de divers ordres : politique, économie, diplomatie, sécurité, etc. Dans le contexte précis du Togo, les sujets abordés le jeudi dernier sont bien connus. Il s’agissait de la préparation de la présidentielle de l’année prochaine, la question des réformes politiques, la coopération économique, la situation du dossier des incendies des marchés. A cette liste sont venus s’ajouter des sujets d’actualité comme la lutte contre Ebola et la sécurité maritime.
De tous ces sujets, celui qui intéresse l’opinion nationale togolaise en général, les Togolais qui s’intéressent à la politique en particulier, c’est celui des réformes politiques, qu’on doit mettre dans la perspective de la présidentielle de 2015 ou non. A la fin des discussions, M. Berlanga-Martinez, le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo, a confié à la presse avoir enfin parlé des réformes. A nouveau. « Nous avons mis beaucoup de temps à parler de l’élection présidentielle et naturellement des réformes que nous aurions souhaité (voir faire) avant les élections » a indiqué M. Martinez. Cette déclaration fait transparaître un souhait, un échec et un regret. Pour le diplomate européen, Bruxelles aurait souhaité que ces réformes promises depuis 2006 soient faites avant le lancement de la machine de la présidentielle de 2015. Mais il n’en est rien. Et la suite ?
C’est justement à ce niveau que l’attitude de Bruxelles ne se comprend plus. Depuis 2007, elle fait rédiger des rapports d’observation électorale que Faure Gnassingbé et les siens jettent aux fourmis et aux cafards qui squattent leurs bureaux surgelés. Après la mode des rapports de mission d’observation électorale, il y a celle des communiqués et des déclarations à la sortie des « trucs » du genre dialogue UE-Togo. Fait commun aux deux modes : la démission de Bruxelles.
Tout se passe en effet comme si les 28 ont choisi de laisser faire les choses au pays des Gnassingbé. Leur attitude ainsi que les positions qu’ils prennent signifie que le problème togolais leur tape sur les nerfs et que dorénavant ils vont se contenter de prendre dans le pays le lait et le miel que le système au pouvoir a bien voulu leur concéder. François Mitterrand n’aimait-il pas à répéter que « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » ? Bruxelles semble s’être résolue à la formule du défunt président.
Pour tromper les apparences, elle se confond en activités superfétatoires uniquement destinées à abuser de la crédulité et de la force d’espérer des Togolais qui regardent encore de ce côté. Autrement, comment peut-on comprendre que Bruxelles admette si facilement l’humiliation que le pouvoir UNIR lui a fiat subir en jetant aux fourmis et aux cafards les rapports d’observation électorale et leurs piles de recommandations ? Face au mur d’intransigeance, les 28 ont selon toute vraisemblance choisi de ne pas froisser des amis, des partenaires d’affaires, pour être précis.
Si tant est que l’époque des sanctions de pression et de coercition est révolue, et que pour cela plus rien ne peut être fait pour forcer la main à Faure Gnassingbé au sujet des réformes qu’il a lui-même promises devant témoin, Bruxelles doit avoir la pertinence de se taire et de ne plus parler du sujet si c’est pour faire encore des déclarations ou pour se livrer à la gymnastique-masturbation intellectuelle à laquelle elle a pris goût. Ne serait-ce que par respect pour les populations togolaises. Si d’aventure l’élection de 2015 débouchait sur de nouveaux drames, peu en lui chaut certainement, puisque ce ne serait pas des citoyens européens qui perdront la vie.

Prêtres et pasteurs : mieux vaut tard que jamais
C’est le 1er octobre dernier que les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo se sont rencontrés pour échanger sur la situation socio-politique du pays. Dans la déclaration publiée à l’issue de la rencontre, les « hommes de Dieu » ont exprimé leur « étonnement et profonde déception » face au vote de rejet du projet de réformes politiques émis par les députés de Faure Gnassingbé le 30 juin dernier. Ils déplorent également « l’absence de confiance et l’intransigeance des uns et des autres n’aient pas permis d’aboutir à l’adoption du texte de loi vivement attendu par les Togolais ».
Sur ce constat d’échec et d’amertume, les prêtres et pasteurs du Togo ont senti la nécessité de lancer un appel de cœur à tous les acteurs en vue d’un sursaut d’orgueil patriotique. La déclaration informe en substance que les prêtres et pasteurs « adressent un appel pressant au chef de l’Etat, au premier ministre et à son gouvernement, au président de l’Assemblée Nationale, à tous les députés et à tous les responsables de l’opposition togolaise en faveur d’une nouvelle initiative visant à réexaminer les questions introduites auprès de l’organe législatif de notre pays ». Objectif : trouver à ces questions « une issue plus positive ».
Pour tout dire, les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo souhaitent que la question des réformes soit remise sur la table et que surtout un accord soit trouvé là-dessus. Leur appel est adressé à Faure Gnassingbé et aux responsables politiques de l’opposition. Mais à y voir de près, c’est principalement à Faure Gnassingbé qu’il doit s’adresser, étant donné que dans le dossier des réformes, c’est le seul qui fait obstacle. Parce qu’il veut rester président jusqu’à la fin du monde il refuse de faire faire les réformes, commettant même l’impertinence de ne pas tenir une promesse qu’il a faite devant témoin.
C’est dit. A l’évidence, la sortie et l’appel des responsables religieux arrivent un peu tard. Quand on sait que Gilbert Bawara, le tout-puissant zélé ministre et factotum de Faure Gnassingbé, a déjà annoncé que le dossier est rangé dans les tiroirs et que ce qui compte à présent pour eux, c’est la présidentielle de l’année prochaine, il faut bien se demander si cet appel ne va pas subir le même sort que tous les autres venus d’ici et de là.
Dans ce sens, les observateurs espèrent que les responsables religieux iront plus loin qu’un simple appel. On peut attendre d’eux par exemple qu’ils demandent à voir le chef de l’Etat pour lui expliquer la nécessité des réformes et pour le mettre devant ses responsabilités. Les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste seront utiles à leur pays si, à la suite de cette déclaration, ils prennent leur bâton de pèlerin et essaient d’ouvrir les portes closes. C’est le vrai challenge qui se dresse devant eux. A eux donc de jouer. Qui sait si les derniers à parler ne seraient pas les premiers à « dépétrifier » le cœur de Faure Gnassingbé ? Le jeu en vaut la chandelle, pour le bien de tous.

Nima Zara

Source : | Le Correcteur


Commentaires


 2   aloyi | 10/11/2014 11:18:18 AM
 
La maladie de la ” réformite” s’est emparée des togolais, comme naguère, la “dialoguite chronique”!
ZARA, qui te dit que si on fait un référendum national sur les réformes constitutionnelles, l’opposition va avoir 5,01 % des suffrages? Avec son rouleau compresseur, le pouvoir va obtenir au moins 60 % de NON! Mais nous n’avons pas le temps, nous quadrillons le pays , pour avoir 70 % au moins , pour Faure Gnassingbé, en mars prochain! Au Parlement, n’y comptez pas, avant 2018, si vous avez la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée, et encore…
Source : http://joséphine675aloyi@yahoo.fr…
 

 1   lankoma | 10/11/2014 9:39:42 AM
Nima ZARA, les prêtres et et les évêques distraient l’opposition, pour que Faure puisse gagner, sans coup férir la présidentielle de 2015! L’Ue et le groupe des cinq aussi distraient le peuple togolais, car ils ne peuvent pas apporter des arguments démocratiques et juridiques à leur stupidité à se mêler des affaires constitutionnelles d’un pays indépendant! L’APG est un accord politique informel qui n’a pas sa place dans notre Constitution!
Nima ZARA, tu es trop con pour comprendre que Faure Gnassingbe ne peut rien? Ce n’est pas lui qui vote au Parlement, et il va dire aux évêques et pasteurs: “Oh je vais essayer de convaincre les députés UNIR, mais, ce n’est pas moi qui voterai à leur place, et le vote est à bulletin secret!” Et les évêques et pasteurs vont bouffer leur soutane! Il y a trop d’idiots dans ce pays!
Source : http://lankoma.diogène@yahoo.fr…
 


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Morandini Zap – Etats-Unis: Des pasteurs proposent d’enseigner des sports de combat

Hier, le JT de
Canal Plus
s’est intéressé à une tendance qui se répand aux Etats-Unis.

Un pasteur a commencé par enseigner le “free fight” dans son église. Depuis, ils sont plus de 700 adeptes de ces sports de combat dans le pays. 

“Je crois que le combat peut amener plus de gens à l’église”, a expliqué un pasteur.


Regardez

La relève des pasteurs préoccupent les facultés de théologie allemandes

Le Rassemblement des facultés de théologie protestante de Francfort-sur-le-Main, se penche cette année sur le problème de la relève des pasteurs. «Les participants vont discuter des conditions de la mise en place d’un programme d’études en cours d’emploi qui constituerait une voie alternative menant au ministère pastoral», a expliqué Michael Moxter, le président du Rassemblement des facultés de théologie protestante. Jusqu’à maintenant, un tel programme d’études n’existait qu’à Marbourg, au nord du pays.

Selon le théologien hambourgeois Michael Moxter, l’idée serait de créer la possibilité de suivre des études en cours d’emploi dans d’autres universités, selon les besoins et sans viser à couvrir tout le territoire. En effet, comme dans les pays avoisinants, les Eglises protestantes régionales allemandes seront menacées d’une forte pénurie de pasteurs à partir de l’année 2020, quand les personnes nées pendant le baby boom partiront à la retraite.

A la suite des affaires de plagiat qui ont éclaté ces dernières années, le Rassemblement des facultés abordera également la question de la garantie de qualité des thèses de doctorat. À l’ordre du jour de cette rencontre de trois jours figure également une enquête sur la mobilité des étudiants. Le Rassemblement des facultés se réunit une fois par an en Assemblée plénière. Michael Moxter en est le président depuis 2013. Il a été élu pour deux ans. L’organisation représente 19 facultés et département spécialisés d’universités allemandes ainsi que trois hautes écoles de théologie.

Iran : Trois chrétiens arrêtés, dont un cinéaste réalisant un film sur la vie de Jésus

CNRI – La semaine dernière, les agents du ministère des Renseignements et de la Sécurité du régime iranien (VEVAK) ont arrêté trois hommes chrétiens dans la province d’Ispahan.

MM. Shahram Ghaedi, Heshmat Shafiei et Emad Haghi ont été arrêtés le 27 septembre dans la ville de Fooladshahr.

Les agents du VEVAK ont perquisitionné le domicile de M. Sharam Ghaedi. Ils ont fouillé sa maison et ont confisqué ses effets personnels avant de l’interpeler.

Shahram Ghaedi, un cinéaste iranien, réalisait un film sur la vie de Jésus-Christ.

Il n’y a aucune information sur le sort des trois chrétiens arrêtés en Iran.

Hassan Rohani est devenu le président du régime des mollahs il y a un peu plus d’un an. Sous sa présidence, les opposants politiques, les minorités ethniques, notamment les Kurdes, les Arabes et les Baloutches, ainsi que les minorités religieuses, telles que la communauté chrétienne, ont souffert de la violence du régime.

Plusieurs chrétiens ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement ou à l’exil, souvent sans avoir accès à un avocat ou à un procès équitable.

La semaine dernière, l’appareil judiciaire du régime iranien a officiellement accusé trois pasteurs iraniens à « participation à des agissements contre la sécurité de l’Etat » et « participation à une association dans le but de renverser le système » (le régime iranien).

Les pasteurs Behnam Irani, Matthias Hagh-Néjad et Silas Rabbani ont été inculpés le mardi 30 septembre par le soi-disant « Tribunal Révolutionnaire » dans la ville de Karaj (ouest de Téhéran).

Ces trois pasteurs sont actuellement détenus séparément dans la prison Ghezel-Hessar. Ils viennent d’être accusés de «Fassad-fil-Arz» («propagation de la corruption sur la terre ») et ils risquent la peine de mort.

Mervyn Thomas, le directeur exécutif de « Christian Solidarity Worldwide » a déclaré : « Il est complètement inacceptable que ces personnes soient jugées encore une fois sur la base des accusations fallacieuses et que leur détention injustifiée soit prolongée », a rapporté BosNewsLife.

M. Thomas a par ailleurs condamné l’exécution de M. Amir-Aslani, en ajoutant : « Cette exécution illustre la nature arbitraire du système judiciaire iranien et le mépris flagrant de la plus haute autorité judiciaire du pays à l’égard de l’Etat de droit et de justice. »

« Certains en Occident appellent à développer les relations avec l’Iran face à la menace de Daech en Irak et en Syrie. Rappelons que M. Amir-Aslani est l’une des six personnes exécutées le même jour où le premier ministre britannique a rencontré le président Rohani au siège de l’ONU», a déclaré M. Thomas.

« Un régime qui réprime sévèrement ses propres minorités religieuses et ethniques et procède en moyenne à deux exécutions par jour ne pourrait pas contribuer à la résolution d’un conflit qui est lui-même alimenté par le sectarisme religieux et par l’intolérance à l’égard des minorités autochtones », a-t-il souligné.

Iran: trois pasteurs jugés par la justice des mollahs

06.10.14 16:00 – Trois pasteurs iraniens ont été portés en justice par les mollahs (érudits musulmans) pour «atteinte contre la sécurité nationale dans le but de renverser l’Etat». Leur procès a commencé le 3 octobre à Karaj, en Iran, et pourrait aboutir à la peine de mort selon les défenseurs des droits de l’homme.
L’étau se resserre sur les nouveaux chrétiens iraniens. Le régime, toujours plus agressif, interdit aux chrétiens de célébrer leur culte dans les églises, et ceux qui organisent des cultes maison sont sévèrement punis.

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Quand éveques et pasteurs donnent démangeaison à Faure

Sur le site officiel republicoftogo.com qui devrait ètre un bien commun et donc ouvert à la pluralité democratique mais qui scandaleusement demeure une proprié privée du parti Unir/Rpt et de son gouvernement et pire encore une chasse-gardée d’une clique d’ultra zélés au service apparemment du chef de l’Etat, il est publié une reaction tendancieuse et maladroite sur la lettre pastorale redigée par l’Eglise Catholique, l’Eglise Evangelique Presbyhterienne et l’Eglise Methodiste du Togo. Cette sortie importante des hommes d’Eglise hautement appreciée par la majorité des Togolais à l’interieur comme à l’exterieur a sucscité chez les patrons de ce site une interpretation des plus inappropriées et biaisées qui demontre une fois encore et de manière la plus claire possible le refus obstiné des reformes constitutionnelles et institutionnelles du pouvoir de Faure; un refus dont la motivation non declarée est la peur des elections democratiques, transparentes, justes et credibles qui sùrement sonnera le glas de son règne. Le commentaire de ce site montre aussi comment le pouvoir de Faure est prèt, d’un coté à se servir des eglises chretiennes et de leurs pasteurs ou dirigeants et en general des religions pour manipuler le peuple, l’endormir et de l’autre à leur demander de fermer oreilles, yeux et bouches sur ses crimes et manquer à leur noble responsabilité religieuse et citoyenne de veilleurs, de gardiens du troupeau en sensibilisant et en aidant leurs membres et citoyens à assumer librement leurs responsabilités.

Le commentaire sur le site officiel porte comme titre: “A chacun son ròle” et apparement le ròle que cherit le gouvernement pour les eglises se limite au domaine purement social , à “ameliorer la vie des populations”. En concret, il s’agirait de se limiter à construire des ecoles, des hopitaux et centre de santé, des centres d’apprentissage ou de formation, forger des puits dans les villages, tracer des pistes dans les hameaux , etc. Parler de democratie, du respect des droits humains, appeler à la bonne gouvernance, au respect du bien commun, à une justice impartiale, aux respects des lois republicaines votées par la majorité des citoyens, à la non -violence et au respect de la vie et de la dignité de tous citoyens par tous y compris le Chef de l’Etat et son gouvernement, les militaires, gendarmes et policiers, demander que les elections soient credibles, justes, transparentes. tout cela et bien d’autres nobles pratiques modernes de gouvernance seraient un mission etrangère, interdite par Dieu ou Jésus ou Mahomet ou encore par quelque divinité togolaise à ses representants et adeptes. Au contraire, pour ces pateurs et hommes d’églises fermer les yeux , la bouche et les oreilles sur les atrocités, les massacres et tueries, les violences, le pillage, le vol, le mensonge , les fraudes electorales, les injustices sociales, la corruption rampante, la justice pourrie, les violations des droits de l’Homme et des peuples, etc seraient ce qu’il convient de faire pour ètre coherents à leur vocation et plaire à leur Dieu. Les redacteurd du site de Republicoftogo, sans scrupule et croyant connaitre plus la vocation des redacteurs de “Pour l’Amour de la Patrie” (Titre de la lettre pastorale des trois eglises chretiennes), poussent leurs propos juaqu’au point d’ecrire qu’il n’appartient pas aux representants des eglises evangeliques presbytheriennes et methodsites et catholiques de s’exprimer sur les questions de reformes constitutionnelles et institutionnelles. Au nom de quoi et de qui doit-on les priver de ce droit, de ce devoir, de ce service hautement qualifié et crucial en ces temps sombres et difficiles que traverse enore et toujours notre Nation. Cette position, pour le moins bizzare et diaboliquement interessé de nos gouvernants ou du moins de ceux à qui le pouvoir delègue la faculté de debiter ces incongruités et argumentations sans tète ni fondements va en totale contradiction avec les faist et gestes de ceux qui nous gouvernent depuis des decennies. Les exemples pour le demontrer sont legion. Limitons -nous à quelques-uns seulement.

Premièrement: Le Dialogue Togo Telecom II qui a fini en queue de poisson parce que surtout miné à la base par les representants du Rpt/Unir a connu la moderation d’un homme d’eglise en la pesonne de Mgr Barrigah. Npus savons tous que de dialogue a abordé des thematiques hautement politiques et “Ironie du sort”, il s’agissait des reformes constitutionnelles et institutionnelles. Tous (y compris les delegués du pouvoir) ont accepté le travail de mediation , de moderation ou de facilitauer de ce prelat. Comment peut-on aujourd’hui sans scrupule et sans honte lui nier de se prononcer sur ce mème sujet sur lequel on avait demandé son serivce?
Deuxièmement: De manière generale et dans toute la classe politique (y compris ceux qui, au debut ne l’avaient pas apprecié ou ont emis de serieuses reserves à son egard), le travail abattu et les conclusions , recommendations de la CVJR (Commission Verité Justice et Reconciliation) demeurent un grand point de reference pour le present et l’avenir pacifique et renovateur de notre pays. Deuxième ironie du sort, ce fut encore un home d’eglise qui l’a piloté. Nous savons tous la portée et le contenu hautement politique du travail alors confié à Mgr Barrigah et à sa commission. Avait-il cessé d’ètre evèque de l’eglise catholique au moment où il rendait ce service? Les felicitations .louanges et remerciements adressés par le Chef de l’Etat à la Commission de la CVJR avec à sa tète le prelat, doit-on alors aujourd’hui les considerer comme une pure comedie politicienne, un blablabla qui sortait d’un coeur et d’une bouche mensongère?

A propos du processus de designation de Mgr Barriga à la tète de la CVJR, il nous parit utile de signaler que selon des sources sùres de l’episcopat catholique togolais, ce fut le president Faure lui-mème qui a demandé à la conference episcopale catholique togolaise de lui mettre à disposition un prelat catholique pour piloter la CVJR; il s’est fait que ce service entre bien dans le cadre de la commission episcopale Justice et verité que conduisait justement Mgr Barrigah. Le choix de ce dernier par ses paires etait normal; ce qui fu fait.

Troisièmement: On sait le lien etroit parfois très ambigu que le President de la Republique a établi avec certains prelats et pretres catholiques et qu’il les consulte, demande leurs prières ou services. On ne doit pas ètre l’Ange Gabriel ou le prophète Daniel pour savoir que ces contacts ou liens ont trait à des problematiques politiques. Par ailleurs, nombreuses sont les occasions ou le chef de l’Eta ou ses ministres et deputés ont demandé à des pretres ou evèques des messes auxquelles ils participent parfois eux-mèmes exhibant leur appartenance religieuse; les intentions de messes sont parfois hautement politiques comme la “gràce divine pour gagher des elections” ou “remerciement à Dieu pour la victoire aux elections” (mème si en realité on les aurait gagnées par fraude!!!) ou encore demande de faveur divine pour etre nommé pemier ministre, ministre, directeur de société et bien d’autres bizzareries politiques encore.

Quatrièmement: Les visites de Faure au Vatican. Ce n’est un secret pour personne que Faure se rend au Vatican. Les photos sont là. On ne peut pas douter qu’il y va pour prier surtout avec sa mère si”pieuse” et si riche (elle aurait perdu dernièrement au moins 1 milliard en cash à la maison). Il se fait accompagner peut-ètre aussi de l’ex-seminariste , minstre des Affaires etrangères ,Robert Doussey , tertiaire franciscain si bien introduit dans la communauté Saint Egidio à Rome. Avec les Papes qu’il a frequentés, peut-ètre Faure parle des apparitions de la Vierge Marie hier à Togoville et demain à Pya mais des questions politiques ne manqueront certainement pas non plus; et si lui le chef de l’Etat ne les aborde pas, les Papes eux n’ont pas froid aux yeux à en parler. le Chef de l’Etat pourra-t-il avoir le courage de dire au Pape qu’en tant que religieux ou homme de Dieu, il n’a point le droit de parler politique?

Cinquiemement: Au sein du gouvernement et au poste si capital de la justice, Faure a hissé “un homme de Dieu”, un pasteur evangeliste qui ne manque pas de precher aus autres (Il l’a fait par exemple aux magistrats, ) sur la bonne administration de la justice, le respect de la loi, le respect du bien commun, etc. Dans une campagne de prière organisée dernièrement, il n’a pas hesité de presenter son patron Faure comme un “homme religieux” qui craint et adore Dieu, un chretien fervent fier de sa foi chretienne, un Chef d’Etat digne de ce nom ; une pure manipulation qui a certainement obtenu benediction et louanges des services interessés.
Ces quelques actes enumerés demontrent à suffisance que le pouvoir se sert bien des eglises quand cela lui va; il demande leurs services pour ses interèts mais veut en mème temps leur refuser de faire ce qui leur est em conscience demandé commr pasteurs, citoyens et patriotes soucieux du bien-ètre des Togoalis. Ces Eglises ne se laisseront certainement pas intimider par les vociferations d’un pouvoir à bout de souffle et d’imaginations et qui cherchent par tous les moyens contre tout bons à s’imposer eternellement prenant tout un peuple en otage.

Pour finir, un mot sur le rejet des reformes par l’assemblee nationale qui servirait de base pour denier aux evèques et pasteurs le droit de revenir sur cette question capitale: C’est seulement au Togo où quand un parlment rejete une reforme de loi proposée par le gouvernement, un tel gouvernement ne revient pas à la charge mais s’en lave les mains. Sous des apparences democratiques, le Togo continue à vivre sous le joug d’une dictature cynique et mafieuse. Qui au Togo n’a compris le jeu malsain, honteux de programmer ces reformes d’un coté et de les rejeter de l’autre par les mèmes personnes. Le ridicule ne tue pas au … au Togo.

Chers evèques et pasteurs, la reaction du gouvernement montre que vous etes dans la bonne voie. On ne peut que vous encourager à tenir bons et le Peuple vous saura gré.

Togo: les Eglises se mobilisent pour réclamer des réformes

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Au Brésil, les églises font campagne

Le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil qui aura lieu ce dimanche s’annonce plus qu’incertain. En tête d’affiche, la candidate sortante Dilma Rousseff a bien du mal à refroidir l’entrain et l’enthousiasme de Marina Silva (dont nous avions écrit le portrait), qui, au pied levé, a remplacé en tant que candidate du parti socialiste Eduardo Campos décédé au mois d’aout.

La présidente actuelle pourra-t-elle dès lors éviter un second tour ? La réponse va sans doute se décider auprès des électeurs évangéliques. Comme le signalait The Guardian cette semaine, ces derniers deviennent une force politique incontournable.

Si le pays reste un des pays les plus catholiques au monde, voici plusieurs années maintenant que les Eglises pentecôtistes et évangéliques rassemblent de plus en plus de fidèles (de 5% en 1970 les croyants de ces Eglises représentent désormais 22% de la population et pourraient devenir majoritaires d’ici cinquante ans). Ces Eglises, explique le quotidien anglais qui donne ces chiffres, ressemblent à des « champs de bataille » politiques au sein desquels « les pasteurs du pays espèrent jouer un rôle influent et définir un modèle pour les années à venir ».

Dilma Rousseff, pourtant marxiste dans sa jeunesse, a donc fait des apparitions dans ces lieux de cultes, allant même jusqu’à citer des psaumes. Mais c’est aussi en dehors des temples que tout se joue. Le monde médiatique attire de plus en plus les pasteurs qui détiennent des radios et des chaines télé, alors que les politiciens évangéliques occupent de plus en plus de sièges à la chambre basse et au congrès.

Une « république théocratique »

Pour la première fois, signale au Guardian Pedro Strozenberg, chercheur à l’Institut d’études religieuses à Rio de Janeiro, le ton du débat politique est en grande partie dicté par les évangéliques. Jean Wyllis, premier membre du congrès ouvertement gay s’est même plaint que son pays devienne une démocratie théocratique sous l’influence du mouvement évangélique. Ces derniers se félicitent d’ailleurs que l’histoire soit de leur côté.

Marina Silva, qui a axé sa campagne sur le développement durable, garde elle aussi une identité « religieuse » importante, qui se traduit par des choix personnels contre l’avortement ou le mariage homosexuel. D’importantes Eglises ont d’ailleurs affirmé soutenir sa candidature. Car si la campagne « en chaire » est interdite au Brésil, beaucoup de pasteurs ont trouvé des médias pour affirmer leurs choix.

Un pays « hypocrite » ?

Le journal Libération analyse lui l’importance de la place de la religion comme le ferment d’une hypocrisie qui traverserait la politique du pays. « Actuellement, l’interruption volontaire de grossesse n’est autorisée qu’en cas de viol, de danger pour la mère ou d’anencéphalie du fœtus » mais, face à l’importance des lobbys religieux, il semble impensable que les autorités se risquent à changer la loi, explique le journal.

« Le Brésil est un pays paradoxal, voire hypocrite, à la fois libéré et conservateur », observe pour Libération le sociologue Rudá Ricci. Selon lui, le recul de la pauvreté, fortement stigmatisée, a entraîné un « effroyable repli réactionnaire » ces dernières années. « Ici, les pauvres sont accusés d’avorter, de quitter leur femme et de se droguer, explique-t-il. Du coup, avec l’amélioration de leurs conditions de vie, ces derniers se sont ralliés à des valeurs conservatrices comme pour expier le passé. C’est une façon de dire : je ne suis plus pauvre, je ne suis plus un pécheur. »

« Pour ce spécialiste, la gauche, au pouvoir depuis onze ans, n’a pas été capable de faire évoluer les mentalités. “Lula a préféré éviter les thèmes qui risquaient de lui faire perdre des voix ou de mettre en péril ses alliances avec la droite et les Eglises évangéliques, reprend Ricci. Dilma a été un peu moins frileuse.” Mais ses timides tentatives se sont heurtées à l’opposition farouche des lobbys religieux, et notamment du puissant bloc parlementaire évangélique, qui contrôle 15% des sièges. »

Paul Ohlott / Ces “pasteurs” qui marchent sur les gens : la nouvelle dérive à fustiger

L’imposition des mains ne semble pas suffisamment efficace aux yeux de certains “pasteurs”, qui proposent désormais des “impositions des pieds”. Impensable, mais vrai… voici une nouvelle mode à dénoncer sans détour.

Quant on pensait avoir tout vu en matière de dérives, il y a toujours quelques illuminés pour nous offrir un nouveau délire. Et plus c’est débile, plus ça semble plaire à un peuple friand de nouvelles révélations célestes… En outre, peu importe si l’habit ne fait pas le moine, ces nouveaux “pasteurs” arborent des tenues très religieuses. A se demander si certains d’entre eux n’auraient pas dû choisir de servir au sein de l’église catholique…

Il en est ainsi de celui qui se présente comme “l’Archeveque” Cornelus Grégoire…

D’autres, comme le “pasteur” Kossivi Agbekponou, se livrent même à des séances de gymnastique et qui transforme les onctions d’huile en des “douches d’huile”…

Imposition-pieds-2

Bien évidemment, la Bible n’évoque pas la pratique de “l’imposition des pieds”… En revanche, certains marabouts et guérisseurs la pratiquent régulièrement. C’est sans doute là la véritable inspiration de ces “Archevêques” et autres “Bishops”. Ceci étant, afin de justifier leurs pratiques par une référence biblique, il semblerait que ces “hommes de Dieu” s’inspirent d’un passage des Actes des Apôtres (13v51), où il nous est dit que “Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds”. Ainsi, il faudrait désormais pratiquer l’imposition des pieds afin que la poussière maudisse la maladie ou le démon chez une personne…

Bien que ce soit affligeant… vous avez le droit de rire !

Paul OHLOTT



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