La lutte contre la pornographie dans l'Eglise s'organise

Le sommet a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. © DRLe sommet a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. © DR
13.04.2016

Sexualité • Un sommet mondial chrétien «Set Free» s’est tenu aux Etats-Unis contre la pornographie. Pendant une semaine, des professionnels du domaine ont été invités à parler du problème de la pornographie dans l’Eglise et la société.

Emily McFarlan Miller, RNS/Protestinter

Il y a six ans, l’auteur et apologète chrétien Josh McDowell a remarqué que «quelque chose ne va plus» avec les jeunes. Il fait référence à leurs attitudes envers l’autorité et la façon dont ils parlent de sexe. «Il m’a fallu une année entière pour le comprendre», explique Josh McDowell. «C’est dû à l’omniprésente pornographie sur internet». C’est la genèse de l’idée qu’il a défendue au sommet mondial «Set Free», qui s’est tenu la semaine passée à Greensboro (N.C.) Environ 900 dirigeants de l’Eglise et du ministère se sont réunis pour discuter des mesures à prendre face à la pornographie.

Le sommet — organisé par Josh McDowell et Covenant Eyes, une entreprise qui offre un filtre internet – a présenté notamment des expositions sur les effets neurologiques, psychologiques, sociaux et spirituels de la pornographie. «J’ai réalisé que la plupart des gens, y compris les pasteurs de l’Eglise, sont aveuglés», dénonce Josh McDowell. «Ils ne savent tout simplement pas ce qui se passe. Ils ne peuvent même pas imaginer la taille du problème».

La pornographie moins immorale que les détritus

Le sommet mondial «Set Free», a commencé le lundi 4 avril par la présentation des données de Barna Group sur les Américains, l’Eglise et la pornographie publiées plus tôt cette année et que Josh McDowell avait commandé. Parmi les conclusions de Barna Group: les jeunes adultes et les adolescents voient la pornographie comme moins immorale que les détritus, et les deux tiers (66%) se sont engagés dans le «sexting», qui est le fait de recevoir une image sexuellement explicite dans un message texte.

Et pourtant, 53% des pasteurs ont rapporté n’avoir pas de problème avec la pornographie, explique Josh McDowell. Le plus gros problème, a-t-il ajouté, est l’ignorance — il n’y a pas une seule Eglise dans le monde qui ne soit pas affecté, dit-il. Même les pasteurs doivent lutter avec la pornographie. La plupart des pasteurs (57%) et les jeunes pasteurs (64%) admettent qu’ils ont déjà regardé un porno, à un moment ou à un autre, selon le Barna Group. «La chose est différente de ce qui a eu lieu dans le passé: c’est accessible, c’est abordable et c’est anonyme» déclare McDowell.

La science du cerveau et le porno

Le programme du sommet mondial «Set Free», a commencé mardi avec un forum intitulé «Brain Science and Porn» («La science du cerveau et le porno»), animé par William Struthers, un neuroscientifique et professeur de psychologie au Wheaton College, une université chrétienne basée en Illinois, ainsi que par Donald Hilton, professeur agrégé de neurochirurgie clinique à l’Université du Texas à San Antonio et par Ted Roberts, fondateur et directeur de traitement clinique Pure Desire. Le forum a présenté ce qui se passe physiquement dans le cerveau après qu’une personne a regardé de la pornographie et si ces effets peuvent être inversés, puis il a mis cela en contexte spirituel.

Tout au long de la semaine, d’autres intervenants ont été présents, comme Ron de Haas, fondateur et PDG de Covenant Eyes, le révérend Sean Kilcawley, directeur de l’éducation religieuse pour l’archidiocèse de Lincoln (Neb), qui a parlé de la théologie du corps de Jean-Paul II, Bernie Anderson, un pasteur qui a publié un livre sur sa bataille avec la pornographie et Shelley Lubben, une ancienne star du porno qui a créé la Fondation Croix Rose, un ministère pour les acteurs de l’industrie pornographique. Les intervenants ne sont pas tous chrétiens, explique Josh McDowell, parce qu’il voulait rassembler les meilleurs dans leurs domaines, et qui n’étaient pas nécessairement des chefs spirituels.

Josh McDowell, qui a clôturé le jeudi 7 avril dernier le sommet, a déclaré que le sommet mondial «Set Free», a un plan de suivi de 10 ans pour répondre à la pornographie, et il espère que la «conscience mondiale ne relève pas seulement le problème, mais que des solutions incroyablement positives» se fassent l’année prochaine ou dans deux ans.

En Norvège, les couples homosexuels pourront être mariés par des pasteurs

L'Eglise protestante norvégienne a pris une décision exceptionnelle dans le monde religieux. (Photo d'illustration) © Flickr/Voyages Lambert L’Eglise protestante norvégienne a pris une décision exceptionnelle dans le monde religieux. (Photo d’illustration)

C’est une décision rarissime dans l’Eglise. En Norvège, le clergé protestant a décidé que les couples de même sexe pouvaient s’unir sous la bénédiction d’un pasteur.

“L’amour entre deux personnes du même sexe doit aussi pouvoir être reconnu dans une arène religieuse”, s’exclame Gard Realf Sandaker-Nilson. Lui même homosexuel, le leader du mouvement libéral “Eglise ouverte”, en Norvège, est enthousiaste. Dans une décision inédite, l’Eglise protestante de l’Etat nordique a décidé, ce lundi après-midi, d’autoriser les unions religieuses pour les couples homosexuels. Alors que seuls quelques pays le permettent à l’heure actuelle.

Au Danemark aussi

Pour la principale Eglise du pays scandinave, c’est une prise de position très emblématique. D’autant que les membres du synode, réunis à Trondheim, ont acté cette décision à une majorité écrasante, 88 voix sur 115 votants. Une nouvelle liturgie devrait bientôt sortir des rotatives, à côté de l’actuelle, et consacrer les unions de couples homosexuels et hétérosexuels.Chaque pasteur conservera le droit de refuser de nouer de telles unions. A ce jour, le mariage religieux pour les couples de même sexe n’existe qu’en Suède et au Danemark, ainsi que dans quelques congrégations dans le monde-anglo saxon. Ses détracteurs, minoritaires en Norvège, estimaient que la Bible établit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.

Victoire de la mouvance libérale

Cette question secoue l’Eglise scandinave depuis des décennies. En 2014, un synode avait retoqué une pareille proposition. Avec les élections ecclésiastiques de septembre dernier, et la victoire de la mouvance libérale, la donne a changé. Les douze évêques s’étaient rangés derrière cette position un mois plus tard.

A l’image de ses voisins nordiques, la Norvège est en pointe en Europe dans l’extension des droits des personnes homosexuelles. Le mariage civil et l’adoption y sont autorisés depuis 2009.

Bruaysis : la communauté protestante se mobilise pour les migrants

Il y a quelques mois, Yann Piatkowski, pasteur, a été ému par la situation des migrants installés au camp de Norrent-Fontes. Il en a parlé à la communauté. En accord avec les associations déjà présentes sur le terrain, avec quelques familles, il a mis en place un « service douche » pour qu’une fois par semaine, « ces personnes puissent se laver, mais aussi souffler et se sentir accueillies. » Puis récemment déménagé à Vendin, il a appris qu’un autre camp existait à Chocques « ce n’est qu’à 4 km de chez moi, je devais faire quelque chose. » Après une réunion avec le Secours populaire de Vendin, Terre d’errance et Arras solidarité réfugiés, des actions se sont mises en place. L’homme se réjouit du bon accueil réservé à son appel. « À quatre jours d’une rencontre entre pasteurs à Bruay, j’ai envoyé un mail aux paroisses protestantes du bassin minier et leur réponse est allée au-delà de mes espérances. » Malgré des délais courts, les dons ont afflué.

Quant à la vingtaine de membres de la communauté bruaysienne, chacun s’implique plus ou moins. « Vous savez, il y a des trucs simples à faire comme apporter des bouteilles d’eau vides, propres avec bouchon. Ça nous aide déjà beaucoup car une fois remplies, on les amène au camp. Et puis il y a aussi les dons de lessive. » Car oui, des membres de la Fraternité font la lessive pour les migrants.

« Ils vivent dans des conditions indignes »

Le pasteur avait constaté qu’après des kilomètres parcourus et des jours passés dans la boue, les migrants jetaient leurs vêtements à la poubelle. « Nous avons proposé de les laver car c’est quand même plus sympa de retrouver ses propres vêtements. » De fait, à l’issue du culte, plusieurs familles repartent avec des paniers de linge. « Il faut les rendre repassés et séchés le mardi pour qu’on puisse les rapporter à leur propriétaire. » La semaine dernière, c’est pas moins de 50 kg de linge qui ont ainsi été lavés.

Ouverte sur l’extérieur, la communauté espère que d’autres Bruaysiens viendront leur prêter main forte ou leur confier des dons. Une brosse à dents, du dentifrice, des pâtes, des vêtements, beaucoup de choses manquent. Le pasteur qui se rend une fois par semaine sur place témoigne encore : « Ils vivent dans des conditions indignes à quelques kilomètres de chez nous. Nous vivons dans des maisons confortables. »

Les autres associations Impliquées

Le Secours populaire, comité local de Vendin-Oblinghem, 198, rue François-Mitterrand, 62 232 Vendin-les-Béthune, 03 21 57 97 13.

Terre d’errance, 18, rue du Grand-Marais, 62190 Ham-en-Artois, 06 95 28 29 43.

Arras solidarité réfugiés : arrassolidariterefugies@gmail.com. Page Facebook : Arras, Solidarité Réfugiés.

Au Danemark, nombre de requérants renient l'islam

En ce dimanche d’avril, à l’église Apostelkirken à Copenhague, les fidèles assistent à la messe, Bible à la main: des Danois, mais aussi beaucoup d’Iraniens. Hommes et femmes, jeunes pour la plupart et habillés à la mode, ils écoutent grâce à une oreillette l’homélie du pasteur traduite en persan.

Demandeurs d’asile, ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter cette église évangélique luthérienne d’Etat pour se convertir au christianisme. Un phénomène également constaté dans d’autres lieux de culte protestants du royaume scandinave.

En effet, selon l’association d’entraide aux réfugiés chrétiens Folkekirkens Asylsamarbejde, au moins 100 Iraniens ont été baptisés depuis la fin de l’année dernière et entre 250 à 300 demandeurs d’asile (Iraniens et Afghans notamment) participent actuellement à des cours de préparation au baptême.

Cet engouement croissant des musulmans pour le christianisme s’explique, peut-être, par le fait que la commission de recours des réfugiés a réexaminé l’année dernière plusieurs cas de refus des services de l’immigration, accordant finalement l’asile à 42 réfugiés convertis qui craignaient d’être persécutés s’ils étaient expulsés vers leurs pays, sur 55.

Ministre préoccupé

Cette poussée de conversions préoccupe le ministre danois du Culte, Bertel Haarder, qui a exhorté les pasteurs à attendre que les demandes d’asile soient examinées pour baptiser ces nouveaux venus.

Visage maquillé, Mashid Hakimi, une Iranienne de 27 ans, est arrivée en septembre dernier au Danemark. «Depuis mon plus jeune âge, j’étais plus attirée par le Christ que par Mahomet. Mon cœur battait pour Jésus. Il me fallait partir pour pratiquer librement ma nouvelle religion.» Elle a ainsi rejoint la Grèce où elle fut baptisée, puis le Danemark où elle «a confirmé» sa foi.

Comme nombre de ses concitoyens, elle attend une réponse à sa demande d’asile. «Le plus dur, dit-elle, c’est de convaincre les services d’immigration qu’on risque notre vie si on nous expulse vers l’Iran.»

«Notre conversion est sincère, même si les autorités en doutent», ajoute Mojgan, 48 ans, «la seule de [sa] famille» à avoir renié sa religion musulmane. Mariée et mère de trois enfants, elle a décidé de quitter Téhéran et de s’enfuir en Occident. «Je ne m’identifiais plus à l’islam où on craint Dieu, alors que dans le christianisme on apprend à l’aimer», confie-elle.

Baptisée, elle attend depuis trois ans une réponse à sa demande d’asile. «Les enquêteurs disent que je mens. Mais je garde la foi», assure-t-elle.

Pour le pasteur Andreas Rasmussen, «la plupart de ceux qui veulent se convertir sont sincères. Ils viennent régulièrement à l’église et participent activement aux cours de préparation du baptême», affirme-t-il.

«Ce processus de plusieurs mois décourage les faux convertis», affirme le pasteur qui met d’emblée en garde les réfugiés: «La conversion ne constitue pas une garantie pour obtenir l’asile.»

Asgar Bayan, 41 ans, opposant politique, a du mal, lui aussi, à convaincre de sa bonne foi. Arrivé au début de 2014 à Copenhague après une fuite de l’Iran où il a connu la prison et la confiscation de ses biens, il a trouvé «paix et sérénité» dans le christianisme. Il jure qu’il n’a pas été baptisé pour accroître ses chances d’obtenir un permis de séjour. «J’ai rencontré Jésus. C’est ma destinée.»

Pressions et agressions

Les réfugiés iraniens convertis ne sont pas seulement confrontés aux suspicions des enquêteurs. Certains d’entre eux subissent également «harcèlements et violences psychiques et physiques de la part des autres musulmans dans les centres de réfugiés», selon les pasteurs d’Apostelkirken.

«J’ai eu écho d’incidents avec des coups de couteau», confie Moj­gan, soulignant l’inquiétude des convertis. Mumtaz, un Afghan de 19 ans, a subi lui aussi ces violences «depuis que je me suis fait baptiser». Il attend une réponse à sa demande d’asile depuis cinq ans. «Un retour en Afghanistan signifierait ma mort», assure-t-il.

(TDG)

(Créé: 10.04.2016, 21h41)

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Mgr Jean-Marie Lovey: “Pour une pastorale des petits pas”

Amoris Laetitia insiste sur la transmission des valeurs dans la famille (Photo: B. Hallet)

L’évêque de Sion, Mgr Jean-Marie Lovey, réagit pour cath.ch à la publication de l’exhortation apostolique “Amoris Laetitia”. Le délégué de la Conférence des évêques suisses au Synode sur la famille en octobre 2015 y retrouve largement le ton et le contenu des débats romains. “Ce qui est assez neuf et formidable dans cette exhortation est cette absence de jugement, ce discernement patient et cette pastorale des petits pas”, explique-t-il.

Un des accents majeurs de l’exhortation apostolique “Amoris Laetitia” est le discernement face à la diversité des situations de vie. Mais le texte ne précise guère à qui revient la responsabilité de cette tâche.

Mgr Jean-Marie Lovey: L’exhortation ne liste pas les degrés et les niveaux de responsabilité. On parle de ‘pasteurs’. Une note précise néanmoins que les pasteurs sont éclairés par l’Evangile et par le jugement de l’évêque. Nous, évêques, prêtres ou accompagnateurs laïcs, devons vivre en dialogue et avoir la capacité d’accompagner toutes les situations.

Pour mettre en oeuvre ce discernement, il faut pouvoir se reposer sur des critères?

Etablir des critères est nécessaire. Cela sera la tâche des pastorales familiales des divers diocèses et de la Conférence des évêques suisses(CES). Des directives communes permettent de ne pas partir dans tous les sens, même si les situations restent individuelles. Pour que l’exhortation porte son fruit, elle doit être accueillie, discutée, travaillée. Cela fait clairement partie de notre tâche d’évêques.

Le pape, en insistant sur une approche pastorale des situations personnelles, veut favoriser l’intégration. Il entrouvre la porte de l’accès aux sacrements pour les divorcés-remariés.

Pour certains, l’accès à la communion des divorcés remariés serait le sommet de l’intégration. Mais le texte, à mes yeux, nous invite surtout à réfléchir sur ce qui fait que l’on est membre d’un corps, sur ce qu’est l’ecclésialité, sur notre participation et notre responsabilité. Le pape cite quelques éléments comme la catéchèse, la liturgie, mais il y a aussi beaucoup d’autres choses dans la diaconie par exemple. J’ai parfois l’impression que l’on reste bloqué devant la porte fermée de la communion sacramentelle, alors qu’il y a tant d’autres portes pour participer à la vie de l’Eglise. Il ne faut pas se focaliser sur l’eucharistie, la liturgie de la parole est ainsi aussi une forme de participation.

Certains ne manqueront pas d’estimer qu’à force de prêcher l’intégration, on risque de tomber dans le relativisme.

Intégrer ne signifie pas nier la différence. Cela consiste à permettre à chacun d’avoir la place qui est la sienne. Dans le cœur de Dieu, il y a de la place pour tous. L’intégration ce n’est pas dire ‘tout est égal, tout est relatif’. C’est déterminer le charisme que chacun peut mettre au service du corps ecclésial. Ce qui est assez neuf et formidable dans cette exhortation est cette absence de jugement, ce discernement patient et cette pastorale des petits pas.

L’exhortation ne fait aucune nouvelle ouverture envers les personnes homosexuelles. Beaucoup continueront à se sentir mises à l’écart.

A mon sens ne pas reconnaître aux unions homosexuelles le statut de mariage ne signifie pas une exclusion. C’est d’abord et avant tout défendre le mariage chrétien qui se réalise dans l’union exclusive, libre et définitive d’un homme et d’une femme, à l’image de l’union entre le Christ et l’Eglise.

L’exhortation admet que d’autres formes d’unions peuvent aussi dire quelque chose de l’amour humain, mais cela ne correspond pas à l’idéal chrétien. Ceci dit, je pense que nous devons nous efforcer de trouver une place dans le corps ecclésial pour les personnes qui ont des tendances ou une orientation homosexuelle.

La famille c’est aussi et peut-être surtout la génération d’enfants.

L’exhortation livre de longs et beaux passages sur l’éducation des enfants dans la variété des situations et des contextes. Elle insiste sur la transmission des valeurs au sein de la famille, avec les dimensions éthique, religieuse et spirituelle. On pourrait dire que la préparation au mariage commence au berceau. Le pape propose aussi l’éducation sexuelle comme une éducation à la vie et à l’amour. (cath.ch-apic/mp)

La joie de l…

Un texte particulièrement attendu sur le mariage et la famille, dans lequel le pape évoque longuement et avec un certain lyrisme les “joies” de l’amour humain. Un texte éminemment pastoral qui, sans trancher sur la situations délicate des divorcés remariés, laisse la porte ouverte au discernement de chacun et des pasteurs. Publié le 8 avril 2016.

Le pape François sur la place Saint-Pierre de Rome. © Alessia Giuliani/CPP/Ciric

La sagesse d’un pasteur

Le pape François a voulu placer son exhortation apostolique post-synodale sur la famille sous le signe de la joie et de l’amour. Voici donc “Amoris laetitia”, promulguée le 8 avril 2016, soit 6 mois à peine après la clôture de la seconde session du synode sur la famille en octobre 2015. Ce texte long, fort, est un manuel à l’usage des pasteurs, des personnes qui préparent au mariage et… de tous ceux qui veulent vivre un amour humain joyeux et fort. Le pape, dès l’introduction, prévient qu’il faut lire cette exhortation  “avec patience”. C’est dire qu’en effet il faut prendre son temps. Au terme de la longue lecture de ces 256 pages, il apparaît que le fil rouge qui lie les neuf chapitres du texte est éminemment pastoral. Tout le texte est construit sur un carré solide : la Bible, la culture du temps, la théologie de la famille et la parole personnelle d’un pape pasteur.

A lire aussi : le commentaire de Pascale Vidal, psychanalyste, qui enseigne le discours de l’Eglise sur la vie affective et la sexualité au Centre Sèvres – Facultés jésuites. 

Au commencement, la Parole

Dès le début, le pape insiste. La famille se comprend à partir de la Bible qui “abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales, depuis la première page où entre en scène la famille d’Adam et d’Ève, avec leur cortège de violence mais aussi avec la force de la vie qui continue (cf. Gn 4), jusqu’à la dernière page où apparaissent les noces de l’Épouse et de l’Agneau (Ap 21, 2.9).”

La culture du temps

Dans un souci constant de rapprocher le monde et l’Eglise, le pape expose ensuite très longuement sa connaissance réelle et concrète de la société contemporaine. Il ne l’idéalise pas, mais ne la juge jamais. Il semble important pour lui de ne pas faire de l’Eglise une société déconnectée des réalités du monde, ou pire encore jugeant le monde. Il tient pour nécessaire l’annonce de la vie selon l’Evangile, mais humblement. Dans un même temps il fait une autocritique de la manière dont l’Elise a souvent parlé du mariage

“D’autre part, nous avons souvent présenté le mariage de telle manière que sa fin unitive, l’appel à grandir dans l’amour et l’idéal de soutien mutuel ont été occultés par un accent quasi exclusif sur le devoir de la procréation. D’autres fois, nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presque artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire !” “Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles.”

Le pape, tel un pasteur qui connaît “l’odeur de ses brebis”, aborde ensuite très longuement les situations diverses des familles, reprenant en cela les longues interventions des pères synodaux. Son souci consiste, comme le bon berger, à ne perdre aucune de ses brebis, particulièrement celle qui s’est égarée;

” Dans les situations difficiles que vivent les personnes qui sont le plus dans le besoin, l’Église doit surtout avoir à cœur de les comprendre, de les consoler, de les intégrer, en évitant de leur imposer une série de normes, comme si celles-ci étaient un roc, avec pour effet qu’elles se sentent jugées et abandonnées précisément par cette Mère qui est appelée à les entourer de la miséricorde de Dieu. Ainsi, au lieu de leur offrir la force régénératrice de la grâce et la lumière de l’Évangile, certains veulent en faire une doctrine, le transformer en “pierres mortes à lancer contre les autres.”

La théologie expliquée par François, le bon pap(a) !

La plus grande partie de l’exhortation consiste en une suite de sages conseils pour vivre la vie de famille selon l’Évangile. Le langage est simple, familier. Comme dans une homélie le pape traduit la vision de l’Eglise sur la famille avec des mots simples et une sagesse proche de celle d’un “bon grand-père” qui s’adresse à ceux qui l’écoutent avec gourmandise. ““S’il te plaît”, quand, dans une famille, on n’est pas égoïste et que l’on apprend à dire “merci”, quand, dans une famille, quelqu’un s’aperçoit qu’il a fait quelque chose de mal et sait dire “excuse-moi”, dans cette famille il y a la paix et la joie.”

Ce n est pas un discours sur la théologie du mariage que le pape propose mais une approche concrète, parfois surprenante de simplicité, qui peut même faire sourire et dont le bien-être des personnes et des enfants est le centre : “Il n’est pas bon que les enfants soient sans parents et qu’ainsi ils cessent prématurément d’être enfants.” 

Une vision traditionnelle du mariage

Le pape rappelle longuement la vision traditionnelle de la théologie du mariage, il la présente comme un idéal pour lequel il faut se battre, parfois avec courage. Il s’appuie pour cela sur l’hymne à la Charité de saint Paul (1 Co 13), qu’il explique patiemment, terme après terme, pour en faire le fondement du mariage :” Patience, bonté sans fanfaronner, amour pour la famille mais aussi pour ceux qui sont loin de la foi et qui ne partagent pas la foi chrétienne, sans rudesse et avec un détachement nécessaire, sans violence intérieure, toujours dans le pardon, jamais se coucher sur la colère, se réjouir avec les autres jusqu’à la fête. Se limiter en gardant le silence pour ne pas entretenir le mal, veiller à la réputation des autres, avec confiance en la vie, en l’autre et en l’avenir, l’autre peut changer, supporter tout en surmontant tout le défi du mal sous toutes ses formes”. L’éducation des enfants revient à plusieurs reprises, le pape semble donner des clés aux parents les plus désemparés, il encourage, console, conseille. Et aborde tous les cas difficiles avec la sagesse d’un bon grand-père: “Il est important d’orienter l’enfant avec fermeté afin qu’il demande pardon et répare le tort causé aux autres.”

Une pastorale solide et fondée

Si le pape rappelle qu’en aucune manière l’Église “ne doit renoncer à proposer l’idéal complet du mariage, le projet de Dieu dans toute sa grandeur”, la rigidité doit être exclue. Et de pointer du doigt les “bonnes familles” qui “par leur langage, par leur manière de dire les choses, par leur attitude, par la répétition constante de deux ou trois thèmes, sont vues comme lointaines, comme séparées de la société, et que même leurs proches se sentent méprisés ou jugés par elles”.

La question qui fâche

C’est seulement vers la fin du parcours, dans son avant-dernier chapitre, que le pape donne ces conseils sur la question tant attendue de la pastorale des divorcés et des divorcés remariés. Le principe d’intégration est essentiel, « qu’ils ne se sentent jamais excommuniés » et donc membres de la communauté. Concernant l’accès à la communion, le pape se refuse de faire une loi générale. Ni accès systématique, ni refus systématique. Dans ce monde qu’il décrit complexe, il en appelle à la double responsabilités des consciences : celle des personnes concernées par une divorce et un remariage et celle des pasteurs.

Le mot d’ordre : la miséricorde

Dans ce texte, très personnel, comme d’habitude, le pape parle très peu des questions d’homosexualité, insistant surtout sur un accueil des personnes, mais considérant une famille uniquement dans sa forme traditionnelle: “C’est pourquoi nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter toute marque de discrimination injuste et particulièrement toute forme d’agression et de violence”. François n’intervient pas non plus, ou fort peu, comme par accident, sur la régulation des naissances. Tout en reconnaissant la beauté et la fécondité pour l’Église des familles nombreuses!

En cette année sainte, c’est donc bien la miséricorde qui est au cœur de ce texte :  ” Il ne s’agit pas d’une offre romantique ou d’une réponse faible face à l’amour de Dieu, qui veut toujours promouvoir les personnes, car “la miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Église. Dans son action pastorale, tout devrait être enveloppé de la tendresse par laquelle on s’adresse aux croyants. Dans son annonce et le témoignage qu’elle donne face au monde, rien ne peut être privé de miséricorde”. Certes, parfois “nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile”. Nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile. Sans doute, par exemple, la miséricorde n’exclut pas la justice et la vérité, mais avant tout, nous devons dire que la miséricorde est la plénitude de la justice et la manifestation la plus lumineuse de la vérité de Dieu.”

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Sophie de Villeneuve et Sébastien Antoni
Croire.com

Haïti-élections : La Conférence des Pasteurs Haïtiens presse le gouvernement à créer la …

« Jusqu’ici, les signaux lancés par l’équipe de la transition ne sont pas suffisamment clairs sur sa volonté réelle d’avancer en ce sens. Au contraire, c’est la plus grande confusion qui règne autour de la formation de cette commission réclamée par de nombreux secteurs du pays. », a-t-on lu dans un communiqué de la COPAH.

La COPAH encourage les nouvelles autorités à agir rapidement afin de donner satisfaction à cette revendication populaire pour ne pas compromettre leur chance de réussir la transition. “Tout refus de mettre en place la commission de vérification électorale pourra se heurter à la détermination habituelle des haïtiens qui ne tolèrent plus d’être bafoués et que leurs droits fondamentaux soient violés.”

La sagesse et la clairvoyance politique recommandent à l’équipe de la transition de se mettre à l’écoute du peuple haïtien, seul souverain et auquel elle doit rendre des comptes, ont écrit les membres de la Conférence.  

 Selon la COPAH, sans la création de cette commission, il est difficile de penser à la poursuite du processus électoral. 

« Les nouvelles autorités ont une opportunité extraordinaire pour s’attirer le soutien de la population par le biais de la mise en place de cette commission qui constitue la condition sine qua non pour la réalisation des élections dans le pays. », a-t-on conclu dans le communiqué.  

Par ailleurs,  la Conférence des Pasteurs Haïtiens dit noter également qu’aucune disposition concrète n’a encore été prise  ni pour alléger la misère de la population dont les plus défavorisées sont menacées de famine.

Conflits agriculteurs-éleveurs: le RBM réclame un dispositif de veille

Les éleveurs regroupés au sein du Réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs de l’Afrique «Billital Maroobe» (RBM) exhortent, dans les lignes qui suivent, les autorités nationales à prendre en charge immédiatement les conséquences découlant des affrontements entre les pasteurs transhumants et les populations autochtones dans la région de Bouna, en Côte d’Ivoire.

«La cohabitation pacifique entre les éleveurs transhumants et les agriculteurs est fortement menacée dans la région de Bouna, au nord-est de la Côte d’Ivoire qui est frontalière avec le sud-ouest du Burkina Faso. Les affrontements violents survenus dans cette région ce mois de  mars 2016 ont revêtu une ampleur sans précédent, compte tenu du nombre des victimes (près d’une vingtaine de morts) et le déplacement massif  de populations.

Suite au conflit inter communautaire survenu à Bouna dans le Nord Est de  la Côte d’Ivoire, ayant entrainé une dizaine de morts de nationalité Burkinabé et environ 1.500 déplacé dans la province du Noumbiel dans la région du Sud Oust au Burkina Faso pour l’essentiel des femmes et des enfants.  Face à ces événements dramatiques, les organisations d’éleveurs du Burkina Faso membres du RBM déplorent cette situation et présentent leurs condoléances aux familles éplorées.

Elles condamnent avec force la violence, marquent son attachement à la cohabitation pacifique et au dialogue permanant entre l’ensemble des acteurs pour une exploitation apaisée et durable des ressources naturelles. Les organisations membres du RBM saluent les actions entreprises par le gouvernement Burkinabé  notamment, les actes de solidarité de compassion, d’évaluation de la situation et des démarches diplomatiques.

Elles exhortent le Gouvernement burkinabè à intensifier un dialogue politique de haut avec les autorités de la République de Côte d’Ivoire autour de la préservation des excellentes relations de coopération qui fondent l’acceptation sur le territoire ivoirien des transhumants provenant des pays sahéliens, dans la logique de l’intégration sous régionale. Ce dialogue sur la transhumance transfrontalière devra être vivifié sous le leadership de la CEDEAO.

Les organisations d’éleveurs invitent les autorités nationales à mettre en place un dispositif de veille permettant de suivre l’évolution de la situation pastorale et agropastorale, en particulier les déplacements des troupeaux, le déroulement de la transhumance transfrontalière et les conditions d’insertion des pasteurs dans les zones d’accueil.

Les organisations membres du RBM réaffirment leur disponibilité en vue de contribuer à la recherche des solutions durables pour une cohabitation pacifique entre les communautés locales et les transhumants.»

Ouagadougou, le 31 Mars 2016
Le Président de l’antenne du RBM Burkina Faso

Qui sont les prêtres et les pasteurs?

Selon une étude américaine, prêtre ou pasteur arrive depuis 30 ans au top des cinq métiers qui rendent heureux. Mais homme de Dieu, est-ce un métier? On n’entre pas dans la prêtrise pour faire carrière, mais être prêtre ou pasteur demande une sérieuse préparation, on acquiert des compétences et on rend des comptes à des instances de vérification. Chez les luthériens, le pasteur rend compte à sa communauté.

La vocation: Esprit saint ou “esprit sien”? C’est l’Eglise qui appelle, explique le p. Sébastien Antoni. “Il peut y avoir un désir intérieur de consacrer toute sa vie à l’Evangile, au service du monde, à l’Eglise, mais cet appel a besoin d’être authentifié, vérifié, passé au crible d’une expertise d’aînés.” Au cours des six années de formation, au séminaire pour les catholiques, le candidat à la prêtrise est invité à discerner si ce désir est bien un appel ou une simple auto-suggestion par exemple.

On a vu récemment dans l’actualité des problèmes extrêmement graves d’ordre affectif, de maturité, de stabilité psychologique aussi de certains prêtres et je le dis avec beaucoup de tristesse car malgré tout nous sommes prêtres, il y a une fraternité sacerdotale qui existe, ce sont des hommes qui comme moi se sont engagés sur ce chemin, j’ai l’impression, comme les laïcs qui les côtoient, d’être trahi moi aussi“, confie le p. Sébastien Antoni, qui n’oublie pas les victimes profondément blessées par certains agissements de prêtres. Des troubles affectifs qui auraient dû être dit ou repérés lors de la formation au séminaire.

L'Eglise, ses Pasteurs et ses Fideles – Alain Bandelier

Description

Les chrétiens se posent de nombreuses questions sur le pape, les prêtres, les diacres, la place des femmes dans l’Eglise… Cet ouvrage propose des informations et des orientations sur tous ces points. Il y ajoute des réflexions plus fondamentales sur l’unité de l’Eglise et sur l’évangélisation.

Cinq pasteurs reçoivent une amende pour contact non autorisé avec des Nord-Coréens

2016/04/04 18:04 KST

SEOUL, 04 avr. (Yonhap) — Le ministère de l’Unification a dit ce lundi avoir imposé une amende de 2 millions de wons (1.740 dollars) à cinq pasteurs pour être entrés en contact avec des Nord-Coréens sans l’accord du gouvernement.

Les pasteurs appartenant au Conseil national des Églises de Corée (NCCK) ont rencontré leurs homologues nord-coréens en Chine à la fin du mois de février sans l’accord préalable du ministère.

Il s’agit de la première fois que le gouvernement pénalise le NCCK pour avoir enfreint la procédure régissant la rencontre de Nord-Coréens.

Les Sud-Coréens doivent bénéficier de l’aval du gouvernement avant de rencontrer des ressortissants nord-coréens. Le gouvernement a interdit toute visite en Corée du Nord ou tout contact avec des Nord-Coréens suite au quatrième essai nucléaire du Nord en janvier et à son tir de missile de longue portée en février.

Les pasteurs ont dit avoir notifié le ministère de leur contact avec les Nord-Coréens après être arrivés en Chine, ce qui ne leur avait posé aucun problème par le passé, selon eux.

Les ecclésiastiques ont dit envisager poursuivre le gouvernement et organiser une manifestation pour ce qu’il ont appelé l’hostilité du gouvernement envers la réconciliation intercoréenne.

«Le groupe cherche à passer d’un mode de confrontation à un mode de réconciliation sur la péninsule», a déclaré Noh Jong-sun, professeur honoraire à l’université Yonsei et un des cinq pasteurs.

Le ministère a rejeté ces propos, affirmant que le groupe a rencontré les Nord-Coréens malgré ces avertissements.

«L’envoi après-coup d’un rapport de contact avec des Nord-Coréens n’est possible qu’en cas de rencontre accidentelle», a expliqué un responsable du ministère. «Ce cas est différent car ils ont décidé de rencontrer les Nord-Coréens malgré la décision du gouvernement de ne pas l’autoriser.»

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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Dialogue judéo-musulman : un prêche dans le désert ?

Juifs, chrétiens, protestants, musulmans… Tous d’accord pour aller prêcher la parole de la concorde dans les écoles. Mais qui les écoute ?

 La salle polyvalente des halles de Tours, ce soir-là, est belle. Sans doute 150 à 200 personnes sont venues écouter le dialogue entre Moché Lewin, directeur exécutif des rabbins européens, et Nader Alami, un historien proche de Hassen Chalghoumi (NDLR : l’imam de la mosquée de Drancy n’a finalement pas pu venir à Tours), responsable des programmes jeunesse sur la chaîne BDM.
Des propos inquiétants puis rassurants, des promesses d’un lendemain où la politique de la main tendue remplacera celle de la main dans la figure. Oui mais voilà, au-delà du séduisant échange entre la tribune et la salle, que restera-t-il de cette rencontre si ce n’est la satisfaction d’avoir passé une bonne soirée entre amis ?
Car – tout le monde était d’accord sur ce point –, ce genre de débat doit s’exporter dans les écoles, les quartiers, les collèges, là où poussent, très tôt, les racines du mal. Paul Lévy, président de la communauté juive de Tours (organisatrice de la soirée), Moché Lewin et Nader Alami ont plaidé pour une intervention des imams, rabbins, pasteurs, curés, dans les écoles au nom d’une paradoxale « laïcité intrusive ». « La haine, ont-ils martelé, vient de la méconnaissance des autres. Il faudrait instaurer l’enseignement des religions à l’école. » « Lorsque vous demandez à de jeunes musulmans plus ou moins radicalisés s’ils ont lu le Coran, ils vous répondent que non… », a témoigné un auditeur, proche du terrain.
La pasteure protestante Florence Lusetti s’est dite volontaire pour aller porter la parole de l’instruction dans les écoles. Bien sûr, a répondu Paul Lévy, convaincu lui aussi par ce geste pédagogique. « C’est à partir de 7-8 ans que les propos d’exclusion commencent à germer », a témoigné le rabbin Lewin.

Ces enfants de mères célibataires qui grandissent sans tuteur

Tout au long de la soirée, il fut aussi question de la faillite de l’école, de la religion, de la famille, de la multiplication des mères célibataires confrontées très tôt à la dureté d’enfants grandis sans tuteur. « Les jeunes n’ont plus de repères, plus de référents, a martelé Nader Alami. Où sont les mouvements de jeunesse qui servaient, avant, de cadres ou de référence ? Ils sont la proie de ceux qui ont bien identifié ce vide. » Il fut aussi question des enfants juifs, non pratiquants, mais poussés vers les écoles confessionnelles au nom de leur sécurité. « Les parents ont peur, a lancé François Guguenheim, président régional du Crif, il faut que les responsables musulmans prennent publiquement la parole pour s’opposer aux islamistes. Eux seuls ont cette crédibilité. »

réagissez

Vous souhaitez témoigner, réagir, apporter des précisions, écrivez-nous :
– La Nouvelle République, courrier des lecteurs,
232, avenue de Grammont,
37000 Tours.
– Par courriel : nr.tours@nrco.fr
– Sur le site : www.lanouvellerepublique.fr

Poulaillon, Superdry et Bubble Break arrivent aux Passages Pasteurs à partir de mai 2016 !

Sur trois des nouvelles enseignes qui vont rejoindre les Passages Pasteur, deux d’entre elles, la boulangerie Poulaillon et le bar à jus de fruits Bubble Break s’installeront mi mai 2016.

La troisième, l’enseigne britannique de prêt-à-porter Superdry, prendra ses quartiers en août prochain. C’est cette dernière, qui occupera le plus d’espace avec 224m2 de surface au sol, son magasin donnera sur la rue Claude Pouillet.

Suivie de la boulangerie Poulaillon, ce groupe familial, roi du bretzel, profitera de 97m2 pour proposer ses spécialités gourmandes : sandwichs, pâtisseries, et viennoiseries.

Quant à Bubble Break, cette boutique s’étalera sur 75m2, aux côtés de ses thés parfumés, et de ces jus de fruits à consommer sur place ou à emporter.

Plusieurs pasteurs des Églises charismatiques de réveil disent non à la Mascotte de la CAN 2017

Plusieurs pasteurs des Églises charismatiques de réveil disent non à la Mascotte de la CAN 2017

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Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Un collectif  des pasteurs  des Églises charismatiques de réveil du Gabon, conduit par le révérend Georges Bruno Ngoussi, pasteur de l’Église Internationale Nazareth dit non à la Mascotte de la CAN 2017 qui serait la représentation d’une secte au service du régime actuel.

« La mascotte de la Can est la représentation d’une secte que nous connaissons tous »,  a dénoncé mercredi dans un point de presse le pasteur Ngoussi, porte-parole du collectif. Il a par ailleurs  demandé le retrait immédiat de la Mascotte.

La Mascotte décriée a été baptisée « Samba », qui veut dire bienvenue en langue locale. Elle  constitue une représentation de la panthère noire des forêts gabonaises. Mais le spécimen est assimilé  au symbole d’une loge de la Franc-maçon appelée : « l’Ordre de la Panthère Noire ».

Le Comité d’organisation de la CAN (COCAN) a dévoilé la  Mascotte le 25 mars 2016 au stade de Franceville (sud-est) en présence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba et  le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantini et Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de Football (CAF).

L’ire des hommes de Dieu résulte du fait que le Gabon est un pays laïc comme le consacre la constitution dans son préambule. « Pourquoi nous imposer le symbole d’une loge ? » s’est-il questionné avant de marteler « nous refusons de faire allégeance à la panthère noire.

Le Notable

Togo : Interview Pasteur Edoh Komi : « J'ai vu en prison le présumé assassin d'Akoss… »



Libéré le mardi 29 mars dernier après plus de 20 jours de détention à la prison civile de Lomé, suite à une affaire d’outrage à magistrat et diffusion de fausses informations dans l’affaire ‘’Akoss’’ le pasteur Edoh Komi du Mouvement Martin Luther King MMLK parle de son séjour carcéral. Dans une interview exclusive accordée à la Rédaction de L’Indépendant Express, le président pasteur déplore les conditions carcérales, parle du dossier Akoss et déclare que cette incarcération est juste un coup isolé qui ne peut jamais arrêter le combat.

Lisez plutôt l’intégralité de l’interview du pasteur Edoh Komi…

L’Indépendant Express : Bonjour Pasteur Edoh Komi, vous avez connu un séjour carcéral à la prison civile de Lomé. Dites-nous dans quelles conditions la police vous a-t-elle interpellé.

Edoh Komi : Ce fut le 10 mars vers 12h30, quand j’ai reçu un coup de fil de la part du Directeur de la Police Judiciaire. Ce dernier me demandait de venir le voir pour quelques échanges ce que j’ai demandé à savoir, il m’a dit qu’il s’agit de tout et de rien. Avec le respect que je lui dois je me suis rendu vers 14h 45 minutes accompagné de mon secrétaire administratif. A notre arrivée, le directeur me tend un réquisitoire du procureur de la République m’accusant d’outrage au magistrat et trouble à l’ordre.

Ceci est lié à l’affaire de la compatriote dont le corps est retrouvé sans vie dans la maison d’un nigérian. Soumis à l’interrogatoire pendant plus de deux heures, je finis par être notifié ma garde à vue. Le lendemain le 11 mars 2016, je suis présenté au Procureur de la République en présence de mon avocat. Le ministère public signa le mandat de dépôt et je suis conduis à la maison d’arrêt de Lomé.

Et comment s’est donc passé votre séjour à la prison civile de Lomé?

Mon séjour à la prison civile de Lomé s’est passé comme d’habitude. C’est à dire dans des conditions déplorables. Les premiers jours de ma détention m’ont confondu à des détenus vulgaires au sein desquels il y a des voleurs, des bandits de grand chemin et des criminels.

Dans mon bâtiment de détention de 5m x 5m, nous étions presque une cinquantaine de détenus superposés comme des sardines dans une boite. Il a fallu certaines réactions de ma part et de mes avocats pour que je change de bâtiment là où les conditions furent acceptables. Donc la situation de détention dans nos prisons est encore précaire et problématique.

Où en êtes-vous aujourd’hui avec le dossier Akoss?

Le dossier Akossiwa est actuellement entre les mains des autorités judiciaires qui promettent le traiter jusqu’à la fin pour que justice soit faite. Je m’en remets à la Justice Divine.

Est-ce que cette interpellation vous a affaibli d’une manière ou d’une autre?

Jamais, cette interpellation et incarcération d’une vingtaine de jours à la prison civile de Lomé, ne m’a pas affaibli ni le MMLK mais plutôt un tremplin pour nos actions. C’est un coup isolé qui ne peut pas arrêter le combat. Nous sommes plus que déterminés et engagés pour la lutte pour la liberté, la justice, l’égalité et le respect des droits de l’homme. Aucun iota ne sera de notre combat.

En prison vous avez pu voir le présumé tueur de la jeune akoss vous défendez la cause ?

Oui, dans la prison, j’ai pu voir le présumé assassin de la jeune Akossiwa mais je lui adressé aucun mot jusqu’à ma libération. J’espère qu’il comparaîtra un jour et réponde de ses actes.

Votre mot de fin.

Je voudrais remercier Dieu pour l’évidence de ses mains puissantes dans mon séjour en prison, mon épouse n’est pas du reste pour sa présence régulière à mes côtés pendant ces moments douloureux. J’en suis reconnaissant aux médias, aux associations de défense des droits de l’homme, de la société civile, des partis politiques, des pasteurs et toute la population togolaise pour sa mobilisation massive à notre cause.

Enfin je lance un appel aux autorités publiques à améliorer et moderniser les conditions de détention dans les milieux carcéraux du Togo afin de répondre aux exigences du respect des droits des détenus.

Merci

Merci aussi à toute votre rédaction pour tout le travail que vous abattez. Que Dieu veille sur vous.

Interview réalisée par Richard AZIAGUE.
independant express

Religions: la Billy Graham Association et l'Eglise orthodoxes russe organisent un sommet sur la …

L’initiative est inédite. Pour la première fois, l’Eglise orthodoxe russe et la Billy Graham Evangelistic Association organisent ensemble un sommet sur la persécution religieuse.

Ce rassemblement doit avoir lieu à Moscou, du 28 au 30 octobre. Il rassemblera des délégués du monde entier et des diverses confessions chrétiennes. Avec un objectif: prier pour les chrétiens persécutés, dresser un état de la situation et des efforts déployés pour venir en aide aux victimes de la persécution religieuse.

Cité par Christian Post, Franklin Graham, fils du pasteur Billy, a rappelé que dans un passé communiste récent, tous les prêtres, pasteurs et autres responsables d’Eglises étaient menacés d’arrestation, de goulag ou d’exécution. «Leurs tombes dans les cimetières russes en témoignent encore aujourd’hui. Aucune Eglise dans l’histoire récente a souffert plus que l’Eglise en Russie».

Togo: Pasteur Edoh remis en liberté sous contrôle judiciaire

Pasteur Edoh Komi

© koaci.com– Mercredi 30 Mars 2016 – Pasteur Edoh Komi, le président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) « La voix des sans voix », est remis en liberté sous contrôle judicaire hier mardi à Lomé après 18 jours de détention à la prison civile de la capitale.

L’intéressé a confirmé sa libération et dit vouloir rendre grâce à son Créateur pour sa sortie, car c’est lui le « Dieu de la justice ». Il a tenu a remercié sa femme, les associations de défenses des droits de l’homme, les pasteurs et les partis politiques qui se sont mobilisés pour lui.

Pour sa détermination à porter plus haut la voix des sans voix, le président MMLK Search MMLK a publié sur sa page Facebook que son mouvement « restera toujours aux côtés des marginalisés, des opprimés et des victimes d’injustice et d’arbitraire et rien n’empêchera son combat pour l’Etat de droit et le respect des droits humains au Togo ».

La libération en faveur d’Edoh Komi a été rendue possible de grâce à une seconde demande formulée par ses avocats.

Du terme libération sous contrôle judiciaire, l’un des avocats du défenseur des droits de l’homme en l’occurrence Me Agnina Yacoubou a précisé sur la radio Victoire Fm à Lomé que la mesure lui impose de se rendre régulièrement à la justice de sorte que l’autorité judiciaire s’assure qu’il est disponible pour la poursuite de la procédure. En clair et d’après cet avocat, le président du MMLK Search MMLK peut reprendre toutes ses activités et ses déplacements dans le pays mais seulement « s’il veut aller un peu plus loin il doit s’adresser au juge d’instruction » pour qu’une autorisation de sortie lui soit délivrée.

Rappelons que Pasteur Edoh Komi Search Pasteur Edoh Komi a arrêté le 11 mars dernier à Lomé dans le cadre des éclaircissements qu’il réclamait dans l’affaire portant le nom d’Akossiwa Djogbessi, une jeune fille togolaise retrouvée morte le 15 janvier 2015 dans le puits d’un ressortissant nigérian à Bè-Kpota.

Mensah, Lomé

– Joindre la rédaction togolaise de koaci.com à Lomé: (+228) 98 95 28 38 ou mensah@koaci.com –