Les enfants des rues de Kinshasa

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Les enfants des rues de Kinshasa

En République démocratique du Congo, plus de 20.000 enfants vivaient dans les rues de la seule capitale, en 2013. Le réseau Reejer se mobilise chaque jour pour leur venir en aide.

L’union fait la force“, affirme Mafu Remy, éducateur depuis vingt ans au sein du réseau Reejer (Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue en République démocratique du Congo) et coordinateur de l’ensemble de la structure.

Créé en 1988, le réseau compte 147 structures et associations membres œuvrant dans chacune des 24 communes de Kinshasa. Avant sa création, de nombreuses petites associations agissaient déjà pour aider les enfants abandonnés ou orphelins à la rue. Chacune étant spécialisée dans un domaine donné, l’idée de se regrouper en une seule et même organisation a lentement fait son chemin pour arriver à la création de Reejer.

Ainsi complétées, les différentes associations ont donné un organisme plus fort. La mission de Reejer est de mettre en place un suivi sur le maximum d’enfants comprenant l’éducation mais aussi l’obtention d’un travail. C’est un suivi à long terme. Une autre mission, faire en sorte que l’enfant renoue des liens avec sa famille. “L’enfant doit aller dans sa famille“, explique Mafu Remy. Là aussi, on retrouve un travail de fond avec les différents membres de la familles qu’ils soient directs ou éloignés amis aussi avec la communauté. Selon l’éducateur, les familles acceptent plus facilement de réinsérer l’enfant lorsqu’il est éduqué, “Si l’enfant a de bons résultats, les parents se disent qu’il pourra avoir un travail convenable“, évoque-t-il. À noter que le comportement ne change pas toujours.

Dans cette optique, le réseau des “anciens” de la rue a été mis en place pour sensibiliser la population. Reejer s’organise en six pôles dont celui de la rue (comprenant les interventions sur le terrain, l’hébergement), celui de la réinsertion (la recherche d’emploi suivant l’éducation), et celui de la santé (qui permet d’établir un lien de confiance avec l’enfant en le soignant). L’organisation vit essentiellement de dons.

La sorcellerie, principale croyance

Pourquoi un tel rejet des enfants ? Dans un pays ravagé par la misère, les croyances sont très ancrées dans les mentalités. Elles incarnent prospérité et vérité. Une sorte d’échappatoire face à la dure réalité. Les Eglises de réveil sont très populaires et exerce une grande influence en République démocratique du Congo. Dans chaque commune de la capitale, on compte 300 églises en moyenne, presque à chaque coin de rue. Ces églises sont imprégnés de la culture liée à la sorcellerie. La parole des pasteurs est très écoutée et peu remise en cause.

Chaque malheur ou fait étrange est considéré comme résultant de la sorcellerie. À ce jeu là, les enfants sont les cibles privilégiées. Sans éducation, ils peuvent constituer un poids. Au moindre malheur familial il sont accusés d’être sorcier. À partir de ce moment, le jeune est condamné. Si la famille a les moyens, elle l’amène voir l’un de ses pasteurs (le plus souvent non formé à la théologie) qui l’exorcise le temps d’un rituel. L’enfant doit ensuite avouer qu’il est sorcier (un aveu fait sous pression) avant dans la plupart des cas, de se faire chasser de la maison familiale. Une fois dans la rue, il est exposé aux violences physiques, psychiques et sexuelles et se retrouve forcé à la mendicité ou à la prostitution (pour la majorité des filles) pour survivre.

Pour y remédier, Reejer a décidé d’attaquer le cœur du problème : les Églises de réveil. Au lieu de combattre ces “faux” pasteurs évangéliques, le réseau a décidé d’en faire des alliés. “On a travaillé avec l’université catholique de Kinshasa pour organiser une formation de deux semaines sur la communication avec l’enfant“, explique Mafu Remy. Les pasteurs des petites églises ont été formés par six grands pasteurs de la ville. On leur a ensuite demandé de faire de même avec cinquante autres pasteurs et ainsi de suite. “Quand la communauté est bien informée, on n’a plus le problème de ces enfants accusés de sorcellerie“, déclare l’éducateur. Une campagne de sensibilisation avec la police a également vu le jour pour éviter l’arrestation d’enfants dits sorciers. À cela s’ajoute l’instauration d’un code de bonne conduite qui a permis d’établir une collaboration avec les forces de l’ordre de Kinshasa. Certains policiers sont même devenus éducateurs.

L’Église catholique n’est pas en reste. Majoritaire chez les partenaires comprenant des ONG internationales, elle est présente par le biais des prêtres et religieuses qui dirigent de nombreux centres pour enfants. Selon Mafu Remy, toutes les religions sont les bienvenues. Mais une fois sur le terrain la religion s’efface, place à la protection de l’enfance. L’important selon lui, c’est de travailler ensemble pour une cause quelque soit sa religion.

Des lois obsolètes

La dernière loi de protection de l’enfance datait des années 50 et ne correspondait plus à la situation actuelle. En 2008, un projet de loi voit le jour afin de mieux protéger les droits des enfants. Voyant le projet s’essouffler sans être voté, les enfants d’une cinquantaine d’associations accompagnés d’éducateurs sont venu en fanfare devant le Parlement pour obtenir une audience auprès du président du Parlement. Une demande classique n’aurait pas abouti avant un an. Après quelques heures d’attentes, l’audience est autorisée à une délégation (huit enfants et deux éducateurs) et le président promet une accélération du processus. Promesse non tenue. Au bout de six mois, le groupe redescend dans les rues avec cette fois-ci, l’appui des députés. L’action portera ses fruits car au bout de deux mois, lors d’une session extraordinaire, le 9 janvier 2009, la loi est adoptée. Elle condamne notamment les pasteurs accusant les jeunes d’être des sorciers.


Kinshasa, 1/07/2014 (afrik.com / MCN, via mediacongo.net)

RDC : les enfants des rues de Kinshasa

En République démocratique du Congo, plus de 20.000 enfants vivaient dans les rues de la seule capitale, en 2013. Le réseau Reejer se mobilise chaque jour pour leur venir en aide.

L’union fait la force“, affirme Mafu Remy, éducateur depuis vingt ans au sein du réseau Reejer (Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue en République Démocratique du Congo) et coordinateur de l’ensemble de la structure. Créé en 1988, le réseau compte 147 structures et associations membres œuvrant dans chacune des 24 communes de Kinshasa. Avant sa création, de nombreuses petites associations agissaient déjà pour aider les enfants abandonnés ou orphelins à la rue. Chacune étant spécialisée dans un domaine donné, l’idée de se regrouper en une seule et même organisation a lentement fait son chemin pour arriver à la création de Reejer. Ainsi complétées, les différentes associations ont donné un organisme plus fort. La mission de Reejer est de mettre en place un suivi sur le maximum d’enfants comprenant l’éducation mais aussi l’obtention d’un travail. C’est un suivi à long terme. Une autre mission, faire en sorte que l’enfant renoue des liens avec sa famille. “L’enfant doit aller dans sa famille“, explique Mafu Remy. Là aussi, on retrouve un travail de fond avec les différents membres de la familles qu’ils soient directs ou éloignés amis aussi avec la communauté. Selon l’éducateur, les familles acceptent plus facilement de réinsérer l’enfant lorsqu’il est éduqué, “Si l’enfant a de bons résultats, les parents se disent qu’il pourra avoir un travail convenable“, évoque-t-il. À noter que le comportement ne change pas toujours. Dans cette optique, le réseau des “anciens” de la rue a été mis en place pour sensibiliser la population. Reejer s’organise en six pôles dont celui de la rue (comprenant les interventions sur le terrain, l’hébergement), celui de la réinsertion (la recherche d’emploi suivant l’éducation), et celui de la santé (qui permet d’établir un lien de confiance avec l’enfant en le soignant). L’organisation vit essentiellement de dons.

La sorcellerie, principale croyance

Pourquoi un tel rejet des enfants ? Dans un pays ravagé par la misère, les croyances sont très ancrées dans les mentalités. Elles incarnent prospérité et vérité. Une sorte d’échappatoire face à la dure réalité. Les Églises de réveil sont très populaires et exerce une grande influence en République Démocratique du Congo. Dans chaque commune de la capitale, on compte 300 églises en moyenne, presque à chaque coin de rue. Ces églises sont imprégnés de la culture liée à la sorcellerie. La parole des pasteurs est très écoutée et peu remise en cause. Chaque malheur ou fait étrange est considéré comme résultant de la sorcellerie. À ce jeu là, les enfants sont les cibles privilégiées. Sans éducation, ils peuvent constituer un poids. Au moindre malheur familial il sont accusés d’être sorcier. À partir de ce moment, le jeune est condamné. Si la famille a les moyens, elle l’amène voir l’un de ses pasteurs (le plus souvent non formé à la théologie) qui l’exorcise le temps d’un rituel. L’enfant doit ensuite avouer qu’il est sorcier (un aveu fait sous pression) avant dans la plupart des cas, de se faire chasser de la maison familiale. Une fois dans la rue, il est exposé aux violences physiques, psychiques et sexuelles et se retrouve forcé à la mendicité ou à la prostitution (pour la majorité des filles) pour survivre.

Pour y remédier, Reejer a décidé d’attaquer le cœur du problème : les Églises de réveil. Au lieu de combattre ces “faux” pasteurs évangéliques, le réseau a décidé d’en faire des alliés. “On a travaillé avec l’université catholique de Kinshasa pour organiser une formation de deux semaines sur la communication avec l’enfant“, explique Mafu Remy. Les pasteurs des petites églises ont été formés par six grands pasteurs de la ville. On leur a ensuite demandé de faire de même avec cinquante autres pasteurs et ainsi de suite. “Quand la communauté est bien informée, on n’a plus le problème de ces enfants accusés de sorcellerie“, déclare l’éducateur. Une campagne de sensibilisation avec la police a également vu le jour pour éviter l’arrestation d’enfants dits sorciers. À cela s’ajoute l’instauration d’un code de bonne conduite qui a permis d’établir une collaboration avec les forces de l’ordre de Kinshasa. Certains policiers sont même devenus éducateurs.

L’Église catholique n’est pas en reste. Majoritaire chez les partenaires comprenant des ONG internationales, elle est présente par le biais des prêtres et religieuses qui dirigent de nombreux centres pour enfants. Selon Mafu Remy, toutes les religions sont les bienvenues. Mais une fois sur le terrain la religion s’efface, place à la protection de l’enfance. L’important selon lui, c’est de travailler ensemble pour une cause quelque soit sa religion.

Des lois obsolètes

La dernière loi de protection de l’enfance datait des années 50 et ne correspondait plus à la situation actuelle. En 2008, un projet de loi voit le jour afin de mieux protéger les droits des enfants. Voyant le projet s’essouffler sans être voté, les enfants d’une cinquantaine d’associations accompagnés d’éducateurs sont venu en fanfare devant le Parlement pour obtenir une audience auprès du président du Parlement. Une demande classique n’aurait pas abouti avant un an. Après quelques heures d’attentes, l’audience est autorisée à une délégation (huit enfants et deux éducateurs) et le président promet une accélération du processus. Promesse non tenue. Au bout de six mois, le groupe redescend dans les rues avec cette fois-ci, l’appui des députés. L’action portera ses fruits car au bout de deux mois, lors d’une session extraordinaire, le 9 janvier 2009, la loi est adoptée. Elle condamne notamment les pasteurs accusant les jeunes d’être des sorciers.

Présentation de l’action de Reejer

Sources : News. va, Afrik.com, Reejer

>> Travail des enfants: le pape brandit son carton rouge

Brétignolles. Un samedi soir de ferveur avec les gens du voyage

Une quarantaine de caravanes se sont installées, cette semaine, à Brétignolles-sur-Mer. Une mission évangélique, comme il en passe des dizaines, chaque été, sur le littoral français. Leur arrivée met souvent les élus sur les nerfs. Mais que s’y passe-t-il exactement? Samedi soir, la mission Vie et Lumière ouvrait sa réunion à tous.

Retrouvez notre reportage dans notre édition de lundi.

Nous vendons des parties du corps humain à des pasteurs et des imams

Le commandement de la Police de l’Etat de Lagos Nigéria a arrêté un gang de commerçants d’organes humains (encore) qui exerceraient leur « entreprise » dans plusieurs marchés à Lagos.

Le gang de quatre hommes, qui ont été arrêtés par les agents de la Brigade spéciale de répression des vols, sont Olakunle Ogunsola, Oyebamiji Olalekan, Rasheed Opeyemi et Akorede Wasiu. Olakunle, 26 ans, a avoué qu’il avait vendu des parties du corps humain à des clercs chrétiens et musulmans dans le passé.

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Catégories:Islam & Islamisme, L’Eglise, Religions, Société

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« Nous vendons des parties du corps humain à des pasteurs et des imams » racontent des suspects


« Nous vendons des parties du corps humain à des pasteurs et des imams » racontent des suspects
Autres articles
Le Commandement de la Police de l’Etat de Lagos Nigéria a arrêté un gang de commerçants d’organes humains (encore) qui exerceraient leur « entreprise » dans plusieurs marchés à Lagos.
Le gang de quatre hommes, qui ont été arrêtés par les agents de la Brigade spéciale de répression des vols, sont Olakunle Ogunsola, Oyebamiji Olalekan, Rasheed Opeyemi et Akorede Wasiu.
Olakunle, 26 ans, a avoué qu’il avait vendu des parties du corps humain à des clercs chrétiens et musulmans dans le passé.
«Je vends habituellement des herbes au marché. C’était un certain Waheed Ajigbotoloun qui m’a introduit dans la vente de parties du corps humain. C’était juste l’année dernière en Octobre. Il était mon fournisseur aussi, et il m’a dit qu’il les obtenait d’un cimetière.«Je n’achète pas toujours les pièces humaines, sauf quand il y a une demande de mes clients. Sur demande, j’ai acheté des crânes humains et de la chair pour mes clients. Certains d’entre eux sont des pasteurs, des imams et des médecins indigènes aussi. J’ai vendu des parties du corps humain à deux pasteurs cette année, mais je ne me souviens pas du nom de leurs églises. « Le premier pasteur, à qui j’ai vendu m’a payé 70 milles CFA pour les parties. Les clercs l’utilisent pour que leurs congrégations aillent de l’avant. J’utilise aussi quelques-unes des parties pour faire de la poudre d’ensorcellement, je ne suis pas le seul vendeur sur le marché. Mais depuis que j’ai commencé, j’ai acheté seulement que six crânes humains. « 
Olakunle affirme avoir fini l’Université de l’État de Lagos en Février 2013 où il a étudié la comptabilité. Il a ajouté qu’il a financé ses études universitaires grâce au produit de la vente d’herbes et de parties du corps humain.
Quarante ans Oyebamiji qui est originaire de Ibadan, Oyo State, a également avoué avoir vendu des parties du corps humain à de nombreuses personnes.
Oyebamiji Quarante ans, a également avoué avoir vendu des parties du corps humain à de nombreuses personnes.  « Je suis commerçant au marché durant les trois dernières années. Ce n’est pas que je vends que des parties humaines. Cependant, chacune des parties que j’ai vendu font entre 17 milles CFA à 20 milles CFA. Le fournisseur m’a dit qu’il les recevait du cimetière. J’ai vendu cinq à six pièces. Je sais que j’ai eu tort de le faire, mais je cherchais de l’argent « .
Pour Opeyemi, qui est un médecin traditionnel de 51 ans, il dit avoir acheté les parties du corps humain pour soigner un de ses patients dans le passé.
«Je suis un Alhaji et aussi un liseur d’avenir. J’ai faitl’ appel à la prière plusieurs fois dans une mosquée. J’ai utilisé les parties du corps humain que pour le traitement de l’un de mes patients. Le garçon a été guéri et je n’ai jamais acheté des pièces humaines de toute personne à nouveau « , a t-il dit.
Aah l’argent!! il faut qu’on le reconnaisse. Le motif premier de toutes ces personnes est l’argent qui est le nerf de ce commerce honteux et abominable…

Cameroun – Eglises de réveil: Qui est le pasteur le plus po…

Cameroun - Eglises de réveil: Qui est le pasteur le plus populaire ?

Selon la majorité des camerounais que nous avons rencontrés, Tsala Essomba et Dieunedort Kamdem se disputent la première place. Les deux pasteurs connaissent en ce moment une popularité à nulle autre pareille. Ils ont façonné leur image autour des miracles. Tsala Essomba et Dieunedort Kamdem Nounga défraient la chronique depuis de longues années. Le premier est le promoteur de l’Eglise Va-et Raconte. Le deuxième gère la Cathédrale de la Foi. Tous évoluent dans la tunique de docteur. Dieunedort Kamdem est présenté comme le pasteur doyen de la Faith Covenant Ministry International. C’est un prophète des nations qui aurait déserté l’Eglise du Plein Evangile. Il y a passé près d’une dizaine d’années. Son goût très prononcé pour l’exorcisme l’a mis en conflit avec ses supérieurs. Pour éviter de polluer l’atmosphère, le pasteur Dieunedort Kamdem a préféré claquer la porte. Titulaire d’un doctorat en sociologie obtenu à la Cornestone Theogical University, l’homme qu’on qualifie de miraculé a embrassé le ministère à l’âge de 17 ans. Celui qu’on appelle Général de Dieu est à la tête de Kanodi TV et de Dunamis FM. Il est le doyen de la Faith Bible Institute qui forme les missionnaires et les leaders dans le continent noir. Le patron de la Cathédrale de la Foi est auteur de plusieurs ouvrages. Ses prises de position heurtent constamment l’opinion nationale et internationale. La Cathédrale de la Foi (CF) est rattachée à la Congrégation Baptiste Camerounaise. Son ouverture officielle s’est déroulée le 04 juillet 2010. Les adeptes de la CF se recrutent dans toutes les couches sociales. Dieunedort Kamdem est particulièrement apprécié par ses fidèles. Les mauvaises langues disent que le pasteur spolie les chrétiens et fait ombrage aux églises dites traditionnelles. Comme dit la Bible « Dieu reconnaîtra les siens. » Tsala Essomba est le promoteur de Va et Raconte. Notre compatriote a un profil très controversé. Des témoignages le présentent comme étant un marchand d’illusions. Son titre de pasteur est vivement contesté par le grand public. Selon l’animateur Martinez Zogo, Va et Raconte présente toutes les caractéristiques d’une entreprise commerciale. Sa fameuse eau vendue serait une combinaison d’anti-douleurs. Le fait que cette eau soit commercialisée au sein de l’église par ses proches est flagrant. Les fidèles attribuent à Tsala Essomba un certain pouvoir de guérison. En dépit de violentes attaques dont il fait l’objet de manière récurrente, docteur Tsala continue son bonhomme de chemin. Tsala Essomba et son rival ne badinent pas avec leur image.

Cameroun – Eglises de réveil: Qui est le pasteur le plus populaire ?

Les deux pasteurs connaissent en ce moment une popularité à nulle autre pareille. Ils ont façonné leur image autour des miracles. Tsala Essomba et Dieunedort Kamdem Nounga défraient la chronique depuis de longues années. Le premier est le promoteur de l’Eglise Va-et Raconte. Le deuxième gère la Cathédrale de la Foi. Tous évoluent dans la tunique de docteur.

Dieunedort Kamdem est présenté comme le pasteur doyen de la Faith Covenant Ministry International. C’est un prophète des nations qui aurait déserté l’Eglise du Plein Evangile. Il y a passé près d’une dizaine d’années. Son goût très prononcé pour l’exorcisme l’a mis en conflit avec ses supérieurs. Pour éviter de polluer l’atmosphère, le pasteur Dieunedort Kamdem a préféré claquer la porte. Titulaire d’un doctorat en sociologie obtenu à la Cornestone Theogical University, l’homme qu’on qualifie de miraculé a embrassé le ministère à l’âge de 17 ans. Celui qu’on appelle Général de Dieu est à la tête de Kanodi TV et de Dunamis FM. Il est le doyen de la Faith Bible Institute qui forme les missionnaires et les leaders dans le continent noir. Le patron de la Cathédrale de la Foi est auteur de plusieurs ouvrages.

Ses prises de position heurtent constamment l’opinion nationale et internationale. La Cathédrale de la Foi (CF) est rattachée à la Congrégation Baptiste Camerounaise. Son ouverture officielle s’est déroulée le 04 juillet 2010. Les adeptes de la CF se recrutent dans toutes les couches sociales. Dieunedort Kamdem est particulièrement apprécié par ses fidèles. Les mauvaises langues disent que le pasteur spolie les chrétiens et fait ombrage aux églises dites traditionnelles. Comme dit la Bible « Dieu reconnaîtra les siens. »

Tsala Essomba est le promoteur de Va et Raconte. Notre compatriote a un profil très controversé. Des témoignages le présentent comme étant un marchand d’illusions. Son titre de pasteur est vivement contesté par le grand public. Selon l’animateur Martinez Zogo, Va et Raconte présente toutes les caractéristiques d’une entreprise commerciale. Sa fameuse eau vendue serait une combinaison d’anti-douleurs. Le fait que cette eau soit commercialisée au sein de l’église par ses proches est flagrant. Les fidèles attribuent à Tsala Essomba un certain pouvoir de guérison. En dépit de violentes attaques dont il fait l’objet de manière récurrente, docteur Tsala continue son bonhomme de chemin.

Tsala Essomba et son rival ne badinent pas avec leur image.

Bouaflé : Des étudiants pasteurs reçoivent leur diplôme de fin de formation

RégionBouaflé : Des étudiants pasteurs reçoivent leur diplôme de fin de formation

Publié le dimanche 22 juin 2014  |  AIP

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Bouaflé – La 13ème promotion des étudiants pasteurs de l’Institut pastoral hébron (IPH) ont reçu, samedi à Bouaflé, leur diplôme de formation lors d’une cérémonie organisée en présence des autorités pastorales, administratives et la chefferie traditionnelles locales.
Le directeur de l’IPH, pasteur N’Dri Yao Roger a invité les récipiendaires à rejeter les choses honteuses qui se font en secret et à ne pas avoir une conduite astucieuse qui altère la parole de Dieu. Il leur a ensuite demandé de publier la vérité, comme le recommande la Bible.
« Nous pensons vous avoir annoncé tout le conseil de Dieu sans en rien vous cacher. Nous pensons vous avoir appris comment être vrai envers vous-même, envers le Seigneur, envers la sainte vocation qui vous a été adressée et qui vous a convoqués ici », a-t-il fait savoir aux étudiants pasteurs.
Selon le directeur, l’IPH se fixe pour objectif de former les leaders des églises évangéliques de l’Afrique francophone en communiquant un savoir-faire mais surtout un savoir-être.
Depuis 22 ans d’activité de formation biblique et théologique, l’Institut reçoit les étudiants en provenance du Bénin, du Sénégal, de la Guinée, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire. Son programme d’enseignement est de deux ordres, à savoir le cycle d’enseignement supérieur et la formation pastorale.
(AIP)
zaar/cmas

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«Je n’aime pas trop le mot religion»

Ce matin dès 10 heures, le pasteur Guillaume Diez et toute l’équipe de l’espace Bethesda proposent au public des rétrospectives photos mises en musique par des louanges gospel, chemin de Marin, à Auch./Photo DDM, S. Lapeyrère

Aujourd’hui, l’église évangélique protestante du Gers fête le jubilé de ses 50 d’existence. Le pasteur Guillaume Diez invite toutes les personnes désireuses de découvrir la pratique d’une foi qui se veut pragmatique.

Cinquante ans d’implantation, ça se fête. Aujourd’hui, l’église évangélique protestante (1) organise une journée conviviale ouverte à tout le monde pour se remémorer le parcours d’hommes pieux qui ont bâti – au sens littéral – une communauté. A 26 ans, le pasteur Guillaume Diez revient sur l’histoire, celle avec un grand «H» et la sienne. Et dévoile la marque de fabrique d’«une foi dynamique et au service de la société».

Pour les «hérétiques», quelle est la différence entre le protestantisme et le catholicisme ?

Historiquement, c’est au XVIe siècle que s’est opérée la séparation. Pour faire simple, on ne prie pas les saints ni Marie, on parle de cultes et non pas de messes, et il n’y a pas non plus de pape. Les hommes et les femmes sont égaux donc les dames aussi peuvent être pasteures. En fait, il s’agit plus pour nous de vivre notre foi sous le coup de la grâce de Dieu plutôt que de devoir agir pour mériter un après. Mais nos différences, tout le monde les connaît et ici, ça fait longtemps que nous travaillons ensemble avec les catholiques : nous sommes pleinement intégrés dans le paysage œcuménique gersois.

Justement, elle s’est déroulée comment cette implantation ?

A la base, ce sont des pasteurs toulousains qui venaient prêcher dans le Gers à la fin des années cinquante, début 60. D’abord, ils ont créé une association culturelle dans un appartement de la place du Caillou en 1963 puis des années plus tard, les fidèles sous l’égide du pasteur Roger Potenti ont retroussé les manches et ont construit eux-mêmes la structure que vous voyez aujourd’hui. Comme je le disais, on participe à beaucoup de manifestations interreligieuses et depuis les années 90, on s’inscrit dans une réelle volonté de se mettre au service de la société. Notre association Agape (lire ci-contre) en est l’exemple.

A 26 ans, on peut dire que vous êtes un jeune pasteur dynamique ?

C’est surtout notre foi que l’on considère comme vivante et dynamique avec l’équipe pastorale. Nous portons ensemble une vision de l’église qui est celle de la société, de l’accompagnement des personnes. Pour ma part, j’ai juste eu la chance de savoir très vite ce que je voulais faire alors je n’ai pas perdu de temps.

Comment avez-vous trouvé la foi ?

Je l’ai toujours eu dans la mesure où mes parents s’étaient convertis à l’évangélisme à leur arrivée dans le Gers. Mais à 17 ans, alors que je m’interrogeais encore sur mon orientation, j’ai entendu le mot théologie dans ma tête. Je sais que ça fait mystique de dire comme ça que j’ai entendu la voix de Dieu mais c’est comme ça que ça s’est passé. J’ai donc fait une licence et un master de théologie avant de revenir ici faire mon stage pastoral.

La religion évangélique c’était donc une évidence ?

Mes parents m’ont toujours laissé le choix et à l’école, j’avais plein de copains qui n’étaient pas croyants. J’ai donc pu voir les deux côtés. Mais je n’aime pas trop le mot religion : je préfère parler de relation. Une relation avec Dieu qui se vit maintenant.

(1) Les évangéliques constituent la frange majoritaire du protestantisme.


L’Agape : des actions sociales

L’association protestante familiale Agape (l’accueil gersois pour l’animation, le partage et l’écoute) a été créée. Dans ce cadre, les membres de l’église évangélique protestante s’impliquent dans l’accueil de sans domicile fixe et dans la gestion de la Banque alimentaire du Gers. Désormais membre de l’UDAF 32 (union départementale des associations familiales du Gers), l’Agape reste tournée vers les familles par diverses actions de formation ou des opérations comme des vides-greniers ou des fêtes de mariés.

Etats-Unis : les pasteurs presbytériens autorisés à marier les couples homosexuels

L’Assemblée générale de l’Église presbytérienne américaine, réunie à Detroit, dans l’Etat du Michigan, a voté à 61% l’autorisation de célébrer des mariages entre personnes de même sexe dans les Etats qui reconnaissent ces unions, rapporte l’agence AP.

Jeudi 19 juin 2014, le plus haut corps législatif de cette Eglise a permis aux pasteurs qui le souhaitent de présider aux mariages homosexuels. Les dirigeants ont également changé la définition du mariage chrétien dans la constitution de l’Église, le décrivant comme « une union entre deux personnes »

Pour que cette décision soit officialisée, elle devra être approuvée par une majorité des 172 divisions régionales de cette congrégation américaine. 

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Source : AP. 

AL&Egrave;S 80 caravanes &eacute;vang&eacute;liques menac&eacute;es d’expulsion

Les caravanes de "Vie et lumière" en escale à Alès. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Les caravanes de “Vie et lumière” en escale à Alès. Eloïse Levesque/Objectif Gard

La mission évangélique “Vie et lumière” des Tziganes de France sont actuellement en tournée dans toute la France pour “porter la bonne parole“, et à Alès pour une semaine. Mais sans autorisation de la mairie pour occuper le stade Mandela, ils ont reçu un avis d’expulsion pour vendredi 14h.

De Vienne à Macon, 50 familles tziganes sillonnent chaque année le territoire pendant 4 mois avec leur “église mobile”, installée au milieu de leur campement. Objectif : prêcher l’évangile en chanson et en musique, chaque soir sous chapiteau. 8 pasteurs accompagnent le cortège.

Itinéraire tracé 8 mois en avance, ces derniers ont demandé bien en amont à la mairie d’Alès un terrain pour se poser une semaine. Sans réponse, et sans présence de terrain de grand passage (pour l’accueil de 50 à 200 caravanes) obligatoire dans les villes de plus de 5000 habitants, les 80 caravanes ont pris place sur le stade Mandela, près du Gardon. “D’habitude, on n’a pas de problème pour s’installer. Ce n’est pas par plaisir que l’on s’installe ici sans autorisation. On n’a pas le choix. L’aire des gens du voyage qui existe à Alès est bien trop petite“, assure le pasteur Michel, l’un des responsables de la mission.

Sous le chapiteau de cette église évangélique mobile. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Sous le chapiteau de l’église évangélique mobile. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Ce matin, les pasteurs doivent se rendre au tribunal de Nîmes pour rencontrer le préfet, ainsi qu’à la mairie d’Alès, afin de négocier une journée supplémentaire. Leur avis d’expulsion prend acte demain à 14h alors que leur départ était initialement prévu dimanche à la même heure.

Affaire à suivre…

L’Eglise protestante de Gen&egrave;ve a un nouveau pr&eacute;sident

Association

L’Eglise protestante de Genève a un nouveau président

Le pasteur Emmanuel Fuchs a été élu par le Consistoire. L’EPG est toujours en crise financière.

Le pasteur Emmanuel Fuchs succède à Charlotte Kuffer à la présidence du Consistoire.

Le pasteur Emmanuel Fuchs succède à Charlotte Kuffer à la présidence du Consistoire.
Image: Eric Rosset

L’assemblée législative de l’Eglise protestante de Genève (EPG), le Consistoire, s’est penchée sur ses comptes en fin de semaine dernière et a élu son nouveau président. Le pasteur Emmanuel Fuchs, né en 1962, succède ainsi à Charlotte Kuffer, qui a décidé de se retirer après cinq ans passés à la tête de l’EPG. «Nous devons admettre que nous sommes devenus une Eglise de minorité et que nous devons donc oser nous affirmer davantage», a notamment déclaré le nouveau président, qui prendra ses fonctions le 1er juillet.

Pasteur à la paroisse de Chêne depuis l’an 2000, après avoir commencé sa carrière au sein de l’Eglise réformée anglaise (il a suivi ses études de théologie à Genève puis à Birmingham), ce fils de pasteur est revenu à Genève, rejoignant la paroisse d’Onex dès 1988. Il reprend les rênes de l’EPG à un moment charnière. En effet, cette dernière est engagée dans un plan financier de redressement drastique qui a notamment débouché sur le non-remplacement de pasteurs prenant leur retraite. D’où des forces en diminution. Emmanuel Fuchs considère dès lors comme essentiel le statut de membre de l’Eglise: comment devient-on membre et quelle est la signification de ce mot? Des interrogations auxquelles il souhaite répondre dans les prochains mois.

Finances moins mauvaises

Si les signaux ne sont donc pas au vert pour l’EPG, l’approbation des comptes 2013-2014 (clos au 31 mars 2014) par le Consistoire a néanmoins débouché sur une bonne surprise. Certes, ils demeurent dans le rouge mais ils sont moins mauvais que prévu. Le déficit qui avait été budgété pour cet exercice (2,5 millions de francs) a ainsi fondu de moitié pour être ramené à 1,3 million de francs pour les comptes ordinaires, communique l’EPG. Les dépenses ordinaires, en baisse, devront néanmoins continuer à fondre, même si les revenus ont légèrement progressé grâce à la mobilisation des protestants. Les dons, par exemple, ont été de 10% supérieurs aux prévisions, pour s’établir à 9,2 millions de francs. Reste que l’EPG vient de lancer un nouvel appel, car depuis le 1er janvier, les dons sont à nouveau en baisse. (TDG)

Créé: 16.06.2014, 08h07

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Quand les contre-t&eacute;moignages d&eacute;stabilisent les pasteurs

Jamais on ne verra de pasteurs accorder un espace à ce genre de témoignages : « Monsieur X est resté longtemps interné dans une église à cause d’une pathologie quelconque, mais il n’a pas trouvé la guérison. Et c’est à l’hôpital seulement que la cause de la maladie a été diagnostiquée et que le mal a été guéri… » Car, pour eux, ce sont des témoignages déstabilisants, qui peuvent créer une fuite des adeptes et, à plus long terme, provoquer la fermeture de l’église.

Nous nous interrogeons alors sur la véracité de tous ces témoignages déversés à longueur de journée dans les paroisses et autres lieux de culte par les fidèles et les croyants. Ces témoignages sont-ils des montages pour accroître l’effectif des adeptes ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi la moindre discussion entre les meneurs d’une église entraîne-t-elle leur séparation qui aboutit le plus souvent à la création de nouvelles sectes religieuses ? Les témoignages contraires se multiplient au sein des nouvelles entités cultuelles : « Il n’y avait pas de vrais témoignages là-bas », propos frustrés de ceux qui ont fui la première secte.

Il est certain que de nombreuses sectes religieuses naissent et se développent grâce aux témoignages. Vrais ou faux, ces témoignages ne convainquent certainement pas tous les adeptes, car chaque croyant arrive à l’église avec son problème et en cherche la solution auprès du pasteur. Quant aux pasteurs, tous les témoignages qui ont pour but de vanter les mérites de la secte et le savoir-faire religieux du pasteur sont un élément déterminant de la vie de l’église. Car les témoignages positifs confortent les pasteurs dans leur positionnement cultuel et « vendent » bien l’église.

En termes plus simples, les témoignages qui ne font pas l’éloge de la secte et de la clairvoyance prophétique du pasteur ont des conséquences fâcheuses à la fois sur la vie de l’église et sur la trajectoire religieuse du pasteur. Ces témoignages tournent autour de succès, réussites, avantages et avancées quelconques. « Maman pourquoi les pasteurs n’accordent-ils pas un moment à ceux qui ont des témoignages contraires pour parler publiquement ? » Bonne question qu’un enfant curieux à peine converti posait à sa mère. Cette maman avait de la peine à répondre à l’enfant, pour savoir pertinemment que tous les témoignages ne sont pas des vérités intouchables et que le pasteur ne peut se le permettre.

« Je suis passé à l’hôpital pour telle maladie, et les examens médicaux n’ont rien donné. C’est icij à l’églisej que j’ai pu obtenir la guérison ! » De tels témoignages sont ovationnés par les fidèles, et par le pasteur lui-même car il se trouve conforté dans son positionnement. Or il est vrai que le diagnostic de l’hôpital va de pair avec la sophistication de l’appareillage utilisé et la formation du personnel. Et ce n’est pas parce qu’un centre médical a loupé un diagnostic que le patient devenu adepte d’une église va conclure que l’hôpital a échoué et que l’église a réussi. Les spécialistes du métabolisme parlent souvent de l’hypophyse et de l’hypothalamus qui réguleraient certains fonctionnements physiologiques et créeraient de la bonne humeur en rapport par leurs sécrétions endocrines. Une simple sensation de douleur peut être éliminée par ce jeu de sécrétions internes, et si cela se passe dans une église le fidèle a tendance a crier haut et fort qu’il s’agit d’une guérison « miracle ».

Et lorsque les témoignages affluent, les églises ont tendance à perdre l’essentiel de l’Évangile, car elles accordent alors trop de temps à ces témoignages dont la plupart ne sont que des vérités propres à leurs adeptes. Ces témoignages, qui louent les mérites et les succès de la secte et du pasteur, sont orientés vers l’échec et l’impuissance du mal, autrement dit du « satanisme », et essaient de ligoter au passage certaines prouesses de la médecine. Or tout le monde sait ce qu’est un témoignage. Il peut être à but attractif ou bien à but déstabilisateur.

Pire encore, ces pasteurs privilégient certaines tranches dans les médias audiovisuels pour ne faire passer que des témoignages positifs. Si l’émission est en direct et qu’un auditeur essaie de poser au pasteur une question qui met en doute un témoignage, celui-ci se fâche et perd les pédales. Il devient clair que de nombreux témoignages sont montés à des fins précises. Le contre-témoignage peut alors provoquer l’évasion des adeptes, et c’est le pasteur qui en paie le prix fort.

Gens du voyage : Le terrain de Gr&acirc;ces ne leur convient pas

Un regroupement de gens du voyage en mission évangélique est attendu demain dimanche sur le territoire de Guingamp communauté. La collectivité avait retenu un terrain de 3 ha, au lieu-dit Park-Brug à Grâces, pour les accueillir. Mais mardi dernier, une visite du champ a eu lieu, à laquelle ont participé les élus, trois pasteurs de cette mission évangélique ainsi que les gendarmes. Les pasteurs ont émis des réserves sur le terrain proposé, en raison de la qualité du sol.

« Dans l’immédiat, nous n’avons pas autre chose à leur proposer », déclare Bernard Hamon, président de Guingamp communauté.

Quatre-vingts caravanes arrivant de Pontivy où elles viennent de passer la semaine, sont néanmoins attendues ce dimanche dans le secteur. Où s’installeront-elles? « Pas sûr qu’elles aillent sur le terrain affecté. »

Deux autres rassemblements sont d’ores et déjà annoncés cet été, en juillet, de 120 e 200 caravanes.

Vers une scission de l’Eglise m&eacute;thodiste unie?

Les désaccords sur les questions liées à la sexualité pourraient amener à une séparation au sein de l’Eglise méthodiste unie. Le mariage pour les personnes du même sexe est au coeur des discordes. Entre les traditionnalistes qui le condamnent et les progressistes qui violent les règles de l’Eglise en célébrant des unions entre personnes homosexuelles, peu croient encore à une possible réconciliation.

Un groupe de 80 pasteurs pensent que la deuxième plus grande congrégation protestante des Etats-Unis est confrontée à une déchirure imminente à cause de l’incapacité à résoudre des disputes théologiques de longue date, à propos de la sexualité et de la doctrine de l’Eglise. Mais plutôt que de se plaindre de cette division, les pasteurs soulignent qu’il y a peu de raisons de croire en une réconciliation – ou même une coexistence paisible. Comme un couple sur le point de divorcer, l’Eglise méthodiste rassemble des avis «différents irréconciliables».

«Nous ne pouvons plus parler du schisme comme d’un événement futur. La séparation s’est déjà produite au sein de notre communauté», explique le révérend Maxie Dunnam, président retraité du Séminaire de théologie évangélique Asbury dans le Kentucky. Le ton a changé, il y a dix ans, alors que les conservateurs ont rejeté une proposition de «séparation à l’amiable» comme prématurée. «Je ne veux pas que nous parlions de séparation», avait dit le révérend Maxie Dunnam après l’assemblée de l’Eglise en 2004, avant même que la question du mariage homosexuel touche toute la nation. «Ce n’est pas un sujet sur lequel nous devons perdre notre énergie».

Alors que 19 Etats et le District de Columbia autorisent les mariages pour les personnes de même sexe, le débat a touché les principales communautés religieuses des Etats-Unis, créant des divisions amères et des compromis. La question touche particulièrement les méthodistes, où la sainteté – les croyances et les pratiques par rapport à la pureté chrétienne – est fondamentale dans la théologie. Et comme le nombre de membres stagne aux Etats-Unis alors qu’il augmente en Afrique, ce sont les délégués d’outre-mer qui ont lutté contre la pression croissante de libéraliser la politique de l’Eglise sur le mariage homosexuel et les pasteurs gays.

Une Eglise dans une impasse

Face à la désapprobation des règles qui empêchent les pasteurs de célébrer des mariages homosexuels et face aux grandes Eglises qui défendent une politique conservatrice, des pasteurs de l’Eglise méthodiste unie (UMC) pensent que les 11,8 millions de membres sont dans une impasse. Un grand nombre de personnes estiment que les débats sur la sexualité touchent la façon même de comprendre les Ecritures ainsi que la manière d’enseigner des responsables religieux.

Franck Schaefer, un ancien pasteur de Pennsylvanie, a été reconnu coupable de violation de la loi de l’Eglise pour avoir célébré le mariage de son fils homosexuel en 2007. Il sera entendu par le comité juridique de l’Eglise, le 20 juin prochain. Franck Schaefer pourrait garder son titre de pasteur, s’il retire son soutien aux mariages homosexuels, mais il a refusé.

Néanmoins pour de nombreux conservateurs, le désaccord a explosé à la suite aux décisions de l’Evêque Martin D. McLee de New York. En mars dernier, l’évêque a annoncé qu’il allait classer, sans suite, l’affaire concernant l’ancien doyen du Séminaire qui avait, lui aussi, célébré le mariage de son fils homosexuel en 2012. Martin D. McLee a également demandé d’arrêter les procès contre les membres du clergé qui unissent les couples de mêmes sexes.

Les pasteurs ont trouvé que les décisions de l’évêque ne respectaient pas les enseignements de l’Eglise. Selon eux, il aurait dû, de façon appropriée, changer la position de l’Eglise sur la sexualité, plutôt que de refuser de respecter les règles et la constitution de l’Eglise. «Les tensions ont atteint un point où cela devient destructeur», a relevé, dans une interview, le révérend Larry Baird, pasteur de l’Eglise méthodiste de Grand Island, à New York. Selon lui, changer la dénomination de la communauté n’est pas la première chose à faire. «Nous espérons trouver un compromis, qui satisfera l’ensemble des membres».

Originaire des cinq juridictions de l’UMC, le groupe des 80 pasteurs et théologiens a publié un communiqué, jeudi 22 mai, qui décrit la crise à l’intérieur de leur Eglise. Ils pointent du doigt les pasteurs qui ont enfreint le Livre de loi, le manque de sanctions, les conflits par rapport à la suprématie des Ecritures ainsi que les différences dans la façon d’enseigner la sainteté.

Un compromis qui ne satisfait personne

Les traditionalistes croient que les Ecritures sont très explicites par rapport à l’interdiction des relations homosexuelles alors que les progressistes y voient l’amour et la justice divine, peut-on lire dans le rapport. Récemment, l’Eglise méthodiste a décidé d’élargir les avantages pour ses employés en couple, aux couples de mêmes sexes dans les Etats qui autorisent ces unions. Même si les couples homosexuels ne peuvent pas s’unir au sein de l’UMC. «Choisir une position entre-deux est réconfortant et correspond à l’attitude chrétienne», explique-t-on dans le rapport. «Cependant, il faut reconnaître que ce genre de compromis nie la réalité. Aucune partie ne va se satisfaire de ce genre de position».

D’autres groupes religieux se sont déjà positionnés par rapport aux mariages homosexuels, bien plus rapidement que l’Eglise méthodiste, qui a un effectif mondial plus conservateur; un tiers des membres habitent en Afrique, en Asie ou en Europe. «Pouvons-nous apprendre de la douleur qu’ont vécue d’autres congrégations et trouver une solution qui honore les règles établies par John Wesley (le fondateur des méthodistes)? Une voie sans perdant et sans gagnant, mais simplement des frères et des sœurs qui se séparent à l’amiable tout en voulant le bien de l’autre?». L’UMC n’a pas fourni de réponse officielle.

La grande question: l’UMC peut-elle rester intacte et satisfaire des personnes avec des points de vue radicalement opposés? Lors de la Conférence générale, les délégués n’ont pas choisi l’option presbytérienne qui est de permettre aux organismes régionaux de fixer leurs propres règles. Depuis plus de deux décennies, l’Eglise méthodiste s’est efforcée de trouver une façon pour maintenir un statu quo sans perdre ni les traditionalistes ni les libéraux. Malgré sa volonté d’unifier ses règles, l’Eglise méthodiste est une organisation théologique diversifiée qui compte des membres de tout horizon allant de l’ancien président George W. Bush à Hillary Clinton.

«L’UMC est une Eglise pluraliste avec des points de vue radicalement différents», souligne William Abraham, un professeur spécialiste des thèses de John Wesley, à l’Université méthodiste du Sud. «Cela montre à quel point nous pouvons vivre avec des différences… jusqu’à ce qu’elles commencent à mordre sur les pratiques des églises locales». 

Des membres de l’Eglise mennonite brutalis&eacute;s par la police

… district de Bên Cat, province de Binh Duong. Il s’agit d’une province créée à la fin du siècle dernier, au sud-est du Vietnam, immédiatement au nord d’Hô Chi Minh-Ville.

Les 76 membres d’une session d’études, parmi lesquels se trouvaient des pasteurs, des missionnaires, des étudiants et des enseignants, passaient la nuit dans une chapelle appartenant à la communauté mennonite. Vers 23h30, une troupe formée d’environ 300 personnes s’est présentée devant la chapelle. Certains agents étaient en uniforme et d’autres en civil. Ils appartenaient à diverses unités de la police, des forces armées et des milices populaires. Sans avertissement, les agresseurs ont forcé les portes de la chapelle et ont pénétré à l’intérieur. Les 76 membres de la session brutalement réveillés ont d’abord été frappés, menottés, puis arrêtés et emmenés, alors que tous s’étaient fait enregistrer auprès des autorités comme résidant cette nuit-là à cette adresse.

Le pasteur Diêu Dua, membre de l’ethnie stiêng, a expliqué à un reporter de Radio Free Asia que tous les membres de la session dormaient lorsqu’ils avaient été réveillés par le bruit des coups assénés aux portes par les policiers. Ceux-ci n’avaient pas de mandats d’arrêt, ou même d’ordres écrits. Sans rien dire ni leur laisser le temps de s’habiller, ils se sont mis à les frapper avec des matraques. Les coups n’ont épargné personne, ni les pasteurs, ni les missionnaires, ni les femmes ni les enfants.

L’assemblée réunie dans la chapelle était composée de 29 pasteurs et missionnaires et de 47 autres personnes parmi lesquelles se trouvaient des étudiants en théologie et des enseignants. Tous ont été embarqués dans trois camions sans qu’ils sachent où on les emmenait.

Sur le lieu de leur détention, les étudiants ont continué à recevoir des coups. Les 29 pasteurs et missionnaires, réunis dans une autre pièce, ont quant à eux simplement été interrogés sur leur identité.

Les 76 membres de l’Eglise mennonite ont finalement été relâchés au petit matin du 10 juin, sans que leur soient rendus leurs papiers personnels. Leur session d’études dans la chapelle n’étant pas achevée, ils sont revenus sur place pour continuer leurs travaux, « sans crainte », ont-ils précisé, puisque la législation vietnamienne donne à la population la liberté religieuse et à l’Eglise la liberté de mener ses propres activités.

Cela fait longtemps que de nombreuses communautés de l’Eglise mennonite au Vietnam ont maille à partir avec les autorités locales. Certains de leurs pasteurs, pour avoir voulu exercer leur droit à la liberté religieuse, ont fait de longs séjours en prison. Au mois de mars 2011, un ancien dirigeant de l’Eglise mennonite, le pasteur Nguyên Công Chinh, a été condamné à onze ans de prison, accusé d’avoir mené des activités de « division de l’unité nationale » et d’avoir « calomnié les autorités ». Selon des informations fournies par sa famille, il est particulièrement maltraité en prison.

(eda/jm)

Les pr&ecirc;tres doivent &ecirc;tre avant tout des pasteurs

     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2014-06-06 13:30:44




(RV) Des pasteurs avant d’être des érudits qui n’oublient jamais le Christ, leur « premier amour » et restent toujours ses fidèles : c’est le portrait qu’a dressé le Pape François, lors de l’homélie de la messe célébrée en la Chapelle de la maison Sainte Marthe, en parlant de tous ceux qui se consacrent à Dieu dans le sacerdoce.

« Comment se porte mon premier amour ? » C’est-à-dire, suis-je amoureux de toi comme au premier jour ? Suis-je heureux avec toi ou est-ce que je t’ignore ? Ce sont des questions universelles qu’il convient de souvent se poser, nous dit le Pape François. Et pas seulement les conjoints à l’intérieur d’un couple mais aussi les prêtres et les évêques devant Jésus. Car c’est lui, affirme t’il, qui nous demande comme il le fit un jour avec Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ». L’homélie du Pape prend précisément appui sur ce dialogue tiré de l’Évangile où le Christ demande par trois fois au premier des Apôtres s’il l’aime plus que les autres, une façon-observe t’il- de l’élever au rang de « premier amour ».

« C’est la question que je me pose à moi-même, à mes frères évêques et aux prêtres : Est-ce comme le premier amour? Suis-je amoureux comme le premier jour ? Ou le travail et les préoccupations me détournent vers d’autres choses et me font oublier un peu l’amour ? Mais les conjoints se disputent. C’est normal. Mais lorsqu’il n’y a pas d’amour, on ne se dispute pas : on rompt. »

Ne jamais oublier son premier amour

« Il ne faut jamais oublier son premier amour. Jamais », répète le Pape François qui met en relief trois autres aspects dont il faut tenir compte dans le dialogue entre un prêtre et Jésus. Être avant tout- avant l’étude, avant de vouloir devenir « un intellectuel de la philosophie, de la théologie ou de la patrologie » – un « pasteur », comme Jésus sollicita Pierre. « Fais paître mes brebis ». Le reste, soutient le Pape, vient « ensuite » :

« Fais paître. Avec la théologie, la philosophie la patrologie, avec ce que tu étudies mais fais paître. Sois un pasteur. Car le Seigneur nous a appelés pour cela. Et les mains de l’évêque sur notre tête, c’est pour être pasteur. C’est une deuxième question, non ? La première, c’est : Comment va ton premier amour ? Et la deuxième : « Suis-je un pasteur ou un employé de cette ONG qui s’appelle l’Église ? Il y a une différence. Suis-je un pasteur ? C’est une question que je dois me poser, que les évêques doivent se faire, même les prêtres : tous. Fais paître. Fais pâturer. Va de l’avant ».

Suivre le Christ, et être des pasteurs

Et il n’y a pas de « gloire » ni de « majesté », observe le Pape François, pour le pasteur qui s’est consacré à Jésus : « Non, frère. Le plus souvent, il finira de la façon la plus commune, la plus humiliante aussi : au lit alors qu’ils t’apportent à manger, qu’ils doivent te vêtir…Mais inutile, là, malade… ».Le destin, c’est « finir-répète t’il- comme Lui a fini » : « un amour qui meurt » comme « la semence du grain et ainsi viendra le fruit. Mais moi, je ne le verrai pas ». Finalement, le quatrième aspect, « la parole la plus forte », indique le Pape François avec laquelle Jésus conclut son dialogue avec Pierre, « suis-moi » :

« Si nous avons perdu l’orientation et que nous ne savons pas comment répondre à propos de l’amour, que nous ne savons pas comment répondre sur le fait d’être pasteur et que nous ne savons pas comment répondre ou que nous n’avons pas la certitude que le Seigneur ne nous laissera pas seuls dans les moments les plus graves de la vie, dans la maladie, il dit: “Suis-moi”. C’est cela, notre certitude. Marcher sur les empreintes de Jésus. Sur ce chemin. “Suis-moi “.»

Le Pape François termine par ces mots : « Que le Seigneur nous donne à tous, évêques et prêtres, la grâce de toujours trouver ou de se souvenir de notre premier amour, d’être des pasteurs, de ne pas avoir honte de finir humiliés sur un lit ou ayant perdu la tête. Et qu’il nous donne toujours la grâce de suivre Jésus, de marcher sur les empreintes de Jésus : la grâce de le suivre ».

La grande marche contre l’islamophobie de Dallas

Dans la douceur printanière du Texas, une longue procession de musulmans et chrétiens, unis sous la même bannière de la lutte contre l’islamophobie, a cheminé samedi dernier dans Dallas, tout au long d’une journée placée sous le signe du rejet de la haine et de la concorde religieuse et sociale.

Si la perception négative du « musulman fantasmé » est désormais enracinée dans l’inconscient collectif, le racisme anti-musulmans et son lot de violences, verbales et physiques, sont tout sauf un fantasme, mais au contraire une réalité tristement ancrée dans le quotidien de la communauté musulmane texane. Une réalité qui, aussi alarmante soit-elle, n’est pas inéluctable pour l’influente association des relations américano-islamiques CAIR, à l’image des 80 jeunes militants de son antenne de Dallas Fort Worth qui ont créé l’événement en organisant une grande marche de sensibilisation.

Yvonne Munoz, une avocate élevée dans la foi catholique avant d’embrasser l’islam à l’âge adulte en 2008, n’aurait pour rien au monde laissé sa place dans ce cortège multicolore de la diversité, qui a défilé en brandissant haut l’étendard national sous un seul cri de ralliement : « Stop à l’islamophobie ! ». “Je traite des plaintes pour islamophobie tout le temps, et je peux témoigner de leur recrudescence très inquiétante. Sur un plan personnel, l’islam a apporté la paix dans ma vie, et sans cette paix-là, je n’aurais jamais pu mener les combats que je mène aujourd’hui”, a-t-elle déclaré, alors qu’une première halte au beau milieu d’un jardin public faisait la part belle aux témoignages des nombreuses victimes du sentiment anti-musulmans prégnant, dans des haut-parleurs qui leur ont offert une caisse de résonance inédite.

Parmi les orateurs, l’intervention de l’activiste Nicole Reine a particulièrement marqué les esprits, le récit de ses mésaventures détestables survenues après avoir dévoilé sa conversion à l’islam à son entourage, relationnel et professionnel, ne laissant personne indifférent. Du lard déposé à plusieurs reprises dans son verre par des collègues narquois qui en ont fait rapidement leur tête de turc, à des quolibets blessants, en passant par des insultes racistes, la jeune femme a assuré devant un auditoire toute ouïe que “rien de tel ne s’était produit avant qu’elle ne réponde à l’appel de l’islam.”

Heureux de compter dans ses rangs de hauts dignitaires d’autres communautés religieuses, dont notamment Wes Magruder, le pasteur principal de l’Eglise méthodiste de Dallas, Alia Salem, directeur du CAIR local, s’est félicité du succès de cette première grande marche contre l’islamophobie : “Notre objectif est double : nous voulons promouvoir l’activisme dans notre jeunesse, et fédérer le plus grand nombre autour de ce mal absolu qu’est l’islamophobie. Aujourd’hui, le résultat me comble de bonheur et me conforte dans le bien-fondé de ces deux démarches menées de front.”

Pour le pasteur Wes Magruder, marcher aux côtés de la communauté musulmane fut une expérience unique, riche en rencontres mais aussi éprouvante par ce qu’elle lui a révélé de la brutalité d’un ostracisme et d’une stigmatisation permanents. “Je ne m’attendais pas à ce que j’ai entendu ou ce que j’ai vu. J’ai entendu et j’ai vu la réalité de nos frères et sœurs musulmans, les violences subies. Cela m’a fait peur. J’ai entendu les musulmans décrits comme “troisième homme de Néandertal”, ou comme la “cinquième colonne verte à la conquête du monde”, s’est-il exclamé, avant de s’indigner devant l’opprobre jeté par certains pasteurs : “Des pasteurs chrétiens disent que les pasteurs qui ont participé à cette marche sont indignes de leur sacerdoce, que nous sommes des ennemis et une honte pour l’église.”

Prêt à reprendre demain son bâton de pèlerin pour marcher contre un fléau dont il subit à son tour la haine implacable, le pasteur Wes Magruder s’est aussi engagé à battre la campagne pour prêcher la bonne parole qui résonne des mêmes invocations que ses frères et sœurs en Dieu musulmans.

Le pape appelle les &eacute;v&ecirc;ques du Zimbabwe &agrave; &ecirc;tre les pasteurs de tous

Le chef de l’Église catholique a reçu lundi matin au Vatican la demi-douzaine d’évêques qui composent la conférence épiscopale du Zimbabwe. Comme de tradition pour tous les prélats du monde, ceux-ci sont venus rendre compte au pape, au cours de cette visite appelée ad limina, de la marche des entités ecclésiales qui leur ont été confiées, des difficultés rencontrées et recevoir de lui, en retour, les indications pour leur travail dans les prochaines cinq années.

Pays assez particulier qui n’est indépendant que depuis 1980, le Zimbabwe semble s’être écarté des colonnes des bonnes nouvelles dans les médias occidentaux qui préfèrent se focaliser sur chacun des faits et gestes de son président, Gabriel Robert Mugabe. Élections tourmentées, difficultés de coexistence entre l’Église et l’État, marasme économique mais aussi difficultés de cohabitation des différentes composantes raciales du pays, les Blancs et les Noirs, le pays semble être aujourd’hui la caricature de l’Afrique du Sud dont il a partagé pourtant beaucoup des gros problèmes du passé, y compris l’apartheid.

C’est pourquoi, en les recevant au Vatican, le pape François a fortement exhorté les évêques zimbabwéens à faire en sorte que dans leur pays « l’Église serve de pont entre les hommes et entre les hommes et Dieu ». Qu’elle reste aux côtés de son peuple en ces temps « de grande souffrance » pour lui ; qu’elle guide « avec une infinie tendresse tout le monde vers l’unité et la guérison ». Le Souverain pontife a rappelé qu’il faut pour cela œuvrer sans cesse à rapprocher les cœurs des gens : « La réconciliation n’est pas un acte isolé mais un long processus par lequel toutes les parties sont rétablies dans l’amour. »

Dans une fine allusion aux déboires internes de l’Église catholique du pays, le pape a aussi invité à une meilleure formation des futurs prêtres ; des clercs capables « d’encourager les fidèles à ne pas perdre de vue les voies par lesquelles Dieu entend leurs suppliques et répond à leurs prières ». « De nombreuses personnes ont atteint leur limite humaine et ne savent plus où se tourner », a relevé le pape. L’Église demeure donc pour elles la seule boussole valable, qui ne doit pas s’affoler avec le vent et les circonstances.

Lors d’une autre visite pastorale de ce type, en juillet 2005, le pape Benoît XVI avait été encore plus direct en invitant les futurs prêtres zimbabwéens « à présenter la plénitude de la foi catholique de façon à satisfaire et répondre vraiment aux difficultés, aux questions et aux problèmes des personnes », et non pas à être les acteurs d’une pastorale incertaine. Pour bien appuyer son propos et frapper par l’exemple, deux ans plus tard, le pape allemand avait brutalement relevé de ses fonctions l’archevêque de la deuxième ville du Zimbabwe, en restant sourd jusqu’aux suppliques de ses pairs d’Afrique australe.

Vocation d’hier et d’aujourd’hui

Les pasteurs sont aux prises avec une société en mutation. Témoignages

« Le pasteur est un acteur du dialogue social »

Pour Nicolas Besson, pasteur depuis 1997 et responsable de l’office des ressources humaines de l’Eglise réformée vaudoise, le métier s’est compliqué : « Le pasteur, tout comme l’Eglise, n’est plus au milieu du village. » Aujourd’hui l’Eglise est minoritaire, il faut avoir des connaissances élargies de toutes les cultures et religions. « La société ne nous construit plus. Nous avons donc plus que jamais besoin du pasteur pour donner du sens et relier les gens dans une communauté qui s’efface. » Le pasteur « aide les gens à être plus humains en travaillant avec eux sur leur représentation du monde pour donner du sens ». Aujourd’hui, les pasteurs sont des constructeurs d’Eglise. Pour Nicolas, cela passe notamment par le leadership et une spécialisation du métier, pour « réussir à s’insérer autrement dans la société ». Dans une société plurielle, les pasteurs réformés ont donc de l’avenir : « Nous sommes contemporains par notre pluralisme et le dialogue des subjectivités. »

« Aller à la rencontre de l’autre »

« Il y a plus que jamais une demande spirituelle des gens. Pour y répondre, il faut témoigner plus profondément de l’Evangile. » Après trente-cinq ans de ministère, Pierre Genton a pris sa retraite en 2007. La clé du métier ? La prédication : « Annoncer l’Evangile avec le souci de toucher les gens en allant à l’essentiel. » Mais cela demande du travail. Ce pasteur de mai 1968 a vu le métier évoluer. Avant, le pasteur était un notable est une figure d’autorité. Il est devenu d’avantage un animateur, cherchant à mettre les gens en mouvement et à trouver leur propre voie. Pour Pierre Genton, « il faut aller à la rencontre de l’autre et être accueillant, c’est ça la gratuité de l’Evangile ». Avec le temps, le travail est donc devenu plus intense : « Se remettre en question dans une société qui évolue, c’est passionnant », se réjouit le pasteur retraité. Mais le temps manque. Pierre Genton fait encore des remplacements. « Il y a moins de paperasses et plus de temps pour aller visiter les gens et préparer des cultes », sourit-il.

Passeur de lumière

« L’humain est souvent torturé, à terre. Le pasteur amène une parole de vie : Tu es debout, tu es magnifique, unique et utile aux autres. » Passeur de lumière, c’est ainsi que Françoise Subilia, pasteur retraitée depuis six mois, voit le métier. Elevée dans une famille de pasteurs, elle en épouse un. Le métier, elle l’a vu évoluer avec son mari avant d’être consacrée en 1998. « Nous n’avons plus assez de temps pour l’essentiel, que sont les gens. » Elle déplore une structure qui prend trop de place et qui ne se préoccupe pas assez des besoins des personnes, où le contenant est plus important que le contenu. La solution ? Un plus grand respect de la part des autorités. Cette jeune retraitée avoue avoir été souvent fatiguée, mais s’être toujours réjouie de ce qu’elle faisait. « Transmettre une humanité à l’autre, sans chercher à le convaincre. » Durant son ministère, Françoise a cherché à « apaiser les gens, en rétablissant l’être debout de la Création », une quête commune à tous dans la société interreligieuse d’aujourd’hui, conclut-elle. 

// M.D.