Les croyants unis pour la paix.

religion

  • Par François-Joseph Ousselin
  • Publié le 22/01/2015 | 23:28, mis à jour le 22/01/2015 | 23:28

L’église Saint Pierre et Saint Paul carrefour des croyants. Après les drames de ce début d’année, après aussi la marche unitaire du dimanche 11 janvier, les croyants avaient choisi ce jour du 22 janvier 2015 pour se retrouver afin de prier ensemble pour la paix.

Combien étaient-ils et de quelles confessions faisaient-ils partie ? On ne le saura pas vraiment. L’église du centre-ville de Pointe-à-Pître aura été pendant plus d’heure, le carrefour des croyants. Traditionnellement consacrée à la prière pour l’Unité des chrétiens, cette troisième semaine de janvier a eu une couleur bien particulière cette année. Répondant à l’invitation de l’évêque de Guadeloupe, Mgr Jean-Yves Riocreux, des pasteurs de l’Eglise Réformée, des prêtres Orthodoxes et Maronites mais aussi l’Imam Sissoko et le prêtre Hindou Nagapin avaient pris place aux côtés de plusieurs prêtres catholiques et au milieu des nombreux fidèles. Tous venus pour prier pour la paix mais aussi, pour rendre un ultime hommage aux victimes  des frères Kouachy et d’Amédy Koulibali mais aussi, comme l’aura précisé Mgr Riocreux, à toutes les victimes des extrémistes en Irak, et en Afrique, particulièrement au Niger.
C’est d’ailleurs le Pasteur Jean-Pierre ANZALA, de l’Eglise Réformée qui a lu et commenté l’Evangile des Béatitudes. Une occasion de rappeler à tous la nécessité qu’il y a d’être à l’image du Christ pour que le monde soit heureux.

Présente  à cette soirée de prière, la communauté chaldéenne des chrétiens maronites, pour la plupart  originaires du Liban. Avec leurs chants, ils ont conduit l’assemblée en plein cœur du Liban mais aussi, dans la réalité des  Syriens et des Irakiens chassés de chez eux et que le Liban accueille. Un film projeté à l’appui a permis à tous les participants de comprendre le curieux choix qui leur est imposé : Renier la foi chrétienne en devenant musulmans, rester chrétiens et payer une taxe ou s’enfuir pour ne pas être tués.
Puis c’était au tout de la famille Nagapin de chanter et de prier pour la paix et l’harmonie.
Il ira jusqu’à proposer aux participants de porter sur leur front la marque du symbole de l’amour, du respect et de l’harmonie.
 

Enfin, avant la fin de la rencontre de prière, le Pasteur Anzala a lancé un appel pour que soit institué un véritable dialogue entre les différentes communautés religieuses «  pour que tous deviennent des artisans de paix. Et peut-être un symbole de cette paix, la soirée s’est achevée avec le geste de chacun d’aller déposer un petit lumignons allumé, pour signifier ce désir de paix et d’unité.
 

Haïti-élection: Le secteur protestant ne reconnait que Vijonet Déméro comme son représentant au …

La Fédération protestante d’Haïti, la Communauté protestante d’Haïti ainsi que la Fédération des pasteurs du grand Nord ont précisé, mercredi, que le secteur protestant n’a choisi qu’une seule personnalité pour le représenter au CEP, en la personne du professeur et pasteur Vijonet Déméro.

La communauté protestante a pris cette position publique au même moment où le Bureau communication de la présidence a publié une note dans laquelle les noms de Max Mathurin et du professeur Vijonet Déméro sont figurés comme les deux représentants des cultes reformés au nouveau CEP.

“Si la présidence jette son dévolu sur une personnalité autre que M. Déméro, ce sera son propre représentant  non pas celui du secteur protestant”, a fait savoir le pasteur Sylvain Exantus, président de la Fédération protestante d’Haïti.

Le pasteur Exantus a expliqué que l’ancien président du CEP, Max Mathurin, a été choisi par l’Eglise épiscopale anglicane alors que le secteur protestant représente à lui seul 54%.

Sylvain Exantus a souligné qu’il n’y avait eu aucune division au sein des membres de la communauté protestante autour de ce dossier. Il fallait mettre du temps pour choisir quelqu’un dont l’attachement au secteur ne fait aucun doute, a-t-il ajouté.

Les protestants ne reconnaîtraient pas le choix de Max Mathurin parce que celui-ci, selon plusieurs participants à la conférence, allait consulter un prête du vaudou lorsqu’il était malade.

Trois pasteurs montent sur scène aux Terreaux

Affiche du spectacle "Trois ministres sur un plateau"Humour, magie et musique dialoguent dans «Trois ministres sur un plateau», présenté les 23 et 25 janvier, à l’Espace culturel des Terreaux, à Lausanne. Sur scène, trois pasteurs dévoilent leur passion.

Par Laurence Villoz

«Pour moi, pasteur ou humoriste, c’est la même chose», rigole le pasteur Etienne Rochat-Amaudruz qui jouera une dizaine de ses sketches à l’Espace culturel des Terreaux, les 23 et 25 janvier prochain, à Lausanne. Le spectacle humoristique Trois ministres sur un plateau allie sketches, magie et piano sur le thème de la vocation. 

«Je m’inspire de la vie de tous les jours pour les écrire. Par exemple, l’idée du «Testament du goret défunt» m’est venue lors des repas dominicaux chez ma belle-mère. Elle achetait de grandes tranches de jambon pliées en deux qui ressemblaient à un petit livre. A la même époque, les abattoirs de Malley ont mis la clé sous la porte. J’ai ainsi imaginé un testament – qui pourrait être le mien – d’un cochon sur le point de mourir», raconte Etienne Rochat-Amaudruz de la paroisse de Cheseaux-Romanel de l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV).

«Gamin, je faisais rire ma famille quand je sentais des tensions», se rappelle le pasteur de 64 ans qui a commencé à apprendre par cœur les sketches de Fernand Renaud, Coluche ou François Silvant à l’adolescence, avant d’en inventer personnellement. «L’humour partage avec l’Evangile la faculté de libérer des pesanteurs du monde. D’ailleurs, j’utilise certaines de mes prédications pour en faire des sketches», ajoute-t-il. 

Participation du public

De son côté, le pasteur Stéphane Rouèche de la région «Lac-en-ciel» de l’Eglise réformée Berne-Jura-Soleure s’exprimera par la prestidigitation. «J’allie une prestation théâtrale avec de la magie. J’aime particulièrement entrer en contact avec le public», explique ce membre du club des magiciens de Neuchâtel qui fait, entre autres, disparaître des billets de dix francs. «Pour moi, c’est un rêve d’enfant. Je retrouve dans la magie, tout comme dans la religion, l’émerveillement et la reconnaissance», ajoute-t-il.

Sur scène également, le jeune ministre de la paroisse du Pied du Jura, Etienne Guilloud, revisitera au piano des chants de Taizé en version jazz. «Chez les pasteurs et les curés, il y a une longue tradition que de s’intéresser à autre chose qu’à la théologie. Par exemple, à la botanique ou à la musique, moins souvent au monde du spectacle», souligne le pasteur Jean Chollet, directeur de l’Espace culturel des terreaux.

 

Les représentants religieux invités dans les écoles ?

A.-S.D. | 16 Janv. 2015, 07h00 | MAJ : 16 Janv. 2015, 05h57

Prêtre, rabbins, immas, pasteurs. Tous les représentants des communautés religieuses d’Asnières étaient présents à la mairie, hier matin, pour parler des attentats et de leurs répercussions…

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Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dion…

Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez sans doute, le dernier hivernage n’a pas été suffisamment pluvieux pour permettre des récoltes suffisantes encore moins des pâturages fournis.

Du Fouta au Djoloff jusqu’à la frontière avec le Saloum, il n’y a pas eu des céréales permettant aux populations de ces zones de vivre de leur travail.

De même, faute de pâturages, le cheptel est menacé dans son ensemble.

J’ai pu m’en rendre compte personnellement, ces derniers jours sur place où franchement les pasteurs avec leur cheptel se demandent que vont-ils faire dans quelques jours faute de pâturages. Certains même sont déjà vers la Falémé, tandis que ceux d’entre eux qui ne font que l’agriculture sont très inquiets de cette situation qui rappelle à tous égards les années 1970.

Je me fais le devoir, de vous saisir directement de la situation globale du monde rural (agriculteurs et pasteurs) pour demander au Gouvernement de prendre d’ores et déjà, les mesures idoines pour apporter l’assistance indispensable aux paysans et pasteurs en ces moments difficiles.

Je pense vraiment que, cette situation interpelle tous les responsables du pays, car il s’agit de l’avenir même du Sénégal qui est en jeu.

Vous pouvez faire vérifier par vos services compétents, la situation ainsi évoquée.

Si vous estimez qu’il n’y a pas de péril en la demeure, alors j’aurais accompli mon devoir dans tous les cas.

Dans l’espoir que cette lettre sera comprise comme il se doit sans aucune connotation partisane, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre a l’assurance de ma haute considération.

Monsieur Djibo Leyti KA
Ancien Ministre d’Etat
Député à …

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ACF Action Sahel

Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dionne


Lettre ouverte de Djibo Kâ au Premier ministre Mahammed Dionne
Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez sans doute, le dernier hivernage n’a pas été suffisamment pluvieux pour permettre des récoltes suffisantes encore moins des pâturages fournis.

Du Fouta au Djoloff jusqu’à la frontière avec le Saloum, il n’y a pas eu des céréales permettant aux populations de ces zones de vivre de leur travail.

De même, faute de pâturages, le cheptel est menacé dans son ensemble.

J’ai pu m’en rendre compte personnellement, ces derniers jours sur place où franchement les pasteurs avec leur cheptel se demandent que vont-ils faire dans quelques jours faute de pâturages. Certains même sont déjà vers la Falémé, tandis que ceux d’entre eux qui ne font que l’agriculture sont très inquiets de cette situation qui rappelle à tous égards les années 1970.

Je me fais le devoir, de vous saisir directement de la situation globale du monde rural (agriculteurs et pasteurs) pour demander au Gouvernement de prendre d’ores et déjà, les mesures idoines pour apporter l’assistance indispensable aux paysans et pasteurs en ces moments difficiles.

Je pense vraiment que, cette situation interpelle tous les responsables du pays, car il s’agit de l’avenir même du Sénégal qui est en jeu.

Vous pouvez faire vérifier par vos services compétents, la situation ainsi évoquée.

Si vous estimez qu’il n’y a pas de péril en la demeure, alors j’aurais accompli mon devoir dans tous les cas.

Dans l’espoir que cette lettre sera comprise comme il se doit sans aucune connotation partisane, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre a l’assurance de ma haute considération.

Monsieur Djibo Leyti KA
Ancien Ministre d’Etat
Député à L’Assemblée Nationale
Secrétaire Général de l’U.R.D

Un pasteur tzigane évangélique reçoit la légion d’honneur

15.01.15 11:03 – Le 14 janvier, le pasteur Georges Meyer a reçu la légion d’honneur en hommage à ses 42 ans de service dans la communauté tzigane. Le ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Bernard Cazeneuve, lui a remis ce titre en mains propres.
Georges Meyer, dit «pasteur Jimmy» est enseignant au Centre International de Formation Biblique de la Mission Evangélique des tziganes de France (METF). Aujourd’hui, ce mouvement compte plus de 220 églises en France et a formé 1800 pasteurs. En 1977, «Pasteur Jimmy» est devenu président de ce centre également appelé «Vie et Lumière».

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Renforcement de la résilience au Sahel : UN PROJET PORTEUR POUR LES PASTEURS ET …

Renforcement de la résilience au Sahel : UN PROJET PORTEUR POUR LES PASTEURS ET AGROPASTEURS DE LA SOUS-REGIONIl va sécuriser les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et aider les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO

Le lancement du projet de renforcement de la résilience au Sahel grâce à la mobilité du bétail, a regroupé lundi à Sikasso, les représentants de plusieurs organisations pastorales et agropastorales venant de Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso et de notre pays. Coordonné par l’Ong française « Acting for life », ce projet de 36 mois vise à renforcer la résilience de 905 000 éleveurs pastoraux et agropastoraux par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail dans les différents pays couverts par le projet.

D’un coût de plus de 7 millions d’euros (près de 4,6 milliards Fcfa), ce projet est cofinancé par le Department for international development (DFID), l’Union européenne et Acting for life, à travers son partenaire le Groupe Air France.
Circuler avec leur bétail le long des pistes transfrontalières, permet aux pasteurs et agropasteurs du Sahel de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse aigüe et d’avoir accès aux marchés. Malheureusement, l’utilisation des pistes à bétail est de plus en plus handicapée par les défrichements agricoles, la faible implication des collectivités décentralisées, l’insuffisance des services de base et la fragilité des cadres institutionnels. Le présent projet renforcera donc la résilience des pasteurs et agropasteurs en sécurisant les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et en aidant les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO.
Le président du groupement national des coopératives pastorales de la Mauritanie, El Hacen Ould Taleb, a au nom des bénéficiaires, remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires pour avoir initié cet important projet à l’intention des pasteurs et agropasteurs de la sous-région.
Pour le représentant de cette Ong française de solidarité internationale, Arnaud François, les effets du changement climatique en Afrique de l’ouest ont accru la vulnérabilité des éleveurs confrontés à l’insuffisance des pâturages, la baisse de la fertilité des terres et la pression démographique qui ont entrainé l’extension des superficies cultivées au détriment des ressources pastorales. Pour renforcer la résilience au Sahel, a-t-il indiqué, « Acting for life » et ses partenaires ont lancé au cours des 5 dernières années, une série d’interventions multi-pays d’appui à la mobilité de l’élevage en Afrique de l’ouest et centrale.
Se réjouissant du choix porté sur Sikasso pour lancer cet important projet, le chef de l’exécutif régional de la 3e Région, Mahamadou Diaby, a remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires. Les deux zones transfrontalières stratégiques du projet ont retenu son attention : le Sud-Est de la Mauritanie en lien avec des régions duSénégal et du Mali et le Sahel burkinabè en lien avec des régions du Niger.
Selon les initiateurs, à la fin du présent projet, 1700 km de pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail seront cartographiées, sécurisées, aménagées et gérées de façon conjointe entre les usagers et les acteurs institutionnels. Des services de base seront proposés aux éleveurs tels l’approvisionnement en intrants pour le bétail, l’équipement et l’aménagement d’infrastructures productives et marchandes. Des outils de plaidoyer soutenant l’importance économique, sociale et environnementale de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’ouest seront actualisés et diffusés.
F. DIABATE
AMAP-Sikasso

essor.amap.ml

Renforcement de la résilience au Sahel : Un projet porteur pour les pasteurs et agropasteurs de la …

Renforcement de la résilience au Sahel : Un projet porteur pour les pasteurs et agropasteurs de la sous-region

Il va sécuriser les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et aider les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO
Le lancement du projet de renforcement de la résilience au Sahel grâce à la mobilité du bétail, a regroupé lundi à Sikasso, les représentants de plusieurs organisations pastorales et agropastorales venant de Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso et de notre pays. Coordonné par l’Ong française « Acting for life », ce projet de 36 mois vise à renforcer la résilience de 905 000 éleveurs pastoraux et agropastoraux par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail dans les différents pays couverts par le projet.

D’un coût de plus de 7 millions d’euros (près de 4,6 milliards Fcfa), ce projet est cofinancé par le Department for international development (DFID), l’Union européenne et Acting for life, à travers son partenaire le Groupe Air France.
Circuler avec leur bétail le long des pistes transfrontalières, permet aux pasteurs et agropasteurs du Sahel de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse aigüe et d’avoir accès aux marchés. 

Malheureusement, l’utilisation des pistes à bétail est de plus en plus handicapée par les défrichements agricoles, la faible implication des collectivités décentralisées, l’insuffisance des services de base et la fragilité des cadres institutionnels. Le présent projet renforcera donc la résilience des pasteurs et agropasteurs en sécurisant les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et en aidant les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO.

Le président du groupement national des coopératives pastorales de la Mauritanie, El Hacen Ould Taleb, a au nom des bénéficiaires, remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires pour avoir initié cet important projet à l’intention des pasteurs et agropasteurs de la sous-région.
Pour le représentant de cette Ong française de solidarité internationale, Arnaud François, les effets du changement climatique en Afrique de l’ouest ont accru la vulnérabilité des éleveurs confrontés à l’insuffisance des pâturages, la baisse de la fertilité des terres et la pression démographique qui ont entrainé l’extension des superficies cultivées au détriment des ressources pastorales. Pour renforcer la résilience au Sahel, a-t-il indiqué, « Acting for life » et ses partenaires ont lancé au cours des 5 dernières années, une série d’interventions multi-pays d’appui à la mobilité de l’élevage en Afrique de l’ouest et centrale.

Se réjouissant du choix porté sur Sikasso pour lancer cet important projet, le chef de l’exécutif régional de la 3e Région, Mahamadou Diaby, a remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires. Les deux zones transfrontalières stratégiques du projet ont retenu son attention : le Sud-Est de la Mauritanie en lien avec des régions du Sénégal et du Mali et le Sahel burkinabè en lien avec des régions du Niger.

Selon les initiateurs, à la fin du présent projet, 1700 km de pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail seront cartographiées, sécurisées, aménagées et gérées de façon conjointe entre les usagers et les acteurs institutionnels. Des services de base seront proposés aux éleveurs tels l’approvisionnement en intrants pour le bétail, l’équipement et l’aménagement d’infrastructures productives et marchandes. Des outils de plaidoyer soutenant l’importance économique, sociale et environnementale de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’ouest seront actualisés et diffusés.
F. DIABATE
AMAP-Sikasso

Source: Essor

Les pasteurs ougandais prêchent désormais jusque dans la rue

J’ai vu des pasteurs prêcher dans les rues de Kampala pour la première fois début décembre. Et depuis, j’ai l’impression que leur nombre a augmenté. Quand certains ont commencé à descendre dans les rues, d’autres les ont imités, peut-être pour les “concurrencer”.

Un pasteur m’a expliqué que beaucoup de gens ne vont plus à la messe. Il se retrouve parfois à l’église avec quelques dizaines de fidèles seulement. C’est sûrement vrai car les gens travaillent beaucoup à Kampala, même le dimanche, donc ils ont peu de temps pour se rendre dans les églises. Aller prêcher dans la rue permet donc à ce pasteur de toucher davantage de monde et de faire passer ses messages. Par ailleurs, plusieurs pasteurs disent qu’ils ont eu une révélation divine. Ils croient que la fin du monde approche et ils disent qu’ils sont envoyés par Dieu pour en informer la population.
 

Les pasteurs se placent à des endroits stratégiques, là où il y a beaucoup de monde, par exemple devant les supermarchés. Ils sont particulièrement présents le long des grosses artères, le matin et le soir, c’est-à-dire lorsque les gens vont au travail et rentrent chez eux, lorsqu’ils sont coincés dans les embouteillages. Je crois que les pasteurs font ça uniquement à Kampala, car je me déplace régulièrement dans d’autres villes et je n’ai pas vu ça ailleurs.

Les pasteurs font beaucoup de bruit : certains utilisent des mégaphones, des micros, des enceintes, même si ce n’est pas le cas de tous. Je pense qu’environ 80 % d’entre eux prêchent en kiganda, et 20 % en anglais.
 

Ce pasteur cherche à se faire mieux entendre, en utilisant un micro.

Certains passants les écoutent avec attention. Mais en général, ces prêches gênent les gens. Ils s’en plaignent car c’est bruyant. Et ils disent qu’ils peuvent aller à l’église pour entendre ça…

Le gouvernement ougandais et les autorités de la ville ne se sont pas prononcés pour l’instant. Les policiers ne disent rien non plus, car il est un peu compliqué de réprimander une personne prêchant la parole de Dieu en Afrique.

Georges Meyer, pasteur de la communauté évangélique tzigane, reçoit la légion d’honneur

Mercredi 14 janvier, le « pasteur Jimmy », président de la Mission évangélique des Tziganes de France, doit recevoir la légion d’honneur.

C’est une première pour les évangéliques tziganes. Georges Meyer, figure emblématique de cette communauté, reçoit mercredi 14 janvier la légion d’honneur des mains du ministre de l’intérieur, en charge des cultes, Bernard Cazeneuve. À 73 ans, cet inconnu du grand public, le « pasteur Jimmy » est pourtant le charismatique président de la mission évangélique des Tziganes de France, répondant aussi au nom de Vie et lumière, qu’il préside sans …

CAMEROUN :: Bagarre des pasteurs à Ebolowa :: CAMEROON

CAMEROUN :: Bagarre des pasteurs à Ebolowa :: CAMEROONLe synode Sudcam et l’assemblée générale se déchirent.

Le mal qui mine l’Eglise presbytérienne camerounaise orthodoxe (Epco) est décidémment profond. Lundi, 05 janvier 2015, la faction du synode Sudcam et celle de l’assemblée générale se sont livrées une bataille sans merci à la paroisse d’Elat Ngoto 1. C’était au cours de la journée d’ouverture de l’assemblée générale de cette église prévue du 05 au 11 janvier 2015 à Ebolowa.

En lieu et place de ce conclave ecclésial, les fidèles ont plutôt eu droit à un pugilat. Une bagarre entre les pasteurs de la faction du synode Sudcam et ceux de l’assemblée générale. Quelques fidèles y compris. La faction du synode Sudcam a eu le dessus sur leurs adversaires, puisqu’ayant réussi à fermer le temple, empêchant ainsi le début des travaux de l’assemblée générale en cette paroisse. N’eût été la prompte intervention de la police, on aurait assisté au pire, confie Bertin Afane Etoungou, pasteur du consistoire d’Ebolowa. Toute la nuit du lundi, 05 au mardi 06 janvier, la police a veillé sur le site.

Echec des négociations

Mardi, 06 janvier, le préfet de la Mvila a convié les deux factions rivales autour d’une table de négociation. Echec. Au terme d’une réunion de crise d’au moins trois heures, les deux parties se sont encore séparées en queue de poisson. Victor Mendel Nguangué, le préfet de la Mvila a dit sa déception : «On retient que les factions et les problèmes demeurent et l’assemblée générale ne se tient plus à Ebolowa, elle sera délocalisée». Au synode Sudcam, ce qui fâche le plus, c’est surtout l’exclusion jugée arbitraire de 48 pasteurs de ce synode par le secrétaire général de l’Epco, Dominique Anjongo Epo, pour « indiscipline et insubordination ».

D’après le pasteur Essian Maurice de la paroisse de Nkolandom, « la crise qui secoue actuellement l’église est une crise constitutionnelle. Il s’agit des lois de l’église en conflit avec les décisions de l’assemblée générale ». Pour le pasteur Bertin Afane Etoungou du consistoire Ebolowa, « la réintégration et l’acceptation des 48 pasteurs exclus se posent comme préalables à toute négociation avec l’assemblée générale ». La crise qui a tourné au vinaigre à Ebolowa lundi dernier, dure depuis trois ans. Sur le front, deux factions de la même église.

Des frères ennemis. L’assemblée générale qui regroupe deux synodes sur les trois que compte l’Epco avec pour tête de proue le secrétaire général Dominique Anjongo Epo, veut à tout prix en découdre avec l’autre faction qu’elle qualifie de rebelle, celle du synode Sudcam dirigée de main de maître par l’ancien d’église Emmanuel Edou. Et le bras de fer semble-t-il, ne s’arrêtera pas de si tôt.

© Le Jour : Jérôme Essian

Bora Bora : le Taurua Varua 2015 débute dimanche


Chaque paroisse doit interpréter cinq chants dont certains nécessitent une chorégraphie. (Crédit photo : Archives/LDT)

Chaque paroisse doit interpréter cinq chants dont certains nécessitent une chorégraphie. (Crédit photo : Archives/LDT)
Sous la houlette des pasteurs de l’Église protestante maohi de l’île assistés du conseil des diacres, l’édition 2015 du “Faa’ao raa” (veiller tous ensemble), rebaptisé depuis quelques années de façon plus moderne, “Taurua Varua” (la fête de l’esprit), débutera dimanche soir, au sein du fare amuiraa Ierutalema de Vaitape. L’événement est organisé par l’association des paroissiens Teiho Tumu.
La perle du Pacifique serait une des dernières îles de la Polynésie française à pratiquer cette tradition séculaire et unique – avec les Australes, sous une forme différente – consistant en une compétition de chants religieux et de lectures de versets de la Bible. Depuis la première moitié du XIXe  siècle, tous les mois de janvier, ce concours met en compétition pendant trois nuits, du dimanche au lundi, les meilleurs chanteurs et orero des paroisses en lice, de Faanui, Anau et pour le district de Nunue, Hagai, Ierutalemia, Galilea et Taniera.
L’intérêt soutenu pour cette tradition à Bora Bora s’explique par une bonne dynamique des diacres, pasteurs et paroissiens mais aussi par le sponsoring de la commune : le maire et son conseil municipal encouragent le maintien de l’événement en aidant financièrement et au niveau de la logistique (des dons des particuliers, d’entreprises et des hôtels). Le tavana et une partie du conseil municipal assistent, avec les pasteurs et les diacres, à chaque soirée. Cette année, les participants regretteront l’absence du pasteur de Vaitape, Iteraera Taruoura  pour raison de santé. Plus de 600 paroissiens se préparent à l’événement religieux et culturel de l’année, presque aussi important à leurs yeux que les fêtes du Heiva. Les groupes répètent les chants depuis trois mois. Il a fallu choisir les versets qui serviront de support aux chants interprétés, himene tarava, nota, ruau, rarotua et rurutu.
Le choix des versets de la Bible, qui seront commentés en deuxième partie par les orero, est un moment important de la vie religieuse de la communauté.
Chaque paroisse a opté pour une couleur de costume porté par les chanteurs pendant les trois soirées et qui font également l’objet d’un concours. Des collations sont servies à 18 heures, avant l’ouverture, puis le repas (préparé par la cuisine centrale) sera distribué vers minuit, avant le concours des orero. Clôturant la nuit, une dernière collation sera offerte, à 6 heures du matin, afin de débuter la journée le ventre plein. Des trucks prendront les paroissiens en charge dans les autres districts pour les mener à destination.
 
Françoise Buil

Elle l’a fait: Madame la pasteure joue dans une sitcom

Carolina Costa, pasteure et comédienne, 35 ans Il est loin le temps où l’Eglise excommuniait les comédiens. Pour le culte de Noël, le 25 décembre dernier, Carolina Costa a prêché dans la cathédrale…

Carolina Costa, pasteure et comédienne, 35 ans

Il est loin le temps où l’Eglise excommuniait les comédiens. Pour le culte de Noël, le 25 décembre dernier, Carolina Costa a prêché dans la cathédrale Saint-Pierre, à Genève, aux côtés des pasteurs Vincent Schmid et Georges Braunschweig. Un culte diffusé par la RTS, et en eurovision, s’il vous plaît. Comédienne et pasteure, la jeune femme de 35 ans ne voit toutefois pas un culte religieux comme l’équivalent d’un spectacle. «Même si, dans les deux cas, il faut se laisser habiter par quelque chose d’autre.»

«Ma femme est pasteure!»

Dès la mi-février, on pourra la découvrir dans une série web, jouant une pasteure vaudoise. Elle a préféré camper cette fiction, inspirée de sa vie, dans le canton de Vaud, et pas à Genève, où elle officie: «Sur Vaud, il y a encore des cures, ces magnifiques maisons qui peuvent se révéler glaciales en hiver! Alors qu’à Genève, nous vivons en appartement…» Le tournage a lieu ce mois-ci à Vuillerens.

On le voit, Carolina Costa ne se disperse pas, elle noue les fils de sa vie en un même brin; 50% pasteure, 50% comédienne et productrice, elle consacre les mercredis à sa fille, Anna, née en 2010.

Amour inconditionnel

Elle célèbre mariages ou enterrements aussi bien dans les paroisses du Grand-Lancy, de Plan-les-Ouates, de Carouge ou de Troinex-Vernier. Elle anime des groupes de parole pour jeunes adultes. Entre café philo et catéchisme, ses réunions proposent aux participants de devenir «artisans du sens». «Chacun reçoit le texte biblique différemment, il n’y a pas une seule vérité. On a trop prêché au lieu d’enseigner à vivre!» Une démarche qu’elle rapproche volontiers du bouddhisme. «Nous essayons de voir comment la pratique de l’amour peut s’appliquer au quotidien.» C’est son leitmotiv. Adolescente, elle a été marquée par Walter Isnardi, un pasteur anarchiste argentin exilé à Genève. C’est grâce à lui qu’elle a été touchée par la figure de Jésus, cet autre «anarchiste révolutionnaire de l’amour».

Mais le parcours de Carolina Costa n’est pas linéaire, elle qui voulait d’abord devenir chanteuse pop. Après ses études de théologie, elle entre en 2004 dans une école parisienne pour travailler le chant. Elle y rencontre son futur mari, Victor Costa, comédien. «Il est agnostique mais, à l’époque, il a prié Dieu pour qu’il ne se passe rien entre nous!» Les voies du Seigneur sont impénétrables. Non seulement les jeunes gens se marient en 2008, mais l’agnostique espagnol doit désormais compter avec une femme pasteure. Car il y a eu, depuis, un «appel» et un petit changement d’orientation professionnelle.

Comédie spirituelle

Plutôt que de mettre sa passion pour la scène entre parenthèses, Carolina Costa la développe en parallèle avec son ministère et crée une série TV avec son époux. Elle joue la Suissesse Charlotte, lui l’Espagnol Miguel, dans Bienvenue chez nous, qui narre depuis 2011 les aléas de l’intégration et du mariage. Cette fois, en 2015, avec Ma femme est pasteure!, elle rapprochera encore un peu plus ses deux vocations, comédie et spiritualité. Ce ne sera pas du prosélytisme pour autant. «Je n’ai pas envie d’évangéliser, mais d’interpeller les gens sur le sens des choses.» Parler d’amour. Parce que celle qui a connu une tempête, dont elle ne dira rien, y a trouvé sa planche de salut. Pendant la cérémonie lors de laquelle elle a été consacrée pasteure, le 23 mars 2014, elle a demandé aux fidèles: «Quel mérite avez-vous d’aimer seulement ceux qui vous aiment? Aimez ceux qui vous font du mal. Un amour inconditionnel est la seule voie pour traverser la souffrance, le non-sens, l’absurde…»

«Ma femme est pasteure!», dès la mi-février, un nouvel épisode à découvrir chaque semaine sur le site du quotidien «20 minutes».


Profil
Carolina Costa Née en 1980 dans la principauté de Monaco, d’un père italien qui travaillait dans le café et d’une mère danoise, elle arrive à Genève à l’âge de 4 ans. En 2004, après ses études en théologie, elle entre à l’école La Manufacture Chanson à Paris et y rencontre Victor Costa. Elle devient pasteure à l’âge de 28 ans et crée la maison de production Atalahalta. La série TV Bienvenue chez nous commence à être diffusée en 2011. Elle publie en 2012 un livre à l’usage des couples, Mariage: en route pour l’aventure! (Editions Olivétan).
 

Cameroun: Ce que les ministres cherchent chez les pasteurs

Cameroun: Ce que les ministres cherchent chez les pasteurs

Dieunnedort Kamdem: Que les ministres ne m’appellent plus la nuit
Le fondateur de la Cathédrale de la Foi à l’Omnisport se dresse contre nos dirigeants qui bénéficient de sa protection mais hésitent à s’afficher en public.

Les images dans quelques artères de la ville de Yaoundé disent long sur la rage qui anime Le général de Dieu Dieunnedort Kamdem, le fondateur de la Congrégation baptiste camerounaise (Cbc) encore appelée la cathédrale de la foi. Au carrefour Bastos, non loin de l’école publique voire du carrefour de la présidence, se dresse une imposante affiche exprimant les vœux de la nouvelle année 2015 de ce pasteur qu’on ne présente plus. Le visiteur est d’emblée séduit par l’assurance et peut-être sa hargne contre certains de nos dirigeants qu’inspire la belle photo de Dieu Dieunnedort Kamdem. Il a les mains dans la poche et arbore un costume en tissu de laine sombre. Tout droit, un message d’avertissement.
La tonalité expressive et les couleurs rouges des écrits disent long : « Bonne année 2015. Pourquoi les autorités de ce pays ne vont voir les Hommes de Dieu qu’en cachette ? Nous

ne sommes pas les marabouts ». Rencontré hier à la Cbc, le Rev. Dr Dieunnedort Kamdem se dit choqué par l’attitude de nos dirigeants qui usent de moult artifices pour se confier et surtout bénéficier de sa protection. « Comment rester insensible quand des ministres
de la République m’appellent nuitamment avec des numéros masqués pour solliciter mes services ? Ils sont nombreux ! ».

Les avertissements de Dieunnedort Kamdem
Malgré l’insistance du reporter du Jour, il s’est gardé de donner pour l’instant des noms.
Il a tout de même ajouté que « Ceux qui ont honte de Dieu ne verront pas la face de Dieu.
Nous avons placé des affiches sur près de dix sites dans au pays pour attirer leur attention.
Je dois dire que plus de la moitié des membres du gouvernement m’appellent et viennent me rencontrer dans la nuit ».
Sentencieusement, le « Prophète », le « père » comme on l’appelle affectueusement a indiqué que « Dieu, c’est la lumière et le démon, le reflet de l’obscurité ! Il est temps que nos ministres cessent de considérer les églises dites de réveil comme des sectes. Ce sont eux qui fréquentent des sectes.
Qu’ils ne m’appellent plus la nuit avec des numéros masqués ! ». Pour le prophète, les hommes de Dieu ne sont pas des charlatans. « Il y a une grande différence entre nous et les charlatans. Ceux-ci se servent des formules et trucs bizarres pour séduire et tromper le peuple. Notre seule arme, c’est Dieu », a-t-il affirmé avant de porter son message aux chrétiens du Cameroun. «Premièrement, faire comprendre aux chrétiens et aux populations que l’avenir de cette nation repose entre les mains de l’église.
Si les Camerounais ne regardent pas la face du Seigneur, ce qui est arrivé à d’autres pays risquent de nous arriver. (…) l’église devrait saisir cette occasion pour contribuer à la restauration de la paix et soutenir d’ailleurs nos forces de l’ordre qui sont au front pour préserver l’intégrité de nos frontières nationales ». Pour lui, l’église doit cesser d’être marginalisé et jouer un rôle sur le plan sociopolitique en apportant des propositions claires afin d’aider nos dirigeants à conduire le pays vers l’émergence telle qu’exprimé par le chef de l’Etat. Le Rev. Dr Dieunnedort Kamdem annonce par ailleurs une descente dans le septentrion pour encourager les forces de l’ordre engagées sur le front contre la secte islamiste Boko Haram.

Jean-Philippe Nguemeta

Premier mariage d’un couple homosexuel mennonite au Canada

Craig Friesen et Matt Wiens sont les premiers homosexuels à se marier dans une église mennonite au Canada.Craig Friesen et Matt Wiens sont les premiers homosexuels à se marier dans une église mennonite au Canada.  Photo :  Rachel Bergen/CBC

Le village d’Osler, en Saskatchewan, a été le théâtre d’une première au Canada lorsque le premier couple homosexuel de confession mennonite s’est marié, le 31 décembre dernier. Craig Friesen et Matt Wiens ont pu unir leurs vies devant Dieu puisque l’autorité mennonite de la Saskatchewan a annoncé l’année dernière qu’elle ne sanctionnerait pas les congrégations si elles s’ouvraient à cette possibilité.

« Pour nous, un mariage devrait être une célébration de notre engagement envers l’autre devant notre communauté religieuse, nos autres communautés et Dieu. » — Matt Wiens

L’Église mennonite du Canada n’accueille pas publiquement les membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT). Sa déclaration de foi mentionne d’ailleurs que le mariage unit un homme et une femme pour la vie.

« Historiquement, l’Église a été très oppressive envers la communauté LGBT. » — Matt Wiens

Anita Retzlaff et Patrick Preheim sont pasteurs à l'église mennonite Nutana Park, à Saskatoon, où se sont mariés les deux hommes.Anita Retzlaff et Patrick Preheim sont pasteurs à l’église mennonite Nutana Park, à Saskatoon, où se sont mariés les deux hommes.  Photo :  Rachel Bergen/CBC

L’Église a toutefois décidé d’assouplir sa position l’année dernière, en partie pour éviter que des congrégations ne la quittent. C’est d’ailleurs dans une de ces congrégations, l’église mennonite Nutana Park de Saskatoon, qui accueille les membres de la communauté LGBT depuis trois ans, que Craig Friesen et Matt Wiens se sont mariés. Cependant, plusieurs congrégations canadiennes s’opposent toujours fortement au mariage homosexuel.

Les copasteurs de la congrégation Nutana Park et les nouveaux mariés espèrent que le mariage inspirera les membres de la communauté LGBT et pourra améliorer les relations entre les LGBT chrétiens et l’Église. Selon Matt Wiens, son mariage est un exemple qu’une personne n’a pas à choisir entre son orientation sexuelle et sa religion.

« Je ne sais pas comment réagiront les autres congrégations. Pour certaines, ça pourrait être difficile à accepter […] Espérons que le dialogue sera respectueux et que nous serons capables de faire preuve d’écoute. » — Patrick Preheim, copasteur de l’église mennonite Nutana Park de Saskatoon

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Les nouveaux cardinaux, des pasteurs engagés

Plus encore que le Vatican ou la curie romaine, le collège des cardinaux est le cœur de l’organisation de l’Église catholique. Ces 228 hommes en robe rouge – dont 125 âgés de moins de 80 ans sont amenés à élire le pape en le choisissant dans la chapelle Sixtine – l’assistent aussi dans son gouvernement. Cette élite choisie parmi 5065 évêques forme donc un sénat de conseillers dont l’avenir de l’Église dépend directement.

Soudan du Sud : le conflit a des conséquences catastrophiques sur l’élevage, selon la FAO

NEW YORK (Nations Unies), 1er janvier (Xinhua) – – Les déplacements des éleveurs de bétail et de leurs troupeaux fuyant les affrontements armés au Soudan du Sud ont entraîné l’apparition de nouveaux foyers de maladies animales et aggravé les tensions entre pasteurs et agriculteurs ainsi qu’entre les différentes communautés pastorales, s’alarme un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

“La FAO et ses partenaires sont en première ligne pour lutter contre les foyers de maladies animales et sauvegarder le système de soins de santé animale du Soudan du Sud”, a déclaré l’agence de l’ONU dans un communiqué de presse. Ces derniers mois, des équipes d’experts en élevage de la FAO ont sillonné le pays et mené des dizaines de missions d’évaluation, dont les résultats ont signalé de “nouvelles pathologies préoccupantes parallèlement à la détérioration des conditions d’élevage et à la multiplication des actes de violence pour l’accès à la terre et aux pâturages”.

Selon la FAO, l’élevage joue un rôle social très important au Soudan du Sud où il représente bien plus qu’une simple source de nourriture, généralement sous la forme de lait et produits laitiers. Les bovins, en particulier, sont un signe de richesse et de statut social. Ils sont la principale source de richesse des éleveurs. Leur vente procure de l’argent frais, mais ils sont parfois troqués contre le grain ou offerts à titre de dot lors des mariages ou, quoique rarement, abattus pour leur viande lors de célébrations spéciales ou en périodes de besoin extrême.

En raison du conflit armé, les éleveurs ont réduit les surfaces plantées dans des proportions allant jusqu’à 40% dans certaines régions et les prix des aliments de base ont quadruplé dans les zones les plus touchées.

“Bien que les conflits tribaux et les razzias de bétail ne soient pas inhabituels au Soudan du Sud, la transhumance du bétail fuyant ou contournant le danger sur des routes inhabituelles, notamment à travers des régions agricoles, a suscité des tensions dégénérant souvent en actes de violence entre pasteurs et agriculteurs”, explique le rapport, ajoutant que ce phénomène est en train de miner la stabilité sociale, notamment dans des zones jusque-là épargnées par les hostilités et les conflits politiques datant de décembre 2013.

Les déplacements de troupeaux ont propagé des maladies animales dans des zones auparavant non infectées, poursuit le rapport de la FAO. Des maladies comme la fièvre de la côte Est, la fièvre aphteuse et la trypanosomiase dévastent les élevages de bovins et menacent la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des communautés pastorales à travers le pays. Les pertes de bétail et la baisse de la production de lait qui en résultent aggravent les risques de malnutrition, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes. Pour la plupart des éleveurs, la perte du bétail signifie l’anéantissement de leurs moyens d’existence.

“Dès les premiers jours de la crise, la FAO a fait de son mieux pour attirer l’attention sur l’urgence silencieuse que représentent ces migrations de bétail inhabituelles”, a souligné le responsable du Bureau de l’agence au Soudan du Sud, Dr. Sue Lautze, tout en soulignant que la FAO a intensifié ses interventions en faveur du bétail, notamment en renforçant et décentralisant la chaîne du froid pour les vaccins, en élargissant le réseau de santé animale communautaire et le programme de vaccination et en déployant son propre personnel pour superviser la surveillance des maladies et rétablir les laboratoires locaux pour le diagnostic des maladies du bétail.

La FAO promeut une double approche au Soudan du Sud, qui consiste à répondre aux besoins immédiats des populations touchées par la crise tout en augmentant la production alimentaire dans les zones les moins touchées. En 2014, le programme humanitaire de la FAO a secouru plus de 2,8 millions de personnes en encourageant simultanément la production agricole, la pêche et les interventions de santé animale, notamment la vaccination de plus de 1,6 million d’animaux. Pour 2015, la FAO a besoin de 89 millions de dollars afin d’améliorer la sécurité alimentaire de 2,35 millions de personnes vulnérables tout en élargissant son effort de développement. Fin

« Taizé, un témoignage pour la société tchèque »

La Croix : Quel est l’enjeu de cette Rencontre européenne de Taizé pour les chrétiens de République Tchèque ?

Daniel Fajfr : Nous espérons que cette rencontre aura un impact sur la vie des gens, non seulement pour ceux qui sont déjà impliqués dans les Églises, mais aussi pour ceux qui sont loin de la foi et qui pourraient être touchés par cet événement au travers de la presse. Seuls 24 % des habitants du pays disent avoir une religion. On se souvient que la précédente rencontre, ici, en 1990 avait eu un impact. Goutte à goutte, il peut y avoir un effet. La période est même presque plus propice qu’elle aurait pu l’être il y a 10 ans. Confrontés à beaucoup de problèmes sociaux et économiques, les Tchèques sont à la recherche de quelque chose de plus profond, de plus transcendant que la simple consommation de biens matériels. Après des années de capitalisme très dur, où les écarts entre riches et pauvres se sont accrus, beaucoup comprennent que l’argent ne fait pas tout. Il y a là un vrai défi pour les Églises !

En proposant un large éventail de spiritualité, dans l’œcuménisme, la Rencontre de Taizé peut répondre à cette attente.

> Voir Frère Aloïs : « Il était nécessaire pour Taizé de revenir en Europe centrale » 

Quelle est la réalité de l’œcuménisme dans le pays ?

D.F : Il y a de belles relations entre les catholiques et les protestants, car pendant la période communiste, nous subissions le même joug. Catholiques et protestants se sont retrouvés dans les mêmes prisons, priaient ensemble et se soutenaient.

Certes, par le passé, il y a eu des drames, notamment avec le massacre de Bilà Hora, en 1620, sous les Habsbourg (1) . Mais je pense qu’aujourd’hui, tout cela est pardonné. En novembre dernier, nous avons d’ailleurs prié ensemble dans ce lieu, avec le cardinal Dominik Duka (NDLR archevêque de Prague). Les vainqueurs et les vaincus ont prié ensemble, réunis par le Christ.

Parmi les fidèles, peut être que certains, fervents protestants ou catholiques, voudraient se souvenir de cette époque. Mais, entre les pasteurs, les relations sont très bonnes. Par exemple, les aumôniers militaires, ou dans les hôpitaux, catholiques et protestants, travaillent ensemble et prient ensemble.

Est-ce un témoignage pour la société tchèque majoritairement athée?

D.F : La plupart des gens ne voient pas vraiment la différence entre les catholiques et les protestants. Ils viennent nous poser des questions sur l’existence de Dieu, sur le sens de la souffrance, mais ne font pas vraiment la différence.

Comment pensez-vous rejoindre la société tchèque ?

D.F : Nous devons trouver un langage simple et compréhensible pour transmettre l’Évangile à ceux qui ne l’ont jamais entendu. La meilleure chose est sans doute l’ouverture des lieux de cultes, pas seulement le dimanche matin. Dans la société tchèque, les jeunes générations sont ouvertes à l’Évangile, je suis convaincu.

Au sein du conseil œcuménique des Églises, tout le monde n’est pas d’accord sur la manière de témoigner de sa foi. Certains pensent qu’il faut le faire de manière explicite, en sortant des églises. D’autres préfèrent attendre que les gens viennent leur poser des questions. Mais les choses changent et beaucoup comprennent qu’il faut davantage aller dehors pour annoncer l’Évangile.

C’est presque plus difficile que du temps du communisme. À cette époque, on était soit chrétien, soit athée. Aujourd’hui, dans une société multiculturelle, il peut y avoir plusieurs croyances et beaucoup de relativisme. Il faut trouver des chemins différents pour rejoindre la population. C’est pour ça que je me réjouis que la rencontre de Taizé soit basée sur la prière. Car on peut faire beaucoup de choses en prêchant et en enseignant, mais on ne peut pas tout faire. La prière, elle, ouvre les cœurs et les rend disponibles. J’espère que les temps de prière de la Rencontre diffusés à la télévision pourront toucher ceux qui verront des jeunes prier. Ce sera un témoignage pour la société tchèque. Car certains pensent ici que le christianisme est réservé aux personnes âgées.

«Le culte de la Restauration est une charmante «genevoiserie»

Saint-PierreAlors que le Canton de Genève ne soutient pas financièrement l’Eglise protestante, la commémoration de la Restauration comprend un culte auquel les autorités publiques sont invitées. La célébration se déroulera, le 31 décembre prochain, à la Cathédrale Saint-Pierre, à Genève. 

Photo: La Cathédrale Saint-Pierre © Jean-Christophe Emery

Par Laurence Villoz

«Le culte de la Restauration fait partie de la tradition», explique le pasteur Blaise Menu de l’Eglise protestante de Genève (EPG), chargé de la prédication du 31 décembre prochain, à la Cathédrale Saint-Pierre. «C’est une Action de grâce pour la liberté retrouvée», ajoute le théologien genevois, Olivier Fatio. Le 31 décembre 1813, Genève a retrouvé son indépendance, à la suite du retrait de l’armée napoléonienne. «Depuis 201 ans, un culte commémore cette date», souligne Olivier Fatio qui a lui-même apporté la prédication, ses deux dernières années. Annexée par la France en 1798, la cité de Calvin a rejoint la Confédération helvétique en 1815.

Chaque année, la commémoration de la Restauration commence à l’aube par 23 coups de canon, représentant les 23 cantons suisses. Puis, une cérémonie officielle se déroule en présence des autorités cantonales. Les festivités se poursuivent par un culte à la cathédrale bien que le canton n’apporte pas de soutien financier à l’EPG. «Le culte de la Restauration est une charmante «genevoiserie». Cette pratique nous vient du passé. Normalement, certains politiques y assistent, mais ce n’est pas certain. Si l’Eglise célèbre la Restauration, elle le fait dans une dynamique positive de fierté genevoise. Ce n’est pas un acte politique», explique Blaise Menu. «La Restauration est une fête populaire et patriotique. Même si les autorités n’assistaient plus au culte, il continuerait d’avoir lieu», précise Olivier Fatio, professeur honoraire à l’Université de Genève.

Une prédication qui traite des frontières

Vice-président de la Compagnie des pasteurs et des diacres, Blaise Menu présidera la célébration de par sa fonction. Il a choisi de se pencher sur la thématique des frontières. «En juin dernier, Sami Kanaan, lors de son premier discours officiel en tant que maire de Genève, a proposé de porter la réflexion autour de la question des frontières. En tant que citoyen, j’ai trouvé la proposition intéressante», se rappelle le pasteur. Ainsi, Blaise Menu a choisi un passage de l’Evangile de Matthieu (15. 21-31) où Jésus rencontre une étrangère. «Ce texte aborde la question de la limite, du passage et de la transgression. Il n’est pas moralisateur, mais transcende les aprioris».

L’Elite ne sera plus un corps de musique officiel

Le corps de musique l’Elite accompagnera pour la dernière fois les festivités en commémoration de la Restauration. A partir du 1er janvier 2015, seule la Landwehr sera la fanfare officielle du Canton de Genève. Jusqu’à maintenant, le canton subventionnait les deux corps de musique qui animaient les événements officiels à tour de rôle. Dès 2015, l’Elite deviendra le brass-band privé de la société de tir, Les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation.