Un pasteur tzigane évangélique reçoit la légion d’honneur

15.01.15 11:03 – Le 14 janvier, le pasteur Georges Meyer a reçu la légion d’honneur en hommage à ses 42 ans de service dans la communauté tzigane. Le ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Bernard Cazeneuve, lui a remis ce titre en mains propres.
Georges Meyer, dit «pasteur Jimmy» est enseignant au Centre International de Formation Biblique de la Mission Evangélique des tziganes de France (METF). Aujourd’hui, ce mouvement compte plus de 220 églises en France et a formé 1800 pasteurs. En 1977, «Pasteur Jimmy» est devenu président de ce centre également appelé «Vie et Lumière».

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Renforcement de la résilience au Sahel : UN PROJET PORTEUR POUR LES PASTEURS ET …

Renforcement de la résilience au Sahel : UN PROJET PORTEUR POUR LES PASTEURS ET AGROPASTEURS DE LA SOUS-REGIONIl va sécuriser les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et aider les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO

Le lancement du projet de renforcement de la résilience au Sahel grâce à la mobilité du bétail, a regroupé lundi à Sikasso, les représentants de plusieurs organisations pastorales et agropastorales venant de Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso et de notre pays. Coordonné par l’Ong française « Acting for life », ce projet de 36 mois vise à renforcer la résilience de 905 000 éleveurs pastoraux et agropastoraux par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail dans les différents pays couverts par le projet.

D’un coût de plus de 7 millions d’euros (près de 4,6 milliards Fcfa), ce projet est cofinancé par le Department for international development (DFID), l’Union européenne et Acting for life, à travers son partenaire le Groupe Air France.
Circuler avec leur bétail le long des pistes transfrontalières, permet aux pasteurs et agropasteurs du Sahel de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse aigüe et d’avoir accès aux marchés. Malheureusement, l’utilisation des pistes à bétail est de plus en plus handicapée par les défrichements agricoles, la faible implication des collectivités décentralisées, l’insuffisance des services de base et la fragilité des cadres institutionnels. Le présent projet renforcera donc la résilience des pasteurs et agropasteurs en sécurisant les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et en aidant les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO.
Le président du groupement national des coopératives pastorales de la Mauritanie, El Hacen Ould Taleb, a au nom des bénéficiaires, remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires pour avoir initié cet important projet à l’intention des pasteurs et agropasteurs de la sous-région.
Pour le représentant de cette Ong française de solidarité internationale, Arnaud François, les effets du changement climatique en Afrique de l’ouest ont accru la vulnérabilité des éleveurs confrontés à l’insuffisance des pâturages, la baisse de la fertilité des terres et la pression démographique qui ont entrainé l’extension des superficies cultivées au détriment des ressources pastorales. Pour renforcer la résilience au Sahel, a-t-il indiqué, « Acting for life » et ses partenaires ont lancé au cours des 5 dernières années, une série d’interventions multi-pays d’appui à la mobilité de l’élevage en Afrique de l’ouest et centrale.
Se réjouissant du choix porté sur Sikasso pour lancer cet important projet, le chef de l’exécutif régional de la 3e Région, Mahamadou Diaby, a remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires. Les deux zones transfrontalières stratégiques du projet ont retenu son attention : le Sud-Est de la Mauritanie en lien avec des régions duSénégal et du Mali et le Sahel burkinabè en lien avec des régions du Niger.
Selon les initiateurs, à la fin du présent projet, 1700 km de pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail seront cartographiées, sécurisées, aménagées et gérées de façon conjointe entre les usagers et les acteurs institutionnels. Des services de base seront proposés aux éleveurs tels l’approvisionnement en intrants pour le bétail, l’équipement et l’aménagement d’infrastructures productives et marchandes. Des outils de plaidoyer soutenant l’importance économique, sociale et environnementale de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’ouest seront actualisés et diffusés.
F. DIABATE
AMAP-Sikasso

essor.amap.ml

Renforcement de la résilience au Sahel : Un projet porteur pour les pasteurs et agropasteurs de la …

Renforcement de la résilience au Sahel : Un projet porteur pour les pasteurs et agropasteurs de la sous-region

Il va sécuriser les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et aider les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO
Le lancement du projet de renforcement de la résilience au Sahel grâce à la mobilité du bétail, a regroupé lundi à Sikasso, les représentants de plusieurs organisations pastorales et agropastorales venant de Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso et de notre pays. Coordonné par l’Ong française « Acting for life », ce projet de 36 mois vise à renforcer la résilience de 905 000 éleveurs pastoraux et agropastoraux par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail dans les différents pays couverts par le projet.

D’un coût de plus de 7 millions d’euros (près de 4,6 milliards Fcfa), ce projet est cofinancé par le Department for international development (DFID), l’Union européenne et Acting for life, à travers son partenaire le Groupe Air France.
Circuler avec leur bétail le long des pistes transfrontalières, permet aux pasteurs et agropasteurs du Sahel de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse aigüe et d’avoir accès aux marchés. 

Malheureusement, l’utilisation des pistes à bétail est de plus en plus handicapée par les défrichements agricoles, la faible implication des collectivités décentralisées, l’insuffisance des services de base et la fragilité des cadres institutionnels. Le présent projet renforcera donc la résilience des pasteurs et agropasteurs en sécurisant les pistes transfrontalières stratégiques avec des services de base et en aidant les communautés et les parties prenantes à mener un plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail et pour l’élaboration de politiques appropriées à échelle locale, nationale et de la CEDEAO.

Le président du groupement national des coopératives pastorales de la Mauritanie, El Hacen Ould Taleb, a au nom des bénéficiaires, remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires pour avoir initié cet important projet à l’intention des pasteurs et agropasteurs de la sous-région.
Pour le représentant de cette Ong française de solidarité internationale, Arnaud François, les effets du changement climatique en Afrique de l’ouest ont accru la vulnérabilité des éleveurs confrontés à l’insuffisance des pâturages, la baisse de la fertilité des terres et la pression démographique qui ont entrainé l’extension des superficies cultivées au détriment des ressources pastorales. Pour renforcer la résilience au Sahel, a-t-il indiqué, « Acting for life » et ses partenaires ont lancé au cours des 5 dernières années, une série d’interventions multi-pays d’appui à la mobilité de l’élevage en Afrique de l’ouest et centrale.

Se réjouissant du choix porté sur Sikasso pour lancer cet important projet, le chef de l’exécutif régional de la 3e Région, Mahamadou Diaby, a remercié l’Ong « Acting for life » et ses partenaires. Les deux zones transfrontalières stratégiques du projet ont retenu son attention : le Sud-Est de la Mauritanie en lien avec des régions du Sénégal et du Mali et le Sahel burkinabè en lien avec des régions du Niger.

Selon les initiateurs, à la fin du présent projet, 1700 km de pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail seront cartographiées, sécurisées, aménagées et gérées de façon conjointe entre les usagers et les acteurs institutionnels. Des services de base seront proposés aux éleveurs tels l’approvisionnement en intrants pour le bétail, l’équipement et l’aménagement d’infrastructures productives et marchandes. Des outils de plaidoyer soutenant l’importance économique, sociale et environnementale de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’ouest seront actualisés et diffusés.
F. DIABATE
AMAP-Sikasso

Source: Essor

Les pasteurs ougandais prêchent désormais jusque dans la rue

J’ai vu des pasteurs prêcher dans les rues de Kampala pour la première fois début décembre. Et depuis, j’ai l’impression que leur nombre a augmenté. Quand certains ont commencé à descendre dans les rues, d’autres les ont imités, peut-être pour les “concurrencer”.

Un pasteur m’a expliqué que beaucoup de gens ne vont plus à la messe. Il se retrouve parfois à l’église avec quelques dizaines de fidèles seulement. C’est sûrement vrai car les gens travaillent beaucoup à Kampala, même le dimanche, donc ils ont peu de temps pour se rendre dans les églises. Aller prêcher dans la rue permet donc à ce pasteur de toucher davantage de monde et de faire passer ses messages. Par ailleurs, plusieurs pasteurs disent qu’ils ont eu une révélation divine. Ils croient que la fin du monde approche et ils disent qu’ils sont envoyés par Dieu pour en informer la population.
 

Les pasteurs se placent à des endroits stratégiques, là où il y a beaucoup de monde, par exemple devant les supermarchés. Ils sont particulièrement présents le long des grosses artères, le matin et le soir, c’est-à-dire lorsque les gens vont au travail et rentrent chez eux, lorsqu’ils sont coincés dans les embouteillages. Je crois que les pasteurs font ça uniquement à Kampala, car je me déplace régulièrement dans d’autres villes et je n’ai pas vu ça ailleurs.

Les pasteurs font beaucoup de bruit : certains utilisent des mégaphones, des micros, des enceintes, même si ce n’est pas le cas de tous. Je pense qu’environ 80 % d’entre eux prêchent en kiganda, et 20 % en anglais.
 

Ce pasteur cherche à se faire mieux entendre, en utilisant un micro.

Certains passants les écoutent avec attention. Mais en général, ces prêches gênent les gens. Ils s’en plaignent car c’est bruyant. Et ils disent qu’ils peuvent aller à l’église pour entendre ça…

Le gouvernement ougandais et les autorités de la ville ne se sont pas prononcés pour l’instant. Les policiers ne disent rien non plus, car il est un peu compliqué de réprimander une personne prêchant la parole de Dieu en Afrique.

Georges Meyer, pasteur de la communauté évangélique tzigane, reçoit la légion d’honneur

Mercredi 14 janvier, le « pasteur Jimmy », président de la Mission évangélique des Tziganes de France, doit recevoir la légion d’honneur.

C’est une première pour les évangéliques tziganes. Georges Meyer, figure emblématique de cette communauté, reçoit mercredi 14 janvier la légion d’honneur des mains du ministre de l’intérieur, en charge des cultes, Bernard Cazeneuve. À 73 ans, cet inconnu du grand public, le « pasteur Jimmy » est pourtant le charismatique président de la mission évangélique des Tziganes de France, répondant aussi au nom de Vie et lumière, qu’il préside sans …

CAMEROUN :: Bagarre des pasteurs à Ebolowa :: CAMEROON

CAMEROUN :: Bagarre des pasteurs à Ebolowa :: CAMEROONLe synode Sudcam et l’assemblée générale se déchirent.

Le mal qui mine l’Eglise presbytérienne camerounaise orthodoxe (Epco) est décidémment profond. Lundi, 05 janvier 2015, la faction du synode Sudcam et celle de l’assemblée générale se sont livrées une bataille sans merci à la paroisse d’Elat Ngoto 1. C’était au cours de la journée d’ouverture de l’assemblée générale de cette église prévue du 05 au 11 janvier 2015 à Ebolowa.

En lieu et place de ce conclave ecclésial, les fidèles ont plutôt eu droit à un pugilat. Une bagarre entre les pasteurs de la faction du synode Sudcam et ceux de l’assemblée générale. Quelques fidèles y compris. La faction du synode Sudcam a eu le dessus sur leurs adversaires, puisqu’ayant réussi à fermer le temple, empêchant ainsi le début des travaux de l’assemblée générale en cette paroisse. N’eût été la prompte intervention de la police, on aurait assisté au pire, confie Bertin Afane Etoungou, pasteur du consistoire d’Ebolowa. Toute la nuit du lundi, 05 au mardi 06 janvier, la police a veillé sur le site.

Echec des négociations

Mardi, 06 janvier, le préfet de la Mvila a convié les deux factions rivales autour d’une table de négociation. Echec. Au terme d’une réunion de crise d’au moins trois heures, les deux parties se sont encore séparées en queue de poisson. Victor Mendel Nguangué, le préfet de la Mvila a dit sa déception : «On retient que les factions et les problèmes demeurent et l’assemblée générale ne se tient plus à Ebolowa, elle sera délocalisée». Au synode Sudcam, ce qui fâche le plus, c’est surtout l’exclusion jugée arbitraire de 48 pasteurs de ce synode par le secrétaire général de l’Epco, Dominique Anjongo Epo, pour « indiscipline et insubordination ».

D’après le pasteur Essian Maurice de la paroisse de Nkolandom, « la crise qui secoue actuellement l’église est une crise constitutionnelle. Il s’agit des lois de l’église en conflit avec les décisions de l’assemblée générale ». Pour le pasteur Bertin Afane Etoungou du consistoire Ebolowa, « la réintégration et l’acceptation des 48 pasteurs exclus se posent comme préalables à toute négociation avec l’assemblée générale ». La crise qui a tourné au vinaigre à Ebolowa lundi dernier, dure depuis trois ans. Sur le front, deux factions de la même église.

Des frères ennemis. L’assemblée générale qui regroupe deux synodes sur les trois que compte l’Epco avec pour tête de proue le secrétaire général Dominique Anjongo Epo, veut à tout prix en découdre avec l’autre faction qu’elle qualifie de rebelle, celle du synode Sudcam dirigée de main de maître par l’ancien d’église Emmanuel Edou. Et le bras de fer semble-t-il, ne s’arrêtera pas de si tôt.

© Le Jour : Jérôme Essian

Bora Bora : le Taurua Varua 2015 débute dimanche


Chaque paroisse doit interpréter cinq chants dont certains nécessitent une chorégraphie. (Crédit photo : Archives/LDT)

Chaque paroisse doit interpréter cinq chants dont certains nécessitent une chorégraphie. (Crédit photo : Archives/LDT)
Sous la houlette des pasteurs de l’Église protestante maohi de l’île assistés du conseil des diacres, l’édition 2015 du “Faa’ao raa” (veiller tous ensemble), rebaptisé depuis quelques années de façon plus moderne, “Taurua Varua” (la fête de l’esprit), débutera dimanche soir, au sein du fare amuiraa Ierutalema de Vaitape. L’événement est organisé par l’association des paroissiens Teiho Tumu.
La perle du Pacifique serait une des dernières îles de la Polynésie française à pratiquer cette tradition séculaire et unique – avec les Australes, sous une forme différente – consistant en une compétition de chants religieux et de lectures de versets de la Bible. Depuis la première moitié du XIXe  siècle, tous les mois de janvier, ce concours met en compétition pendant trois nuits, du dimanche au lundi, les meilleurs chanteurs et orero des paroisses en lice, de Faanui, Anau et pour le district de Nunue, Hagai, Ierutalemia, Galilea et Taniera.
L’intérêt soutenu pour cette tradition à Bora Bora s’explique par une bonne dynamique des diacres, pasteurs et paroissiens mais aussi par le sponsoring de la commune : le maire et son conseil municipal encouragent le maintien de l’événement en aidant financièrement et au niveau de la logistique (des dons des particuliers, d’entreprises et des hôtels). Le tavana et une partie du conseil municipal assistent, avec les pasteurs et les diacres, à chaque soirée. Cette année, les participants regretteront l’absence du pasteur de Vaitape, Iteraera Taruoura  pour raison de santé. Plus de 600 paroissiens se préparent à l’événement religieux et culturel de l’année, presque aussi important à leurs yeux que les fêtes du Heiva. Les groupes répètent les chants depuis trois mois. Il a fallu choisir les versets qui serviront de support aux chants interprétés, himene tarava, nota, ruau, rarotua et rurutu.
Le choix des versets de la Bible, qui seront commentés en deuxième partie par les orero, est un moment important de la vie religieuse de la communauté.
Chaque paroisse a opté pour une couleur de costume porté par les chanteurs pendant les trois soirées et qui font également l’objet d’un concours. Des collations sont servies à 18 heures, avant l’ouverture, puis le repas (préparé par la cuisine centrale) sera distribué vers minuit, avant le concours des orero. Clôturant la nuit, une dernière collation sera offerte, à 6 heures du matin, afin de débuter la journée le ventre plein. Des trucks prendront les paroissiens en charge dans les autres districts pour les mener à destination.
 
Françoise Buil

Elle l’a fait: Madame la pasteure joue dans une sitcom

Carolina Costa, pasteure et comédienne, 35 ans Il est loin le temps où l’Eglise excommuniait les comédiens. Pour le culte de Noël, le 25 décembre dernier, Carolina Costa a prêché dans la cathédrale…

Carolina Costa, pasteure et comédienne, 35 ans

Il est loin le temps où l’Eglise excommuniait les comédiens. Pour le culte de Noël, le 25 décembre dernier, Carolina Costa a prêché dans la cathédrale Saint-Pierre, à Genève, aux côtés des pasteurs Vincent Schmid et Georges Braunschweig. Un culte diffusé par la RTS, et en eurovision, s’il vous plaît. Comédienne et pasteure, la jeune femme de 35 ans ne voit toutefois pas un culte religieux comme l’équivalent d’un spectacle. «Même si, dans les deux cas, il faut se laisser habiter par quelque chose d’autre.»

«Ma femme est pasteure!»

Dès la mi-février, on pourra la découvrir dans une série web, jouant une pasteure vaudoise. Elle a préféré camper cette fiction, inspirée de sa vie, dans le canton de Vaud, et pas à Genève, où elle officie: «Sur Vaud, il y a encore des cures, ces magnifiques maisons qui peuvent se révéler glaciales en hiver! Alors qu’à Genève, nous vivons en appartement…» Le tournage a lieu ce mois-ci à Vuillerens.

On le voit, Carolina Costa ne se disperse pas, elle noue les fils de sa vie en un même brin; 50% pasteure, 50% comédienne et productrice, elle consacre les mercredis à sa fille, Anna, née en 2010.

Amour inconditionnel

Elle célèbre mariages ou enterrements aussi bien dans les paroisses du Grand-Lancy, de Plan-les-Ouates, de Carouge ou de Troinex-Vernier. Elle anime des groupes de parole pour jeunes adultes. Entre café philo et catéchisme, ses réunions proposent aux participants de devenir «artisans du sens». «Chacun reçoit le texte biblique différemment, il n’y a pas une seule vérité. On a trop prêché au lieu d’enseigner à vivre!» Une démarche qu’elle rapproche volontiers du bouddhisme. «Nous essayons de voir comment la pratique de l’amour peut s’appliquer au quotidien.» C’est son leitmotiv. Adolescente, elle a été marquée par Walter Isnardi, un pasteur anarchiste argentin exilé à Genève. C’est grâce à lui qu’elle a été touchée par la figure de Jésus, cet autre «anarchiste révolutionnaire de l’amour».

Mais le parcours de Carolina Costa n’est pas linéaire, elle qui voulait d’abord devenir chanteuse pop. Après ses études de théologie, elle entre en 2004 dans une école parisienne pour travailler le chant. Elle y rencontre son futur mari, Victor Costa, comédien. «Il est agnostique mais, à l’époque, il a prié Dieu pour qu’il ne se passe rien entre nous!» Les voies du Seigneur sont impénétrables. Non seulement les jeunes gens se marient en 2008, mais l’agnostique espagnol doit désormais compter avec une femme pasteure. Car il y a eu, depuis, un «appel» et un petit changement d’orientation professionnelle.

Comédie spirituelle

Plutôt que de mettre sa passion pour la scène entre parenthèses, Carolina Costa la développe en parallèle avec son ministère et crée une série TV avec son époux. Elle joue la Suissesse Charlotte, lui l’Espagnol Miguel, dans Bienvenue chez nous, qui narre depuis 2011 les aléas de l’intégration et du mariage. Cette fois, en 2015, avec Ma femme est pasteure!, elle rapprochera encore un peu plus ses deux vocations, comédie et spiritualité. Ce ne sera pas du prosélytisme pour autant. «Je n’ai pas envie d’évangéliser, mais d’interpeller les gens sur le sens des choses.» Parler d’amour. Parce que celle qui a connu une tempête, dont elle ne dira rien, y a trouvé sa planche de salut. Pendant la cérémonie lors de laquelle elle a été consacrée pasteure, le 23 mars 2014, elle a demandé aux fidèles: «Quel mérite avez-vous d’aimer seulement ceux qui vous aiment? Aimez ceux qui vous font du mal. Un amour inconditionnel est la seule voie pour traverser la souffrance, le non-sens, l’absurde…»

«Ma femme est pasteure!», dès la mi-février, un nouvel épisode à découvrir chaque semaine sur le site du quotidien «20 minutes».


Profil
Carolina Costa Née en 1980 dans la principauté de Monaco, d’un père italien qui travaillait dans le café et d’une mère danoise, elle arrive à Genève à l’âge de 4 ans. En 2004, après ses études en théologie, elle entre à l’école La Manufacture Chanson à Paris et y rencontre Victor Costa. Elle devient pasteure à l’âge de 28 ans et crée la maison de production Atalahalta. La série TV Bienvenue chez nous commence à être diffusée en 2011. Elle publie en 2012 un livre à l’usage des couples, Mariage: en route pour l’aventure! (Editions Olivétan).
 

Cameroun: Ce que les ministres cherchent chez les pasteurs

Cameroun: Ce que les ministres cherchent chez les pasteurs

Dieunnedort Kamdem: Que les ministres ne m’appellent plus la nuit
Le fondateur de la Cathédrale de la Foi à l’Omnisport se dresse contre nos dirigeants qui bénéficient de sa protection mais hésitent à s’afficher en public.

Les images dans quelques artères de la ville de Yaoundé disent long sur la rage qui anime Le général de Dieu Dieunnedort Kamdem, le fondateur de la Congrégation baptiste camerounaise (Cbc) encore appelée la cathédrale de la foi. Au carrefour Bastos, non loin de l’école publique voire du carrefour de la présidence, se dresse une imposante affiche exprimant les vœux de la nouvelle année 2015 de ce pasteur qu’on ne présente plus. Le visiteur est d’emblée séduit par l’assurance et peut-être sa hargne contre certains de nos dirigeants qu’inspire la belle photo de Dieu Dieunnedort Kamdem. Il a les mains dans la poche et arbore un costume en tissu de laine sombre. Tout droit, un message d’avertissement.
La tonalité expressive et les couleurs rouges des écrits disent long : « Bonne année 2015. Pourquoi les autorités de ce pays ne vont voir les Hommes de Dieu qu’en cachette ? Nous

ne sommes pas les marabouts ». Rencontré hier à la Cbc, le Rev. Dr Dieunnedort Kamdem se dit choqué par l’attitude de nos dirigeants qui usent de moult artifices pour se confier et surtout bénéficier de sa protection. « Comment rester insensible quand des ministres
de la République m’appellent nuitamment avec des numéros masqués pour solliciter mes services ? Ils sont nombreux ! ».

Les avertissements de Dieunnedort Kamdem
Malgré l’insistance du reporter du Jour, il s’est gardé de donner pour l’instant des noms.
Il a tout de même ajouté que « Ceux qui ont honte de Dieu ne verront pas la face de Dieu.
Nous avons placé des affiches sur près de dix sites dans au pays pour attirer leur attention.
Je dois dire que plus de la moitié des membres du gouvernement m’appellent et viennent me rencontrer dans la nuit ».
Sentencieusement, le « Prophète », le « père » comme on l’appelle affectueusement a indiqué que « Dieu, c’est la lumière et le démon, le reflet de l’obscurité ! Il est temps que nos ministres cessent de considérer les églises dites de réveil comme des sectes. Ce sont eux qui fréquentent des sectes.
Qu’ils ne m’appellent plus la nuit avec des numéros masqués ! ». Pour le prophète, les hommes de Dieu ne sont pas des charlatans. « Il y a une grande différence entre nous et les charlatans. Ceux-ci se servent des formules et trucs bizarres pour séduire et tromper le peuple. Notre seule arme, c’est Dieu », a-t-il affirmé avant de porter son message aux chrétiens du Cameroun. «Premièrement, faire comprendre aux chrétiens et aux populations que l’avenir de cette nation repose entre les mains de l’église.
Si les Camerounais ne regardent pas la face du Seigneur, ce qui est arrivé à d’autres pays risquent de nous arriver. (…) l’église devrait saisir cette occasion pour contribuer à la restauration de la paix et soutenir d’ailleurs nos forces de l’ordre qui sont au front pour préserver l’intégrité de nos frontières nationales ». Pour lui, l’église doit cesser d’être marginalisé et jouer un rôle sur le plan sociopolitique en apportant des propositions claires afin d’aider nos dirigeants à conduire le pays vers l’émergence telle qu’exprimé par le chef de l’Etat. Le Rev. Dr Dieunnedort Kamdem annonce par ailleurs une descente dans le septentrion pour encourager les forces de l’ordre engagées sur le front contre la secte islamiste Boko Haram.

Jean-Philippe Nguemeta

Premier mariage d’un couple homosexuel mennonite au Canada

Craig Friesen et Matt Wiens sont les premiers homosexuels à se marier dans une église mennonite au Canada.Craig Friesen et Matt Wiens sont les premiers homosexuels à se marier dans une église mennonite au Canada.  Photo :  Rachel Bergen/CBC

Le village d’Osler, en Saskatchewan, a été le théâtre d’une première au Canada lorsque le premier couple homosexuel de confession mennonite s’est marié, le 31 décembre dernier. Craig Friesen et Matt Wiens ont pu unir leurs vies devant Dieu puisque l’autorité mennonite de la Saskatchewan a annoncé l’année dernière qu’elle ne sanctionnerait pas les congrégations si elles s’ouvraient à cette possibilité.

« Pour nous, un mariage devrait être une célébration de notre engagement envers l’autre devant notre communauté religieuse, nos autres communautés et Dieu. » — Matt Wiens

L’Église mennonite du Canada n’accueille pas publiquement les membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT). Sa déclaration de foi mentionne d’ailleurs que le mariage unit un homme et une femme pour la vie.

« Historiquement, l’Église a été très oppressive envers la communauté LGBT. » — Matt Wiens

Anita Retzlaff et Patrick Preheim sont pasteurs à l'église mennonite Nutana Park, à Saskatoon, où se sont mariés les deux hommes.Anita Retzlaff et Patrick Preheim sont pasteurs à l’église mennonite Nutana Park, à Saskatoon, où se sont mariés les deux hommes.  Photo :  Rachel Bergen/CBC

L’Église a toutefois décidé d’assouplir sa position l’année dernière, en partie pour éviter que des congrégations ne la quittent. C’est d’ailleurs dans une de ces congrégations, l’église mennonite Nutana Park de Saskatoon, qui accueille les membres de la communauté LGBT depuis trois ans, que Craig Friesen et Matt Wiens se sont mariés. Cependant, plusieurs congrégations canadiennes s’opposent toujours fortement au mariage homosexuel.

Les copasteurs de la congrégation Nutana Park et les nouveaux mariés espèrent que le mariage inspirera les membres de la communauté LGBT et pourra améliorer les relations entre les LGBT chrétiens et l’Église. Selon Matt Wiens, son mariage est un exemple qu’une personne n’a pas à choisir entre son orientation sexuelle et sa religion.

« Je ne sais pas comment réagiront les autres congrégations. Pour certaines, ça pourrait être difficile à accepter […] Espérons que le dialogue sera respectueux et que nous serons capables de faire preuve d’écoute. » — Patrick Preheim, copasteur de l’église mennonite Nutana Park de Saskatoon

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