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Pasteurs Protestants

Pasteur ProtestantLes protestants ne connaissent pas de clergé, au sens de personnes que leur fonction séparerait radicalement des fidèles. Chaque protestant se considère comme engagé dans le sacerdoce universel. Martin Luther a développé radicalement ce principe très tôt en affirmant : « le baptême seul fait le chrétien. Tous nous sommes prêtres, sacrificateurs et rois. Tous nous avons les mêmes droits […]. L’État ecclésiastique ne doit être dans la chrétienté qu’une sainte fonction. Aussi longtemps qu’un prêtre est dans sa charge, il paît l’Église. Le jour où il est démis de ses fonctions, il n’est plus qu’un paysan. » (Manifeste à la nation allemande, 1520)

De ce fait, le pasteur, dont le tire officiel est « ministre du saint Évangile », ne saurait être comparé chez les protestants à un prêtre. Pasteur est finalement un nom d’usage, le mot propre est ministre, étymologiquement : serviteur. Le mot latin ministerium « fonction de serviteur [minister], service, fonction » a aussi donné le mot « métier ». Le pasteur est simplement quelqu’un dont le métier est le service du culte (prédication et sacrements) ainsi que la direction et l’accompagnement d’une Église sur un territoire donné. Ce terme étant à l’origine synonyme de berger, il peut en réalité désigner toute personne chargée de conduire spirituellement une communauté religieuse, et est donc utilisé aussi par les catholiques, à propos du prêtre, ainsi que de l’évêque notamment.

« Le pasteur de demain sera peut-être, en vertu de sa formation théologique, celui qui est, auprès de ses frères, le témoin de la Parole, celui qui y renvoie et cherche avec eux la voie de la fidélité au Seigneur. Cela ne signifie aucunement que tout fidèle devrait s’en remettre à lui du soin de fonder ses attitudes et ses options dans la foi. Cela signifie seulement que la lecture de la Bible n’est pas seulement naïve et qu’on ne saurait se passer de l’aide d’un technicien qui est, en même temps, homme de foi et soucieux de la vie de la communauté. Le pasteur servira ses frères en restant à sa place de serviteur de la Parole. Il ne prétendra pas savoir mieux qu’eux ce qu’ils ont à faire, mais seulement les reconduire sans cesse à la Parole1. »

Cameroun: Deux faux pasteurs giflent les handicapés pour les forcer à marcher “au nom du Christ …

Cameroun: Deux faux pasteurs giflent les handicap?s pour les forcer ? marcher "au nom du Christ" :: CAMEROONCameroun: Deux faux pasteurs giflent les handicapés pour les forcer à marcher “au nom du Christ” :: CAMEROON “Eglises du septième réveil”, “églises évangéliques du salut”, “églises de la guérison et de l’amour”, “ministères du ciel”, “pasteurs autoproclamés”, ” Le sauveur”… Toutes sortes de cultes et de titres fleurissent depuis des années sur le continent africain, qui promettent monts et merveilles sur terre ou au ciel…

Après l’histoire du Pasteur qui utilise un insecticide pour guérir ses fidèles en Afrique du Sud, après le Pasteur Kenyan qui interdit aux femmes de porter des sous-vêtements à l’église, après l’histoire du Pasteur sud africain qui, dans une tentative de battre le record de Jésus-Christ a jeûné pendant 40 jours jusqu’à sa mort, après l’histoire du pasteur Nigérian qui a engrossé 20 femmes sur “ordre de Dieu”, après le Pasteur du Zimbabwe qui vend des stylos bénis par la grace divine pour que vous pussiez réussir vos examens sans étudier, du pasteur qui fait manger les herbes à ses adeptes jusqu´à celui qui baigne dans un lac d´argent, le monde entier aura tout vu… Nous voici au Cameroun avec des faux Pasteurs qui gifflent les handicapés pour les forcer à marcher “au nom du christ”

Les scènes des nouvelles églises réveillées en Afrique actuelle dépassent l´imagination humaine.Et face aux problèmes qui gangrènent la société et mettent beaucoup foyers dans la précarité insupportable, l´Afrique semble être devenue la cible par excellence des ces sectes. D´ailleurs la gent féminine se montre plus vulnérable.

Nous sommes dans un hôpital pas loin de la capitale politique camerounaise. Hommes et femmes venus pour se soigner, d´autres abandonnés par leur famille tuent le temps dans les chambres, à la véranda et dans la salle d´attente dont les conditions d´hygiène font preuve d´une négligence criarde des lieux.

A la tombée de la nuit, deux jeunes “pasteurs” venant de laisser leur casquette du chômage au profit d´une Bible déchiquetée par le poids des ans et des utilisateurs, font irruption dans une chambre. 

Les malades surpris se soumettent vite à la conquête de l´esprit par nos deux jeunes prêcheurs. Dans un méli-mélo des langues, on ne peut retenir que “Alléluia” et “Amen”, ce que les malades répètent copieusement malgré l´état critique de bon nombre qui gisent sur les matelas au sol.

Vint le tour des miracles. Les deux imposteurs se dirigent vers un homme assis dans un fauteuil roulant, les pieds paralysés depuis belle lurette. Le premier, avec la Bible tenue par la main gauche, lui administra une gifle avec la droite, puis deux, trois et en fin de compte une dizaine, tout en criant : “Lève-toi Satan et tu marches, au nom de Christ”. 

D´autres malades ne seront pas épargnés jusqu´à l´arrivée d´un bon samaritain venu de très loin pour s´enquérir des nouvelles de son oncle. Au moment où nous rapportons les faits, les deux malfrats on pris la poudre d´escampette et les habitants du quartier peinent encore à trouver leurs traces. Nouvelle profession au Cameroun ou fantasme excentrique des faux bergers ? Dieu seul le sait. A vendredi prochain et bon vendredi

La mère d'un homme ayant tué accidentellement un pasteur vient à Jésus suite au témoignage d …

L’accident a eu lieu l’an dernier dans la ville de Vinh, sur la côte nord du Vietnam, dans la province de Nghe An, une région connue pour sa résistance à l’Évangile.

Selon Christian Mission Aid, le pasteur d’une église locale avait été tué par une voiture se précipitant sur lui à grande vitesse. Toute la communauté des chrétiens furent effondrés par cet événement. Les parents non-chrétiens des membres de l’église étaient quant à eux, révoltés et en colère.

« Si Dieu est un grand Dieu, pourquoi a t-il permis que cela se produise ?… »

Mais Dieu changea le mal en bien, et les circonstances évoluèrent en faveur de la propagation de l’Évangile.

La mère du conducteur fut tout d’abord bouleversée par l’amour manifesté par les chrétiens et la famille de la victime. Surprise de constater que non seulement la famille ne poursuivrait pas son fils en justice, mais que toute la congrégation avait pardonné son fils, elle décida de se rendre à l’église.

« Elle a vu l’amour du peuple à son égard, et elle a ainsi cru à Christ. »

La bénédiction ne s’est pas arrêtée là. À la suite du décès, un autre pasteur lança un appel pour lever un nouveau ministère pour la congrégation de cette région très difficile. Une trentaine de pasteurs se portèrent volontaires pour servir.

« Il a demandé un remplaçant, et 30 hommes se sont portés volontaires, même si c’est un lieu difficile pour le ministère… Il y a aujourd’hui 12 églises supplémentaires dans cette seule région ! »

Le Vietnam est classé en 17ème place de l’Index de Persécution de Portes Ouvertes. Selon International Christian Concern, les violations de la liberté religieuse ont augmenté en 2016.

Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.
Genèse 50:20

La rédaction

Source : Gospel Herald

Image d’illustration : Marché de Vinh

La rédaction

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La rédaction

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Togo / Religion : Les prêtres du culte vodou mécontents des pasteurs “ingrats”

Les prêtres du culte voudou du Togo ne sont pas contents de certains de leurs partenaires en affaires et tiennent à le faire savoir. Des pasteurs et autres hommes de Dieu des églises dites éveillées qui selon eux, n’hésitent pas à s’attaquer à eux dans leurs prêches après avoir bénéficié des services des adeptes du culte vodou. Ils avouent de mal digérer la chose.

C’est du moins ce que dénonce Hounongan Atchinou Kokou Messan Sotore 1er, président de la  Fédération Nationale des Cultes Vaudous et des Traditions du Togo (FNCVTT). Il y a quelques jours, l’homme faisait le tour de certaines stations de radio de la place pour parler d’un projet de sa fédération en faveur des enfants admis dans les couvents tout en n’éludant pas la question de la relation qui existe entre eux et la nouvelle génération d’hommes de Dieu. « Les pasteurs ont l’habitude de venir nous consulter », a-t-il déclaré sans ambages.

« Ils viennent le plus souvent pour se plaindre et nous disent que les fidèles désertent leurs églises ou qu’ils veulent remplir leur temples et paroisses et ils demandent notre aide pour cela. Parfois ils nous demandent de la puissance afin de guérir les malades qu’on leur amène et qu’ils n’arrivent pas à guérir par leurs prières », dira-t-il dénonçant au passage, les attaques dont ils sont l’objet de la part de ces mêmes hommes de Dieu.

Un autre phénomène que combat Hounongan Atchinou Kokou Messan Sotore 1er, est l’abus de certains de ses collègues du culte vodou sur des femmes d’autrui. « Nous avons l’habitude de fermer les portes des couvents des prêtres vodou qui couchent avec les femmes qui viennent les consulter. Dans les jours à venir nous irons encore fermer les portes d’un prêtre vodou dans la préfecture de Zio. Il est connu dans la localité pour sa propension à coucher avec les femmes qui viennent le consulter. C’est le mari d’une des femmes déshonorées qui est venu se plaindre auprès de nous. Nous avons fait venir la femme en question et le prêtre et tous les deux ont reconnu les faits », rapporte-t-il.

Il faut rappeler que la  Fédération Nationale des Cultes Vaudous et des Traditions du Togo en collaboration avec l’UNICEF, a entamé depuis plusieurs semaines, un travail de recensement des couvents du culte traditionnel dans la région Maritime et la préfecture du Golfe. Selon cette fédération, en dépit des aménagements récents pour permettre la scolarité parallèle des enfants soumis à des pratiques de confinement, le phénomène continue d’affecter la scolarité de ces enfants. Le projet piloté par la FNCVTT vise à apporter un soulagement aux enfants et aux familles affectés par ces pratiques et à connaître la situation aussi bien des enfants internés que des couvents qui internent les adeptes et les enfants afin de réduire le temps de séjours des enfants dans les couvents.

A.Y.
Afreepress

Accueil des migrants, les évangéliques américains divisés au sujet de Donald Trump

« En tant que pasteurs et leaders chrétiens, nous sommes profondément préoccupés par la récente annonce de moratoire sur l’accueil de réfugiés. Notre fardeau pour celui qui est oppressé ou qui souffre prend racine dans l’appel de Jésus “d’aimer notre prochain comme nous-même”… ». C’est ce que déclarent une centaine de pasteurs et leaders évangéliques dans une lettre ouverte au nouveau président Donald Trump publiée le 8 février sur une pleine page du Washington Post, en réaction au « muslim ban » signé quelques jours plus tôt.Ce décret prévoit l’interdiction d’entrée sur le territoire, pendant une durée de 90 jours, pour tous les ressortissants de sept pays à majorité musulmane.À lire : La droite chrétienne américaine se recomposeD’après le magazine évangélique Christianity Today, une telle initiative se distingue pour au moins deux raisons. La première, avance la publication, est que les signataires sont exclusivement des pasteurs « conservateurs », alors même que ce genre de lettres ne récolte généralement que le soutien des pasteurs « progressistes ».L’autre est la présence parmi les leaders qui soutiennent ce texte de deux noms bien connus et très respectés dans la sphère évangélique américaine, Tim Keller et Max Lucado. Selon Christianity Today, les deux hommes n’ont pas pour habitude de prendre publiquement la parole sur les questions politiques.Les évangéliques, un bloc hétérogène« En tant que chrétiens, nous avons un appel historique exprimé il y a plus de 2000 ans, pour servir la souffrance. Nous ne pouvons pas abandonner cet appel maintenant », rappellent les signataires. « Nous vivons dans un monde dangereux et affirmons le rôle crucial du gouvernement, pour nous protéger du mal et fixer les modalités d’admission des réfugiés, reconnaissent-ils. Cependant, la compassion et la sécurité peuvent coexister, comme elles l’ont fait depuis des décennies. »Quatre évangéliques blancs sur cinq ont voté pour le candidat républicain lors du scrutin présidentiel qui a vu sa victoire en octobre dernier. S’il est donc largement soutenu par cette tranche de la population, il n’y fait pas non plus l’unanimité. D’ailleurs, depuis la publication de ce courrier, transformé en pétition, des milliers de signatures sont venues s’y apposer.Déjà, lors de la campagne de Donald Trump, plusieurs figures évangéliques s’étaient élevées contre lui, principalement issues des communautés latinos et noires, qui représentent des millions de voix. Parmi les signataires de la lettre ouverte, on retrouve en toute logique beaucoup de représentants de ces minorités. Pour Corentin Sellin, historien spécialiste des États-Unis, il faut ainsi bien rappeler que le bloc évangélique « n’est pas homogène, composé à 40 % par des personnes issues des minorités, qui ont très largement voté Clinton ».À lire : Donald Trump en chasse sur les terres évangéliquesLa très grande majorité des évangéliques blancs continue donc de soutenir Donald Trump, qui a su conquérir cet électorat très courtisé en le rejoignant notamment sur la question centrale de l’avortement. Une enquête publiée par le Pew Research mi-février fait état de la profonde adhésion de son électorat quant à son action en ce début de mandat, avec un taux de satisfaction de près de 80 %.Très forte adhésion de l’électorat évangélique blancUne autre étude de cet institut de recherche de référence révèle que si la population américaine était dans sa totalité opposée à 59 % au « muslim ban », 76 % des évangéliques blancs se déclarent pour. Un chiffre cohérent avec le soutien massif que ses électeurs lui accordent, plus fort même que celui que les évangéliques donnaient à George W. Bush.Parmi les protestants issus des « Églises historiques », comme les méthodistes et les presbytériens, ils ne sont que 50 % à approuver l’interdiction de territoire aux personnes issues de sept pays majoritairement musulmans. Quant aux catholiques, ils sont contre à 62 %, soit un peu plus que la moyenne générale.Un petit groupe de leaders évangéliques soutient fermement Trump dans sa politique anti-migrants. C’est notamment le cas de Franklin Graham, fils du télévangéliste Bill Graham, fondateur de l’association humanitaire Samaritan’s Purse. Les conseillers évangéliques de Trump ont donné des justifications théologiques à cette volonté de réduire l’immigration, en estimant que la Bible commande d’accueillir, de vêtir et de nourrir l’étranger mais que ce commandement ne s’adresse qu’aux Églises et aux particuliers, et en aucun cas aux gouvernements.D’après Corentin Sellin, « les évangéliques blancs sont maintenant pour la plupart des conservateurs radicaux aux positions identitaires qui se trouvent avoir par ailleurs une foi évangélique ».À lire : Donald Trump triomphe chez les évangéliques blancs et remporte le vote catholique

Les Attestants à l'heure du premier bilan

20.02.17 – Le deuxième Forum des Attestants s’est déroulé le 28 janvier dernier à Paris. Compte rendu.

«Un moment de communion, de formation et d’échanges»: Alain Chapon, président de l’association, résume ainsi le deuxième Forum des Attestants. Celui-ci a rassemblé, le 28 janvier dernier à Paris, près de cent cinquante participants, un an après le congrès fondateur de l’association du même nom.

Une journée comprenant une assemblée générale avec l’élection de nouveaux membres au Conseil d’administration, un culte, des ateliers et des témoignages. De quoi mesurer le chemin parcouru, et confirmer que le mouvement répond à un vrai besoin dans l’Eglise protestante unie de France (EPUdF).

Fidélité ou modernité?
La décision du Synode de Sète, en 2015, d’autoriser les paroisses à bénir les couples de même sexe avait été l’événement déclencheur pour certains membres de l’EPUdF. Elle avait suscité une prise de conscience quant à l’autorité accordée à la Bible et même sa méconnaissance au sein de l’Union, qui avaient favorisé cette décision.

Le mouvement des Attestants avait alors été fondé pour aller au-delà de la simple opposition et devenir «force de proposition pour l’EPUdF, être acteur du réveil et du renouveau au sein de notre Eglise», selon son président.
Il regroupe actuellement 480 membres, dont une cinquantaine de pasteurs sur les 400 que compte l’EPUdF.

Remous autour d'une école de théologie

Le projet d’une formation théologique davantage axée sur la pratique que les traditionnelles études universitaires se dessine en Suisse romande. Initiée par des pasteurs proches de la mouvance évangélique, la Haute Ecole de théologie (HET-PRO) s’ouvrira l’automne prochain à Saint-Légier, où elle remplacera l’Institut biblique d’Emmaüs.

Elle proposera des cursus d’études avec à la clé des diplômes de bachelor et de master en théologie. Le corps professoral vient d’être désigné. «Les huit enseignants sont d’arrière-plans très différents, afin de garantir une diversité d’enseignement. Seuls deux enseignants de feu Emmaüs poursuivront à la HET-PRO», explique Jean Decorvet, recteur de cette nouvelle institution.

L’ouverture prochaine de la HET-PRO met cependant le landerneau protestant en émoi. Certains y voient une volonté de proposer une formation alternative à l’actuelle formation duale des pasteurs (un master en théologie, complété par deux ans de formation pratique au sein des Eglises). Le futur recteur Jean Decorvet se veut rassurant. «La HET-PRO n’a aucunement la prétention de se substituer aux Eglises sur ce qui est demandé aux pasteurs. Elle a plutôt le désir de proposer une formation en adéquation avec les besoins des communautés ecclésiales.»

Au sein du Conseil synodal de l’Église évangélique réformée vaudoise, on prend acte sans enthousiasme. «Les communautés évangéliques préfèrent lancer un nouveau projet plutôt que de travailler à la consolidation et à l’élargissement des formations existantes, relève son président Xavier Paillard. Un lieu de formation pour les futurs ministres évangéliques est une bonne chose, mais le manque de vocation reste le défi actuel et les Eglises romandes préfèrent consolider ce qui existe plutôt que de lancer un projet de plus.»

La nouvelle formation proposée par la HET-PRO permettra-t-elle aux diplômés de travailler comme pasteur? On n’en est pas encore là. Pour le moment, les critères d’accession au pastorat restent un master en théologie à la faculté de Lausanne ou de Genève puis le parcours de formation proposé par l’Office protestant de la formation. «Une reconnaissance d’équivalence n’est pas du ressort des Eglises. C’est une question académique», tranche Xavier Paillard. Du côté des facultés de théologie, on refuse de se prononcer à ce stade. «Comme la future HET n’existe pas encore, il est impossible d’en évaluer le niveau, la qualité scientifique et le projet intellectuel qu’elle soutient», argumentent Jean-Daniel Macchi et David Hamidovic, doyens des deux facultés romandes de théologie protestante.

Du côté des assemblées évangéliques, il n’existe pas à l’heure actuelle de recommandation quant à la formation des pasteurs. L’ouverture prochaine de la HET-PRO favorisera-t-elle l’adoption d’une base commune de formation? «Nous ne sommes pas en recherche d’uniformité!» assène Serge Carrel, responsable de la formation d’adultes de la Fédération romande des Eglises évangéliques. «La diversité des formations suivies par nos pasteurs est un gage pour rencontrer les diverses personnes qui fréquentent nos Eglises. La formation universitaire requise par les Eglises réformées romandes constitue souvent un moule qui empêche l’expression de la diversité des dons et des ministères, telle que le Nouveau Testament l’envisage.»

(24 heures)

(Créé: 19.02.2017, 13h06)

Les héritiers de la Réforme, bien dans leur temps

Olivier CASSIAU , Patricia LIONNET ,

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Publié il y a 1 heure

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Mise à jour 22:30

Dans le temple de Luneray, gros bourg à 20 kilomètres de Dieppe, des artisans posent de nouveaux pavés sur le sol. L’édifice, construit au début du XIXe siècle et classé monument historique, a été atteint par la mérule. L’implication et la générosité de la communauté ont permis de financer ces travaux. Rien d’étonnant : avec ses 2 300 habitants, Luneray reste la plus importante église protestante rurale de la région. Un tiers de la population est membre de l’église protestante unie qui regroupe depuis 2012 l’église réformée et l’église luthérienne. Un fief historique (c’est à Luneray qu’a été créée la première école biblique du dimanche connue, en 1804) et une communauté très active qui entend bien rester en prise avec le monde. Ici, comme dans la plupart des communautés, l’engagement constitue une affaire d’équipe. Andrew Rossiter, le pasteur depuis dix ans, est entouré d’une dizaine de prédicateurs laïcs, capables d’assurer le culte. « Dans l’église protestante, le pasteur n’est pas sacré », souligne celui qui officie aussi bien à Luneray qu’à Dieppe. Il aime par-dessus tout le contact. Sur le parking de l’école, au « troquet » où il prend chaque matin son café, lors de visites chez les fidèles, ou à la maison de retraite, « Je suis un peu un VRP de la foi », sourit le pasteur, directeur d’une association d’insertion dans une première vie. Il avoue même devoir parfois s’affranchir des dogmes, pour répondre à l’exigence d’une situation. En phase avec le conseil presbytéral de la paroisse. « Nous sommes loin d’un fonctionnement pyramidal », relève Robert Mallet, l’un des membres luneraysiens.

Des huit paroisses de la région, c’est dans les grandes villes, à Rouen et au Havre que la communauté reste la plus importante. Réputée austère, en réalité à la fois discrète, très impliquée dans la vie locale et très attachée à la laïcité. À son fonctionnement démocratique aussi.
À la différence de l’église catholique, ce sont des paroissiens élus qui siègent au conseil, nomment les pasteurs et veillent aux destinées de la paroisse, comme au projet d’église. Et à ses finances. « Chaque paroisse est autonome », assure André Piazza, le président du conseil presbytéral de Rouen où une salle paroissiale vient d’être construite. Les dons et les legs permettent à l’église de vivre. Chaque paroisse
finance directement son fonctionnement, et reste solidaire avec l’échelon régional et national. L’implication financière des paroissiens reste importante. « Chaque dimanche, au temple Saint-Eloi, en moyenne une centaine de personnes assistent au culte. Notre paroisse est aussi reconnue pour sa vocation solidaire. » Elle est notamment à l’origine de la Banque alimentaire en 1985 et continue la distribution de denrées à travers l’Entraide.

Une église ouverte donc ? C’est ce que cultive Marion Heyl, pasteure nommée en 2013 pour son premier poste au Havre au côté de son mari Emmanuel, également pasteur, dans l’imposant temple de la rue Anatole-France, bâti en 1857. « Notre paroisse attire aussi des étudiants, des habitants de passage installés ici quelques années. Elle est surtout traversée par des profils théologiques et des courants variés. C’est ce qui fait sa richesse », dit cette jeune Alsacienne, d’une mère protestante et d’un père catholique, passée par les cinq années du master de théologie, après Sciences Po et des emplois dans le privé. La curiosité, la recherche spirituelle expliquent sa « reconversion ». « C’est un peu à l’image de ce qui se passe chez nous. Notre porte est tout le temps ouverte. Même si les 500 ans de la Réforme peuvent avoir un côté piégeant avec l’aspect historique, nous sommes en questionnement permanent et profitons de cette dynamique anniversaire pour repenser l’Eglise du 21e », remarque Sébastien Lefebvre, vice-président du conseil presbytéral. Infirmier en psychiatrie, ce paroissien engagé, bercé par le protestantisme de ses parents, avoue apprécier participer à des débats à l’extérieur pour casser les idées préconcues et affirmer le poids de son Église dans la société « C’est le public qui demande ce dialogue dans la vie publique. Je reçois de plus en plus de personnes qui vont être en quête, sans avoir d’obligation du culte », estime Richard Taufer, 62 ans, pasteur de la paroisse de Lillebonne, d’origine allemande. Volker Kronert, son compatriote de Bolbec, marié à une Française, ajoute que « ces derniers temps, j’ai vu arriver des curieux déçus de l’église catholique ou évangélique, en recherche d’une identité. » À Luneray, quinze foyers ont rejoint cette année la communauté. Signe des temps : la pasteure de la paroisse du Havre-Montivilliers-Etretat a été invitée, récemment, par la CFDT à discuter autour de la laïcité dans le médico-social.
« Pas sûre que cela aurait été demandé il y a dix ans. »

De même, le mariage pour tous, objet de débats, a été admis par l’Église unie même si aucun n’a été encore célébré dans la région. À Luneray, les séances de lecture du livre de Ruth ont débouché sur une plus large réflexion sur l’accueil des migrants. À 20 km de Dieppe et du terminal trans-manche, cela peut, en effet, avoir un sens.

Le contexte

En 2017, les protestants
fêtent toute l’année les 500 ans de la Réforme.
En affichant, le 31 octobre 1517, ses 95 thèses contre les indulgences sur la porte de l’église du château de Wittenberg (Saxe), Martin Luther jette les bases d’une nouvelle religion chrétienne, le protestantisme.

Pour financer l’actuelle basilique Saint-Pierre, Léon X décide en effet de vendre les indulgences de l’église, permettant, contre de l’argent, d’absoudre ses pêchés et de passer moins de temps au purgatoire.

Depuis un an déjà, la paroisse du Havre célèbre ce jubilé avec en point d’orgue un colloque historique le samedi 10 juin sur les protestants et la ville avec une intervention d’Antoine Rufenacht, l’ancien maire du Havre.

La Normandie a accueilli la Réforme très tôt, et avec beaucoup de ferveur. Dès 1511, six ans avant que Luther affiche ses thèses, à Rouen des indices d’apparition « d’idées nouvelles » apparaissent, comme le rapporte Jean Gosselin, dans son Histoire du protestantisme avec la trace d’un prédicateur à Rouen. Très vite, le protestantisme se répand à Rouen, qui a sa première église en 1546 avec 15 à 20 % de la population convertie. En 1561, quatre pasteurs officient pour 10 000 membres. Un an plus tôt, l’église de Luneray est créée dans le pays de Caux. À Elbeuf, en 1559, le quart de la population est réformée. Si aucun témoignage n’a été laissé, Le Havre a dû connaître une forte communauté réformée avec les villes voisines d’Harfleur et de Montivilliers, où l’église date de 1555, époque où la Normandie compte près de 180 000 protestants. Certains historiens notent que la présence de réformés au Havre est surprenante dans la mesure où au XVIe siècle, les marins, bonne partie de la population, restent très ancrés dans la foi catholique. La présence de protestants s’explique par l’émergence de négociants et de commerçants, population séduite par la Réforme. En 1572, la Saint-Barthélémy fait 400 victimes à Rouen : beaucoup choisissent le chemin de l’exil. L’Édit de Nantes, en 1598, permet la liberté de culte. Un temple est construit à Grand-Quevilly et peut accueillir plus de 10 000 fidèles. La révocation de l’Édit, en 1685, replonge les protestants dans la clandestinité. Nombreux sont ceux aussi qui abjurent. Tous les temples de province sont détruits. L’exil reprend de plus belle et le départ de nombreux marchands, notamment vers l’Angleterre, déstabilise l’économie. Après l’Édit de tolérance en 1787, les communautés protestantes se réorganisent notamment au Havre, à Bolbec (le temple est construit en 1797), à Luneray et à Rouen où en 1801, le temple Saint-Eloi prend place dans une ancienne église. Au XIXe siècle, les protestants toujours présents à la ville et à la campagne jouent un rôle important dans le développement social et économique de la région. À Luneray par exemple, où les tensions entre orthodoxes et libéraux sont exacerbées, chez les agriculteurs, mais aussi et surtout chez les tisserands.

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La Tanzanie lance un projet d'eau pour réduire les conflits humain-faune (PAPIER GENERAL)

Par :  |  Mots clés : Tanzanie, conflits homme, faune
French.china.org.cn | Mis à jour le 19-02-2017

La Tanzanie a lancé un gigantesque projet d’eau visant à réduire la concurrence entre le bétail et la faune pour peu de sources d’eau disponibles sur le site de patrimoine mondial de l’UNESCO de l’Autorité de la zone de conservation de Ngorongoro (NCAA).

Freddy Manongi, conservateur en chef de la NCAA, a déclaré samedi que le projet, qui impliquera la construction de deux barrages majeurs en dehors de la plus grande caldeira intacte du monde, sera un grand soulagement pour la réserve et les habitants de la zone située à 169 km d’Arusha, capitale du safari au nord du pays.

“Cela nous donnera suffisamment de temps pour nous concentrer sur la conservation de la réserve, par rapport à la situation actuelle, où nous sommes accablés par le nombre croissant de bétail qui pénètrent dans le cratère de Ngorongoro en quête d’eau”, a fait savoir le responsable.

En conséquence du changement climatique, selon M. Manongi, l’eau a diminué dans le cratère. “Ainsi, l’introduction de bétail ajoute des inconvénients inutiles à la faune sauvage vivant dans la région.”

La NCAA a établi il y a 58 ans une zone à utilisation multiple, où la faune sauvage coexiste avec les pasteurs Maasai, qui pratiquent le pâturage traditionnel.

“Mais, le lancement du projet d’eau est l’une des mesures pour faire prospérer la destination touristique palpitante”, a indiqué M. Manongi, soulignant que le projet d’eau fournira de l’eau aux communautés vivant dans cette région et à l’extérieur.

Rashid Mfaume Taka, commissaire du district de Ngorongoro, a également décrit le projet d’eau comme une solution aux conflits humain-faune sur les ressources en eau.

“Nous avons appris que les gens qui vivent dans la NCAA sont des pasteurs ayant un grand nombre de têtes de bétail, qui sont en concurrence pour l’eau avec des animaux sauvages”, a noté le responsable.

M. Taka a noté que le lancement du projet fait suit des directives faites par le Premier ministre tanzanien Kasim Majaliwa en décembre dernier, lesquelles interdisent aux pasteurs d’amener le bétail dans le cratère de Ngorongoro pour le pâturage et l’eau.

Edward Maura est l’un des pasteurs vivant à Ngorongoro. Il a dit que “maintenant, nous sommes heureux pour le lancement du projet d’eau à l’extérieur de la zone de conservation”, qui est aussi le président du Conseil des pasteurs de Ngorongoro.

La NCAA est la principale destination touristique en Tanzanie, qui reçoit chaque année plus de 700.000 touristes. F

Quand les prêtres se forment au management

Repères

Deux ouvrages pour approfondir le thème de la conversion pastorale :

Manuel de survie pour les paroisses, par le Père James Mallon, Artège, 2016, 314 p., 19,90 €.

Paroisses, réveillez-vous ! Au défi de la nouvelle évangélisation, par Mgr Dominique Rey, Éd. de l’Emmanuel, 2012, 278 p., 18 €.

Ils officient dans diverses régions de France, sont de tous âges et de toutes sensibilités, membres de communautés religieuses ou prêtres diocésains. S’ils ont choisi de consacrer dix jours de leur année à se former avec des coachs professionnels, c’est pour participer à l’accomplissement de la promesse de Dieu à son peuple : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur : ils vous conduiront avec savoir et intelligence » (Jr 3, 15). C’est aussi parce qu’ils croient que face à la désertion de leurs clochers, leur ministère ne doit pas consister à « gérer la faillite de l’Église », mais bien plutôt à œuvrer pour sa croissance. « Nous pensons que même des paroisses à moitié mortes peuvent revivre, dans la mesure où chacun de ses membres devient disciple et missionnaire du Christ », lance Olivier Pelleau, fondateur de Talenthéo, pour décrire ce qui l’anime. Lieu béni pour se mettre à l’écoute du cœur de Jésus, les locaux attenants à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre accueillent pour la troisième fois les quatre-vingts prêtres qui suivent l’édition 2016-2017 du parcours parisien.

Répartie en quatre sessions de deux jours et un week-end avec les membres de leurs équipes pastorales respectives, cette formation unique en son genre accompagne les prêtres dans l’aspect de leur ministère le plus méconnu : le munus regendi, ou « fonction de gouvernement » pastoral. « Contrairement aux fonctions de sanctification et d’enseignement des fidèles, celle de gouvernement est peu approfondie dans les séminaires, parce que les séminaristes n’y sont pas encore confrontés, explique Olivier. Elle peut cependant être développée dans le cadre de la formation continue, une fois qu’ils sont en responsabilité. » Pour le Père Tanneguy Viellard, jeune vicaire de la paroisse d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le parcours est en effet « tombé à pic, après deux ou trois ans de vie paroissiale », alors qu’il commençait à « se rendre compte des difficultés et des enjeux » propres à sa mission de pasteur. Confrontés à des situations pastorales très diverses – certains de ces prêtres sont envoyés par leur évêque mais la plupart viennent de leur plein gré –, c’est le souci missionnaire qui les motive et les réunit. Un élan qu’ils peinent parfois à traduire concrètement dans leur paroisse, ou laissent enfoui sous la multitude des soucis matériels ou relationnels.

Vivre une « conversion pastorale »

Face à ces difficultés, « Des pasteurs selon mon cœur » invite les participants à vivre une véritable « conversion pastorale ». Ce terme, emprunté au document d’Aparecida – publié à l’issue de la Conférence générale de l’épiscopat d’Amérique latine en 2007 –, et utilisé par le pape François dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium, recouvre toute une série de conversions à opérer au sein des communautés paroissiales. « Il s’agit par exemple de passer d’une logique de juxtaposition d’activités, à la mise en place d’un processus de conversion et de maturation pour toute la communauté et pour chacun de ses membres », expliquent les organisateurs.

Ainsi, à Châlons-en-Champagne, le Père Thierry de Marsac, qui a suivi le parcours il y a deux ans et demi, propose désormais aux couples qui préparent le baptême de leur enfant de suivre dans un second temps un parcours Alpha, pour découvrir la foi chrétienne dans une atmosphère fraternelle. Et cela porte ses fruits : « Je pense à Bruno et Valentine qui, grâce à ce parcours, cheminent désormais vers la préparation au sacrement du mariage, témoigne-t-il. Ensuite, nous pourrons leur proposer de recevoir le sacrement de la confirmation, puis de faire partie d’une fraternité paroissiale. » De cette façon, la paroisse passe peu à peu d’un simple lieu de « consommation » des sacrements à un contexte porteur pour la croissance des personnes. « Lorsque des gens frappent à la porte de l’église pour un baptême ou une préparation au mariage, c’est vrai que l’on est parfois irresponsable de leur donner trop peu de nourriture spirituelle », regrette le Père Guy Rougerie, vicaire général du diocèse d’Angoulême, qui participe au parcours avec enthousiasme.

Mais pour qu’un tel processus puisse se mettre en place, impossible pour le prêtre de ne compter que sur lui-même. Les formateurs les invitent alors à susciter, nourrir et responsabiliser autour d’eux des laïcs sur qui ils pourront s’appuyer pour annoncer le Christ dans les différents services de la paroisse. Une collaboration renouvelée entre clercs et laïcs dont les prêtres font déjà l’expérience en se laissant enseigner par eux durant le parcours. « Maintenant que vous me le dites, c’est vrai qu’il y a une sorte de paradoxe de voir des curés et des vicaires généraux qui ont l’habitude d’être leaders se mettre à l’écoute des laïcs », lance le Père Thomas Magimel, recteur de la cathédrale de Périgueux. « Cependant, cela se fait très naturellement, puisqu’ils sont compétents et que tout se passe dans une ambiance très fraternelle. » « C’était même très réconfortant et cela nous a tous mis dans une grande action de grâce », se souvient le Père Tanneguy Viellard, qui a suivi le parcours en 2015-2016. « Pour moi, cela correspond bien à l’esprit de Vatican II, qui encourage les laïcs à mettre leurs compétences propres au service de l’Église. »

Une grande fraternité sacerdotale

Au cours de chaque rencontre, des enseignements sont donc délivrés par les formateurs laïcs, tous bénévoles. Puis sont proposés des temps d’appropriation en équipes : les participants réfléchissent aux implications pratiques des interventions et se prêtent à différents jeux de rôles. Des séances de « codéveloppement » leur permettent également de s’entraider sur un point précis de leur ministère, au sein d’un groupe de six à huit prêtres accompagnés de l’un des coachs. C’est là, particulièrement, qu’ils font l’expérience d’une grande fraternité sacerdotale, abondamment citée comme le premier fruit de la formation : « Ouvrir son cœur avec authenticité, puis se mettre à l’écoute pour proposer son soutien, est souvent pour eux un véritable encouragement », assure Olivier. 

À chaque session, des temps de détente mais aussi de prière les uns pour les autres permettent d’approfondir ces liens entre des prêtres d’origines géographique et ecclésiale très diverses. « Nous manquons d’occasions pour nous rencontrer entre prêtres et pour réfléchir ensemble », assure le Père Thomas Magimel. « Bien sûr, on connaît tous le risque de la “réunionite”, mais les rencontres où l’on prend le temps d’analyser, de chercher des outils positifs de réflexion et de progression pour nos paroisses, sont très rares… »

Pour le président de Talenthéo, qui accompagne de nombreux prêtres depuis une dizaine d’années, « il y a souvent chez eux une forme de pudeur qui les empêche de partager leurs expériences pastorales avec leurs confrères. C’est comme une règle tacite : chacun fait ce qu’il peut et l’on n’interfère pas dans les choix des uns et des autres ». Dans ce contexte, la méthode du codéveloppement fait largement ses preuves : « Ce n’est pas toujours très agréable au premier abord, car on peut se faire bousculer dans nos habitudes », témoigne le Père Laurent Bonhomme, vicaire général du diocèse de Montauban, qui a suivi le parcours il y a deux ans. « Mais puisque c’est toujours fait avec une grande délicatesse de la part de chacun, cela nous oblige à nous remettre en question et nous fait beaucoup avancer. » Se remettre en question, ces prêtres savent bien le faire. C’est même ce qui frappe et édifie le plus.

Appeler les laïcs à servir : oui, mais comment ?

Après la messe et l’incontournable café matinal, tous les participants écoutent attentivement l’intervention de Nicolas Mathieu, qui ouvre la seconde journée de la session. « Appeler quelqu’un à servir l’Église est le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire. Mais cela ne se fait pas de n’importe quelle façon », lance-t-il en écho au thème du jour : « Susciter et former d’autres leaders autour de soi ». « Ne raisonnez pas à sa place. Interrogez-le sur ses désirs, puis tentez de déterminer ensemble à quelle place il sera source de croissance pour la communauté et assure-ra aussi sa propre maturation spirituelle », explique-t-il, anecdotes à l’appui. « Pour réfléchir en termes de désir de la personne, il faut pouvoir développer une relation personnelle avec elle, comme l’a fait le Christ en déjeunant, parlant, marchant avec ses disciples. » Toujours bienveillant, il poursuit : « Plusieurs éléments peuvent freiner l’engagement des laïcs dans l’Église : le flou initial de la mission, le manque d’organisation connu dans la paroisse, la peur de donner le petit doigt puis le bras tout entier. »

Pour faire passer son message, le coach n’hésite pas à utiliser l’humour et à décrire habilement quelques situations ubuesques que l’on rencontre parfois dans l’Église : le bénévole à qui l’on demande d’animer un groupe de caté sans même savoir s’il en a les compétences et la formation, ou celui qui s’accroche au même poste dans l’Église depuis trente ans comme à son bien le plus précieux. Son discours semble rejoindre directement l’expérience de ces prêtres : ils prennent des notes, opinent du chef, puis échangent entre eux à bâtons rompus.

« Je veux saluer ici l’humilité et la disposition au changement du clergé français », tient à souligner Florence de Leyritz, fondatrice des parcours Alpha, qui se réjouit des fruits de ces sessions. « C’est moins facile dans d’autres pays », assure-t-elle, forte d’une longue expérience d’évangélisation à travers le monde. Lors du Synode sur la nouvelle évangélisation initié par Benoît XVI en 2012, elle et son époux Marc faisaient même partie de la liste très restreinte des laïcs invités.

« Rechercher une croissance harmonieuse »

Boostés par la formation, « beaucoup osent se lancer dans l’évangélisation directe et découvrent comment leur architecture paroissiale peut être tournée vers l’extérieur, tout en nourrissant ses membres fidèles », continue-t-elle. Si certains participants poursuivent la collaboration avec un coach à l’issue des huit jours, les organisateurs réfléchissent désormais à la façon de mieux accompagner les prêtres dans la traduction concrète de la formation. Dans un premier temps, le week-end organisé avec leurs équipes pastorales permet déjà d’investir les proches collaborateurs du curé dans l’élaboration d’une vision à long terme et dans les réflexions sur les moyens à mettre en œuvre pour la conversion pastorale. Une restitution à toute la paroisse est parfois réalisée par les participants.

« Ce parcours n’a pas fait de nous des managers ou des politiciens, conclut le Père Bonhomme. Il nous  aide à être d’authentiques pasteurs, qui impulsent un esprit missionnaire et permettent à leurs paroissiens de donner le meilleur d’eux-mêmes, de façon intelligente et sous le regard de Dieu. » Il poursuit : « Parmi les nombreux éléments que je retiens comme vicaire général, il y a la conscience qu’un corps qui ne  grandit pas est un corps malade. Nous devons alors rechercher une croissance harmonieuse, qui ne soit pas simplement en termes de chiffres mais aussi de façon qualitative. » Pour son diocèse du Tarn-et-Garonne, comme dans d’autres, « Des pasteurs selon mon cœur » a même été l’inspiration principale des dernières orientations diocésaines, travaillées par tous les acteurs pastoraux début 2016.

Fort de ce succès, le parcours a déjà été étendu aux évêques, et sera bientôt proposé aux abbés et abbesses : souvent élus à vie dans une fonction de gouvernement, ils sont déjà une quinzaine à être intéressés par le projet.

Des sessions pour les évêques

Du 6 au 9 février, quatorze évêques ont suivi le parcours « Des pasteurs selon mon cœur » à Viviers (Ardèche). Issus pour la plupart de la province de Lyon – ce sont eux qui ont fait appel aux associations organisatrices –, ils ont cependant été rejoints par d’autres évêques, de Strasbourg, de Bordeaux ou encore de Dax. Quelques mois plus tôt, un parcours similaire, adapté aux enjeux de l’épiscopat, avait déjà réuni dix-huit évêques. Durant ces trois jours, ils se sont penchés sur la conversion pastorale à l’échelle d’un diocèse. Leur prochaine session sera axée sur l’attitude paternelle de l’évêque envers ses prêtres et l’art de tenir la juste proximité avec eux dans le suivi pastoral. D’autres évêques, qui n’ont pas toujours assisté auparavant au parcours, ont par ailleurs fait appel aux organisateurs pour des sessions diocésaines dédiées à leur presbyterium, comme fin janvier pour le diocèse de Luçon ou début février à Orléans et en Auvergne.

Un foisonnement d’initiatives qui s’étend au-delà des frontières de la France : quelques évêques étrangers s’y intéressent de près, et des parcours devraient naître bientôt en Belgique et en Suisse. Enfin, il y a quelques semaines, les organisateurs du parcours ont même animé une session en anglais pour les supérieurs des congrégations missionnaires d’Asie, à Hong Kong.

B. P.

De plus en plus de pasteurs milliardaires

Le Nigeria compte de plus en plus de pasteurs milliardaires. David Oyedepo fondateur de de l’Eglise « Le Monde de la foi vivante », arrive en tête avec une fortune estimée à environ 150 millions de dollar. Il est suivi de Chris Oyakhilome, pasteur de l’Eglise Ambassade du Christ qui pèse à peu près 50 millions de dollars. Des pasteurs télé-évangélistes figure également sur la liste de ces milliardaires. Tenitope Baalogoun Joshua, Fondateur de la Church of All nations. Il compte environ 500’00 abonnés à sa chaîne Youtube et plus de 2 millions de followers sur Facebook sans oublier Chris Okotie, le Pasteur de Household of God Church International Ministries, à Lagos.

De sources concordantes d’autres pasteurs d’origine nigériane détient des fortunes énormes un peut partout dans le monde. En l’occurrence, on cite les États Unis, La Grande Bretagne et le Canada.

Uche Okagbare

Nigéria: Le pays compte cinq pasteurs millionnaires

Selon une enquête effectuée par cotedivoire.news, certains pasteurs africains ne se démarquent pas seulement par leur dévotion à Dieu mais également par leur fortune. Un article paru sur ce site le 12 février liste même les cinq pasteurs les plus riches du continent africain, tous des Nigérians.

Avec 150 millions de dollars, le fondateur de l’Eglise «Le Monde de la foi vivante» se retrouve largement en tête du classement. En plus d’être ministre de l’Evangile, David Oyedepo (photo) est également architecte. La fortune de Chris Oyakhilome, pasteur de l’Eglise Ambassade du Christ est pour sa part estimée à 50 millions de dollars.

Parmi ces pasteurs millionnaires, on retrouve également deux télé-évangélistes. Fondateur de la Church of All nations, Tenitope Baalogoun Joshua compte environ 500’00 abonnés à sa chaîne Youtube et plus de 2 millions de followers sur Facebook. Pasteur de Household of God Church International Ministries, à Lagos, Chris Okotie est aussi un télé-évangéliste très suivi au Nigéria. Le seul de ces pasteurs millionnaires n’officiant pas sur le continent africain est Matthew Ashimolowo. Bien que né au Nigéria, il est à la tête de la Kingsway International Christian Center à Londres, une des Eglises les plus fréquentées d’Europe. Il est également l’auteur d’une cinquantaine de livres sur la foi chrétienne.

La rédaction d’Evangéliques.info – 13 février 2017 12:21

USA : 100 pasteurs et leaders évangéliques dénoncent le décret de Trump sur l'immigration

Le 27 janvier dernier, Donald Trump signait un décret suspendant l’admission aux États-Unis des ressortissants de 7 pays du Moyen-Orient, pour une durée de 3 mois. Le décret spécifiait aussi qu’une préférence serait accordée aux minorités religieuses persécutées, dont les chrétiens.

Cette annonce, jugée discriminatoire, avait immédiatement suscité une vague de protestation dans le pays et dans le monde entier. Le 3 février, un juge fédéral de Seattle, dans l’Etat de Washington, avait émis une injonction temporaire bloquant l’application du décret. Le recours en appel de l’administration Trump avait ensuite été rejeté par la cour d’appel de San Francisco. Le cabinet présidentiel prévoit toutefois de mener à son terme le projet de décret.

Parallèlement aux multiples réactions politiques, certains responsables religieux parmi les chrétiens d’Orient avaient émis des réserves quant à l’idée même de “préférence” accordée aux chrétiens.

«Toute politique d’accueil qui discrimine les persécutés et les souffrants sur base religieuse finit par nuire aux chrétiens d’Orient… Il est un piège… Nous ne voulons pas de privilèges.»

Plus de 700 leaders religieux, éducateurs, intellectuels, entrepreneurs ou défenseurs des droits et des libertés de toutes les religions, avaient envoyé une lettre ouverte à Donald Trump le pressant d’agir pour la défense des libertés religieuses dans le monde. Selon eux, les pays ayant une politique d’inclusion de toutes les religions sont “moins soumis à la violence” et “moins susceptibles d’exporter le terrorisme ».

Mercredi 8 février, dans un geste très inhabituel, une centaine de dirigeants évangéliques conservateurs ont publié une lettre destinée au Président Trump et au vice-président Pence, sur le Washington Post. Par ce courrier, ils entendent dénoncer le décret interdisant temporairement l’entrée dans le pays des réfugiés de certains pays.

“En tant que pasteurs et leaders chrétiens, nous sommes profondément concernés par la récente annonce de moratoire sur l’accueil de réfugiés… Notre fardeau pour celui qui est oppressé ou qui souffre prend racine dans l’appel de Jésus ‘d’aimer notre prochain comme nous-même’… En tant que chrétiens, nous avons un appel historique exprimé il y a plus de 2000 ans, pour servir la souffrance. Nous ne pouvons pas abandonner cet appel maintenant. Nous vivons dans un monde dangereux et affirmons le rôle crucial du gouvernement, pour nous protéger du mal et fixer les modalités d’admission des réfugiés. Cependant, la compassion et la sécurité peuvent coexister, comme elles l’ont fait depuis des décennies»

Parmi les signataires de cette lettre, on retrouve les noms de ministères évangéliques des grandes églises ou d’institutions des 50 états, tels que Tim et Kathy Keller, Ed Stetzer, Daniel Akin et l’auteur Max Lucado. Pour Scott Arbeiter, le président de l’organisation World Relief à l’origine de l’initiative :

“Il n’est pas nouveau pour l’église d’utiliser sa voix au nom de ceux qui n’en ont pas. Cela fait partie de notre appel historique et de notre identité. Et pendant près de quatre décennies, World Relief a aidé des milliers d’églises et des dizaines de milliers de bénévoles à répondre à cette appel par l’accueil des réfugiés. Cette lettre est la preuve que l’Église ne renoncera pas à sa vocation.”

Depuis la publication, environ 5000 personnes ont déjà ajouté leur nom à la lettre ouverte, transformée en pétition sur World Relief.

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Les 5 pasteurs africains les plus riches, tous de nationalité nigériane

On en parle très peu mais les pasteurs africains se distinguent aussi par leur étonnante richesse, en plus de leur dévotion à Dieu. Zoom sur le classement des 5 hommes de Dieu les plus riches du continent qui, nous mettons un point d’honneur à le préciser, nous viennent tous du Nigéria.

Ce n’est pas de sitôt que nous verrons des pasteurs figurer dans le classement des africains les plus riches, quand bien même certains d’entre eux auraient une fortune estimée à des dizaines de millions de dollars. Ces hommes de Dieu qui prêchent régulièrement la parole du Seigneur dans les églises amassent en effet une petite fortune dans leur métier. Notre rédaction a enquêté sur le cercle très fermé de ces richissimes pasteurs africains, plus précisément sur les 5 plus grosses fortunes. On serait peut-être tenté de parler du classement des cinq hommes de Dieu nigérians les plus riches car il s’agit d’un podium 100% nigérian.

5ème Chris Okotie – 10 millions de dollars

La cinquième place du podium est occupée par Chris Okotie, qui en pasteur dans une église, est télévangéliste très suivi au Nigéria. Né le 16 juin 1958 dans l’Etat du Delta, cet homme de Dieu est aussi écrivain, sans oublier qu’il est aussi engagé dans la vie politique de son pays. Chris Okotie est depuis 1987 le pasteur de l’église « Household of God Church International Ministries » qui se trouve à Lagos la capitale nigériane. Sa fortune serait actuellement estimée autour de 10 millions de dollars, un véritable pactole pour un homme de Dieu.

4ème Matthew Ashimolowo – 10 millions de dollars

A 65 ans, Matthew Ashimolowo fait lui aussi partie des hommes de Dieu les plus riches du continent africain. Il est à la tête de Kingsway International Christian Centre, une église située à Londres en Angleterre. Son église est l’une des plus fréquentées en Europe puisqu’elle accueille environ 12.000 fidèles pour chaque messe du dimanche. Matthew Ashimolowo a déja mis sur le marché plus d’une cinquantaine de livres basées sur la foi chrétienne, sans doute l’une des raisons pour lesquelles il se retrouve dans notre classement avec une fortune évaluée à 10 millions de dollars.

3ème Temitope Balogun Joshua – 15 millions de dollars

Le prophète Temitope Balogun Joshua est aussi un télévangéliste en plus d’être pasteur de la « Synagogue Church Of All Nations » dont il est le fondateur. Très suivi sur les réseaux sociaux, le prophète TB Joshua est actuellement suivi par plus de 2,6 millions de personnes sur Facebook et compte aussi environ 500.000 abonnés à sa chaîne Youtube. L’homme de Dieu a aussi mis en place sa propre chaîne de télévision chrétienne baptisée « Emmanuel TV ». A en croire certaines sources, sa fortune serait estimée à 15 millions de dollars environ.

2ème Chris Oyakhilome – 50 millions de dollars

Né le 7 décembre 1953 à Edo dans le sud-ouest du Nigéria, le pasteur Chris Oyakhilome avait essuyé la colère de plusieurs chrétiens l’année dernière en raison de sa position pas très religieuse sur la question de la masturbation. L’homme de Dieu avait clairement fait comprendre l’an dernier que l’acte de se masturber ne comportait aucun pêché, une position qui a valu au pasteur de l’Eglise « Ambassade du Christ » de se retrouver sous le feu de projecteurs. La fortune de l’homme qui a créé une grosse polémique en avril dernier est actuellement estimée à 50 millions de dollars, une immense fortune certes, mais pas assez pour faire de lui le pasteur africain le plus riche.

1er David Oyedepo – 150 millions de dollars

La première place du classement des 5 pasteurs les plus riches d’Afrique revient sans surprise à David Oyedepo, fondateur de l’Eglise « Le Monde de la foi vivante ». En plus d’être pasteur, David Oyedepo est aussi architecte dans la vie. Selon certaines voix, le nigérian serait même l’homme de Dieu le plus riche du monde grâce à sa mirobolante fortune évaluée à 150 millions de dollars.

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USA : Des pasteurs évangéliques lancent une pétition en faveur des réfugiés

Temps de lecture : 3 minutes

Des leaders évangéliques ont lancé une pétition sous forme de lettre à Donald Trump pour supporter les réfugiés.

La politique anti-immigration du président américain ne convient pas à tous les chrétiens du pays. Ainsi certains s’organisent pour faire entendre leur voix.

L’Observateur Chrétien vous propose une traduction de la lettre qui sera adressée au gouvernement des États-Unis :

« Cher président Trump et vice-président Pence,

En tant que pasteurs et leaders chrétiens, nous sommes profondément préoccupés par le moratoire récemment annoncé sur la situation des réfugiés. Notre préoccupation pour les opprimés et les souffrants est enracinée dans l’appel de Jésus à ‘aimer notre prochain comme nous nous aimons’. Dans l’histoire du Bon Samaritain (Luc 10: 25-37), Jésus montre clairement que notre ‘prochain’ comprend l’étranger et toute personne fuyant la persécution et la violence, indépendamment de leur foi ou de leur pays.

En tant que chrétiens, nous avons un appel historique de plus de deux mille ans pour servir ceux qui souffrent. Nous ne pouvons pas abandonner cet appel maintenant. Nous vivons dans un monde dangereux et nous affirmons le rôle crucial que joue le gouvernement pour nous protéger du mal et pour définir les conditions d’admission des réfugiés. Cependant, la compassion et la sécurité peuvent coexister, comme c’est le cas depuis des décennies. Pour les persécutés et les souffrants, chaque jour importe ; Chaque retard est une atteinte à l’espoir.

Depuis le lancement de votre programme, des milliers d’églises locales dans tout le pays ont joué un rôle dans l’accueil des réfugiés issus de tous les milieux religieux. Les ministères s’occupant des réfugiés nouvellement arrivés sont prêts et désirent recevoir des milliers de personnes supplémentaires, ce que ne permet actuellement pas le nouvel ordre exécutif.

En tant que leaders, nous nous félicitons de la préoccupation exprimée pour les minorités religieuses, y compris les chrétiens persécutés. Les disciples du Christ font face à des persécutions horribles et même à des génocides dans certaines parties du monde. Alors que nous sommes impatients d’accueillir les chrétiens persécutés, nous accueillons aussi les musulmans vulnérables, les gens d’autres religions, et même les athées. Cette ordonnance réduit considérablement le nombre total de réfugiés autorisés cette année, privant ainsi les familles d’espoir et d’avenir. Et cela pourrait bien leur coûter la vie.

En tant que chrétiens, nous nous engageons à prier pour nos élus. Notre prière est que Dieu accorde au Président Trump et à tous nos dirigeants la sagesse divine puisqu’ils dirigent l’orientation de notre nation. Nous prions également pour les personnes vulnérables dont les décisions ont un impact direct. »

Pour ceux qui auraient la même conviction que ces pasteurs, la pétition est disponible à l’adresse https://welcomerefugees-worldrelief.nationbuilder.com.

Un officier musulman rêve de Jésus et libère deux pasteurs

Temps de lecture : 3 minutes

L’association chrétienne Bibles for Mideast rapporte que deux de leurs pasteurs qui étaient emprisonnés ont été libérés miraculeusement suite à l’intervention de Jésus Christ.

Les deux hommes anciennement musulmans avaient été arrêtés fin janvier alors qu’ils priaient et enseignaient la Parole de Dieu à des chrétiens, dans le but de les préparer au baptême.

Si Bibles for Mideast ne dévoile pas le pays concerné pour des raisons de sécurité, on sait cependant que cela s’est déroulé dans un pays du Moyen-Orient dirigé par la charia (loi islamique).

Les deux pasteurs ont été condamnés pour blasphème puis retenus prisonniers.

Persécutés durant leur captivité, ils ont imploré le Seigneur d’intervenir.

« Nous avons demandé à notre Seigneur : ‘Où es-tu ? Pourquoi ne viens-tu pas nous sauver’ ? Nous priions : ‘Si nous avons péché et commis des iniquités, pardonne-nous, purifie-nous par ton sang précieux et sauve-nous de cette situation’. Et nous répétions sans cesse : ‘LE SANG DE JÉSUS EST NOTRE VICTOIRE’ ! Nous imaginions les souffrances qu’avait endurées notre Seigneur et cela nous a apporté du réconfort et la paix », témoigne l’un d’entre eux.

Au troisième jour de leur détention, un haut officier est venu dans leur cellule, leur a offert un bon repas puis leur a demandé plus tard de prier pour lui.

L’officier expliqua qu’il avait rêvé de Jésus-Christ la semaine précédente. Il avait vu le Seigneur Jésus assis sur un trône ; des millions d’anges obéissaient à ses ordres et Jésus levait ses mains percées d’où le sang s’écoulait. Les deux jours suivants, il avait fait le même songe. Le troisième jour, il fit un autre rêve ans lequel Jésus lui avait dit : « Mes enfants sont torturés dans ta prison. Prends en soin, ils sont la prunelle de mes yeux ».

Les trois jours suivant, l’officier continua de rendre visite aux prisonniers chrétiens, priant et lisant la Bible avec eux pour finalement accepter le Seigneur Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel.

Après sa conversion, il demanda pardon aux pasteurs puis plaida leur cause devant le tribunal jusqu’à ce qu’ils soient libérés.

« Notre Seigneur a dit : ‘Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.’ [Jean 16 :33] », peut-on lire dans le rapport de l’association chrétienne qui se conclut par « Notre Seigneur Jésus Christ est digne d’être adoré. Toute la gloire et l’honneur lui reviennent à jamais ! Amen ! Alléluia ».

Rendons gloire au Seigneur pour sa puissance et la délivrance ; il n’a pas changé depuis qu’il a libéré Paul et Silas ! Prions pour les chrétiens persécutés dans les pays musulmans à cause de leur foi.

Une vie au chevet des âmes et des hommes

A son auditoire qui viendra l’écouter évoquer son combat contre la faim, demain soir, Marc Subilia parlerat-il d’Albert Camus? Ce n’est pas impossible tant l’œuvre du théoricien de l’absurde, de la révolte et de la quête de sens, l’a profondément marqué. Le retraité la mentionne en effet très rapidement lorsqu’il entreprend de raconter sa vie. Une existence riche qui l’aura vu tour à tour, médecin, se pencher sur les corps puis, pasteur, se pencher sur les âmes, et enfin responsable d’une association qui lutte contre la faim dans le monde, Des calories pour la vie. «Au début des années 1970, La Peste était mon livre de chevet», se souvient Marc Subilia assis dans son salon des hauts de Montreux, décoré de touches aussi bleues que ses yeux.

A cette époque, ce petit dernier d’une fratrie lausannoise de quatre, père professeur de français et mère au foyer – «maman cent professions», sourit-il –, n’a pas choisi la voie toute tracée dans sa famille, où plusieurs ont embrassé la religion. Encouragé par ses lectures de Camus, Marc Subilia entame donc sa révolte, qui prend la forme de combat contre les maux: il fera médecine. «A l’heure du choix, je n’envisageais pas la théologie. Il y avait déjà plusieurs pasteurs dans la famille, j’ai préféré lutter contre la souffrance en devenant médecin. Et je trouvais très intéressant d’apprendre à se connaître, de voir comment on est fait et comment ça fonctionne», poursuit l’ancien interniste du CHUV, chez qui la quête de sens est déjà très prononcée.

Un sentiment puissant qui le poussera d’ailleurs à quitter la Suisse à la recherche de nouveaux horizons. En pleines seventies, on rêve découvertes et grands espaces. L’heure est aux voyages initiatiques. Chez Marc Subilia ce sera un road trip Lausanne – Katmandou. Le tout au volant d’un minibus acheté avec deux copains, eux aussi diplômés de médecine. Entre «gens très accueillants», «communication non verbale» et «belles rencontres», l’aventure de dix mois est passionnante. Mais pour un jeune Lausannois de 25 ans, elle ne va pas sans traumatismes. «On ne sort pas tout à fait indemne, après avoir déambulé dans Calcutta, avoir eu à repousser des personnes qui s’accrochent à vos pieds pour obtenir quelque chose.»

De retour en Suisse, en poste au CHUV, le médecin se retrouve très vite confronté au caractère machinal de la vie, là où l’absurde, chez Camus, puise sa source. «J’avais l’impression qu’il fallait faire de plus en plus la même chose et le faire toujours plus vite», se remémore l’ancien médecin, chez qui cette monotonie ainsi que les interrogations sur le sens de la vie de patients croisés en service de psychologie médicale ont fait ressurgir «des questions existentielles que je pensais enfouies sous le tapis». Et qui tournent autour de Dieu et du sens de la vie.

Toujours en quête de sens, Marc Subilia abandonne la médecine et entreprend des études de théologie, en 1981. Année déterminante qui marque également son mariage avec Ruth. Sa famille ne cache pas sa surprise face à sa réorientation professionnelle, mais le médecin devenu étudiant en théologie s’accroche. Il est consacré pasteur en 1988. «Ces deux métiers ne sont pas si différents, c’est la perspective qui diverge.» Suivra une période au Québec où, aumônier en clinique psychiatrique, il réalise la parfaite synthèse entre ses deux carrières. «Sachant que j’avais été médecin, de nombreuses personnes me disaient que je pourrais les comprendre. Cette confiance a été une clé.»

Le pasteur Subilia passera ensuite dix ans dans la paroisse de Bellevaux et onze années dans la paroisse de Renens, avant la retraite, en 2011. Mais après une vie passée au chevet des corps et des âmes, pas évident de raccrocher. Marc Subilia décide de s’attaquer au mal de la faim dans le monde. Il lance l’association Des Calories pour la Vie qui propose de sauter un repas par semaine et d’en offrir la contre-valeur à une œuvre luttant contre la faim. Le scandale de la faim n’est pas inéluctable. Il en parlera demain soir. Et peut-être évoquera-t-il aussi Albert Camus. (24 heures)

(Créé: 07.02.2017, 15h36)

Religion/Culte de ''port de robe'' à l'Église évangélique du Gabon (EEG) : ''Eternel, mets tes paroles …

Puisée dans le livre du prophète Jérémie (1 :4-10), la prédication a placé le nouveau berger dans la perspective d’un ministère pastoral qui requiert de lui de nombreux engagements.

L’ÉVÈNEMENT avait la solennité d’une grande fête. Pour son ”culte de port de robe”, le nouveau révérend pasteur Christian Angoué-Memioghe, son église et son entourage, n’ont pas lésiné sur les moyens. Une dizaine de pasteurs dont le président de cette congrégation, le révérend Jean-Jacques Ndong Ekouaghe, ont assisté à cette cérémonie qui a eu pour cadre la paroisse du foyer protestant de Neuf-Etages. Pour avoir la ferveur chrétienne des grands jours, une dizaine de chorales l’ont animé de bout en bout, lui donnant ainsi un relief particulier.

Dans le système presbytérien synodal qui est celui de l’EEG, les pasteurs proposés sont ordonnés en tenue de ville (costume). Mais le port de la soutane se fait à l’occasion d’une cérémonie solennelle durant laquelle le nouveau ministre de la parole porte, pour la première fois, son insigne vestimentaire. Et cette journée lui est consacrée.

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Soudan: Un humanitaire chrétien et deux pasteurs condamnés à la prison

Le 29 janvier, un juge soudanais a condamné l’humanitaire tchèque Petr Jasek à la perpétuité et à une amende de 16 000 dollars américains. Les charges évoquées par la justice soudanaise sont nombreuses : espionnage, travail pour une Organisation non gouvernementale (ONG) sans autorisation soudanaise, diffamation contre l’Etat, incitation à la violence, entrée illégale au Soudan et photographie de zones militaires.

Deux pasteurs africains, arrêtés comme Petr Jasek en décembre 2015, ont été condamnés pour complicité d’espionnage, incitation à la haine et diffamation. Leur peine se porte à 12 ans de prison.

A Prague, le Ministre des affaires étrangères a réagi en affirmant que Petr Jasek n’avait pour but que d’aider les chrétiens soudanais. Un délégué ministériel sera envoyé pour négocier une possible libération avec le gouvernement soudanais. Le ministre lui-même s’est dit prêt à se déplacer si besoin.

D’après le site Morningstarnews.org, l’avocat des trois chrétiens a annoncé faire appel du jugement. Les arrestations avaient eu lieu après que les condamnés aient aidé un ami gravement blessé lors d’une manifestation étudiante.

Le même site d’information note que les persécutions envers les chrétiens ne vont que crescendo depuis la cession du Soudan du Sud en 2011.

La Rédaction d’Evangéliques.info – 02 février 2017 08:28

Devant le drame des migrants, refuser le silence

Face au drame des migrants, à quoi bon crier dans le désert ?, demande la pasteure Anne-Sophie Hahn.

Vendredi 27 janvier, à l’appel de l’association « La Vie Nouvelle », des voix se sont élevées face au drame des migrants qui meurent en Méditerranée. Plusieurs personnalités ont partagé leur prise de position : responsables religieux, théologiens et universitaires (Marion Muller-Colard, François-Xavier Cuche), acteurs de la vie politique et civile (Nicolas Hulot, Roland Ries, Geneviève Jacques, Georges Federmann), artistes, ont souhaité s’associer à cette initiative. Des comédiens ont prêté leur voix, ce soir-là, pour faire retentir tous ces cris. Angela Merkel elle-même a adressé un mot de soutien.

Sur leur blog (lecridestrasbourg.blogspot.fr), l’événement était annoncé comme suit : « Le drame des migrants, morts et abandonnés en Méditerranée, pourrait être la situation la plus inhumaine de notre siècle, la barbarie du XXIe siècle ! Et pourtant, le silence est assourdissant… Nous souhaiterions que, depuis Strasbourg, capitale de l’Europe démocratique, des appels fusent, des voix clament ce drame, crient le refus du silence. » Pour reprendre la veine évangélique, que des voix crient dans le désert, en somme…

Une telle initiative pourrait sembler dérisoire, et futile, face à l’insoutenable réalité. Car que sont quelques mots, dits, écrits, face aux dizaines de milliers de désespérés qui se noient sur les rives de notre continent dans l’indifférence générale ?

À quoi peut bien servir de crier dans le désert ?

Citoyens et prophètes

D’autres l’ont fait, il y a bien longtemps, sans se poser la question de l’utilité de leur cri. C’était quelque chose de bien plus grand qu’eux. Ils ne pouvaient pas ne pas crier. Ils avaient une parole à dire, à faire entendre.

Aujourd’hui, des citoyens se font prophètes, et ressentent cette même nécessité de ne plus se taire.

Dans les évangiles, « crier dans le désert » ne signifie pas nécessairement hurler sans que personne n’entende. Le désert, c’est aussi celui du silence, de l’indifférence.

Face à ces murs symboliques, mais aussi face à tous les murs bien réels qui s’élèvent entre les humains, il faut bien que des voix s’élèvent. Il faut bien que les « puissants » entendent les voix des « misérables ».

Car sinon, l’humanité prend le risque de s’accoutumer à l’horreur et à la violence. Et que dirons-nous, un jour, aux générations qui s’interrogeront et, peut-être, nous interpelleront sur cette tragédie faite de guerre, de fuite désespérée, d’appels au secours, de noyades, de portes fermées, d’asile refusé ?

Face aux discours qui parlent de danger et de menace, de sécurité et de protection, de préférence nationale et de suspicion des étrangers, il est nécessaire que des voix s’élèvent pour crier « humanité » et « accueil ».

Si autrefois, la parole des prophètes s’adressait aux exilés, aujourd’hui le cri prophétique s’adresse aux dirigeants et à tous les citoyens de nos pays occidentaux.

Pour interpeller, sans relâche. Jusqu’à ce que des barrières et des murs tombent, enfin.

Mais ce n’est pas là sa seule fonction et sa seule utilité. Le cri prophétique permet aussi de rassembler en une communauté visible et solidaire toutes celles et tous ceux qui s’y rallient, et qui croyaient être seuls à s’indigner. Et, ce faisant, il est aussi source d’espérance.

Nous sommes démunis, mais nous ne sommes pas seuls. Et nous ne sommes pas si peu nombreux que nous le craignons. Il est bon de nous en souvenir, ou de le réaliser. Il est bon de sentir la chaleur humaine, la solidarité, la fraternité derrière ce cri.

Alors oui, que des voix s’élèvent. Qu’elles soient bientôt rejointes par de nombreuses autres voix, pour faire retentir le cri assourdissant de l’humanité qui refuse de se séparer d’une partie d’elle-même.

Bien plus qu’utile, c’est un cri nécessaire, vital.

Donald Trump: Des pasteurs évangéliques critiquent le décret empêchant certaines nationalités d …

Des pasteurs baptistes ont critiqué le décret signé le 27 janvier par Donald Trump. Ce décret présidentiel interdit provisoirement l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays jugés dangereux du monde musulman, rapporte le site Baptist Press. Le 30 janvier, Russell Moore, président de la Commission Ethique et liberté de la Convention baptiste du Sud, a écrit au président pour lui demander de veiller à tenir compte aussi bien de la compassion que des impératifs de sécurité.

Le pasteur Moore, critique de longue date de Donald Trump, a exprimé son « inquiétude quant aux conséquences du décret présidentiel.» Russell Moore redoute des tensions diplomatiques potentielles «avec le monde musulman, mettant en danger les missionnaires Baptistes du Sud servant dans ces pays, et les empêchant de servir les réfugiés et d’autres personnes dans le besoin en leur apportant une aide humanitaire et l’amour de l’Evangile.»

Le pasteur Mokhles Hanna, de l’Eglise baptiste arabe de Dallas, a relayé la tristesse de ses membres. Le décret présidentiel a empêché les retrouvailles familiales pour certains. «Je comprends ce que le président Trump essaie de faire,» a confié celui qui a lui-même fui la persécution religieuse en Egypte en 2006. «Mais je préférerais que l’administration traite les dossiers au cas par cas.»

Lors de sa campagne, Donald Trump avait promis de «stopper totalement l’immigration des musulmans jusqu’à ce que nos représentants comprennent ce qui est en train de se passer.»

La rédaction d’evangeliques.info/ Baptist Press – 31 janvier 2017 09:38