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Pasteurs Protestants

Pasteur ProtestantLes protestants ne connaissent pas de clergé, au sens de personnes que leur fonction séparerait radicalement des fidèles. Chaque protestant se considère comme engagé dans le sacerdoce universel. Martin Luther a développé radicalement ce principe très tôt en affirmant : « le baptême seul fait le chrétien. Tous nous sommes prêtres, sacrificateurs et rois. Tous nous avons les mêmes droits […]. L’État ecclésiastique ne doit être dans la chrétienté qu’une sainte fonction. Aussi longtemps qu’un prêtre est dans sa charge, il paît l’Église. Le jour où il est démis de ses fonctions, il n’est plus qu’un paysan. » (Manifeste à la nation allemande, 1520)

De ce fait, le pasteur, dont le tire officiel est « ministre du saint Évangile », ne saurait être comparé chez les protestants à un prêtre. Pasteur est finalement un nom d’usage, le mot propre est ministre, étymologiquement : serviteur. Le mot latin ministerium « fonction de serviteur [minister], service, fonction » a aussi donné le mot « métier ». Le pasteur est simplement quelqu’un dont le métier est le service du culte (prédication et sacrements) ainsi que la direction et l’accompagnement d’une Église sur un territoire donné. Ce terme étant à l’origine synonyme de berger, il peut en réalité désigner toute personne chargée de conduire spirituellement une communauté religieuse, et est donc utilisé aussi par les catholiques, à propos du prêtre, ainsi que de l’évêque notamment.

« Le pasteur de demain sera peut-être, en vertu de sa formation théologique, celui qui est, auprès de ses frères, le témoin de la Parole, celui qui y renvoie et cherche avec eux la voie de la fidélité au Seigneur. Cela ne signifie aucunement que tout fidèle devrait s’en remettre à lui du soin de fonder ses attitudes et ses options dans la foi. Cela signifie seulement que la lecture de la Bible n’est pas seulement naïve et qu’on ne saurait se passer de l’aide d’un technicien qui est, en même temps, homme de foi et soucieux de la vie de la communauté. Le pasteur servira ses frères en restant à sa place de serviteur de la Parole. Il ne prétendra pas savoir mieux qu’eux ce qu’ils ont à faire, mais seulement les reconduire sans cesse à la Parole1. »

Grande-Bretagne: Des évangéliques se mobilisent contre l'exploitation sexuelle des mineures

Des évangéliques regroupés sous l’appellation «Street pastors» tirent la sonnette d’alarme dans le Daily Mirror du 27 août. Ils dénoncent le scandale de l’exploitation sexuelle des mineures à Telford. Ces dernières années, une centaine d’adolescentes ont été manipulées par des bandes de prédateurs sexuels d’origine pakistanaise dans cette ville.

Les «pasteurs de rue» proviennent des Eglises évangéliques de la ville. Depuis cinq ans, ces patrouilles de nuit écoutent et assistent les jeunes sortant de boîtes de nuit.

Elles ont notamment empêché des victimes de suivre des prédateurs qui leur offraient de la drogue dans leur voiture. Les «Street pastors» ont également effectué de nombreux signalements à la police.

Leur coordinateur, le pasteur baptiste Keith Osmund-Smith, a confié au Mirror qu’il n’était pas sûr que leurs dépositions aient été suffisamment prises en compte par la police: «Au début, nos rapports parvenaient à plusieurs officiers haut gradés. Je n’étais jamais sûr que les informations que nous remontions aboutissaient à des actions sérieuses.»

Des crimes du même genre avaient abouti en 2012 à la condamnation de sept personnes. Malgré ce procès, la police n’a que récemment amélioré sa procédure pour traiter les signalements. Telford compte 155 000 habitants et le taux de crimes sexuels contre les enfants est le plus élevé du Royaume-Uni.

L’affaire rappelle celle de Rotherham, révélée en 2014. 1400 mineures avaient été victimes de viols et de prostitution forcée dans cette ville entre 1997 et 2013. Certains fonctionnaires avaient réussi à entraver le fonctionnement de la police. Ils craignaient les accusations de racisme. Les coupables étaient là aussi issus de la communauté pakistanaise.

La rédaction d’evangéliques.info / Daily Mirror – 29 août 2016 15:36

Pape François : la Miséricorde doit être au cœur de toute action pastorale

(RV) Le monde fragmenté d’aujourd’hui a besoin de pasteurs qui sachent se montrer miséricordieux, car cela transforme les cœurs des hommes et renforce des parcours d’espérance. «Montrer miséricorde», cela devrait être le propulseur de toute action pastorale et missionnaire.C’est l’idée que développe le Pape François dans un message vidéo adressé aux évêques, prêtres, religieux et laïcs qui participent à Bogota en Colombie à un congrès jubilaire organisé du 27 au 30 aout 2016, dans le cadre de l’Année de la miséricorde, par le Conseil épiscopal latino-américain, le Celam et la commission pontificale pour l’Amérique latine, en collaboration avec les évêques américains et du Canada.Blandine Hugonnet revient pour nous sur le message vidéo du Pape qui s’appuie sur les propos de l’apôtre Paul à Timothée : «le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience».

FJKM : Irako Andriamahazosoa, nouveau président

C’est officiel, le pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa est élu président de l’église FJKM à l’issue du 18è synode de la FJKM qui s’est achevé mercredi dernier à Antsirabe.

Le nouveau chef de l’église protestante devient ainsi un des chefs de file du Conseil oecuménique des églises chrétiennes. Le pasteur Ammi Andriamahazosoa, diplômé d’un master en théologie, a dirigé, avant sa nomination, l’église FJKM Androndra. De son côté, le pasteur sortant Lala Rasendrahasina, était également candidat à sa propre succession mais n’a pas obtenu la majorité des voix.

A part le président, le bureau de la FJKM est également composé de deux vice-présidents, en l’occurrence les pasteurs Jean-Louis Zarazaka et Georges Henri Randriamamonjisoa , d’un trésorier : Olivier Randrianarivelo, ancien député à Antsirabe,  et de deux conseillers : pasteurs Jacques Andriamampianina et  Benjamin Rakotomandimby. L’élection du secrétaire général se tiendra au mois d’octobre prochain. Ces nouveaux membres auront ainsi un mandat de quatre ans.

Le 18è synode de la FJKM s’est ainsi achevé mercredi dernier après les élections qui se sont déroulées jusqu’au petit matin.

Tahina Navalona

Des théologiens à l'école

Les visites de pasteurs et curés dans les classes vaudoises sont remplacées à la rentrée par la présence d’un théologien de référence dans les établissements scolaires. Jean-Baptiste Lipp, pasteur et coordinateur du projet pour l’Eglise réformée vaudoise, parle du projet en élaboration

Fin d’une époque, la traditionnelle visite du pasteur dans les classes vaudoises n’est plus. Dès cet automne, chacun des 90 établissements scolaires vaudois se verra attribuer un théologien de référence, une personne ressource pour les enseignants du cours d’éthique et cultures religieuses qui avait remplacé, il y a trois ans déjà, le cours d’histoire biblique dispensé aux élèves du canton. La forme change et pour le coup le fond aussi. « Il y a un travail théologique à faire en répondant aux questions des enseignants relatives au cours d’éthique et cultures religieuses. Il y a aussi un travail pastoral qui peut être proposé lors d’un décès ou d’une crise existentielle rencontrés dans une classe », explique Jean-Baptiste Lipp, pasteur à Belmont-Lutry et coordinateur du projet pour l’Eglise réformée vaudoise. A la double casquette s’ajoute un changement de posture. « Le ministre ne s’invite plus dans les classes. Il est à disposition et peut être invité à l’initiative du corps enseignant. » Un signal positif est envoyé en direction des milieux scolaires qui voyaient parfois ces visites d’un mauvais œil, car assimilées à une vérification du travail, mais aussi aux parents qui pouvaient craindre le prosélytisme. « Les ministres se retirent au profit d’un cours obligatoire délivré sans soupçon, qui vise à réguler une interconnaissance des religions et entre les élèves, en phase avec la société d’aujourd’hui », commente le pasteur favorable à cette proposition faite par les Eglises réformée et catholique au Canton. Cette nouvelle décision permet donc la mise à disposition de personnes ressources par les Eglises reconnues comme institutions de droit public dans l’école obligatoire. Le principe de subsidiarité est conservé. On trouvera donc dans les établissements vaudois des théologiens réformés ou catholiques qui s’exprimeront au nom des deux Eglises, missions communes obligent. Jean-Baptiste Lipp imagine volontiers que, malgré cette rupture, ce seront dans les écoles en partie les mêmes pasteurs – théologiens par définition – qui seront chargés des visites. De leur côté, les enseignants gardent la responsabilité du cours donné aux élèves, en s’appuyant sur le matériel créé par les Editions Agora, fournisseur officiel de la discipline. Malgré nos demandes, Serge Martin, directeur adjoint de l’Ecole obligatoire du Canton de Vaud, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade sur ces questions. 

// Marie Destraz

Un cours adapté à la réalité vaudoise

Un cours adapté à la réalité vaudoise Les écoles vaudoises misent sur l’interreligieux depuis trois ans avec le cours d’éthique et cultures religieuses

Le cours d’éthique et cultures religieuses est au programme des élèves vaudois de primaire et secondaire depuis la rentrée 2013, remplaçant le cours facultatif d’histoire biblique. L’objectif est d’offrir aux élèves une connaissance des différentes cultures religieuses et de leur permettre de se placer dans le contexte interreligieux actuel. La tradition judéo-chrétienne reste la base de l’enseignement, mais l’accent est mis sur la connaissance des autres religions. De l’apprentissage des religions, les élèves passent à des réflexions sur des valeurs humanistes, traité de façon neutre sous un angle historique. 

// M.D.

Vous êtes tous les bienvenus à la Maison

La Journée d’Eglise a lieu le 3 septembre à la Maison des Cèdres à Lausanne, suivie du culte de consécration et d’agrégation à la cathédrale. Découvrez les nouveaux ministres et le programme de la fête

Dix, c’est le nombre de nouveaux ministres qui font leur entrée dans l’Eglise réformée vaudoise. Les six pasteurs et quatre diacres seront consacrés et agrégés lors du traditionnel culte à la cathédrale de Lausanne, le samedi 3 septembre à 17 h. Pour faire connaissance avec ces hommes et ces femmes, nous leur avons posé quatre questions.

Comment priez-vous ?
« Debout, assis, dedans, dehors », liste le jeune pasteur de 30 ans Renaud Rindlisbacher. Dans un rire, Anne-Christine Golay, pasteur de 43 ans, avoue même prier dans son bain. « Je prie en même temps que le soleil se lève, pour m’élancer ensuite dans la journée. » Matinale elle aussi, Pascale Boismorand, diacre de 53 ans, ne pose pas les pieds à terre avant sa prière, le café peut attendre.

Qu’est-ce que Jésus change dans votre vie ?
« Il a tout changé ! Ma perception de la valeur de ma vie et de celle des autres », lâche la diacre de 51 ans Pierrette Fardel. « Jésus a accueilli pleinement son humanité. Cela m’aide à accueillir à mon tour la mienne », explique Nicolas Merminod, pasteur de 28 ans. Pour Samuel Gabrieli, pasteur de 33 ans, Jésus « est un ami, un compagnon de route, une espérance, mon sauveur, ma lumière, mon guide ». « Il est le grain de sable et le grain de sel, celui qui vient déranger et qui permet à un système de s’ouvrir, de laisser de l’espace. Et là où il y a de l’espace, il y a autant d’humain que de divin », raconte avec espièglerie le pasteur de 30 ans. Etienne Guilloud. Pour Catherine Novet-Cottier, diacre de 53 ans, « Jésus est là depuis toujours. Il reste pour moi un modèle à suivre. »

Quand le découragement pourrait prendre le dessus, comment gardez-vous courage ?
« Vas-y, avance en eau profonde›, cette phrase de Jésus à Simon Pierre avant la pêche m’aide à continuer ma route », image Pascale Boismorand. « Je repense à la croix. La vie de Jésus n’est pas absolument glorieuse avec un ‹happy end›. Il va jusqu’au fond de la souffrance. Cela me fait réfléchir. Alors je me remets devant Dieu pour continuer avec lui », explique Nicolas Merminod. « J’ai la possibilité de dire mon découragement, car je peux vivre sans masque avec Jésus », décrit le diacre de 57 ans, François Rossier. Quant à Annie Gerber, pasteur de 32 ans, « je le vis quand il me tombe dessus, car il fait partie de la nature humaine. Et je me reconnecte à moi-même et à la nature. »

Comment témoignez-vous de votre foi dans votre vie quotidienne ?
« Ma foi, je la vis, je n’aime pas la prêcher. Et ça prend tout mon temps ! » sourit François Rossier. « Ca serait plutôt aux autres de répondre, pour voir s’ils perçoivent mon témoignage », répond Annie Gerber, pour qui « le sourire, la proximité, la rencontre, l’accueil, aller de l’avant dans ce qui est porteur de vie et croire qu’il y a toujours du lumineux en chacun » en sont l’expression. « J’essaie de ne pas toujours céder à ce qui est de l’ordre de l’habitude et de la tradition, à ce qui ne laisse pas la place à l’humain comme il est », conclut Etienne Guilloud. 

// Marie Destraz

Etats-Unis: Très peu de pasteurs évangéliques sont sollicités pour officier des mariages gays

11% des pasteurs protestants (réformés et évangéliques confondus) ont été sollicités pour célébrer des mariages gays depuis l’introduction du mariage gay à l’échelle nationale.

Selon le sondage réalisé par LifeWay Research auprès de mille pasteurs, les pasteurs presbytériens et les réformés sont les plus sollicités (26%). A l’opposé, les pasteurs baptistes n’ont été qu’un pour-cent à avoir fait l’objet d’une demande.

Dans les faits, les couples gays s’adressent surtout à des pasteurs qu’ils connaissent et qui soutiennent leur mode de vie de couple.

100’000 mariages gays ont été conclus depuis la libéralisation du mariage gay par la Cour Suprême, le 26 juin 2015.

La rédaction d’Evangeliques.info/BP – 22 août 2016 10:38

Colombie : un pasteur étreint un assassin

 

Depuis plusieurs années, les chrétiens colombiens font face à des défis de taille marqués par des souffrances et des joies. Un pasteur se souvient de la conversion impensable du plus effrayant criminel de sa ville.

300-Radio16-sem33-ColombieMoment historique à la Havane, le 23 juin dernier. Le président colombien Juan Manuel Santos et le chef des FARC, Timoléon Jiménez, se sont serré la main après avoir signé un accord de cessez-le-feu. Cet accord aura-t-il des conséquences positives pour les chrétiens ? Une chose est sûre : ils se sentent toujours menacés.

Des défis de taille

Et pour cause, durant plusieurs années les chrétiens ont payé un lourd tribut, exposés à la violence des groupes armés qui ont assassiné des pasteurs, détruit des églises, rançonné des communautés, enlevé des responsables et enrôlé de force des enfants pour en faire des soldats. Mais quelle que soit l’évolution du cessez-le-feu, beaucoup de chrétiens ont appris à placer leur confiance en Dieu durant ces dernières années.

«Il s’est mis à genoux et a demandé pardon (..) »

Prenons le cas du pasteur Ventura. Comment oublier la conversion du plus effrayant criminel de la ville ? Ce soldat, nommé Cortilla, avait l’intention de le tuer. Lorsqu’il est entré dans l’Eglise, le pasteur s’est mis à genoux pour prier. Finalement, cet homme a quitté l’Eglise car il ne trouvait plus son arme. Puis il est revenu quelque temps plus tard mais il n’était plus le même. Il s’est mis à genoux et a demandé pardon au pasteur Ventura en pleurant. Cette demande de pardon était un véritable défi. Le pasteur avait du mal à oublier le visage des personnes que ce soldat avait tuées ou violées, mais il a pardonné. Il a choisi de le prendre dans ses bras et de lui manifester de l’amour. C’est ainsi que le plus effrayant criminel de cette ville est devenu chrétien.

CAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d__Elat scellé :: CAMEROON

CAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d?Elat scell? :: CAMEROONCAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d’Elat scellé :: CAMEROON Deux factions dissidentes du consistoire Ntem s’affrontent.

Il n’y aura pas culte au mythique temple Epc (église presbytérienne camerounaise) d’Elat ce dimanche, 14 août 2016. Hier, jeudi, 11 août 2016, le temple a été scellé par Marcel Victor Mendel Nguangué, préfet du département de la Mvila. En dehors du temple, les bureaux du synode et du consistoire ont également été scellés. D’après le docteur Mbita, modérateur des paroisses, Olem Hermon et Ngaoundéré Philadelphie, du called meeting, une faction du consistoire Ntem, « le préfet du département de la Mvila n’a fait qu’exécuter une décision de justice, notamment l’arrêt de la cour d’appel du Sud du 22 juillet 2016 portant cas Didier Zé Angon qui traîne toute l’Epc en justice.

Requête déclarée non fondée et condamné aux dépens ». Le docteur Mbita rappelle que le pasteur Didier Zé Angon, modérateur de la paroisse d’Elat, « a porté plainte parce qu’il refuse l’application des décisions de la 59è assemblée générale sur le syndement du consistoire Ntem et la nouvelle affectation des pasteurs ».

Hier matin, jeudi, 11 août 2016, « le bureau de l’assemblée générale est arrivée, accompagné d’un huissier de justice pour prendre possession du temple. Le pasteur Didier Zé Angon a fermé l’église et a emporté les clefs. D’où les scellés », témoigne le docteur Mbita qui se réjouit par ailleurs, « qu’aujourd’hui, le bureau de l’assemblée générale conduit par son modérateur, le révérend pasteur Jean-Jacques Bioh a appliqué la décision de la 59è assemblée générale de l’Epc, syndant le consistoire Ntem en trois consistoires à savoir : Ntem, Endam et Mvangan Jérusalem ».

Discorde

Pour sa part, le révérend Didier Zé Angon, modérateur de la paroisse d’Elat se dit « surpris par la décision du préfet, parce qu’il n’y’a eu aucune altercation, aucun mouvement d’humeur, aucun affrontement ». Le modérateur de la paroisse d’Elat s’étonne par ailleurs, « comment les gens demandent la paroisse d’Elat et demandent en même temps sa fermeture ? ».

Deux camps s’affrontent donc pour le contrôle du « consistoire Ntem ».A l’origine, un problème d’interprétation des textes de l’église. Samedi, 30 janvier 2016 à Sangmélima, s’est tenu le premier conseil général du synode Municam, instance de décision supérieure au consistoire. Parallèlement à la tenue de ces travaux, se tenait le même jour, le « called meeting Ntem » d’une faction du consistoire Ntem à la paroisse d’Emmaüs, sur convocation de son modérateur Daniel Ndongo.

A l’issue des travaux du called meeting, des décisions sont prises, notamment celles portant affectations des pasteurs dans les paroisses. De l’autre côté, l’instance supérieur qu’est le synode, désapprouve l’attitude dissidente du consistoire Ntem en ces termes, « le conseil général du synode désavoue tous les travaux de ce called meeting, les déclare nuls et sans effet sur les affectations et le scindement du consistoire Ntem. Actes qui sont de nature à créer le désordre dans l’église et dans la société ».

Un message qui a visiblement du mal à passer chez la faction dissidente du consistoire, puisque 24 heures plus tard, c’est-à-dire dimanche, 31 janvier 2016, elle a poursuivi le bras de fer avec la hiérarchie de l’église qu’est le synode en faisant irruption dans les temples pour installer ses pasteurs. Autre point de discorde, le principe de scindement du consistoire Ntem conformément à la configuration d’avant 1967.

Conflit pasteurs-agriculteurs : l'arbitrage du gouvernement béninois

Par Olivier Ribouis 12 Aoû 2016 à 11:39 143

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Devenue saisonnière au Bénin, la guerre des éleveurs et des agriculteurs a été une préoccupation du gouvernement béninois selon le point de presse du ministre d’Etat Pascal Irené Koupaki. Après l’ultime conflit meurtrier entre les pasteurs et les agriculteurs à Karimama et Malanville dans le nord du pays, le gouvernement béninois a décidé de veiller à la limitation des champs d’activités de chaque camp.

Le conseil des ministres de ce jeudi a selon le ministre d’Etat béninois, a instruit « le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche à faire procéder à la délimitation de la zone de pâturage de cinq kilomètres de largeur et à sensibiliser les agriculteurs et les éleveurs sur le respect strict des différentes aires convenues ». Le conseil a aussi demandé au « ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale à l’effet de mettre en place les unités administratives locales ». Ces décisions ont été prises après une  visite de travail de Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique dans les communes de Karimama et de Malanville où il le conflit a fait des morts récemment.

A ce sujet, a indiqué Koupaki, « le conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation à faire engager la poursuite des auteurs, co-auteurs et complices des dégâts enregistrés ».

 Les conflits entre éleveurs et agriculteurs ne s’enregistrent pas que dans le septentrion. Dans le centre et une partie du pays, ces conflits font également des dégâts.

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Vietnam: Une pétition demande la libération de plus de cent pasteurs emprisonnés

Une pétition en ligne a été lancée sur Citizengo afin de demander au gouvernement vietnamien de garantir la liberté religieuse, comme le décrète la Constitution, ainsi que de libérer la centaine de pasteurs emprisonnés.

Plus de 52’500 personnes ont déjà paraphé cette pétition, qui vise à atteindre les 100’000 signatures.

Selon la pétition, qui s’appuie sur des chiffres de Christian Aid, plus de cents pasteurs sont incarcérés au Vietnam pour avoir prêché l’Evangile et refusé de signer un document leur demandant de fusionner leurs Eglises, ainsi que de ne pas dépasser les 500 fidèles.

Sous couvert d’anonymat, un responsable du gouvernement aurait confié à Christian Aid la volonté du gouvernement de fusionner les Eglises pour limiter leur croissance et mieux les contrôler.

La pétition est adressé au président Trân Dai Quang ainsi qu’au Premier Ministre Nguyen Xuan Phuc.

La rédaction d’Evangeliques.info – 12 août 2016 10:37

«Comme employeur, l'Eglise est en apprentissage»

La récente grève de la faim de Daniel Fatzer a placé sur le devant de la scène le débat sur les conditions de vie des pasteurs. Pourtant, la Ministérielle, l’association professionnelle des pasteurs et diacres, est restée discrète. Son secrétaire, Alain Martin, commente l’épisode.

Pourquoi a-t-on peu entendu la Ministérielle?

Nous avons estimé qu’intervenir publiquement n’apportait rien et ne permettait pas de calmer le jeu.

Les conditions de travail des pasteurs vaudois se sont-elles autant péjorées que ce que l’on a pu entendre?

Les conditions de travail des ministres ont pas mal évolué. La place du pasteur de paroisse dans la communauté civile n’est plus une évidence. En outre, jusque dans les années 80, l’Eglise portait les ministères, mais maintenant c’est le contraire, ce sont les ministères qui portent l’Eglise. Les pasteurs ne sont plus de simples agents régulateurs du religieux, ils sont appelés à exercer des compétences éthiques, spirituelles, liturgiques, rituelles, etc.

La crise est davantage liée à la place du ministre dans la société qu’aux changements internes de l’institution?

C’est multifactoriel. La place du pasteur dans la société joue un rôle important, mais il y a aussi le changement institutionnel. Jusqu’en 2006, c’était l’Etat qui était employeur. Maintenant, c’est l’Eglise. Ce changement s’est fait sans modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines. Bien sûr, il y a eu la création d’un Office des ressources humaines (ORH), mais il faisait suite au «pasteur des pasteurs» à l’époque centré sur l’accompagnement spirituel. Bref, sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement, c’est désormais l’ORH qui devient le garant – en fait le responsable – des mouvements de postes. Et cette centralisation, à mon avis, n’a pas encore été clairement analysée et digérée.

Vous insistez sur les changements de poste. Est-ce une grosse source de conflits?

Si j’en crois les cas où je suis amené à accompagner des collègues, la principale difficulté apparaît quand on essaie de mettre la bonne personne au bon endroit. Cela demande un temps énorme. Et actuellement à l’EERV, la gestion ordinaire des ressources humaines ne laisse pas ce temps. Le Conseil synodal le reconnaît, mais il complète l’office avec des compétences administratives et non pas avec des personnes chargées du discernement des charismes. Pour moi, il ne faudrait pas un responsable, mais deux ou trois. Je crois aussi que l’Eglise est en apprentissage dans son rôle d’employeur. Et inévitablement, il y a des moments où l’on essaie et où l’on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait la bonne solution. Encore faut-il admettre que l’on puisse faire des erreurs, et pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’on a un Conseil synodal qui admet facilement s’être trompé.

ll y a des points sur lesquels il fait fausse route, selon vous?

Pour moi, actuellement, il y a une grosse difficulté – qui heureusement va être palliée par la création d’une commission de traitement des litiges, décidée par le Synode –, c’est que, lorsqu’il y a une situation RH tendue dans laquelle le Conseil synodal comme employeur doit intervenir, il ne le fait que sur la base du compte-rendu d’une ou deux personnes de l’ORH. Et l’Exécutif ne rencontre pas le collègue en question quand il prend sa décision. J’estime que c’est vraiment problématique car le risque d’arbitraire est plus élevé. Je suis donc heureux que désormais il y ait cette commission de traitement des litiges, qui va pouvoir enquêter, poser un autre regard et pondérer.

Mais les pasteurs ne sont-ils pas un peu des enfants gâtés?

Non je ne crois pas! Bien sûr, nous avons une convention collective et des conditions de travail qui, sans être très favorables aux personnes employées, posent un certain nombre de protections. Ce cadre est largement inspiré du Règlement du personnel de l’Etat de Vaud, c’est de là que l’on vient. On a cinq ou six situations de conflits ces derniers temps. On pourrait se dire que c’est peu sur 250, mais cela représente quand même 2-3%. Et puis il y a des situations où j’accompagne des collègues qui se sentent peu entendus ou maltraités par l’ORH: sur les deux dernières années, il y en a eu une vingtaine. Cela fait 10% de collègues qui sont en difficulté. Alors est-ce qu’on profite d’une situation trop facile? Je ne crois pas! L’Eglise n’est pas une entreprise comme une autre. Elle est porteuse d’un message, de réconciliation mais aussi d’interpellation sur le sens de la vie, sur les valeurs, sur une certaine éthique. Si, dans notre Eglise, on n’a pas les capacités de gérer nos différentes personnalités, c’est qu’il y a un problème. (24 heures)

(Créé: 08.08.2016, 21h07)

Saint-Quentin : le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche quitte sa paroisse

Le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche a quitté la paroisse de l’église protestante unie de France, de Saint-Quentin pour celle de Grenoble. L’occasion de revenir sur ses huit années passées au côté des fidèles.

Il y a huit ans, vous officiez pour la première fois à Saint-Quentin, quel souvenir en gardez-vous ?

« Je suis architecte de formation, c’était mon tout premier poste ici. Dès les premiers jours, ça s’est très bien passé. J’ai été très heureuse de partager ma foi avec les 200 paroissiens de l’église protestante. Je les ai accompagnés pendant huit ans, j’ai partagé leur doute, leur questionnement, leurs tourments. Ce fut une très belle expérience. »

Parmi tout ce que vous avez vécu, quels ont été les moments forts ?

« Évidemment il y en a eu beaucoup. Il y a eu la reconnaissance de mon ministère. Lorsque je suis arrivée je n’étais pas encore titulaire, et au terme de deux ans de mise à l’épreuve j’ai été intégrée officiellement dans mes fonctions de pasteur. Il y a eu un culte célébré en présence du président de la région (équivalent de l’évêque), énormément de paroissiens étaient venus y assister. Et puis, évidemment, il y a eu mon mariage il y a deux ans. Je me suis mariée dans ma propre église, c’est un très beau souvenir. »

Vous avez célébré votre premier mariage homosexuel juste avant votre départ. Quel souvenir en gardez-vous ?

« Oui c’est marquant d’unir un couple du même sexe. Mais je ne dis pas que j’ai célébré un mariage gay, j’ai béni un couple de personnes qui s’aiment. »

Y a-t-il des choses de la vie paroissiales qui vont vous manquer dans votre nouvelle paroisse à Grenoble ?

« Avant toute chose, c’est très différent à Grenoble. Nous sommes plusieurs pasteurs à officier dans la même paroisse, alors qu’à Saint-Quentin j’étais toute seule. J’ai eu énormément de joie à occuper ce poste, seule, à Saint-Quentin. Cela nous permet d’avoir une relation privilégiée avec les paroissiens. »

Un conseil pour votre successeur ?

« Écouter et voir ! Et surtout rendre grâce. C’est important de donner et de partager dans un contexte où les gens sont de plus en plus craintifs. »

L'EERV encore en apprentissage dans son rôle d'employeur?

Une structure de l’Eglise qui a changé fondamentalement, “sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution”. C’est ainsi qu’Alain Martin, secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), explique notamment la crise qui a secoué dernièrement l’institution.

Dans une interview accordée le 5 août 2016 à l’agence de presse protestante romande Protestinfo, Alain Martin admet que les conditions de travail des pasteurs ont pas mal évolué. Ils ne sont plus de simples agents régulateurs du religieux, mais sont appelés à exercer des compétences éthiques, spirituelles, liturgiques, rituelles, etc.

Une centralisation encore mal digérée

Pour le responsable protestant, la récente crise est due à une combinaison multifactorielle. Si la place du pasteur dans la société joue un rôle important, c’est également le cas du changement institutionnel. Depuis 2006, en effet, l’Eglise a remplacé l’Etat en tant qu’employeur. “Ce changement là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines”, note ainsi Alain Martin. “On est dans une configuration où sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement et sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant –en fait le responsable– des mouvements de postes. Et cette centralisation là, à mon avis, n’a pas encore été clairement analysée et digérée”.

Une commission de traitement des litiges

Le responsable protestant plaide pour un renforcement de la gestion des ressources humaines à la tête de l’EERV. Remarquant que cela ne fait que 7 ans que l’Eglise occupe son rôle d’employeur, Alain Martin relève que l’institution est “en apprentissage”. “Et inévitablement, il y a des moments où l’on essaie et où l’on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait la bonne solution. Encore faut-il admettre que l’on puisse faire des erreurs, et pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’on a un Conseil synodal qui admet facilement s’être trompé”, affirme le secrétaire général de la Ministérielle.

Il se réjouit cependant que la difficile situation actuelle dans la gestion des ressources humaines va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges, décidée par le Synode (organe délibérant), qui va pouvoir enquêter, poser un autre regard et pondérer.

Besoin de réconciliation

Alain Martin ne croit pas, comme cela s’est fait entendre, que les pasteurs soient des “enfants gâtés”. Il souligne que nombre de ses collègues se sentent “peu entendus ou maltraités” par l’Office des ressources humaines (ORH). Le secrétaire général rappelle finalement le message de réconciliation présent dans le christianisme. “Si, dans notre Eglise, on n’a pas les capacités de gérer nos différentes personnalités, c’est qu’il y a un problème”, relève-t-il.

Le pasteur lausannois Daniel Fatzer a arrêté début juillet 2016 une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (cath.ch-apic/prot/jb/rz)

Les pasteurs vaudois gèrent mal l'évolution de leur travail

«La place du pasteur dans la société joue un rôle important, mais il y a aussi le changement institutionnel. Jusqu’en 2006, c’était l’Etat qui était employeur et maintenant c’est l’Eglise», rappelle le secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), dans une interview de Protestinfo publiée samedi par La Liberté.

«Et ce changement-là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines. Bref, on est dans une configuration où, sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant – en fait, le responsable – des mouvements de postes», explique-t-il.

Risque d’arbitraire

«Lorsqu’il y a une situation de ressources humaines difficile, tendue, dans laquelle le Conseil synodal comme employeur doit intervenir, il ne le fait que sur la base du compte-rendu d’une ou deux personnes de l’ORH. L’exécutif ne rencontre pas le collègue en question quand il prend sa décision.»

«C’est vraiment problématique, car le risque d’arbitraire est plus élevé. Heureusement, cette grosse difficulté va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges», relève Alain Martin.

«On a cinq ou six situations de conflits ces derniers temps. On pourrait se dire que c’est peu sur 250, mais cela représente quand même 2-3%. Et puis, il y a des situations où j’accompagne des collègues qui se sentent peu entendus ou maltraités par l’ORH: rien que pour les deux dernières années, il y en a eu une vingtaine. Cela fait déjà 10% de collègues qui sont en difficulté».

Pas des enfants gâtés

Le secrétaire général ne croit pas que les pasteurs sont des enfants gâtés. «Bien sûr que l’on a une situation qui relativement privilégiée. Nous avons une convention collective et des conditions de travail qui, sans être très favorables aux personnes employées, posent un certain nombre de protections. Ce cadre est largement inspiré du règlement du personnel de l’Etat de Vaud, c’est de là que l’on vient.»

Pour mémoire, le pasteur lausannois Daniel Fatzer a récemment mené une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (ats/nxp)

(Créé: 06.08.2016, 12h55)

Chavannes Jeunes abandonne la course électorale

Le pasteur Chavannes Jeunes (Canaan) a annoncé hier son retrait de la course à la présidence. Il endosse désormais la candidature de son collègue pasteur Maxo Joseph.

Le religieux et homme politique, après trois échecs aux élections, assure vouloir travailler à l’unité au sein du secteur protestant. M. Jeune, qui a abandonné récemment le G 30, plaide pour une réduction du nombre de candidats à la présidence.

Il convie les autres candidats, proches du secteur protestant, à l’imiter en apportant leur support à Maxo Joseph (Rendez vous).

L’alliance électorale entre Canaan et Rendez vous, deux formations politiques revendiquant leur appartenance au secteur protestant, vise à favoriser un leadership collectif a dit M. Joseph, qui était le pasteur le mieux classé lors des élections annulées de 2015.

L’objectif de la démarche des deux pasteurs est de provoquer un ralliement des autres pasteurs impliqués dans la course électorale. Cependant cette démarche semble difficile.

Un pasteur, non membre de ces deux formations politiques, a été agressé physiquement tandis qu’il expliquait aux journalistes les limites de cette initiative. Le pasteur Wismon Jeune a insisté sur la nécessité de solliciter l’approbation préalable des différentes composantes du secteur avant la désignation d’un candidat.

Par ailleurs le pasteur Jacques Janvier, président de la fédération des pasteurs du grand Nord, a indiqué qu’il n’avait pas été contacté pour la recherche d’un consensus.

L’alliance entre Canaan et Rendez scelle les retrouvailles entre les pasteurs Jeune et Joseph. Pasteur Joseph avait, il y a un an, boudé une initiative du pasteur Jeune visant à designer un candidat unique pour le secteur. L’affaire avait mal tourné, pasteur Jeune a présenter ses excuses parce qu’il n’avait pas pu réaliser l’unité au sein de ce secteur.

LLM / radio Métropole Haïti

Iran : Youcef Nadarkhani de nouveau accusé

 

Accusé d’« agissements contre la sécurité nationale », le pasteur iranien Youcef Nadarkhani, doit verser rapidement une caution sous peine d’être arrêté.

300-Iran_2012_0260008825Le 24 juillet, muni de sa convocation, Youcef Nadarkhani s’est rendu au tribunal révolutionnaire de Rasht, qui l’a inculpé pour « agissements contre la sécurité nationale » : une charge souvent retenue à l’encontre contre les pasteurs en Iran. De plus, Youcef a été accusé d’activités sionistes et d’évangélisation. Il doit réunir 33 000 $ de caution, faute de quoi il risque la prison.

Une lutte audacieuse

Chrétien d’arrière-plan musulman, Youcef Nadarkhani n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice iranienne. En 2006 déjà, il est détenu pour apostasie envers l’islam et pour avoir annoncé l’Évangile à des musulmans, avant d’être relâché deux semaines plus tard.

En 2009, Youcef Nadarkhani ose interpeller le gouvernement iranien à propos du renforcement de l’étude du Coran à l’école. Il dénonce cette politique contraire à la liberté de pratiquer sa religion, inscrite dans la Constitution de l’Iran.

Condamné à mort… et libéré !

Suite à cette protestation, Youcef est arrêté le 12 octobre 2009, et en septembre 2010 le verdict tombe : la peine capitale, pour apostasie et évangélisation. En prison, Youcef est mis au défi : sa condamnation à mort écrite comporte une disposition qui annule la sentence s’il abjure sa foi chrétienne pour revenir à l’islam.

Sous la pression internationale, un nouveau procès se tient le 8 septembre 2012 et Youcef Nadarkhani voit sa condamnation réduite à 3 ans de détention… déjà effectuée !

Depuis, le bras de fer continue contre les autorités : le 16 mai dernier, lui et son épouse Tina sont arrêtés avec son épouse Tina avant d’être libérés au bout de deux semaines. Mais Youcef Nadarkhani ne désarme pas.

Source : Middle East Concern

Légende photo : Youcef Nadarkhani à sa sortie de prison, le 8 septembre 2012

Sujets de prière :

  • Prions pour que les autorités soient touchées par son témoignage,

  • Prions pour que les chrétiens puissent se réunir librement en Iran.

Inde: un pasteur assassiné par des Maoïstes

Un pasteur a été assassiné le 29 juillet dernier dans l’Etat de l’Andhra Pradesh au Sud de l’Inde. Yohan Maria, 55 ans, a été enlevé chez lui par des militants maoïstes. Ceux-ci l’ont roué de coups de bâtons puis poignardé et abattu. Une lettre a été retrouvée près du corps, l’accusant d’être un informateur de la police et d’exploiter les pauvres.

Le pasteur aurait en réalité refusé d’envoyer des personnes suivre les formations des Maoïstes. Les chrétiens avaient leur propre travail éducatif auprès des pauvres, d’après les déclarations du pasteur Thomas, de l’organisation protestante Persecution Relief, à Ucanews.

Son neveu avait également été enlevé mais il a été relâché le lendemain matin. L’église du pasteur a été incendiée.

Les chrétiens sont régulièrement les cibles de violence en Inde. Des pasteurs et prédicateurs avaient déjà été assassinés dans l’Andhra Pradesh en 2006, 2007, 2014 et juin 2016.

Rédaction évangéliques.info/ Ucanews – 03 août 2016 11:12

Cameroun – Appel à candidature: Des pasteurs pentecôtistes appellent Paul Biya à se présenter à …

Paul Biya, Président de la République du Cameroun Archives

Réunis au sein de l’Association pastorale pour la paix, la liberté et la démocratie au sein de la communauté pentecôtiste du Cameroun, ils implorent le Seigneur tout-puissant qu’il ajoute au Président de la République force, santé, sagesse et détermination.

L’on croyait la vague des appels à candidature estompée. Que non ! Et, c’est du côté des religieux qu’elle reprend vie. En effet, les pasteurs pentecôtistes viennent de se prononcer en faveur de la candidature du Président de la République, Paul Biya, à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2018. Réuni autour de leur leader, le pasteur doyen Tchoupkui Joseph le vendredi 10 juin 2016, ils ont adressé leur appel à candidature à Biya.

Ces pasteurs pentecôtistes évoquent, comme raison de leur action, la grande sagesse dont fait preuve le Président de la République, Paul Biya, dans «la gestion avec maestria et finesse des affaires de notre pays». Ils parlent ainsi de l’interdiction de la fermeture arbitraire des églises pentecôtistes consacrant la liberté de culte; les autorisations accordées aux églises de réveil; les réalisations faites depuis son accession à la magistrature suprême (écoles, routes, hôpitaux, emplois, etc.); etc.

«Nous vous demandons humblement, mais vivement d’accepter d’être le candidat que nous voulons pour la prochaine élection présidentielle que nous vous prions de tenir à la date qui vous conviendrait pour le bien de notre pays», lit-on dans l’appel à candidature. Ces pasteurs implorent le seigneur tout-puissant afin qu’il ajoute à Paul Biya force, santé, sagesse, détermination et lui accorde le prochain mandat afin qu’il poursuive sa politique des Grandes Réalisations, gage de l’émergence de notre pays en 2035.

L’intégralité de l’Appel à candidature publié par Cameroon Tribune du 2 août 2016.

Appel à candidature des Pasteurs Pentecôtistes Cameroon Tribune

Auteur:

Aaron ONANA N.

 contact@cameroon-info.net

 @t_b_d

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Le pasteur Christian Merlo réélu à la tête de l'Eglise de Dieu en France

La 76ème Assemblée Générale de l’Église de Dieu, qui s’est tenue du 19 au 22 juillet à Nashville aux États-Unis, a approuvé la réélection du pasteur Christian Merlo dans sa fonction de Surveillant national de l’Église de Dieu en France.

Pasteur Christian Merlo

Le pasteur Christian MERLO, Surveillant national Eglise de Dieu en France.

Le pasteur Christian Merlo, Surveillant national de l’Église de Dieu en France depuis le dimanche 12 août 2012, a été reconduit à ce poste par le corps pastoral au cours de la Pastorale qui s’est déroulée à Lux (Saône-et-Loire) du 10 au 12 mars 2016 pour un nouveau mandat de quatre ans. Comme le prévoient les textes fondamentaux de l’Église de Dieu (Cleveland-Tennessee), cette décision a fait l’objet d’une approbation par l’Assemblée Générale, qui a tout pouvoir et autorité pour désigner l’enseignement, le gouvernement, les principes et les pratiques de toutes les églises locales du mouvement.

Avant de soumettre au vote de l’Assemblée Générale la réélection du pasteur Christian Merlo, le Comité Exécutif Général a préalablement examiné les actions et résultats prouvant que le postulant méritait de remplir un mandat additionnel en France, et s’est assuré qu’il avait bénéficié du vote favorable d’au moins 75 % des pasteurs de sa juridiction. Ces conditions étant remplies, l’Assemblée Générale a approuvé la reconduction du pasteur Christian Merlo au poste de Surveillant national de L’Église de Dieu en France pour un nouveau mandate de quatre ans.

Se tenant au courant de l’administration, des finances, des communications, des moyens techniques et modernes du travail de bureau, le Surveillant national est évalué périodiquement par le Comité Exécutif Général, composé du Surveillant Général, de ses trois adjoints et du Secrétaire-Trésorier général.

Jacqueline Merlo © Pasteur Aloys Evina Eglise de Dieu en FranceSon épouse, le pasteur Jacqueline Merlo, exerce la fonction de Directrice du ministère des femmes au sein de l’Église de Dieu en France, en collaboration avec Kathy Watson Swift, Directrice du ministère des femmes en Europe de l’Ouest. Elle sillonne la France pour encourager les femmes à se mettre totalement à la disposition du Christ qui les a rachetées à un grand prix, et de découvrir le don et les œuvres préparées d’avance par lesquels elles pourraient le mieux glorifier leur Rédempteur.

Participants au seminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Participants au séminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Le bilan du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo à la tête de l’Église de Dieu en France est largement positif. De nouvelles églises ont vu le jour sous leur impulsion et une église a rejoint le mouvement. Ils ont trouvé une solution à la crise de vocations qui touche la quasi-totalité des mouvements chrétiens. Ils ont également créé un centre de formation biblique. La convention annuelle qu’ils organisent chaque année sous le thème du « Revêtement de puissance » a vu passer des orateurs de renom, dont le Dr Tim Hill, Surveillant Général de l’Église de Dieu.

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite 28 juillet 2016

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite

N’est pas surveillant national de l’Église de Dieu qui veut. De nombreux serviteurs de Dieu affichent leur désir d’être à la tête de l’Église de Dieu dans leur pays. C’est leur droit le plus absolu, le plus légitime, mais ont-ils tous le profil requis pour gérer ne serait-ce qu’une petite localité ? Il faut d’abord passer par les petites catégories, faire ses preuves et asseoir une réputation localement. Ensuite, un leadership local permet-il de prétendre immédiatement au leadership national ?

Le poste de Surveillant national (ou de Surveillant d’État) a été institué par l’Assemblée Générale de 1911 qui s’était inspirée d’une exhortation de Paul aux anciens de l’Église d’Ephèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau, au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre fils. » (Actes 20 : 28 – Version Darby).

Étant donné que le Surveillant national occupant une position honorable et vitale dans l’Église de Dieu, la personne qui assume cette fonction a une grande autorité spirituelle et doit avoir démontré ses capacités de conducteur spirituel. Ses qualifications et qualités personnelles lui permettront notamment de contrôler le travail, les personnes et les programmes; de motiver les autres et de leur confier des responsabilités pour le bon fonctionnement de l’église; et d’ être capable de s’adapter aux différentes cultures, et au rôle changeant du ministère de l’église.

Le Surveillant national doit être bon et intègre envers ceux qu’il sert, manifestant de la compassion, de la confiance, et de l’empressement. Il doit aussi se soumettre à ceux qui sont au-dessus de lui dans le Seigneur. Il doit servir de modèle, en montrant son appartenance à Christ dans son mode de vie et dans son administration. Il est également très diligent dans ses relations familiales, sa communauté et envers ceux qui sont au dessus de lui dans le Seigneur afin que son témoignage et sa position ne souffrent aucun reproche.

Le Surveillant national nomme les pasteurs et peut également être amené à assurer le remplacement de ceux qui quittent leur poste. Il peut être amené, si c’est nécessaire ou en cas de besoin, à autoriser un Exhortateur à être le pasteur d’une église locale, à effectuer les baptêmes et à accepter de nouveaux membres dans l’église.

Il officie à tous les services d’ordination des pasteurs, signe les certificats de ministère sur son territoire après qu’ils ont été approuvés par le Surveillant Général. Il peut être conduit à les retourner au Surveillant Général en donnant la raison de son refus de signature et signe aussi les révocations de ministère quand il est amené à en faire.

Il fournira aussi les questionnaires aux candidats au ministère sur son territoire qui en sont jugés dignes, et signera tous les formulaires des candidats avec son approbation avant de les envoyer au Surveillant Général.

Il approuve l’établissement de nouvelles églises locales, le choix, l’achat, ou la construction des lieux de culte. Il est également chargé de dissoudre toute église inactive, et peut transférer les membres des églises qui cesseraient d’exister vers celles qui leur conviennent le mieux.

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