Vers une pénurie de pasteurs

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En raison de départs à la retraite, quelque 70 postes de pasteurs et de diacres seront à repourvoir d’ici 2020-2022, soit un tiers de ses effectifs.

L’Eglise réformée vaudoise compte actuellement 180 pasteurs et 36 diacres. Il faudrait environ 15 à 20 nouveaux étudiants chaque année pour pallier la pénurie, a indiqué à l’ats Paolo Mariani, porte-parole de l’EERV.

Aujourd’hui, une cinquantaine d’étudiants en théologie fréquentent les bancs de l’Université de Lausanne toutes volées confondues. Et ils n’embrassent pas tous le métier pastoral à la fin de leurs études.

Dans ce contexte, les vocations tardives sont les bienvenues. Fréquentes chez les diacres qui ont eu un premier métier, elles ne sont pas monnaie courante chez les pasteurs, explique le porte-parole qui se remémore deux cas, dont celui de la pasteure suffragante de Vallorbe Ariane Baehni.

Féminisation

Comme dans l’enseignement, la profession continue de se féminiser après une longue suprématie masculine, constate le porte-parole. L’Eglise protestante vaudoise compte actuellement 59 pasteures et 121 ministres masculins, ainsi que 26 diacres femmes pour dix hommes exerçant ce métier.

L’augmentation est très progressive depuis la fin des années 60. Preuve en est, six femmes et deux hommes ont été consacrés le 6 septembre dernier à Lausanne, souligne M. Mariani.

Budget serré

En 2013, l’enveloppe du canton (34,8 millions) a tout juste permis de couvrir les salaires des ministres (35 millions). Les charges d’exploitation se sont montées à 42,6 millions. La différence est couverte par les paroisses et les dons.

(ats)