Category Archives: Pasteur

Pour les pasteurs chrétiens

Avocat et pasteur

Saint-Laurent-Eglise: Quatre prédications en forme de miniprocès

Saint-Laurent-Eglise

Du dimanche 8 au dimanche 29 juin, Saint-Laurent-Eglise propose une série de quatre cultes, diffusés par la RTS, dont la prédication, en forme de miniprocès, sera partagée entre un avocat et un pasteur. C’est, pour Saint-Laurent-Eglise, une manière de poursuivre la recherche sur de nouvelles formes, la prédication pouvant emprunter à des registres aussi différents que la chanson française, la nouvelle, la poésie, le discours argumentatif classique ou… le procès !

  • Dimanche 8 juin : miniprocès à Eve, avec l’avocat Jean-Christophe Diserens et le pasteur Daniel Fatzer.
  • Dimanche 15 juin : miniprocès à Caïn, avec l’avocat stagiaire Raphaël Mahaim et le pasteur Michel Kocher.
  • Dimanche 22 juin : miniprocès à Hérodiade, avec l’avocat Yves Burnand et le pasteur Guy Labarraque.
  • Dimanche 29 juin : miniprocès à Judas avec l’avocat Marc Bonnant et le pasteur Jean Chollet.

Miniprocès au cours desquels on examinera « professionnellement » les mobiles de ces quatre personnages bibliques et les circonstances atténuantes qui peuvent être les leurs. La musique ne sera pas en reste puisque le premier culte se fera au rythme du « jazz manouche », le deuxième et le troisième au rythme du gospel – Flavie Crisinel et Daniel Favez, puis Madrijazz – et le dernier avec des « musiques du monde », avec Alexandre Cellier et Antoine Auberson.

Culte « autrement », chaque dimanche à 10 h. Saint-Laurent-église http://saintlaurenteglise.eerv.ch, pasteurs Jean Chollet, 079 216 86 27 et Daniel Fatzer, 078 621 31 34

La cathédrale

Le jardin du paradis

Zoom sur une végétation de bois et de pierre Chaque élément décoratif de la cathédrale – de pierre, de verre ou de bois – est une référence précise au monde spirituel qui se déploie dans cet édifice. Les fleurs et les plantes, comme les animaux, nous parlent de nos relations avec Dieu et avec le monde. Selon une légende médiévale, les œillets seraient venus au monde alors que Jésus portait la croix. Ils auraient surgi de la terre là où tombaient les larmes de la Vierge Marie qui pleurait les souffrances de son Fils. Ainsi, l’œillet rose est devenu l’emblème de l’amour maternel inconditionnel, tandis que l’œillet rouge foncé symbolise l’amour profond et l’œillet blanc un amour pur. Appelé aussi « petit clou » à cause de la forme de ses fruits, l’œillet est encore associé à la Passion du Christ. Une fleur qui compose, avec toutes les autres plantes présentées dans le cadre de l’exposition, un étonnant « Jardin du paradis ».

  • Exposition jusqu’au 31 août. Du lundi au samedi de 9 h à 19 h et le dimanche de 12 h à 17 h 30.
  • Visites guidées gratuites les 11 et 18 juin à 15 h. Rendez-vous devant l’entrée de la cathédrale.
  • Le livret de l’exposition « Le Jardin du paradis » est en vente à l’accueil, 15 fr.
  • Cultes tous les dimanches à 10 h et 18 h avec cène.

La cathédrale http://lacathedrale.eerv.ch, pasteur André Joly, 078 661 80 80, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’esprit sainf

Rudy Decelière à Saint-François

Pour son deuxième projet, l’association « L’Hospitalité artistique » a demandé à Rudy Decelière de créer une œuvre évoquant un jardin. Une installation sonore et visuelle sera suspendue dans la nef de l’église du 20 juin au 28 septembre. Le visiteur est invité à l’apaisement, à la contemplation et à l’écoute. L’infime bruissement sourd de l’installation évoquera le jardin, l’arbre, les racines et la source. Dans la nef, un film retrace la réalisation de l’œuvre et propose des clés d’interprétations possibles.

  • Avant-première en présence de l’artiste, samedi 14 juin à 13 h.
  • Vernissage, avec une conférence de Jean-Bernard Racine, professeur honoraire à l’Université de Lausanne, et un concert, « Le Jardin suspendu », de Alain Jehan par Benjamin Righetti à l’orgue, jeudi 19 juin à 19 h.
  • Visites guidées en présence de l’artiste jeudi 3 juillet de 19 h 30 à 20 h.

L’esprit sainf http://espritsainf.eerv.ch, pasteur Jean-François Ramelet, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

Un voyage spirituel

Tranquillement posés à une table devant un verre d’eau sous l’auvent d’une caravane, les pasteurs de la mission Vie et lumière discutent avec des fidèles. Depuis dimanche, 200 caravanes de gens du voyage de cette congrégation sont arrêtées sur l’hippodrome de Saint-Marcel.

« Nous allons installer le chapiteau au centre du campement, explique le pasteur Caplot. On va pouvoir s’y rassembler le mardi et le jeudi soir. » L’homme…

Samuel Amedro, pasteur au Maroc

 Ce pasteur réformé français préside l’Église évangélique au Maroc, dont les 3 000 à 5 000 membres apprennent à surmonter leurs divisions

« J’ai l’impression de vivre dans un pays qui concentre tous les sujets brûlants du moment, qu’il s’agisse des rapports Nord-Sud, modernité-tradition, des inégalités sociales ou de la rencontre avec les autres Églises chrétiennes ou avec l’islam », s’enthousiasme Samuel Amédro, président de l’Église évangélique au Maroc depuis quatre ans. C’est sans doute parce qu’elle le jugeait capable de relever tous ces défis que l’Église réformée …

Changement climatique : « Mobiliser la finance carbone au profit des éleveurs et pasteurs » (FAO)

« Des centaines de millions de personnes dans le monde dépendent des pâturages pour nourrir leur bétail. Et pourtant, de vastes étendues d’herbages sont dégradées à cause de la mauvaise gestion des terres – un problème environnemental qui a des répercussions directes sur les communautés tributaires de l’élevage », souligne la FAO (1) dans un communiqué du 30 mai.

Pour affronter ces problématiques, la FAO et l’Académie chinoise des sciences agricoles (CAAS), le Centre international pour la recherche en agroforesterie (CIRAF) et le Northwest Institute of Plateau Biology de Chine (NWIPB) travaillent depuis plusieurs années à l’intégration des efforts de restauration des pâturages dans les mécanismes de financement internationaux consacrés au climat.

« La réhabilitation des pâturages dégradés par des pratiques plus durables et la production de fourrage peut considérablement améliorer l’alimentation et la productivité animales au bénéfice des gardiens de troupeaux qui dépendent de l’élevage pour vivre. La restauration des pâturages dégradés permet également de piéger de gros volumes de carbone atmosphérique, contribuant ainsi à atténuer le changement climatique. »

« Pour ce faire, les mesures d’incitation économique sont décisives. Les mécanismes de crédits carbone, qui rémunèrent les projets en échange de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la fixation du carbone, existent bel et bien, offrant en théorie aux agriculteurs la possibilité de gagner de l’argent en adoptant des pratiques d’atténuation du changement climatique. »

« Toutefois, la participation de l’agriculture aux marchés du carbone – y compris ceux concernant les systèmes basés sur le pâturage – a jusqu’à présent été plutôt limitée. Cela s’explique notamment par la difficulté de mesurer la quantité de carbone piégée grâce aux pratiques agricoles améliorées. Ce n’est qu’avec des approches fiables et abordables que les mesures, déclarations et vérifications du carbone fixé peuvent donner accès aux fonds pour le climat. »

« La méthodologie mise au point par la FAO, la CAAS, le CIRAF et le NWIPB tente de remédier à cette problématique. (Elle) permet de mesurer directement la séquestration du carbone sur des pâturages gérés de façon durable par l’échantillonnage du sol ou la modélisation informatique du piégeage basée sur les types de sols et les activités agricoles. Le recours à la modélisation peut sensiblement réduire les coûts des mesures. »

Piéger 3 tonnes de CO2 par hectare de pâturage

« Selon les résultats de l’étude cas menée dans le nord de la Chine, les éleveurs pourraient piéger en moyenne 3 tonnes de CO2 par hectare de pâturage et par an au cours des vingt prochaines années, en recourant à des pratiques améliorées telles que la réduction et la rotation de l’intensité de pâturage sur les sites surchargés, et les semis de pâturages améliorés et de cultures fourragères à proximité des fermes. La nouvelle méthodologie est spécialement conçue pour l’évaluation et la quantification de ces avantages. »

« Maintenant que l’outil a obtenu la certification nécessaire pour être reconnue par les marchés internationaux du carbone, les concepteurs de projets et les agriculteurs peuvent mettre en œuvre des projets de restauration des pâturages à une échelle significative, en améliorant le potentiel de production de leurs terres et en contribuant à inverser les pertes historiques de carbone », indique Henning Steinfeld (FAO), cité dans le communiqué.

« Les recettes des mécanismes de financement carbone et autres fonds d’atténuation peuvent être investies dans la restauration de la santé à long terme des terres dont dépendent les éleveurs et pasteurs, et dans la création d’associations de commercialisation pour améliorer leurs revenus et la sécurité alimentaire des ménages », ajoute M. Steinfeld.

(1) FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

La « Jérusalem chinoise » en péril

L'église de Luofu, quelques kilomètres au nord de Wenzhou.

Enquête. La vieille femme ne décolère pas. Ses filles ont beau tenter de l’apaiser, elle raconte au pasteur W., un petit homme dégarni et taiseux, comment, fin avril, les policiers ont chassé les paroissiens venus protéger leur toute nouvelle église de la démolition forcée. Des pasteurs furent arrêtés, certains ne sont toujours pas relâchés : ceux de la paroisse protestante de Sanjiang, dûment reconnue par l’Etat puisqu’elle appartient à l’Eglise officielle chinoise, encadrée par le Parti communiste, mais aussi d’autres qui étaient venus les soutenir, des pasteurs à domicile comme W., qui a échappé au coup de filet en se cachant dans des hangars tout proches.

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Depuis des années, ses promenades vespérales menaient la paysanne jusqu’au chantier dont elle suivait patiemment la progression, en bordure de la route principale, à quelques centaines de mètres à peine de sa maison. Là où, le soir de notre passage, en mai, des gyrophares signalent un barrage de la police, qui bloquera pendant plusieurs semaines, jour et nuit, les accès au site de l’église, dont le gouvernement provincial a ordonné l’anéantissement. « Ils vont nettoyer jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien », lâche, dépité, le pasteur W. Pendant la Révolution culturelle, note la vieille croyante, « ils ont bien brûlé les bibles. Mais ils n’avaient même pas enlevé la croix ! ». L’église du village, toujours debout mais trop vétuste, avait alors été convertie en atelier de fabrication de nattes.

DES CROIX JUGÉES TROP « VOYANTES » RETIRÉES

Le village de Sanjiang occupe une langue de terre plate et rectangulaire, juste en face de la ville de Wenzhou, là où le fleuve Oujiang s’élargit avant de déverser ses masses d’eau grise dans la mer de Chine orientale, à 350 km au sud de Shanghaï. Sanjiang et ses terres maraîchères, explique la vieille dame, doivent accueillir un quartier d’affaires. Aussi le gouvernement local avait-il encouragé l’édification d’une église digne de ses futurs projets immobiliers : la préfecture de Wenzhou, en incluant les zones rurales, compte au moins 20 % de chrétiens, pour 9 millions d’habitants.

Longtemps délaissée par le pouvoir communiste, Wenzhou, qui a nourri au siècle dernier les diasporas chinoises d’Europe (dont celle de Paris), est, depuis l’ère des réformes, célébrée comme la capitale chinoise de l’entrepreneuriat privé et… du christianisme, dans une connivence fertile qui la désigne à travers la Chine comme la « Jérusalem chinoise ». Sur ces coulées urbaines entre mer, fleuve et montagne, les croix rouges signalent d’innombrables lieux de culte, en majorité protestants : églises blanches et élancées décorées du caractère chinois « aï » (amour), paroisses ventrues de briques couleur grenat ou temples protestants en fausses pierres de taille avec coupole et colonnades. La ville compterait au moins 1 500 églises.

Le chercheur chinois Cao Nanlai a consacré un ouvrage à cette « Jérusalem chinoise » (Constructing China’s Jerusalem, Stanford University Press, 2010) et à sa dynamique sociétale si particulière, avec ses jidutu laoban, ces « patrons chrétiens » aussi persévérants dans la conquête de marchés que la conversion de leurs ouvriers.

A Sanjiang, le budget final avait été de 3,5 millions d’euros. Adossée à une colline, la nouvelle église, après neuf ans de procédures, de collectes et de construction, avait fière allure : un clocher de 60 mètres de haut. Un transept de 30 mètres et une nef longue de 50 mètres, aux flancs ornés de pilastres et d’arches semblables aux cathédrales gothiques d’Europe. Une annexe servait de foyer pour les personnes âgées. La croix fut hissée le 8 août 2013.

Début 2014, lorsque plusieurs démolitions sont signalées dans d’autres villes de la province du Zhejiang, le riche hinterland de Shanghaï où se trouve Wenzhou, peu y prêtent attention. Des croix jugées trop « voyantes » sont retirées de force. Puis, début avril, une église catholique d’un comté rural de Wenzhou est rasée et un temple protestant voit sa croix détruite. Une dizaine d’autres églises reçoivent des ultimatums leur intimant de démolir leurs bâtiments ou leur croix au nom d’une campagne d’embellissement urbain, lancée à travers la province du Zhejiang en 2013, visant les « structures illégales ». Or, notent les chrétiens de Wenzhou, cette campagne ne cible que les églises.

CROIX DÉTRUITES À LA MASSUE PUIS ARRACHÉES PAR DES GRUES

Certaines s’exécutent. D’autres, comme Sanjiang, résistent : « On s’est dit que même en enlevant la croix, cela ne s’arrêterait pas là et donc qu’il fallait résister », dit le pasteur W. A Sanjiang, l’administration de l’église est sûre d’elle : certes, la surface construite dépasse ce qui est autorisé. Mais l’« église modèle » a reçu l’imprimatur du gouvernement local. « Un compromis a été trouvé quand les autorités ont promis de ne détruire que deux étages de l’annexe. Mais ça n’a pas tenu », relate un pasteur évangéliste de Wenzhou souhaitant apparaître sous le nom de « pasteur Paix ».

Le 26 avril, un millier de personnes, beaucoup en provenance d’autres paroisses, viennent prier devant l’église, espérant empêcher toute intervention. Le lendemain, tous ceux qui sont repérés comme ayant le moindre ascendant sur leurs ouailles sont arrêtés : les cadres officiels, bien sûr, mais aussi tous ceux qui animent des églises à domicile – au total, près de quarante personnes. Le pasteur Paix passe une vingtaine d’heures en garde à vue. Le 28 avril, les forces antiémeutes interviennent à 4 heures du matin. A 20 h 30, l’église géante est retournée à la poussière.

En faisant table rase de Sanjiang, nous dit un pasteur de Pékin, observateur des persécutions visant les chrétiens, le gouvernement veut « faire un exemple et montrer que rien ne les arrêtera ». Six autres démolitions d’églises ou de bâtiments attenants ont été répertoriées en mai à Wenzhou. Un temple protestant a même été converti en « auditorium culturel ». Dans les semaines qui suivent, quinze églises de la région de Wenzhou verront leurs croix détruites à la massue puis arrachées par des grues. Selon l’ONG américaine China Aid, depuis le début de l’année, 60 églises du Zhejiang ont fait l’objet soit d’un avis de démolition de leur croix ou de leur bâtiment, soit d’une démolition effective – dont plus de quarante pour la « Jérusalem chinoise ».

A Wenzhou, de mémoire de chrétiens, on n’a jamais vu un tel acharnement depuis la Révolution culturelle. Car, ici, « le gouvernement local et les Eglises ont toujours été en très bonne entente », confie le pasteur Joie, qui fait partie du même réseau évangéliste que le pasteur Paix. Seuls ces responsables des Eglises libres s’expriment, sous couvert d’anonymat, car ils savent leurs églises menacées. Les pasteurs « officiels » ont reçu l’interdiction absolue de s’exprimer. La crainte, désormais, est que l’ire du gouvernement ne se porte sur les « églises à domicile ».

CAMPAGNE ANTI-CHRÉTIENS

Jamais les « Eglises officielles » comme celles de Sanjiang n’avaient été ainsi ciblées. Pourtant, les Eglises chinoises officielles (le Mouvement patriotique des trois autonomies pour les protestants, et l’Association patriotique des catholiques), noyautées par le Parti, sont organisées de façon à « isoler » les chrétiens chinois des influences étrangères. Au prix parfois d’accommodements : ainsi, le Mouvement des trois autonomies réunit toutes les dénominations protestantes en une seule doctrine. Les croyants chinois, certes, savent s’adapter : certains fréquentent aussi bien les lieux de culte officiels que les paroisses libres. Quant aux religieux, ils composent – comme ces évêques officiels qui obtiennent la bénédiction secrète du Vatican. En réalité, l’Eglise patriotique, catholique comme protestante, a été incitée par les autorités à absorber autant qu’elle le peut l’explosion de la chrétienté en Chine : car aux 24 millions de protestants et 6 millions de catholiques « officiels » s’ajoutent plusieurs dizaines de millions de chrétiens « clandestins ».

Nos interlocuteurs ne reprochent rien aux autorités de Wenzhou : l’ordre, dit l’un, vient du chef du Parti de la province du Zhejiang, Xia Baolong. « Cela provient de plus haut, Wenzhou est une zone test pour une offensive généralisée contre l’influence des chrétiens », soutient avec véhémence un autre pasteur citant des sources internes. Xia Baolong a été l’adjoint de Xi Jinping de 2003 à 2007, quand le futur président était chef du Parti du Zhejiang… Cela l’aurait-il incité au zèle ?

Chantre de la grande renaissance chinoise, le président Xi Jinping incarne un patriotisme sans complexe, où néomaoïsme et néoconfucianisme font bon ménage tant qu’ils contribuent à assurer la suprématie du Parti et son héritage sacré. « Le nombre de chrétiens a tellement augmenté qu’on dit qu’il dépasse celui des membres du Parti . Donc, cela leur fait peur, rappelle Joie. Et puis les chrétiens continuent d’avoir une image négative en Chine, il y a une tradition de persécution, tout cela a joué un rôle. »

Pour le pasteur de Pékin, cette campagne anti-chrétiens qui ne dit pas son nom participe de la volonté affichée de la nouvelle équipe dirigeante de promouvoir les traditions culturelles chinoises, comme le confucianisme et le bouddhisme : ce n’est pas un hasard si les médias officiels chinois ont consacré une large place à la visite, en février, de Xi Jinping au lieu de naissance de Confucius.

Selon l’agence Xinhua, le président chinois a alors appelé de ses voeux la propagation d’une « doctrine morale » à travers le pays, fondée sur les « valeurs socialistes fondamentales », dont « la mise en oeuvre a pour racine la culture chinoise traditionnelle ». Entre eux, confie le pasteur Joie, les membres du Parti utilisent souvent l’expression péjorative yang jiao : elle désigne « les croyances des Occidentaux ».

Gruissan. Les évangélistes disent s’installer pour une semaine à Mateille

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Une cinquantaine de caravanes dont les propriétaires pensent rester jusqu'à dimanche. /photo DDM,JMG

Une cinquantaine de caravanes dont les propriétaires pensent rester jusqu’à dimanche. /photo DDM,JMG

Une cinquantaine de caravanes d’évangélistes se sont installées sur la zone de caravaning de Mateille, à Gruissan, dimanche;

Quelque 150 personnes se revendiquant de Vie et Lumière, AGP, dont 5 pasteurs ont donc stationné leurs véhicules sur ce terrain réservé par la municipalité de Gruissan au caravaning. «Le terrain de Lapalme, qu’on nous propose à 38 kilomètres de Narbonne est trop petit. Et de plus il y a les prostituées qui vont faire leurs affaires à proximité, on retrouve des préservatifs usagés» explique l’un de nos interlocuteurs, qui se présente comme pasteur évangéliste. Les personnes de ce campement, que nous avons rencontrées, qui n’ont pas voulu décliner leur identité rajoutent que «Le lieu de Lapalme n’est pas agréé comme lieu de mission». Car c’est officiellement une mission d’évangélisation qui explique l’installation de ces personnes en caravanes à proximité de Gruissan : «Nous prenons la direction de Bayonne, et sur le chemin nous allons au-devant des populations pour porter la parole de Dieu. Nous allons dresser un chapiteau ce mardi, pour y célébrer des messes.» Les représentants du groupe que nous avons rencontrés, se disaient prêts à participer aux frais d’eau et d’électricité. «Dimanche, à 14 heures, nous repartons» ajoute l’un d’entre eux. Ce lundi matin, ils ont été reçus par le Directeur général des Services de la ville de Gruissan. Mais apparemment, aucun accord n’a été trouvé. Pour le maire de Gruissan, Didier Codorniou, il n’y a pas eu d’accord possible, ni sur le fond, ni sur la forme : «Ils sont arrivés massivement, ont déplacé les rochers qui interdisaient l’entrée, cassé le portique, se sont branchés de façon dangeureuse sur le compteur électrique. À partir de mercredi, nous devions ouvrir le parking caravaning, et trois personnes devaient y travailler» ajoute le maire de Gruissan; «Il y a des risques sanitaires aussi, car ce lieu est à proximité d’un étang classé.»

La ville de Gruissan a déposé un référé demandant l’expulsion, en rappelant que l’Aire de Lapalme a été labellisée par les services de l’Etat.

Paul Ohlott / Moins de pasteurs… merci Seigneur ? « Actu-Chretienne.Net

La crise des vocations au sein de l’Eglise évangélique réformée de l’Etat de Fribourg (Suisse), semble réjouir le Conseil Synodal. Et pour cause, cette crise permet de doper les finances de…

Eglise-Protestante-Fribourg…cette branche traditionnelle du protestantisme. Faut-il souhaiter avoir davantage de pasteurs et d’ouvriers pour la moisson ou faut-il préférer encaisser un maximum de recettes ? Le conseiller synodal Hans-Ulrich Marti répond sans hésiter que les comptes de 2013 qui présentent des recettes de 117.582 francs suisses sont «un résultat fort réjouissant». D’ailleurs, sur…

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Les pasteurs s’habillent en Prada. – Radio Campus Paris

Cette semaine, 37°2 s’attable à un café avec Hannah et Nicolas. Elle a quitté la France pour se consacrer à ses études de théologie à Genève, et profite des vacances de Pâques pour présenter son nouvel amoureux (et nouveau pasteur!) à Paris.

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Vous n’entendrez pas la musique des samedis soirs écourtés, mais un peu du regret des grasses-matinées dominicales. Il n’y aura pas de révélation mystique mais des parcours professionnels aux débuts un peu hésitants.

Elle ne fera pas claquer les talons de ses Louboutins sur le carrelage de la brasserie, mais parlera du calvinisme des belles choses. Il laissera traîner un léger accent suisse, mais pas de désespoir quand il faudra parler de la crise de l’institution.

Finalement, vous entendrez surtout des bavards qui aiment autant leurs désaccords que leurs points communs.

Un portrait réalisé par Laura Cuissard et Fanny Catté

Rome : Le pape invite à une confrontation franche entre fidèles et pasteurs

Rome, 18 mai 2014 (Apic) Face aux désaccords qui peuvent naître parfois au sein des communautés ecclésiales, le pape François a demandé une «confrontation franche» entre pasteurs et fidèles pour les résoudre. A l’occasion de la prière du Regina Caeli, le 18 mai 2014, devant la foule réunie place Saint-Pierre, le souverain pontife a également invité à prier pour les victimes des graves inondations qui ont frappé les Balkans au cours des jours derniers, faisant au moins 30 morts.

[longueur: 2060 caractères]

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Histoire / Les femmes de pasteurs dans la guerre 14-18 « Actu-Chretienne.Net – WordPress.com

La guerre n’est pas que l’affaire des soldats.  Dans les guerres anciennes où les armées s’affrontent, les femmes occupent à l’arrière des lignes une place prépondérante. Reprenant le flambeau…

…professionnel de leur mari, elles assurent le quotidien pour que la vie continue. Pendant les deux grands conflits du XXe siècle, ce fut vrai dans la France agricole mais aussi ouvrière et industrielle. Grâce à ses talents de conteuse, l’historienne Gabrielle Cadier nous fait revivre ce que fut l’engagement des femmes de pasteurs dans la vie ecclésiale, pendant la grande guerre.

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La «Résistance spirituelle» en Haute-Savoie durant la Seconde Guerre mondiale

Henry Mottu

Henry Mottu, théologien protestant, raconte les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale et de l’Occupation en Haute-Savoie, où prêtres et pasteurs collaborèrent pour secourir leurs prochains

On connaît l’histoire des passages clandestins à travers la frontière suisse. Mais ne devrait-on pas plutôt parler de chemins de passages, d’échanges, de solidarité? Il y eut beaucoup plus de connivences, au travers même des barbelés, que de barrières étanches. Et beaucoup plus d’ecclésiastiques catholiques qu’on ne l’a dit, prêts à prendre tous les risques pour sauver les juifs pourchassés: les Pères Rosay de Douvaine, Jolivet à Collonges, Louis Favre du Juvénat de Ville-la-Grand, torturé et fusillé près d’Annecy, Gaston Desclouds à Thônex, et d’autres.

L’historienne Corinne Bonafoux a compté 21 curés de Haute-Savoie, dont une femme, qui ont reçu la médaille des Justes parmi les nations. Sans parler des pasteurs Roland de Pury à Lyon, Paul Chapal à Annecy, Jeanne Bach, femme du pasteur, à Annemasse, Charles Westphal à Grenoble, pour ne citer que quelques noms.

Les spécialistes ont pu retrouver les filières d’évasion, anciennes ou nouvelles, allant des camps d’internement du sud de la France à Genève et la Suisse, en passant par le Chambon-sur-Lignon, grâce à l’action du pasteur André Trocmé et de sa femme Magda. Genève, terre d’asile!

En ces temps de résistance spirituelle, on vit pendant cette guerre se renforcer un œcuménisme de l’action. On ne sait pas assez, dans le public, que le mouvement œcuménique moderne est parti en fait de l’esprit de solidarité né entre prêtres et pasteurs durant la guerre, dans le but de secourir autrui. Tandis que le pasteur Visser’t Hooft à Genève servait de plaque tournante avec le «Conseil œcuménique en formation», Roland de Pury et le Père Chaillet fondaient ensemble, en novembre 1941, les Cahiers du témoignage chrétien . Or, cette revue clandestine devait d’abord s’appeler Témoignage catholique ; l’on changea de titre au dernier moment! De grandes voix se firent entendre durant ces années de guerre.

Ainsi l’abbé Journet, «l’inspirateur de la résistance spirituelle en Suisse romande», selon Renata Latala, doctorante à Fribourg, s’élevait à la fin de 1939 déjà, dans sa revue Nova et Vetera , contre une «neutralité» morale face à l’injustice: «Suivant le droit chrétien, nulle nation ne saurait se constituer en monde clos, ni exister pour elle seule. Chaque nation, grande ou petite, doit être ouverte sur le monde; elle doit collaborer avec les autres.» Karl Barth, pour sa part, fustigeait, dans une conférence de l’été 1941, la censure, la collaboration économique avec l’Allemagne, le refoulement des juifs et opposants politiques: «Au nom de Dieu tout puissant. Parce que ces mots se trouvent dans la Constitution, nous posons la question: quelle est la portée de la manière dont nous traitons les étrangers qui se trouvent sur notre territoire? […] Aux XVIIIe et XIXe siècles, la politique suisse relative aux émigrés était généreuse et prévoyante. Même en tenant compte des difficultés actuelles, on ne saurait nommer notre politique ni généreuse, ni prévoyante sur ce point. Que voulons-nous? Céder ou résister?»

Pape François : “je vous demande d’importuner vos pasteurs”

13/05/14

Le Pape François n’est pas à court d’histoires ou d’images, quand il s’agit de toucher les esprits et les cœurs.
Il l’a montré une nouvelle fois ce dimanche 11 mai, face à l’assemblée réunie Place Saint-Pierre pour le Regina Caeli.
Appelant les fidèles à prier pour les prêtres – tous, y compris l’évêque de Rome, a-t-il précisé – en cette journée mondiale de prière pour les  vocations, il leur a aussi demandé de les aider à être de « bons pasteurs ».

A ce sujet, il a puisé à nouveau dans son expérience personnelle et la théologie des saints, quitte à surprendre un peu l’assemblée, avec une comparaison à première vue pas très flatteuse (pour les prêtres) : « Un jour, j’ai lu une chose très belle, sur la manière dont le peuple de Dieu peut aider les évêques et les prêtres à être de bons pasteurs, a-t-il raconté. C’est un écrit de Saint Césaire d’Arles, un père des premiers siècles de l’Eglise. Il expliquait comment le peuple de Dieu doit aider son pasteur, et il prenait cet exemple : Quand le petit veau a faim, il va voir la vache, sa mère, pour boire du lait. Mais la vache ne lui en donne pas tout de suite, comme si elle voulait le garder pour elle. Et que fait le petit veau ? Il appuie avec son museau sur la mamelle de la vache, pour que le lait arrive ».

Réclamer avec insistance le lait de la doctrine, de la grâce et de la direction
« Elle est belle, cette image, a conclu le Pape. Vous aussi, dit ce saint, vous devez être comme cela avec vos pasteurs : frapper sans arrêt à leur porte, à leur cœur. (…) Je vous demande, s’il vous plait, d’importuner vos pasteurs, de nous déranger, nous tous, les pasteurs, pour que nous puissions vous donner le lait de la doctrine, le lait de la grâce, le lait de la direction. Pensez à cette belle image du veau qui importune sa mère pour qu’elle lui donne à manger ».

Après le Regina Caeli, le Pape François a aussi appelé à se souvenir des mamans et à prier pour elle, en ce jour où on les fête en Italie : « Prions la Vierge pour nos mamans, toutes les mamans, et confions les lui », a-t-il insisté, en invitant la foule à réciter avec lui un Ave Maria.

« Je vous demande de déranger les pasteurs !»

     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2014-05-11 13:06:14




(RV) La prière du Regina Coeli, ce dimanche 11 mai, a été l’occasion pour le Pape d’appeler les fidèles à prier pour les vocations, quelques minutes après qu’il ait célébré l’ordination de 13 nouveaux prêtres, dont 11 pour le diocèse de Rome en la basilique Saint-Pierre.Ce quatrième dimanche du temps pascal est aussi la journée mondiale de prière pour les vocations.

Dans son commentaire de l’Evangile selon Saint-Jean, le Pape s’est appuyé sur l’image du Bon Pasteur. « En contemplant cette page de l’Evangile, nous pouvons comprendre le type de rapport que Jésus avait avec ses disciples. Un rapport basé sur la tendresse, sur l’amour, sur la connaissance réciproque, et sur la promesse d’un don incommensurable : “Je suis venu, dit Jésus, pour que nous ayons la vie et l’ayons en abondance.” C’est cela, le modèle des relations entre les chrétiens, et le modèle des relations humaines », a déclaré François.

Le Seigneur est encore le vrai Bon Pasteur, qui nous guide, nous acompagne, chemine avec nous, a insisté le Pape, qui a lancé un appel aux fidèles : « Vous aussi, je vous lance un appel, je vous demande de nous aider à être de bons pasteurs.»

Têter pour faire jaillir le lait de la grâce
Sortant de son texte, le Pape s’est appuyé sur l’image étonnante formulée par un Père de l’Eglise des Ve et VIe siècles, Saint Césaire d’Arles, qui ne jugeait pas inconvenant d’assimiler les prêtres… à des vaches! « Une fois j’ai lu un chose très belle sur la façon dont le peuple de Dieu aide les évêques et les pasteurs à être de bons pasteurs, a improvisé François. C’est un écrit de Saint Césaire d’Arles, un père des premiers siècles de l’Eglise. Il expliquait que quand un veau a faim, il va à la mamelle de la mère, pour prendre le lait mais il n’y arrive pas tout de suite, alors il stimule la mamelle avec son museau, pour que le lait vienne. C’est une belle image! »

Le Pape a donc demandé aux fidèles de « déranger les pasteurs, tous les pasteurs, pour que nous vous donnions le lait de la grâce, de la doctrine, à l’image de ce veau qui dérange sa maman pour qu’elle lui donne à manger ! »

Et François a aussi demandé de prier pour les jeunes en discernement sur la vocation sacerdotale, « Peut-être qu’il y en a un sur cette place qui sent cette voix du Seigneur qui l’appelle au sacerdoce : prions pour lui, et pour tous les jeunes qui sont comme lui.»

Photo : le Pape à la fenêtre des appartements pontificaux

SANOFI PASTEUR : son vaccin pédiatrique obtient la préqualification de l’OMS

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Sanofi Pasteur a fait une déclaration ce 5 mai dernier concernant la préqualification de son vaccin pédiatrique pentavalent Shan5 par l’OMS.

Développé Shanta Biotechnics, filiale de Sanofi Pasteur en Inde, l’OMS a attribué ce statut suite à des analyses des informations en rapport avec les procédés de développement et les caractéristiques du produit. Cette préqualification permet au vaccin de répondre aux appels d’offres de l’UNICEF. Ce vaccin permettra à des milliers d’enfants de bénéficier d’un vaccin 5 en 1, sous forme liquide, de haute qualité, mais surtout, par ce vaccin Sanofi pasteurs contribue à l’approvisionnement en vaccins pentavalents dans plus de 50 pays à faibles revenus.

Selon le Directeur Général de Sanofi, Olivier Charmeil, Shan5 serait « le premier produit à combiner les atouts et les talents de Shanta et de Sanofi Pasteur. » Shan5 a été conçu en Inde où le site de production est beaucoup plus moderne. La mise sur marché a débuté en mars 2014 en Inde. 

Erythrée : cinq futurs pasteurs arrêtés


 

Ces arrestations montrent que toutes les églises sont surveillées, même celles reconnues comme légales.

300-Eritrea-2012-0040004638.jpgDimanche 20 avril, l’Eglise évangélique luthérienne d’Asmara annonçait pendant le culte que Petros Yosief, Bemnet Tesfay, Aklilu Tesfay, Ermias Hadgu et Aron Mehretu allaient bientôt devenir pasteurs. Quelques jours plus tard, les cinq hommes étaient arrêtés par les autorités. Ils sont depuis détenus au commissariat de police numéro 2 d’Asmara.

Or, l’Eglise Luthérienne fait partie des organismes religieux reconnus par le gouvernement avec l’Eglise Catholique, l’Eglise Orthodoxe et l’islam. Il est évident qu’aujourd’hui les autorités surveillent même les églises qu’elles reconnaissent comme légales, celles-ci sont soumises à des restrictions quant à ce qu’elles peuvent publier, et leurs représentants sont limités dans leurs déplacements.

12 ans de persécution

Cela fait 12 ans que le gouvernement érythréen persécute les chrétiens, particulièrement ceux issus d’églises indépendantes. Ces chrétiens qui se réunissent en secret risquent d’être arrêtés et envoyés en prison où ils sont détenus dans des conditions très dures, voire torturés.

En 2006, le gouvernement a même pris le contrôle de l’Eglise orthodoxe en plaçant son patriarche en résidence surveillée. Les prêtres qui protestent sont envoyés en prison.

En raison des nombreuses arrestations de responsables, comme celle de ces futurs pasteurs, l’Eglise érythréenne souffre d’une pénurie d’enseignants de la Bible. Les chrétiens sont souvent privés d’une base biblique solide, indispensable pour qu’ils demeurent ancrés dans la foi au moment de l’épreuve.

Photo :  Rue d’Asmara

Sujets de prière

  • Remercions Dieu pour la persévérance des chrétiens érythréens qui continuent à se réunir en secret malgré les risques,

  • Prions pour Petros Yosief, Bemnet Tesfay, Aklilu Tesfay, Ermias Hadgu et Aron Mehretu. Que Dieu les préserve et leur donne Sa force,

  • Prions pour que les chrétiens érythréens soient enseignés et connaissent la Bible.

Pape François : “Les arrivistes dans l’Eglise, qu’il aillent faire de l’alpinisme”

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Lundi 5 mai dernier, le souverain pontife n’a pas mâché ses mots pour critiquer ceux qui rêvent d’argent et d’ascension sociale, en utilisant pour cela l’Eglise. Il y a d’autres manières d’atteindre des sommets…

Lundi, pendant la messe célébrée comme chaque matin à la maison Saint-Marthe, le pape François s’est exprimé en des termes très forts pendant son homélie, prenant  comme texte de départ l’épisode où Jésus réprimande la foule qui le cherche seulement car elle a pu se rassasier avec la multiplication des pains, et des deux poissons.

“Un pasteur vaniteux ne fait pas de bien au peuple de Dieu”

Pour le pape, Jésus critique trois raisons qui ne sont pas bonnes, pour le suivre. La première est la vanité, les autres le pouvoir et l’argent. D’après François, même des pasteurs peuvent pêcher par vanité, et “un pasteur vaniteux ne fait pas de bien au peuple de Dieu.”

Ajoutant que “certains suivent Jésus, et peut-être pas de manière consciente, cherchent le pouvoir. Le cas le plus évident, c’est Jean et Jacques, les fils de Zébédée, qui demandaient à Jésus la grâce d’être premier ministre et vice-premier ministre, quand serait arrivé le Règne. Et dans l’Eglise nous trouvons de ces arrivistes ! Il y en a tellement qui frappent à la porte de l’Eglise  !” Pour cela, le pape conseille “d’aller au Nord et de faire de l’alpinisme, c’est plus sain !”

De faux bienfaiteurs de l’Eglise

Après la vanité et le pouvoir, vient enfin l’argent. “Ceux qui suivent Jésus pour l’argent, avec l’argent, en cherchant à profiter économiquement de la paroisse, du diocèse, de la communauté chrétienne, de l’hôpital, du collège… De vrais affairistes” pour le pape François. Concluant que ces gens se “présentent comme des bienfaiteurs de l’Eglise mais se font plein d’argent et pas toujours propre !”

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Le pape suspend “l’évêque de luxe”

Jean Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille pour le site web de Radio Notre Dame comme rédacteur et animateur des réseaux sociaux. Il anime également des matinales. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre le site d’information économique, Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l’Institut européen de journalisme et membre de l’Association des journalistes de défense.

Bhoutan : Les pasteurs arrêtés libérés sous caution


 

Le 22 avril, Tandin Wangyal et Mon Thapa sont sortis de prison sous caution. Ils passent devant le tribunal de Timphu aujourd’hui.

Home-Bhutan-2013-0310104541.jpg“Nous sommes plus qu’heureux !” a déclaré un proche de Mon Thapa en apprenant la libération sous caution des deux pasteurs qui avaient été arrêtés le 5 mars pour “réunion illégale”.

Ils avaient été placés en détention sans qu’aucune charge formelle n’ait officiellement été retenue contre eux. Leur dossier se trouve toujours dans les mains du procureur général qui n’en a communiqué aucun détail.

Les deux pasteurs, qui emmenaient un enfant malade à la clinique du village de Kabdaney, en avaient profité pour s’arrêter à Dorokha et y rencontrer les chrétiens locaux. Une trentaine d’entre eux étaient venus les écouter. Ils ont, eux-aussi, été entendus par la police.

Photo : Ville de Timphu

Sujet de prière :

Le couple Eglise – Etat

La reconnaissance de l’Eglise par l’Etat diffère d’un canton à l’autre. Au cœur de la relation, le financement. Quatre exemples cantonaux

Pour justifier la manne étatique, les Eglises reconnues font valoir l’intérêt public de leurs activités. Une ouverture à la société laïque qui répond à une exigence de l’Evangile.

Vaud: Une Eglise dépendante

L’Etat verse 60 millions de francs en 2014 aux Eglises réformée et catholique vaudoises, qui se les répartissent. Une somme qui représente moins de 0,7 % du budget de l’Etat. Avec 34,5 millions de francs, l’EERV couvre notamment les salaires des ministres et la formation. Les activités paroissiales, actions solidaires et infrastructures sont financées par les dons privés et les offrandes. Reconnue par l’Etat comme une institution de droit public, l’EERV s’organise librement dans le respect de l’ordre juridique et de la paix confessionnelle. Ces relations étroites donnent une représentation à l’Etat au sein du Synode et de la Commission de consécration. Le canton est propriétaire des cures. Et les communes entretiennent leurs églises.

Genève: Une indépendance respectée

« L’Etat est laïque. Les autorités entretiennent des relations avec les communautés religieuses. » La nouvelle Constitution adoptée en 2012 par les Genevois confirme la séparation entre l’Etat et l’Eglise. Aucun salaire ni subvention n’est alloué aux Eglises. L’Eglise protestante de Genève, en tant qu’association d’intérêt général, peut se voir financer certaines missions. Avec un déficit structurel de plus d’un million de francs par an, l’Eglise vient de renoncer à entretenir les bâtiments construits avant 1907. Leur rénovation dépend de dons privés insuffisants. L’EPG compte interpeller l’Etat pour trouver une solution. Une commission a été mise sur pied pour clarifier la nature des relations entre l’Etat et les communautés religieuses. La question de l’impôt ecclésiastique sera abordée. Un rapport devrait sortir en septembre prochain.

Berne: Les pasteurs bernois, des employés d’Etat

L’Etat bernois rémunère les pasteurs par l’impôt ordinaire. L’impôt ecclésiastique finance les activités des paroisses. Cette situation remonte au passage de Napoléon dans le canton. L’Etat avait fait main basse sur les biens de l’Eglise, mais rétribuait les ecclésiastiques. Certains parlementaires bernois estiment qu’après deux siècles l’Etat a payé ses dettes. A leurs yeux, un nouveau mode de financement des pasteurs devrait être envisagé.

Neuchâtel: L’autonomie financière, un défi

Dans le canton de Neuchâtel, l’Etat verse un forfait annuel de 1,5 million de francs réparti entre trois Eglises. La part de cette somme qui revient à l’Eglise réformée représente environ 12 % de ses dépenses salariales. Les difficultés financières liées à ce faible subventionnement étatique sont renforcées par un impôt ecclésiastique facultatif pour les réformés. Ainsi, seul un protestant du canton sur quatre paie une part ou la totalité de ses impôts d’Eglise. 

// bn / Gilles Bourquin

Le plus bel ivrogne du quartier

Gentil et amusant

Début du XX siècle, un village de la France profonde dans lequel les adeptes de Bacchus affrontent les buveurs d’eau puritains.

Valromey, un village entre Lyon et Bourg en Bresse dans les années 1910. An café de Fihol, une fine équipe a pour unité le goût de la griserie au vin local. Des trognes avinées dépeintes d’une façon sympathique, soutenues par la majorité du village, curé en tête, se nomment Pinpin, Gobert, Boituzet, Philipon ;

Rien ne se serait passé si un sergent de ville venu d’ailleurs ne s’était mis en tête d’appliquer la loi pour l’heure de fermeture du bistrot. Pinpin trouve une parade sous forme d’un guet-apens qui ridiculise la maréchaussée, et le commissaire Desbordes. Ce commissaire, renfrogné, sans joie, est tout le contraire de la joie de vivre et de boire de Pinpin qui est malheureusement son frère.
La vengeance du commissaire passe par l’accession à la présidence de la ligue antialcoolique. D’un voyage à Paris, épié par l’ancien sergent de ville, il ramène en renfort une équipe de protestants américains pour le meeting qui doit convaincre la population à l’abstinence. Renseignés, l’association des cafés, affiches à l’appui, tient comptoir gratuit avant la réunion. Si bien que les pasteurs américains et les puristes débarquent médusés devant tout un village saoul. Lors du meeting houleux les pasteurs découvrent de la fine dans les carafes, et y prennent goût. Au petit matin, les gendarmes découvrent le pasteur Jefferson ivre dans le caniveau, et lui demandent ce qu’il est venu faire ici : « prêcher l’abstinence et combattre l’alcoolisme ! ».

Quelques années de bonheur et la joyeuse équipe alcoolique est éclatée par la mobilisation.

Union des Eglises Baptistes Missionnaires : Pasteur Robertson s’en va après 35 ans

Le Pasteur Jerry Ray Robertson quitte définitivement la Côte d’Ivoire après 35 ans au service de l’Eglises Baptistes Missionnaires du pays. Hier, jeudi 1er Mai 2014, à l’Eglise Baptiste Missionnaire ‘’Vie Abondante’’ de Port-Bouet-‘’derrière Wharf’’, à Abidjan, les fidèles Chrétiens Baptistes lui ont rendu un vibrant hommage, à travers ‘’une cérémonie d’aurevoir’’ pleine en couleur.

Il s’en va, mais continuera d’intercéder pour ses ouailles restés en Côte d’Ivoire. 35 ans après, le Pasteur Jerry Ray Robertson, son épouse Carole et leur famille Venus de toutes les ‘’Eglises Baptistes Missionnaires’’ de Côte d’Ivoire, ainsi que du Burkina Faso, pour rendre un vibrant hommage à l’homme de Dieu qui a consacré 35 années de sa vie au Seigneur, dans la formation de dizaines de Pasteurs au service du Seigneur et la réalisation d’œuvres.

‘’Quand je vois la bonté de Jésus, et tout ce qu’il a fait pour moi, mon cœur est rempli de joie’’. Ce sont les propos du Pasteur Robertson pour exprimer sa joie d’avoir accompli une œuvre importante en Côte d’Ivoire. Pays qu’il a parcouru, du Sud au Nord et d’Est en Ouest, au service de ses semblables. Prenant l’exemple de l’amitié qui lie la fourmi à l’éléphant, le Pasteur Robertson dira : ‘’Je ne suis qu’une petite fourmi, et mon meilleur ami, c’est «l’éléphant » Jésus’’, pour exprimer sa joie et sa satisfaction d’avoir été guidé par le Saint, en présence de plusieurs centaines de fidèles venus lui témoigner leur attachement, à l’instar d’un couple venu, spécialement, le jour-même, de Ouagadougou pour les besoins de la cause.

De nombreux témoignages en faveur du célébré ont révélé sa foi en Christ, qu’il continuera, certainement, de servir aux Etats-Unis d’Amérique, son pays d’origine qu’il rejoint. Pasteur Jerry Ray Robertson et son épouse ont reçu de nombreux présents des fidèles et de toute la direction de l’Union des Eglises Baptistes Missionnaires.

Laurent Nahounou
laurentnah@yahoo.fr