Category Archives: Pasteur

Pour les pasteurs chrétiens

Chavannes Jeunes abandonne la course électorale

Le pasteur Chavannes Jeunes (Canaan) a annoncé hier son retrait de la course à la présidence. Il endosse désormais la candidature de son collègue pasteur Maxo Joseph.

Le religieux et homme politique, après trois échecs aux élections, assure vouloir travailler à l’unité au sein du secteur protestant. M. Jeune, qui a abandonné récemment le G 30, plaide pour une réduction du nombre de candidats à la présidence.

Il convie les autres candidats, proches du secteur protestant, à l’imiter en apportant leur support à Maxo Joseph (Rendez vous).

L’alliance électorale entre Canaan et Rendez vous, deux formations politiques revendiquant leur appartenance au secteur protestant, vise à favoriser un leadership collectif a dit M. Joseph, qui était le pasteur le mieux classé lors des élections annulées de 2015.

L’objectif de la démarche des deux pasteurs est de provoquer un ralliement des autres pasteurs impliqués dans la course électorale. Cependant cette démarche semble difficile.

Un pasteur, non membre de ces deux formations politiques, a été agressé physiquement tandis qu’il expliquait aux journalistes les limites de cette initiative. Le pasteur Wismon Jeune a insisté sur la nécessité de solliciter l’approbation préalable des différentes composantes du secteur avant la désignation d’un candidat.

Par ailleurs le pasteur Jacques Janvier, président de la fédération des pasteurs du grand Nord, a indiqué qu’il n’avait pas été contacté pour la recherche d’un consensus.

L’alliance entre Canaan et Rendez scelle les retrouvailles entre les pasteurs Jeune et Joseph. Pasteur Joseph avait, il y a un an, boudé une initiative du pasteur Jeune visant à designer un candidat unique pour le secteur. L’affaire avait mal tourné, pasteur Jeune a présenter ses excuses parce qu’il n’avait pas pu réaliser l’unité au sein de ce secteur.

LLM / radio Métropole Haïti

Iran : Youcef Nadarkhani de nouveau accusé

 

Accusé d’« agissements contre la sécurité nationale », le pasteur iranien Youcef Nadarkhani, doit verser rapidement une caution sous peine d’être arrêté.

300-Iran_2012_0260008825Le 24 juillet, muni de sa convocation, Youcef Nadarkhani s’est rendu au tribunal révolutionnaire de Rasht, qui l’a inculpé pour « agissements contre la sécurité nationale » : une charge souvent retenue à l’encontre contre les pasteurs en Iran. De plus, Youcef a été accusé d’activités sionistes et d’évangélisation. Il doit réunir 33 000 $ de caution, faute de quoi il risque la prison.

Une lutte audacieuse

Chrétien d’arrière-plan musulman, Youcef Nadarkhani n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice iranienne. En 2006 déjà, il est détenu pour apostasie envers l’islam et pour avoir annoncé l’Évangile à des musulmans, avant d’être relâché deux semaines plus tard.

En 2009, Youcef Nadarkhani ose interpeller le gouvernement iranien à propos du renforcement de l’étude du Coran à l’école. Il dénonce cette politique contraire à la liberté de pratiquer sa religion, inscrite dans la Constitution de l’Iran.

Condamné à mort… et libéré !

Suite à cette protestation, Youcef est arrêté le 12 octobre 2009, et en septembre 2010 le verdict tombe : la peine capitale, pour apostasie et évangélisation. En prison, Youcef est mis au défi : sa condamnation à mort écrite comporte une disposition qui annule la sentence s’il abjure sa foi chrétienne pour revenir à l’islam.

Sous la pression internationale, un nouveau procès se tient le 8 septembre 2012 et Youcef Nadarkhani voit sa condamnation réduite à 3 ans de détention… déjà effectuée !

Depuis, le bras de fer continue contre les autorités : le 16 mai dernier, lui et son épouse Tina sont arrêtés avec son épouse Tina avant d’être libérés au bout de deux semaines. Mais Youcef Nadarkhani ne désarme pas.

Source : Middle East Concern

Légende photo : Youcef Nadarkhani à sa sortie de prison, le 8 septembre 2012

Sujets de prière :

  • Prions pour que les autorités soient touchées par son témoignage,

  • Prions pour que les chrétiens puissent se réunir librement en Iran.

Inde: un pasteur assassiné par des Maoïstes

Un pasteur a été assassiné le 29 juillet dernier dans l’Etat de l’Andhra Pradesh au Sud de l’Inde. Yohan Maria, 55 ans, a été enlevé chez lui par des militants maoïstes. Ceux-ci l’ont roué de coups de bâtons puis poignardé et abattu. Une lettre a été retrouvée près du corps, l’accusant d’être un informateur de la police et d’exploiter les pauvres.

Le pasteur aurait en réalité refusé d’envoyer des personnes suivre les formations des Maoïstes. Les chrétiens avaient leur propre travail éducatif auprès des pauvres, d’après les déclarations du pasteur Thomas, de l’organisation protestante Persecution Relief, à Ucanews.

Son neveu avait également été enlevé mais il a été relâché le lendemain matin. L’église du pasteur a été incendiée.

Les chrétiens sont régulièrement les cibles de violence en Inde. Des pasteurs et prédicateurs avaient déjà été assassinés dans l’Andhra Pradesh en 2006, 2007, 2014 et juin 2016.

Rédaction évangéliques.info/ Ucanews – 03 août 2016 11:12

Cameroun – Appel à candidature: Des pasteurs pentecôtistes appellent Paul Biya à se présenter à …

Paul Biya, Président de la République du Cameroun Archives

Réunis au sein de l’Association pastorale pour la paix, la liberté et la démocratie au sein de la communauté pentecôtiste du Cameroun, ils implorent le Seigneur tout-puissant qu’il ajoute au Président de la République force, santé, sagesse et détermination.

L’on croyait la vague des appels à candidature estompée. Que non ! Et, c’est du côté des religieux qu’elle reprend vie. En effet, les pasteurs pentecôtistes viennent de se prononcer en faveur de la candidature du Président de la République, Paul Biya, à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2018. Réuni autour de leur leader, le pasteur doyen Tchoupkui Joseph le vendredi 10 juin 2016, ils ont adressé leur appel à candidature à Biya.

Ces pasteurs pentecôtistes évoquent, comme raison de leur action, la grande sagesse dont fait preuve le Président de la République, Paul Biya, dans «la gestion avec maestria et finesse des affaires de notre pays». Ils parlent ainsi de l’interdiction de la fermeture arbitraire des églises pentecôtistes consacrant la liberté de culte; les autorisations accordées aux églises de réveil; les réalisations faites depuis son accession à la magistrature suprême (écoles, routes, hôpitaux, emplois, etc.); etc.

«Nous vous demandons humblement, mais vivement d’accepter d’être le candidat que nous voulons pour la prochaine élection présidentielle que nous vous prions de tenir à la date qui vous conviendrait pour le bien de notre pays», lit-on dans l’appel à candidature. Ces pasteurs implorent le seigneur tout-puissant afin qu’il ajoute à Paul Biya force, santé, sagesse, détermination et lui accorde le prochain mandat afin qu’il poursuive sa politique des Grandes Réalisations, gage de l’émergence de notre pays en 2035.

L’intégralité de l’Appel à candidature publié par Cameroon Tribune du 2 août 2016.

Appel à candidature des Pasteurs Pentecôtistes Cameroon Tribune

Auteur:

Aaron ONANA N.

 contact@cameroon-info.net

 @t_b_d

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Le pasteur Christian Merlo réélu à la tête de l'Eglise de Dieu en France

La 76ème Assemblée Générale de l’Église de Dieu, qui s’est tenue du 19 au 22 juillet à Nashville aux États-Unis, a approuvé la réélection du pasteur Christian Merlo dans sa fonction de Surveillant national de l’Église de Dieu en France.

Pasteur Christian Merlo

Le pasteur Christian MERLO, Surveillant national Eglise de Dieu en France.

Le pasteur Christian Merlo, Surveillant national de l’Église de Dieu en France depuis le dimanche 12 août 2012, a été reconduit à ce poste par le corps pastoral au cours de la Pastorale qui s’est déroulée à Lux (Saône-et-Loire) du 10 au 12 mars 2016 pour un nouveau mandat de quatre ans. Comme le prévoient les textes fondamentaux de l’Église de Dieu (Cleveland-Tennessee), cette décision a fait l’objet d’une approbation par l’Assemblée Générale, qui a tout pouvoir et autorité pour désigner l’enseignement, le gouvernement, les principes et les pratiques de toutes les églises locales du mouvement.

Avant de soumettre au vote de l’Assemblée Générale la réélection du pasteur Christian Merlo, le Comité Exécutif Général a préalablement examiné les actions et résultats prouvant que le postulant méritait de remplir un mandat additionnel en France, et s’est assuré qu’il avait bénéficié du vote favorable d’au moins 75 % des pasteurs de sa juridiction. Ces conditions étant remplies, l’Assemblée Générale a approuvé la reconduction du pasteur Christian Merlo au poste de Surveillant national de L’Église de Dieu en France pour un nouveau mandate de quatre ans.

Se tenant au courant de l’administration, des finances, des communications, des moyens techniques et modernes du travail de bureau, le Surveillant national est évalué périodiquement par le Comité Exécutif Général, composé du Surveillant Général, de ses trois adjoints et du Secrétaire-Trésorier général.

Jacqueline Merlo © Pasteur Aloys Evina Eglise de Dieu en FranceSon épouse, le pasteur Jacqueline Merlo, exerce la fonction de Directrice du ministère des femmes au sein de l’Église de Dieu en France, en collaboration avec Kathy Watson Swift, Directrice du ministère des femmes en Europe de l’Ouest. Elle sillonne la France pour encourager les femmes à se mettre totalement à la disposition du Christ qui les a rachetées à un grand prix, et de découvrir le don et les œuvres préparées d’avance par lesquels elles pourraient le mieux glorifier leur Rédempteur.

Participants au seminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Participants au séminaire du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo en avril 2016

Le bilan du couple pastoral Christian et Jacqueline Merlo à la tête de l’Église de Dieu en France est largement positif. De nouvelles églises ont vu le jour sous leur impulsion et une église a rejoint le mouvement. Ils ont trouvé une solution à la crise de vocations qui touche la quasi-totalité des mouvements chrétiens. Ils ont également créé un centre de formation biblique. La convention annuelle qu’ils organisent chaque année sous le thème du « Revêtement de puissance » a vu passer des orateurs de renom, dont le Dr Tim Hill, Surveillant Général de l’Église de Dieu.

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite 28 juillet 2016

Le couple pastoral Jean et Denise Liz Tshiteya à gauche/ le couple pastoral français Christian et Jacqueline Merlo à droite

N’est pas surveillant national de l’Église de Dieu qui veut. De nombreux serviteurs de Dieu affichent leur désir d’être à la tête de l’Église de Dieu dans leur pays. C’est leur droit le plus absolu, le plus légitime, mais ont-ils tous le profil requis pour gérer ne serait-ce qu’une petite localité ? Il faut d’abord passer par les petites catégories, faire ses preuves et asseoir une réputation localement. Ensuite, un leadership local permet-il de prétendre immédiatement au leadership national ?

Le poste de Surveillant national (ou de Surveillant d’État) a été institué par l’Assemblée Générale de 1911 qui s’était inspirée d’une exhortation de Paul aux anciens de l’Église d’Ephèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau, au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre fils. » (Actes 20 : 28 – Version Darby).

Étant donné que le Surveillant national occupant une position honorable et vitale dans l’Église de Dieu, la personne qui assume cette fonction a une grande autorité spirituelle et doit avoir démontré ses capacités de conducteur spirituel. Ses qualifications et qualités personnelles lui permettront notamment de contrôler le travail, les personnes et les programmes; de motiver les autres et de leur confier des responsabilités pour le bon fonctionnement de l’église; et d’ être capable de s’adapter aux différentes cultures, et au rôle changeant du ministère de l’église.

Le Surveillant national doit être bon et intègre envers ceux qu’il sert, manifestant de la compassion, de la confiance, et de l’empressement. Il doit aussi se soumettre à ceux qui sont au-dessus de lui dans le Seigneur. Il doit servir de modèle, en montrant son appartenance à Christ dans son mode de vie et dans son administration. Il est également très diligent dans ses relations familiales, sa communauté et envers ceux qui sont au dessus de lui dans le Seigneur afin que son témoignage et sa position ne souffrent aucun reproche.

Le Surveillant national nomme les pasteurs et peut également être amené à assurer le remplacement de ceux qui quittent leur poste. Il peut être amené, si c’est nécessaire ou en cas de besoin, à autoriser un Exhortateur à être le pasteur d’une église locale, à effectuer les baptêmes et à accepter de nouveaux membres dans l’église.

Il officie à tous les services d’ordination des pasteurs, signe les certificats de ministère sur son territoire après qu’ils ont été approuvés par le Surveillant Général. Il peut être conduit à les retourner au Surveillant Général en donnant la raison de son refus de signature et signe aussi les révocations de ministère quand il est amené à en faire.

Il fournira aussi les questionnaires aux candidats au ministère sur son territoire qui en sont jugés dignes, et signera tous les formulaires des candidats avec son approbation avant de les envoyer au Surveillant Général.

Il approuve l’établissement de nouvelles églises locales, le choix, l’achat, ou la construction des lieux de culte. Il est également chargé de dissoudre toute église inactive, et peut transférer les membres des églises qui cesseraient d’exister vers celles qui leur conviennent le mieux.

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Deux pasteurs quittent la paroisse de Nyon

De leur propre aveux, il est bon de partir à un moment donné.  L’un parle «d’appel d’air pour les gens qui se sont confiés»; l’autre de «nettoyage du disque dur». François Lemrich et Pierre-Yves Pasquier s’accordent sur la richesse des années passées à la cure de Nyon, dans ce prieuré  jouxtant le temple, où ils avaient leur logement de fonction.
Le premier y a posé ses valises en 2008 après huit ans de service à St-Cierges (ça ne s’invente pas) sur le plateau du Jorat. Huit années plus tard, le voilà qui s’en va poursuivre son pastorat à Grandson, et «tâter du moyenâgeux» comme il dit. Arrivé en 2010 de la paroisse de Corsier/Corseaux, sur la Riviera,  Pierre-Yves Pasquier s’apprête quant à lui à entrer dans l’âge  béni de la retraite, après trente-sept ans et demi de ministère au sein de l’Eglise évangélique réformée vaudoise.

A l’écoute des gens

Hommes d’esprit, hommes de parole, les deux pasteurs s’apprécient et assurent que ce n’est pas une dispute qui les a décidés à changer de lieu de vie. «On a fait une bonne équipe, on a bien rigolé»,  clame Pierre-Yves Pasquier. Sur quoi renchérit, non sans humour son collègue: «On a constitué une belle ligne d’attaque pour mettre quelques buts, pas comme à l’Euro.»

Retrouvez l’intégralité de cet article dans nos éditions payantes du vendredi

Une église attire les chasseurs

Une église évangéliste pentecôtiste profite de l’engouement du jeu Pokémon GO pour attirer de nouveaux fidèles sur son parvis, en envoyant des leurres à Pokémon dans le secteur et en distribuant des vivres aux adeptes.

«C’est une stratégie pour contribuer à la communauté», explique Patti Miller, pasteure principale de l’église Evangel Pentecostal Church, située devant le square Cabot, lieu très fréquenté par les adeptes de ce jeu sur téléphone intelligent.

«Bien sûr, si les gens sont attirés par notre église en même temps, nous serions très heureux de les accueillir et grandir, ajoute-t-elle. Qu’ils viennent ou non, on donne à la communauté.»

Appâts à fidèles

Les vendredis et samedis, l’établissement religieux situé sur la rue Sainte-Catherine Ouest envoie chaque demi-heure des leurres à Pokémon, soit des trappes qu’on installe dans le jeu. Elles servent à attirer davantage de Pokémon près des Pokéstop, décidés par Nintendo, et d’où sortent les créatures tant convoitées.

L’église alimente les cinq Pokéstop du secteur, en chargeant une cinquantaine de pièges par jour. «On ne crée rien. Tout est déjà là», précise la pasteure.

Jeudi dernier, les policiers ont dû disperser le rassemblement de chasseurs de Pokémon au square Cabot, vers 1 h du matin à cause du bruit et de la circulation.

Photo Agence QMI, Caroline Lévesque

Jeudi dernier, les policiers ont dû disperser le rassemblement de chasseurs de Pokémon au square Cabot, vers 1 h du matin à cause du bruit et de la circulation.

L’établissement fait aussi la distribution de barres granolas, de bouteilles d’eau et permet la recharge de batterie de téléphone. Cela se fait en fin de soirée, quand le rassemblement d’adeptes est dense sur le trottoir, devant l’ancien Hôpital de Montréal pour enfants, où les gens apportent leurs chaises pour y passer des heures. La semaine dernière, l’Église a distribué pas moins de 4736 collations en cinq jours.

Les vitres de la façade de la bâtisse sont d’ailleurs aux couleurs et à l’effigie du jeu de réalité augmentée. «Le premier jour qu’on a peint la vitrine en écrivant qu’il y avait de l’eau et des barres gratuites, les gens cognaient à la porte pour savoir quand on allait les distribuer, s’est surprise la première femme pasteure de l’église en 100 ans d’existence. Alors, on riait tous.»

Pasteur et chasseur

L’établissement a décidé de profiter de cet engouement, alors que le phénomène se produisait sous les yeux des religieux déjà depuis une semaine. Le pasteur jeunesse aux commandes du jeu, Michael Conrad, a lui-même grandi en jouant aux Pokémon.

«C’est quand même cool d’être un pasteur et être un chasseur de Pokémon en même temps, dit-il en riant. Les leurres sont là sans arrêt, car les gens en mettent par eux-mêmes. Pourquoi ne pas y contribuer, nous aussi, pour les jeunes?»

Leur technique de séduction porterait ses fruits. Quelques joueurs à qui on avait distribué des cartes seraient revenus prendre un café gratuit dans le sous-sol de l’église.

L’Église veut continuer tout le mois d’août à donner des vivres et à envoyer des appâts à Pokémon dans le secteur.

CAMEROUN :: LE REVEIL, LES MIRACLES ET LES DESILLUSIONS :: CAMEROON

CAMEROUN :: LE REVEIL, LES MIRACLES ET LES?DESILLUSIONS :: CAMEROONCAMEROUN :: LE REVEIL, LES MIRACLES ET LES…DESILLUSIONS :: CAMEROON 47 confessions religieuses officiellement reconnues, plus de 200 ‘’Eglises évoluant en marge de la légalité en attendant le cachet régularisateur du Président de la République qui tarde à venir, tout autant que tardent à se matérialiser les miracles annoncés.

Certains habitants de Yaoundé ne remonteraient pas très loin dans leurs souvenirs pour se rappeler les prestations plutôt, courues d’un évangéliste américain nommé BONKE qui attirait des foules à l’esplanade du stade omnisports ou encore au lieu-dit ‘CARREFOUR WARDA.

Le relais pris par  les pasteurs nigérians avec un succès certain n’a pas manqué de susciter des vocations auprès de quelques inspirés locaux. Le filon désormais maitrisé par ces acteurs avec à la clé des affiches aux couleurs chatoyantes placardées aux quatre coins de la ville sur fond de décibels assourdissants, a tôt fait de déclencheurs auprès de certaines couches sociales, une hystérie collective.

Portées par les effets déstabilisateurs d’une crise économique persistante, d’une misère ambiante face auxquels les liturgies jugées soporifiques et monotones des confessions religieuses conventionnelles sont restées sans solutions, des hordes de fidèles, pour une bonne part des femmes, abandonnent par vagues successives leurs premières amours religieuses pour se jeter corps et biens sur les guérisons, les miracles, les richesses proposés par les nouveaux conquérants des âmes : les Eglises dites de réveil, un succès foudroyant, un phénomène de masse qui a simplement eu le don d’engendrer par certaines des ‘’pasteurs’’ de tout poil dont certains doivent en toute objectivité établir les preuves de leurs aptitudes professionnelles si ce n’est par ailleurs celle de leur probité morale.

Tous ceux-là qui, victimes à divers titres de chômage, d’envoûtement, de stérilité, de toutes sortes de maladies, y affluent pour y trouver des solutions à leurs différentes préoccupations. L’erreur serait de croire que seuls les crèves -la –faim se laissent séduire par les sirènes de ces nouveaux ‘’sauveurs des âmes’’.

Et bien que non ! Le tableau que peint un célèbre sociologue camerounais laisse perplexe : … il y avait aussi d’authentiques personnalités des administrations publique et privée, du monde des affaires, des professions, libérales, des étudiants, des artistes… »

La contagion était dévastatrice. Le clergé catholique surtout qui en a perdu le sommeil a eu le mérite de s’être livré à une introspection afin de redresser la barre.

Avec le concours de l’Exhortation apostolique post-synodale « ECCLESIA IN AFRICA » proclamé par le Pape Jean-Paul II de regretté mémoire lors de sa visite en aout 1985 au Cameroun.

Les innovations culturelles du document papal se sont chargées de corriger autant que faire se peut les reproches faits à l’Eglise de Rome.

Les nouveaux convertis ont-ils trouvé leur compte ?

Une abondance littérature émanant des cercles spécialisés fait ressortir que leur parcours s’est soldée parfois par de cruelles désillusions. Et aux dis de ces spécialistes, nos « braves » pasteurs ne sont, pour certain que de vulgaires opportunistes soucieux avant tout de se « sucrer » aux dépens de la crédibilité, de la naïveté, et du désarroi existentiel de leurs fidèles.

Un jeu rendu plus aisé avec cette faculté dont jouissent certains promoteurs de ces Eglises capables de les faire naître, de les faire disparaitre, de les faire renaitre…. Au fait, combien sont-elles aujourd’hui au Cameroun, ces Eglises dites de réveil. Selon certaines sources ayant enregistré leur déclaration au Minatd, on en compterait plus de deux cents à s’être engouffrée dans la brèche ouverte par la loi N° 90/053 du 19 décembre 1990 relative au libertés publiques, aux questions du culte et au suivi des activités des associations et autres mouvements à but non lucratif.

On comprend dès lors pourquoi ces Eglises se résument parfois en un domicile privé si ce ne sont que quelques piquets qui supportent un simple toit. Evoluant dans ce cadre provisoire, certains nourrissent ainsi l’espoir d’obtenir le sésame officiel du nom d’Eglise que seul le décret du président de la République est habileté à conférer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entreprise n’est pas du tout aisée.

Marianne Seckel, bienveillante dans l'âme

Anaïs MORAN

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«Vous vous occupez de la paroisse en attendant qu’il y ait quelqu’un ? ». Cette question, Madame le pasteur la connaît trop. Pourtant, dans sa confession protestante, plus d’un tiers des ecclésiastiques sont des femmes. « Luther a toujours insisté sur l’égalité sociale et sexuelle, mais bon, il y a toujours des remarques déplacées et des mentalités désuètes ». Lorsqu’elle arrive à son premier poste, en 1979, mariée et mère de deux enfants, dans la paroisse de Saint-Jean-d’Angély, les remarques fusent. « Ça ne faisait même pas vingt ans que l’église réformée avait accepté les femmes en son sein », explique-t-elle, sourire aux lèvres.

Depuis, elle est passée à la tête de trois paroisses dans la région de Montbéliard entre 1986 et 2010, avant de revenir ici, sur les terres charentaises. Juillet 2011, elle devient la première femme pasteur de l’histoire de l’île de Ré et La Rochelle.

« Je ne me voyais pas pasteur »

Pourtant, sa vocation de pasteur, elle affirme ne jamais l’avoir eue. « Je suis plutôt timide, je me mets souvent en retrait. Prêcher devant du monde, c’était impensable. Je ne me voyais pas pasteur », s’amuse-t-elle à raconter. Avec des études de théologie à Strasbourg puis à Montpellier et un père pasteur de métier, difficile d’y croire. « C’est vrai, cela m’a toujours intéressée. J’ai commencé par étudier les lettres classiques. Mais très vite, je me suis tournée vers la théologie ».

Mme Seckel vit dans l’enceinte de la paroisse de La Rochelle. Mais sa responsabilité n’est pas moindre sur Ré. Malgré l’aide de pasteurs retraités ou de laïcs solidaires, elle est seule en poste.

Travail à temps plein

Tous les dimanches, elle part célébrer le culte au temple de Saint-Martin, place de la République. Sur l’île, 80 familles sont répertoriées à l’Église protestante unie de France. « Je m’occupe aussi hebdomadairement de l’école biblique pour leurs enfants. Avec le clergé catholique rétais, nous organisons des groupes œcuméniques qui permettent aux adultes de s’initier à la lecture des textes ».

L’été, à Pâques ou pour Noël, le nombre de paroissiens quadruple. « Forcément, ce sont mes temps forts durant l’année ». Entre la préparation des prédications, les rendez-vous quotidiens et hebdomadaires, il faut s’occuper des baptêmes et demandes de mariages « quelques fois un peu farfelus sur l’île de Ré ». Les années passent, mais Marianne Seckel s’implique et travaille toujours aussi bien. Tous les six ans, deux membres du conseil régional de son église sont envoyés pour apprécier son travail au sein de la paroisse. « Je n’ai jamais eu de problèmes ». A l’automne 2016, elle vivra sa dernière évaluation. « J’espère que ma carrière se finira sur une bonne note ! » Parce que oui, dans deux ans, elle prendra sa retraite. Et sa bienveillance et son ouverture d’esprit manqueront certainement à beaucoup.

Le Prophète Dolsky Jaurès,fait des révélations sur la Côte d'Ivoire / Ce qu'il dit du Président …

Prophète Dolsky Jaurès

Prophète Dolsky Jaurès


Prophète Dolsky Jaurès, il avait prédit les violences qui ont lieu dans le pays en ce moment. Ce qu’il dit du Président Ouattara…

Dans la première partie de l’interview que nous avons réalisée avec le prophète Dolsky Jaurès, le serviteur de Dieu fait mention de sa rencontre avec Jésus Christ quand il avait 13 ans. Dans la deuxième partie que nous publions il y’a une semaine, le pasteur a fait ressortir ses aptitudes à être aussi un profiler qui peut aider la police dans la réalisation des enquêtes. Dans cette troisième et dernière partie de notre entretien, le prophète Dolsky Jaurès Yoro donne son regard sur la vie politique du président de la République ainsi que des autres hommes de Dieu.

Quel est votre regard sur le ministère que vous exercez et sur vos collègues, les bons comme les moins bons

Au fur et à mesure que vous allez me découvrir, vous verrez que j’ai un message et un programme. L’image de l’homme de DIEU est ternie en Côte d’Ivoire. A part les prêtres catholiques, tout ce qui est hommes de DIEU est ternie parce qu’il y a eu beaucoup de faux. Et pour moi, ce faux ne vient pas de la Côte d’Ivoire, mais plutôt des pays voisins. Quand on va à l’aventure, on ne va pas pour s’amuser, on va pour un but précis : il faut revenir chez soi avec quelque chose. C’est une règle à laquelle les hommes de DIEU venus à l’aventure en Côte d’ivoire n’échappent pas. Et comme les Ivoiriens aiment copier, ils se sont eux aussi mis à faire du faux. Ici, quand on voit sur une affiche par exemple, le Bishop Okaka du Nigéria, la salle sera pleine et comble mais quand on va annoncer le prophète Yao, Yoro ou Kéita, la salle est vide. Pourquoi ? Parce qu’on aime ce qui vient d’ailleurs, du dehors. Et ceux qui viennent du dehors viennent avec des actions que certains traitent de fallacieuses qui frisent même la magie. Après on a découvert qu’il faisait de faux miracles. Peut-être à cause d’un gain lucratif certains prophètes se laissent influencer et se prennent au jeu du faux. Avec un peu d’argent, on peut monter des miracles de toutes pièces. Payer des jeunes désœuvrés pour qu’ils se fassent passer pour des paralytiques ou des malades et monter un scénario assez convaincant. On arrive à attirer des foules mais les vies ne changent pas dans ces églises et elles ternissent l’image de toutes.

Il faut qu’à nouveau quand  on dit Côte d’Ivoire, qu’on puisse citer des noms, qui sont des références parce qu’ils font la véritable œuvre de DIEU. Avant on parlait d’Abekan et les cœurs étaient réjouis mais maintenant on n’a plus de prophètes. Ne me faites pas citer des noms.

Parlons-en. Kodja Guy Vincent par exemple. Qu’est-ce que vous en dites ?

C’est quelqu’un qui est très assis dans la parole de DIEU mais qui a un témoignage d’un homme très audacieux. Il était chanteur et il est devenu un grand pasteur, ce n’est pas donné à tout le monde. Il est plus facile de passer d’une école pastorale au monde que de faire le chemin inverse. Il est bon quelque part, soit dans la communication ou dans quelque chose qui a fait qu’il a pu arriver là. Mais je disais tout à l’heure que tout ce qui sort de la prière est attaqué. Je ne le connais pas personnellement mais de loin, il m’a bluffé, séduit par son aura. Il s’impose.

Mais ne fait-il pas partie des pasteurs que vous évoquiez tout à l’heure, qui ont des pouvoirs occultes

Je ne sais pas juger quelque chose que je n’ai pas vu de près. Je ne le connais pas personnellement. Je n’ai jamais vu de vidéos non plus ou entendu que Kodja Guy Vincent a fait un miracle. Peut-être que sa magie  c’est pour avoir de l’argent. En tout cas, il est plus paroles que miracles. Mais je répète je ne le connais pas personnellement, je ne l’ai jamais vu.

Dernièrement, il y a un autre qui a fait l’actualité, le prophète Kacou Philippe qui est en ce moment en prison, à la MACA. Il disait être le seul et unique vrai prophète. Si vous deviez faire un commentaire

J’ai causé deux fois avec lui. Avec moi, il n’a pas été arrogant. Il a été très respectueux, il a reconnu mon travail, j’ai les messages. Il m’a même sollicité pour que j’accepte d’être sur le même plateau que lui pour un débat. Mais ça n’a pu être fait jusqu’à présent. Je ne sais pas si on doit le classer parmi les pasteurs. Lui-même il ne reconnait pas être pasteur. C’est un genre de secte. Tel que Bouddha est venu et il a créé la religion bouddhiste, lui il est venu et il a créé sa religion. Ce n’est pas une religion chrétienne en fait donc on ne peut pas le comparer à nous autres. Il veut prendre la place de DIEU, il veut qu’on l’adore alors que nous, nous œuvrons pour l’avancement du royaume de DIEU.

Il y en a un autre qui s’appelle Joël Krasso…

C’est mon coup de cœur

Pourquoi ?

Je ne le connais pas non plus, j’ai vu une vidéo où des vieux confessaient la sorcellerie. J’ai également vu qu’il avait démasqué une femme avec beaucoup de serpents sur elle. J’ai été stupéfait. C’est de la puissance. J’ai été étonné qu’en Côte d’Ivoire on puisse faire des choses qu’on ne voyait avant qu’à la télévision, des choses que faisaient les grands pasteurs du Nigeria, TB Joshua, Oyedepo et les autres. J’espère qu’il est de DIEU. S’il l’est vraiment, c’est qu’il y a un grand réveil en Côte d’Ivoire.

A ce sujet, il y a un mystique qui affirme que Joël Krasso n’est pas un pasteur mais plutôt un mystique comme lui

Il ne faut pas que ça vous étonne.   Le bâton de Moïse était à la fois un bâton et un serpent. Le Coran en parle. Quand il est allé chez les Egyptiens, il a jeté son serpent et le serpent de Moïse a mangé celui des Egyptiens, c’est ce que je veux que vous reteniez. Les sorciers savaient transformer les bâtons en serpent, Moïse aussi. Est-ce que parce qu’il le faisait qu’il était sorcier ? Non, c’était un envoyé de DIEU.

Moi si vous me regardez travailler, vous aller dire aussi que je suis un mystique parce que ce sont des choses différentes de ce qu’on a l’habitude de voir…

Dites-nous comment vous travaillez ? Comment les messages, les révélations se manifestent ? On veut savoir

D’abord, je prie Jésus, je médite la parole de DIEU, je jeûne souvent aussi. Je regarde longtemps la personne, je l’écoute ou parfois même je la touche et je voyage dans sa vie. Je peux même me rendre dans son village en y apparaissant ou m’y rendre par voie aérienne. Je peux voir son enfance, sa jeunesse, ce qui fait son amertume, ses défauts…

Pour conclure, Pasteur Yoro, que vous souhaitez que les gens retiennent de vous ?

Je ne pourrai jamais me justifier pour dire ou prouver que je suis un envoyer de DIEU, donc je ne veux pas qu’on retienne quelque chose de moi mais plutôt des hommes de DIEU. Je veux qu’on retienne qu’il y a des bons. Une femme qui a un cancer de sein, le prix de son opération est équivalent au montant de la scolarité de trois de ses enfants. Elle a cet argent sur elle, que doit- elle faire ? Sacrifier ses enfants pour sauver sa vie ou se sacrifier pour scolariser ses enfants ?

Elle rencontre un homme de DIEU, il prie pour elle et elle guérit. Cet homme de DIEU, qu’est-ce qu’il a fait ? Il a boosté la société même. Le ministère de la santé doit le reconnaitre, le ministère de la famille également. Faire du mal à un homme de DIEU, c’est tirer sur une ambulance. Il ne faut pas qu’on tergiverse sur qui est de DIEU ou pas mais qu’on se concentre sur les résultats. Si la personne guérie remercie Jésus, est-ce que cela revient à remercier satan que l’homme “de DIEU“ en question prie ? C’est le résultat qui compte.

Je veux aussi qu’on retienne qu’il y a aussi des prophètes. Je ne suis pas xénophobe mais je n’aime pas l’effet que les anglophones Africains ont sur les Ivoiriens. Je veux qu’on me dise quelle église appartenant à un francophone à ne serait-ce que 500 fidèles dans un pays africain anglophone.

Qu’on arrive en Côte d’Ivoire à mettre en valeur des Ivoiriens qui œuvrent pour le bien-être de tous, qui combattent le mal sous toutes ses formes. Il faut que les devanciers l’encadrent, que les autres le soutiennent en mettant en place une bonne politique de communication.

J’ai aussi décoré par l’Etat de Côte d’Ivoire pour des messages que j’ai lancés en période électorale. Je ne savais même pas que j’étais écouté.

Je suis issu de l’Ouest mais j’ai été l’un des rares à avoir dit que le Président actuel serait élu et qu’il règnerait sur la Côte d’Ivoire.

A ce sujet, d’aucuns annoncent que trois années après son 2e  mandat, il s’en ira

Au contraire. Ils ont bien vu le chiffre 3 mais ils ont mal interprétés. Ce n’est pas trois ans, c’est trois mandats avec une Constitution de complaisance. Il y aura une décision de courtoisie pour le laisser continuer.

Et pour sa maladie, que dit le prophète Yoro ?

En tant que prophète, il a une santé fragile mais il a les moyens de la stabiliser jusqu’à X âge. Il ne mourra ni aujourd’hui, ni demain. Il faut que les prophètes arrêtent de prophétiser avec passion, avec leur penchant politique. J’ai un penchant politique mais ce n’est pas pourtant que je vais refuser une prophétie ou la tronquer.

Est-ce que vous pensez qu’un homme de DIEU sera à la tête de ce pays un jour ?

C’est possible, moi-même. Bizarrement, je sais que je serai à la tête de ce pays un jour, au plus haut niveau. Peut-être pas président mais au plus haut niveau.

     Ange T B

Coll: Pascale Andrée N’Guessan                                                                                                      

Des victimes de Guillot peinent à comprendre

Qu’aucun des directeurs et pasteurs ne soient démis de leurs fonctions

JUSTICE. Mardi dernier le 19 juillet , l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec (AEBEQ) et le pasteur Gabriel Cotnoir ont fait une reconnaissance publique et des excuses aux présumées victimes de l’école La Bonne Semence de Victoriaville.

Maintenant que ces reconnaissances ont eu lieu, des victimes autant de Victoriaville que de Québec peinent à comprendre que l’AEBEQ et des églises de leur réseau gardent en poste et en fonction des gens ayant eu une part de responsabilité en lien avec les abus physiques d’enfants et l’omerta entourant cela. «Ils refont constamment le même scénario. En 1985, ils disaient ça de Claude Guillot, qu’il était repentant d’avoir frappé des enfants et ils l’ont mis en poste comme pasteur. Aujourd’hui, même si nous saluons son honnêteté et sa compassion, nous ne comprenons pas pourquoi Gabriel Cotnoir est toujours en poste comme pasteur. Tout comme les pasteurs Benoit Rancourt et François Nolet qui ont été pasteurs en formation et impliqués à l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville à l’époque où les châtiments corporels étaient autorisés et connus de l’ensemble de l’église.»

Les victimes sont en colère également de constater que tout s’est poursuivi à Québec et ce même si certains l’ont dénoncé aux autorités de l’AEBEQ. Nous ne comprenons pas que Terry Cuthbert, Michel Habib, et Gilles Lapierre n’aient pas été démis de leur fonction en décembre 2015 lorsque leur négligence dans cette histoire a été soulevée dans les médias.» Il aura fallu attendre la sortie dans les médias de l’église Chauveau en janvier 2016, qui demandait la suspension de ces personnes, pour que le conseil d’administration de l’AEBEQ commence à s’interroger sur le sujet.

L’impartialité et l’intégrité de ce conseil semblent compromises par le fait que trois des membres du conseil de l’AEBEQ aient un lien de parenté direct avec Gabriel Cotnoir, Gilles Lapierre et Terry Cuthbert. «Il reste et demeure que Terry Cuthbert, Michel Habib et Gilles Lapierre ont établi le pasteur Guillot dans ses fonctions et ils l’ont supporté financièrement et moralement de 1989 à 2003 alors qu’il y avait des allégations sérieuses d’abus.»

Evangélistes à Montpellier : les deux pasteurs témoignent

D es évangélistes occupent illégalement le parc Montcalm après y avoir pénétré par effraction au grand dam des habitants du quartier. Mercredi 20 juillet, les deux pasteurs ont accepté de témoigner. Entre-temps, un début d’incendie s’est déclaré sur le camp.

Les occupants évangélistes qui stationnent dans le parc Montcalm depuis un peu plus d’une semaine sont en sursis. Mardi 5 juillet, le tribunal administratif, saisi dans le cadre d’une procédure d’urgence, a examiné la demande de leur évacuation présentée par la ville de Montpellier, si nécessaire avec le recours de la force publique.

Dans l’après-midi, un début d’incendie s’est déclaré sur le camp. Dialogue musclé entre les forces de l’ordre et les occupants du parc.

À Cleveland, un pasteur noir contre la violence policière

Jawanza Colvin s’était beaucoup mobilisé après la mort de Tamir Rice, un jeune Noir tué par un policier blanc en 2014. Son combat est loin d’être fini.

Le pasteur Jawanza Colvin fait partie de la nouvelle génération de leaders religieux noirs.ZOOM

Le pasteur Jawanza Colvin fait partie de la nouvelle génération de leaders religieux noirs. / Michael F. McElroy/The New York Times-Redux-REA

Depuis l’église baptiste Olivet, dressée au cœur d’un quartier noir défavorisé dans l’est de Cleveland, la convention républicaine paraît bien loin. Ici, point de journalistes ou de policiers, mais des experts, des élus et des responsables associatifs réunis pour parler des défis que rencontrent les Noirs américains aujourd’hui.

Pauvreté, obstacles à la participation électorale, réforme de la justice : ce forum, nommé « Impact 2016 », se refermera jeudi 21 juillet, en même temps que la convention républicaine qui a lieu au centre-ville. « On veut aborder les problèmes qui se sont développés ces huit dernières années, alors que nous étions euphoriques après l’élection de Barack Obama », souligne l’organisateur du rassemblement, le révérend Jawanza Colvin.

> A lire : Premier jour animé à la convention républicaine

Issu d’une nouvelle génération de leaders religieux noirs

Le charismatique pasteur d’Olivet est une étoile montante à Cleveland. Ce quadra à la voix grave et au regard rieur, qui adore la marche et le jazz, fait partie de la nouvelle génération de leaders religieux noirs. Son pari : bâtir des coalitions au-delà de sa communauté et de son Église pour améliorer le sort des minorités dites « de couleur » dans une ville encore soumise à la ségrégation.

En 2014, il a été propulsé sur le devant de la scène nationale, après la mort à Cleveland de Tamir Rice, un garçon noir de 12 ans, tué par un policier blanc alors qu’il tenait un pistolet en plastique.

À l’époque, Jawanza Colvin est l’un des seuls pasteurs afro-américains à hausser la voix contre le maire de Cleveland – un démocrate – pour exiger la réforme de la police. « En tant que père d’un enfant de couleur, cet épisode m’était profondément douloureux. Avec la tribune offerte par mon église, il fallait agir pour que justice soit faite ».

Fils d’un membre du mouvement révolutionnaire Black Panthers

Né à Washington, Jawanza Colvin est plongé dans le militantisme noir dès l’enfance. Son père, vétéran, est membre du mouvement révolutionnaire Black Panthers. Sa mère, « très chrétienne », admire Martin Luther King Jr.

Comme ce dernier, Jawanza Colvin étudie à Morehouse College à Atlanta. Il arrive à Cleveland en 2009, à l’âge de 33 ans. L’église qu’il trouve, Olivet, compte 4 000 membres et possède une longue tradition d’activisme en faveur des démunis.

Il se met au travail. Avec un rabbin, il lance en 2011 une coalition de quarante institutions religieuses nommée GCC (Greater Cleveland Congregations). Ensemble, elles se mobilisent sur des sujets divers comme l’éducation, l’emploi et la nutrition, et participent en 2013 à l’extension du programme de santé Medicaid pour les habitants les plus pauvres de l’Ohio.

Jawanza Colvin interpelle les autorités et critique ouvertement le maire

La réforme du système judiciaire fait aussi partie des chevaux de bataille du groupe, mais la mort tragique de Tamir Rice l’a fait resurgir. Hyperactif, le pasteur joue les poils à gratter.

Il organise des conférences de presse, s’affiche avec la famille, publie des tribunes et propose des réformes pour mieux encadrer la police. Il interpelle les autorités et critique ouvertement le maire alors que beaucoup de leaders noirs préfèrent le ménager.

« Nous utilisons la colère de manière constructive, pour préserver nos vies et nos âmes ». Deux ans après la mort de Tamir Rice, des peluches se sont amassées sur le site du drame, à côté d’un centre de loisirs. « Les enfants comprennent ce qui s’est passé ici. On se souvient de l’émotion. Rien n’a changé depuis », raconte Bob Hargrove, un Afro-américain rencontré sur place.

> Lire aussi : Chronologie : la longue histoire des violences policières aux États-Unis

Une possible présidence Clinton lui donne de l’espoir

C’est aussi l’avis de Jawanza Colvin, inquiet des tensions récentes qui ont résulté de la mort de Noirs abattus par la police à Bâton Rouge et dans le Minnesota en juillet. « Nous devons parler de l’accès aux armes à feu et du racisme institutionnalisé qui touche notre économie, le système éducatif et l’appareil judiciaire ».

Une possible présidence Clinton lui donne de l’espoir, dit-il, assis devant des photos prises avec la démocrate, Bernie Sanders et même Barack Obama. « L’électorat qui émerge est plus mélangé. Les relations entre les communautés se multiplient. L’Amérique se dirige vers plus d’empathie ».

Alexis Buisson (envoyé spécial à Cleveland)

Jean-Pierre Anzala, pasteur de l'Église protestante : « Proposer sans imposer, c'est un peu cela …

Vous avez tenu à rencontrer les parents des prisonniers, pourquoi ?

L’association Men A lespwa et l’aumônerie protestante des prisons sont allées à la rencontre des parents des prisonniers parce que nous avons constaté qu’il y avait un manque dans leur accueil et qu’il fallait vite le combler. En effet, nous avons voulu accueillir d’une façon chaleureuse ces familles qui venaient rendre visite à leurs proches, car aujourd’hui l’accueil est uniquement administratif. Elles doivent s’acquitter d’un certain nombre d’obligations administratives et sont mécaniquement conduites au parloir, avec une faible dimension humaine. Une approche qui manque vraiment d’humanité. Nous avons voulu aussi les rassembler parce qu’elles rencontrent les mêmes difficultés. Notre démarche avait pour but, de leur permettre de partager un temps festif et convivial, une façon de percevoir le lieu autrement, voire de partager et échanger autour de leur expérience.

Une initiative qui rentre dans la politique de l’Église protestante ?

Absolument, nous considérons que notre théologie est une théologie de la grâce et de l’amour, une théologie de la libération de la personne, aussi bien sur le plan spirituel, que politique et économique. Nous pensons donc qu’une personne est accomplie si ces trois aspects de la liberté sont réunis. Il s’agit pour ces personnes, de se laisser accompagner vers cet accomplissement d’eux-mêmes. Nous avons mis en place toute une logistique autour de cette manifestation, à savoir, la location d’un château gonflable pour les enfants, une animation assurée par un DJ, un clown qui nous a fait un spectacle de 45 minutes environ, des temps d’écoute aussi. Nous sommes avant tout des citoyens et des pasteurs, entraînés à l’écoute active des personnes, sans perdre de vue que cette rencontre était avant tout conviviale et citoyenne. Nous avons pu compter sur différents partenaires (la Ville de Baie-Mahault, le centre pénitentiaire, la Banque alimentaire, etc.).

Comment peut-on définir l’Église protestante en Guadeloupe ?

Quand on dit protestant, c’est très vaste. D’ailleurs au niveau de la prison, nous avons une aumônerie protestante qui regroupe des protestants réformés et luthériens que nous sommes, des adventistes, des baptistes, des évangéliques. Mon église présente le protestantisme historique, luthérien et réformé. Car à l’origine même du protestantisme, au XVIe siècle en Allemagne un moine Augustin, qui s’appelle Martin Luther va lancer le protestantisme qu’il synthétisera à travers trois écrits. Il sera relayé en France et à Genève par le réformateur Jean Calvin. Pour le protestant luthérien et réformé, être chrétien c’est être libre : cette liberté m’est donnée pour que je choisisse Dieu librement, sans marchandage, sans lâcheté, sans indulgence et par rapport à l’autre, je me fais libre serviteur. Derrière tout cela il y a une éthique, celle de la liberté et de la responsabilité. Je suis responsable de moi-même et de la société tout entière pour vivre en paix et saintement. C’est un mouvement très jeune en Guadeloupe et en Martinique. Nous sommes arrivés en tant qu’Église par le biais de l’aumônerie protestante des armées, il y avait alors un aumônier qui accompagnait les familles des militaires protestants. Et à l’époque, pour aller au culte, il fallait se rendre sur la base militaire et montrer sa carte d’identité. La communauté protestante était alors composée essentiellement d’expatriés venus s’installer en Guadeloupe ou d’Antillais venus au protestantisme par le biais du mariage pour certains. C’est ainsi que le mouvement a pris racine dans le département. Aujourd’hui, nous représentons une soixantaine de familles environ dans le département.

Quels sont vos rapports avec les autres communautés religieuses ?

Nous sommes implantés sur un site qui appartient aux soeurs dominicaines, qui nous ont cédé une parcelle. C’est là que nous allons construire notre Centre protestant. Donc, dès l’origine, nous vivons l’oecuménisme. Pour les protestants luthero-réformés, l’oecuménisme est une évidence, c’est inscrit dans notre constitution, il s’agit de témoigner du Christ. Nous vivons l’oecuménisme dans le respect et dans l’espérance de l’unité. Il est dit : « c’est à votre amour que le monde saura que vous êtes mes disciples » . Nous avons de bons rapports avec nos voisins, avec l’Église catholique tout entière. Quand cela est possible, nous établissons un dialogue avec les autres religions non chrétiennes.

Votre mission arrive à son terme, quel bilan faites-vous ?

Vivre le christianisme dans la différence et mettre cette différence au service du Christ. C’est le premier bilan que je ferais de mon passage en Guadeloupe. Proposer sans imposer, c’est un peu cela ma politique. L’oecuménisme a été un des temps forts de ma mission. Il s’agissait pour moi de contribuer à rapprocher les chrétiens. L’unité de l’Église passe par les hommes et s’il n’y a pas cette volonté de faire avancer les choses, ce serait un vain mot. J’ai eu la chance de rencontrer des hommes et des femmes qui avaient cette ouverture d’esprit, notamment le Père Jean Hamot qui a commencé le travail en amont et aujourd’hui, Mgr Riocreux, un homme de communication avec qui l’oecuménisme fait son chemin. Et comme je l’ai dit par le biais de l’aumônerie des prisons, je vis l’oecuménisme avec les autres Églises protestantes. Nous témoignons du même Christ et notre présence en Guadeloupe consiste à transformer la société ensemble. Dans notre Église, les pasteurs sont envoyés pour une durée très limitée, quatre ans environ. Après une prolongation d’une année, je laisse la place à mon successeur, le pasteur Christian Bouzy, qui arrivera à la fin des vacances et prendra son poste en septembre.

«L'important, les personnes qui m'ont fait confiance»

Au début, Ariane Baehni et la religion ne partaient pas forcément copains. Née à Morges en 1961, elle vit au travers du mariage de ses parents – une bonne catholique espagnole dont le père a été fusillé durant la guerre civile et un gérant immobilier issu de la vieille tradition protestante vaudoise – l’implacable difficulté des unions mixtes. Dans son cas, cela se traduit par une grand-mère qui menace de ne pas venir au mariage, tandis que le baptême réformé de la jeune fille entraîne automatiquement l’excommunication de sa mère.

A première vue, rien ne prédestinait la jeune gymnasienne du Belvédère à devenir ministre de Vallorbe. Entre ses deux cultures familiales, Ariane Baehni trouve d’abord ce qu’elle appelle aujour­d’hui «une porte de sortie» et se passionne pour l’ésotérisme. Pas de quoi faire tourner des guéridons et parler aux défunts. Mais en tout cas le temps de comprendre «l’ouverture à la dimension de l’invisible et de la transcendance. C’est une dimension à aborder avec respect. Ce n’est pas un jeu.» Elle remplit sa bibliothèque de bouquins de mythologie grecque (ses enfants s’appelleront Agnès et Ulysse) et opte pour des études en HEC: «Parce que c’était ce qui me permettait d’être rapidement indépendante. A l’époque c’était un enseignement pratique, diversifié, qui formait les employés des PME de la région.»

Cheveux blonds, joviale, le sourire facile et la voix posée qui donne confiance, Ariane Baehni grimpe les échelons en talons aiguilles. Elle sera cadre à l’Office du tourisme de Lausanne, puis chargée de com de sa faculté, avant de devenir responsable régionale d’Imholz Voyages, feu numéro trois du tourisme suisse.

Révélation tardive

La vie d’Ariane Baehni a changé un soir, chez elle, seule sur son canapé à Romainmôtier. «C’est peut-être la crise de la quarantaine, vous savez, quand on se rend compte qu’on n’est pas immortel. J’ai soudain ressenti quelque chose de très difficile à décrire, une sorte de révélation. Et non, je n’avais rien fumé, rit-elle. C’était comme si j’étais aimée inconditionnellement. En fait je priais souvent jusqu’à ce jour, mais sans vraiment savoir qui.» Bonne cartésienne, elle consulte un psy, un curé et un pasteur. C’est le troisième qui l’emporte: «J’ai hésité à rentrer chez les bonnes sœurs, mais je ne remplissais pas les critères. Et ma famille est trop importante pour moi. En fait, je crois surtout à la fidélité à la tradition dans laquelle on vit, au système religieux fon­damentalement en lien avec notre société. C’est ce que dit le dalaï-lama: il fait peu de sens de faire du yoga à Pompaples.». Si Ariane Baehni réussit bien ses prêches, c’est notamment parce qu’elle a le sens de la formule.

Pasteur n’est pas un métier comme les autres. Il y a le secret professionnel, et Ariane Baehni est intransigeante là-dessus. A Vallorbe, elle fait face aux récits des migrants du centre pour requérants d’asile de la Confédération. Ils fréquentent le temple, racontent des horreurs qui font «douter de l’humanité». Le soir, Ariane Baehni rentre chez elle et dit simplement que «la journée a été difficile», avant de dévorer un épisode de Broadchurch ou de Game of Thrones.

En analyste marketing confirmée, Ariane Baehni a développé son propre indice d’autoévaluation. Elle ne juge pas sa semaine au taux de remplissage du vaste temple de Vallorbe dont la fréquentation est, comme partout, en berne, à l’exception notable des cérémonies funéraires. Elle compte plutôt «le nombre de personne qui m’ont fait confiance». Car le ministère de la Cité du fer, c’est beaucoup d’accompagnement. «Ici, les gens s’échappent moins facilement qu’ailleurs par la consommation. Ils se parlent.» Si elle regrette sa reconversion? «Absolument pas, je me sens enfin à ma place. Dans ce village il y a de la solidarité, une capacité d’accueil et du courage. Ces gens me touchent comme je n’ai jamais été touchée. Il y a des graines de paradis ici.» (24 heures)

(Créé: 11.07.2016, 10h00)

Affaire Fatzer: le grand ratage!

L’affrontement entre les deux pasteurs, le Président du Conseil synodal – qui exerce le pouvoir et représente l’EERV !- et l’autre – qui taquinait les médias – s’est terminé par un échec lequel n’est à l’honneur ni de l’un ni de l’autre.

On assiste à une dérive politique du conflit, à une querelle d’arguments plus ou moins faux et à une étrange affirmation de « pouvoir ».

La dérive politique : le gréviste de la faim dit avoir réalisé qu’il faisait aussi la grève pour tous les travailleurs malmenés par des employeurs et « poubellisés par une loi du travail brutale », et le président du Conseil synodal rétorque « son admiration pour la grande majorité des PME qui ont une gestion humaine des ressources humaines ». Bon ! Est-ce la CGT contre Hollande ?

Les affirmations erronées : Au gréviste de la faim qui soutient « qu’il y a sept à huit procès impliquant des pasteurs », le Président rétorque «  qu’il y a trois procédures en cours devant les prud’hommes, éventuellement quatre ». Il oublie sans doute les trois autres procédures qui ne sont pas devant les prud’hommes !

Une Eglise peu démocratique : Au gréviste de la faim qui dénonce une concentration du pouvoir entre les mains du Conseil synodal « sans contre-pouvoir », et affirme que « les fidèles ne se sentent pas entendus », le Président du Conseil synodal répond que « les assemblées de paroisse élisent des délégués à la région qui à leur tour élisent des délégués au Synode » et que l’on a « un parfait exemple de démocratie parlementaire ». Il omet de dire que, précisément, le Synode doit tout prochainement se prononcer sur une demande de consultation plus systématique des paroisses et que, dans le No de Bonne Nouvelle de juin 2016, il écrivait lui-même que  le déménagement du siège du Conseil synodal dans la maison des Cèdres « est le symbole d’une Eglise synodale » (or l’EERV est presbytéro-synodale et non pas synodale).

Une Eglise de « position dominante » : Enfin, quand le gréviste de la faim dit « quand on prend le risque de se faire engager par l’EERV, on se retrouve dans une situation où on ne peut aller nulle part si l’on se fait virer », le Président du Conseil synodal affirme simplement que «les pasteurs ne sont pas des employés plus captifs que les travailleurs de n’importe quelle branche où un acteur a une position dominante ». Et toc ! l’EERV est une entreprise à position dominante. Sans doute faudra-t-il signaler la chose à la Commission de la concurrence !

Je n’approuve nullement le procédé du gréviste de la faim qui a nettement dérapé dans son attitude, mais que penser des réponses de celui qui engage l’EERV face à la population ?

Il ne reste aux fidèles, ministres et laïcs, que la prière pour s’en remettre.

Le 10 juillet 2016

L'Etat doit-il subsidier les Eglises?

Jacques Neirynck

Après 23 jours, le pasteur Daniel Fatzer vient d’interrompre sa grève de la faim, sans avoir obtenu la réintégration des pasteurs licenciés par le Conseil Synodal, à commencer par lui-même. Tout en se gardant de s’immiscer et de trancher dans un conflit interne à une Eglise, à laquelle je n’appartiens pas, on peut saisir cette occasion pour réfléchir aux rapports entre l’Etat de Vaud et les Eglises. Quelle est la raison qui justifie le subside accordé par le pouvoir politique à une organisation religieuse ? La coutume sans doute. Mais cette habitude tombe en déshérence. Eglises et temples sont de moins en moins fréquentés. Il suffirait de temporiser dans la situation actuelle pour entrevoir un temps où les fidèles constitueront une si petite minorité que l’Etat n’y prêtera même plus attention. Dans ce canton de Vaud, il y a plus de citoyens sans appartenance religieuse que de fidèles dans l’EERV.

L’Etat verse 60 millions de francs en 2014 aux Eglises réformée et catholique vaudoises, qui se les répartissent. Une somme qui représente moins de 0,7 % du budget de l’Etat. Avec 34,5 millions de francs, l’EERV couvre notamment les salaires des ministres et la formation. Le canton est propriétaire des cures. Et les communes entretiennent leurs églises. Ainsi, l’Etat assure la tradition de ces institutions, tout comme il maintient l’existence de théâtres, d’orchestres, de musées. Au regard de la loi, les Eglises remplissent une fonction sociale en perpétuant une tradition spirituelle, qui soutient maintes personnes dans les difficultés. Bien évidemment cette activité d’ordre culturel ne peut s’exercer sous le contrôle de l’Etat. Les ministres du culte, comme les écrivains, les journalistes, les enseignants, jouissent de la liberté de parole. Même si celle-ci n’est pas absolue, ses limites sont très larges.

Le conflit entre le Conseil Synodal et plusieurs pasteurs licenciés provient du mécanisme de subsidiation. Les pasteurs et les prêtres sont les employés de leurs Eglises et non de l’Etat. Jusqu’en 2007, les pasteurs dépendaient directement de l’Etat. Depuis, celui qui paie est devenu le maître. Autant l’Etat se gardait comme la peste d’intervenir dans la prise de parole des ministres du culte, autant les organes dirigeants des Eglises sont tentés de le faire. Il faut d’urgence revenir au statut d’avant 2007. Les subsides consentis aux Eglises n’ont pas pour but de permettre une censure interne.

Car la Réforme a surgi précisément comme refus du centralisme romain. La multiplicité des Eglises réformées et l’absence d’un double du pape permettent une diversité et une liberté, qui devraient caractériser les chrétiens. Ils ne vivent pas tous dans les mêmes conditions, ils n’ont pas tous les mêmes traditions, ils disposent de conceptions du monde différentes. La foi religieuse ne peut se transmettre qu’en s’adaptant à cette divergence culturelle. C’est bien la tâche que s’était attribuée les pasteurs de l’église Saint Laurent à Lausanne : aller à la rencontre des gens pour les rencontrer là où ils se trouvent et non pas là où l’on suppose qu’ils devraient être.

L’Eglise catholique (dont je suis) a grand besoin d’Eglises réformées pour encourager sa rénovation. Ainsi, en instituant des femmes pasteurs, le protestantisme a démontré qu’il est concevable et souhaitable de consacrer des femmes prêtres. De même, en utilisant les langues vernaculaires plutôt que le latin, la Réforme a entrainé le même mouvement pour l’Eglise catholique.

A l’invitation des pasteurs de Saint Laurent, j’ai pu animer un culte dont j’avais choisi les lectures parmi l’oeuvre des écrivains de langue française, plus accessibles, plus parlants, plus proches de nous que le prophète Isaïe ou l’apôtre Paul. Cela ne m’avait jamais été proposé auparavant. Ce qui vient de se passer me fait craindre que cela ne se passera plus jamais. Et qu’un jour l’objet du litige lui-même, le salaire d’un pasteur transitant par une caisse synodale deviendra obsolète.


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Appel des organisations protestantes à accueillir des exilés : “C'est aux religieux de prendre leur …

Plusieurs organisations protestantes de France, regroupées au sein du collectif “Exilés: l’accueil d’abord !”, ont lancé vendredi un appel à accueillir les exilés dans de meilleures conditions en France, notamment dans des familles volontaires. Ce collectif est composé de l’Eglise protestante unie de France, de l’ONG la Cimade, de la Fédération protestante de France et de la Fédération de l’entraide protestante, ainsi que de l’Union bouddhiste de France et de l’association Coexister.

“C’est aux religieux de prendre leur part de responsabilité, à la foi d’interpeller, de dénoncer à des moments, mais aussi d’accompagner” explique ce samedi sur France Info Daniel Cassou, pasteur, et chargé de communication pour l’Eglise protestante unie de France.

“Il ne faut pas attendre que la Méditerranée devienne le plus grand cimetière du monde pour réagir (…). Nous voulons interpeller les autorités publiques par une démarche citoyenne, républicaine, autour de la Fête nationale du 14 juillet, qui va rassembler tous les Français autour de la devise nationale ‘Liberté égalité fraternité’.”

Les initiateurs du mouvement reprochent aux autorités de compliquer l’accueil des migrants : “Malheureusement, il y a plus de familles qui sont prêtes à accueillir que de réfugiés qui ont l’autorisation d’être accueillies.
Les arguments des autorités sont des arguments techniques, politiques, pour que les réfugiés restent dans des camps, soit en Syrie, soit aux Portes de l’Europe, mais la question reste bien plus large, nous avons des réfugiés en France que nous devons accueillir de manière bien plus humaine. Je crois qu’il faut que nous prenions conscience que l’accueil de ces réfugiés est un problème humain qui va durer, ça n’est pas un épiphénomène, donc nous devons avoir un autre regard sur les exilés” ajoute Daniel Cassou.

Les organisateurs de la campagne appellent les pasteurs à afficher la bannière “Exilés : l’accueil d’abord” au fronton des temples. Ils vont également envoyer des lettres aux députés, et lancer des appels via les réseaux sociaux.

Le pasteur Fatzer cesse sa grève de la faim

Le pasteur Daniel Fatzer a stoppé le 8 juillet 2016 sa grève de la faim entamé 23 jours plus tôt à l’église St-Laurent de Lausanne pour protester contre son licenciement. S’il n’a rien obtenu dans son cas personnel, il se réjouit d’avoir soulevé dans le grand public des questions telles que la brutalité du droit du travail suisse ou le déficit démocratique au sein de l’Eglise évanglique réformée vaudoise  (EERV).

Toujours avec la même mise en scène, matelas gonflable au milieu de l’église, entouré de trois de ses collègues licenciés comme lui, et de quelques membres de son groupe de soutien, le pasteur Fatzer n’a pas changé de ton. «J’arrête ce jeûne de contestation parce que j’ai obtenu ce que je pouvais en espérer. Je remercie mon ex-employeur. J’ai perdu 10 kg au seuil de l’été. J’en avais besoin. Lorsque l’on m’a signifié mon licenciement, j’avais promis à mon employeur un feu d’artifice médiatique.”

Sur le fonds, le ministre n’a néanmoins rien obtenu puisque, selon un communiqué de l’EERV, «Daniel Fatzer a quitté la table de la médiation ce vendredi matin au terme d’une deuxième rencontre.» Dans cette affaire, la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux avait, en effet, offert ses bons offices. Une décision sur laquelle le pasteur ne fera aucun commentaire, respectant un engagement à la confidentialité.

Reprendre des forces pour un nouveau combat

Le pasteur tient aussi à “reprendre des forces pour le marathon de combats qui s’annonce”, Il rappelle notamment que plusieurs cas opposant l’EERV à ses ex-employés devront être traités par les tribunaux dès cet automne. Selon Xavier Paillard, président du Conseil synodal  de l’EERV quatre procédures en cours devant les prud’hommes, y compris le cas de Daniel Fatzer.

Pour le pasteur cette grève de la faim médiatisée a servi à sensibiliser la population vaudoise aux dysfonctionnements graves de cet employeur. Il se décrit lui-même comme un «lanceur d’alerte». Au fil des jours, dans une église Saint-Laurent «visitée du matin au soir, j’ai réalisé que je faisais aussi ce jeûne pour tous les gens qui sont maltraités par la loi sur le travail. J’aurais aimé que l’Eglise puisse être présentée comme un employeur modèle. Ce n’est pas le cas.»

Les autorités de l’EERV ont pris acte de la fin du jeûne du ministre licencié. «Nous regrettons énormément le battage médiatique orchestré par le pasteur Fatzer, a souligné Lise Dépraz, pasteure et membre du Conseil synodal. Alors que beaucoup de gens s’engagent dans l’EERV, il est triste de focaliser toute l’attention sur un conflit d’ordre privé entre l’Eglise et quelques pasteurs.» (cath.ch-apic/ag/mp)