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Pour les pasteurs chrétiens

Convention nationale de l’Église de Dieu en France 2015

La Convention nationale de l’Église de Dieu en France, sur le thème « Le revêtement de puissance », a eu lieu du 23 au 24 mai 2015 à Beauvais, dans l’Oise. Cette convention avait comme orateurs : le Dr. Martin Mutyebele, surveillant national de l’Église de Dieu en Belgique (Nouvelle Jérusalem), le Dr. Victor Pagan, ancien directeur adjoint de la Church of God World Missions, et le pasteur Christian Merlo, surveillant national de l’Église de Dieu en FraDr. Victor Pagan de la Church of God World Mission - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétiennce.

Comme en 2013 et 2014, le thème de la Convention nationale de l’Église de Dieu en France 2015 était « Le revêtement de puissance », basé sur ces paroles du Christ : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1:8)

Aurélie Legros - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina pour Le Journal Chrétien

Louange « Cœur d’adorateur »

La Convention nationale 2015 de l’Église de Dieu en France a débuté par une après-midi de louange « Cœur d’adorateur », avec la participation des chorales des églises de Pontoise, de Munster et de Troyes. Il convient de saluer le travail remarquable abattu par le couple Victor et Aurélie Legros auprès de ces différents groupes de Louange.

Invitée par le pasteur Christian Merlo, surveillant nationale de l’Église de Dieu en France, la chanteuse d’origine ivoirienne Sarah Koula, a interprété deux chansons de son premier album intitulé « La Solution ».Jacqueline Merlo © Pasteur Aloys Evina Eglise de Dieu en France

Intervention de la sœur Jacqueline Merlo

La sœur Jacqueline Merlo, responsable des femmes de l’Église de Dieu en France, est l’épouse du pasteur Christian Merlo. Elle a été invitée à l’estrade quelques minutes avant l’intervention du surveillant national de l’Église de Dieu en Belgique. Elle a appelé les femmes chrétiennes à se lever pour servir Dieu. Elle a exhorté les femmes des pasteurs à soutenir leurs maris dans l’exercice de leur ministère. Son message a été bien accueilli par le public et par Kathy Watson-Swift, fondatrice de « Freedom House Ministries » et épouse du surintendant Christian Swift.

Pasteur Martin Mutyebele - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Message du Dr. Martin Mutyebele

Samedi soir, le Dr. Martin Mutyebele Lukanda, surveillant national de l’Église de Dieu en Belgique, a donné un puissant message sur la « revêtement de puissance », en mettant l’accent sur l’importance de marcher et demeurer avec le ciel ouvert sur nous afin de voir le Saint-Esprit descendre pour agir. C’est ce qui  est arrivé  lors du baptême du Seigneur. Il s’est appuyé sur Mathieu 3 16-17 : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »

« Quand le ciel est ouvert, le Saint-Esprit descend », a-t-il déclaré, précisant que le ministère de Jésus a commencé par cette étape et que le monde entier a été bouleversé par la vie de ce Nazaréen qui avait le ciel ouvert sur lui.

Martin Mutyebele, Rosiane Ngoi, Jacqueline Merlo, Sarah Koula - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Ancien ingénieur civil métallurgiste de la Société générale des carrières et des mines (Gécamines), le pasteur Martin Mutyebele a réussi à bâtir la plus grande église protestante de Belgique. La Nouvelle Jérusalem de Bruxelles dont il est pasteur titulaire, compte plus de 3 000 membres. La Nouvelle Jérusalem compte plus de 40 églises annexes en Europe (Belgique, Russie, France, Allemagne) et aux États-Unis.Martin Mutyebele, Rosiane Ngoi, Jacqueline Merlo, Sarah Koula - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Le Journal Chrétien

Message du Dr. Victor Pagan

Dans le culte du dimanche matin, après un temps de louange et d’adoration avec la chorale de l’Église de Dieu à Verrières-le-Buisson, le Dr. Victor Pagan, ancien directeur adjoint de la Mission Mondiale de l’Église de Dieu (Cleveland, Tennessee), a donné un enseignement biblique basé sur Genèse 11 et 12. Il a bénéficié des services de la jeune traductrice-interprète Lauretta Gigant, qui a fait preuve de beaucoup de maturité et de professionnalisme à cette occasion.Dr. Victor Legros et Lauretta Gigant - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Le Dr. Victor Pagan montré le contraste entre les chapitres 11 et 12 de la Genèse. Le texte de Genèse 11 montre des gens ambitieux qui veulent se faire un nom sans Dieu. « Ils dirent: Allons, construisons-nous une ville et une tour dont le sommet atteindra jusqu’au ciel, alors notre nom deviendra célèbre » (Genèse 11:4). Leur rêve de devenir célèbre ne s’est jamais réalisé parce qu’il n’était pas conforme au plan de Dieu pour eux.

Contrairement au chapitre 11, où des humains affichent leurs rêves de grandeur, le chapitre 12 décrit un homme de foi, Abraham, à qui l’Éternel promet l’élévation. Dans le douzième chapitre, c’est Dieu qui parle : « …je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres… » (Genèse 12:2).Pasteur Christian Swift, Christian Merlo, Francis Kennel, Jean-Michel Kennel, Antonio Lukebadio - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Remise des licences

La cérémonie de remise des licences ministérielles aux pasteurs de l’Église de Dieu en France s’est déroulée le dimanche 24 mai 2015 à l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais. Les personnes ayant reçu leurs licences cette année sont : Aloys EVINA, pasteur à La Rochelle, Antonio LUKEBADIO, pasteur à Troyes, Claude DUBUS, pasteur à Courcelles-lès-Lens, Florence MICHEL, membre de l’Église de Dieu à Pontoise, Francis KENNEL, pasteur à Bar-sur-Aube, Gustave KOUMBA, pasteur à Saint-Étienne-du-Rouvray, Jean-Michel KENNEL, pasteur à Châtillon-sur-Seine, Marlène MATHIEU, membre de l’Église de Dieu Philadelphie, Pierre KOMBRZA, pasteur à Châtellerault.Pasteurs Claude Dubus, Gustave Koumba, Aloys Evina et les soeurs Marlène Mathieu et Florarence Michel - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Moment solennel et important dans la vie d’un pasteur, la cérémonie de remise de licences signifie reconnaissance dans son ministère et concrétisation du travail fourni tout au long d’une formation théologique mettant en œuvre la triade pédagogique (savoir, savoir-faire et savoir-être). C’est un instant privilégié de partage avec ses collègues, ses paroissiens ainsi qu’avec sa famille et ses proches. Toute la cérémonie a été couverte par deux photographes professionnels et amateurs pour immortaliser les moments forts de cette journée (discours du surintendant Christian Swift, cérémonie de remise par les pasteurs Christian Merlo et Victor Pagan, photos de groupes….).Pasteur Christian Merlo - Convention nationale de l'Eglise de Dieu en France © Pasteur Aloys Evina - Journal Chrétien

Clôture

Le pasteur Christian Merlo, surveillant national de l’Église de Dieu en France, a prononcé le mot de la fin dimanche soir. Son message s’est inscrit dans la continuité de ce qui a été dit par les deux premiers orateurs.

Nîmes : une exposition sur la résistance oubliée

P endant la Seconde Guerre mondiale, des résistants allemands ont trouvé refuge auprès de pasteurs en Cévennes. Des panneaux informent le public à la Maison du protestantisme jusqu’au 10 juin.

Il se dit lui-même étonné par le succès et l’ampleur que prend cette exposition : une vingtaine de panneaux informatifs, avant tout conçus dans une démarche pédagogique et destinés à des élèves mais qui, sept années après leur création, continuent de rencontrer un bel écho, notamment en France.

Nîmes ne devrait pas faire exception. Cette exposition, installée jusqu’au 10 juin à la Maison du protestantisme, évoque un aspect méconnu de l’histoire locale : la rencontre entre des résistants allemands et les pasteurs de l’Église réformée, en Cévennes, durant la Seconde Guerre mondiale.

L’exposition en pratique

Antifascistes allemands et pasteurs cévenols dans la résistance française 1942-1945”, exposition à la Maison du protestantisme, 3, rue Claude-Brousson. Samedi 6 juin, à 16 heures, chants et lectures de textes par la chorale Chants en liberté, puis projection du film Un maquis allemand dans les Cévennes. Entrée libre. 

“Des faits peu connus”

Günter Leitzgen, ancien professeur, fut le premier surpris lorsqu’un jour un ami lui présenta un ouvrage évoquant le rôle des résistants allemands.

Surpris et surtout ému par ces actes si peu mis en lumière qu’il souhaita en concevoir une exposition. “Ce sont des faits peu connus dans les deux pays, explique l’enseignant, les exploits d’Allemands s’étant engagés dans la résistance ont été méconnus. On n’arrivait pas à apprécier à sa juste valeur la réalité de la résistance de ces hommes et de ces femmes. Pourtant, certains Allemands se sont opposés, dès 1933, à Hitler. Ils ont été les premiers. Mais, en France, il y avait, jusqu’au début des années quatre-vingt, une image persistante du “Boche”.”

20 000 à 30 000 Allemands réfugiés en France

Selon des récits historiques, entre 20 000 et 30 000 Allemands se sont réfugiés en France. En Cévennes, le rôle des pasteurs protestants fut majeur. “Ils représentaient une aide très importante en Cévennes”, poursuit l’Allemand.

Sur cette terre traditionnellement résistante – depuis les guerres de Religion -, les pasteurs ont soutenu ces résistants. “C’était une aide pratique, logistique, de ravitaillement, et parfois ils allaient jusqu’à prévenir des actions de “nettoyage” à venir.” Photos, extraits de témoignages, documents d’époque à l’appui : la modeste exposition décrit le quotidien difficile, dans des conditions très sommaires, de ces Allemands qui décidèrent de s’opposer au régime nazi. Et comment ils survirèrent dans les contrées cévenoles.

Après avoir tourné en Allemagne, l’exposition, traduite en français, fait le tour de France depuis un an. Günter Leitzgen souhaite évoquer “une résistance oubliée”. “Des Allemands se sont battus hors du Reich contre la Wehrmacht, la propagande et la barbarie nazies. Ils ont risqué leur vie parce qu’ils ne voulaient pas rester les bras croisés.” Un autre regard sur le passé qu’il est possible de découvrir jusqu’au 10 juin à la Maison du protestantisme.

La Faculté de théologie se prépare à tirer sa révérence

« Un lieu se ferme, mais la théologie continue de se pratiquer » : ce sont les mots utilisés mardi par le doyen de la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel, Félix Moser, au moment de présenter les manifestations qui marqueront la fermeture du lieu, prévue pour le 31 juillet. Trois jours de colloque, une soirée officielle et une table ronde sont notamment au programme la semaine prochaine, du 10 au 12 juin. Ces événements s’inscrivent dans une thématique: « Entre la mémoire et l’oubli: la pertinence de la théologie protestante.»

Les étudiants qui suivent encore un cursus ont été redirigés vers les Facultés de théologie de Lausanne et de Genève, où l’enseignement de la théologie pratique, assuré jusque-là par Neuchâtel, a été transféré.

Le dernier enseignant encore actif, le professeur Félix Moser, assurera quant à lui un enseignement en sciences bibliques à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Neuchâtel, au moins jusqu’en 2017.

 

La Bibliothèque des pasteurs s’apprête à déménager à la BPUN

L’avenir des deux bibliothèques actuellement abritées par la Faculté de théologie est aussi un peu plus clair désormais. La Bibliothèque des pasteurs, qui appartient à la Société des pasteurs et ministres neuchâtelois, sera conservée à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (BPUN) à l’avenir. Le déménagement devrait commencer cet été pour se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. La question du transfert de propriété de ce fonds, qui abrite environ 80’000 ouvrages, reste encore à définir. Une donation a été proposée à la BPUN, mais son Conseil de fondation doit encore se prononcer.

Cette solution permet de maintenir sur sol neuchâtelois cet important patrimoine, qui compte des documents précieux comme des bibles d’Olivétan, premières bibles traduites en français et imprimées à Neuchâtel juste après la Réforme. Si la Société des pasteurs et ministres neuchâtelois a su conserver ces trésors au fil des siècles, ceux-ci devraient être encore mieux valorisés à l’avenir, selon Pierre-Henri Molinghen, responsable de la Bibliothèque des pasteurs. Le fonds est en train d’être catalogué, ce qui permettra de mieux connaître son contenu et d’y accéder plus facilement.

Quant à la bibliothèque de la Faculté de théologie proprement dite, elle prendra la direction de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Neuchâtel. Le bâtiment pourrait de son côté être utilisé par le rectorat, mais rien n’est encore clairement décidé.

 

Un enseignement dont les prémisses remontent à la Réforme

Cette fermeture de la Faculté de théologie marque la fin d’une ère. Les premiers enseignements donnés dans le canton de Neuchâtel dans le domaine remontent à la période de la Réforme. Le doyen s’est d’ailleurs permis d’appeler à être critique sur la manière d’envisager l’enseignement universitaire, en faisant attention à ne pas « valoriser que les chiffres, que ce qui marche, car rien ne se démode plus vite que la mode », pour déterminer de la vie ou de la mort d’une formation. /sbe

CHEVRIÈRES Les évangéliques bien implantés

Habillé de cuir, portant ses 62 ans avec insolence, la barbichette blanche encadrant un sourire lumineux, ainsi se présente Michel Catherine, pasteur évangélique de son état (une branche du protestantisme). Il a été nommé en juin 2009 sur le secteur de Chevrières.

Né à Fort-de-France, en Martinique, il est arrivé en métropole à l’âge de six ans avec ses parents, à Bar-le-Duc (Meuse), où il a suivi ses études. Il raconte la suite : «  Issu d’une famille catholique pratiquante, j’ai été servant de messe, me destinant à la prêtrise. Puis un jour, à l’âge de 17 ans, lisant L’Évangile, j’ai eu comme une révélation. » Par la suite, il est allé à la rencontre d’un pasteur évangélique. 

« Les fidèles ont économisé »

Michel Catherine officiait dans la région parisienne, avant Chevrières. «  Mon collègue Olivier Rogez, pasteur à Grigny (Essonne), par ailleurs président de l’association évangélique de Chevrières, m’a parlé de cette commune. Au départ, quelques fidèles se rendaient à Lacroix Saint-Ouen, chez un particulier, pour célébrer l’Évangile. Puis, la municipalité de Chevrières a prêté la salle du Parc durant plusieurs années. »

L’idée a ensuite germé de construire une église évangélique dans le village. «  Les fidèles ont économisé, bénéficiant du prêt gracieux de la salle municipale. En plus de leur apport, ils ont souscrit un prêt de 190 000 euros. »

En présence du maire de l’époque, Marcel Fouet, le samedi 21 novembre 2009, en compagnie de son collègue Olivier Rogez et d’autres pasteurs, Michel Catherine a célébré l’office inaugural de l’église.

Un lieu de culte d’une capacité de 100 personnes

Depuis, la communauté s’est encore développée. Chaque mardi, à 20 heures, ont lieu des réunions de prières. Chaque dimanche, à 10 heures sont célébrés des offices. «  Nous accueillons chaque fois plus de soixante personnes. Durant les célébrations, un orchestre accompagne le groupe de louanges, composé de musiciens jouant de la batterie, de la clarinette, du violon et de la guitare. Un professeur de trompette joue aussi, de même que mon épouse Jeannine, aux claviers. »

Le local abritant l’église est vaste. Hormis le lieu de culte, qui peut accueillir cent personnes, existent une salle de réflexion où se réunissent les jeunes, des vestiaires pour les baptisés, une tisanerie, une salle pour les publications, des toilettes et même une nurserie.

L’Eglise bernoise défend une politique active ne matière de religions

Que les pasteurs bernois ne soient plus salariés par l’Etat, mais par l’Eglise? Le Synode des Eglises réformées de Berne, Jura et Soleure accueille cette proposition favorablement. Mais il ne faut pas que cela soit une mesure d’économie déguisée. Dans un contexte de débat politique régulier sur les rapports entre Eglises et Etat, le Conseil exécutif du Canton de Berne a rédigé un rapport sur cette question. AVant que celui-ci ne soit discuté au grand Conseil, les Eglises reconnues disposaient d’un droit de préavis et proposition. Lesreprésentants des Eglises réformées de Berne, Jura et Soleure, réunis en Synode les 26 et 27 mai, ont discuté de ce document et du rapport des experts de la société Ecoplan et de l’étude Ad! vocate sur les relations entre Etat et Eglises.

Ce rapport Ecoplan/Ad! vocate a été rendu public fin mars. Mardi dernier, les membres du synode ont exprimé un préavis sur cette étude qu’ils remettront au Conseil exécutif. Si le rapport Ecoplan/Ad! vocate «constitue une base solide pour la suite du débat», le synode déplore qu’il se focalise sur des éléments économiques et financiers, laissant une toute petite place à foi et à la spiritualité.

Actuellement, l’Eglise bernoise est encore largement soutenue par l’Etat. Elle est d’ailleurs la dernière de Suisse dont les ministres sont salariés de l’Etat. Mais bien que le rapport des experts démontre que la majorité de la population bernoise (57,7%) est réformée; que plus de deux tiers de la population est représentée par l’une des trois Eglises reconnues (réformée, catholique romaine, catholique chrétienne); et qu’en termes monétaires les prestations fournies à la société par ces Eglises rapportent davantage à la collectivité que ce que ces institutions lui coutent, des voix politiques se font entendre pour repenser les relations Eglises-Etat.

Attitude ouverte face au changement

Que les pasteurs ne soient plus salariés par le canton est la mesure phare du train de proposition de l’exécutif cantonal. Pour Andreas Zeller, président du Conseil synodal (exécutif) de RefBeJuSo, il est probable qu’une majorité de députés aurait pu être trouvée pour s’opposer à cette mesure, mais pour combien de temps? «Nous avons compris les signes du temps et nous pensons qu’il serait bien que l’on se dise prêt à ce changement.» Le Conseil synodal plaidait une attitude ouverte face à ce changement afin que les Eglises puissent y jouer un rôle de partenaire.

Cette position d’ouverture a été largement suivie par le plénum qui encourage le Conseil exécutif à mener une politique active en matière de religions et d’éviter de réduire cette thématique à la seule sphère privée.

Si certains regrettent que l’on mette à mal le rôle de l’Eglise d’Etat issu du Contrat social datant de la Révolution française, d’autres accueillent favorablement cette séparation de l’Etat à l’instar du pasteur Samuel Hug qui se réjouit «de pouvoir être employé par l’Eglise qui l’a consacré et à laquelle il a dit oui».

Un défi pour les services centraux de l’Eglise

Mais ce changement appelle diverses craintes en particulier autour de la pérennité du financement des postes pastoraux. Le Synode a donc cherché une formule adéquate pour demander fermement des garanties financières, sans pour autant faire preuve de méfiance vis-à-vis du canton qui «a toujours été un partenaire fiable», a rappelé le Conseil synodal. Du côté du corps pastoral, en particulier, on craint que cette mesure soit une mesure d’économie déguisée.

Autre point d’inquiétude autour de ce changement de statut pressenti: la question des ressources humaines. Si les pasteurs deviennent employés d’Eglise, ce n’est plus une centaine de salariés sur un seul site, mais près de 500 répartis sur tout le territoire bernois que les services centraux devront gérer. Les structures actuelles ne sont pas adaptées et l’Eglise sait d’ores et déjà que cette question devra être minutieusement reprise si le projet se concrétise. Une aide spécifique pourrait être demandée à l’Etat. – Laurence Villoz et Joël Burri, Protestinfo

Mariage pour tous : les Protestants disent oui aux bénédictions

Le mariage pour tous vient tout juste de célébrer ses noces de cuir. La loi autorisant l’union de couples homosexuels a été promulguée en effet il y a deux ans, après des mois de débats passionnés qui ont précipité des centaines de milliers d’opposants dans la rue. Depuis, le climat s’est apaisé, même si l’association SOS Homophobie faisait encore état récemment, dans son dernier rapport annuel, de statistiques préoccupantes. Hasard du calendrier, le synode de l’église protestante unie de France (l’une des principales Églises protestantes de France, née en 2012 de l’union de l’église réformée de France et l’église évangélique luthérienne), vient d’autoriser ses pasteurs à bénir, s’ils le souhaitent, les couples homosexuels mariés civilement. Andrew Rossiter, pasteur des paroisses de Dieppe et Luneray, se tient prêt.

Andrew Rossiter, pasteur de l’Église protestante unie de France, soumettra prochainement la question à ses paroissiens de Dieppe et de Luneray, selon le principe protestant voulant que chaque décision soit aussi bien validée par les instances représentatives que par la base pratiquante.

Lui-même, et il ne l’a jamais caché à ses coreligionnaires, est un fervent partisan du choix acté par son clergé le 17 mai dernier : le synode de l’Église protestante unie de France s’est en effet prononcé en faveur de la bénédiction des unions homosexuelles. Le vote s’est révélé sans appel, (94 votes pour, sur une centaine de délégués), après dix-huit mois de débats internes.

« Une décision consternante » pour les évangéliques

En réalité, « cela fait une vingtaine d’années que notre église a pris en main cette question », témoigne Andrew Rossiter. La bénédiction des couples homosexuels a déjà été adoptée par d’importantes communions protestantes d’Europe (Espagne, Italie…) et d’Amérique du Nord. En France, l’évolution législative a naturellement influé sur la position de l’Église protestante unie. Par un hasard de calendrier, le vote du synode a d’ailleurs parfaitement coïncidé avec les deux ans de l’entrée en vigueur de la loi sur le mariage pour tous, le 17 mai.

Le hasard s’arrête là, puisqu’il s’agit bien d’une adaptation à un nouveau contexte sociétal. « Nous répondons à une demande qui existe », affirme Andrew Rossiter. Contrairement au culte catholique, il n’existe pas de mariage religieux chez les protestants. Le pasteur se contente d’une bénédiction des couples unis civilement. « Les débats ont d’ailleurs davantage porté sur cette notion même de bénédiction, ce qu’elle signifie dans notre société actuelle », indique le pasteur de la région dieppoise. En l’occurrence, « nous ne sommes que les canaux de Dieu, lance Andrew Rossiter. Qui sommes-nous pour décider d’ouvrir ou non ce canal ? » Le communiqué officiel de l’Église protestante unie demeure à ce sujet parfaitement clair : « Le synode est soucieux à la fois de permettre que les couples de même sexe se sentent accueillis tels qu’ils sont et de respecter les points de vue divers qui traversent l’Église protestante unie. »

Toutefois, cette ouverture, qui tranche de manière spectaculaire avec le dogme des « cousins » catholiques, est également loin de faire l’unanimité au sein de la communauté protestante. Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF), qui revendique la représentation de « plus de 70 % des pratiquants réguliers du protestantisme en France », évoque ainsi « une décision consternante ». Pour lui, l’Église protestante unie de France confond « le souci louable d’accueillir en l’Église les personnes homosexuelles, avec la bénédiction d’une pratique condamnée sans équivoque par la Bible ». Ces désaccords, Andrew Rossiter les a rencontrés dans ses propres paroisses*, où « certains ont participé à la Manif pour tous » contre le mariage homosexuel. Mais lui, une fois de plus, assume pleinement son soutien à la bénédiction des couples homosexuels, renvoyant à la pensée de Calvin : « Chaque croyant est son propre pape. »

L’Église protestante unie pourrait même aller encore plus loin : puisqu’elle bénit les personnes de même sexe désormais autorisées à se marier, et puisque les pasteurs ont eux aussi la possibilité de s’unir, pourquoi n’accepterait-elle pas en son sein l’exercice de pasteurs homosexuels ? « C’est déjà le cas au Danemark, souligne Andrew Rossiter. L’un de mes amis, un pasteur homosexuel, est marié là-bas. »

Thomas Dubois

t.dubois@presse-normande.com

* Selon le pasteur Andrew Rossiter, la paroisse de Dieppe compte une soixantaine de familles à Dieppe, celle de Luneray près de deux cents.

À l’écoute des homos croyants

Vivre pleinement sa foi et son homosexualité, Pierre, lui aussi protestant, y arrive parfaitement. « Mais je connais d’autres homos, ou bien leurs proches, qui ont le sentiment d’être rejetés par la religion », explique le pratiquant assidu, âgé de 33 ans.

Installé près de Caen, Pierre souhaiterait y ouvrir un espace d’accueil et d’écoute pour toutes ces personnes, avec l’appui du centre LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de Normandie. « C’est très difficile : le milieu religieux reste naturellement assez fermé à la cause homosexuelle et, à l’inverse, le milieu homo est très hostile au cadre religieux. » La décision de l’Église protestante unie de France, relative à la bénédiction des unions homosexuelles, réjouit de fait le pratiquant.

« Les gens s’en foutent »

« Ces bénédictions se faisaient déjà plus ou moins en privé, ce choix permet au moins de clarifier la situation, note Pierre. L’Église réformée, qui donne la parole à la base sans imposer des décisions venues d’en haut, est de fait plus proche des préoccupations contemporaines. »

Contrairement, sous-entendu, à un culte catholique encore très loin de franchir le pas. « Pour ma part, je suis très l’aise avec la pratique de ma religion et mon homosexualité. Pour mon compagnon, catholique, ce fut plus compliqué. Mais nous allons au culte ensemble, au temple comme à l’église. Les gens ne nous ont jamais jetés de pierres : ceux que ça dérange ne nous parlent pas, c’est tout. Mais honnêtement, les trois quarts des gens s’en foutent. »

D’ailleurs, pour mener à bien son projet de permanence, Pierre assure avoir trouvé une écoute attentive auprès d’un pasteur de la région caennaise, mais aussi d’un prêtre catholique.

T. D.

Après les Irlandais, les Allemands attendent

Y aura-t-il un référendum en Allemagne pour décider s’il faut, ou non, autoriser le mariage homosexuel ? C’est en tout cas le vœu de certains partisans de l’égalité complète entre les couples. En Allemagne, les personnes du même sexe n’ont pas le droit de se marier mais, si elles le désirent, peuvent signer un « partenariat » qu’un projet de loi voudrait élargir. À ce jour, la question reste synonyme de tabou outre-Rhin. En 2013, la Chancelière avait écarté l’idée de présenter un projet de loi instaurant le mariage gay.

En tout cas, les Allemands partisans du mariage entre deux hommes ou deux femmes viennent de retrouver un peu de baume au cœur ces derniers jours après la décision prise par les Irlandais d’approuver par un « oui » franc et massif le mariage homosexuel. Le 24 mai dernier, vingt-deux ans après la dépénalisation de l’homosexualité en Irlande, le « oui » l’a en effet emporté avec 62 % des voix. L’Irlande est ainsi devenue le 19e pays, le 14e en Europe, à légaliser le mariage gay. Il est, par contre, le seul pays à l’avoir fait par référendum, les autres gouvernements ayant opté pour la voie parlementaire.

Les mariés de l’an II

L’alliance à son annulaire gauche n’est pas encore marquée de la patine du temps. Pierre Passavant n’a dit « oui » qu’il y a quelques semaines. À peine évoque-t-il son mariage que des étoiles brillent dans ses yeux.

« On a voulu faire quelque chose de grand, sur le thème des constellations. Nous avons préparé toutes les décorations, des billets d’embarquement pour la soirée façon ticket pour une navette spatiale, une vidéo et des sons d’ambiance pour accompagner les invités. Même une chorégraphie pour notre entrée », s’enthousiasme le jeune marié de 40 ans, heureux de recevoir les messages de remerciements et de félicitations des convives du 9 mai.

« Spirituellement parlant, ce serait important »

Anthony Quindroit

a.quindroit@presse-normande.com

C’est que ce mariage, le Rouennais l’attendait depuis longtemps. Mais, en couple depuis 14 ans et pacsé depuis 11 ans, il ne pouvait prétendre passer devant M. le maire que depuis deux ans. Auparavant, en France, Pierre n’avait pas le droit d’épouser Olivier. « Le jour de l’adoption du mariage pour tous, le 23 avril 2013, je m’en souviendrais toute ma vie. Je revois Claude Bartolone qui annonce le résultat. Nous étions devant la télévision, j’ai chialé comme une madeleine en criant : « Égalité ! »Le soir même, je demandais la main de mon compagnon », narre-t-il.

Au-delà du symbole, c’était aussi une volonté de « protéger l’autre » en cas de problème. Et une revanche après la souffrance et les tombereaux de haine déversés pendant les débats. « Il y a eu énormément de méchanceté, nous en avons beaucoup souffert. Pendant dix-huit mois, ça a été l’enfer. C’était même parfois compliqué d’en parler en famille. Je ne comprends pas pourquoi cela a provoqué une telle agitation en France alors que c’est passé comme une lettre à la Poste en Angleterre. Surtout que ça ne change rien pour les couples hétérosexuels. »

Les relents homophobes l’ont plusieurs fois rendu malade. Le niveau de certains politiques aussi. Entendre parler de retour en arrière l’énerve pour celles et ceux qui ne sont pas encore mariés. Quant à l’adoption, il ne comprend pas certains blocages : « Pourquoi une amie, en couple avec une autre amie mère d’un enfant, ne pourrait-elle pas adopter cet enfant alors qu’elle participe à son éducation et à son bien-être ? », s’interroge-t-il. Quid de la gestion pour autrui (GPA) ? « C’est un peu la marchandisation de la femme. Mais ça peut aussi être une bonne chose pour un couple », lâche-t-il sans avis totalement tranché.

Il applaudit en tout cas l’initiative des pasteurs protestants qui acceptent désormais de bénir les couples du même sexe. « C’est une belle avancée. Nous, nous devions être bénis par une femme, pasteur anglicane, mais c’est tombé à l’eau, faute de temps. Mais, pour moi qui suis croyant, spirituellement parlant, ce serait important. Si j’avais pu le faire chez les catholiques, je l’aurais fait. » Un jour, peut-être. Il y croit. Il veut y croire. « Le Pape est génial. Il veut faire avancer les choses, ce qui était moins le cas avec Ratzinger [Benoît XVI, le précédent pape, NDLR]. Ça peut évoluer, ces discours sont plus ouverts. » Mais il modère de lui-même son ardeur : « Enfin, pour Civitas, nous sommes des suppôts de Satan, donc… C’est encore loin d’être gagné ! »

Pierre Passavant est aussi conscient que, même si la loi est entrée en vigueur, la société n’a pas encore complètement évolué : « On ne représente que 4 % des mariages en France, mais il y a encore du boulot pour que ça entre dans les mœurs. »

Au Havre, l’Église protestante prête pour la bénédiction des couples gays

Les bénédictions, au Havre se feront suite à une concertation avec le conseil presbytéral.Les bénédictions, au Havre, se feront suite à une concertation avec le conseil presbytéral.

Dimanche 17 mai 2015, le synode national de l’Église protestante unie de France a validé la possibilité de « bénir des unions de personnes de même sexe », une avancée remarquée, mais préparée de longue date par la communauté protestante. « Elle ne concerne qu’une des églises du protestantisme. Il y a eu 18 mois de discussions entre les communautés locales, régionales, puis nationales, avant ce synode », explique à Normandie-actu le pasteur Emmanuel Rouanet, de la paroisse du Havre (Seine-Maritime). Cette décision votée à très grande majorité est présentée comme « une possibilité ouverte aux pasteurs et communautés locales » de bénir, ou non, les couples homosexuels.

Cela nous renvoie à notre responsabilité. Une demande se validera au Havre s’il y a des sollicitations. Ce n’est pas le cas pour le moment.

Une décision à valider par le conseil presbytéral

Pour Emmanuel Rouanet, l’importance de cette décision tient aussi à la possibilité pour les pasteurs de ne pas être forcément « sur la même longueur d’onde ». À l’Eglise protestante du Havre, deux pasteurs officient, et un accord entre ces derniers et le conseil presbytéral local est nécessaire pour répondre favorablement à la requête d’un couple de personnes de même sexe. Deux ans après le débat concernant le mariage pour tous, le pasteur du Havre tient également à rappeler que les pasteurs restent libres de leurs opinions, concernant ce sujet.

Il est important de montrer aussi que l’on peut vivre en communion dans une Église, tout en ayant des positions différentes, qui sont toutes deux légitimes.»

Compléter le mariage civil

Contrairement à l’Église catholique qui voit l’acte de mariage comme un sacrement, l’Église protestante considère cette bénédiction « plutôt comme un moyen de compléter le mariage civil, sans le remplacer. Dans le cas des couples de personnes de même sexe, cet acte permet enfin à ceux qui le désirent de recevoir une bénédiction de leur Église. »
Alors que la plupart voit cette décision du synode comme une grande évolution, en pointant du doigt l’Église catholique et son « retard », le pasteur Emmanuel Rouanet se montre plus pragmatique sur la question.

Pour moi, elle marque une différence sur la conception du mariage, mais elle était déjà existante auparavant. Il n’y a rien de nouveau dans cette différence entre l’Église protestante et l’Église catholique.

248 millions de dollars pour booster le pastoralisme dans six pays du Sahel

La Banque mondiale va financer un projet d’une valeur de 248 millions de dollars, visant à stimuler le pastoralisme dans six pays du Sahel et à améliorer l’accès à des services essentiels pour plus de 2 millions de pasteurs et agropasteurs, a appris APA jeudi auprès de la représentation de l’institution financière à Ouagadougou.


Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), d’une durée de six ans, concernera le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Ce projet stimulera la coopération régionale entre ces six pays où les activités pastorales constituent la principale source de revenu des populations ciblées, souligne la Banque mondiale.

“En Afrique subsaharienne, relève-t-elle, les activités pastorales constituent la principale source de revenus de quelque 50 millions d’habitants. Au Sahel, les terres arides et semi-arides occupent 75% du territoire et font vivre près de 20 millions de pasteurs”.

Selon la Banque mondiale, ce projet constitue une étape importante pour instaurer une alliance solide en faveur du pastoralisme, à travers la mise en commun de l’expertise et des moyens de différents acteurs, parmi lesquels des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, des gouvernements, des entreprises privées et des organisations pastorales de la société civile.

KOUTIALA : des pasteurs renforcent leur capacité dans la gestion de l’église

KOUTIALA : près de 500 pasteurs venus des 19 districts de l’église chrétienne renforcent leur capacité dans la gestion de l’église depuis ce matin (28/05/2015) à Koutiala. C’est à la faveur d’un séminaire sur le « rôle et mission du berger ». Au cours de cette rencontre, qui va durer 3 jours, les participants procéderont à des prières pour la paix et la réconciliation.

A Koutiala, écoutez-nous en direct sur la radio Jamana de Koutiala 102.6 Fm

La Banque mondiale débloque 248 millions de dollars pour soutenir le pastoralisme au Sahel

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La Banque mondiale mobilise 248 millions $ pour développer les activités agro-pastorales au Sahel

(Agence Ecofin) – La Banque mondiale a annoncé, le 26 mai, que son conseil d’administration a approuvé un financement  de 248 millions de dollars destinés à renforcer la productivité, la pérennité et la résilience des moyens de subsistance des populations pastorales dans six pays du Sahel.

Ce financement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du groupe de la Banque mondiale dédié aux pays les plus pauvres, se décline comme suit : crédits de 30 millions de dollars pour le Burkina Faso et le Sénégal et de 45 millions de dollars pour le Niger et le Mali ; et dons de 45 millions de dollars pour la Mauritanie et le Tchad, et de 8 millions de dollars pour le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).

L’enveloppe de 248 millions de dollars contribuera à améliorer l’accès à des services essentiels, comme les soins vétérinaires, l’eau, les prévisions météorologiques, les pratiques de gestion du bétail et des pâturages, la nutrition animale, les informations sur les marchés et des services de conseil adaptés à des communautés nomades, dans l’objectif de stimuler leur productivité. Elle va aussi promouvoir la coopération nationale et régionale, notamment en matière de contrôle des maladies, de gestion des ressources naturelles, de déplacements transfrontaliers des troupeaux et de facilitation des échanges. Enfin, il renforcera la résilience face au changement climatique, aux épizooties, aux aléas économiques, aux conflits et à l’insécurité.

«Les investissements envisagés ciblent des zones qui ont été historiquement mal dotées et où vivent un grand nombre de ménages exposés aux sécheresses et piégés dans la pauvreté, faute de posséder suffisamment de biens. Ces fonds devraient promouvoir une prospérité partagée en permettant aux familles de traverser les prochains chocs avec moins de pertes et d’investir dans le développement de leur capital humain», souligne Christian Berger, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

En Afrique subsaharienne, les activités pastorales constituent la principale source de revenu de quelque 50 millions d’habitants. Au Sahel, les terres arides et semi-arides occupent 75 % du territoire et font vivre près de 20 millions de pasteurs.

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Sahel : financement de 248 millions de dollars de la Banque mondiale pour un projet d’appui au …

Par : Laura |  Mots clés : Mali, pastoralisme, financement
French.china.org.cn | Mis à jour le 28-05-2015

La Banque mondiale va financer un projet d’une valeur de 248 millions de dollars, visant à stimuler le pastoralisme dans six pays du Sahel et à améliorer l’accès à des services essentiels pour plus de 2 millions de pasteurs et agropasteurs, selon un communiqué publié par son bureau à Bamako.

Ce financement est octroyé au Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), d’une durée de six ans, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, ajoute le texte.

Ce projet stimulera la coopération régionale entre ces six pays où les activités pastorales constituent la principale source de revenu des populations ciblées, indique le communiqué.

“En Afrique subsaharienne, les activités pastorales constituent la principale source de revenu de quelque 50 millions d’habitants. Au Sahel, les terres arides et semi-arides occupent 75% du territoire et font vivre près de 20 millions de pasteurs”, précise-t-on de même source.

Le communiqué souligne, citant le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique Makhtar Diop, que “le pastoralisme, qui joue un rôle vital au Sahel, est menacé par de multiples défis, dont l’essor rapide de la population, les conflits, les épizooties, la disparition des pâturages et l’amenuisement des sources en eau”.

Selon la Banque mondiale, ce projet constitue une étape importante pour instaurer une alliance solide en faveur du pastoralisme, à travers la mise en commun de l’expertise et des moyens de différents acteurs, parmi lesquels des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, des gouvernements, des entreprises privées et des organisations pastorales de la société civile.

Les femmes pasteurs peaufinent leur look

“Casual priest” : la collection qui rend les pasteurs suédoises stylées

Au rez-de-chaussée d’un petit immeuble beige de la banlieue de Stockholm, Maria Sjoedin s’affaire dans l’atelier où elle crée et vend des vêtements conçus pour les femmes pasteurs. Manches trois-quarts ou évasées, poignets mousquetaires, les chemisiers et les robes à cols romains sont légion. La styliste de 46 ans, toute de noire vêtue, est l’une des pionnières en la matière. « Mes créations sont faites et pensées pour les femmes », souligne-t-elle.

« Les autres vêtements (de pasteur, NDLR) sont des vêtements pour homme, mal coupés pour les morphologies féminines », explique à l’AFP Beatrice Lönnquist, pasteur à Stockholm. La collection Casual Priest comprend aussi des vêtements du quotidien, sans caractère religieux. Certains sont disponibles dans différentes couleurs, selon la fonction occupée par celles qui les portent. Dans l’Église de Suède, le vert est, par exemple, réservé aux diacres. D’abord disponibles sur catalogue, ces vêtements coupés près du corps et décontractés peuvent aujourd’hui être achetés en ligne. Les mannequins sont jeunes et avenantes, à l’opposé de l’image caricaturale de la femme pasteur austère et mal attifée.

« C’est confortable et professionnel. Ces vêtements mettent en valeur les courbes d’une femme sans pour autant la rendre provocante », juge une cliente de Maria Sjoedin qui a posté un commentaire sur le site de la marque. « Par leurs vêtements, les pasteurs veulent montrer qu’ils sont des êtres humains comme vous et moi. Ils ne veulent pas créer de distance avec leurs fidèles, mais une proximité », souligne Åsa Haggren, professeur dans une université qui forme des professionnels de la mode à Borås (dans le sud-ouest de la Suède).

Répondre à un besoin

Pour Maria Sjoedin, tout a commencé en 2002. « Je ne viens pas d’un milieu religieux. J’ai rencontré une fille qui était pasteur. Elle m’a dit qu’il y avait peu de choses pour les femmes pasteurs, et aucun vêtement dans lequel elle se sentait bien », raconte-t-elle. Très vite, la jeune couturière réalise pour son amie un premier tee-shirt à col romain. C’est le début de sa collection, régulièrement mise à jour avec de nouveaux modèles, de nouvelles coupes et de nouveaux tissus. La première cliente montre sa nouvelle chemise à des collègues et les ventes commencent à décoller. En Suède et en Norvège d’abord, puis dans le monde anglo-saxon. Des hommes se sont également manifestés. Depuis peu, une collection leur est dédiée.

« C’était le bon moment. J’ai fait quelque chose dont on avait vraiment besoin », estime Maria Sjoedin, qui reconnait néanmoins avoir rencontré quelques sceptiques à ses débuts. « Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y a un besoin qui doit être satisfait. Cela a beaucoup de sens pour moi », se félicite-t-elle. La Suède compte beaucoup de femmes pasteurs : elles sont 2086, pour 2187 hommes. La parité pourrait même être atteinte d’ici à quelques années, puisque 23 femmes seront ordonnées en 2015, contre 11 hommes.

Dans la très grande majorité des Églises protestantes du monde, les femmes peuvent être ordonnées prêtres. Pour la plupart, les protestants considèrent que le prêtre est un expert, un théologien, qui exerce un ministère et non un sacerdoce. Une vision différente de celle de l’Église catholique, opposée à l’ordination des femmes. Aujourd’hui, la créatrice compte 4000 clients dans le monde entier. Ses collections rencontrent un tel succès qu’elle a embauché deux couturières en Suède pour pouvoir répondre aux commandes et que deux usines de confection vont bientôt ouvrir, l’une au Portugal et l’autre en Italie.

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«Il est beaucoup plus difficile d’être pasteur aujourd’hui»

Depuis le licenciement de deux pasteurs dans le canton, grogne et anxiété gagnent certaines cures vaudoises. Président du Conseil synodal, l’organe exécutif de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), Xavier Paillard est sous le feu de vives critiques depuis trois semaines. Il répond.

– Plusieurs pasteurs et laïcs évoquent le «sentiment de malaise» qui touche aujourd’hui l’Eglise réformée. Le constatez-vous aussi?
Oui, indéniablement. Plusieurs collègues, laïcs ou paroissiens sont ébranlés par les mesures qui ont été prises et leur écho médiatique. Mais il me semble important de souligner que ces décisions ne sont pas le seul facteur de déstabilisation que traverse actuellement l’Eglise. Nous sommes confrontés à trois réalités. Tout d’abord, l’individualisation de la société et l’émergence de spiritualités laïques fragilisent la vie communautaire des paroisses traditionnelles. Ensuite, on n’appartient plus, aujourd’hui, à une Eglise par filiation, mais par une adhésion résultant d’une conviction. Autrefois, on n’avait pas besoin de convaincre les parents d’envoyer leurs enfants au catéchisme, par exemple. Enfin, les fonctions dites de référence, comme municipal, gendarme ou pasteur, sont de moins en moins reconnues. Il est beaucoup plus difficile d’être pasteur aujourd’hui qu’il y a quelques décennies, le Conseil synodal en est pleinement conscient. Des collègues se trouvent en situation de fragilité et ont besoin d’un soutien que nous cherchons à leur apporter. Plusieurs mesures ont été mises en place à cet effet.

– Outre les licenciements, on parle aussi de cas de burn-out.
C’est vrai, à l’instar de ce qu’on voit dans d’autres professions. A mes yeux, ces situations résultent de la perte de sens du métier, et pas seulement d’une surcharge de travail. Face aux changements actuels, certains se sentent démunis, d’autres mettent les pieds au mur, d’autres encore sont stimulés. C’est vrai pour les ministres comme pour les paroissiens d’ailleurs.

– En février dernier, le Synode (parlement de l’Eglise) a «pris acte» de votre programme de législature, sans l’avaliser. Un geste de défiance à l’égard des autorités ecclésiales?
Non, ce n’est pas le fond du programme qui pose problème, mais son statut: le programme de législature appartient à l’exécutif, le Synode n’a pas à l’approuver. Notre programme a d’ailleurs été jugé clairvoyant et courageux par plusieurs Eglises sœurs de Romandie. Et le règlement sera modifié pour la prochaine législature.

– Certaines voix, dont celles de Suzette Sandoz, critiquent la double casquette de l’EERV, à la fois employeur et chef spirituel.
L’Eglise est une communauté de foi, mais aussi une institution de droit public. Il est inévitable que des tensions surviennent entre ces deux pôles. Mais affirmer que l’Eglise doit être gérée par deux entités différentes, c’est, à mon sens, une grave erreur. D’un point de vue réformé, la gestion courante doit être spirituelle, tout comme la spiritualité s’incarne dans la gestion de l’Eglise. C’est la même chose dans la vie d’une personne: sa spiritualité s’incarne dans son quotidien. Il est important que le Conseil synodal représente l’EERV dans son rôle d’employeur. Maintenant, aucune institution n’est parfaite et on peut imaginer quelques aménagements relatifs au rôle de la commission de discipline ou aux voies de recours.

– On vous reproche parfois un caractère trop autoritaire.
C’est en effet un grief que j’entends, qui n’est pas facile à vivre, et que mes collègues du Conseil synodal démentent formellement. Prétendre que c’est moi qui décide, c’est méconnaître notre fonctionnement, et c’est un affront à mes collègues. Toutes les décisions en Eglise sont prises par le Conseil synodal, et non par Xavier Paillard uniquement.

– Face aux turbulences, le Conseil synodal avance-t-il uni, ou des dissensions sont-elles apparues?
Il y a une dynamique d’équipe remarquable, nous sommes sur la même longueur d’onde.

– Quels moyens allez-vous déployer pour ramener le calme dans l’Eglise?
Il faut privilégier le dialogue avant tout. La prochaine session du Synode, en juin, se déroulera sur deux jours et demi afin de favoriser les échanges. Le Conseil synodal ira par ailleurs, ces prochains mois, à la rencontre de tous les 270 pasteurs et diacres de l’EERV, qui seront également conviés à deux jours de retraite en janvier 2016. Nous avons aussi prévu des rencontres informelles dans les régions du canton, dès le mois de septembre, afin de permettre à la population de dialoguer avec le Conseil synodal. (24 heures)

(Créé: 27.05.2015, 06h37)

Les deux faces de l’Eglise protestante

Moderne, chaleureuse et décomplexée: côté pile, l’Eglise réformée vaudoise casse avec succès l’image d’austérité qui colle à la robe de ses ministres depuis des siècles. Après avoir apprivoisé réseaux sociaux et applications pour smartphone il y a plusieurs années déjà, l’institution s’est fendue d’un clip décalé sur le mariage, projeté au cinéma, et d’une campagne d’affichage plutôt piquante. Dans le même temps, à Lausanne, les impertinences du duo de pasteurs à la tête de Saint-Laurent-Eglise ont même séduit l’avocat genevois Marc Bonnant, pourtant athée convaincu, à l’enseigne d’un «procès» de Judas Iscariote.

Côté face en revanche, le ton, à l’interne, s’est durci. Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour dénoncer un Conseil synodal (exécutif) autoritaire, peu enclin au dialogue et à l’origine de mesures impopulaires: licenciements de pasteurs et volonté de réduire le nombre de cultes dominicaux. Les autorités ecclésiales peinent aussi parfois à gérer sereinement un office de ressources humaines interne – les 270 pasteurs et diacres en activité ne sont plus des employés de l’Etat, comme c’était le cas par le passé. Président du Conseil synodal, Xavier Paillard est plus particulièrement montré du doigt: il est vrai que le bon berger des réformés a le verbe sec et la houlette ferme. «Notre Eglise n’est plus au milieu du village, elle est au milieu d’un virage», martèle l’ancien pasteur nord-vaudois, et il a raison. Dans les temples, les fidèles vieillissent, tandis qu’à l’extérieur le syncrétisme gagne du terrain: le message biblique est saupoudré d’épices bouddhistes, enduit de paganisme écolo ou couvert de plumes d’anges New Age.

Pour affronter ces défis, l’institution a besoin d’une figure de proue solide, porteuse d’un message clair. Pourfendeur du consensus mou, Xavier Paillard est fait de ce bois-là. Reste juste au bouillant patron à mettre parfois les formes et un peu d’eau dans son vin. (24 heures)

(Créé: 26.05.2015, 19h16)

Les femmes pasteurs ont leur styliste : Maria Sjödin

Au rez-de-chaussée d’un petit immeuble beige de la banlieue de Stockholm, face à un square arboré, Maria Sjödin s’affaire dans son atelier où elle crée et vend des vêtements conçus pour les femmes pasteurs.
Manches trois-quarts ou évasées, poignets mousquetaires, les chemisiers et les robes à cols romains sont sophistiqués tout en restant sobres. La styliste de 46 ans, toute de noire vêtue, est l’une des pionnières en la matière. « Mes créations sont faites et pensées pour les femmes », souligne-t-elle. « Les autres vêtements (de pasteur) sont des vêtements pour homme, mal coupés pour les femmes », confirme Beatrice Lönnquist, pasteur de Stockholm.
La collection « Casual Priest » comprend des vêtements du quotidien, sans tenues liturgiques. Certains d’entre eux sont disponibles dans différentes couleurs, selon la fonction occupée par celles qui les portent. Dans l’Église de Suède, le vert est réservé aux diacres, par exemple. D’abord présentés sur catalogue et aujourd’hui en ligne, ses vêtements coupés près du corps sont décontractés. Les mannequins sont jeunes et avenantes, à l’opposé de l’image caricaturée de la femme pasteur austère et mal attifée.
Il faut dire que les femmes pasteurs suédoises ont un bon pouvoir d’achat. Selon l’Église de Suède, leur salaire médian approche 3 000 euros par mois, voire plus si elles gèrent la paroisse administrativement.

Confortable et professionnel
« C’est confortable et professionnel. Ça célèbre les courbes d’une femme sans pour autant la rendre provocante », juge une cliente de Maria Sjödin. « Par leurs vêtements, les pasteurs veulent montrer qu’ils sont des êtres humains comme vous et moi. Ils ne veulent pas créer de distance, mais une proximité », souligne Åsa Haggren, professeur dans une université qui forme des professionnels de la mode à Borås (sud-ouest de la Suède).
Pour Maria Sjödin, tout a commencé en 2002. « Je ne viens pas d’un milieu religieux. J’ai rencontré une fille qui était pasteur et elle m’a dit qu’il y avait peu de choses pour les femmes pasteurs, et rien dans lequel elle se sentait bien », raconte-t-elle. La jeune couturière réalise pour son amie un premier tee-shirt à col romain. C’est le début de sa collection, régulièrement mise à jour avec de nouveaux modèles, de nouvelles manches et de nouveaux tissus. « Le premier top, EVA, est encore celui qui se vend le mieux », sourit-elle.
Les ventes commencent à décoller. En Suède et en Norvège d’abord, puis dans le monde anglo-saxon. Des hommes se sont également manifestés et ont depuis peu leur propre collection.

Répondre à un besoin
« C’était le bon moment (…) J’ai fait quelque chose dont on avait vraiment besoin », estime Maria Sjödin, reconnaissant avoir rencontré quelques sceptiques à ses débuts. « Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y a un besoin qui doit être satisfait, ça a beaucoup de sens », se félicite-t-elle.
La Suède compte beaucoup de femmes pasteurs : elles sont 2 086, contre 2 187 hommes, et elles marchent vers la parité, puisque 23 femmes seront ordonnées en 2015, pour 11 hommes.
« Je représente l’Église et je transmets le message du Christ. Quand je le fais, je veux être à l’aise dans mes vêtements, pour pouvoir être sûre de moi et me consacrer à mon message », explique Elin Hyldeen Gärtner, qui porte des vêtements Casual Priest depuis plus de dix ans.
« Je transmets un sentiment d’un prêtre moderne dans une société moderne », renchérit en souriant Mme Sjödin. Elle a aujourd’hui 4 000 clients, dans le monde entier. Ses journées s’organisent autour de la conception mais aussi de la vente de sa collection. « On rencontre des clients, on emballe, on envoie avec soin », raconte celle qui essaie d’entretenir un contact privilégié avec ses acheteurs. Côté production, Mme Sjödin est aidée par deux couturières en Suède, mais la majorité de la collection est fabriquée dans une usine au Portugal. Et bientôt, une partie sera également produite en Italie.

Camille BASWOHLERT/AFP

Soudan : 2 pasteurs risquent la peine de mort à cause de leur foi

Accusés d’espionnage par les services de sécurité, deux Pasteurs presbytériens ont été arrêtés alors qu’ils voyageaient du Sud au Nord du Soudan. Alors que leur procès devait s’ouvrir mardi prochain, une date finalement repoussée au 31 mai, leur avocat a d’ores et déjà annoncé qu’ils risquaient la peine de mort.

soudanSelon les chrétiens qui les soutiennent, leur arrestation et leur procès marquent la volonté du gouvernement islamiste de Khartoum d’éradiquer le christianisme dans cette région.

David Curry de l’organisation « Portes Ouvertes » aux États-Unis craint que les deux pasteurs Yat Michael Ruot et Peter Yein Reith soient exécutés parce qu’ils pratiquent la foi chrétienne. Accusés d’incitation à la formation de groupe organisé et d’offenses aux croyances islamiques, ils risquent la prison, voire la peine de mort.

La marginalisation et les persécutions des chrétiens sont vives depuis la scission du Soudan en juillet 2011. Le président Soudanais Omar al-Bashir voudrait faire du Soudan un pays totalement islamique où seule la religion musulmane et la langue arabe seraient pratiquées et où s’appliquerait la Sharia.

Rien que l’année dernière, le gouvernement soudanais a détruit de nombreuses églises dans la capitale de Khartoum mais aussi à Omdurman sans qu’aucune autre n’ait obtenu l’autorisation pour être construite.

En raison de la persécution des chrétiens et de violations des droits de l’homme, le Soudan a été désigné comme un pays particulièrement concerné par la persécution par différents organismes s’intéressant à la liberté religieuse aux Etats-Unis. Selon l’indice mondial de l’église persécutée dans le monde édité par Portes Ouvertes, le Soudan se situe à la sixième place des pays où les chrétiens sont le plus persécuté en 2015.

12 000 dollars ont été demandé à l’Église en échange de la libération des deux pasteurs presbytériens. Le non paiement de cette somme incite le NISS à arrêter d’autres chrétiens en ayant les mêmes exigences.

Les propos de l’épouse de Yat Michael Ruot ont été rapportés par FoxNews.com. Elle explique être inquiète à cause de leur détention mais invite à continuer à prier pour eux afin que Dieu puisse les aider et qu’ils soient libérés.

Petite et moyenne entreprise : Le village de Tambolo inaugure la « laiterie du bonheur »

mardi 26 mai 2015

La mini-laiterie de Tambolo dans le Nahouri est désormais fonctionnelle. Elle est le fruit du partenariat entre le Groupement Zemstaaba de Tambolo et la Plateforme d’action à la sécurisation des ménages pastoraux (PASMEP) avec l’appui financier de l’œuvre de l’Eglise catholique en Allemagne pour le développement (MISEREOR). D’un coût global d’environ 5 millions de FCFA, cette infrastructure qui a été inaugurée le 13 mai 2015, en présence des acteurs locaux et des partenaires venus d’Allemagne, va permettre d’accroître les revenus des femmes pasteurs vivant de la vente du lait et des sous-produits laitiers.

Petite et moyenne entreprise : Le village de Tambolo inaugure la « laiterie du bonheur »

Pays d’agriculture et d’élevage, le Burkina Faso a un secteur primaire qui occupe plus de 80% de la population. En termes de rang en valeur des exportations, l’élevage se classe en 3e position après l’or et le coton. L’élevage est donc assurément l’un des piliers du développement socioéconomique de notre pays et contribue pour 18% au PIB et pour 30% aux recettes d’exportations. Mieux, selon les trois enquêtes sur les conditions de vie des ménages (1994, 1998 et 2003) de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), l’élevage est la principale source de revenus des ménages en milieu rural.

Mais l’on constate une faible valorisation des sous-produits de l’élevage, notamment du lait produit au Burkina Faso. Dans le domaine des produits laitiers, notre pays reste encore dépendant des importations avec chaque année plus de 10 milliards FCFA investis dans l’importation.

De plus, si le secteur de l’élevage occupe beaucoup les femmes, force est de reconnaître que le lait est la principale source de revenu des femmes pasteurs. Cependant, il est démontré que les ménages pastoraux et notamment les femmes pasteurs vivant de la vente du lait et des produits laitiers bénéficient moins des retombées de l’élevage.

La Plateforme d’action à la sécurisation des ménages pastoraux (PASMEP), dans le cadre de la promotion de la souveraineté alimentaire, a donc décidé avec l’appui de ses partenaires financiers, d’accompagner les femmes pasteurs dans la valorisation du lait local. Ainsi le groupement Zemstaaba de Tambolo dans le Nahouri a bénéficié d’une mini-laiterie d’une valeur de d’environ 5 millions de francs CFA dont 2,5 millions FCFA de contribution de la communauté locale.

Avec cette mini-laiterie, les femmes ont un débouché sûr pour écouler du lait local de qualité tout en minimisant les risques de perte.

Ce projet de mini-laiterie a d’abord débuté par l’alphabétisation des femmes afin de leur donner un minimum de capacités de gestion à l’issue de quoi elles se sont engagées avec l’appui de leurs époux à s’investir avec brio dans l’acquisition de cette unité de transformation de lait.

Cette mini-laiterie qui est aujourd’hui une réalité palpable a été inaugurée le 13 mai 2015 en présence du Directeur Provincial des Ressources Animales du Nahouri. Dans son discours d’inauguration, Monsieur Karim BARRO, préfet de Pô et président de la délégation spéciale de la commune de Pô a remercié PASMEP pour « l’initiative prise en vue de défendre et d’accompagner les pasteurs et les agro-pasteurs ». Il a exhorté d’autres partenaires à emboiter le pas salvateur de PASMEP afin que les droits socioéconomiques des pasteurs et agro-pasteurs soient davantage promus. A l’endroit de MISEREOR il a adressé ses vifs remerciements pour son appui financier à la réalisation de la mini-laiterie de Tambolo et aux efforts de renforcement des capacités des pasteurs et agropasteurs de la région du Centre-sud.

PASMEP est une association à but non lucratif de droit burkinabè créée en 2013 et qui œuvre pour la promotion de la souveraineté alimentaire par le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des organisations de pasteurs et d’agropasteurs à la base. La mise sur pied de PASMEP a été rendue nécessaire non seulement pour valoriser les acquis des projets antérieurs en matière de développement rural, mais pour répondre à un souci de positionnement stratégique dans un contexte où la problématique du pastoralisme reste un défi majeur à relever au Sahel en général et au Burkina Faso en particulier. La mise en place de PASMEP répond à la demande de plus en plus croissante d’appuis et d’accompagnements des pasteurs/éleveurs. Elle intervient dans six communes de la région du Centre-Sud (Bindé, Béré, Guiba dans le Zoundwéogo et Tiébélé, Guiaro, Pô dans le Nahouri) avec une quarantaine de Groupements de pasteurs.

KONATE Seydou, Consultant en communication

Sociologue, chargé d’étude et d’analyse

Konateseydou84@gmail.com

TEL : 76 55 13 53 / 71 34 42 12

Maria Sjödin, styliste en prêt-à-prier

À Stock­holm, les femmes pasteurs ont leur propre styliste. Maria Sjödin a imaginé une ligne entiè­re­ment dédiée à la profes­sion.

Grande, brune et un brin mysté­rieuse, elle s’ap­pelle Maria Sjödin et a 46 ans. Créa­trice de mode basée à Stock­holm (Suède), elle consacre une partie des collec­tions de sa marque éponyme à un public parti­cu­lier : les femmes pasteurs. Tout commence en 2002 lorsqu’une connais­sance qui exerce le minis­tère – tel que consi­déré par l’église protes­tante – lui explique que ses consœurs et elles n’ont quasi­ment rien à se mettre. “Rien dans lequel elle se sentait bien”, rapporte l’AFP. Sans plus attendre, la Suédoise imagine une ligne de vête­ments modernes à desti­na­tion de ces reli­gieuses. Pour cette amie, elle crée un premier tee-shirt à col romain. Ainsi naît Casual Priest.

Rapi­de­ment, le bouche-à-oreille fait son effet, les ventes décollent. Le marché est là : dans le pays, avec un salaire moyen de 3 000 euros par mois, on compte 2 086 femmes pasteurs pour 2 187 homo­logues mascu­lins. En 2015, 23 nouvelles seront ordon­nées contre 11 chez les hommes. Des commandes arrivent même de Norvège et d’un peu partout dans le monde anglo-saxon via un e-shop.  “C’était le bon moment, confie Maria Sjödin. J’ai fait quelque chose dont on avait vrai­ment besoin. Dans la mode, il s’agit souvent de créer un besoin. Là, il y en a un qui doit être satis­fait. Ça a beau­coup plus de sens.”

Une large gamme de vête­ments consti­tue le vestiaire Casual Priest. Avec, de nombreux colo­ris “selon la fonc­tion occu­pée par celles qui les portent”. Le vert par exemple est destiné aux diacres. “C’est confor­table et profes­sion­nel, affirme une cliente repé­rée par l’AFP. Ça célèbre les femmes sans pour autant la rendre provo­cante.” Un vent d’ins­pi­ra­tion pour les griffes de prêt-à-porter de luxe ?