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Pour les pasteurs chrétiens

Eglise protestante unie de France : les couples homos pourront être bénis

France: Les pasteurs de l’Eglise protestante pourront bénir les mariages gay

RELIGION – En France, les pasteurs de la principale Eglise protestante pourront désormais bénir, s’ils le souhaitent, les couples homosexuels mariés civilement, selon une décision adoptée dimanche à une large majorité par une assemblée délibérative (synode), une quasi-première dans l’Hexagone.

Sur la centaine de délégués de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) réunis à Sète (Hérault) et ayant pris part au vote, 94 ont voté pour la possibilité d’une bénédiction et trois contre, a indiqué le porte-parole de cette Eglise, qui incarne le courant historique du protestantisme français.

“Ce qui m’a surpris, c’est l’excellente ambiance” lors de la session du vote, marquée par “la confiance et la fraternité”, a déclaré à l’AFP le pasteur Laurent Schlumberger, président du conseil national de l’EPUdF. “Ce n’est pas une majorité qui a gagné contre une minorité. La décision intègre toutes les positions”.

Dans un communiqué, l’EPUdF précise qu’il s’agit d'”un pas de plus” pour “accompagner les personnes et les couples”, après 18 mois de réflexion et de débat.

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira ouvrant le mariage civil à deux personnes de même sexe, cette annonce est une quasi-première en France.

D’importantes communions protestantes d’Europe (Espagne, Italie…) et d’Amérique du Nord, ont ouvert cette bénédiction aux couples gays et lesbiens. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Eglise beaucoup plus petite que l’EPUdF, autorise actuellement ses pasteurs à participer à un “geste liturgique d’accueil et de prière” pour les homosexuels, une pratique qui reste marginale.

Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple.

“Le Synode est soucieux à la fois de permettre que les couples de même sexe se sentent accueillis tels qu’ils sont et de respecter les points de vue divers qui traversent l’Eglise protestante unie”, a indiqué dimanche l’EPUdF.

“Une telle bénédiction est bien une possibilité ouverte, elle n’est ni un droit ni une obligation. En particulier, elle ne s’impose à aucune paroisse”, a-t-elle pris soin de préciser, ajoutant que “les débats qui concernent les couples de même sexe sont souvent passionnés et exclusifs”.

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Église protestante de France : les mariages gays seront bénis

L’église protestante de France a dit oui pour le mariage homosexuel. Les couples gays seront ainsi bénis comme c’est le cas pour les autres.

Mariage gay

Mariage gay

Le synode des protestants réunis dans la ville de Sète, après de longues délibérations ont dit oui pour accorder l’union bénie de deux personnes de même sexe, les pasteurs depuis dix-huit mois ont entamé ce débat dans les paroisses et aujourd’hui ils vont pouvoir unir de façon officielle les homosexuels qui décident de se marier devant Dieu. Les homosexuels pouvaient jusqu’à présent s’unir civilement, certains pasteurs les accompagnaient, mais dans le privé, car les bénédictions étaient interdites au temple. Dans le JDD, le président de l’EPUDF a déclaré « les pasteurs et les protestants se sont donc acheminés vers un oui, mais », désormais les pasteurs qui le désireront pourront bénir les couples homosexuels, mais cela ne sera pas une obligation, chaque pasteur aura le choix de sa décision. Les 150 participants du synode qui se sont réunis ont délibéré et 94 ont donné leur accord pour une bénédiction au temple.

Une église protestante de France différente des chrétiens

Les protestants se réfèrent uniquement à la bible comme une source de savoir, ils ne reconnaissent pas l’autorité du pape et des cardinaux. Le mariage chez les protestants est une bénédiction divine pour deux personnes qui s’aiment, le divorce peut être admis si la vie de couple n’est plus harmonieuse, le remariage des divorcés est également toléré, les pasteurs ont le droit de se marier et d’avoir des enfants et les femmes peuvent devenir pasteures.

94 votes de l’église protestante de France pour ce mariage

Cette nouvelle loi pour l’Église protestante arrive deux ans après la loi Taubira qui a permis « le mariage pour tous », le premier mariage gay a eu lieu à Montpellier le 29 mai 2013. L’Église catholique s’oppose radicalement à l’union de deux personnes de même sexe, les musulmans également, le grand Rabin de France s’est prononcé contre. Le Dalaï-Lama a dit en 2013 « les temps ont changé, si l’on s’aime sincèrement, tous les orifices peuvent être éventuellement appropriés ».

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Sète : l’Église protestante unie de France adopte la possibilité de bénir les couples homosexuels

L’Église protestante unie de France (EPUdF) a finalement adopté, dimanche 17 mai, la possibilité de bénir les couples homosexuels à l’issue d’un vote très largement positif.

Après 18 mois de réflexion et de débat, le vote a eu lieu lors du dernier jour du synode organisé par l’EPUdF à Sète, dans l’Hérault.

Sur la centaine de délégués de l’EPUdF réunis à Sète, dans l’Hérault, et ayant pris part au délibéré, 94 ont voté pour la possibilité d’offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels, et trois contre, a précisé le porte-parole de la principale Église protestante du pays.

Une autorisation, pas une obligation

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira sur le mariage gay, ce vote donne la possibilité aux 500 pasteurs de l’EPUdF, qui revendique 110 000 membres actifs parmi 400 000 personnes faisant appel à ses services, de bénir des couples homosexuels, sans pour autant y obliger ceux des pasteurs qui sont opposés à un tel geste.

“Ce qui m’a surpris, c’est l’excellente ambiance” lors de la session du vote, marquée par “la confiance et la fraternité”, a déclaré à l’AFP le pasteur Laurent Schlumberger, président du conseil national de l’EPUdF. “Ce n’est pas une majorité qui a gagné contre une minorité. La décision intègre toutes les positions.

Une quasi-première dans le paysage religieux français

Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple. D’importantes communions protestantes d’Europe (Espagne, Italie…) et d’Amérique du Nord, ont ouvert cette bénédiction aux couples gays et lesbiens. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Église beaucoup plus petite que l’EPUdF, autorise un “geste liturgique d’accueil et de prière” pour les homosexuels.

Avant le synode, le pasteur Gilles Boucomont, vif opposant au projet, s’était inquiété de ce que “pour la première fois en France depuis 1517″ (date de la Réforme initiée par Martin Luther), “une décision synodale majeure puisse être prise contre tous les textes bibliques”Avec une cinquantaine d’autres pasteurs et une centaine de conseillers presbytéraux (locaux), il avait d’ailleurs signé un “appel” invitant les délégués du synode à ne pas statuer “dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses moeurs” et disait craindre “de profondes déchirures”.

Le oui des protestants au mariage homosexuel

Jusqu’à ce dimanche, le pasteur de l’Oratoire du Louvre à Paris accompagnait les couples homosexuels mariés civilement à sa manière. Il les bénissait dans le privé. Marc Pernot ne pouvait leur offrir une bénédiction publique au temple interdite par leur Église. Créée en 2013, par le “mariage” des luthériens et des réformés, l’Église protestante unie de France (Épudf) s’est réunie ­dimanche à Sète (Hérault) pour trancher cette épineuse question. Au terme d’une réflexion qui a commencé il y a dix-huit mois dans les paroisses, l’assemblée synodale a adopté la possibilité pour les pasteurs de bénir officiellement ces unions. “J’ai un couple qui attend la réponse du synode pour organiser un cérémonie”, confiait Marc Pernot. Les pasteurs protestants de l’Epudf, qui représente 30 % de la Fédération protestante de France, ne sont pas tous aussi progressistes que lui.

Les protestants “classiques” face aux évangéliques

À quelques rues de là, Gilles ­Boucomont, pasteur du temple du Marais, est, pour sa part, hostile à cette bénédiction. Très actif dans les réseaux sociaux, le pasteur Boucomont était devenu le porte-étendard des opposants. “Ils sont sans aucun doute minoritaires mais ils sont très déterminés”, analyse un porte-parole de l’Epudf.

Samedi soir, les quelque 150 participants du synode cherchaient encore un consensus. “Il y a beaucoup d’écoute, de compréhension entre les représentants synodaux, expliquait en fin de journée au JDD le président de l’Epudf, Laurent Schlumberger. Je suis confiant sur l’adoption d’un texte commun mais je ne suis pas capable de me prononcer sur sa nature.” Les protestants se sont donc acheminés vers un “oui mais”. Les pasteurs qui comme Marc Pernot souhaitent bénir les mariages homosexuels pourront le faire. Les autres n’auront ­aucune obligation de répondre aux demandes des fidèles. “Depuis 1958, les pasteurs qui ne baptisent que les adultes, explique l’un des deux rapporteurs du synode, l’historien Frédéric Rognon, ne sont pas tenus de baptiser les enfants. En revanche, ils doivent trouver une solution pour répondre aux croyants qui les sollicitent en les confiant au pasteur d’une autre paroisse, par exemple.”

Les vifs débats provoqués dans la société sur l’adoption du mariage pour tous en 2013 ont pesé sur le synode. Les Églises luthérienne et réformée ont repoussé le sujet car elles étaient attachées à réaliser leur unité. “À l’époque, les questions sensibles avaient été mises sous le tapis”, regrette un ­farouche partisan de la bénédiction. L’Église protestante “classique” était également confrontée aux positions tranchées des évangéliques et des pentecôtistes, opposés à cette bénédiction.

dimanche 17 mai 2015

L’Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays

L'Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays

L’Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira sur le mariage gay, l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) a adopté ce dimanche la possibilité de bénir les couples homosexuels, à l’issue d’un vote très largement positif, une quasi-première en France. Sur la centaine de délégués de l’EPUdF réunis à Sète (Hérault) autour du thème «Bénir, témoins de l’Evangile dans l’accompagnement des personnes et des couples», 94 ont voté pour la possibilité d’offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels qui le souhaitent, et trois contre.

Ils ont donc suivi la synthèse rédigée par deux rapporteurs sur la foi de travaux menés au niveau régional, et donné aux 500 pasteurs de l’EPUdF la possibilité de procéder à ces bénédictions, sans pour autant y obliger ceux des pasteurs qui sont opposés à un tel geste.

«Ce qui m’a surpris, c’est l’excellente ambiance» llors de la session du vote, marquée par «la confiance et la fraternité», a déclaré le pasteur Laurent Schlumberger, président du conseil national de l’EPUdF. «Ce n’est pas une majorité qui a gagné contre une minorité. La décision intègre toutes les positions».

Un sujet loin de faire consensus

Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Eglise beaucoup plus petite que l’EPUdF, autorisait jusque là un «geste liturgique d’accueil et de prière» pour les homosexuels.

Au sein même de l’Eglise protestante unie, née en 2012 de la fusion des Eglises luthériennes et réformées, le sujet est loin de faire consensus, même si le mariage gay n’y fait pas l’objet du rejet constaté parmi les responsables catholiques et dans les mouvements évangéliques. Avant le synode, le pasteur Gilles Boucomont, vif opposant au projet, s’était inquiété de ce que «pour la première fois en France depuis 1517» …

Lire la suite de l’article sur Le Parisien.fr

Une religieuse française canonisée par le pape, en présence de CazeneuveUn collégien sur cinq est nul en maths !

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Sète : un synode protestant planche sur la bénédiction des couples homosexuels

Ce pourrait être un tournant dans le paysage religieux français. L’Église protestante unie de France (EPUdF), qui regroupe luthériens et réformés, a ouvert, jeudi 14 mai à Sète (Hérault), un synode national qui pourrait autoriser la bénédiction des couples homosexuels.

200 délégués de la principale Église protestante française sont réunis, jusqu’au 17 mai, autour du thème “Bénir, témoins de l’Évangile dans l’accompagnement des personnes et des couples”. A l’issue du synode, 105 votants devront prendre une décision sur la bénédiction des couples homosexuels, deux ans après l’adoption de la loi Taubira sur le mariage gay.

Une quasi-première dans le paysage religieux français

S’ils suivent la synthèse rédigée par deux rapporteurs sur la foi de travaux menés au niveau régional, ils donneront aux 500 pasteurs de l’EPUdF la possibilité de procéder à ces bénédictions. “Cette question (…) s’inscrit dans le désir de l’Église protestante unie de France d’honorer sa vocation de témoigner de l’Évangile”, écrit l’EPUdF sur son site internet.

L’EPUdF, qui incarne le courant historique du protestantisme français, revendique 110 000 membres actifs parmi 400 000 personnes faisant appel à ses services. Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Église beaucoup plus petite que l’EPUdF, autorise un “geste liturgique d’accueil et de prière” pour les homosexuels.

Le risque de “profondes déchirures”

La perspective d’une évolution, même laissée au libre-arbitre de chaque pasteur, divise la communion luthéro-réformée. Quelque 150 pasteurs et responsables locaux opposés au projet ont lancé un “appel” à ne pas statuer “dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses moeurs”, brandissant le risque de “profondes déchirures”.

“Quelles que soient les décisions que le synode national prendra, il y aura des déceptions”, a prévenu le président du conseil national de l’EPUdF, le pasteur Laurent Schlumberger, jeudi en ouverture du synode. “Voilà donc une occasion d’exercer la fraternité qui nous est donnée, nous en avons la capacité”, a-t-il poursuivi.

Un synode protestant crucial sur la bénédiction des couples homosexuels

Un synode protestant crucial sur la bénédiction des couples homosexuels

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira sur le mariage gay, 200 délégués de la principale Eglise protestante française sont réunis jusqu’à dimanche autour du thème “Bénir, témoins de l’Evangile dEvaristo Sa

L’Eglise protestante unie de France (EPUdF), qui regroupe luthériens et réformés, a ouvert jeudi après-midi à Sète (Hérault) un synode national qui pourrait autoriser la bénédiction des couples homosexuels, ce qui constituerait une quasi-première dans le paysage religieux français.

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira sur le mariage gay, 200 délégués de la principale Eglise protestante française sont réunis jusqu’à dimanche autour du thème “Bénir, témoins de l’Evangile dans l’accompagnement des personnes et des couples”.

Dimanche matin, 105 votants doivent prendre une décision sur la bénédiction des couples homosexuels. S’ils suivent la synthèse rédigée par deux rapporteurs sur la foi de travaux menés au niveau régional, ils donneront aux 500 pasteurs de l’EPUdF la possibilité de procéder à ces bénédictions.

Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Eglise beaucoup plus petite que l’EPUdF, autorise un “geste liturgique d’accueil et de prière” pour les homosexuels.

Dimanche, l’EPUdF pourrait aussi décider de surseoir à statuer sur ce sujet sensible, comme l’a fait son Eglise soeur en Alsace-Moselle, l’UEPAL, en 2014.

La perspective d’une évolution, même laissée au libre-arbitre de chaque pasteur, divise la communion luthéro-réformée. Quelque 150 pasteurs et responsables locaux opposés au projet ont lancé un “appel” à ne pas statuer “dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses moeurs”, brandissant le risque de “profondes déchirures”.

“Quelles que soient les décisions que le synode national prendra, il y aura des déceptions”, a prévenu le président du conseil national de l’EPUdF, le pasteur Laurent Schlumberger, jeudi en ouverture du synode. “Voilà donc une occasion d’exercer la fraternité qui nous est donnée, nous en avons la capacité”, a-t-il poursuivi.

L’EPUdF, qui incarne le courant historique du protestantisme français, revendique 110.000 membres actifs parmi 400.000 personnes faisant appel à ses services.

Tout en se défendant d’être en concurrence avec une mouvance évangélique en forte croissance, elle parie désormais sur une démarche missionnaire pour “passer d’une Eglise de membres à une Eglise de témoins”.

L’EPUdF accueille un nouveau pasteur chaque mois ce qui, compte tenu des départs à la retraite, lui permet de stabiliser leur nombre. Un tiers d’entre eux, et même 45% des nouveaux pasteurs, sont des femmes.

Ce dimanche, bénira-t-on les couples gays au temple ?

La journée de dimanche prochain 17 mai sera de toute façon particulière, puisqu’elle sera synonyme de Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Mais elle pourrait le devenir encore davantage. Car ce dimanche, l’Église protestante unie de France (EPUdF) pourrait décider de permettre la bénédiction des couples de même sexe. Ou pas.

Le sujet est en tout cas à l’ordre du jour du synode national de l’EPUdF qui s’ouvre aujourd’hui à Sète, dans l’Hérault. La question n’y fait pas l’unanimité, mais sur la base des travaux menés depuis janvier 2014 au niveau local puis régional, les rapporteurs du dossier, qui feront donc entendre leur voix lors du rassemblement, se disent « favorables à ce qu’on ouvre tranquillement la possibilité de bénir des couples de même sexe. »

« PAS UNE RÉVOLUTION »

Sur la base de ces travaux, au dernier jour du synode, les 105 délégués réunis à Sète pourraient donc être appelés à se prononcer sur le sujet lors d’un vote.

« Il ne s’agit pas de dire “le mariage des personnes de même sexe c’est bien“, “c’est pas bien“, explique l’un des rapporteurs, Isabelle Grellier, théologienne de formation. Bénir, c’est dire que Dieu t’accueille tel que tu es, sur tes chemins faciles ou difficiles et qu’il t’invite à réfléchir à ta vie à la lumière de l’Evangile. »

Pour elle, la bénédiction n’est pas un « satisfecit. C’est une possibilité qui sera portée – ou pas – par le pasteur local, en dialogue avec sa communauté. Nous ne sommes pas en train de faire une révolution. » Une analyse que ne partagent pas un certain nombre d’opposants, au sein même de l’Église protestante unie de France.

« LA QUESTION EST POSÉE DE MATIÈRE SEREINE »

Une cinquantaine de pasteurs et une centaine de conseillers presbytéraux a ainsi signé un « appel » invitant les délégués du synode à ne pas statuer « dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses mœurs ». Les signataires de ce texte redoutent qu’une décision dès cette année « entraîne de profondes déchirures » au sein de l’EPUdF.

« Il n’y a pas de risque de schisme, dit de son côté le président du conseil national de l’EPUdF, le pasteur Laurent Schlumberger. Mais quelle que soit la décision, des personnes seront déçues. » Et de conclure : « Je ne suis pas stressé ». Car il est convaincu que son Église a « posé la question de la manière la plus sereine possible ».

(Avec AFP)

Deux pasteurs risquent la peine de mort au Soudan

Selon les avocats des pasteurs Peter Yein Reith et Yat Michael, les charges qui pèsent sur leurs clients leur font encourir la peine de mort. Ils sont accusés d’atteinte au système constitutionnel, d’espionnage et de mener la guerre contre l’Etat. Outre ces accusations qui peuvent les mener sur l’échafaud, ils sont accusés d’atteintes aux croyances religieuses… Les deux pasteurs ont entamé une grève de la faim pour protester contre la nature de ces accusations qu’ils jugent délirantes.

Violation des droits de l’homme

Michael a été arrêté le 21 décembre 2014 tandis qu’il visitait une église à Khartoum tandis que Reith a été arrêté le 11 janvier alors qu’il écrivait au presbytère de l’Eglise évangélique du Sud Soudan pour s’enquérir du sort de son confrère. Leur lieu de détention est resté inconnu pendant des mois, ce qui constitue une violation des droits de l’homme. Mais en avril dernier, ils ont été transférés vers un centre de détention à Khartoum. Interrogé par Morning Star, Michael assure : « Dieu interviendra et nous protègera même en prison des charges qui pèsent contre nous. Merci à tous pour vos prières et votre soutien pendant cette longue période d’emprisonnement ».

Demande de rançon

L’autorité en charge, le National Intelligence and Security Services (NISS), désignée par des islamistes radicaux, est accusée par les chrétiens soudanais d’être un instrument de nettoyage ethnique au service du président Omar al-Bashir. Les chrétiens, les noirs et les sud soudanais sont poussés dehors pour créer un état islamique et arabe homogène. Tombant le masque – déjà défraîchi – de la légalité, le NISS a demandé 12 000 dollars à l’Eglise évangélique du Sud Soudan pour libérer ses prisonniers. Un chantage auquel les sud-soudanais refusent de se soumettre : ce tribunal pourrait recommencer l’opération sur n’importe quel chrétien au Soudan, tel un preneur d’otages.

L’ombre du conflit soudanais

Le Soudan a été le théâtre d’une guerre civile de 1983 à 2005. Depuis la partition du pays en 2011, il est aux prises avec divers groupes rebelles dans les montagnes Nuba, qui ont leurs bases arrière au Sud Soudan. L’église que Michael était allé visiter et encourager en décembre, l’Eglise évangélique de de Bahri Khartoum, avait été harcelée par le gouvernement, qui avait multiplié les arrestations et les démolitions de lieux sacrés, tandis que des investisseurs musulmans prenaient possession des terrains. L’arrestation des pasteurs par le NISS sonne donc comme une punition dirigée contre le soutien apporté à une congrégation que le gouvernement combat. 

Selon les avocats des pasteurs Peter Yein Reith et Yat Michael, les charges qui pèsent sur leurs clients leur font encourir la peine de mort. Ils sont accusés d’atteinte au système constitutionnel, d’espionnage et de mener la guerre contre l’Etat. Outre ces accusations qui peuvent les mener sur l’échafaud, ils sont accusés d’atteintes aux croyances religieuses… Les deux pasteurs ont entamé une grève de la faim pour protester contre la nature de ces accusations qu’ils jugent délirantes.

Violation des droits de l’homme

Michael a été arrêté le 21 décembre 2014 tandis qu’il visitait une église à Khartoum tandis que Reith a été arrêté le 11 janvier alors qu’il écrivait au presbytère de l’Eglise évangélique du Sud Soudan pour s’enquérir du sort de son confrère. Leur lieu de détention est resté inconnu pendant des mois, ce qui constitue une violation des droits de l’homme. Mais en avril dernier, ils ont été transférés vers un centre de détention à Khartoum. Interrogé par Morning Star, Michael assure : « Dieu interviendra et nous protègera même en prison des charges qui pèsent contre nous. Merci à tous pour vos prières et votre soutien pendant cette longue période d’emprisonnement ».

Demande de rançon

L’autorité en charge, le National Intelligence and Security Services (NISS), désignée par des islamistes radicaux, est accusée par les chrétiens soudanais d’être un instrument de nettoyage ethnique au service du président Omar al-Bashir. Les chrétiens, les noirs et les sud soudanais sont poussés dehors pour créer un état islamique et arabe homogène. Tombant le masque – déjà défraîchi – de la légalité, le NISS a demandé 12 000 dollars à l’Eglise évangélique du Sud Soudan pour libérer ses prisonniers. Un chantage auquel les sud-soudanais refusent de se soumettre : ce tribunal pourrait recommencer l’opération sur n’importe quel chrétien au Soudan, tel un preneur d’otages.

L’ombre du conflit soudanais

Le Soudan a été le théâtre d’une guerre civile de 1983 à 2005. Depuis la partition du pays en 2011, il est aux prises avec divers groupes rebelles dans les montagnes Nuba, qui ont leurs bases arrière au Sud Soudan. L’église que Michael était allé visiter et encourager en décembre, l’Eglise évangélique de de Bahri Khartoum, avait été harcelée par le gouvernement, qui avait multiplié les arrestations et les démolitions de lieux sacrés, tandis que des investisseurs musulmans prenaient possession des terrains. L’arrestation des pasteurs par le NISS sonne donc comme une punition dirigée contre le soutien apporté à une congrégation que le gouvernement combat. 

Sète : les pasteurs doivent-ils marier les homosexuels ?

L a question posée à Sète lors d’un synode protestant : les pasteurs doivent-ils marier les homosexuels ?

Les chrétiens réformés, calvinistes et luthériens de l’Église protestante unie de France (EPUdF), sont réunis à Sète ce jeudi et jusqu’à dimanche. Ils sont invités à statuer sur la bénédiction des couples homosexuels, qui se heurte à de fortes oppositions.

Deux ans après l’adoption de la loi Taubira ouvrant le mariage civil à deux personnes de même sexe, la principale Église protestante de France (110 000 membres actifs revendiqués) a mis la bénédiction religieuse de ces unions à l’ordre du jour de son synode national, qui s’ouvre ce jeudi à Sète. Dimanche, 105 délégués de l’EPUdF seront appelés à voter pour ou contre une proposition en ce sens. Même si le mariage gay n’y fait pas l’objet du refus constaté parmi les responsables catholiques et dans les Églises protestantes évangéliques, le sujet est loin de faire consensus chez les luthéro-réformés, le courant historique du protestantisme français.

En 2014, l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine avait sursis à statuer et s’était donné “un délai de trois ans avant d’envisager de reprendre cette question”. Le synode national de l’EPUdF pourrait décider de faire de même à Sète, voire de répondre par la négative. Mais les rapporteurs en charge du dossier, sur la base de travaux menés depuis janvier 2014, se disent “favorables à ce qu’on ouvre tranquillement la possibilité de bénir des couples de même sexe”.

L’opposition du pasteur Gilles Boucomont

“Il ne s’agit pas de dire “le mariage des personnes de même sexe c’est bien”, “c’est pas bien””, dit l’un des rapporteurs, Isabelle Grellier. “Bénir, c’est dire que Dieu t’accueille tel que tu es, sur tes chemins faciles ou difficiles”, et qu’il “t’invite à réfléchir à ta vie à la lumière de l’Évangile”, a ajouté cette théologienne, qui ne voit pas la bénédiction comme un “satisfecit” : “C’est une possibilité qui sera portée – ou pas – par le pasteur local, en dialogue avec sa communauté”.

“C’est la pire des solutions, c’est un manque de courage”, rétorque Gilles Boucomont, pasteur du dynamique temple du Marais à Paris et vif opposant au projet : “Quand une personne va se présenter dans une paroisse pour devenir son pasteur, le seul critère de recrutement risque d’être : “êtes-vous pour ou contre la bénédiction des couples homosexuels ?” Réduire toute la foi chrétienne à cette question est effroyable”. Ce pasteur piétiste s’inquiète de ce que, “pour la première fois en France depuis 1517″ (Réforme initiée par Luther), “une décision synodale majeure puisse être prise contre tous les textes bibliques”.

Avec une cinquantaine d’autres pasteurs et une centaine de conseillers presbytéraux il a signé un “appel” invitant le synode à ne pas statuer “dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses mœurs”. Les signataires de ce texte redoutent qu’une décision dès cette année “entraîne de profondes déchirures” dans une EPUdF encore jeune, née en 2012 de la fusion des Églises luthérienne et réformée.

L’Eglise protestante unie pourrait bénir les mariages gays

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Laurent Schlumberger, président de l'Eglise protestante de France, en mai 2013.

Cent cinq représentants de l’Eglise protestante unie de France (EPUDF) voteront, dimanche 17 mai, pour savoir si les pasteurs qui lui sont affiliés pourront à l’avenir bénir des couples mariés de même sexe. Les théologiens Isabelle Grellier et Frédéric Rognon, les deux rapporteurs du synode qui se tiendra de jeudi à dimanche à Sète (Hérault), leur proposeront d’ouvrir cette faculté, sans en faire pour autant une obligation. Dans ce cas, il reviendrait à chaque pasteur, en accord avec son conseil presbytéral, de se déterminer. A l’heure où l’on mesure la force des résistances dans l’Eglise catholique à l’ouverture aux différents types de familles, le courant luthéro-réformé (les Eglises issues de la Réforme du XVIe siècle) pourrait faire date sur cette question, en France, deux ans après l’institution du mariage pour tous.

« Nous ne cherchons pas une réponse sur le mode licite/illicite »

L’issue du vote n’est cependant pas acquise. Mais Isabelle Grellier dit avoir été « la première surprise » de constater que « la plupart des synodes régionaux » préparatoires, qui ont eu lieu à l’automne sur cette question, « étaient favorables » à cette ouverture. Au point de l’avoir poussée à infléchir assez substantiellement son rapport initial, qui était beaucoup plus prudent. Pour éviter une situation…

Les protestants trancheront ce week-end sur la bénédiction des couples homosexuels

 Que s’apprêtent à décider les responsables protestants ? 

Réunis entre jeudi 14 et dimanche 17 mai à Sète (Hérault) pour leur synode national, 105 responsables de l’Église protestante unie de France (EPUdF) doivent se prononcer sur la possibilité de bénir – ou non – les couples de personnes de même sexe. Cette Église, qui réunit 250 000 fidèles, a inscrit cette réflexion dans le contexte plus large de la bénédiction.

Pour cela, les délégués de l’EPUdF seront invités à modifier et à voter sur un texte préparé par une théologienne et un philosophe, Isabelle Grellier et Frédéric Rognon, tous deux enseignants à la Faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg.

Concrètement, le document propose d’autoriser les bénédictions de couples homosexuels, à condition que le pasteur local et sa communauté ne s’y opposent pas. Le rapport, de quatre pages, est structuré en cinq axes : la bénédiction dans le contexte actuel, le sens de la bénédiction, la « communion fraternelle », la bénédiction comme manière de témoigner de l’Évangile, et la création d’équipes nationales pour accompagner les pasteurs sur cette question.

« Lorsque deux hommes ou deux femmes se marient et nous demandent de les bénir, que répondons-nous ? Il ne s’agit pas de se demander si le mariage entre personnes de même sexe est licite ou non, mais de savoir comment les accompagner », résume le pasteur Laurent Schlumberger, président du Conseil de l’EPUdF.

 Dans quel contexte ce débat s’inscrit-il ? 

« Le thème des bénédictions est ancien, explique Laurent Schlumberger. Il y a seize ans déjà, un synode national s’était penché sur cette question. Mais les débats de 2013 autour du « mariage pour tous » ont donné un nouveau tour à ce sujet. » Cette décision viendra couronner un processus de réflexion lancé il y a plus d’un an, en janvier 2014, et qui a conduit toutes les paroisses protestantes de France à réfléchir sur cette possibilité. L’an dernier, les neuf synodes régionaux de l’EPUdF ont également planché sur ce thème, se prononçant sur un texte élaboré à partir des réflexions locales.

Avant l’EPUdF, deux autres Églises protestantes se sont prononcées sur les bénédictions de couples d’hommes ou de femmes. La mission populaire évangélique avait lancé la réflexion en 2009, avant d’autoriser ces bénédictions en 2011. L’Union de l’Église réformée d’Alsace et de l’Église de la confession d’Augsbourg d’Alsace (Uepal) a, quant à elle, décidé l’an dernier de s’accorder un délai supplémentaire de réflexion avant de trancher la question.

 Cette question divise-t-elle les fidèles ? 

Les responsables de l’EPUdF ne cachent pas que le débat a été épineux, et que les membres de leur Église sont divisés. Néanmoins, « la plupart des synodes régionaux sont favorables à ce que nous ouvrions tranquillement la possibilité de bénir les couples de même sexe », estime Isabelle Grellier.

Signe de la vivacité des débats, cinquante pasteurs et une centaine de conseillers pastoraux ont rendu public, début mai, un « appel aux délégués et rapporteurs du Synode national » pour les inviter à ne pas statuer tout de suite sur la possibilité de bénir les couples homosexuels.

« Nous redoutons qu’une décision prise au bout d’une seule année de réflexion, dans la hâte de répondre à la pression de la société et l’évolution de ses mœurs – et avec pour seule légitimité la majorité des voix synodales – consacre les divisions et entraîne de profondes déchirures dans notre communion », peut-on y lire. « La réflexion a été menée au pire moment, à proximité du débat sur le » mariage pour tous », qui a provoqué de grandes tensions dans certaines communautés », déplore Caroline Bretonès, pasteur au temple du Marais, à Paris, et signataire de ce texte.

Nadia Bolz-Weber: “Dieu a créé une diversité foisonnante de personnes et d’identités sexuelles”

Nadia Bolz-Weber, 44 ans, est pasteur à Denver. De la rébellion punk au pastorat luthérien, cette femme au parcours atypique a su s’imposer dans un univers largement trusté par les hommes, et son succès fait grincer des dents. Interview.  

[Cet article a été initialement publié en janvier 2014]

Blogueuse à succès, tatouée, lunettes de hipster et gouaille ironique, Nadia Bolz-Weber est avant tout une bête de scène. Ses sermons sont des punchlines -elle emploie le mot “fuck”à toutes les sauces- et les vannes fusent, devant une foule hilare. Ses prêches sont de vraies pépites de stand-up. Pas étonnant quand on sait qu’avant de devenir pasteur, elle faisait des one-woman-shows dans une salle crasseuse de Denver. Rien ne prédisposait Nadia Bolz-Weber, mariée et mère de deux enfants, à représenter aujourd’hui la nouvelle vague “musclée du  christianisme libéral” en fondant une véritable “start-up de l’Église évangélique luthérienne en Amérique”, comme le décrit le Washington Post. À l’adolescence, elle se rebelle plutôt contre le christianisme fondamentaliste de sa famille et vire punk. Elle se met alors à fréquenter le milieu interlope, “les outsiders, les cyniques, les alcooliques et les pédés”, ce qu’elle racontera dans sa biographie à succès Pastrix: The Cranky Beautiful Faith of a Sinner and Saint (ndlr, la superbe foi à vif d’une pécheresse et d’une sainte), qui s’est glissée dans la liste des best-sellers du New York Times. Après des années de vie en communauté et d’addiction à la drogue et l’alcool, elle parviendra à se désintoxiquer et trouvera la foi, devenant ainsi pasteur à Denver. Rencontre avec celle qui veut rendre le protestantisme cool.

Dans le titre même de votre biographie, vous revendiquez ce surnom très violent, Pastrix, qui est un jeu de mots entre pasteur et dominatrice. Pourquoi?

Pastrix est le surnom que m’ont donné mes détracteurs, ceux qui estiment que les femmes ne doivent pas être pasteurs. Lorsqu’ils écrivent à mon sujet, ils refusent d’employer mon titre actuel, qui est Pasteur Nadia Bolz-Weber, et me surnomment Pastrix. Eh bien, lorsque j’ai écrit mes mémoires, j’ai décidé de reprendre ce terme à mon compte. Ce qui signifie, évidemment, que j’ai gagné!

Vous venez d’une famille chrétienne fondamentaliste. Avez-vous été élevée dans des valeurs sexistes?

J’ai été élevée dans la tradition chrétienne fondamentaliste, où les femmes n’avaient non seulement pas le droit d’être pasteurs, mais elles n’avaient pas même la possibilité de prier à voix haute devant les hommes. Disons simplement que ce n’était pas un environnement idéal pour une petite fille éveillée et grande gueule.

Quelles sont les origines de votre vocation?

Je sais que cela peut paraître fou, mais en fait, je pense que Dieu a fait appel à moi. J’étais engagée dans une voie complètement différente et pourtant on aurait dit que Dieu me cueillait, littéralement, et me poussait vers la voie de l’ordination. On aurait dit que quelque chose VENAIT à moi. Être pasteur est une vocation, et non une profession, parce que c’est précisément ce que je suis, pas seulement ce que je fais.

Comment se fait-on accepter en tant que femme dans le clergé?

Beaucoup de mes sœurs dans le clergé ont vécu des moments difficiles pour faire entendre leur voix et affirmer leur autorité. Cela n’a pas été mon cas, mais je ne veux jamais perdre de vue le fait que c’est malheureusement toujours aussi fréquent. Pour ma part, j’essaie de ne pas gâcher mon énergie à défendre ou protéger ma propre autorité: cela semble être le meilleur moyen de ne pas être prise au sérieux. Je pense qu’il existe un équilibre subtil à trouver entre ne jamais s’excuser de ce que nous sommes, en tant que femmes, et faire preuve d’humilité. C’est cet équilibre qui peut faire de nous des leaders extraordinaires.

Vous considérez-vous comme féministe?

Je n’utilise pas vraiment le mot féministe pour me décrire, mais cela ne me dérange pas si d’autres me décrivent ainsi. J’ai l’impression que je peux soit investir toute mon énergie dans les questions de genre et d’injustice, soit juste me faire accepter en tant que leader sur un terrain traditionnellement trusté par les hommes. Je n’ai pas l’énergie de faire les deux. J’espère donc qu’être une bonne féministe peut signifier être soi-même dans son rapport au monde, même si je n’utilise pas le mot.

Le fait d’être une femme change-t-il le regard que l’on porte sur les textes et la pratique?

Je ne sais pas si les femmes lisent l’Écriture ou interprètent les traditions d’une façon foncièrement différente des hommes. J’interprète les choses à ma façon et il se trouve que je suis une femme.

Être une femme vous rend-il plus ouverte sur les questions d’homosexualité et de genre en général?

Le simple fait d’être quelqu’un qui a connu un tas d’expériences dans le monde, avec plein de gens différents, me rend plus ouverte sur la sexualité. Je ne cherche pas à être ouverte en soi, simplement j’ai toute ma vie fréquenté des queers, c’est ma communauté. En tant que théologienne, je pense que Dieu a créé une diversité foisonnante de personnes, d’identités sexuelles et d’amours. Et célébrer cela, c’est célébrer Dieu. Mais j’aimerais que l’on s’éloigne des principes et des discussions autour de ce que les gens doivent faire ou ne pas faire de leur corps pour une vraie discussion honnête autour du bien-être émotionnel, physique et spirituel.

Les religions sont-elles misogynes?

Je pense que l’être humain en général essaie toujours de mettre au point des moyens de donner le pouvoir à certains groupes. C’est ce qui s’est produit tout au long de l’histoire, pour ce qui est du genre, de la religion, de la race, de l’ethnie, etc.

Vous cultivez votre corps au moyen, notamment, de compétitions d’haltérophilie. Est-ce si important, à vos yeux, d’aimer son corps?

J’ai vu beaucoup d’interviews de mannequins grandes tailles qui mettent l’accent sur le fait d’accepter son corps tel qu’il est, et militent pour un autre regard sur la beauté. Ça, j’adore. Cela m’a pris beaucoup trop de temps avant d’aimer mon corps. Aujourd’hui, je l’aime pour ce qu’il peut faire -tractions, équilibre, haltérophilie- et pour son apparence: 1,85 mètres, musclé, pulpeux, cheveux poivre et sel. Si nous, les femmes, utilisions toute l’énergie que nous dépensons à haïr notre corps pour nous concentrer sur le leadership, l’action sociale, la réforme de l’éducation ou d’autres causes infiniment plus nobles, le monde en serait différent.

Votre destin aurait-il pu être le même au sein d’une autre religion?

Il y a des idées très spécifiques à la tradition luthérienne qui m’ont attirée vers elle. Par exemple, celle qui sous-entend que nous sommes tous des pécheurs et des saints, et que Dieu veut être reconnu dans les choses simples qui  nous entourent: le pain, le vin, l’eau, les gens. Ces idées m’ont plu, à ma façon.

Êtes-vous réellement un pasteur libéral?

Je pense que les catégories “libérales” et “conservatrices” ont de moins en moins de sens. Oui, je suis socio-libérale car j’embrasse toutes les sortes de sexualité et d’expressions de genre. Mais je suis aussi une chrétienne profondément orthodoxe et je pense que Jésus était la parole de Dieu faite chair. Donc où est-ce que je me situe? Le “Jesus stuff” est important. Et j’adore les gays. Personne ne semble savoir quoi faire de moi.

Propos recueillis par Caroline Piquet

François a reçu une centaine de pasteurs évangéliques pentecôtistes

(RV) Jeudi après-midi, le Pape François a rencontré un groupe d’une centaine de pasteurs évangéliques pentecôtistes venus de plusieurs pays. Le groupe était accompagné du pasteur Giovanni Traettino, un ami du Saint-Père qui avait visité sa communauté le 26 juillet 2014 à Caserte, près de Naples.

La rencontre informelle a été très cordiale et s’est déroulée dans un esprit de prière pour la paix. Le cardinal Koch, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a assisté à la rencontre. 

08/05/2015 19:23

Des pasteurs évangéliques pro-metal soutiennent le Hellfest

C’est presque devenu un marronnier. Chaque année, le Hellfest fait l’objet de toutes sortes de critiques, de menaces et de mises en garde par des groupes chrétiens ou identitaires s’estimant visés par la musique metal jugée dépravée et violente, voire diabolique. Christine Boutin et Philippe de Villiers font partie de ses adversaires les plus emblématiques.

Mais pour cette édition, les protestations ont franchi un cap supplémentaire. Le 3 mai, le site de l’imposant festival, à Clisson en Loire-Atlantique, a subi d’importantes dégradations : des arbres ont été arrachés, des gaines d’accueil électriques ont été bouchées, des canalisations d’eau sectionnées, des décorations monumentales incendiées dont un grand corbeau. Si ce vandalisme n’a pas été revendiqué, les auteurs semblent avoir des motivations religieuses, à en croire les nombreuses inscriptions comme « Vade retro Satan » et « Saint-Michel sauve-nous ».

Le site est désormais surveillé jour et nuit par un dispositif sécurité pour que festival puisse démarrer comme prévu le 19 juin. Les organisateurs ont pris soin de demander à « ne pas véhiculer de messages ou d’actes de violence face aux communautés catholiques » et « qu’il serait injuste d’associer ces actes à l’ensemble des membres de la communauté catholique ».

Une musique de convictions fortes

Côté chrétien, la réaction de solidarité est venue d’un groupe de pasteurs évangéliques. A commencer par Jonathan Hanley, qui est également journaliste-écrivain et … fan de metal. Choqué, il a contacté une dizaine d’autres pasteurs et personnalités issues du monde protestant évangélique dont Jean-Luc Gadreau, Etienne Blasiak et Pierre de Mareuil. Ils ont signé un bref texte de soutien aux organisateurs de Hellfest, communiqué via Facebook.

Au nom de « l’ouverture » contre « l’obscurantisme », ils disent leur « aversion pour les gestes des personnes qui ont choisi de détruire » (…) au nom d’une soi-disant conviction religieuse. » Et de faire cette précision : « Bien que les chrétiens amateurs de metal soient majoritairement protestants, nous nous savons soutenus par de nombreux amis catholiques qui partagent notre colère devant ces dégradations. »

En effet, le metal a beau avoir une réputation diabolique, il attire aussi nombre de chrétiens, particulièrement des évangéliques, y compris chez les artistes, comme par exemple les groupes Stryper et Mortification. A en croire Jonathan Hanley, ce phénomène s’explique par le fait que « le metal est une musique de convictions fortes, exactement comme les évangéliques ».

Parmi les noms d’affiche « chrétiens » au Hellfest cette année, comme le rappelle le pasteur, on peut citer le guitariste et le bassiste du grand groupe Korn, ainsi que Vincent Furnier, plus connu sous son nom d’artiste Alice Cooper. Alors que, côté sataniste, il n’y aurait pas foule : « Je ne suis pas sûr qu’il n’y ait un seul cette année », nous dit Hanley, qui travaille actuellement sur un livre-entretien impliquant des artistes metal chrétiens et non. « A vrai dire, je ne connais pas de vrais satanistes parmi les musiciens. Aucun ne fait l’apologie de la violence, mais ils la condamnent. Quelques-uns se disent païens pratiquants, comme l’artiste Gaahl du groupe black metal norvégien God Seed. Par contre, il est vrai qu’un certain nombre d’artistes sont opposés à la religion institutionnalisée. On voit aussi parmi les festivaliers à Clisson des t-shirts avec des messages anti-chrétiens. Mais il n’y a jamais eu, en dix ans d’existence, le moindre incident. »

Quant au caractère violent et agressif de cette musique et des textes parfois antichrétiens véhiculés par des groupes comme Motörhead, Judas Priest, Marilyn Manson, tous au rendez-vous cet été à Clisson, le pasteur admet ne pas être particulièrement gêné. « Dieu n’a pas besoin de moi pour se défendre si les gens ont envie de le blasphémer. Le guitariste de Korn, Brian Head Welch, m’a dit une fois que le blasphème est le fait des aveugles, qui peuvent être en colère contre Dieu (lire son interview). En tout cas, je n’ai pas besoin que les gens autour de moi soient d’accord avec moi pour être bien dans ma foi. »

Pasteur Dr Ngalasi construit un nouveau temple en 81 jours

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Pasteur Dr Ngalasi construit un nouveau temple en 81 jours

L’Eglise la Louange a célébré son 21e anniversaire vendredi 1er mai 2015, en son siège sur l’avenue Kanda Kanda, dans la commune de Kasa-Vubu. C’était la fête. La joie était au rendez-vous. Habillé en habit pimpant neuf, sourire aux lèvres, l’assurance et la quiétude dans le cœur, les pasteurs, les bergers, les serviteurs et les fidèles ont commémoré un double évènement : l’anniversaire et le nouveau temple provisoire construit en 81 jours. Ce nouveau temple a la capacité d’accueillir près de 3.500 personnes.

Dans son discours de circonstance, le représentant légal et chef spirituel de cette Eglise, le pasteur Dr Abraham Ngalasi Kurisini Aggrey a rendu grâce à ELOHIM, Père du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui a rendu possible l’organisation et la tenue de ces festivités du 1er mai 2015, année qu’il a du reste, déclaré par son omniscience de Victoire et de Repos. Il a ensuite remercié les autorités du pays pour les efforts inlassables qu’elles ne cessent de fournir pour la restauration de la paix dans le pays. Ainsi que tous les fidèles de l’Eglise La Louange, les révérends pasteurs, les bergers, les missionnaires, les évangélistes, les différents responsables des commissions et les membres du Comité d’organisation de leur implication pour la réussite de cet événement.

Le prélat de l’Eglise la Louange a parlé de la vision de cette Eglise, ainsi que de l’historique de ladite Eglise qui a commencé comme groupe de prière en 1983 dans leur parcelle familiale dans la commune de Kintambo, appelé groupe de prière de Kimbuala.

Il prenait en charge des femmes dites stériles quand il a commencé la 2e cellule à Debonhomme. Car ce pasteur est médecin de formation et gynécologue de surcroit.

La force de cette Eglise est basée sur des enseignements conduisant à la délivrance, en différents tomes. Le pasteur Ngalasi quant à lui, totalise 32 ans en tant que berger du ministère et 21 ans en tant que pasteur responsable de l’Eglise La Louange. En 21 ans d’existence, l’Eglise La Louange compte 256 cellules et sous-cellules disséminées à travers le monde, 128 pasteurs ordonnés et plus de 50 pasteurs externes ordonnés dans le cadre de la collaboration avec d’autres communautés, 385 bergers, 108 missionnaires et plusieurs responsables des commissions.

Investissements et nouveau temple

Sur le plan d’investissement, l’Eglise La Louange dispose en termes d’immobiliers 70 parcelles (maisons, temples) ainsi que des biens (meubles) et équipements divers.

La construction du nouveau temple de l’Eglise la Louange sans un don ou financement de l’extérieur fait jaser plus d’un. Construire un tel édifice en moins de trois mois relève du miracle de Dieu a déclaré ce pasteur. Car certains disent que « Passeur Ngalasi Asimbi loin [il a touché aux fétiches] ». Et à lui de rétorquer : qu’ils n’ont pas tort dans une certaine mesure en ce que nous avons effectivement touché le Seigneur Jésus-Christ qui a rendu possible la construction de ce temple dans un temps record. N’est-ce pas qu’il est écrit : « Avec Dieu, nous ferons des exploits ? » a-t-il soutenu.

Un autre moment fort de cette cérémonie est la prédication dite par le même pasteur sur l’amour. Beaucoup d’Eglises ont cessé de croître faute d’amour a déclaré le pasteur Ngalasi. Outre le manque d’amour, il soutient dans sa prédication l’orgueil, les critiques sont les signes du manque d’amour. L’amour croit tout, espère tout, excuse tout et pardonne tout, a-t-il souligné.

Son secret, son vœu et son rêve

Pour ses projets d’investissement ambitieux, l’Eglise la Louange travaille avec des établissements de crédit depuis une dizaine d’années.

Et la satisfaction du pasteur sera complète lorsque lui et les siens auront suffisamment préparé des hommes, des femmes, ainsi que des enfants pour l’enlèvement et, lorsque son Eglise et l’Eglise corps du Christ vont pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec Dieu. Et le Seigneur dira d’eux : « Bon et fidèle serviteur, entrez dans la joie de votre Maître. »

Le Seigneur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. “Je rêve qu’un jour tous les bars, toutes les buvettes, les boîtes de nuit, les terrasses de notre pays pour ne citer que ceux-là, soient transformés en des églises dans lesquelles les fidèles marcheront dans la crainte de Dieu et la sanctification. Je rêve qu’un jour, moi et tous les enfants que Dieu m’a donnés [fidèles de l’Eglise La Louange], nous puissions prendre part aux noces de l’Agneau”, a soutenu le pasteur.

Pour le pasteur Ngalasi, les festivités marquant le 21e anniversaire de l’Eglise La Louange, s’inscrivent dans un cadre du renouveau : “Non seulement pour un nouveau Temple, de nouveaux instruments pour adorer et louer l’Eternel, des habits de fête, mais aussi et surtout pour de nouvelles mentalités car l’Eternel ne se fie pas aux apparences mais il voit le cœur”.

Samuel Simba
Kinshasa, 4/05/2015 (La Référence Plus, via mediacongo.net)

Visite Ad Limina des Evêques congolais

4-05-2015 : Visite Ad Limina des Evêques congolais
African Press Organization

VATICAN, Saint-Siège, 4 mai 2015/African Press Organization (APO)/ — Le Pape François a reçu les Evêques du Congo en conclusion de leur visite Ad Limina. Dans le discours qu’il leur a remis, il a d’abord souligné que “la récente création de trois nouveaux diocèses témoigne de la vitalité de l’Eglise catholique locale, ainsi que du zèle évangélisateur dont ses pasteurs font preuve… Il est heureux que, ces dernières années, les réflexions de la conférence épiscopale aient porté sur la mission des laïcs dans l’Eglise et dans la société”. Saluant une remarquable contribution à l’évangélisation, il a recommandé à ses hôtes d’aider les “mouvements de spiritualité et d’apostolat à redécouvrir et à affermir leur vocation en vue d’un témoignage crédible des laïcs” dans l’effort de construction d’une famille humaine qui grandisse dans l’unité, la justice et la paix. “Les laïcs ont en effet besoin d’être accompagnés et d’être formés au témoignage de l’Evangile dans les domaines socio-politiques, qui constituent leur champ spécifique d’apostolat. La pastorale de la famille fait partie intégrante de cet accompagnement. Les réticences des fidèles face au mariage chrétien révèlent la nécessité d’une évangélisation en profondeur, qui implique non seulement l’inculturation de la foi mais aussi l’évangélisation des traditions et de la culture locale. A ce propos, je tiens à vous remercier pour la contribution de vos diocèses au Synode des évêques sur la famille. Vous ne manquerez pas d’en tirer profit pour mieux adapter votre pastorale familiale aux réalités locales”.

“Les conditions de vie de vos prêtres, leur sanctification et leur formation continue ne doivent pas cesser d’être au c’ur de vos préoccupations et de votre sollicitude… Je rends grâce à Dieu pour les nombreuses vocations sacerdotales et religieuses qui fleurissent dans vos diocèses… Mais l’immense besoin pastoral de l’Eglise locale exige un discernement rigoureux, afin que le peuple de Dieu puisse compter sur des pasteurs zélés, qui édifient par leur témoignage de vie, notamment en ce qui concerne le célibat et l’esprit de pauvreté évangélique.

En outre, il ne faut rien négliger pour que tous, prêtres, catéchistes, familles, jeunes, groupes de prières et d’autres encore, prennent davantage conscience de l’importance de leur contribution dans l’accompagnement et la formation des candidats au sacerdoce et en assument chacun sa part… Certes, certains diocèses éprouvent de grandes difficultés, en raison de l’insuffisance des ressources matérielles disponibles sur place. Mesurant l’ampleur des soucis et des préoccupations liées à une telle situation…je vous encourage à vous engager résolument dans la voie de l’autonomie, de la prise en charge progressive et de la solidarité entre Eglises particulières… Vous continuerez de veiller à ce que les aides économiques accordées à vos diocèses…ne limitent pas votre liberté de pasteurs ni n’entravent la liberté de l’Eglise, qui devrait toujours avoir les coudées franches pour annoncer l’Evangile… En ce qui concerne l’entraide et la solidarité entre Eglises particulières, elles doivent se traduire également dans la promotion de l’esprit missionnaire d’abord à l’intérieur de l’Afrique. Je reprends volontiers à votre adresse l’appel solennel de Paul VI à Kampala: Vous, Africains, vous êtes désormais vos propres missionnaires!… L’évangélisation en profondeur constitue un autre grand défi. Or, elle suppose nécessairement une attention particulière aux conditions concrètes de vie des populations, c’est à dire en définitive à la promotion de la personne. Sur ce plan aussi, l’engagement de l’Eglise catholique au Congo est important dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’assistance aux diverses catégories de personnes dans le besoin dont des réfugiés des pays voisins. Vos communautés diocésaines y apportent une contribution considérable… Continuez de veiller à ce que la pastorale sociale se réalise toujours davantage dans l’esprit de l’Evangile et se perçoive toujours mieux comme une ?uvre d’évangélisation, et non comme l’action d’une organisation non-gouvernementale… Dans ce domaine, forte de l’Evangile, l’Eglise a reçu la mission de réconcilier les c’urs, de rapprocher les communautés divisées et de construire une nouvelle fraternité ancrée sur le pardon et la solidarité. Vous pasteurs, continuez d’être des modèles et des prophètes en ce sens!”.

TANZANIE : Le pasteur Mpemba condamne les intimidations de l’Etat

Édition du 1 mai 2015

Prochaine édition le 15 mai 2015

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