Category Archives: Pasteur

Pour les pasteurs chrétiens

Cuba: Le jour où Fidel Castro a entendu parler de l'Evangile

Le révolutionnaire cubain Fidel Castro est mort le 25 novembre dernier. Il a rendu son dernier souffle non sans avoir entendu parler de la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

En 2002, le théologien Juan Stam avait en effet rencontré l’ancien président cubain, avec une délégation de pasteurs protestants. Les circonstances avait surpris les participants d’une conférence théologique sur la Réforme. «Un soir, on nous a annoncé que Fidel Castro nous invitait pour une rencontre, de 23h à 2h du matin».

Juan Stam se souvient de cette rencontre improbable comme si c’était hier. «Au début Fidel Castro parlait doucement. Je n’ai pas compris tout de suite qu’il avait des questions au sujet du Livre de l’Apocalypse: “Vous êtes pasteurs, comment comprenez-vous ce livre biblique?“», a-t-il lancé. Et d’enchaîner: «Qu’en est-il des Droits humains, alors que tant de personnes sont tuées dans ce qui apparaît comme un génocide? Et comment la destruction des forêts et des océans peuvent-ils être expliqués sur le plan écologique?»

Reconnaissant devant Fidel Castro que ces questions étaient difficiles, Juan Stam a préféré lui rappeler la signification du mot Apocalypse. «Ce n’est pas une catastrophe, un désastre, mais une manifestation d’espérance en Jésus-Christ». Juan Stam se souvient de lui avoir parlé des visions, en rappelant qu’elles constituent des messages divins, appelant les individus à la conversion, «ce que ces derniers refusent souvent».

Le théologien, également auteur de différents livres, a terminé son intervention en rappelant que Jean, auteur de l’Apocalypse, avait adressé une critique vive à l’Empire romain, au sujet des injustices économiques, de sa violence militaire et de son idolâtrie.

Après avoir écouté avec attention, Fidel Castro a répliqué: «Vous avez en grande partie raison. Je vois que les Jésuites m’ont donné un enseignement erroné de l’Apocalypse».

La discussion a ensuite dévié sur la foi en ce Dieu d’amour, de vie et de justice. «La foi est une question personnelle, qui doit naître dans la conscience de chaque personne. Mais l’athéisme ne devrait pas être exploité comme un cri de ralliement», a commenté l’ancien responsable cubain.

A deux heures du matin, au moment de prendre congé, Fidel Castro a lancé une ultime question: «Je vois que vous êtes évangéliques. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?». Israel Batista, responsable de la délégation de pasteurs, n’a pas hésité un instant à lui présenter le message de salut de l’Evangile. Et sans la moindre hésitation, il a invité chacun à se lever et à prier.

En partant, des membres de l’entourage de Fidel Castro ont demandé au pasteur Stam de leur envoyer son exposé par écrit. Autre surprise, le lendemain de cette rencontre, M. Balaguer, directeur des affaires religieuses, est venu à la conférence et a lui aussi posé une question.

La rédaction d’Evangeliques.Info/Evangelical Focus – 29 novembre 2016 09:50

Un faux pasteur vend des concombres oints à ses fidèles

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Jusqu’où iront ces pasteurs ou prophètes de ces temps modernes? Il ne se passe plus un jour sans qu’un soi disant-homme de Dieu se revèle par une action bizarre et anti -biblique. Un pasteur se fait encore de l’argent sur le dos de ses membres en leur vendant des concombres qu’il a appélé des concombres oints

Face à la précarité de leur situation la majorité des Africains sont en quête de miracles, de signes et de prodiges.
Ils deviennt ainsi la proie de ces soi-disants pasteurs qui font fortune sur le dos des pauvres fidèles. Certains pasteurs ont pris sur eux de faire choses
qui peuvent être considérées à juste titre comme scandaleuse car contraire auxs normes bibliques.

Lebabi. vous a revelé cette semaine un pasteur qui pulvérise ses fidèles avec de l’insecticide pour les délivrer et les guerir, un autre transforme l’eau
froide en eau chaude, un miracle sans fondement biblique, toutes choses qui nous revèle la véracité des écrits bibliques qui confirme qu’à la fin des temps,
plusieurs faux prophètes envahiront le monde et ils seront reconnus par leurs oeuvres.

Nous vous revelons encore un autre soi-disant pasteur qui vend des concombres oints” à ses fidèles.

Le prophète Walter Magaya du Zimbabwé a vendu des concombres à ses fidèles pour une certaine somme d’argent car ce sont des concombres oints.
Ce prophète avait été accusé et inculpé d’allégations de viol, en Août 2016 et aurait interdit dans son église tout membre titulaire d’un doctorat d’assister
à ses cultes. Il se revèle encore par ses “concombres oints”

On peut comprendre aisement les agissements de ce soi-disant homme de Dieu qui préfèrent des fidèles facilement manipulables…
Que Dieu nous garde de tels hommes car des vrais pasteurs ou hommes de Dieu il y en a.

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L'église évangélique s'installe… dans une ancienne supérette

«  Un don de Dieu !  » Sabine Picou parle d’un… congélateur. Elle excuse le pasteur, qui va arriver avec quelques minutes de retard, mais pour une bonne cause. Godé Botomvia est parti chercher ce cadeau bienvenu, offert par une voisine. «  J’avais d’abord distribué quelques papiers dans le quartier, puis indiqué sur la vitrine qui nous sommes. C’est un signe très encourageant, nous sommes bien accueillis dans le quartier  », s’enthousiasme la présidente de Paix et amour, l’association qui gère cette nouvelle église évangélique. Nouvelle, à Armentières, oui, mais pas complètement en réalité puisque «  nous sommes en quelque sorte la petite sœur de l’église évangélique de Tourcoing, la Porte étroite  », explique-t-elle.

Le pasteur également tient à créer ce lien, rassurer, expliquer ce qui sera proposé ici. «  Le dimanche, nous nous réunissons à partir de 17 h dans une ambiance chaleureuse, familiale. J’invite les personnes isolées ou débordées à venir nous rejoindre, c’est ouvert à tous. On commence par le café, on termine par les gâteaux. » Et entre les deux, des chants, des prières, des prises de parole, mais aussi une attention aux plus démunis. Le pasteur a suivi une formation de médiateur social et tient à ce que l’église évangélique soit ouverte, attentive. «  Je passe beaucoup de temps à écouter. Plus largement, le sens de mon engagement vise à transmettre la foi, apporter du positif !  »

Prochainement, des distributions de colis

Dans une église évangélique, on ne fait pas que chanter, prier et parler. On fait aussi preuve de générosité envers son prochain. Le lundi, prochainement, des colis alimentaires (vendus symboliquement à deux euros) seront distribués. Ils seront élaborés avec les dons de la Mie câline et du magasin Intermarché de Bailleul. Depuis l’arrêt des activités de l’église évangélique d’Armentières (rattachée à l’église évangélique de Lille-métropole, présente à Wasquehal, Roubaix et Villeneuve-d’Ascq) en 2014, qui était située rue des résistants, il n’y avait plus de présence protestante dans la ville. Le vide est aujourd’hui comblé.

Culte de l’église évangélique la Porte étroite, chaque dimanche à 17, à partir d’aujourd’hui.

C’est quoi l’église évangélique?

L’élise évangélique de la Porte étroite, qui vient de s’implanter à Armentières est au départ basée à Tourcoing. Elle est affiliée à la Fédération Protestante de France, créée en 1905, qui rassemble la plupart des églises et des associations protestantes. On y trouve toutes les sensibilités du protestantisme : luthérienne, réformée, évangélique, baptiste et pentecôtiste. Le protestantisme est l’une des principales branches du christianisme avec le catholicisme et l’orthodoxie.

Les différences ? Le protestantisme rejette l’autorité du pape. Les pasteurs protestants ont le droit de se marier et les femmes peuvent exercer le pastorat. On estime à 3 % la proportion de la population française qui se réclame du protestantisme.

L'Église protestante réformée installe son nouveau pasteur

M.A. Vendredi 25 Novembre 2016 – 17h35

La petite communauté de l’Église Protestante Réformée de Guadeloupe procédera, ce dimanche, à l’installation de son nouveau pasteur, Christian Bouzy.

Moment important, dimanche matin, pour l’Église protestante réformée de Guadeloupe : le nouveau pasteur — Christian Bouzy, qui succède à Jean-Pierre Anzala — sera officiellement installé. Pour ce culte de prise de fonction, les pasteurs Bertrand Vergniol et Bernard Anterion, respectivement secrétaire général du service protestant de mission et président de la Communauté des églises protestantes d’expression française, feront le déplacement.
Chacun est invité à participer à ce moment, qui se déroulera à 10 heures à la chapelle des sœurs de Saint-Dominique (Morne l’Union, Abymes). « Notre Église met l’accent sur l’accueil de chacun, sans le juger, rappelle Christian Bouzy. Notre projet est d’être une église non pas pour nous-mêmes, mais pour les autres, notamment ceux qui sont en difficulté. » C’est dans cet esprit que la communauté s’est dotée d’un service solidaire, l’association Men a Lespwa, qui agit en partenariat avec l’aumônerie protestante des prisons et d’autres associations solidaires de Guadeloupe.

LA CONFIANCE EN AVANT

La solidarité, Christian Bouzy connaît son prix. Il vient en effet de passer 6 ans dans la région parisienne, dans le cadre d’un foyer d’accueil tenu par une association protestante, où il a conduit « des actions sociales et des activités de fraternité ». En Guadeloupe, il revient à une activité pastorale, sur une paroisse. « C’est une petite communauté, très mélangée sur le plan des origines, de la culture et de la spiritualité. Elle est pleine de potentialités, ouverte à l’accueil et à l’hospitalité. Certes, elle n’a pas une longue histoire, mais elle souhaite grandir et acquérir plus de visibilité. »
Pourquoi donc devenir plus visible ? « Parce que l’église protestante de Guadeloupe, de tradition luthéro-réformée, a son importance dans le paysage spirituel de l’archipel. Elle ne porte pas la peur, mais la confiance en soi, en Dieu et dans les autres. Et elle vit pour Dieu et pour les autres, en entendant se mettre au service de la société et, notamment, des plus vulnérables ».

5 principes essentiels

L’église protestante réformée porte 5 principes qui lui semblent essentiels.
La valeur de la personne humaine et sa dignité reposent sur l’amour gratuit et inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus-Christ.
Référence ultime, la bible a plus d’autorité que la tradition d’une église ou son credo.
Aucune œuvre humaine ne peut être sacralisée, aucun pouvoir ne peut être absolu. À Dieu seul revient la gloire.
Chaque être humain peut lire la bible et découvrir la foi par lui-même. Aucun responsable d’église ne peut se poser comme un intermédiaire nécessaire entre l’individu et Jésus-Christ.
L’église ne vit pas pour elle-même, mais pour Dieu et les autres.

Politiciens et pasteurs ne défendent pas tout à fait le même christianisme

La Suisse avait trouvé un équilibre entre protestants et catholiques, mais cette “religion de l’aumônier militaire” a été mise à mal par la sécularisation de la société. En raison des défis posés par les minorités croyantes, la religion redevient, depuis le début des années 2000 un sujet politique, dans une société moins bien armée pour y répondre.

“L’UDC se reconnaît dans le fondement occidental et chrétien de notre Etat”, peut-on lire dans le programme du parti. Paradoxalement, si le premier parti de Suisse est celui qui met le plus en avant la défense des valeurs chrétiennes, c’est aussi celui qui est le plus contesté par les prises de positions des Eglises, en particulier en ce qui concerne l’accueil des migrants. Ce à quoi le programme du parti rétorque: “L’UDC rejette les prises de position unilatérales et gauchisantes des fonctionnaires ecclésiastiques”. Eglises et politiciens ne défendraient-ils pas le même christianisme?

La religion de l’aumônier militaire se délite

“Notre société vit un important changement. La religion civile de l’aumônier militaire, équilibre entre catholiques et protestants se délite: la religion ne joue plus son rôle de plus petit dénominateur commun entre les citoyens et l’on se retrouve dans une société avec beaucoup de droits individuels et peu de valeurs collectives”, analyse le sociologue des religions Philippe Gonzalez.

Ainsi l’identité religieuse redevient un débat politique. En 2002, l’UDF Christian Waber a déposé une interpellation pour savoir si le préambule de la Constitution fédérale “Au nom de Dieu Tout-Puissant” était aussi valable pour les musulmans, rappelle Philippe Gonzalez. Le Conseil fédéral a répondu que cette mention “a pour but de rappeler qu’il existe une puissance supérieure, au-dessus de l’Etat et de l’être humain. Mais cette puissance ne doit pas nécessairement être comprise dans une perspective chrétienne”.

Une chrétienté sécularisée

La population n’a plus d’engagement croyant, mais elle est questionnée par des minorités religieuses qui sont généralement davantage pratiquantes. L’identité chrétienne culturelle et exclusiviste défendue par l’UDF et l’UDC apparaît alors comme une réponse. “La Suisse a accouché d’une forme de chrétienté sécularisée que désormais seule une part réduite de la population peut appréhender”, s’inquiète Philippe Gonzalez. (cath.ch/protestinfo/rz)

© Centre catholique des médias Cath-Info, 25.11.2016

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Evangélisation : Une grande campagne pour annoncer la bonne nouvelle contre la montée de l …

jeudi 24 novembre 2016 à 21h55min

La Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME), en partenariat avec Go and Tell, organise une grande campagne d’évangélisation autour du thème « l’évangélisation et le civisme », du 07 au 11 décembre 2016, à Ouagadougou. Elle a annoncé l’événement, au cours d’une conférence de presse animée le 23 novembre. Cette campagne a pour orateur principal, l’évangéliste hollandais, David De Vos. En marge de cette activité, se tient, à l’intention des pasteurs et leaders de l’église protestante du Burkina, la « conférence de feu » du 08 au 09 décembre sous le thème : « simplement Jésus ».

Evangélisation : Une grande campagne pour annoncer la bonne nouvelle contre la montée de l’incivisme

« Si l’unité de notre pays a été préservée malgré les soubresauts sociopolitiques qu’il a connu ces dernières années, on ne peut qu’y voir la main du créateur qui, de tout temps, est à l’écoute de ses enfants et l’exemple de la grâce que Dieu a faite au Burkina est cité et envié par beaucoup de pays », a confié le pasteur Samuel Yaméogo, président de Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME), à l’entame des échanges avec les Hommes de médias.

Mais, ajoute-t-il, « au Burkina, nous commençons à assister avec regret à la montée de l’incivisme, la violence en milieu scolaire, la toxicomanie, la débauche et le désespoir au sein de la jeunesse ». C’est pourquoi, la FEME organise cette campagne d’évangélisation pour dire aux Burkinabè qu’il y a un remède ». Et, ce remède, selon le pasteur Yaméogo, c’est d’abord la justice. Se référant à la Bible qui dit que « La justice élève une nation », il assure que « c’est lorsque la justice coulera de haut en bas et de bas en haut que notre nation sera élevée ». Ainsi, il a appelé tous les Burkinabè à accomplir la responsabilité que le créateur leur a confiée, à savoir « éradiquer tout ce qui empêche le développement de notre société, l’incivisme, la paresse et être de vrais patriotes ».

Les Ouagalais invités à sortir massivement voir des miracles

L’évangéliste des Pays-Bas, David de Vos, orateur principal, va aborder en profondeur cette thématique au cours de la campagne d’évangélisation qui aura lieu du 07 au 11 décembre 2016, à Ouagadougou. D’ailleurs, il n’est pas à sa première fois au Burkina. Il a déjà parcouru, les années antérieures, les villes de Bobo-Dioulasso, Cinkansé, Tenkodogo, Kaya, Koudougou, Ouahigouya. Et, à chaque fois, ce sont des milliers de personnes qui sont sorties « écouter la bonne nouvelle ». En plus d’entendre l’évangile au cours de ses prédications, beaucoup de personnes auraient recouvré la santé à travers la guérison miraculeuse. « Jésus a démontré sa présence, a confirmé que sa parole est vivante en délivrant des âmes perdues et des personnes sous l’emprise de maladies diverses et de la possession. Nous avons vu des paralytiques marcher, des fous guéris, et toutes sortes de miracles », a précisé le coordonnateur national de la campagne 2016, pasteur Benjamin Minoungou.

C’est pourquoi, il invite les Ouagalais à venir non seulement pour entendre la parole de Dieu, mais également pour voir de vos propres yeux les miracles qui accompagnent la prédication de l’évangéliste De Vos.

Une « conférence de feu »

En marge de cette évangélisation, il est également prévu une conférence dénommée « conférence de feu » qui se tiendra sous le thème : « simplement Jésus ». Destinée aux pasteurs et leaders de toutes les églises protestantes, quelles que soient les dénominations, cette conférence a pour but « d’édifier les pasteurs, les responsables et leur offrir encore une occasion de se ressourcer avec le seigneur Jésus ».

La « conférence de feu » se tiendra sur le site du 75e anniversaire des Assemblées de Dieu, de 8h à 12h. Quant à la campagne d’évangélisation, elle se déroulera de 16h à 21h à Nagrin, sur la route de Saponé, avant l’hôpital Blaise Compaoré.

Avant l’arrivée de David de Vos, le directeur de la campagne, Laurens Lagerwerf, est déjà à Ouagadougou.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Saint-Die-des-Vosges Religion Les pasteurs de la région réunis

24/11/2016 à 05:00

Les pasteurs de la région réunis

Le synode régional annuel de l’Eglise protestante unie de France s’est tenu à Saint-Dié. Un week-end studieux pour les pasteurs et conseillers …

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Le pasteur “prophète” sud-africain qui traite ses fidèles… à l'insecticide

Après le pasteur qui faisait manger des rats et des serpents, un nouveau leader religieux fait scandale en Afrique du Sud. Lethebo Rabalago, âgé d’une vingtaine d’années, se présente comme un “prophète”. Et pour guérir ses fidèles de leurs plaies infectées, du cancer ou encore du sida, il a jugé utile de les asperger à l’aide d’un spray destiné à tuer les insectes…

LIRE AUSSI SUR LES OBSERVATEURS : Serpents, rats et strip-tease : une “église” entraîne le courroux des habitants de Pretoria

L’affaire a été révélée dans la presse locale et internationale peu de temps après la publication de plusieurs photos, le 20 novembre dernier, sur la page Facebook officielle de l’église du pasteur Lethebo Rabalago, située dans la province rurale du Limpopo.

Celles-ci montrent le pasteur pulvériser de l’insecticide, appelé “Doom”, en plein visage ou sur les blessures encore purulentes des habitués de son église.


Les images sont également accompagnées de prétendus témoignages vantant les bienfaits de cette technique. “Le prophète a appelé les gens malades à s’avancer. Elle s’est avancée et a dit au Prophète qu’elle souffrait d’ulcère. Le Prophète lui a aspergé le visage et elle a reçu sa guérison et sa délivrance. Nous rendons gloire à Dieu !”, est-il écrit en légende de la photo d’une femme, qui se fait pulvériser de l’insecticide en plein dans les yeux.

Rapidement, l’entreprise qui fabrique cet insecticide a publié des avertissements sur les réseaux sociaux, rappelant que le produit pouvait s’avérer dangereux et qu’il était hautement déconseillé de le mettre au contact de la peau et des yeux.

Cela n’a pas empêché le pasteur de défendre sa position. Interviewé par la chaîne d’informations en continue sud-africaine eNCA, celui-ci a expliqué que “Dieu” lui aurait demandé d’utiliser cette méthode. “La vérité est que le Doom peut guérir les gens dans le bon sens” a-t-il ajouté. Contacté par France 24, Lethebo Rabalago n’a pas souhaité faire davantage de commentaires.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se sont alarmés de cette pratique.


La Commission sud-africaine pour la promotion et la protection de la culture, de la religion et des communautés linguistiques a condamné le pasteur et demandé l’ouverture d’une enquête contre lui. Cette commission est une institution indépendante mandatée pour proposer des amendements à la Constitution sud-africaine.

Pasteur Samuel Yaméogo : « La justice élève une nation »

La Fédération des Eglises et missions évangéliques (FEME), en partenariat avec Go and Tell, organise une campagne d’évangélisation du 7 au 11 décembre 2016 à Ouagadougou au Burkina. Des thèmes sociaux et spirituels seront abordés. Parmi eux, la question de l’incivisme et de la justice.

Le Pasteur Samuel Yaméogo, président de la FEME, est convaincu d’une chose. Dieu a étendu sa main sur le Burkina.  « Si l’unité de notre pays a été préservée, malgré les soubresauts socio-politiques qu’il a connus ces dernières années, on ne peut qu’y voir la main du Créateur qui, de tout temps, est à l’écoute de ses enfants », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse ce 23 novembre 2016 au siège de la fédération.  « L’exemple de la grâce que Dieu a faite au Burkina  est cité et envié par beaucoup de pays et sur beaucoup de continents », a-t-il ajouté.

Par conséquent, les Burkinabè devraient œuvrer à sauvegarder les 274 000 km2 de cette « portion de la planète » qui leur sert d’habitacle. Cependant, l’homme d’église dit constater une montée de l’incivisme, de la violence, de la toxicomanie et du désespoir au sein de la jeunesse. Mais la FEME annonce un « remède ». Il sera révélé lors d’une grande campagne d’évangélisation avec l’évangéliste David De Vos des Pays-Bas.

Justice

Les animateurs de la conférence de presse - © Burkina24

Les animateurs de la conférence de presse – © Burkina24

Du 7 au 11 décembre 2016 à Ouagadougou, à l’espace vert de Nagrin au secteur 29, les thèmes spirituels seront animés de 16h30 à 21h. Des conférences seront également organisées du 8 au 9 décembre sur le site du 75e anniversaire de 8h à 12h.

En plus des thèmes spirituels, qui seront développés tant à l’adresse des fidèles qu’aux pasteurs, les thèmes sociaux auront également leur place. Parmi eux, il y a celui de la justice. Le Pasteur Samuel Yaméogo en a abordé un bout. Il a en effet indiqué que le développement d’un pays repose  sur l’instauration de la justice.

« La bonne nouvelle est celle qui  nous exhorte à la justice dans le pays, dit-il. La Bible dit, la justice élève une nation. C’est lorsque la justice coulera de haut en bas et de bas en haut que notre nation sera élevée à tout point de vue (….). Nous exhorterons tous les citoyens, de haut en bas, à la justice ».

Cette obligation de justice n’incombe pas seulement qu’aux dirigeants, précise le pasteur. « Nous nous adressons à tout le monde », indique Samuel Yaméogo, car pour lui, la responsabilité de la sauvegarde du Burkina incombe à tous ses fils et filles.

Abdou ZOURE

Burkina24

Concarneau. Un pasteur du Niger en visite à l'école

À l’occasion des 10 ans de l’association Mil espoir mille savoirs, l’un des membres de la tribu des Wodaabe du Niger a rendu visite aux élèves du Sacré-Cœur à Concarneau.

Sous la pluie et dans le vent, un homme tout de blanc vêtu se présente à une trentaine d’élèves de maternelle.

« Je m’appelle Djouri Bigue et, contrairement à ce que vous pouvez penser, mon turban ne me sert pas à me protéger de la pluie, mais des vents de sable qui parcourent ma région du Niger. Depuis des années maintenant, les périodes de sécheresse durent plus longtemps, si bien que l’activité pastorale de notre tribu est compromise », témoigne Djouri Bigue.

Aujourd’hui âgé de 46 ans, après un mois de procédures administratives, il est parvenu à décrocher un visa qui lui permettra, jusqu’à la fin de la semaine, de sillonner la région de Concarneau en compagnie des membres de l’association Mil espoir mille savoirs.

Cette relation d’amitié dure depuis 10 ans, à une époque où Jacques Delnooz et un groupe d’amis rencontrent ce jeune chef de tribu et finissent par répondre à sa demande d’aide pour scolariser les enfants de sa tribu près d’Abaka.

À l’époque, la majorité des chefs Wodaabe est opposée à l’école « qui nous prend nos enfants ». « Moi-même je ne suis jamais allé à l’école. Mais aujourd’hui les pasteurs doivent bouger de plus en plus et aller plus loin afin de trouver de la nourriture pour leur troupeau. Alors, les parents confient leurs enfants à un grand frère afin de permettre aux enfants de suivre les cours à l’école. Aujourd’hui, Abaka compte un internat et les premiers élèves passent leur bac », apprécie Djouri Bigue.Les efforts de Mil espoirs mille savoirs ont ainsi porté leurs fruits et aujourd’hui 280 personnes ou familles apportent leur soutien.

L'Afrique du Sud s'alarme d'une recrudescence de pratiques superstitieuses

Dans la presse internationale, l’Afrique du Sud s’alarme d’une recrudescence de pratiques superstitieuses. Le gouvernement vient d’ouvrir une enquête contre un pasteur qui aspergeait ses ouailles de pesticides, pour les guérir du sida et du cancer.

Lethebo Rabalago s’est même auto-proclamé prophète, et les gens assistent par centaines à ses cérémonies où on le voit brandir ce goupillon spécial, un aérosol rempli de pesticide de la marque Doom : efficace contre les moustiques et les insectes rampants. D’après ce leader de l’église de l’Assemblée générale du mont Zion, contre toutes sortes de maladie, une bonne rasade dans les yeux ou sur le visage peut vous guérir de tout notamment d’un glaucome, du sida ou même du cancer. Cela semble ridicule, et pourtant… L’affaire déclenche un vrai débat en Afrique du Sud où cohabitent un éventail exceptionnellement large de religions, plus ou moins imprégnées de pratiques traditionnelles avec des pasteurs à la fois, gourous et guérisseurs. “Dieu peut guérir de tout, soutient le pasteur à la télévision locale, il suffit d’y croire” et Il ne comprend absolument pas les raisons pour lesquelles on lui cherche des noises, pas plus que des milliers de personnes qui cherchent du réconfort auprès de ce genre de groupes religieux.

Ils sont de plus en plus nombreux ?

C’est vrai et comme ils accèdent aux médias, leur audience et leur crédibilité se renforce. Mais quand, l’an dernier, un pasteur a voulu nourrir ses fidèles avec, non pas du pain et du vin, mais avec du pétrole et un serpent, sensés se transformer en pain et chocolat dans la bouche des croyants, alors le gouvernement a décidé d’agir. Une commission a été créée pour enquêter sur ces cas. Mais son travail est difficile car son président l’a répété hier, elle ne peut pas punir les pasteurs puisque les gens sont consentants, ils veulent se faire asperger de pesticide. Ce qu’il faudrait c’est changer la loi pour réguler les croyances. exiger un certificat et un contrôle des pasteurs.

Mais on ne régule pas la foi ?

Non le concept passe très mal, partisans et opposants de cette commission s’affrontent, tandis que d’autres regardent en se disant que décidément, on passe à côté du sujet. Pourquoi une recrudescence de ces cas ? Les ONG ont une opinion. La médecine traditionnelle est très implantée en Afrique du Sud. 70% des gens, selon le ministère de la Santé, consulteraient un guérisseur. Et dans un pays aux inégalités criantes, où 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté et qui a très longtemps vécu dans le déni du sida, on a nié pendant des années que la maladie pouvait même exister, toutes sortes de palliatifs se sont développés. Sept millions de Sud-Africains sont séropositifs aujourd’hui, et si les politiques ont changé et que les médicaments sont même proposés gratuitement depuis le mois dernier, les gourous guérisseurs ont eu le temps de s’installer et contre ces croyances, il sera très difficile de vraiment lutter. 

Côte d'Ivoire/ Quatorze nouveaux pasteurs du CFBP consacrés à Agnibilékrou

Agnibilékrou, 18 nov (AIP) – Quatorze nouveaux pasteurs sortis du Centre de formation biblique pour pasteurs (CFBP) de l’Institut théologique âme comblée (ITAC) ont été consacrés le 12 novembre lors de la cérémonie de graduation de la deuxième promotion dénommée Jean Hus organisée au centre culturel d’Agnibilékrou (Est, région Indénié-Djuablin). Pour le directeur du CFBP, Pasteur Kouamé Augustin, ces serviteurs de Dieu sont fin prêts pour mener à bien le travail du Seigneur qui consiste à propager l’évangile à travers le monde entier afin que les hommes aient la connaissance pour améliorer leurs conditions de vie et parvenir au Royaume des cieux. Parlant au nom de ses collègues, Pasteur Yessoulou Konan Fulgence a exprimé la joie du groupe d’être…

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Niger : les droits fonciers des pasteurs au cœur d'un atelier de réflexion

(Agence Ecofin) – Le mardi 15 novembre 2016 s’est ouvert à Niamey une réunion d’orientation du processus de formulation et de validation d’un module de formation des magistrats et d’un guide pour les pasteurs sur l’accès à la justice en cas de litiges fonciers, organisé par l’Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger (AREN) et la Fédération Nationale des Eleveurs du Niger (FNEN-DADDO).

Prévus pour durer deux jours, ces échanges ont pour objectif de mettre en place un cadre juridico-règlementaire propice à une meilleure gestion des conflits fonciers impliquant les pasteurs.

Présidant la séance, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Justice, M. Chaïbou Mamane, a rappelé que ces assises répondent à un impératif de sécurisation de l’activité des éleveurs nigériens. Un impératif qui ne saurait occulter la gestion des procédures judiciaires, motivant la formation des magistrats et avocats. « Le droit rural nigérien est le fruit d’un long processus dans lequel furent impliquées les principales composantes du monde rural, en particulier les agriculteurs et les éleveurs », a-t-il ainsi déclaré, selon les informations du Sahel.

Comme le précise le site d’information, « cette rencontre vise spécifiquement à définir les objectifs de ces deux produits ( le module et le document) de formation ; à définir une feuille de route pour la mise en œuvre de la formulation des produits attendus ; à identifier les acteurs devant être ciblés par les produits de formation attendus et à réussir à identifier et à faire adhérer au processus toutes les compétences nécessaires à son aboutissement. Pendant deux jours, les différents acteurs œuvrant dans le domaine foncier discuteront sur entre autres sujets, le droit fondamental à la mobilité ; le droit d’usage pastoral prioritaire ; la protection judiciaire des droits fonciers des pasteurs ; l’exploration de pistes méthodologiques pour l’élaboration d’un module de formation des magistrats et de l’administration publique et droit foncier et l’exploration de piste méthodologique pour l’élaboration d’un guide à l’intention des pasteurs en cas de litiges fonciers pastoraux ».

Souha Touré

Niamey/Réunion AREN/FNEN sur le droit foncier des pasteurs

AREN FNENLe directeur de cabinet du ministre en charge de la Justice, M. Chaïbou Mamane, a présidé, hier matin à Niamey, et en présence du représentant du ministre Délégué en charge de l’Elevage, du secrétaire exécutif de l’AREN, l’ouverture de la première réunion d’orientation du processus de formulation et de validation d’un module de formation des magistrats et d’un guide pour les pasteurs sur l’accès à la justice en cas de litiges fonciers. Cette rencontre initiée par l’Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger (AREN) et la Fédération Nationale des Eleveurs du Niger (FNEN-DADDO), avec l’appui de leurs partenaires notamment Care Danemark et le Service Civil pour la paix de la GIZ/ZF, vise spécifiquement à mettre en place deux outils, à savoir un « module de formation en droits fonciers des pasteurs » et un «guide à l’intention des pasteurs en cas de litiges fonciers pastoraux ».

Cette rencontre vise aussi spécifiquement à définir les objectifs de ces deux produits ( le module et le document) de formation ; à définir une feuille de route pour la mise en œuvre de la formulation des produits attendus ; à identifier les acteurs devant être ciblés par les produits de formation attendus et à réussir à identifier et à faire adhérer au processus toutes les compétences nécessaires à son aboutissement. Pendant deux jours, les différents acteurs œuvrant dans le domaine foncier discuteront sur entre autres sujets, le droit fondamental à la mobilité ; le droit d’usage pastoral prioritaire ; la protection judiciaire des droits fonciers des pasteurs ; l’exploration de pistes méthodologiques pour l’élaboration d’un « module de formation des magistrats et de l’administration publique et droit foncier et l’exploration de piste méthodologique pour l’élaboration d’un « guide à l’intention des pasteurs en cas de litiges fonciers pastoraux ».

A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Justice, a précisé que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une recommandation de l’atelier d’information et de formation des magistrats et avocats sur la problématique de l’élevage au Niger sur le volet gestion de conflits organisé par l’AREN. « Le droit rural nigérien est le fruit d’un long processus dans lequel furent impliquées les principales composantes du monde rural, en particulier les agriculteurs et les éleveurs », a rappelé M. Chaïbou Mamane. Il a également précisé que l’Ordonnance n°93-015 du 02 févier 1993, qui en est le texte de référence, fixe le cadre juridique des activités agricoles, sylvicoles et pastorales dans la perspective de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement et de la promotion humaine.

Cette ordonnance assure aussi la sécurité des opérateurs ruraux par la reconnaissance de leurs droits et favorise le développement par une organisation rationnelle du monde rural. Selon le directeur de cabinet du ministre de la Justice, « l’adoption de cette ordonnance est la première étape majeure du processus. Cette Ordonnance a vocation à être précisée et complétée par d’autres textes. Ainsi l’Ordonnance n°2010-029 du 20 mai 2010 relative au pastoralisme la complète, définit et précise les principes fondamentaux et les règles régissant le pastoralisme au Niger. D’autres textes législatifs ou réglementaires ont été adoptés dans la même logique » a-t-il ajouté. M. Chaïbou Mamane, de reconnaitre qu’en dépit de cette volonté de l’Etat de mieux organiser le monde rural et protéger les droits des différentes de producteurs, force est de constater que cet objectif est encore loin d’être atteint.

A cela s’ajoutent, a-t-il souligné, diverses menaces sur le foncier pastoral dont l’accaparement des espaces à des fins immobilières, le grignotage et la suppression des

enclaves pastorales, des couloirs et pistes de passage en zone agricole, les concessions faites par l’Etat à des sociétés extractives sans dédommagement. D’où l’intérêt de cette rencontre qui a regroupé les acteurs œuvrant dans le domaine foncier afin de discuter ou d’orienter les idées dans la perspective d’aboutir à la meilleure maîtrise du droit foncier pastoral par tous les acteurs concernés par cette problématique et à des actions de protection efficace en cas d’atteinte à ces droits.

Mamane Abdoulaye(onep)

17 novembre 2016
Source : http://lesahel.org/

Religion/ 14 nouveaux pasteurs du CFPB consacrés

Agnibilekrou – Quatorze nouveaux pasteurs sortis du Centre de formation biblique pour pasteurs (CFPB) de l’Institut théologique âme comblée (ITAC) ont été consacrés lors de la sortie de la deuxième promotion dénommée Jean Hus organisée au centre culturel d’Agnibilekrou (Est, région de l’Indenié-Djuablin).

“Ces serviteurs de Dieu formés au CFPB sont fin prêts pour mener à bien le travail du Seigneur qui consiste à propager l’évangile à travers le monde entier afin que les hommes aient la connaissance pour améliorer leurs conditions de vie et parvenir au royaume des cieux”, a déclaré le directeur du CFBP, pasteur Kouamé Augustin, samedi, lors de cette cérémonie de graduation.

Parlant au nom de ses collègues, le pasteur Yessoulou Konan Fulgence, professeur de français de formation, a exprimé la joie du groupe. “Nous sommes très heureux d’être consacrés ce jour. La tâche ne sera pas aisée certes mais nous avons choisi et donc nous allons l’accomplir avec beaucoup de succès”, a-t-il souligné.

Le CFBP existe à depuis deux ans à Agnibilekrou.

jcl/kkf/akn/cmas

Cameroun : les églises de réveil, « l'opium du peuple »

Cameroun : les églises de réveil, « l’opium du peuple »
Les églises de réveil, « l’opium du peuple » | Ph. Illustration

Les églises de réveil, « l’opium du peuple » | Ph. Illustration

Elles tendent leurs bras à tout le monde et promettent amour, argent et prospérité. De vrais marchands d’illusions qui maîtrisent toutes les ficelles de la communication. Géopolis vous propose de partir à la découverte des églises de réveil qui prolifèrent au Cameroun avec un guide qui connaît bien ce milieu, le blogueur camerounais, Ecclésiaste Deudjui.

Ouvrir une église de réveil, rien de plus facile, témoigne Ecclésiaste Deudjui, blogueur camerounais installé à Douala, la capitale économique du Cameroun. Là-bas, elles poussent comme des champignons.

«Aujourd’hui, créer une église de réveil est plus facile qu’ouvrir un bar ou une pharmacie. Vous vous levez un matin, vous ouvrez votre salon, vous ouvrez portes et fenêtres et vous mettez une affiche pour dire que vous êtes un envoyé de Dieu.» Et le tour est joué, explique notre guide.

Dans sa ville de Douala, il en a dénombré des dizaines. Elles sont installées dans des maisons d’habitation, des salons de coiffure et dans des lieux divers, où les gens se rassemblent dès le coucher du soleil pour chanter et faire des incantations.

«Ce sont des églises qui naissent du jour au lendemain sans formalité administrative et qui sont dirigées par des personnes ne disposant d’aucune qualification, d’aucune référence. C’est-à-dire que je peux me lever un matin, je dis dans mon quartier que j’ai parlé avec le seigneur dans la nuit et qu’il m’a choisi comme son messager pour transmettre la bonne nouvelle», raconte Ecclésiaste Deudjui à Géopolis.

« De faux pasteurs aux idées lumineuses »

Ce sont souvent des gens qui n’ont pas réussi à trouver du travail. Un bon jour, ils ont une idée lumineuse et se font passer pour les messagers du seigneur, explique le blogueur camerounais.

«Dans un premier temps, les fidèles sont le cercle restreint du faux pasteur. Il prend d’abord, soit ses frères, soit ses collègues ou ses amis, des gens qu’il connaît dans son entourage que moi j’appelle ses complices. Il leur demande de venir assister à ses premiers offices. L’objectif est de montrer aux autres personnes que son église est fréquentée.»

De «faux pasteurs» adeptes de la Bible qu’ils lisent 24 heures sur 24. Ils sont capables de réinterpréter les mêmes versets que vous avez-vous-même lus en leur donnant une autre signification avec beaucoup de conviction. Et ça marche, constate Ecclésiaste Deudjui.

«Quoi de mieux qu’un pasteur qui vous fait comprendre que demain vous serez heureux. Que vous étiez sur un mauvais chemin. Ils exploitent cette faiblesse-là. Quand l’être humain est démuni matériellement, il est prêt à tout, à partir du moment où on lui apporte une garantie de fraternité. Parce que le maître-mot dans ces confréries, c’est le mot « frère ». Dès que tu es nouveau, on t’accueille, les gens t’embrassent. Ca vous fait réfléchir.»

Le dénominateur commun de toute cette mascarade, c’est la pauvreté, dénonce Ecclésiaste. Selon lui, les églises de réveil exploitent la naïveté et la détresse d’une population plongée dans la misère.

«Pour moi, ces églises sont comme des laveuses de cerveaux. La plupart de leurs fidèles sont des personnes qui sont perdues. Elles sont désorientées et désespérées. Les églises de réveil savent capter ces âmes en perdition. Chaque fois que tu discutes avec une de ces personnes, elle se réfère toujours au pasteur : je vais faire ça si le pasteur me dit que…ou le pasteur m’avait dit hier que…ou encore le pasteur pense que…Ces fidèles pensent que le pasteur est la seule personne à détenir la vérité. 

« Eglises de réveil, un véritable business »

Ecclésiaste décrit à Géopolis des pasteurs-comédiens devenus spécialistes de la communication. Tout est étudié et pensé, remarque-t-il. Les affiches dans les rues, les vidéo-projecteurs et les écrans géants dans les salles de prière, tout est pris en charge par des spécialistes de l’image pour attirer le plus de monde possible. Objectif: récolter parmi les fidèles le maximum de dons que le pasteur mettra dans ses poches.

«Moi j’appelle ces pasteurs des entrepreneurs. Des hommes d’affaires aux dents très longues. Qu’est-ce-que ils font? Ils leur demandent de verser 10% de leurs salaires et même des avantages en nature. Parfois ceux qui ont beaucoup d’argent donnent des voitures. Dès qu’ils ont réussi, ces pasteurs deviennent des gens très fortunés. La preuve, certains ont des chaînes de télévision pour élargir encore plus leur audience. Ils possèdent des bus estampillés à leur image. Des bus de plus de 70 places avec la photo du pasteur à l’avant et à l’arrière.»

Début novembre, la radio d’Etat camerounaise rapportait le décès d’un responsable communal survenu dans l’est du pays alors qu’un évangéliste congolais tentait de le «délivrer» de la maladie dont il souffrait. Des drames similaires dans des églises de réveil sont rapportés régulièrement par des médias locaux.

«Ils prétendent être en mesure de soigner toutes les maladies. Si tu as le sida, c’est un petit problème. Si tu as un AVC, c’est un petit problème. Il suffit de venir à l’église, de les écouter, de respecter leurs prescriptions pour que la plupart de vos maladies disparaissent. Moi je les appelle des charlatans et des arnaqueurs. La preuve, c’est que quand eux tombent malades, ils vont voir un vrai médecin. Ils ne soignent que des malades imaginaires. Des comédiens à leur service simulent des maladies de toute sorte. Dès qu’ils leur imposent leurs mains sur la tête, ils se lèvent et marchent. Et les fidèles naïfs y croient», se désole Ecclésiaste Deudjui.

Cameroun: les églises de réveil, «l'opium du peuple»

GEOPOLIS –

Elles tendent leurs bras à tout le monde et promettent amour, argent et prospérité. De vrais marchands d’illusions qui maîtrisent toutes les ficelles de la communication. Géopolis vous propose de partir à la découverte des églises de réveil qui prolifèrent au Cameroun avec un guide qui connaît bien ce milieu, le blogueur camerounais, Ecclésiaste Deudjui.


Ouvrir une église de réveil, rien de plus facile, témoigne Ecclésiaste Deudjui, blogueur camerounais installé à Douala, la capitale économique du Cameroun. Là-bas, elles poussent comme des champignons.
 
«Aujourd’hui, créer une église de réveil est plus facile qu’ouvrir un bar ou une pharmacie. Vous vous levez un matin, vous ouvrez votre salon, vous ouvrez portes et fenêtres et vous mettez une affiche pour dire que vous êtes un envoyé de Dieu.» Et le tour est joué, explique notre guide.
 
Dans sa ville de Douala, il en a dénombré des dizaines. Elles sont installées dans des maisons d’habitation, des salons de coiffure et dans des lieux divers, où les gens se rassemblent dès le coucher du soleil pour chanter et faire des incantations.
 
«Ce sont des églises qui naissent du jour au lendemain sans formalité administrative et qui sont dirigées par des personnes ne disposant d’aucune qualification, d’aucune référence. C’est-à-dire que je peux me lever un matin, je dis dans mon quartier que j’ai parlé avec le seigneur dans la nuit et qu’il m’a choisi comme son messager pour transmettre la bonne nouvelle», raconte Ecclésiaste Deudjui à Géopolis.

Ecclésiaste Deudjui vu par Jeff Ikapi
Ecclésiaste Deudjui, blogueur camerounais vu par le dessinateur et blogueur gabonais Jeff Ikapi. © Dessin de Jeff Ikapi, bogueur gabonais


«De faux pasteurs aux idées lumineuses»
Ce sont souvent des gens qui n’ont pas réussi à trouver du travail. Un bon jour, ils ont une idée lumineuse et se font passer pour les messagers du seigneur, explique le blogueur camerounais.
 
«Dans un premier temps, les fidèles sont le cercle restreint du faux pasteur. Il prend d’abord, soit ses frères, soit ses collègues ou ses amis, des gens qu’il connaît dans son entourage que moi j’appelle ses complices. Il leur demande de venir assister à ses premiers offices. L’objectif est de montrer aux autres personnes que son église est fréquentée.»
 
De «faux pasteurs» adeptes de la Bible qu’ils lisent 24 heures sur 24. Ils sont capables de réinterpréter les mêmes versets que vous avez-vous-même lus en leur donnant une autre signification avec beaucoup de conviction. Et ça marche, constate Ecclésiaste Deudjui.
 
«Quoi de mieux qu’un pasteur qui vous fait comprendre que demain vous serez heureux. Que vous étiez sur un mauvais chemin. Ils exploitent cette faiblesse-là. Quand l’être humain est démuni matériellement, il est prêt à tout, à partir du moment où on lui apporte une garantie de fraternité. Parce que le maître-mot dans ces confréries, c’est le mot “frère”. Dès que tu es nouveau, on t’accueille, les gens t’embrassent. Ca vous fait réfléchir.»
 
Le dénominateur commun de toute cette mascarade, c’est la pauvreté, dénonce Ecclésiaste. Selon lui, les églises de réveil exploitent la naïveté et la détresse d’une population plongée dans la misère.
 
«Pour moi, ces églises sont comme des laveuses de cerveaux. La plupart de leurs fidèles sont des personnes qui sont perdues. Elles sont désorientées et désespérées. Les églises de réveil savent capter ces âmes en perdition. Chaque fois que tu discutes avec une de ces personnes, elle se réfère toujours au pasteur : je vais faire ça si le pasteur me dit que…ou le pasteur m’avait dit hier que…ou encore le pasteur pense que…Ces fidèles pensent que le pasteur est la seule personne à détenir la vérité.
 
«Eglises de réveil, un véritable business»
Ecclésiaste décrit à Géopolis des pasteurs-comédiens devenus spécialistes de la communication. Tout est étudié et pensé, remarque-t-il. Les affiches dans les rues, les vidéo-projecteurs et les écrans géants dans les salles de prière, tout est pris en charge par des spécialistes de l’image pour attirer le plus de monde possible. Objectif: récolter parmi les fidèles le maximum de dons que le pasteur mettra dans ses poches.
 
«Moi j’appelle ces pasteurs des entrepreneurs. Des hommes d’affaires aux dents très longues. Qu’est-ce-que ils font? Ils leur demandent de verser 10% de leurs salaires et même des avantages en nature. Parfois ceux qui ont beaucoup d’argent donnent des voitures. Dès qu’ils ont réussi, ces pasteurs deviennent des gens très fortunés. La preuve, certains ont des chaînes de télévision pour élargir encore plus leur audience. Ils possèdent des bus estampillés à leur image. Des bus de plus de 70 places avec la photo du pasteur à l’avant et à l’arrière.» 

Dans église réveil à Douala

Séance de prière dans une église de réveil à Douala, la capitale économique du Cameroun. © Photo Ecclésiaste Deudjui


Début novembre, la radio d’Etat camerounaise rapportait le décès d’un responsable communal survenu dans l’est du pays alors qu’un évangéliste congolais tentait de le «délivrer» de la maladie dont il souffrait. Des drames similaires dans des églises de réveil sont rapportés régulièrement par des médias locaux.
 
«Ils prétendent être en mesure de soigner toutes les maladies. Si tu as le sida, c’est un petit problème. Si tu as un AVC, c’est un petit problème. Il suffit de venir à l’église, de les écouter, de respecter leurs prescriptions pour que la plupart de vos maladies disparaissent. Moi je les appelle des charlatans et des arnaqueurs. La preuve, c’est que quand eux tombent malades, ils vont voir un vrai médecin. Ils ne soignent que des malades imaginaires. Des comédiens à leur service simulent des maladies de toute sorte. Dès qu’ils leur imposent leurs mains sur la tête, ils se lèvent et marchent. Et les fidèles naïfs y croient», se désole Ecclésiaste Deudjui.
 
Et si ces églises prolifèrent dans le pays, soutient-il, c’est que les autorités laissent faire. Le gouvernement camerounais a baissé les bras après avoir tenté de les interdire au début des années 90.
 
«Je fais toujours un parallèle avec la boisson. C’est une sorte d’opium du peuple. On vous laisse vous abrutir avec l’alcool, vous vous faites laver le cerveau par des messages divins, vous n’allez pas revendiquer vos droits. Les gens oublient leurs véritables problèmes», constate, amer, notre guide camerounais.

Réactions des pasteurs américains à la victoire de Donald Trump

Plusieurs responsables d’églises ont exprimé leurs sentiments et réflexions à la suite de la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines. Retour sur quelques unes des réactions de pasteurs évangéliques en Californie.

Le 9 novembre, lorsque Donald Trump, déjouant tous les pronostics et créant la surprise a gagné l’élection présidentielle américaine, comme dans tous le pays, les réactions ont été multiples et variées. Entre joie et dégoût, malaise et tristesse, effacement et incrédulité, les Églises américaines ont elles aussi été interpellées par ces résultats inattendus, ceci d’autant plus que le vote évangélique a tenu une place importante dans cette victoire.

Quatre évangéliques blancs sur cinq ont en effet décidés de voter en faveur du milliardaire américain. Afin de comprendre les enjeux de cette élection, les sentiments des chrétiens américains au lendemain de la victoire du candidat républicain, des journalistes protestants de reforme.net ont suivi, pendant un mois, plusieurs communautés chrétiennes de Californie.

Ils rapportent ainsi les réactions de plusieurs pasteurs évangéliques issus de la diversité des églises protestantes évangéliques en Californie au lendemain de la victoire de Donald Trump.

Dès le mercredi suivant l’élection et l’annonce selon laquelle Donald Trump avait remporté avec 279 électeurs contre 228 pour Hillary Clinton, l’église épiscopalienne All Saints de Pasadena située au nord de Los Angeles s’est rassemblée au sein de la paroisse pour y célébrer un office eucharistique.

Dans cette communauté chrétienne, majoritairement démocrate, dont les membres sont aisés et éduqués, la victoire de Trump a été vécue comme un coup de massue. Aucun des fidèles de cette assemblée n’avait vu venir cette issue aux élections.

Juliana Serrano, déléguée en charge des questions de paix et de justice au sein de la paroisse a déclaré à ce sujet : « Beaucoup d’Américains ressentent aujourd’hui des sentiments de colère, de douleur et de tristesse. Nous avons pensé qu’il serait utile de rassembler les gens, pour qu’ils se sentent moins seuls et désemparés. Beaucoup ont l’impression d’être vidés »

Ils ont aussi voulu signifier en se réunissant qu’ils continueraient à agir aux côtés des Américains qui souffrent, pleurent et ont peur, comme l’a rapporté le nouveau recteur de cette église, Mark Kinman.

Pour l’église pentecôtiste hispanique Restauracion et son  pasteur René Junior Molina aussi, la victoire de Donald Trump est un moment difficile, particulièrement en tant que minorités. Mais pas vraiment une surprise.

Face aux résultats des élections, le jeune pasteur évangélique a encouragé les chrétiens à ne pas promouvoir ou critiquer un candidat, mais plutôt à accepter de ne pas être d’accord tout en se battant pour rester unis.

Du côté de la Saddleback Church,  son pasteur Rick Warren, un serviteur de Dieu connu mondialement a préféré s’abstenir de réagir depuis la victoire de Donald Trump, mais son texte intitulé « pourquoi j’ai fait en l’âme de l’Amérique » que certains évangéliques font circuler sur les réseaux sociaux en dit long sur son positionnement quant à ces élections. Le plus important, selon lui, quelle que soit son appartenance politique, est d’apporter sa pierre à l’édifice, et de le faire ensemble, où qu’on soit.

Son épouse va dans le même sens puisqu’elle a déclaré :

« Mon amour et ma loyauté appartiennent à Dieu, à son Royaume et à son Église, pas à une étiquette ou à un courant, un parti politique ou même à un pays. #Jesusfirst ».