Category Archives: Pasteur

Pour les pasteurs chrétiens

Des paroissiens sous le choc

13.04.2017

Liliane et Innocent Himbaza s’en vont. Une année, à peine, après leur nomination à la tête de la paroisse de Môtier-Vully, le couple de pasteurs a pris la décision de démissionner, lui s’étant vu offrir un engagement d’enseignement à l’Université de Fribourg.

Dimanche à l’issue du culte, où ils avaient appris la nouvelle, les paroissiens étaient sous le choc. L’incompréhension, la tristesse, la déception voire la frustration étaient les sentiments partagés par une grande majorité de fidèles en ce dimanche ensoleillé des Rameaux.

Immédiatement bien intégrés, les Himbaza ont tout de suite «senti» la mentalité des habitants du Vully. Par exemple, dans un contexte spécial, la cérémonie œcuménique de la dernière Fête des vendanges fut remarquable. Avec la diacre et l’animateur des jeunes, ils formaient une équipe appréciée par toutes les couches de la population.

Oui la frustration est gran­de, surtout auprès de certains membres de la commission de repourvue, qui avaient la conviction profonde d’avoir trouvé dans le couple Himbaza, et pour longtemps, les pasteurs qui convenaient à l’originalité et aux particularités de la paroisse de Môtier. Il faudra remettre l’ouvrage sur le métier, ce ne sera pas facile, tant leur charisme était évident.

En cette année de commémoration des 500 ans de la Réforme, il faut souligner l’ouverture du Rectorat de l’Université catholique de Fribourg qui n’hésite pas à offrir un poste d’enseignement à un pasteur protestant.

Jean-François Chenaux,

Praz-Vully

Presse : Mise en garde de la HAAC contre les organisations…

Dans un communiqué, la Haac menace de sactions sévères les médias confessionnels qui accordent leurs antennes aux disputes entre pasteurs évangélistes.

Disputes intersectaires. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) met en garde les  organisations religieuses contre les invectives entre pasteurs par médias confessionnels interposés.

« La Haac invite les directeurs des médias écrits et audiovisuels privés, notamment les médias confessionnels, à respecter leurs cahiers des charges et à ne pas prêter leurs antennes et colonnes au dénigrement des autres confessions religieuses », selon le communiqué.

L’institution de réglementation « prononcera des sanctions réglementaires sévères » en cas de violation  des codes éthiques.

La saillie de la Haac intervient après une rencontre avec l’inénarrable Pasteur Luc Russel Adjaho, propriétaire de la chaîne audiovisuelle Zion sur laquelle avec maestria il tourne en dérision les autres sectes protestantes du Togo, notamment leurs leaders.

Selon le communiqué de la Haac, à en croire son témoignage, les injures publiques du Pasteur Adjaho ne sont que la réaction à des invectives d’autres pasteurs sur les médias audiovisuels et les réseaux sociaux.

Le Pasteur Adjaho n’est pas à sa première convocation par-devant la Haac pour des faits similaires. Le 23 février, il était déjà convoqué à la Haac pour des injures à des journalistes de la presse privée. Assez théâtral, excellent comique de l’interprétation et de l’improvisation, Luc Russel Adjaho s’autorise à injurier, dénigrer, ses adversaires lors de la diffusion des films de Nollywood.

Le sulfureux pasteur Adjaho

Personnage sulfureux, selon des rumeurs assez inquiétantes, le Pasteur Adjaho serait le prototype du faux pasteur  qui commet en toute impunité des crimes qui relèveraient de la correctionnelle.  Il aurait surtout commis courant 2005 des traitements inhumains et dégradants sur de nombreuses personnes à Kpalimé. Les plaintes des victimes n’ont jamais abouti comme si ledit pasteur bénéficiait de la protection de certaines autorités.

Mais l’intervention de la Haac en vue du règlement de ces disputes entre sectaires peut surprendre alors qu’une suite judiciaire suffirait aux injures et  propos à caractère diffamatoire ou attentatoire à l’honneur et à la dignité des personnes victimes des saillies du pasteur Luc Russel Adjaho ainsi que d’autres pasteurs évangélistes.

La médiation de la Haac dans des polémiques de clocher inutiles témoigne vraiment de l’inactivité ou de l’absence d’ambition d’une institution censée apporter beaucoup à la démocratie. C’est aussi le témoignage de la déliquescence et la corruption des élites surtout religieuses qui s’écharpent dans des querelles dignes du café de commerce.

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La HAAC met en garde des “pasteurs égarés”

C’est devenu courant. Les pasteurs s’attaquent par médias interposés. L’illustration est encore faite ces jours par les piques que s’envoient le pasteur Adjaho et l’Evangéliste Afolabi. Et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) de mettre en garde.

Le Conseil chrétien du Togo accuse Luc Russel Adjaho, propriétaire de Tv Zion, de faire des commentaires tendancieux sur sa télévision, en dénigrant les autres pasteurs. Ce dernier a expliqué qu’il n’a fait que répondre aux attaques de son confrère Afolabi.

« La plainte du Conseil chrétien fait état d’injures et de dénigrements que le pasteur Adjaho aurait proférés à l’endroit de l’Eglise des Assemblées de Dieu du Togo et de certains de ses dirigeants », explique la HAAC dans son communiqué d’hier.

Togo: Des pasteurs intempérants dans le viseur de la HAAC

Dans un communiqué publié ce lundi par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’instance de régulation des médias met en garde des pasteurs qui s’affrontent par médias interposés. Le dernier affrontement en date est celui du pasteur Adjaho et de l’Evangéliste Afolabi.

Selon le communiqué, le Conseil chrétien du Togo accuse Luc Russel Adjaho, propriétaire de Tv Zion de se servir de sa chaine de télévision pour porter des jugements sur d’autres pasteurs. Pour l’accusé, c’est juste une réponse aux diverses attaques et menaces de l’évangéliste Afolabi sur les ondes de la radio Jésus vous aime (JVA).

La HAAC explique dans son communiqué que dans la plainte du Conseil chrétien, le pasteur Adjaho aurait proférés des injures et de dénigrements à l’endroit de l’Église des Assemblées de Dieu du Togo et de certains de ses dirigeants.

L’instance de régulation des médias dénonce ces dérives et met en garde les protagonistes. La HAAC appelle par ailleurs, les médias au respect de leurs cahiers de charges.

Entretien avec Manou Bolomik

Manou Bolomik a grandi au Cameroun. C’est là qu’il a découvert le rap, mais c’est aussi là qu’il rencontrera Jésus. Et c’est ainsi qu’il deviendra celui que l’on nomme parfois le pasteur-rappeur. Au fil des années Manou a su faire de son enfance, de son parcours, de son histoire, une force et une différence pour atteindre les perdus au travers de sa musique et de sa prédication. Il alterne entre albums, tournées et ministère pastoral au sein de son église à Pau. Nous le remercions d’avoir accepté de répondre aux questions de la rédaction d’Info Chrétienne avec fraîcheur et sincérité.

  • Peux-tu nous raconter ta rencontre avec Jésus ?

Mi-voyou rappeur, mi–élève pseudo-modèle. J’ai été viré le jour de la rentrée pour avoir fait le mur. C’est un ami qui m’a parlé de Jésus et m’a proposé la prière, et là j’ai décollé en trois phrases :

« Aie pitié de moi – Pardonne moi – Viens et change ma vie ».

Un amour m’a rempli. Une paix incroyable… C’était fort un truc de malade. Oh je suis tombé « in love » de Jésus. Ensuite j’ai eu une bible et j’ai commencé à prier. Oh la classe… C’est beau pour une personne comme moi.

  • Quel a été le déclic qui a marqué le début de ton ministère ?

J’ai voulu crier à tous le secret d’une existence réussie : Rencontrer JésusLe changement de ma vie qui m’a bousculé : l’amour, c’est comme une lumière qui rentre en nous, et donc j’ai voulu crier à tous le secret d’une existence réussie : Rencontrer Jésus. Le déclic c’est d’avoir chanté des raps écrits pour Jésus à 16 ans, de faire ensuite un appel à la repentance, et de voir des dizaines de jeunes dire oui à Jésus. C’est une sensation extraordinaire de répandre l’amour de Dieu.

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  • La vie est parfois soumise aux épreuves. Serais-tu d’accord d’en partager une avec nous, et surtout de nous faire découvrir de quelle manière tu l’as surmontée avec la grâce de Dieu ?

Je suis arrivé en France comme étudiant avec le désir de partager Jésus dans ce pays. Ça a été dur de me retrouver dans une campagne au fond des Landes dans des difficultés terribles pour diverses raisons. 6 mois sans pouvoir aller à l’église… Ça a été un moment où j’ai appris à vivre en communion avec le Saint-Esprit. C’est fort… Un an après j’étais au Cijem devant 1500 jeunes et pasteurs. J’ai chanté et ils ont fait une compilation avec mon chant dedans. J’ai commencé à parcourir la France pour parler de Jésus.

  • Quel est le projet ou la réalisation dont tu es le plus fier ?

Le plus beau c’est de voir des personnes non chrétiennes venir aux spectacles et adhérerJ’ai fait 5 albums. Le DVD musical et documentaire que j’ai fait m’a pris 3 ans pour la réalisation entre le voyage en Afrique, laisser le réalisateur me suivre pour le documentaire et mettre en place une vraie live setlist solide. Ce projet m’a également permis de vivre une aventure avec les musiciens. Cette année je me suis éclaté en faisant la comédie musicale avec nos 110 enfants. Les voir en studio d’enregistrement c’était fort, et le plus beau c’est de voir des personnes non chrétiennes venir aux spectacles et adhérer.

  • Quelle est la plus grande leçon que tu aies apprise au travers de ton ministère ?

Il faut toujours s’appuyer sur la force que donne le Seigneur… C’est plus important et le plus extraordinaire c’est faire l’œuvre de Dieu en sa compagnie. C’est géant.

  • Et si c’était à refaire ! Que changerais-tu ?

Pas grand chose, car j’ai appris par tous les chemins où je suis passé dans le malheur, dans ma longue maladie, dans les moments de joies.

  • Quelles sont les personnes qui ont eu un rôle majeur tout au long de ton parcours ?

– Mes amis de mon groupe de Rap au Cameroun ArKangelic. On a parcouru des quartiers et des salles de spectacles pour parler de Jésus.

– Serge Santander, vraiment un homme de Dieu extraordinaire. Je pense que Dieu l’a mis sur mon chemin, et c’est extraordinaire ce qu’on a vécu.

– Le Cijem, Carrefour international de jeunesse en mouvement. C’était plusieurs Pasteurs qui voulaient bouger la France et ils l’ont fait : Serge Santander, Michel Balverde, Paul Etori, Eric Célérier, Bertrand Colpier, Thierry Noël, Bruno et Marie Gautier… Vous vous imaginez qu’on a écrit avec plus de 600 jeunes, « Jésus aime Paris » sur le champ de Mars filmé au 2ème étage de la tour Eiffel.

– Ma femme m’a marqué grave. Elle est incroyable, on a appris a bossé en duo au fil des années. Elle est mon premier critique musical. Elle finalise avec moi mes prêches.

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  • As-tu des modèles, des mentors, des personnes qui te poussent à aller de l’avant et à devenir meilleur ?

Je n’ai pas de mentors attitrés, chaque leader m’apporte beaucoup, et au cours de mes 17 ans années de tournées et mission pour l’évangélisation. J’apprends beaucoup au contact des hommes et des femmes de Dieu

  • Quel est le personnage biblique qui est une source d’inspiration pour toi ? Et pourquoi ?

Je suis fan de Jésus à donf, il me fait frémir, j’aime son nom, je voudrais de plus en plus lui ressembler. J’aime aussi Moïse, sa patience, son dévouement, son humilité, la classe.

  • Quel conseil pourrais-tu donner à celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la même voie que toi ?

Je leur dirais d’aimer Jésus, d’aimer Dieu et ensuite de travailler pour lui.

  • Comment perçois-tu tes prochaines années dans le ministère ? Quel est le ou quels sont les projets qui te tiennent à cœur ?

J’attends les ordres de mon Seigneur
Pour les années qui arrivent je n’ai pas de plan spécifique. Je continue de le servir à travers les concerts, les concerts dans les prisons, les concerts dans les lycées et collèges, et les messages dans les églises et les rassemblements d’églises ou de jeunesse. Ensuite, j’attends les ordres de mon Seigneur. Actuellement je travaille pour un autre album. Je suis impliqué sur la vision de multiplication des assemblées de Dieu, M2. On voudrait remettre dans le cœur des chrétiens le désir de se multiplier. Un chrétien qui gagne un chrétien, un leader forme un autre leader, un pasteur forme un autre pasteur, et une église ouvre une autre église. Je travaille aussi pour mon église locale. On a construit avec les frères un local qui fait 1250 places assises, et on travaille pour que le Seigneur ajoute des âmes dans sa maison.

  • L’actualité est souvent troublée et triste. Chrétiens persécutés, société à la dérive, catastrophes naturelles, changements éthiques majeurs… Quelle est ta position face à ces événements ? Es-tu plutôt engagé, veilleur attentif, lanceur d’alerte, intercesseur ?…

Mon plus grand désir c’est de parler de l’amour de Jésus sachant la période que nous traversons dans ce monde…Ma position est celle d’un chrétien qui vit dans les derniers temps. Comme Jésus le disait, on regarde les nuages et on devine qu’arrivera bientôt la pluie. Je change de casquettes je demeure un intercesseur dans les prières souvent, et parfois je passe en mode engagé comme mon titre de musique contre la théorie du genre. Mais mon plus grand désir c’est de parler de l’amour de Jésus, sachant que la période que nous traversons dans ce monde est favorable au message de l’Évangile, car là où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde.

Manou, la rédaction d’Info Chrétienne te remercie pour ta générosité et ta spontanéité. Que le Seigneur t’accompagne dans chacun de tes projets et qu’il bénisse les tiens.

La rédaction

La rédaction

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TOGO : “Une sévère mise en garde” contre Radio JVA et TV Zion

Le feuilleton des attaques et autres entre pasteurs sur les média interposé se poursuit toujours, regrette la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Le tout dernier cas qui est en cours est celui opposant le Pasteur Adjaho de la Tv Zion et le Conseil Chrétien du Togo. Bien avant de voir qui a raison ou pas, la HAAC adressé une sévère mise en garde à tous ceux qui utilisent leurs organes et médias pour provoquer, insulter, maudire, ou régler des comptes personnels.

Dans un communiqué rendu public ce lundi, la HAAC dit avoir enregistré de nouvelles plaintes, le 23 février dernier, contre le Pasteur Luc Russel Adjaho ; lui-même a également déposé des plaintes contre des journalistes et pasteurs.

En effet, le Conseil Chrétien du Togo se dit indigné par les commentaires du responsable de la télévision Zion dans un film intitulé les faux pasteurs diffusé le samedi 1er avril 2017 sur la chaine Zion. « La plainte du conseil chrétien fait état d’injures et de dénigrements que le pasteur Adjaho aurait proférés à l’endroit de l’Eglise des Assemblées de Dieu du Togo et de certains de ses dirigeants », souligne le communiqué.

Mais, ayant entendu le mis en cause, le Pasteur Adjaho, ce dernier « a déclaré n’avoir réagi qu’à des attaques, critiques, calomnies et de menaces contre lui-même et sa famille sur la radio « Jésus vous Aime » (JVA) par le pasteur Afolabi ». selon la HAAC, le Pasteur Adjaho a justifié son acte par le fait que « pasteur afolabi lui aurait confirmé avoir reçu le soutien et l’approbation de certains dirigeants de certains dirigeants religieux pour nuire à l’église Zion ».

A l’heure actuelle, l’instance de régulation des média fait savoir que tous les protagonistes n’ont pas encore été entendus. Mais, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de la paix et de la sécurité publique, tous les médias écrits ou audiovisuels sont invités au respect de leurs cahiers de charges respectifs et à ne pas prêter leurs antennes et colonnes aux dénigrements des autres confessions religieuses.

Mais, au cas où cette situation se poursuivra avec des violations des textes en vigueur, « la HAAC prononcera en cas de violation, des sanctions réglementaires sévères », a conclu le communiqué.


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Vaud: un ancien prêtre parmi les deux pasteurs licenciés

Parmi ces deux ministres congédiés, un ancien prêtre catholique officiait encore à Lausanne en 2015 (Photo: Pixabay)

Deux nouveaux licenciements de pasteurs ont été enregistrés fin mars 2017 par l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Parmi ces deux ministres congédiés, un ancien prêtre catholique officiait encore à Lausanne en 2015.

“L’éviction de deux pasteurs noirs remet le feu à l’EERV”, titrait le quotidien 24Heures lundi 3 avril 2017. Le jour précédent, une dizaine de paroissiens manifestaient leur colère à l’heure du culte. “Réhabilitez notre pasteur”, pouvait-on lire sur leur banderole. Ils réagissaient au licenciement de Théodore Ntamack Ntamack, pasteur suffragant (à l’essai) à Froideville, qui a reçu son congé le 21 mars.

Parmi plusieurs éléments complexes, sa “manière de collaborer” est mise en cause dans la lettre de renvoi. Un motif remis sur le tapis lors de la séance de pacification, organisée par l’EERV mercredi soir à Cugy. Chaque partie a pu donner son point de vue dans cette soirée, durant laquelle un représentant du Conseil synodal a confirmé le licenciement du pasteur camerounais.

En poste depuis 6 mois

Du côté du Bussigny, le licenciement de Charles Nzila Makengo n’a pas fait beaucoup de bruit. “Je conteste les reproches qui me sont faits”, s’est contenté de répondre le ministre dans le quotidien vaudois, sans préciser de quelle nature ils sont. Comme son collègue, Charles Nzila Makengo officiait aussi en tant que suffragant. Il a été admis par l’EERV en septembre 2016 pour desservir les paroisses de Bussigny – Villars – Sainte-Croix.

Lors de sa nomination, il s’est présenté à sa nouvelle paroisse sous forme écrite. “Ordonné prêtre en 1986, je suis détenteur d’un graduat en philosophie et d’une licence en théologie de l’Université catholique de Kinshasa”, peut-on lire dans le Bonne Nouvelle de l’époque, l’ancien bulletin d’information de l’EERV. Il raconte comment il a été successivement formateur de séminaristes, professeur de théologie et curé de paroisse à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

“Arrivé en Suisse en 1997 comme réfugié politique, je fus accueilli dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) jusqu’en 2015”, poursuit-il dans le même article. Dans les années 2000, il a en effet desservi la paroisse St-Aubin (NE), ainsi que dans le canton de Fribourg, avant d’être nommé curé in solidum en 2012 dans les paroisses Notre-Dame, St-Esprit et St-André, à Lausanne.

Mettre un terme au ministère sacerdotal

“Au cours de l’année 2015, certains bruits ont commencé à se faire entendre à son sujet, se rappelle un prêtre du diocèse LGF. Si bien qu’il est allé annoncer sa situation personnelle à l’évêque”. Charles Makengo le confirme dans sa biographie: “L’année dernière, je formulai à Mgr Charles Morerod, évêque de mon diocèse d’accueil, mon intention de mettre un terme à mon ministère sacerdotal en vue de réorienter ma vie personnelle et professionnelle”.

De fait, l’ancien prêtre explique qu’il est “en couple”, qu’il a “conclu un mariage coutumier selon la règlementation congolaise” et qu’il a “trois enfants, âgés respectivement de 17, 15 et 13 ans, tous domiciliés en France voisine”.

“Courageux d’avoir assumé”

“En tant que prêtre, il était irréprochable. Mais sa vie familiale était indéniablement non conforme avec la prêtrise et il l’a cachée pendant plusieurs années, déplore un prêtre du diocèse. Néanmoins, je le trouve courageux d’avoir finalement assumé sa situation, en allant l’annoncer auprès de l’évêque.”

En se racontant auprès de ses nouveaux paroissiens réformés, le pasteur Makengo écrivait: “Une certitude m’a toujours habité durant mon parcours, c’est celle d’être appelé à annoncer la bonne nouvelle du salut à mes frères et sœurs”. Peut-être que cette certitude restera intacte, malgré l’épreuve à laquelle il fait face aujourd’hui.


Une période mouvementée pour l’EERV

Ces deux licenciements au sein de l’EERV font suite à six précédents qui ont défrayé la chronique ces dernières années. Daniel Nagy, mis à la porte en 2014, a perdu son procès aux prud’hommes: il songe à un éventuel recours. Daniel Fatzer, ancien pasteur de Saint-Laurent qui a fait une grève de la faim pour protester contre son licenciement durant l’été 2016, a intenté un procès au Tribunal d’arrondissement contre son ancien employeur. Bertrand de Felice a également actionné la justice des prud’hommes. Le Conseil synodal s’était excusé l’an dernier après le “licenciement regrettable” de Martin Hoegger. A noter que les deux pasteurs fraîchement licenciés n’étaient encore consacrés dans l’EERV, contrairement aux six autres. (cath.ch/gr)

L'Eglise protestante exclut de réengager le pasteur licencié

«Cette lettre de licenciement est abominable!» a lancé un paroissien.«C’est une ignominie», a ajouté un autre. Plusieurs dizaines de personnes n’ont pas digéré que l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV) licencie le pasteur Théodore Ntamack Ntamack le 21 mars en mettant la paroisse du Haut-Talent (Montheron, Froideville, Cugy et Morrens) devant le fait accompli.

Elles l’ont dit haut et fort lors d’une séance publique organisée mercredi soir au Centre œcuménique de Cugy. Une manifestation de protestation avait déjà été organisée, dimanche 3 avril devant le temple de Froideville.

«Une décision lourde»

Représentant le Conseil synodal (l’autorité exécutive de l’Eglise), John Christin a souligné «qu’un licenciement est une décision lourde et difficile à prendre. Dans ce genre de situation, c’est rarement les paroissiens qui sont au courant des problèmes existants, ce sont les collègues pasteurs.» Et d’ajouter que plusieurs personnes se sont penchées attentivement sur le dossier du pasteur licencié et «on ne peut pas revenir sur une telle décision trois semaines plus tard».

Les déclarations du conseiller synodal ont été ponctuées de d’invectives et de sifflets. Beaucoup de participants ont déploré la façon abrupte dont ce licenciement a été prononcé et annoncé.

«Avez-vous pensé à l’effet dévastateur produit sur les catéchumènes quand on leur dit que le pasteur qui les a suivis et accompagnés est brutalement congédié?» demande une bénévole. «Je n’accepte pas que les paroissiens n’aient pas parole et soient totalement laissés de côté», a ajouté Jean-Marc Borel.

Mais c’est surtout le ton de la lettre et le motif du licenciement du pasteur d’origine camerounaise qui a provoqué la colère. «Aujourd’hui, le conflit qui déchire votre paroisse autour de votre activité a atteint son paroxysme», a écrit l’office des ressources humaines de l’EERV au pasteur. Ajoutant: «Vous vous fermez à toute discussion, ne prenez rien sur vous et formulez des reproches envers tous.»

«Où est l’Evangile?»

Plusieurs paroissiens se sont étonnés que l’EERV n’ait actionné aucune commission de médiation ou la nouvelle commission des litiges mise en place par le Synode. «Où est l’Evangile dans tout ça?» s’est demandée Simone Félix.

La commission des litiges est activée lorsqu’il s’agit de personnes en poste depuis des années, dans ce cas il s’agit d’un pasteur suffragant (qui n’est pas encore reconnu officiellement) donc avec un contrat à durée déterminée, a expliqué John Christin. Il a assuré «comprendre la tristesse et la révolte» des paroissiens présents.

Présent à la réunion, Théodore Ntamack Ntamack s’est défendu de tous les griefs qui lui sont faits. «Je n’ai jamais eu les problèmes que vous évoquez, vous parlez de crise dans la paroisse, mais la paroisse est ici et vous voyez qu’elle me défend.»

Selon lui, il aurait été victime de provocations de la part de sa collègue, Maryse Burnat-Chauvy. Accusé d’avoir pris le parti de cette dernière, le président de paroisse Eric Joyet s’est défendu: «Il y a eu des tas de dysfonctionnements et j’ai écouté les deux pasteurs en octobre, ils étaient en souffrance», a-t-il dit, accusant le pasteur licencié d’avoir nié les problèmes et de s’être «enfermé dans le mutisme».

Au terme de plus de deux heures de discussion, parfois très vive, aucune décision n’a été prise – ce n’était pas le but de cette soirée. «Nous avons entendu vos suggestions et elles seront transmises», a assuré le pasteur Olivier Favrod, mandaté par le Conseil synodal pour «une démarche de pacification».

Pour l’heure, les esprits ne semblent pas vraiment apaisés. «Vous avez fait du mal à notre paroisse», a déclaré une fidèle au représentant du Conseil synodal. «Vous allez repartir ce soir mais nous, nous restons et il va falloir reconstruire notre communauté», a lancé Jean-Daniel Roy.

Théodore Ntamack Ntamack est reparti au moins avec la satisfaction d’avoir été défendu par des paroissiens: «Je réfléchis à la suite des événements, mais il est clair que je n’accepte pas cette lettre de licenciement.»

(24 heures)

Créé: 06.04.2017, 01h11

Pasteurs licenciés, fidèles indignés

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Hanoi facilite les activités de l'Église évangélique du Vietnam

L’administration de Hanoi est prête à faciliter les adeptes religieux qui pratiquent leur religion et contribuent au développement de la ville, a déclaré le président du Comité populaire municipal Nguyên Duc Chung.

Le président du Comité populaire municipal Nguyên Duc Chung a fait cette remarque en recevant le pasteur John Chadwick Hanmond, représentant du docteur Franklin Graham, directeur général de Samaritan’s Purse (une organisation évangélique américaine), à Hanoi, le 3 avril.
Le président du Comité populaire municipal Nguyên Duc Chung a reçu, le 3 avril à Hanoi, le pasteur John Chadwick Hanmond.  Photo : HNO/CVN


Nguyên Duc Chung a informé son invité du développement socio-économique local, notant que la ville apprécie les contributions de l’Église évangélique du Vietnam (Nord), en particulier dans l’aide aux pauvres. Il a exprimé son espoir que les pasteurs, les dignitaires religieux et les protestants resteraient unis et favoriseraient le développement local.

Les autorités locales fourniront les meilleures conditions possibles pour que l’Église évangélique du Vietnam (Nord) mène des activités en 2017, notamment pour la cérémonie marquant les 500 ans de la Réforme protestante, a-t-il ajouté.

Le pasteur Hanmond a déclaré qu’il avait été impressionné par le développement de la ville et assuré que l’Église évangélique du Vietnam (Nord) favoriserait les activités de la ville.

VNA/CVN

Les premiers pasteurs du Désert, 1685-1700, d'après des documents pour la plupart inédits

Comment accéder à cet ouvrage ?

Ce livre fait partie de la Bibliothèque généalogique de Geneanet. Celle-ci vous permet d’accéder à plusieurs centaines de milliers de documents anciens : presse ancienne, journaux, ouvrages, monographies, revues de sociétés savantes, etc. La recherche est libre, mais la consultation des documents est réservée aux abonnés Premium.

En savoir plus

Entretien avec Franck Lefillattre

Durant 14 ans, Franck Lefillatre a exercé le ministère pastoral avec son épouse Ester. Étudiant, ce fils et petit-fils de pasteurs ne s’orientait pourtant pas vers le ministère. À la théologie, il préfèrera les sciences politiques. Et ce n’est que des années plus tard qu’il répondra à l’appel du Seigneur sur sa vie, d’abord dans le sud de la France, puis à Paris. Il a été de nombreuses années, le pasteur principal de l’église évangélique de Paris Métropole, initiateur du projet Paris pour Christ, et impliqué dans la formation des leaders au sein de l’église locale. Aujourd’hui à la croisée des chemins, Franck a accepté de répondre aux questions d’Info Chrétienne. Nous le remercions pour sa confiance, la profondeur et la sincérité de ses réponses, et pour son coeur de voir les chrétiens entrer pleinement dans le ministère que Dieu leur a confié.

  1. Franck, peux-tu nous raconter ta rencontre avec Jésus ?

Dès mes premiers jours, je fus plongé dans ce bainJ’ai grandi dans une famille pastorale. Grand-père et père furent tous les deux pasteurs au sein des Assemblées de Dieu de France. Et dès mes premiers jours, je fus plongé dans ce bain. Je rends grâce à Dieu pour la sagesse de mes parents qui ont toujours su consacrer à ma sœur, mon frère et moi le temps et l’attention qu’il fallait. Et contrairement à ce que l’on entend parfois, mes années d’enfant de pasteur n’ont pas été une peine, mais une joie. En même temps, mes parents m’ont donné l’amour des Écritures. J’aimais entendre les prédications sur Jésus et particulièrement sur la croix. Je ne sais pas le nombre de fois que j’ai répondu à un appel et donné mon cœur à Jésus. Mais je suis convaincu qu’aucune de ses réponses ne fut inutile. Chacune construisait ma foi.

J’ai été aussi très tôt en contact avec la puissance de l’effusion du Saint-EspritJ’ai été aussi très tôt en contact avec la puissance de l’effusion du Saint-Esprit et mon désir de vivre cela personnellement était grand. Un soir, lors d’un camp d’ados, mon papa prêcha quelques minutes, lança un appel pour qui voulait être baptisé du Saint-Esprit, et en quelques instants une vague de puissance descendit sur tout le groupe réuni, une bonne soixantaine. J’avais 13 ans. Dieu venait de marquer ma vie d’une manière indélébile.

Ce n’est toutefois qu’à l’âge de 17 ans, quelques semaines avant mon bac, que je m’engageais dans les eaux du baptême, suite à une conversion solide dans des circonstances particulières. A cette époque, mon papa était directeur de l’Ecole Biblique de Léognan. Un soir, j’étais dans un coin de la grande salle de réfectoire alors qu’il donnait un cours d’apprentissage de la prédication. Il enseignait sur l’évangélisation et l’appel. Apparemment, cela fut efficace, puisque de simple visiteur distrait, j’étais devenu auditeur convaincu. Et dans mon cœur, je répondais à l’appel de Dieu.

Cela me prit néanmoins 10 ans pour apprendre la différence entre croire dans son cœur et donner sa vie au Seigneur. Et je me rappelle du jour où dans une prière, je dis à Jésus : « Pardon, Seigneur, pour les années perdues, aujourd’hui, je te donne ma vie. » Et quelques semaines plus tard, son appel à le servir se faisait entendre (de nouveau) en moi.

  1. Quel a été le déclic qui a marqué le début de ton ministère ?

Quelques semaines après mon baptême, je reçus l’appel de servir le Seigneur dans la prédication. Et dès l’été qui suivit, je recevais aussi un fardeau pressant pour Paris, ville que je ne connaissais que comme touriste occasionnel. Cependant, je ne concrétisais pas cet appel, et je m’engageais dans des études d’Économie et Politique à Paris et aux Etats-Unis. Je dois témoigner de la fidélité de Dieu qui me permit de faire de solides études qui ont contribué à me donner des outils utiles pour le ministère.

Elle n’est pas simplement ma compagne de vie, mais aussi ma première compagne dans le ministère après le Saint-EspritEn 1998, nous nous marions avec Ester. Nous nous connaissions depuis notre enfance en colonie. Mais ce n’est qu’en 1997 que nous nous sommes retrouvés dans son église à Chambéry. Elle est une part importante du processus par lequel le Seigneur ranima en moi la flamme de l’appel. D’ailleurs, elle l’est toujours. Elle n’est pas simplement ma compagne de vie, mais aussi ma première compagne dans le ministère après le Saint-Esprit. C’est après notre mariage qu’intervint cette prière de consécration de ma vie à Dieu, que je mentionnais tout à l’heure. Quelques jours plus tard, lors d’un rassemblement en région lyonnaise, le Seigneur renouvela son appel et le confirma ensuite par ce verset qui est la pierre de fondation de mon ministère :

« C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. »
Colossiens 1.28-29

Je partageais cela avec Ester lors d’une balade en voiture et elle me rejoignit aussitôt dans cet appel que nous n’avons cessé depuis de partager ensemble.

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  1. La vie est parfois soumise aux épreuves. Serais-tu d’accord d’en partager une avec nous, et surtout de nous faire découvrir de quelle manière tu l’as surmontée avec la grâce de Dieu ?

En septembre 1995, mon papa, âgé de 49 ans, décédait des conséquences d’un cancer du péritoine. J’avais 25 ans, et c’était un effondrement pour toute la famille. Non seulement il me semblait que sa vie était inachevée, mais aussi son ministère. Il était dans la force de l’âge et dans la pleine maturité de son appel. Et là, tout s’arrêtait. Néanmoins, le Seigneur avait démontré sa fidélité et sa présence dans toute cette épreuve. Tout avait commencé par une parole de connaissance dans laquelle Dieu l’avertit qu’il devait se préparer à le rejoindre.

La maladie se déclara quelques temps plus tard, elle envahit progressivement tout son système digestif. Ce qui me marqua le plus alors fut la grâce qui reposait sur lui. Dans leur protocole, les médecins avaient mis à sa disposition une pompe à morphine qu’il pouvait actionner librement pour alléger ses douleurs. Il l’utilisa une nuit qui fut une nuit de cauchemars : des visions de loups et de ténèbres. Il stoppa immédiatement cela et se confia dans le Seigneur qui le soulagea et l’accompagna jusqu’au bout. Dans les derniers jours, alors que son corps était rempli de métastases, les médecins étaient stupéfaits de le voir si paisible.

C’est dans son repos que nous avons trouvé notre consolation
En fait, c’est comme s’il n’était plus avec nous. Il était déjà avec le Seigneur, dans son repos. Je me rappelle le dernier regard que nous avons partagé… Comme Paul l’explique au début de la Seconde aux Corinthiens, c’est dans son repos que nous avons trouvé notre consolation. Ce repos était la consolation que Dieu lui accordait et cette consolation dans ses souffrances nous consolait à notre tour. Le souvenir de ce repos nous a accompagnés tout au long de notre période de deuil et nous a permis de le surmonter.

  1. Quel est le projet ou la réalisation dont tu es le plus fier ?


Nous achevons avec Ester 10 années extraordinaires de ministère à l’Eglise Paris Métropole pendant lesquelles la grâce du Seigneur n’a cessé de nous accompagner. J’avais donc 17 ans lorsque je reçus un appel pressant pour Paris, mais ce n’est que 20 ans plus tard que le Ps Boulagnon m’appelait pour lui succéder sur l’église de la Roquette (son nom de l’époque). Nous étions à ce moment en plein questionnement sur notre avenir. Plusieurs propositions pastorales nous étaient soumises, mais aucune ne trouvait un assentiment de l’Esprit dans nos cœurs… jusqu’à cet appel.

Parallèlement, nous multiplions les cultes, deux puis trois… puis quatre
Nous avons alors quitté le Sud ensoleillé pour les quais de Seine. Nous n’avons rien regretté. Très rapidement, l’église se mit à croître et nous avons essayé de l’accompagner au mieux. Des collègues nous ont rejoints, Benjamin et Marion Dérand, Didier et Isabelle Biava, Pierre et Mélodie Fauchy. Des jeunes se sont levés pour le ministère, et aussi des leaders de louange, des diacres, des anciens. L’église se renforçait. Parallèlement, nous multiplions les cultes, deux puis trois… puis quatre et l’ouverture d’une église à Noisy-le-Grand. Nous étions complètement saturés. Notre bâtiment d’église est un don de Dieu. Acheté à une époque où notre quartier avait peu d’intérêt, il est maintenant situé en plein cœur du Paris vivant et jeune, le quartier de la Bastille. C’est un lieu d’attraction et de convergence, mais c’est aussi un lieu limité en termes d’accueil, 280 places et quelques salles complémentaires.

« Allez au théâtre Déjazet »Depuis des années, je cherchais de nouveaux locaux avec cette conviction partagée par l’Eglise : ne pas quitter Paris. Seulement, des locaux en plein Paris adaptés à une Eglise en croissance, c’est une chose rare et très spéculative. Au printemps 2016, j’étais vraiment sous pression et tous mes efforts avaient échoué. Je capitulais devant le Seigneur en lui disant : « Je n’ai pas trouvé de solution, j’abandonne ». Trois jours plus tard, dans les couloirs du métro de Bastille, le Saint-Esprit me saisit et me dit : « Allez au théâtre Déjazet ». Il se situe place de la République avec une capacité d’accueil de 700 personnes et des salles annexes.

Fort de la conviction du Saint-Esprit, je partageais ce projet avec l’Eglise. C’était un défi, me semble-t-il, jamais réalisé en France : séparer l’Eglise en deux, une moitié à Bastille et une moitié à République. Ce n’était pas une division mais une multiplication cellulaire. Nous nous sommes préparés tout l’été, formant les leaders et les équipes. Et en septembre, nous nous lançions. Aujourd’hui, les deux sites fonctionnent très bien. Nous nous retrouvons régulièrement pour des cultes en commun. C’est impressionnant de voir le théâtre plein. Nous réunissons lors de ces journées plus de 1.000 adultes. Je remercie le Seigneur pour tous les efforts, le courage et l’engagement des chrétiens de l’Eglise Paris Métropole.

10 ans donc de ministère, de travail, de combat, et au bout du compte, une réelle percée qui en appelle d’autres. Notre vision, c’est Paris Pour Christ.

  1. Quelle est la plus grande leçon que tu as apprise au travers de ton ministère ?

Servir Dieu avec des compagnonsDepuis longtemps, j’avais une aspiration profonde : servir Dieu avec des compagnons. J’étudiais précisément ce que Paul enseigne sur ce sujet. Sans cesse, il fait mention de ses compagnons de service, d’œuvre, de combats, de voyage, de captivité… Cette idée est un des grands principes qui a permis la croissance de EPM. Je remercie le Seigneur qui m’en a accordé de nombreux : des collègues pasteurs (confirmés ou débutants) qui se sont joints à nous de l’extérieur ou levés dans l’église, des diacres, des anciens, des leaders avec des capacités extraordinaires, des gens merveilleux, passionnés pour le Royaume de Dieu.

Il ne peut plus s’agir de fonctionner dans un modèle pyramidalDe servir avec des compagnons implique un état d’esprit particulier. Sans remettre en cause, la nécessité d’un leadership décisionnel, il ne peut plus s’agir de fonctionner dans un modèle pyramidal. Les valeurs que j’ai donc essayé de communiquer à l’Église sont encouragement, liberté, audace, coopération, honneur. Et malgré des erreurs desquelles nous apprenons, les choses se développent dans le bon sens. Cela impliquait aussi pour moi de me libérer d’un schéma de leadership qui a souvent cours dans nos églises : celui du grand chêne majestueux… auprès duquel rien ne pousse. Mon désir a toujours été que mes collègues exercent pleinement leur ministère. J’ai appris à leur laisser la place en toujours plus de choses, quitte à réduire la mienne. C’est ainsi que l’Église devient un jardin d’Eden avec une multitude d’arbres portant toute sorte de fruits pour satisfaire les besoins d’une diversité de gens.

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  1. Comment perçois-tu tes prochaines années dans le ministère ? Quel est le ou quels sont les projets qui te tiennent à cœur ?

Nous devions quitter Paris, faire le premier pas, sans savoir où nous irionsDepuis juin de l’année dernière, nous sommes rentrés avec Ester dans un temps particulier, celui d’une transition. A travers différentes paroles inspirées et pensées fortes, nous avons acquis la conviction que notre temps et notre mission sont achevés sur Paris. Quand nous avons commencé à parler de cela, ce fut un choc pour nous. Jamais nous n’avions sérieusement pensé qu’il pouvait y avoir quelque chose après Paris. Quitter Paris revenait à prendre notre retraite. C’était fini. Notre ministère s’achevait. Bien sûr, ce n’était pas ce que Dieu pensait. Il nous rassura et nous encouragea : il y aurait d’autres choses au-delà de Paris. Il nous communiqua alors ses instructions : nous devions quitter Paris, faire le premier pas, sans savoir où nous irions. C’est ce que nous avons fait. Au mois de janvier dernier, j’avertissais mes collègues, le Conseil de l’église et l’église elle-même de notre départ pour cet été. Dans les semaines qui suivirent, notre succession s’organisait. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans l’attente de la direction divine. En paix, car notre succession est assurée à Paris, en paix, car Dieu conduit toute chose et en son temps, il nous montrera où nous devons aller et dans quoi nous devrons nous investir. Notre avenir est donc en « stand-by » pour l’instant, mais il repose entre les mains de Dieu.

  1. Selon toi, de quoi nos églises ont-elles le plus besoin aujourd’hui ?

Nous avons besoin de pères dans nos églises et nos mouvements. Nous avons beaucoup de maîtres qui veulent diriger, nous avons beaucoup d’amis « fâcheux » à la manière des amis de Job, mais nous avons très peu d’Elihu et encore moins d’Abraham, de Barnabas ou de Pierre. L’homme de Dieu qui me marque le plus en cela est le Ps Carter Conlon de l’Eglise Time Square de New York. Il est véritablement un père, un modèle, un rocher solide dans son église et pour tous les gens, jeunes et moins jeunes sur qui il veille. Son influence se répand dans tout New York, et bien au-delà. C’est un homme de prière, qui prend le recul nécessaire par rapport à la frénésie de la ville dans laquelle il sert. C’est un homme de la Parole qui ne cesse jamais de prêcher Jésus. C’est un homme qui ne cherche pas son intérêt. Ainsi, au lieu d’implanter de nouvelles églises dans une ville qui en compte déjà beaucoup, il préfère travailler à leur revitalisation à travers un mouvement de prière qui se répand de plus en plus. Il est pour moi l’exemple même d’un père, un homme, un ministère dont nous avons tant besoin.

« Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Evangile. »
1 Corinthiens 4.15

Merci Franck d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la rédaction. Que le Seigneur vous guide sur le chemin qu’il a tracé d’avance pour votre ministère et votre famille.

La rédaction

La rédaction

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Guillaume Anjou
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Ces théologiens qui ont résisté à Hitler

Le théologien Dietrich Bonhoeffer (à g.) est entré en Résistance en 1938 grâce à la complicité de son beau-frère Hans von Dohnanyi (en haut à dr.). Avec les hauts gradés Wilhelm Canaris (centre) et Henning von Tresckow (en bas), ils ont participé à un complot pour renverser Hitler. © BArch/DR

Le théologien Dietrich Bonhoeffer (à g.) est entré en Résistance en 1938 grâce à la complicité de son beau-frère Hans von Dohnanyi (en haut à dr.). Avec les hauts gradés Wilhelm Canaris (centre) et Henning von Tresckow (en bas), ils ont participé à un complot pour renverser Hitler. © BArch/DR

31.03.2017

Sous le nazisme, des pasteurs ont osé défier le Führer. Le cas de Dietrich Bonhoeffer est exemplaire

K Pascal Fleury

Résistance »   Face à la montée du nazisme et de l’antisémitisme en Allemagne, des pasteurs courageux ont osé résister. L’un de ces héros antifascistes est le luthérien Dietrich Bonhoeffer, considéré aujourd’hui comme l’un des théologiens protestants les plus marquants du XXe siècle.

La fronde a débuté dès 1933, lorsque Hitler a voulu prendre le contrôle des 28 Eglises protestantes régionales en leur imposant un organisme d’Etat centralisé, dirigé par des évêques pronazis. Le Führer, animé d’une haine abyssale des Juifs et des bolcheviks, rêve de faire de l’Europe orientale «l’espace vital de la race nordique». Mais il craint que les Eglises ne mettent ses projets en danger. Côté catholique, n’ayant aucun pouvoir sur le pape, il négocie un concordat le 20 juillet 1933. Côté protestant, il se montre beaucoup plus autoritaire.

Obligation morale

«Dietrich Bonhoeffer est l’un des premiers théologiens qui reconnaît dans la politique hitlérienne contre les Juifs un problème posé à l’Eglise», observe le pasteur Ferdinand Schlingensiepen, auteur d’une biographie de référence sur le théologien allemand1. Alerté par son beau-frère juriste Hans von Dohnanyi, il intervient publiquement avant même le vote de la loi d’exclusion des fonctionnaires et de son «paragraphe aryen».

«L’Eglise a une obligation inconditionnelle vis-à-vis des victimes de toute organisation sociale, même si ces victimes n’appartiennent pas à la communauté chrétienne», souligne-t-il dans un article intitulé «L’Eglise et la question juive».

«Kirchenkampf»

Un combat acharné, externe et interne à l’Eglise luthérienne – le «Kirchenkampf» – s’engage alors dans le pays. L’évêque Martin Sasse fait flotter le drapeau à croix gammée sur l’évêché de Thuringe, proclamant haut et fort la pensée des chrétiens allemands pronazis: «Il n’y a plus de vie en Allemagne en dehors du Führer.» En face, une vingtaine de théologiens, dont Bonhoeffer, se révoltent. Ils créent la Ligue de crise des pasteurs, qui deviendra le noyau dur de l’Eglise confessante.

En un temps record, environ 2000 clercs s’y rallient. Regroupés autour du théologien Martin Niemöller, ils sont même 7000 en janvier 1934, soit un tiers de tous les pasteurs du pays, à se dresser contre les mesures de persécution antisémites.

Pour sa part, Dietrich Bonhoeffer est appelé par l’Eglise confessante à diriger un séminaire pour la formation des futurs pasteurs à Finkenwalde près de Stettin, mais en 1937 déjà, la police le fait fermer et 27 étudiants sont emprisonnés. La formation se poursuit dès lors plus discrètement sous forme de «vicariats collectifs» animés dans des presbytères.

Dans la Résistance

Bonhoeffer reste sur ses gardes. Il en sait davantage que la plupart de ses collègues sur ce qui se passe réellement en Allemagne. Il est informé par la presse étrangère, par ses relations à Londres où il gère une paroisse, et surtout par son beau-frère juriste, qui rassemble dès 1933 une documentation secrète sur les crimes nazis.

Proche collaborateur du ministre de la Justice Franz Gürt­ner puis conseiller à la Cour de Leipzig, von Dohnanyi sympathise avec le juriste militaire Karl Sack et le colonel Hans Oster. Ce fils de pasteur est l’adjoint de l’amiral Wilhelm Canaris, chef des renseignements militaires (Abwehr). Dès 1938, tous ces hommes influents élaborent des plans pour renverser Hitler. Bonhoeffer est rapidement mis dans la confidence.

Dès lors, le pasteur va s’engager dans la Résistance, tout en poursuivant ses mandats au service de l’Eglise confessante. Alors qu’on lui confie des paroisses dans le nord du Reich, il apprend l’existence d’actions d’euthanasie secrètes dans les asiles et hôpitaux psychiatriques de Poméranie. Par l’intermédiaire de pasteurs, il réussit à faire pression jusqu’à la chancellerie du Reich. En août 1941, Hitler doit mettre un terme par décret à ce programme meurtrier.

Avec von Dohnanyi, désormais au service du contre-espionnage de l’amiral Canaris, Bonhoeffer prend aussi activement la défense des Juifs persécutés. Nommé agent de liaison de l’Abwehr (V-Mann), ce qui lui permet de voyager, il participe à l’«Opération 7», qui permet le sauvetage de quatorze Juifs via la Suisse (lire ci-dessous). Pour les exfiltrer, von Dohnanyi a l’idée ingénieuse de les faire passer pour des «agents secrets» de l’Abwehr, comme le racontent Elisabeth Sifton et Fritz Stern2.

Le 13 mars 1943, les comploteurs de l’Abwehr tentent un grand coup lors de la visite du Führer au quartier général de Smolensk, sur le front de l’Est. Henning von Tresckow place une bombe dans l’avion du Führer, camouflée dans un paquet de deux bouteilles de Cointreau. L’explosif lui a été livré par von Dohnanyi, qui accompagne sur place l’amiral Canaris. Mais le mécanisme ne fonctionne pas, vraisemblablement en raison des basses températures dans la soute. En juillet 1944, Canaris et Tresckow participeront aussi à l’opération Walkyrie, sans davantage de succès.

Quelques jours après l’échec de Smolensk de 1943, Bonhoeffer et Dohnanyi sont arrêtés et emprisonnés pour trahison et «violation des changes» dans le cadre de l’«Opération 7». Ils sont exécutés deux ans plus tard dans les camps de concentration de Flossenbürg et Sachsenhausen, le 9 avril 1945, sur ordre d’Hitler, avec d’autres membres du groupe Canaris.

Dans ses lettres et notes de captivité3, Bonhoeffer a écrit: «L’ultime question que me pose ma responsabilité n’est pas de savoir comment je me tirerai d’affaire héroïquement, mais comment la génération à venir pourra continuer de vivre.»

1 Ferdinand Schlingensiepen, Dietrich Bonhoeffer 1906 – 1945, Nouvelle édition revue par Jean-Louis Schlegel, Editions Salvator, 2015.

2 Elisabeth Sifton et Fritz Stern, Des hommes peu ordinaires – Dietrich Bonhoeffer et Hans von Dohnanyi, Editions Gallimard, 2014.

3 Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission – Lettres et notes de captivité, Ed. Labor et Fides, 2006

Radio: Ve: 13h30 TV: Karl Barth – le libre-penseur de Dieu 
Di: 20h30 Lu: 24h

L’Eglise confessante antinazie à laquelle adhérait Dietrich Bonhoeffer était soutenue également par un autre éminent théologien protestant du XXe siècle, le Suisse Karl Barth.

Fils et petit-fils de pasteur, Karl Barth (1886-1968, photo DR) a commencé par exercer comme pasteur à Safenwil, en Argovie, s’intéressant aux problèmes sociaux et syndicaux des paysans, ce qui lui a valu le surnom de «pasteur rouge». Son commentaire très remarqué de l’Epître aux Romains l’amène à accepter un poste de professeur à Göttingen, en Allemagne, où il entreprend une réflexion théologique systématique, la Kirchliche Dogmatik, qui deviendra une référence majeure pour son siècle. En 1934, il est le principal auteur de la Déclaration de Barmen, acte fondateur de l’Eglise confessante antinazie. Expulsé d’Allemagne pour avoir refusé de prêter serment au Führer, il continue le combat depuis Bâle, où il devient professeur de théologie systématique. Le théologien Bonhoeffer, pour qui Barth était l’un des maîtres les plus influents, lui a rendu plusieurs fois visite en Suisse avant et pendant la guerre. Karl Barth l’a aidé, entre autres, à obtenir des visas de transit pour les Juifs fuyant le Reich dans le cadre de l’«Opération 7». PFY

«Lorsque le pape dénonce l'idolâtrie du profit à tout prix, il est pleinement à sa place»

ecrituremanuscrite CC(by-nc-nd) Rebecca via https://flic.kr/p/4sP4NHProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Sous la forme de la lettre ouverte, Jean-François Ramelet, pasteur, responsable de «l’esprit sainf — une oasis dans la ville» à Lausanne réagit au propos de Beat Kappeler sur la prise de parole publique des ministres du culte.

Photo: CC(by-nc-nd) Rebecca

Cher Beat Kappeler,

Vous souvenez-vous de moi? Jeune pasteur à Lutry, je vous avais invité, il y a plus de vingt ans, dans un cycle de conférences sur le thème: «le monde change et la Suisse?» Les orateurs venaient à la fois du monde politique, économique et théologique. Cette série avait rencontré un franc succès.

Si je vous écris ces mots, c’est que récemment, vous vous en êtes pris très vivement, au pape François, ainsi qu’à des pasteurs et ecclésiastiques, dans une tribune du journal NZZ am Sonntag. Selon vous le Pape, les curés et les pasteurs n’ont pas à prendre position sur des questions économiques ou politiques, mais devraient se concentrer sur les réalités «célestes».

Je m’étonne de l’indigence de vos propos. Comment quelqu’un d’aussi intelligent que vous peut-il se méprendre si lourdement sur ce qu’est la foi chrétienne? Le credo chrétien estime que Dieu n’est plus à chercher dans le firmament et dans les astres, puisqu’un jour il a mis pied à terre dans la personne de Jésus-Christ. C’est ce que l’on appelle «l’incarnation». J’y tiens mordicus.

L’incarnation signifie que la personne de Jésus-Christ, ses gestes, ses paroles, sa manière de vivre ont force de révélation. Et contrairement à ce que vous semblez penser, Jésus-Christ, pendant son ministère, ne s’est jamais illustré par des discours évanescents, métaphysiques et abscons sur le ciel, l’au-delà, les réalités d’en haut, mais rejoint plutôt l’humain dans son quotidien et l’interpelle sur ce qu’implique «croire en un Dieu d’amour».

Jésus parle ainsi de pardon, d’argent, d’impôts, de notre relation à César, des relations «parents – enfants», «hommes – femmes», «riches – pauvres», «malades et bien portants», «juifs et non-juifs», etc. D’ailleurs, Jésus a été mis à mort par le préfet romain Ponce Pilate au motif qu’il représentait un danger pour la «pax romana», autrement dit que ses propos menaçaient l’économie et l’autorité de l’empereur.

Une fois systématisée par les Pères de l’Eglise, puis par de nombreux philosophes et théologiens, la pensée de Jésus, va infuser pendant de longs siècles la culture occidentale, changer nos relations humaines; modifier notre rapport aux médiations, à l’argent, à l’économie, à l’autorité, c’est-à-dire au politique.

En cette année du Jubilé de la Réforme, je ne vais pas vous faire l’affront de vous rappeler tout ce que l’économie et le politique doivent à des prédicateurs qui ont osé parler de prêts à intérêt, de gouvernance, d’autodétermination, de liberté de conscience, etc.

Contrairement à vous, j’estime que lorsque le pape dénonce l’idolâtrie du profit à tout prix, il est pleinement à sa place. Il ne fait que signaler haut et fort, une perversion de l’économie, qui est l’accumulation et la captation de bénéfices et de richesses par quelques-uns. Je ne suis pas économiste, mais je crois que cette dérive est dangereuse et qu’elle pourrait dans un avenir proche, causer des conflits majeurs.

Karl Barth, éminent théologien bâlois du XXe siècle et résistant au nazisme, estimait qu’il fallait prêcher non seulement avec la Bible ouverte, mais aussi avec le journal ouvert. Il avait pleinement raison, ne vous en déplaise.

Vaccination du bétail : Eleveurs et agro-pasteurs du delta et de la vallée du fleuve sensibilisés

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall et le coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), Mouhamadou Moustapha Thiam, ont invité l’ensemble des éleveurs et agropasteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal à contribuer efficacement à la campagne de vaccination du bétail initiée par l’Etat.        

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de Saint-Louis, en présence du chef du service départemental de l’élevage et des services vétérinaires, M. Diémé, des représentants des Gallé Aynabé (maisons des éleveurs) des communes de Mpal, Fass-Ngom, Gandon, Ndibène Gandiole, etc., le gouverneur Sahite Fall a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de protéger le cheptel contre certaines maladies telles que les pestes bovine et ovine, les mouches tsé-tsé, etc., qui attaquent le bétail et ralentissent la production.

En effet, le cheptel souffre très souvent de maladies pernicieuses qui risquent de décimer les bovins. Parfois, les éleveurs sont dans la psychose avec la propagation de ces maladies qui attaquent les troupeaux de vaches.

Selon certains éleveurs du Gandiolais et du Toubé qui ont été très sensibles à l’appel du gouverneur Sahite Fall et du coordonnateur du Praps, Moustapha Thiam, les taux de mortalité et de maladie du bétail sont encore élevés et la couverture sanitaire est insuffisante du fait du nombre relativement faible de vétérinaires privés au moment où l’Etat s’est désengagé de ce domaine, « les produits vétérinaires sont encore chers et leur distribution et leur accessibilité sont limitées, la mortalité du bétail constitue une perte énorme estimée aussi à plusieurs milliards de FCfa ». Le coordonnateur du Praps, Mouhamadou Moustapha Thiam, a également laissé entendre que la vaccination est obligatoire pour tout le bétail, précisant qu’un animal déjà atteint de certaines maladies ne peut pas être sauvé par une vaccination.

Certains vétérinaires qui ont assisté à cette réunion ont réitéré leur engagement indéfectible à contribuer à la réussite de cette campagne de vaccination du bétail. Ils ont surtout tenu à rappeler que le sous-secteur de l’élevage concerne environ 350.000 ménages au Sénégal, touchant plus de 3.000.000 de personnes et constitue un élément important de la sécurité alimentaire. Avec un cheptel estimé à 3.000.000 de bovins, 9.000.000 d’ovins et caprins et 350.000 porcins, la production de viande qui est de près de 114.260 tonnes en 2005 est destinée à la consommation nationale. La production de lait estimée à un peu plus de 116 millions de litres ne représente qu’un tiers de la consommation intérieure. Les importations contrôlées de produits laitiers en 2005 portent sur 46.229 tonnes, soit pour une valeur de 42,4 milliards de FCFA, mais en progression tandis que les importations de viande portent sur un volume de 19.692 tonnes pour la même année, soit pour une valeur de 16,66 milliards de FCfa. Le sous-secteur de l’élevage représente plus du tiers de la valeur ajoutée du secteur primaire et plus de 7% du Pib du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

2èME CONVENTION INTERNATIONALE DE LA MISSION MARANATHA : Le pasteur Moussa …

Du jeudi 16 au dimanche 19 mars dernier, les fidèles chrétiens de la Mission évangélique Maranatha ont tenu leur 2ème Convention autour du thème central «L’église, la famille de Dieu».

Le premier responsable de cette organisation, Pasteur Moussa Bamba, venu des Etats-Unis où il réside, a animé, mercredi dernier, au siège de la Mission, à Cocody-Riviera-Allabra, une conférence de presse-bilan de la rencontre spirituelle.

Deux jours avant cette convention, le mardi 14 mars, les pasteurs et diacres de la Mission Maranatha ont été, deux jours durant, formés sur «la fidélité envers Dieu et dans la mission», «l’attachement à Dieu et l’attachement à la vision de la mission» et sur «la loyauté dans la mission et envers le responsable de la mission», «car la déloyauté, a-t-il révélé, est la principale source des crises dans nos églises aujourd’hui». A l’en croire «la loyauté du Roi David envers Jonathan, fils de Saul, nous a édifiés. L’attachement du Prophète Elysée envers son maître et père Eli le prophète nous a permis de comprendre que l’attachement dans le ministère peut conduire à des bénédictions inespérées. La fidélité des Recabites envers leur père jusqu’à s’opposer au prophète Jérémie nous a inspiré, au cours de ces deux jours de formation».

Revenant à cette 2ème Convention, il a souligné qu’elle a réuni «l’ensemble de nos églises à l’intérieur et à l’extérieur de la Côte d’Ivoire». Plusieurs sous-thèmes dérivés du thème central «L’église, la famille de Dieu» ont été, a-t-il précisé, développé par différents orateurs. «Nous pouvons retenir, durant ces quatre jours qu’a duré notre convention, que l’église est la famille de Dieu. Et, malheureusement, au sein de cette famille, nous faisons face à plusieurs crises. Ces crises sont liées au fait que ce ne sont pas tous ceux qui sont à l’église qui sont convertis», a estimé le serviteur de Dieu. «Nous avons identifié trois catégories de personnes au sein de l’Eglise : les personnes spirituelles, donc convertis, qui travaillent pour l’avancement de l’église et du royaume de Dieu ; les nouveaux convertis, donc des personnes à éduquer, qui sont de bonne foi, mais qui ne comprennent pas trop bien le fonctionnement de l’église ; et les personnes charnelles, qui sont des individus à l’Eglise depuis un certain temps, mais qui refusent de se convertir», a-t-il poursuivi.

Il est persuadé que «le danger que l’église de Jésus-Christ court aujourd’hui est que plusieurs de ces personnes charnelles ont reçu le baptême, ont même présenté des signes apparemment spirituels. Mais, dans le fond, elles ne sont pas converties. Et le pasteur leur confie des responsabilités ; certaines deviennent même des pasteurs sans avoir été un jour converties» .

Marcellin BOGUY

Une église suédoise forme des pasteurs évangélistes marocains

Londres : L’église voudrait que ces recrues marocaines, puissent travailler en tant que pasteurs évangélistes, auprès des réfugiés arabes.

Les futurs pasteurs marocains en formation – PH Dagen

En effet, l’église ‘församlingsgemenskapen i Centrumkyrkan Sundbyberg’, centre évangéliste de la commune de Sundbyberg, dans le comté de Stokholm en Suède, a lancé une formation, au profit de 25 étudiants arabophones, dont des marocains. Ceux-ci sont destinés à devenir des pasteurs évangélistes.

Selon l’édition suédoise, du journal pan-scandinave, Dagen, ces étudiants marocains et ceux d’autres nationalités, auront pour missions, d’évangéliser et essayer d’atteindre toutes les personnes arabes qui arrivent en Suède, en tant que réfugiés.

La formation, indique le journal scandinave, est théologique. Elle est dispensée en langue arabe, avec des programmes parallèles en anglais et en suédois.

Ces étudiants marocains, ajoutent la même source, sont eux-mêmes des immigrés. Ils pourront après, obtention de leur diplômes, travailler en tant que pasteurs évangélistes, en Suède. Ils sont également habilité à s’activer dans les pays arabes et aux USA. L’église de Sundbyberg a indiqué qu’elle travaille à leur obtenir aussi des accréditations pour l’Allemagne.

En plus du Maroc, les étudiants viennent de l’Egypte, de Syrie et d’Irak.

CHRISTIANISME EVANGELISTE

Le christianisme évangéliste, à laquelle appartient l’église de Sundbyberg, est la branche, la plus farouchement prosélyte, du christianisme.

Il s’agit d’un courant religieux très vigoureux, grâce notamment à la richesse financière et l’hyper-activisme de ses branches américaines.

C’est un ensemble qui réunit des confessions chrétiennes initialement inspirées par la Réforme protestante dans diverses Églises. Ce mouvement compte 600 millions de croyants, de part le monde.

Reunion des pasteurs et fidèles de l`église Lumière Chrétiennes dans le cadre des retrouvailles …

SociétéReunion des pasteurs et fidèles de l`église Lumière Chrétiennes dans le cadre des retrouvailles du sommet Esther et Mardochée

Publié le lundi 20 mars 2017   |  RTG1



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Erythrée : l'exemple des pasteurs face à la persécution

 

En Érythrée, plusieurs responsables d’églises sont emprisonnés depuis des années en raison de leur foi. Leur persévérance aide les chrétiens à tenir ferme dans leur foi.

300-chronique-erythree-oriDe nombreux responsables d’églises en Érythrée sont en prison depuis une dizaine d’années. Il y a sans doute peu de pays dans le monde où l’on peut faire la même remarque effarante. L’Érythrée, ce minuscule pays situé dans la Corne de l’Afrique continue d’être un véritable cauchemar pour les chrétiens qui veulent y pratiquer leur foi. Pourtant, un chrétien érythréen attire notre attention sur un point de lumière situé au milieu de ce tableau noir. D’après lui, il est remarquable de voir combien les épreuves que traversent les responsables d’églises en Erythrée inspirent les paroissiens. Il explique : « Puisque nos responsables paient au prix fort le fait de connaître Christ, alors nous aussi ! Nous n’avons jamais vu nos responsables fuir, douter ou abandonner. Depuis les hauts murs de la prison ou des conteneurs métalliques entreposés en plein soleil, ou depuis leur domicile où ils sont assignés à résidence, les responsables chrétiens érythréens montrent aux membres des églises que Christ en vaut la peine. Rien, pas même un sermon dans le plus grand des stades ne fait avancer l’Évangile plus rapidement que leur exemple. »

En Érythrée la principale source de persécution est la dictature. Des milliers de chrétiens ont été emprisonnés et beaucoup sont morts en détention. Ceux qui tentent de fuir le pays sont abattus par les forces de sécurité. Le 12 novembre 2015, un chrétien parvient à s’évader d’une prison et rapporte que parmi les 108 chrétiens détenus, beaucoup sont morts sous la torture ou de pneumonie. Lui-même a été sévèrement frappé. L’Érythrée contribue largement à la crise mondiale des réfugiés : des milliers de personnes continuent à fuir le pays.

Deux pasteurs sud-coréens arrêtés en Chine pour avoir aidé des Nord-Coréens persécutés

Temps de lecture : 2 minutes

Deux pasteurs chrétiens sud-coréens ont été arrêtés en Chine parce qu’ils ont aidé à protéger des Nord-Coréens persécutés.

Les pasteurs arrêtés ont aidé des « dissidents » Nord-Coréens à quitter la Chine car ils risquaient d’être rapatriés dans leur pays où les violations des droits de l’homme sont alarmants, rapporte le Yonhap News.

Les épouses des deux pasteurs ont également été initialement arrêtées et interrogées, mais relâchées plus tard.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères de Séoul a révélé que les pasteurs sont détenus dans un centre de détention de la province de Liaoning, dans le nord-est du pays.

En février, la Chine avait déjà arrêté 4 missionnaires sud-coréens et expulsé 32 autres, suite à une série de raids policiers sur des églises. Ces premiers avaient également contribué à faire s’enfuir des  persécutées du régime de Kim Jong-un.

La Corée du Nord possède le gouvernement le plus oppressif au monde et est certainement le pays le plus fermé et le plus isolé de la planète. Le régime est accusé par la Commission d’enquête des Nations unies de crimes contre l’humanité.

« Ces crimes contre l’humanité incluent l’incarcération de 100 000 à 200 000 prisonniers politiques qui sont soumis aux pires formes de torture, d’esclavage, de déni de soins médicaux, et dans certains cas de violence sexuelle », avait déclaré au Christian Post Benoît Rogers, chef d’équipe de Christian Solidarity Worldwide en Asie de l’Est.

Selon plusieurs organisations comme Portes Ouvertes, la Corée du nord est le pays le plus dangereux pour les chrétiens qui doivent garder leur foi secrète s’ils ne veulent pas « être arrêtés, enlevés ou même exécutés si leur foi est découverte ».

Prions pour les chrétiens de Corée du Nord afin que le Seigneur les protège et aide ceux qui essaient de fuir la tyrannie.