Monthly Archives: March 2017

Ces théologiens qui ont résisté à Hitler

Le théologien Dietrich Bonhoeffer (à g.) est entré en Résistance en 1938 grâce à la complicité de son beau-frère Hans von Dohnanyi (en haut à dr.). Avec les hauts gradés Wilhelm Canaris (centre) et Henning von Tresckow (en bas), ils ont participé à un complot pour renverser Hitler. © BArch/DR

Le théologien Dietrich Bonhoeffer (à g.) est entré en Résistance en 1938 grâce à la complicité de son beau-frère Hans von Dohnanyi (en haut à dr.). Avec les hauts gradés Wilhelm Canaris (centre) et Henning von Tresckow (en bas), ils ont participé à un complot pour renverser Hitler. © BArch/DR

31.03.2017

Sous le nazisme, des pasteurs ont osé défier le Führer. Le cas de Dietrich Bonhoeffer est exemplaire

K Pascal Fleury

Résistance »   Face à la montée du nazisme et de l’antisémitisme en Allemagne, des pasteurs courageux ont osé résister. L’un de ces héros antifascistes est le luthérien Dietrich Bonhoeffer, considéré aujourd’hui comme l’un des théologiens protestants les plus marquants du XXe siècle.

La fronde a débuté dès 1933, lorsque Hitler a voulu prendre le contrôle des 28 Eglises protestantes régionales en leur imposant un organisme d’Etat centralisé, dirigé par des évêques pronazis. Le Führer, animé d’une haine abyssale des Juifs et des bolcheviks, rêve de faire de l’Europe orientale «l’espace vital de la race nordique». Mais il craint que les Eglises ne mettent ses projets en danger. Côté catholique, n’ayant aucun pouvoir sur le pape, il négocie un concordat le 20 juillet 1933. Côté protestant, il se montre beaucoup plus autoritaire.

Obligation morale

«Dietrich Bonhoeffer est l’un des premiers théologiens qui reconnaît dans la politique hitlérienne contre les Juifs un problème posé à l’Eglise», observe le pasteur Ferdinand Schlingensiepen, auteur d’une biographie de référence sur le théologien allemand1. Alerté par son beau-frère juriste Hans von Dohnanyi, il intervient publiquement avant même le vote de la loi d’exclusion des fonctionnaires et de son «paragraphe aryen».

«L’Eglise a une obligation inconditionnelle vis-à-vis des victimes de toute organisation sociale, même si ces victimes n’appartiennent pas à la communauté chrétienne», souligne-t-il dans un article intitulé «L’Eglise et la question juive».

«Kirchenkampf»

Un combat acharné, externe et interne à l’Eglise luthérienne – le «Kirchenkampf» – s’engage alors dans le pays. L’évêque Martin Sasse fait flotter le drapeau à croix gammée sur l’évêché de Thuringe, proclamant haut et fort la pensée des chrétiens allemands pronazis: «Il n’y a plus de vie en Allemagne en dehors du Führer.» En face, une vingtaine de théologiens, dont Bonhoeffer, se révoltent. Ils créent la Ligue de crise des pasteurs, qui deviendra le noyau dur de l’Eglise confessante.

En un temps record, environ 2000 clercs s’y rallient. Regroupés autour du théologien Martin Niemöller, ils sont même 7000 en janvier 1934, soit un tiers de tous les pasteurs du pays, à se dresser contre les mesures de persécution antisémites.

Pour sa part, Dietrich Bonhoeffer est appelé par l’Eglise confessante à diriger un séminaire pour la formation des futurs pasteurs à Finkenwalde près de Stettin, mais en 1937 déjà, la police le fait fermer et 27 étudiants sont emprisonnés. La formation se poursuit dès lors plus discrètement sous forme de «vicariats collectifs» animés dans des presbytères.

Dans la Résistance

Bonhoeffer reste sur ses gardes. Il en sait davantage que la plupart de ses collègues sur ce qui se passe réellement en Allemagne. Il est informé par la presse étrangère, par ses relations à Londres où il gère une paroisse, et surtout par son beau-frère juriste, qui rassemble dès 1933 une documentation secrète sur les crimes nazis.

Proche collaborateur du ministre de la Justice Franz Gürt­ner puis conseiller à la Cour de Leipzig, von Dohnanyi sympathise avec le juriste militaire Karl Sack et le colonel Hans Oster. Ce fils de pasteur est l’adjoint de l’amiral Wilhelm Canaris, chef des renseignements militaires (Abwehr). Dès 1938, tous ces hommes influents élaborent des plans pour renverser Hitler. Bonhoeffer est rapidement mis dans la confidence.

Dès lors, le pasteur va s’engager dans la Résistance, tout en poursuivant ses mandats au service de l’Eglise confessante. Alors qu’on lui confie des paroisses dans le nord du Reich, il apprend l’existence d’actions d’euthanasie secrètes dans les asiles et hôpitaux psychiatriques de Poméranie. Par l’intermédiaire de pasteurs, il réussit à faire pression jusqu’à la chancellerie du Reich. En août 1941, Hitler doit mettre un terme par décret à ce programme meurtrier.

Avec von Dohnanyi, désormais au service du contre-espionnage de l’amiral Canaris, Bonhoeffer prend aussi activement la défense des Juifs persécutés. Nommé agent de liaison de l’Abwehr (V-Mann), ce qui lui permet de voyager, il participe à l’«Opération 7», qui permet le sauvetage de quatorze Juifs via la Suisse (lire ci-dessous). Pour les exfiltrer, von Dohnanyi a l’idée ingénieuse de les faire passer pour des «agents secrets» de l’Abwehr, comme le racontent Elisabeth Sifton et Fritz Stern2.

Le 13 mars 1943, les comploteurs de l’Abwehr tentent un grand coup lors de la visite du Führer au quartier général de Smolensk, sur le front de l’Est. Henning von Tresckow place une bombe dans l’avion du Führer, camouflée dans un paquet de deux bouteilles de Cointreau. L’explosif lui a été livré par von Dohnanyi, qui accompagne sur place l’amiral Canaris. Mais le mécanisme ne fonctionne pas, vraisemblablement en raison des basses températures dans la soute. En juillet 1944, Canaris et Tresckow participeront aussi à l’opération Walkyrie, sans davantage de succès.

Quelques jours après l’échec de Smolensk de 1943, Bonhoeffer et Dohnanyi sont arrêtés et emprisonnés pour trahison et «violation des changes» dans le cadre de l’«Opération 7». Ils sont exécutés deux ans plus tard dans les camps de concentration de Flossenbürg et Sachsenhausen, le 9 avril 1945, sur ordre d’Hitler, avec d’autres membres du groupe Canaris.

Dans ses lettres et notes de captivité3, Bonhoeffer a écrit: «L’ultime question que me pose ma responsabilité n’est pas de savoir comment je me tirerai d’affaire héroïquement, mais comment la génération à venir pourra continuer de vivre.»

1 Ferdinand Schlingensiepen, Dietrich Bonhoeffer 1906 – 1945, Nouvelle édition revue par Jean-Louis Schlegel, Editions Salvator, 2015.

2 Elisabeth Sifton et Fritz Stern, Des hommes peu ordinaires – Dietrich Bonhoeffer et Hans von Dohnanyi, Editions Gallimard, 2014.

3 Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission – Lettres et notes de captivité, Ed. Labor et Fides, 2006

Radio: Ve: 13h30 TV: Karl Barth – le libre-penseur de Dieu 
Di: 20h30 Lu: 24h

L’Eglise confessante antinazie à laquelle adhérait Dietrich Bonhoeffer était soutenue également par un autre éminent théologien protestant du XXe siècle, le Suisse Karl Barth.

Fils et petit-fils de pasteur, Karl Barth (1886-1968, photo DR) a commencé par exercer comme pasteur à Safenwil, en Argovie, s’intéressant aux problèmes sociaux et syndicaux des paysans, ce qui lui a valu le surnom de «pasteur rouge». Son commentaire très remarqué de l’Epître aux Romains l’amène à accepter un poste de professeur à Göttingen, en Allemagne, où il entreprend une réflexion théologique systématique, la Kirchliche Dogmatik, qui deviendra une référence majeure pour son siècle. En 1934, il est le principal auteur de la Déclaration de Barmen, acte fondateur de l’Eglise confessante antinazie. Expulsé d’Allemagne pour avoir refusé de prêter serment au Führer, il continue le combat depuis Bâle, où il devient professeur de théologie systématique. Le théologien Bonhoeffer, pour qui Barth était l’un des maîtres les plus influents, lui a rendu plusieurs fois visite en Suisse avant et pendant la guerre. Karl Barth l’a aidé, entre autres, à obtenir des visas de transit pour les Juifs fuyant le Reich dans le cadre de l’«Opération 7». PFY

«Lorsque le pape dénonce l'idolâtrie du profit à tout prix, il est pleinement à sa place»

ecrituremanuscrite CC(by-nc-nd) Rebecca via https://flic.kr/p/4sP4NHProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Sous la forme de la lettre ouverte, Jean-François Ramelet, pasteur, responsable de «l’esprit sainf — une oasis dans la ville» à Lausanne réagit au propos de Beat Kappeler sur la prise de parole publique des ministres du culte.

Photo: CC(by-nc-nd) Rebecca

Cher Beat Kappeler,

Vous souvenez-vous de moi? Jeune pasteur à Lutry, je vous avais invité, il y a plus de vingt ans, dans un cycle de conférences sur le thème: «le monde change et la Suisse?» Les orateurs venaient à la fois du monde politique, économique et théologique. Cette série avait rencontré un franc succès.

Si je vous écris ces mots, c’est que récemment, vous vous en êtes pris très vivement, au pape François, ainsi qu’à des pasteurs et ecclésiastiques, dans une tribune du journal NZZ am Sonntag. Selon vous le Pape, les curés et les pasteurs n’ont pas à prendre position sur des questions économiques ou politiques, mais devraient se concentrer sur les réalités «célestes».

Je m’étonne de l’indigence de vos propos. Comment quelqu’un d’aussi intelligent que vous peut-il se méprendre si lourdement sur ce qu’est la foi chrétienne? Le credo chrétien estime que Dieu n’est plus à chercher dans le firmament et dans les astres, puisqu’un jour il a mis pied à terre dans la personne de Jésus-Christ. C’est ce que l’on appelle «l’incarnation». J’y tiens mordicus.

L’incarnation signifie que la personne de Jésus-Christ, ses gestes, ses paroles, sa manière de vivre ont force de révélation. Et contrairement à ce que vous semblez penser, Jésus-Christ, pendant son ministère, ne s’est jamais illustré par des discours évanescents, métaphysiques et abscons sur le ciel, l’au-delà, les réalités d’en haut, mais rejoint plutôt l’humain dans son quotidien et l’interpelle sur ce qu’implique «croire en un Dieu d’amour».

Jésus parle ainsi de pardon, d’argent, d’impôts, de notre relation à César, des relations «parents – enfants», «hommes – femmes», «riches – pauvres», «malades et bien portants», «juifs et non-juifs», etc. D’ailleurs, Jésus a été mis à mort par le préfet romain Ponce Pilate au motif qu’il représentait un danger pour la «pax romana», autrement dit que ses propos menaçaient l’économie et l’autorité de l’empereur.

Une fois systématisée par les Pères de l’Eglise, puis par de nombreux philosophes et théologiens, la pensée de Jésus, va infuser pendant de longs siècles la culture occidentale, changer nos relations humaines; modifier notre rapport aux médiations, à l’argent, à l’économie, à l’autorité, c’est-à-dire au politique.

En cette année du Jubilé de la Réforme, je ne vais pas vous faire l’affront de vous rappeler tout ce que l’économie et le politique doivent à des prédicateurs qui ont osé parler de prêts à intérêt, de gouvernance, d’autodétermination, de liberté de conscience, etc.

Contrairement à vous, j’estime que lorsque le pape dénonce l’idolâtrie du profit à tout prix, il est pleinement à sa place. Il ne fait que signaler haut et fort, une perversion de l’économie, qui est l’accumulation et la captation de bénéfices et de richesses par quelques-uns. Je ne suis pas économiste, mais je crois que cette dérive est dangereuse et qu’elle pourrait dans un avenir proche, causer des conflits majeurs.

Karl Barth, éminent théologien bâlois du XXe siècle et résistant au nazisme, estimait qu’il fallait prêcher non seulement avec la Bible ouverte, mais aussi avec le journal ouvert. Il avait pleinement raison, ne vous en déplaise.

Vaccination du bétail : Eleveurs et agro-pasteurs du delta et de la vallée du fleuve sensibilisés

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall et le coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), Mouhamadou Moustapha Thiam, ont invité l’ensemble des éleveurs et agropasteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal à contribuer efficacement à la campagne de vaccination du bétail initiée par l’Etat.        

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de Saint-Louis, en présence du chef du service départemental de l’élevage et des services vétérinaires, M. Diémé, des représentants des Gallé Aynabé (maisons des éleveurs) des communes de Mpal, Fass-Ngom, Gandon, Ndibène Gandiole, etc., le gouverneur Sahite Fall a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de protéger le cheptel contre certaines maladies telles que les pestes bovine et ovine, les mouches tsé-tsé, etc., qui attaquent le bétail et ralentissent la production.

En effet, le cheptel souffre très souvent de maladies pernicieuses qui risquent de décimer les bovins. Parfois, les éleveurs sont dans la psychose avec la propagation de ces maladies qui attaquent les troupeaux de vaches.

Selon certains éleveurs du Gandiolais et du Toubé qui ont été très sensibles à l’appel du gouverneur Sahite Fall et du coordonnateur du Praps, Moustapha Thiam, les taux de mortalité et de maladie du bétail sont encore élevés et la couverture sanitaire est insuffisante du fait du nombre relativement faible de vétérinaires privés au moment où l’Etat s’est désengagé de ce domaine, « les produits vétérinaires sont encore chers et leur distribution et leur accessibilité sont limitées, la mortalité du bétail constitue une perte énorme estimée aussi à plusieurs milliards de FCfa ». Le coordonnateur du Praps, Mouhamadou Moustapha Thiam, a également laissé entendre que la vaccination est obligatoire pour tout le bétail, précisant qu’un animal déjà atteint de certaines maladies ne peut pas être sauvé par une vaccination.

Certains vétérinaires qui ont assisté à cette réunion ont réitéré leur engagement indéfectible à contribuer à la réussite de cette campagne de vaccination du bétail. Ils ont surtout tenu à rappeler que le sous-secteur de l’élevage concerne environ 350.000 ménages au Sénégal, touchant plus de 3.000.000 de personnes et constitue un élément important de la sécurité alimentaire. Avec un cheptel estimé à 3.000.000 de bovins, 9.000.000 d’ovins et caprins et 350.000 porcins, la production de viande qui est de près de 114.260 tonnes en 2005 est destinée à la consommation nationale. La production de lait estimée à un peu plus de 116 millions de litres ne représente qu’un tiers de la consommation intérieure. Les importations contrôlées de produits laitiers en 2005 portent sur 46.229 tonnes, soit pour une valeur de 42,4 milliards de FCFA, mais en progression tandis que les importations de viande portent sur un volume de 19.692 tonnes pour la même année, soit pour une valeur de 16,66 milliards de FCfa. Le sous-secteur de l’élevage représente plus du tiers de la valeur ajoutée du secteur primaire et plus de 7% du Pib du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

2èME CONVENTION INTERNATIONALE DE LA MISSION MARANATHA : Le pasteur Moussa …

Du jeudi 16 au dimanche 19 mars dernier, les fidèles chrétiens de la Mission évangélique Maranatha ont tenu leur 2ème Convention autour du thème central «L’église, la famille de Dieu».

Le premier responsable de cette organisation, Pasteur Moussa Bamba, venu des Etats-Unis où il réside, a animé, mercredi dernier, au siège de la Mission, à Cocody-Riviera-Allabra, une conférence de presse-bilan de la rencontre spirituelle.

Deux jours avant cette convention, le mardi 14 mars, les pasteurs et diacres de la Mission Maranatha ont été, deux jours durant, formés sur «la fidélité envers Dieu et dans la mission», «l’attachement à Dieu et l’attachement à la vision de la mission» et sur «la loyauté dans la mission et envers le responsable de la mission», «car la déloyauté, a-t-il révélé, est la principale source des crises dans nos églises aujourd’hui». A l’en croire «la loyauté du Roi David envers Jonathan, fils de Saul, nous a édifiés. L’attachement du Prophète Elysée envers son maître et père Eli le prophète nous a permis de comprendre que l’attachement dans le ministère peut conduire à des bénédictions inespérées. La fidélité des Recabites envers leur père jusqu’à s’opposer au prophète Jérémie nous a inspiré, au cours de ces deux jours de formation».

Revenant à cette 2ème Convention, il a souligné qu’elle a réuni «l’ensemble de nos églises à l’intérieur et à l’extérieur de la Côte d’Ivoire». Plusieurs sous-thèmes dérivés du thème central «L’église, la famille de Dieu» ont été, a-t-il précisé, développé par différents orateurs. «Nous pouvons retenir, durant ces quatre jours qu’a duré notre convention, que l’église est la famille de Dieu. Et, malheureusement, au sein de cette famille, nous faisons face à plusieurs crises. Ces crises sont liées au fait que ce ne sont pas tous ceux qui sont à l’église qui sont convertis», a estimé le serviteur de Dieu. «Nous avons identifié trois catégories de personnes au sein de l’Eglise : les personnes spirituelles, donc convertis, qui travaillent pour l’avancement de l’église et du royaume de Dieu ; les nouveaux convertis, donc des personnes à éduquer, qui sont de bonne foi, mais qui ne comprennent pas trop bien le fonctionnement de l’église ; et les personnes charnelles, qui sont des individus à l’Eglise depuis un certain temps, mais qui refusent de se convertir», a-t-il poursuivi.

Il est persuadé que «le danger que l’église de Jésus-Christ court aujourd’hui est que plusieurs de ces personnes charnelles ont reçu le baptême, ont même présenté des signes apparemment spirituels. Mais, dans le fond, elles ne sont pas converties. Et le pasteur leur confie des responsabilités ; certaines deviennent même des pasteurs sans avoir été un jour converties» .

Marcellin BOGUY

Une église suédoise forme des pasteurs évangélistes marocains

Londres : L’église voudrait que ces recrues marocaines, puissent travailler en tant que pasteurs évangélistes, auprès des réfugiés arabes.

Les futurs pasteurs marocains en formation – PH Dagen

En effet, l’église ‘församlingsgemenskapen i Centrumkyrkan Sundbyberg’, centre évangéliste de la commune de Sundbyberg, dans le comté de Stokholm en Suède, a lancé une formation, au profit de 25 étudiants arabophones, dont des marocains. Ceux-ci sont destinés à devenir des pasteurs évangélistes.

Selon l’édition suédoise, du journal pan-scandinave, Dagen, ces étudiants marocains et ceux d’autres nationalités, auront pour missions, d’évangéliser et essayer d’atteindre toutes les personnes arabes qui arrivent en Suède, en tant que réfugiés.

La formation, indique le journal scandinave, est théologique. Elle est dispensée en langue arabe, avec des programmes parallèles en anglais et en suédois.

Ces étudiants marocains, ajoutent la même source, sont eux-mêmes des immigrés. Ils pourront après, obtention de leur diplômes, travailler en tant que pasteurs évangélistes, en Suède. Ils sont également habilité à s’activer dans les pays arabes et aux USA. L’église de Sundbyberg a indiqué qu’elle travaille à leur obtenir aussi des accréditations pour l’Allemagne.

En plus du Maroc, les étudiants viennent de l’Egypte, de Syrie et d’Irak.

CHRISTIANISME EVANGELISTE

Le christianisme évangéliste, à laquelle appartient l’église de Sundbyberg, est la branche, la plus farouchement prosélyte, du christianisme.

Il s’agit d’un courant religieux très vigoureux, grâce notamment à la richesse financière et l’hyper-activisme de ses branches américaines.

C’est un ensemble qui réunit des confessions chrétiennes initialement inspirées par la Réforme protestante dans diverses Églises. Ce mouvement compte 600 millions de croyants, de part le monde.

Reunion des pasteurs et fidèles de l`église Lumière Chrétiennes dans le cadre des retrouvailles …

SociétéReunion des pasteurs et fidèles de l`église Lumière Chrétiennes dans le cadre des retrouvailles du sommet Esther et Mardochée

Publié le lundi 20 mars 2017   |  RTG1



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Erythrée : l'exemple des pasteurs face à la persécution

 

En Érythrée, plusieurs responsables d’églises sont emprisonnés depuis des années en raison de leur foi. Leur persévérance aide les chrétiens à tenir ferme dans leur foi.

300-chronique-erythree-oriDe nombreux responsables d’églises en Érythrée sont en prison depuis une dizaine d’années. Il y a sans doute peu de pays dans le monde où l’on peut faire la même remarque effarante. L’Érythrée, ce minuscule pays situé dans la Corne de l’Afrique continue d’être un véritable cauchemar pour les chrétiens qui veulent y pratiquer leur foi. Pourtant, un chrétien érythréen attire notre attention sur un point de lumière situé au milieu de ce tableau noir. D’après lui, il est remarquable de voir combien les épreuves que traversent les responsables d’églises en Erythrée inspirent les paroissiens. Il explique : « Puisque nos responsables paient au prix fort le fait de connaître Christ, alors nous aussi ! Nous n’avons jamais vu nos responsables fuir, douter ou abandonner. Depuis les hauts murs de la prison ou des conteneurs métalliques entreposés en plein soleil, ou depuis leur domicile où ils sont assignés à résidence, les responsables chrétiens érythréens montrent aux membres des églises que Christ en vaut la peine. Rien, pas même un sermon dans le plus grand des stades ne fait avancer l’Évangile plus rapidement que leur exemple. »

En Érythrée la principale source de persécution est la dictature. Des milliers de chrétiens ont été emprisonnés et beaucoup sont morts en détention. Ceux qui tentent de fuir le pays sont abattus par les forces de sécurité. Le 12 novembre 2015, un chrétien parvient à s’évader d’une prison et rapporte que parmi les 108 chrétiens détenus, beaucoup sont morts sous la torture ou de pneumonie. Lui-même a été sévèrement frappé. L’Érythrée contribue largement à la crise mondiale des réfugiés : des milliers de personnes continuent à fuir le pays.

Deux pasteurs sud-coréens arrêtés en Chine pour avoir aidé des Nord-Coréens persécutés

Temps de lecture : 2 minutes

Deux pasteurs chrétiens sud-coréens ont été arrêtés en Chine parce qu’ils ont aidé à protéger des Nord-Coréens persécutés.

Les pasteurs arrêtés ont aidé des « dissidents » Nord-Coréens à quitter la Chine car ils risquaient d’être rapatriés dans leur pays où les violations des droits de l’homme sont alarmants, rapporte le Yonhap News.

Les épouses des deux pasteurs ont également été initialement arrêtées et interrogées, mais relâchées plus tard.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères de Séoul a révélé que les pasteurs sont détenus dans un centre de détention de la province de Liaoning, dans le nord-est du pays.

En février, la Chine avait déjà arrêté 4 missionnaires sud-coréens et expulsé 32 autres, suite à une série de raids policiers sur des églises. Ces premiers avaient également contribué à faire s’enfuir des  persécutées du régime de Kim Jong-un.

La Corée du Nord possède le gouvernement le plus oppressif au monde et est certainement le pays le plus fermé et le plus isolé de la planète. Le régime est accusé par la Commission d’enquête des Nations unies de crimes contre l’humanité.

« Ces crimes contre l’humanité incluent l’incarcération de 100 000 à 200 000 prisonniers politiques qui sont soumis aux pires formes de torture, d’esclavage, de déni de soins médicaux, et dans certains cas de violence sexuelle », avait déclaré au Christian Post Benoît Rogers, chef d’équipe de Christian Solidarity Worldwide en Asie de l’Est.

Selon plusieurs organisations comme Portes Ouvertes, la Corée du nord est le pays le plus dangereux pour les chrétiens qui doivent garder leur foi secrète s’ils ne veulent pas « être arrêtés, enlevés ou même exécutés si leur foi est découverte ».

Prions pour les chrétiens de Corée du Nord afin que le Seigneur les protège et aide ceux qui essaient de fuir la tyrannie.

P. Gustave Wanme : « Chaque évêque doit avoir un directeur de communication »

Le P. Gustave Wanme / Charles Ayetan / UO Africa

Le P. Gustave Wanme / Charles Ayetan / UO Africa

Prêtre du diocèse de Dapaong, au Togo, P. Gustave Wanme est docteur en communication, ayant soutenu une thèse sur « La médiatisation de l’Afrique dans la presse française : le cas emblématique de la Côte d’Ivoire (1990-2006) » à l’Université de Lille 3.

Il confie à Urbi & Orbi Africa, sa mission de porte-parole des évêques et analyse les médias catholiques du pays.

Vous êtes secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques du Togo depuis 2010. Quelle est votre mission ?

P. Gustave Wanme : En tant que porte-parole, je suis chargé de préparer et diffuser les communiqués de presse de la Conférence des évêques du Togo. J’ai également pour mission de rendre publique toute information jugée nécessaire par les évêques à l’attention des fidèles mais aussi du peuple en général. Ces informations concernent la vie de l’Église mais aussi les questions sociopolitiques du pays et sont diffusées surtout par voie de presse, radio et télévision.

Qu’est-ce qui motive la conférence épiscopale à communiquer ?

P. G. W. : En général, les évêques communiquent sur un sujet pastoral ou sociopolitique. Mais, contrairement à ce que l’on pense, ils sont davantage préoccupés par les questions ecclésiales que sociopolitiques. En tant que pasteurs, leur premier rôle, c’est l’évangélisation : annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. Et les messages les plus fréquents sont d’ordre pastoral. Cependant, ils interviennent aussi sur des questions sociopolitiques. C’est le cas de leur lettre pastorale « Soyons responsables dans la justice et la vérité » du 27 avril 2016.

Que communiquent-ils et par quels moyens ?

P. G. W. : À travers les moyens de communication sociale, les évêques éduquent et enseignent le peuple dans leurs diocèses respectifs. Ils se concertent aussi entre eux, puis donnent et reçoivent des conseils mutuellement. Ils interpellent ainsi à la vigilance, à la justice, au pardon, à la paix et à la justice sociale. Les évêques communiquent et enseignent par les homélies, les lettres pastorales, leurs conseils, mais aussi à travers les médias, catholiques ou non.

Et pourtant l’Église est souvent accusée de « silence coupable » par certains ?

P. G. W. : C’est à tort. Car, l’Église ne communique pas seulement par voie médiatique. Les évêques, collégialement ou individuellement, font appel à la communication interpersonnelle. En effet, des contacts personnels sont initiés à travers des audiences, rencontres, médiations et négociations diplomatiques qu’on ne peut pas rendre publiques, etc., en vue de la résolution des conflits sociaux et/ou politiques. Dans tous les cas, en tant que pasteurs, les évêques s’adressent à tous les fidèles, quelle que soit leur appartenance politique ; et leur rôle n’est pas de condamner une partie, mais de dire la vérité à chacun.

Quelles relations les évêques du Togo entretiennent-ils avec les médias ?

P. G. W. : La conférence des évêques a un intérêt particulier pour les médias. La preuve, c’est qu’il y a un évêque chargé des moyens de communication sociale au sein de cette conférence épiscopale, et chaque évêque manifeste cet intérêt aux médias dans son diocèse : radio, journaux, télévision, réseaux sociaux, etc. Aujourd’hui, la plupart des évêques utilisent Facebook, whatsapp où ils diffusent leurs communiqués et dialogue avec les peuples.

Quelles sont les perspectives d’avenir dans ce domaine ?

P. G. W. : Chaque évêque devra envisager la nomination d’un directeur de communication dans son diocèse. Actuellement, chaque diocèse dispose d’un responsable de la communication sociale qui joue un peu le rôle de directeur de communication. Mais il faudra envisager d’en avoir un qui joue pleinement ce rôle. Et selon les besoins des diocèses, ces directeurs de communication pourraient être déchargés de responsabilité paroissiale afin d’être consacrée totalement à la pastorale des médias.

Recueilli par Charles Ayetan (à Lomé)

Vietnam : 2 pasteurs kidnappés, dépouillés et battus avec des tiges de métal

Temps de lecture : 2 minutes

Au Vietnam, deux pasteurs chrétiens ont récemment été enlevés, dépouillés et battus avec des tiges de métal par un groupe d’hommes qu’ils soupçonnent de travailler pour la police, rapporte Asia News.

Interviewé par Radio Free Asia, le pasteur protestant Nguyen Trung Ton, a déclaré que lui et le pasteur Nguyen Viet Tu, ont été enlevés par des inconnus à la fin février après leur arrivée dans un aéroport local.

Le militant vietnamien pro-démocratique, qui a déjà été emprisonné par le passé pour avoir défendu la cause des chrétiens, a expliqué qu’ils étaient tous deux en route pour rencontrer d’autres activistes quand ils ont été capturés dans une fourgonnette après avoir été roués de coups.

Cagoulés, ils ont été emmenés dans un bois isolé où les agresseurs les ont à nouveau molestés avec des tiges de métal avant de les dépouiller de leurs vêtements et de leurs affaires.

Après le départ des attaquants, les résidents locaux ont trouvé les pasteurs blessés et leur ont porté secours.

En novembre 2016, le gouvernement communiste du Vietnam a adopté une nouvelle loi qui réduit sévèrement la liberté religieuse ; toutes les activités chrétiennes sont depuis fortement surveillées et encadrées.

Le Vietnam se classe 17e dans la liste des principaux pays persécuteurs de chrétiens, établie par Portes Ouvertes.

« Les Églises historiques, majoritairement catholiques, sont confrontées à des confiscations de terres, des arrestations ou encore des interruptions de cérémonies de mariage par les autorités. Les chrétiens d’arrière-plan bouddhiste ou issus des religions tribales doivent affronter des pressions non seulement du gouvernement mais aussi de leur entourage. Ce sont eux qui subissent la plus forte persécution. Les communautés protestantes non traditionnelles, se réunissant souvent dans des églises de maison, sont fortement surveillées et victimes de discrimination à tous les niveaux de la société », explique l’organisation chrétienne.

Prions pour la protection des chrétiens du Vietnam. Prions également que malgré la persécution, la bonne nouvelle de l’Évangile sans répandue dans le pays.

Les Gets : le challenge sportif des prêtres

Plus de 65 prêtres, diacres, évêques ou pasteurs réunis pour un rendez-vous sportif qui mêle ski de fond et ski alpin. Depuis 1962, le Challenge Alfred Delavay rassemble, dans une station différente, en Suisse, en Italie ou en France, plusieurs dizaines de religieux de l’arc alpin. Ici, on est loin des grandes compétitions. L’esprit est tout autre.

Etre dans la joie

Maurice Bos est prêtre au diocèse de Nice. Il explique : « C’est la joie de se retrouver, le sens propre de l’agapé : manger ensemble et être dans la joie ». Et pour que la fête soit complète, certains n’hésitent pas à prendre des risques en défiant les principes de l’aérodynamisme. « C’est inhabituel », reconnait Jean-Yves Urvoy, prêtre à Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne. L’an prochain, les religieux de l’arc alpin se retrouveront en Italie pour la 57è édition.

Vietnam: Des pasteurs victimes d'agression

Fin février, deux pasteurs de la province du Quang Binh ont été tabassés par des hommes cagoulés. Nguyễn Trung Tôn et Nguyễn Viêt Tù ont été enlevés par un groupe d’hommes à leur sorti de l’aéroport de Ba Don alors qu’ils se rendaient à Ba Don pour retrouver d’autres activistes pro-démocratie. Ils racontent avoir été battus à coup de barre de fer, dépouillés de leurs vêtements et de leurs biens. Les deux hommes sont parvenus à rentrer chez eux grâce à l’aide des villageois les ayant trouvé errant à proximité d’une forêt.

D’après le site AsiaNews, les agresseurs pourraient avoir agi sur ordre de la police. L’un des deux pasteurs aurait même affirmé qu’il s’agissait de policiers habillés en civil.

Le pasteur Nguyễn Trung Tôn, activiste pour la démocratie et la liberté religieuse dans son pays, a déjà eu affaire à la violence policière. En 2011, il avait été condamné à deux ans de prison pour «propagande à l’encontre du gouvernement». Dès sa sortie de prison, lui et sa famille ont été victimes de harcèlement et d’intimidation de la part de la police.

D’après AsiaNews et Gospelherald.com, ces agressions démontrent de l’augmentation des persécutions envers les chrétiens du Vietnam. En janvier déjà, un groupe d’étudiants de l’école biblique d’Hanoï avait été conduit au poste de police et leur enseignant étranger, un missionnaire, expulsé.

La Rédaction d’Evangéliques.info – 08 mars 2017 07:48

Pasteurs et agriculteurs : la guerre des terres en Afrique

Abonnés Marie-France Cros Publié le – Mis à jour le

International Le conflit fait à nouveau des victimes dans le nord du Nigeria. Mais il est loin d’y être limité.

Le conflit est ancien et répandu : dans de nombreuses régions du monde, pasteurs et cultivateurs se disputent ou se sont disputé la terre. En Afrique, il est loin d’être éteint et, là où il existe, son acuité est souvent aggravée par le fait que ce sont des ethnies différentes qui pratiquent l’une et l’autre activité.

La sécheresse, cyclique ou liée au changement climatique, pousse les éleveurs nomades, à la recherche d’eau et de pâturages, de plus en plus tôt dans l’année vers le sud, où ils arrivent alors souvent à la période des récoltes. Ou plus loin vers le sud, où ils créent parfois des villages (en Côte d’Ivoire ou au Bénin, par exemple) et des problèmes de cohabitation, comme on en voit dans le nord-est du Congo-Kinshasa avec l’arrivée de Peuls Bororos ouest-africains ces dernières années…

L’établissement de frontières depuis les indépendances a réduit la marge de manœuvre des pasteurs. L’accroissement continu de la population diminue les espaces libres où les éleveurs trouvent la survie de leurs troupeaux; les couloirs de transhumance sont petit à petit transformés en champs. Le bétail est alors honni par les cultivateurs, qui lui reprochent de détruire leurs cultures et tuent des bêtes, s’attirant des représailles. Les uns et les autres se disputent l’accès aux puits, dont l’accès, traditionnel, est soudain empêché par la création de fermes et de champs. L’insécurité croissante modifie les itinéraires de transhumance.

Enfin, les gouvernements n’offrent souvent que peu – voire aucune – aide aux pasteurs, dont l’apport à un “développement durable” n’a été reconnu que depuis les années 90 par la communauté internationale. On notera, en revanche, les efforts du gouvernement rwandais post-génocide pour permettre le retour au pays sans heurts des pasteurs tutsis exilés dans les grands espaces tanzaniens depuis des décennies.

Pasteurs et guerriers

Dans certaines zones/périodes, pourtant, les deux métiers cohabitent – par ex. dans la région de Mopti (Mali) du XIVe siècle jusqu’à l’indépendance. Les cultivateurs accueillent les troupeaux en transhumance pour profiter du fumier et du lait offerts. Ils laissent le bétail manger les résidus de cultures après la récolte. Parfois, ils creusent même des puits en prévision de l’arrivée des pasteurs et leur préparent de quoi monter des cases temporaires. Mais quand la bonne entente se brise, pour une raison ou une autre – et elles sont nombreuses dans la période de changements que vit l’Afrique – les adversaires recourent à la force.

Le P. Gréa

(…) Pour le bien de notre Église, il serait souhaitable que des chrétiens, associés à leurs pasteurs, soient de plus en plus nombreux à reconnaître et faire savoir que la vocation sacerdotale n’est pas incompatible avec la vocation de l’homme au mariage. Certes, de tout temps, l’Église n’a jamais clairement affirmé le contraire, puisqu’elle avait été fondée sur Pierre qui, lui-même, on le sait, était marié. Mais, le temps passant, cela n’a pas empêché l’institution ecclésiale d’exclure du ministère sacerdotal tout prêtre exprimant ce désir de mariage ! Selon une formule scandaleuse et tout à fait dévalorisante pour une très grande majorité de chrétiens, le prêtre qui exprime ce désir de mariage est immédiatement privé de tout ministère et « réduit à l’état laïc ». Pourtant, si l’on voulait bien y réfléchir un tant soit peu, on devrait éviter d’utiliser encore un tel vocabulaire, tout simplement parce que cet « état laïc », auquel on veut ainsi « abaisser, réduire » le prêtre défaillant (il n’avait pas fait vœu de chasteté, mais était lié par une promesse faite à son évêque), avait toujours été l’état habituel, normal, du fils du charpentier de Nazareth, ce Jésus que nous voulons suivre et imiter. À son époque en effet, Jésus, resté célibataire il est vrai, n’a jamais appartenu à telle ou telle famille religieuse d’alors, comme celle des Lévites ou des Scribes, par exemple : notre Jésus avait choisi de rester laïc, mais cela ne l’a pas empêché de se faire connaître par une poignée d’hommes et de femmes comme le Fils de Dieu et leur Sauveur. De moins en moins nombreux dans notre monde actuel et, de ce fait, de plus en plus isolés et seuls, les prêtres qui le désirent, bien sûr, n’auraient-ils pas intérêt, parce qu’ils restent des hommes, profondément humains, à rencontrer l’âme sœur, la bonne épouse capable de les aider, au quotidien, à vivre pleinement et joyeusement leur vocation sacerdotale ?Paul Quarré

Vocations : le mariage des prêtres ne résoudrait rien

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Nous avons décidé de mener une dizaine de campagnes législatives, non pas pour soutenir un candidat, mais pour faire battre ceux qui ont été les plus « loinaturellophobes », et ce dans tous les partis. Mais cela coûte cher et j’ai donc besoin de vous.

Je peux cependant vous annoncer une excellente nouvelle : Un ami du Salon beige nous a proposé de doubler vos dons, à concurrence de 50 000 euros.

Nous allons être en mesure de mener, pour la première fois depuis des décennies, une vraie campagne politique capable de remettre les principes non négociables au coeur du débat public.

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Côte d'Ivoire: Un pasteur gifle «sauvagement » une de ses fidèles et revendique le titre de papa

Côte d’Ivoire: Un pasteur gifle «sauvagement » une de ses fidèles et revendique le titre de papa

© Koaci.com –Jeudi 02 Mars 2017 – “Viens vite”, s’exclame le dénommé révérend Makosso en s’adressant à l’une de ses fidèles Search fidèles après une révélation dont il est effulgé soutient-il.

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Côte d'Ivoire: Un pasteur gifle «sauvagement » une de ses fidèles et revendique le titre de papa

En effet, c’est au cours d’une prière dans une salle bondée que Makosso Camille lance qu’un mal se trouve sur le nombril d’une fidèle en demandant à la personne qui ressent des sensations sur cette partie du corps de venir le rejoindre sur le pupitre.

“Où est la femme qui sent le mal au niveau de son nombril ?” interroge celui qui porte le sobriquet “Général de Dieu” et qui dit être un “père” pour ses adeptes.

Quelques minutes après cette question une dame sortie de l’assemblée avance et reçoit subitement une gifle Search gifle dudit “Général de Dieu”.

La raison avancée par le prédicateur semble d’être l’impatience des autres adeptes à recevoir des révélations pendant que celles-ci traînait les pas pour se présenter selon lui.

Rocambolesque cette prière! Encore plus quand un tel geste reçoit les acclamations de plusieurs autres semblables dans la salle. Vivement les JO des prières révélatrices comme nouvelle discipline pour ces pasteurs qui “frappent” ou qui se noient en plein baptême.

Saxum, Abidjan

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Author : Saxum
Communication / Presse
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Le pasteur Romaric Nganga implante un nouveau modèle d'église en France, dans la ville de Toulon

Une nouvelle église évangélique s’implante à Toulon ! Sous la direction du pasteur Romaric Nganga, l’église L’Essentiel vient d’ouvrir ses portes dans cette ville du sud de la France. Le pasteur Romaric Nganga a accepté de répondre à mes questions.

Romaric, l’annuaire des églises évangéliques répertorie 7 églises évangéliques à Toulon, pourquoi implanter une nouvelle église plutôt que de rejoindre une église existante ?

Effectivement, il y a d’autres églises à Toulon. Avec l’équipe d’implantation nous sommes reconnaissants pour le travail déjà effectué par ces églises depuis des années. Ce n’est pas juste « de la com’ » pour paraître ouvert, lorsque je le dis. Je le pense vraiment, et l’église L’Essentiel que je représente est consciente que nous ne sommes pas LA réponse aux besoins des toulonnais mais nous sommes une réponse de Dieu.

En effet, implanter une nouvelle église se fait en étant sûr de la direction de Dieu. Nous avons passés du temps dans le jeûne et la prière pour savoir si c’était vraiment ce que Dieu voulait pour Toulon. Nous avons aussi pris conseils auprès d’amis matures. Nous avons eu la conviction que Dieu nous demandait de le faire et c’est Lui « le maître de la moisson ».

L’implantation d’une nouvelle église est vraiment dans la stratégie divine pour que son règne s’établisse dans chaque ville et village. Toulon n’est pas une exception. En plus, vu le nombre d’habitants (160 712 habitants environ) et de l’assistance moyenne de ces 7 églises, nous ne sommes pas de trop dans le paysage évangélique.

En plus, une église, ce n’est pas juste des gens qui se rassemblent sans interactions. Je crois que l’église est un groupe de personnes, et ce groupe va former une famille. Un groupe est un ensemble d’individus interdépendants qui ont un but commun. Ce but commun est exprimé à travers une vision, et la Bible en parle clairement. Les églises évangéliques déjà présentent à Toulon n’ont pas la même vision que nous, même si l’objectif final de toutes les églises c’est que « le plus grand nombre soit sauvé ».

Dieu a déposé dans notre cœur une vision d’église qui amène chaque croyant à réaliser que l’église prend son vrai sens lorsqu’elle impacte la société, et qu’elle ne reste pas juste à développer des activités en interne pour ses membres.

Penses-tu que l’église doit se réformer pour impacter la France au 21ème siècle ? As-tu des exemples ou des références d’églises vivant aujourd’hui selon une autre vision ou une autre mentalité ?

Si nous sommes d’accord que l’Eglise doit avoir une influence dans les différentes couches sociales et dans tous les domaines, il y a certainement des réformes à mettre en place. Ces réformes ne doivent en aucun cas contredire ce que la Bible enseigne. Au contraire, il nous suffirait juste de nous rapprocher plus du modèle biblique pour que la réforme produise un impact si puissant qu’une ville peut soit transformée. Nous sommes « la lumière du monde » et le « sel de la terre » !

Est-ce que cela ne parle que des valeurs que chaque chrétien doit manifester où cela exprime aussi l’idée qu’en tant que chrétien nous sommes appelés à être présent dans tous les domaines de la société ? Lorsque l’Eglise ne sera plus recroquevillée sur elle-même et qu’elle comprendra le sens de « Allez », alors elle pourra vraiment travailler pour le bien-être de sa société et son développement, conformément au désir du Père.

Oui l’église doit se réformer pour impacter la France au 21ème siècle ! Plusieurs églises ont déjà mis en place cette vision et l’on observe ce que cela produit comme impact dans leur société. Je pense à ICLV avec Paul Goulet à Las Vegas ; Nouvelle Vie avec Claude Houde à Longueil (Canada) et pour terminer avec un modèle français : l’Eglise extravagance à l’Île de la Réunion avec le Pasteur Bruno Picard.

Tu as écrit un livre qui raconte ton divorce, la manière dont cela a détruit ta vie et comment le Seigneur t’a relevé. Pourquoi avoir écrit ce livre ? Qu’est-ce que ton ex-femme a pensé de cette démarche ?

En fait le but du livre ce n’est pas de parler du divorce. C’est pourquoi je n’ai pas consulté la mère de mes enfants à ce sujet. C’est vraiment de mettre l’accent sur comment Dieu est capable d’intervenir dans la vie d’un homme qui a tout perdu. Le divorce est une conséquence de mes choix et d’une relation de couple qui s’est détériorée. Ce n’est pas le divorce qui a détruit ma vie mais comment mes amis et mes collègues pasteurs de l’époque ont réagi face à ce drame.

Ce livre est là aussi pour expliquer le processus de restauration que Dieu m’a fait traverser. Ce n’est pas une justification du divorce, car je continue à enseigner que ce n’est pas le cœur de Dieu. Ce n’est pas non plus un règlement de compte. C’est plutôt une remise en question d’abord personnel puis de comment accompagner une personne qui traverse un drame dans sa vie, comme le divorce, dans le milieu chrétien. C’est un livre pour encourager la restauration mais aussi le soutien.

Dans la vidéo de présentation de ton livre tu dis « J’ai connu vraiment la destruction […, la] perte du ministère ». Dans quelles circonstances as-tu « perdu le ministère » ? Fais-tu une différence entre « ministère » et « poste de pasteur » ?

Quand je parle de « perte du ministère » c’était quasiment une perte d’identité. Dans le livre j’explique que je ne savais plus qui j’étais tellement que mon identité était en lien direct avec ma fonction. A travers le processus de restauration par lequel Dieu m’a fait passer, j’ai compris que ce n’était pas ce que je faisais (même pour lui) qui faisait de moi « un ministère ». Aujourd’hui, j’ai compris que ce que je suis en lui, est au-dessus de ce que je peux faire ou ne plus faire.

Les circonstances passagères peuvent m’empêcher de faire mais jamais d’être, puisque ce que je suis est en fonction d’une plus grande œuvre, celle de la croix ! Chacun de nous est appelé à être un ministère, même si on n’exerce pas tous le « poste de pasteur ». La réforme dont il a été question tout à l’heure passe aussi par la reconnaissance des ministères hors église, bien qu’étant rattaché à une église locale bien entendu.

Tu es aujourd’hui pasteur de l’Association Chrétienne pour la Francophonie, comment les as-tu rencontrés ? Ton exclusion des Assemblées de Dieu de France a-t-elle été un obstacle à ton intégration comme pasteur au sein de cette association ?

C’est au Canada que j’ai fait mon école biblique, et c’est là que j’ai eu la joie de bénéficier des enseignements des Pasteurs Claude Houde et Mark Lecompte, entre autres. Etant les principaux leaders de ce mouvement, c’est naturellement que je me suis tourné vers eux lorsque j’ai décidé, après mon processus de restauration, de servir à nouveau en tant que pasteur. En effet, les Assemblées de Dieu ne croient pas à la réintégration des pasteurs exclus.

L’ACF a contacté mon pasteur de l’époque, Mathieu GATET, pour faire le point sur l’homme, le ministère et le fruit que je portais dans mon église locale. Je tiens d’ailleurs à remercier Mathieu pour l’homme de Dieu courageux qu’il est. Malgré toutes sortes de pressions, il a fait un rapport objectif sur qui j’étais, ce que j’étais devenu au travers de mes différentes épreuves et pourquoi Dieu n’en avait pas fini avec moi. Le comité de l’ACF a donc ensuite reconnu le ministère.

Pourrais-tu nous présenter cette association ACF, qui la dirige et quels sont ses objectifs ?

Sous l’impulsion du Pasteur Claude Houde, pasteur principal de l’Eglise Nouvelle Vie et le pasteur Mark Lecompte, directeur de l’Institut de Théologie pour la Francophonie, l’ACF est une association animée d’une vision inter-dénominationnelle. Elle peut agir en tant que mouvement si une église (ou un ouvrier) est accréditée ACF, ou partenaire lorsque l’église garde son propre mouvement mais développe un partenariat avec elle. Bien sûr le niveau de redevabilité n’est pas le même. Je suis fier d’appartenir à un mouvement dont les valeurs sont basées sur la transparence, l’ouverture et le respect.

L’équipe dirigeante veut tout simplement servir, équiper, inspirer et aider de façon concrète et pratique leurs ouvriers. C’est dans ce sens, que le pasteur Mark Lecompte viendra nous rendre visite au mois d’Avril.

J’ai vu dans l’annuaire de l’ACF qu’il y avait déjà deux églises ACF en France : l’église Résurrection et l’église Génération 21. L’église Essentiel ne figure pas encore dans cet annuaire, est-ce seulement parce que l’annuaire n’a pas été mis à jour ?

Pour l’instant, je suis ouvrier ACF mais l’église n’a pas encore choisi sa famille. D’ici quelques mois elle va le faire car nous croyons fortement à la redevabilité, et nous ne voulons pas être une église sans redevabilité. Actuellement, nous avons déjà un lien de redevabilité avec plusieurs leaders éprouvés. Ce qui nous a permis de poser les fondements de L’église L’Essentiel.

Nous privilégions les relations, c’est pourquoi nous continuons à nous entretenir régulièrement avec ces leaders, et un cadre est en train d’être mis en place au fur et à mesure pour que l’église puisse se développer dans un environnement sécurisant.

Merci Romaric d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions. Que le Seigneur te bénisse dans ce nouveau commencement ainsi que toute l’Eglise qui est avec toi. Et qu’il bénisse la ville de Toulon !

Si vous habitez Toulon ou les environs et si vous voulez vivre l’Eglise autrement, n’hésitez pas à prendre contact avec Romaric et l’église L’Essentiel sur leur site web ou sur leur page Facebook.

Propos recueillis par Guillaume Anjou

La rédaction

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Soudan : Le gouvernement “a déclaré la guerre aux chrétiens” pour que l'Evangile n'atteigne pas …

Au Soudan, un pasteur affirme que le gouvernement a « déclaré la guerre contre les chrétiens » parce qu’ils craignent que les musulmans soient conduits à Christ.

Un groupe de surveillance de la persécution des chrétiens en Afrique de l’Est, a pu rencontrer deux pasteurs du Sud-Soudan et les interviewer au nom du Christian Post. Michael et Reith ont tous deux été emprisonnés pour leur foi. Selon le pasteur Michael Yat, les pasteurs du Soudan sont placés en détention et les églises sont démolies, car le gouvernement redoute la propagation de l’Evangile dans cette nation islamique.

« En 2014, je suis revenu à Khartoum pour une nouvelle affectation, dans le cadre de l’Église évangélique presbytérienne du Sud-Soudan, je ne savais pas que le Soudan avait déclaré une guerre contre les chrétiens. J’ai été arrêté le deuxième jour après avoir prêché dans une église de Khartoum. Je suis resté en prison 9 mois.”

Michael raconte que le gouvernement soudanais ne veut pas de chrétiens dans le pays, surtout pas de croyants arabophones, “parce qu’ils redoutent que les musulmans soient gagnés à Christ.”

“Ils ne permettent pas aux pasteurs d’aider les musulmans de Khartoum, du Darfour ou des monts Nouba. Ces zones sont majoritairement musulmanes.”

Pour Reith :

“La raison pour laquelle la persécution continuera de croître au Soudan, est que le peu d’effort fait par les chrétiens porte ses fruits.”

Plusieurs pasteurs ont été arrêtés au Soudan au cours des derniers mois, souvent sur l’accusation de mettre en péril la sécurité nationale. Hassan Abduraheem a été condamné à 12 ans de prison pour sa foi. Quatre chrétiens ont été arrêtés et libérés sous caution, pour des problèmes concernant le droit de propriété d’une école évangélique. La démolition de 25 églises du Khartoum a été ordonnée au mois de février 2017.

Pour le le révérend Yahia Abdelrahim Nalu,

“Il s’agit d’une répression systématique des églises par les islamistes du gouvernement”.

Le Soudan est classé en 5ème position de l’Index Mondial de la Persécution de Portes Ouvertes.

Prions

La rédaction

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Etats-Unis: Les pasteurs ont vieilli

D’après une étude du groupe Barna publiée le 1er mars, l’âge moyen des pasteurs américains a augmenté de dix ans. Alors qu’en 1992, il était de 44 ans, il est de 54 ans en 2017. La moitié des pasteurs américains a plus de 55 ans, et seulement un sur sept a moins de 40 ans.

Plusieurs raisons sont avancées par le groupe Barna pour justifier de cette augmentation de l’âge moyen des pasteurs américains. Ce vieillissement des pasteurs peut s’expliquer par le vieillissement global de la population : aux Etats-Unis, l’espérance de vie des hommes est de 76 ans, alors que dans les années 60, il était de 66 ans. L’étude souligne également que beaucoup de pasteurs entrent dans le ministère après avoir eu une première carrière. Une autre raison possible, plus financière, peut avoir un lien avec la crise économique de 2008. Certains pasteurs, touchés par la crise, ne pourraient pas prendre leur retraite à l’âge prévu, n’ayant pas atteint le seuil nécessaire pour bénéficier d’une pleine retraite.

L’étude souligne également que les pasteurs ont du mal à trouver la relève : 45% des responsables interrogés affirment qu’il est rare de voir des chrétiens matures voulant devenir pasteurs.

Le rapport du groupe Barna précise que ce vieillissement des pasteurs peut avoir un impact sur le futur des églises en général. Le directeur du groupe, David Kinnaman, estime dans le rapport qu’il s’agit d’une crise pour les milieux protestants. «Il est urgent que les différentes dénominations déterminent des solutions pour motiver et mobiliser de jeunes pasteurs», explique-t-il.

La Rédaction d’Evangéliques.info – 02 mars 2017 10:25

Cameroun: quand le pasteur Dieunedort Kamdem prophétise sur le « 31 février »

Le ciel appartient aux plus offrants ! C’est la logique dans laquelle s’inscrit le très populaire et controversé pasteur camerounais Dieunedort Kamdem qui vend du rêve à la population.

C’est un fin stratège qui fait de l’œuvre de Dieu, un fonds de commerce. Pour un simple conseil de sa part, souligne un fidèle de son église, il exige une offrande. Toujours bien fringué, avec un teint ciré, son train de vie frise l’opulence et la démesure.

Ses paroles sont toujours taillées sur mesure pour attirer le maximum d’adeptes. Dieunedort Kamdem, se présente auprès de ses fidèles ainsi que dans les médias locaux comme « le général de Dieu ».

Autre caractéristique importante : ses prophéties, qui se révèlent « fausses » depuis un bon moment. Après avoir prédit la « défaite » des Lions Indomptables à la finale de la CAN 2017 qui se sont plutôt adjugé la coupe, le pasteur Kamdem s’est empressé de supprimer le message sur son compte Facebook, quelques instants après le sacre du Cameroun. Une « fausse prophétie » qui a suscité la colère des Camerounais à travers des commentaires le plus désobligeants sur la page officielle du pasteur.

Mercredi dernier, celui-là qui est très actif sur les réseaux sociaux, a encore commis une bourde. Dans un communiqué publié sur son compte Facebook, il a annoncé la réalisation d’au moins un des rêves de ses fidèles avent le « 31 de ce mois ». Sachant que février compte 28 ou 29 jours. Là aussi, il a essuyé d’énormes critiques et insultes. Mais cette fois, il n’a pas daigné corriger la « faute » ni supprimer la publication.

A noter que Dieunedort Kamdem est à la tête d’une véritable holding, la Kanodi Ministry Communication. Il possède en outre quatre stations de radio, un journal, une chaîne de télévision et une école de formation de pasteurs, la Faith Bible Institute, dont il est le doyen. Cent douze pasteurs, dont une dizaine de membres de sa famille, et 500 bénévoles sont entretenus par l’Eglise.

Il affirme toucher un salaire de 400 000 F CFA, l’équivalent de 600 euros, soit sept fois et demi, le revenu moyen dans la fonction publique au Cameroun.

Africatopsucces