Monthly Archives: August 2016

Saint-Christol-lez-Alès : le pasteur Daniel Bruguière quitte la commune

Ils étaient tous là, paroissiens, amis, toutes confessions confondues, bénévoles, musiciens, pour un au revoir au pasteur Daniel Bruguière. D’ici quelques jours, il quittera la commune de Saint-Christol après 15 ans de présence, pour rejoindre la paroisse de l’église réformée évangélique de Saint-Hippolyte-du-Fort. Emotion, gravité, se lisaient sur tous les visages pour cette ultime rencontre. Un hommage à la mesure de la personnalité de celui que tous appelaient simplement Daniel.

Que ressentez-vous au moment de quitter la commune, après tout ce temps passé ici ?

Notre départ de Saint-Christol est difficile à comprendre, difficile à accepter pour nombre de paroissiens, mais c’est un devoir que nous voulons vivre avec obéissance et confiance. Ce devoir s’impose par le fonctionnement de notre Eglise qui veut que ses pasteurs ne restent pas à vie sur le même poste.

La conscience de notre imperfection, nous convainc du bien-fondé de ce principe de changement, même si cela est difficile à vivre pour nous, comme pour nos amis. Je dis ” nous “, car Il y a le pasteur, mais il y a aussi l’épouse du pasteur, Monique qui a beaucoup contribué à ce que mon ministère soit ce qu’il a été.

Quel regard portez-vous sur votre ministère, durant toute cette période ?

Dans la paroisse protestante, comme dans la commune, j’ai certainement été plus un animateur qu’un théologien ! Animer, c’est faire vivre. Contribuer à faire vivre ensemble et dans l’espérance, est pour moi une priorité fondée sur l’Evangile.

Je pense à ce que j’ai appris auprès des personnes que j’ai accompagnées dans leurs derniers mois de vie sur terre : elles ont commencé à m’apprendre à mourir. Je pense à tout ce que j’ai appris auprès des chrétiens dans l’épreuve: ils m’ont appris l’humilité, la beauté, la profondeur, la valeur de la foi. Je pense à tout ce que j’ai appris auprès des personnes âgées : elles ont commencé à m’apprendre à vieillir. Je pense à tout ce que j’ai appris auprès des jeunes : le potentiel qu’ils ont, pour faire des choses bien. Je pense à tout ce que j’ai appris auprès de croyants d’autres confessions que la mienne et auprès de personnes qui se disent incroyantes :ils m’ont fait sortir de mon cocon !

Je dis merci à chacun pour tout ce que j’ai appris, ce que j’ai partagé avec eux Ce sont des moments très forts que nous avons vécus dans la joie et dans la peine, dans l’action, la réflexion, le service de l’Eglise. Merci Aurélien pour m’avoir choisi comme parrain.Tout est inoubliable.

CAMEROUN :: Epc consistoire Ntem : Le temple d'Ebolowa scellé :: CAMEROON

CAMEROUN :: Epc consistoire Ntem : Le temple d?Ebolowa scell? :: CAMEROONCAMEROUN :: Epc consistoire Ntem : Le temple d’Ebolowa scellé :: CAMEROON La décision a été prise hier par le préfet pour trouble à l’ordre public.

Le révérend docteur Baudelaire Zo’omevele, de la faction dissidente du called meeting est accusé d’avoir fait irruption dans le temple Epc d’Ebolowa-ville où il a été affecté par sa faction dissidente, mais rejeté par les paroissiens. « Il est arrivé vers 7h20. Il est entré dans le temple pendant que les diacres dressaient la table sainte. Il a porté tout le service et l’a versé dans un seau en déclarant qu’il n’y’aura pas de consécration ici. Nous sommes des gangsters, il n’y aura pas de consécration et il est sorti », témoigne Emmanuel Yaka, diacre à la paroisse Epc d’Ebolowa-ville.

Le scandale fait couler beaucoup de salive depuis hier, dimanche 28 août 2016. « Vous pouvez aller constater. Il y a eu des gaffes dedans. Nous avons trouvé des diaconesses de la paroisse en train de préparer les éléments de la sainte cène. On a demandé à ces diacres d’arrêter parce qu’on a dit qu’il n’y’a pas consécration pastorale aujourd’hui. Ce sont les dissidents qui devaient consacrer leurs pasteurs. Et cette paroisse appartient désormais au consistoire Ntem et eux, ils ne sont plus du consistoire Ntem. On leur a donc demandé d’arrêter », répond le révérend docteur Baudelaire Zo’omevele.

Impossible d’entrer dans le temple pour un quelconque constat, puisque juste après l’incident, la police et la gendarmerie ont investi les lieux et empêché toute entrée. A l’extérieur, le long des trottoirs jouxtant l’église, on remarque des querelles vives. Entre paroissiens et pasteurs, mais aussi et surtout, entre les paroissiens et les autorités.

Le gouverneur dépassé

« Vous êtes des pauvres types. Vous ne cherchez que notre argent », lance le candidat ancien d’église Emile Mbalkam au pasteur Fléton Zilly Ngo’o. Et lui de rétorquer, « je mange ton argent ? Toi, tu es riche ? ». « On ne veut plus de vous les pasteurs, vous n’êtes là que pour notre argent », tempête dame Nkomo, diaconesse à Angalé à la vue des pasteurs Henri Avini, Lucien Azombo, Se’e Eboutou et Bika Eda, tous de la faction dissidente du called meeting.

C’est dans ce climat de tension qu’arrive Marcel Victor Mendel Ngangué, le préfet du département de la Mvila, pour sceller le temple. « Pourquoi ? C’est nous qui avons donné le terrain et notre argent pour construire l’église et non les pasteurs ! », fulmine sa majesté Evelyne Kabeyene, paroissienne. « On vous a payé combien ? », lance la foule au préfet, soupçonné d’avoir perçu une enveloppe de la faction dissidente du called meeting pour fermer les temples de la ville. A cette accusation, le commissaire central de la ville d’Ebolowa a laissé entendre que le préfet est au courant.

« Pourquoi  seulement chez nous ? Pourquoi ne le faites-vous pas chez les catholiques ? Les autorités, les policiers et gendarmes sont catholiques c’est pourquoi ils nous ferment », accuse Marie Solange Mvele, ancienne d’église à Ebolowa-ville. La crise qui mine le consistoire Ntem de l’église presbytérienne camerounaise exaspère les autorités.

Vendredi, 26 août 2016, Félix Nguélé Nguélé, le gouverneur de la région du Sud, a tenu une réunion de réconciliation des deux factions dissidentes du consistoire Ntem dans son cabinet, après l’échec de la rencontre organisée par le député Jean-Jacques Zam, le sénateur Raymond Mbita et le délégué du gouvernement Guy Roger Zo’o Olouman. Séance tenante, les deux factions dissidentes ont engagé une vive querelle devant le gouverneur qui, dépassé par les événements, les a tout simplement mis à la porte.

Les Pasteurs pour la Paix en butte à une attaque contre la solidarité

Photo: JUAN ANTONIO BORREGO

Pendant un quart de siècle, l’organisation IFCO/Pasteurs pour la Paix a fait don à Cuba (et à beaucoup d’autres pays) de tout genre de matériel : médicaments, véhicules, fournitures scolaires…

Selon Gail Walker, directrice exécutive de cette organisation, ces actions doivent être perçues comme un témoignage d’amour et de solidarité envers le peuple cubain, et contre le blocus qui est imposé à l’Île.

Les Pasteurs pour la Paix travaillent sans aucun but lucratif et, le propre gouvernement des États-Unis l’a considéré comme « une organisation qui organise des collectes d’argent ou mène des actions au service d’une cause spécifique ou de plusieurs causes ».

Ce statut exemptait les Pasteurs pour la Paix du paiement d’impôts.

« C’est pourquoi, cela n’a aucun sens que pour notre travail avec Cuba l’Internal Revenue Service (IRS, l’agence du gouvernement des États-Unis qui collecte l’impôt sur le revenu et des taxes diverses) veuille nous priver de notre statut d’organisation sans but lucratif », soulignait Gail Walker dans une interview avec la journaliste Rosa Miriam Elizalde, du site Cubadebate.

« Tout portait à penser que le président Barack Obama, du fait de son opposition à l’ “embargo”, respecterait le travail d’IFCO/Pasteurs pour la Paix. Mais la réalité, c’est que malgré la nouvelle approche sur Cuba que partagent de nombreux secteurs aux États-Unis, cette attention assez particulière suscitée par Cuba n’a pas été totalement bénéfique à l’Île ou à ses amis. Il faut reconnaître qu’aux États-Unis il existe une campagne visant à étouffer Cuba et ses principes révolutionnaires », a-t-elle ajouté.

« Si l’IRS parvient à nous enlever ce statut, notre organisation devra payer des impôts sur les revenus qu’elle reçoit des donateurs et elle verra son budget amputé et son avenir gravement compromis », a indiqué Walker.

De plus, elle a ajouté que certains des donateurs réduiraient leur donation ou cesseraient de la faire s’ils ne peuvent pas bénéficier, comme le prévoit la loi, d’une exonération d’impôts pour contribution humanitaire.

Elle a expliqué que pour mener à bien leurs projets, ils devront recourir à d’autres sponsors ayant un statut intact.

« C’est pourquoi nous avons demandé de l’aide à notre réseau de soutien pour certaines tâches, dont la signature d’une pétition numérique adressée au président Barack Obama, au président de la Commission de l’IRS, John Koskinen, et à une dizaine de membres du Congrès qui ont défendu des positions progressistes et se sont déclarés en faveur d’une amélioration des liens avec l’Île », a-t-elle affirmé.

« Nous avons l’espoir qu’un grand nombre de signataires nous permettra de dénoncer et de faire part de cette attaque insensée à nombre de législateurs qui se sont déjà prononcés en faveur de la levée du blocus ».

« Cependant, malgré les sanctions que nous appliquera le gouvernement des États-Unis, nous serons toujours aux côtés de ceux qui souffrent et nous resterons fermes dans notre mission qui consiste à assister les dépossédés et lutter contre les injustices humaines et les violations des droits civiques.

LA RÉPONSE DE CUBA

Comme il fallait s’y attendre, Cuba n’a pas tardé à manifester son soutien aux Pasteurs pour la Paix.

Ainsi, l’Institut cubain d’amitié avec les Peuples (ICAP), a rendu public un message condamnant cette situation et exhortant « tous les amis du monde à se joindre au soutien solidaire à cette organisation humanitaire ».

« Nous nous solidarisons avec nos frères d’IFCO/Pasteurs pour la Paix, qui (…) ont mené de nombreux projets sociaux et communautaires en faveur des classes pauvres aux États-Unis et à l’étranger, et ont bravé le blocus imposé pendant plus de 50 ans par ce gouvernement à notre pays », est-il signalé dans le communiqué paru sur le site de l’ICAP.

Le document ajoute que des organisations comme celle-ci « sont nécessaires dans ce monde marqué par les guerres et les injustices sociales », et qu’ « une attaque contre IFCO est une attaque contre la solidarité ».

Précisément, l’éducation a été l’un des principaux secteurs bénéficiaires des actions bénévoles d’IFCO/Pasteurs pour la Paix, qui ces dernières années lui a fait don d’importantes quantités de matériel scolaire », a déclaré à Granma Cira Piñeiro Alonso, première vice-ministre de ce secteur.

Elle a précisé que l’éducation technique et professionnelle a reçu du matériel de soutien à l’apprentissage, des ressources et des outils pour le développement des habiletés dans les écoles des métiers, et que des dons de bus scolaires ont été remis par les Pasteurs pour la Paix aux écoles spéciales.

Cette organisation a également fait don de cahiers, de crayons, feutres, articles de papeterie, kits de découpage et jouets, entre autres matériels aux garderies et aux jardins d’enfants.

Selon Piñeiro, ces ressources ont permis à l’État cubain de palier certaines pénuries découlant du blocus, qui entravent l’acquisition de matériel indispensable pour l’enseignement, ce qui fait que l’éducation cubaine se joint à la gratitude et aux témoignages de solidarité avec la cause des Pasteurs pour la Paix.

Pourquoi le silence de nos pasteurs sur l'homosexualité

pasteurs silence homosexualité Robert Reilly conseiller Reagan
 
Un seul livre de Robert Reilly, conseiller spécial de Ronald Reagan avant de devenir haut conseiller pour la stratégie de l’information du secrétaire à la Défense des Etats-Unis, n’a jamais été chroniqué par la grande presse dans son pays : Making Gay Okay. « Comment on rend le “gay” acceptable », dit le titre de cet ouvrage important pour comprendre le changement de culture auquel nous assistons. Important mais tabou. La question est politiquement incorrecte au point que même les évêques catholiques des Etats-Unis sont peu nombreux à l’évoquer. Pourquoi ce silence de nos pasteurs à propos de l’homosexualité ? C’est la question que John-Henry Westen de LifeSiteNews a posée à l’auteur. Nous donnons ici notre traduction intégrale de cet entretien.
 

Un ancien conseiller de Reagan dénonce le silence des pasteurs sur l’homosexualité
Dans votre livre, vous notez que la loi naturelle est à la base de l’opposition à l’acceptation du comportement homosexuel qui constitue une véritable menace pour la culture. Ces derniers mois, nous avons pu constater que cette acceptation menace plus précisément les chrétiens et les catholiques, mais peu de leaders catholiques osent en parler.

 
— L’enseignement sur la loi naturelle est au cœur de l’Eglise catholique. Il semblerait qu’on abandonne la foi et la raison au même moment, pour céder à la sentimentalité. Il paraîtrait que certains responsables de l’Eglise se soient alignés sur ce programme (gay), ou qu’à tout le moins ils aient choisi de garder un silence complet à son propos. Le silence implique le consentement.
 
Le fait qu’ils n’aient pas été plus nombreux à s’élever contre ce mensonge grotesque à propos de l’humanité est très démoralisant.
 

Pourquoi ce silence des leaders de l’Eglise ?

 
— On trouve une partie de la réponse dans La cité de Dieu de saint Augustin. Au livre 1, chapitre 9 il écrivait à propos de ceux qui font le mal : « Il arrive souvent que, par une dangereuse dissimulation, nous feignons de ne pas voir leurs fautes, pour n’être point obligés de les instruire, de les avertir, de les reprendre et quelquefois même de les corriger, et cela, soit parce que notre paresse ne veut pas s’en donner le soin, soit parce que nous n’avons pas le courage de leur rompre en visière, soit enfin parce que nous craignons de les offenser et par suite de compromettre des biens temporels que notre convoitise veut acquérir ou que notre faiblesse a peur de perdre. » Je crois que cela explique une bonne partie du problème.
 
Au vu de l’histoire cependant, nous ne devrions pas trop nous étonner devant le silence ou la complicité. Rappelez-vous la phrase lumineuse de Peter Kreeft : « Le premier évêque à avoir accepté une subvention publique était Judas. » Sous Henri VIII, un seul évêque demeura fidèle : saint John Fisher. (Nous faisons certainement mieux à notre époque, grâce à Dieu !) Je viens de lire Mon combat contre Hitler du grand Dietrich von Hildebrand. Il y raconte comment certains évêques catholiques ont collaboré intellectuellement avec les Nazis, acceptant et allant même jusqu’à promouvoir les rationalisations nécessaires à l’affirmation de la légitimité du régime nazi.
 

Robert Reilly ne craint pas de faire une analogie entre le nazisme et la culture gay
Ne pensez-vous pas qu’il soit excessif d’établir une analogie avec les temps du nazisme ?

 
— Je ne crois pas abuser en faisant référence à l’Allemagne nazie de 1935 pour faire une analogie avec les événements présents. C’est le moment où les lois de Nuremberg sont entrées en vigueur : celles qui ont privé les Juifs de leur citoyenneté allemande, interdisant les mariages entre non Juifs et Juifs.
 
Sans doute, il y avait encore beaucoup de gens de valeur, droits dans leurs bottes en Allemagne en ce temps-là, y compris de nombreux catholiques, mais à partir de ce moment-là ils ont été obligés de se taire sur l’enseignement nazi à propos de la supériorité raciale, parce que cet enseignement était inscrit dans la loi de l’Etat. Je suis sûr que beaucoup de personnes opposées à la théorie raciale de l’histoire se disaient alors, comme le font aujourd’hui beaucoup de gens à propos du « mariage » homosexuel : « Eh bien, c’est une affaire perdue. Laissons-la tranquille et allons de l’avant. »
 
Ils avaient sans doute trop peur pour envisager ce vers quoi ils allaient, de même qu’aujourd’hui on évite de penser aux conséquences du complet déni de réalité que suppose le « mariage » homosexuel. Quiconque pense que nous sommes au cœur d’un déni de réalité un tant soit peu moins profond que celui de l’Allemagne en 1935 se fait délibérément des illusions. Le succès du rêve LGBT requiert l’oblitération du réel et la mise à l’écart de ceux qui insistent pour dire l’existence de la réalité.
 

Que faites-vous de l’approche de certains évêques catholiques qui ont choisi, lorsqu’on les interroge sur les « gays », de faire une citation partielle du Catéchisme pour n’en retenir que l’enseignement conforme aux temps modernes – ceux qui citent seulement la phrase « Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste » ?

 
— A l’évidence, la vraie question aujourd’hui n’est pas celle de la « discrimination injuste » envers les homosexuels mais la soumission forcée à l’idéologie du genre LGBT. La question, largement artificielle, de la discrimination est utilisée comme une arme pour exiger la conformité totale au programme LGBT. Je raconte l’histoire complète de la manière dont cette contrainte se met en place dans mon livre, Making Gay Okay: How Rationalizing Homosexual Behavior Is Changing Everything («  Rendre le “gay” acceptable : comment la rationalisation du comportement homosexuel est en train de tout changer »). Ceux qui souffrent aujourd’hui de la discrimination sont ceux qui insistent pour dire la vérité. George Orwell l’a déjà fait remarquer : « Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle haïra ceux qui la proclament. »
 
Propos de Robert Reilly recueillis par John-Henry Westen. Traduction :
 

Anne Dolhein

Grande-Bretagne: Des évangéliques se mobilisent contre l'exploitation sexuelle des mineures

Des évangéliques regroupés sous l’appellation «Street pastors» tirent la sonnette d’alarme dans le Daily Mirror du 27 août. Ils dénoncent le scandale de l’exploitation sexuelle des mineures à Telford. Ces dernières années, une centaine d’adolescentes ont été manipulées par des bandes de prédateurs sexuels d’origine pakistanaise dans cette ville.

Les «pasteurs de rue» proviennent des Eglises évangéliques de la ville. Depuis cinq ans, ces patrouilles de nuit écoutent et assistent les jeunes sortant de boîtes de nuit.

Elles ont notamment empêché des victimes de suivre des prédateurs qui leur offraient de la drogue dans leur voiture. Les «Street pastors» ont également effectué de nombreux signalements à la police.

Leur coordinateur, le pasteur baptiste Keith Osmund-Smith, a confié au Mirror qu’il n’était pas sûr que leurs dépositions aient été suffisamment prises en compte par la police: «Au début, nos rapports parvenaient à plusieurs officiers haut gradés. Je n’étais jamais sûr que les informations que nous remontions aboutissaient à des actions sérieuses.»

Des crimes du même genre avaient abouti en 2012 à la condamnation de sept personnes. Malgré ce procès, la police n’a que récemment amélioré sa procédure pour traiter les signalements. Telford compte 155 000 habitants et le taux de crimes sexuels contre les enfants est le plus élevé du Royaume-Uni.

L’affaire rappelle celle de Rotherham, révélée en 2014. 1400 mineures avaient été victimes de viols et de prostitution forcée dans cette ville entre 1997 et 2013. Certains fonctionnaires avaient réussi à entraver le fonctionnement de la police. Ils craignaient les accusations de racisme. Les coupables étaient là aussi issus de la communauté pakistanaise.

La rédaction d’evangéliques.info / Daily Mirror – 29 août 2016 15:36

Pape François : la Miséricorde doit être au cœur de toute action pastorale

(RV) Le monde fragmenté d’aujourd’hui a besoin de pasteurs qui sachent se montrer miséricordieux, car cela transforme les cœurs des hommes et renforce des parcours d’espérance. «Montrer miséricorde», cela devrait être le propulseur de toute action pastorale et missionnaire.C’est l’idée que développe le Pape François dans un message vidéo adressé aux évêques, prêtres, religieux et laïcs qui participent à Bogota en Colombie à un congrès jubilaire organisé du 27 au 30 aout 2016, dans le cadre de l’Année de la miséricorde, par le Conseil épiscopal latino-américain, le Celam et la commission pontificale pour l’Amérique latine, en collaboration avec les évêques américains et du Canada.Blandine Hugonnet revient pour nous sur le message vidéo du Pape qui s’appuie sur les propos de l’apôtre Paul à Timothée : «le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience».

FJKM : Irako Andriamahazosoa, nouveau président

C’est officiel, le pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa est élu président de l’église FJKM à l’issue du 18è synode de la FJKM qui s’est achevé mercredi dernier à Antsirabe.

Le nouveau chef de l’église protestante devient ainsi un des chefs de file du Conseil oecuménique des églises chrétiennes. Le pasteur Ammi Andriamahazosoa, diplômé d’un master en théologie, a dirigé, avant sa nomination, l’église FJKM Androndra. De son côté, le pasteur sortant Lala Rasendrahasina, était également candidat à sa propre succession mais n’a pas obtenu la majorité des voix.

A part le président, le bureau de la FJKM est également composé de deux vice-présidents, en l’occurrence les pasteurs Jean-Louis Zarazaka et Georges Henri Randriamamonjisoa , d’un trésorier : Olivier Randrianarivelo, ancien député à Antsirabe,  et de deux conseillers : pasteurs Jacques Andriamampianina et  Benjamin Rakotomandimby. L’élection du secrétaire général se tiendra au mois d’octobre prochain. Ces nouveaux membres auront ainsi un mandat de quatre ans.

Le 18è synode de la FJKM s’est ainsi achevé mercredi dernier après les élections qui se sont déroulées jusqu’au petit matin.

Tahina Navalona

Des théologiens à l'école

Les visites de pasteurs et curés dans les classes vaudoises sont remplacées à la rentrée par la présence d’un théologien de référence dans les établissements scolaires. Jean-Baptiste Lipp, pasteur et coordinateur du projet pour l’Eglise réformée vaudoise, parle du projet en élaboration

Fin d’une époque, la traditionnelle visite du pasteur dans les classes vaudoises n’est plus. Dès cet automne, chacun des 90 établissements scolaires vaudois se verra attribuer un théologien de référence, une personne ressource pour les enseignants du cours d’éthique et cultures religieuses qui avait remplacé, il y a trois ans déjà, le cours d’histoire biblique dispensé aux élèves du canton. La forme change et pour le coup le fond aussi. « Il y a un travail théologique à faire en répondant aux questions des enseignants relatives au cours d’éthique et cultures religieuses. Il y a aussi un travail pastoral qui peut être proposé lors d’un décès ou d’une crise existentielle rencontrés dans une classe », explique Jean-Baptiste Lipp, pasteur à Belmont-Lutry et coordinateur du projet pour l’Eglise réformée vaudoise. A la double casquette s’ajoute un changement de posture. « Le ministre ne s’invite plus dans les classes. Il est à disposition et peut être invité à l’initiative du corps enseignant. » Un signal positif est envoyé en direction des milieux scolaires qui voyaient parfois ces visites d’un mauvais œil, car assimilées à une vérification du travail, mais aussi aux parents qui pouvaient craindre le prosélytisme. « Les ministres se retirent au profit d’un cours obligatoire délivré sans soupçon, qui vise à réguler une interconnaissance des religions et entre les élèves, en phase avec la société d’aujourd’hui », commente le pasteur favorable à cette proposition faite par les Eglises réformée et catholique au Canton. Cette nouvelle décision permet donc la mise à disposition de personnes ressources par les Eglises reconnues comme institutions de droit public dans l’école obligatoire. Le principe de subsidiarité est conservé. On trouvera donc dans les établissements vaudois des théologiens réformés ou catholiques qui s’exprimeront au nom des deux Eglises, missions communes obligent. Jean-Baptiste Lipp imagine volontiers que, malgré cette rupture, ce seront dans les écoles en partie les mêmes pasteurs – théologiens par définition – qui seront chargés des visites. De leur côté, les enseignants gardent la responsabilité du cours donné aux élèves, en s’appuyant sur le matériel créé par les Editions Agora, fournisseur officiel de la discipline. Malgré nos demandes, Serge Martin, directeur adjoint de l’Ecole obligatoire du Canton de Vaud, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade sur ces questions. 

// Marie Destraz

Un cours adapté à la réalité vaudoise

Un cours adapté à la réalité vaudoise Les écoles vaudoises misent sur l’interreligieux depuis trois ans avec le cours d’éthique et cultures religieuses

Le cours d’éthique et cultures religieuses est au programme des élèves vaudois de primaire et secondaire depuis la rentrée 2013, remplaçant le cours facultatif d’histoire biblique. L’objectif est d’offrir aux élèves une connaissance des différentes cultures religieuses et de leur permettre de se placer dans le contexte interreligieux actuel. La tradition judéo-chrétienne reste la base de l’enseignement, mais l’accent est mis sur la connaissance des autres religions. De l’apprentissage des religions, les élèves passent à des réflexions sur des valeurs humanistes, traité de façon neutre sous un angle historique. 

// M.D.

Vous êtes tous les bienvenus à la Maison

La Journée d’Eglise a lieu le 3 septembre à la Maison des Cèdres à Lausanne, suivie du culte de consécration et d’agrégation à la cathédrale. Découvrez les nouveaux ministres et le programme de la fête

Dix, c’est le nombre de nouveaux ministres qui font leur entrée dans l’Eglise réformée vaudoise. Les six pasteurs et quatre diacres seront consacrés et agrégés lors du traditionnel culte à la cathédrale de Lausanne, le samedi 3 septembre à 17 h. Pour faire connaissance avec ces hommes et ces femmes, nous leur avons posé quatre questions.

Comment priez-vous ?
« Debout, assis, dedans, dehors », liste le jeune pasteur de 30 ans Renaud Rindlisbacher. Dans un rire, Anne-Christine Golay, pasteur de 43 ans, avoue même prier dans son bain. « Je prie en même temps que le soleil se lève, pour m’élancer ensuite dans la journée. » Matinale elle aussi, Pascale Boismorand, diacre de 53 ans, ne pose pas les pieds à terre avant sa prière, le café peut attendre.

Qu’est-ce que Jésus change dans votre vie ?
« Il a tout changé ! Ma perception de la valeur de ma vie et de celle des autres », lâche la diacre de 51 ans Pierrette Fardel. « Jésus a accueilli pleinement son humanité. Cela m’aide à accueillir à mon tour la mienne », explique Nicolas Merminod, pasteur de 28 ans. Pour Samuel Gabrieli, pasteur de 33 ans, Jésus « est un ami, un compagnon de route, une espérance, mon sauveur, ma lumière, mon guide ». « Il est le grain de sable et le grain de sel, celui qui vient déranger et qui permet à un système de s’ouvrir, de laisser de l’espace. Et là où il y a de l’espace, il y a autant d’humain que de divin », raconte avec espièglerie le pasteur de 30 ans. Etienne Guilloud. Pour Catherine Novet-Cottier, diacre de 53 ans, « Jésus est là depuis toujours. Il reste pour moi un modèle à suivre. »

Quand le découragement pourrait prendre le dessus, comment gardez-vous courage ?
« Vas-y, avance en eau profonde›, cette phrase de Jésus à Simon Pierre avant la pêche m’aide à continuer ma route », image Pascale Boismorand. « Je repense à la croix. La vie de Jésus n’est pas absolument glorieuse avec un ‹happy end›. Il va jusqu’au fond de la souffrance. Cela me fait réfléchir. Alors je me remets devant Dieu pour continuer avec lui », explique Nicolas Merminod. « J’ai la possibilité de dire mon découragement, car je peux vivre sans masque avec Jésus », décrit le diacre de 57 ans, François Rossier. Quant à Annie Gerber, pasteur de 32 ans, « je le vis quand il me tombe dessus, car il fait partie de la nature humaine. Et je me reconnecte à moi-même et à la nature. »

Comment témoignez-vous de votre foi dans votre vie quotidienne ?
« Ma foi, je la vis, je n’aime pas la prêcher. Et ça prend tout mon temps ! » sourit François Rossier. « Ca serait plutôt aux autres de répondre, pour voir s’ils perçoivent mon témoignage », répond Annie Gerber, pour qui « le sourire, la proximité, la rencontre, l’accueil, aller de l’avant dans ce qui est porteur de vie et croire qu’il y a toujours du lumineux en chacun » en sont l’expression. « J’essaie de ne pas toujours céder à ce qui est de l’ordre de l’habitude et de la tradition, à ce qui ne laisse pas la place à l’humain comme il est », conclut Etienne Guilloud. 

// Marie Destraz

Etats-Unis: Très peu de pasteurs évangéliques sont sollicités pour officier des mariages gays

11% des pasteurs protestants (réformés et évangéliques confondus) ont été sollicités pour célébrer des mariages gays depuis l’introduction du mariage gay à l’échelle nationale.

Selon le sondage réalisé par LifeWay Research auprès de mille pasteurs, les pasteurs presbytériens et les réformés sont les plus sollicités (26%). A l’opposé, les pasteurs baptistes n’ont été qu’un pour-cent à avoir fait l’objet d’une demande.

Dans les faits, les couples gays s’adressent surtout à des pasteurs qu’ils connaissent et qui soutiennent leur mode de vie de couple.

100’000 mariages gays ont été conclus depuis la libéralisation du mariage gay par la Cour Suprême, le 26 juin 2015.

La rédaction d’Evangeliques.info/BP – 22 août 2016 10:38

Colombie : un pasteur étreint un assassin

 

Depuis plusieurs années, les chrétiens colombiens font face à des défis de taille marqués par des souffrances et des joies. Un pasteur se souvient de la conversion impensable du plus effrayant criminel de sa ville.

300-Radio16-sem33-ColombieMoment historique à la Havane, le 23 juin dernier. Le président colombien Juan Manuel Santos et le chef des FARC, Timoléon Jiménez, se sont serré la main après avoir signé un accord de cessez-le-feu. Cet accord aura-t-il des conséquences positives pour les chrétiens ? Une chose est sûre : ils se sentent toujours menacés.

Des défis de taille

Et pour cause, durant plusieurs années les chrétiens ont payé un lourd tribut, exposés à la violence des groupes armés qui ont assassiné des pasteurs, détruit des églises, rançonné des communautés, enlevé des responsables et enrôlé de force des enfants pour en faire des soldats. Mais quelle que soit l’évolution du cessez-le-feu, beaucoup de chrétiens ont appris à placer leur confiance en Dieu durant ces dernières années.

«Il s’est mis à genoux et a demandé pardon (..) »

Prenons le cas du pasteur Ventura. Comment oublier la conversion du plus effrayant criminel de la ville ? Ce soldat, nommé Cortilla, avait l’intention de le tuer. Lorsqu’il est entré dans l’Eglise, le pasteur s’est mis à genoux pour prier. Finalement, cet homme a quitté l’Eglise car il ne trouvait plus son arme. Puis il est revenu quelque temps plus tard mais il n’était plus le même. Il s’est mis à genoux et a demandé pardon au pasteur Ventura en pleurant. Cette demande de pardon était un véritable défi. Le pasteur avait du mal à oublier le visage des personnes que ce soldat avait tuées ou violées, mais il a pardonné. Il a choisi de le prendre dans ses bras et de lui manifester de l’amour. C’est ainsi que le plus effrayant criminel de cette ville est devenu chrétien.

CAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d__Elat scellé :: CAMEROON

CAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d?Elat scell? :: CAMEROONCAMEROUN :: Ebolowa : Le temple Epc d’Elat scellé :: CAMEROON Deux factions dissidentes du consistoire Ntem s’affrontent.

Il n’y aura pas culte au mythique temple Epc (église presbytérienne camerounaise) d’Elat ce dimanche, 14 août 2016. Hier, jeudi, 11 août 2016, le temple a été scellé par Marcel Victor Mendel Nguangué, préfet du département de la Mvila. En dehors du temple, les bureaux du synode et du consistoire ont également été scellés. D’après le docteur Mbita, modérateur des paroisses, Olem Hermon et Ngaoundéré Philadelphie, du called meeting, une faction du consistoire Ntem, « le préfet du département de la Mvila n’a fait qu’exécuter une décision de justice, notamment l’arrêt de la cour d’appel du Sud du 22 juillet 2016 portant cas Didier Zé Angon qui traîne toute l’Epc en justice.

Requête déclarée non fondée et condamné aux dépens ». Le docteur Mbita rappelle que le pasteur Didier Zé Angon, modérateur de la paroisse d’Elat, « a porté plainte parce qu’il refuse l’application des décisions de la 59è assemblée générale sur le syndement du consistoire Ntem et la nouvelle affectation des pasteurs ».

Hier matin, jeudi, 11 août 2016, « le bureau de l’assemblée générale est arrivée, accompagné d’un huissier de justice pour prendre possession du temple. Le pasteur Didier Zé Angon a fermé l’église et a emporté les clefs. D’où les scellés », témoigne le docteur Mbita qui se réjouit par ailleurs, « qu’aujourd’hui, le bureau de l’assemblée générale conduit par son modérateur, le révérend pasteur Jean-Jacques Bioh a appliqué la décision de la 59è assemblée générale de l’Epc, syndant le consistoire Ntem en trois consistoires à savoir : Ntem, Endam et Mvangan Jérusalem ».

Discorde

Pour sa part, le révérend Didier Zé Angon, modérateur de la paroisse d’Elat se dit « surpris par la décision du préfet, parce qu’il n’y’a eu aucune altercation, aucun mouvement d’humeur, aucun affrontement ». Le modérateur de la paroisse d’Elat s’étonne par ailleurs, « comment les gens demandent la paroisse d’Elat et demandent en même temps sa fermeture ? ».

Deux camps s’affrontent donc pour le contrôle du « consistoire Ntem ».A l’origine, un problème d’interprétation des textes de l’église. Samedi, 30 janvier 2016 à Sangmélima, s’est tenu le premier conseil général du synode Municam, instance de décision supérieure au consistoire. Parallèlement à la tenue de ces travaux, se tenait le même jour, le « called meeting Ntem » d’une faction du consistoire Ntem à la paroisse d’Emmaüs, sur convocation de son modérateur Daniel Ndongo.

A l’issue des travaux du called meeting, des décisions sont prises, notamment celles portant affectations des pasteurs dans les paroisses. De l’autre côté, l’instance supérieur qu’est le synode, désapprouve l’attitude dissidente du consistoire Ntem en ces termes, « le conseil général du synode désavoue tous les travaux de ce called meeting, les déclare nuls et sans effet sur les affectations et le scindement du consistoire Ntem. Actes qui sont de nature à créer le désordre dans l’église et dans la société ».

Un message qui a visiblement du mal à passer chez la faction dissidente du consistoire, puisque 24 heures plus tard, c’est-à-dire dimanche, 31 janvier 2016, elle a poursuivi le bras de fer avec la hiérarchie de l’église qu’est le synode en faisant irruption dans les temples pour installer ses pasteurs. Autre point de discorde, le principe de scindement du consistoire Ntem conformément à la configuration d’avant 1967.

Conflit pasteurs-agriculteurs : l'arbitrage du gouvernement béninois

Par Olivier Ribouis 12 Aoû 2016 à 11:39 143

A lire

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Devenue saisonnière au Bénin, la guerre des éleveurs et des agriculteurs a été une préoccupation du gouvernement béninois selon le point de presse du ministre d’Etat Pascal Irené Koupaki. Après l’ultime conflit meurtrier entre les pasteurs et les agriculteurs à Karimama et Malanville dans le nord du pays, le gouvernement béninois a décidé de veiller à la limitation des champs d’activités de chaque camp.

Le conseil des ministres de ce jeudi a selon le ministre d’Etat béninois, a instruit « le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche à faire procéder à la délimitation de la zone de pâturage de cinq kilomètres de largeur et à sensibiliser les agriculteurs et les éleveurs sur le respect strict des différentes aires convenues ». Le conseil a aussi demandé au « ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale à l’effet de mettre en place les unités administratives locales ». Ces décisions ont été prises après une  visite de travail de Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique dans les communes de Karimama et de Malanville où il le conflit a fait des morts récemment.

A ce sujet, a indiqué Koupaki, « le conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation à faire engager la poursuite des auteurs, co-auteurs et complices des dégâts enregistrés ».

 Les conflits entre éleveurs et agriculteurs ne s’enregistrent pas que dans le septentrion. Dans le centre et une partie du pays, ces conflits font également des dégâts.

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Vietnam: Une pétition demande la libération de plus de cent pasteurs emprisonnés

Une pétition en ligne a été lancée sur Citizengo afin de demander au gouvernement vietnamien de garantir la liberté religieuse, comme le décrète la Constitution, ainsi que de libérer la centaine de pasteurs emprisonnés.

Plus de 52’500 personnes ont déjà paraphé cette pétition, qui vise à atteindre les 100’000 signatures.

Selon la pétition, qui s’appuie sur des chiffres de Christian Aid, plus de cents pasteurs sont incarcérés au Vietnam pour avoir prêché l’Evangile et refusé de signer un document leur demandant de fusionner leurs Eglises, ainsi que de ne pas dépasser les 500 fidèles.

Sous couvert d’anonymat, un responsable du gouvernement aurait confié à Christian Aid la volonté du gouvernement de fusionner les Eglises pour limiter leur croissance et mieux les contrôler.

La pétition est adressé au président Trân Dai Quang ainsi qu’au Premier Ministre Nguyen Xuan Phuc.

La rédaction d’Evangeliques.info – 12 août 2016 10:37

«Comme employeur, l'Eglise est en apprentissage»

La récente grève de la faim de Daniel Fatzer a placé sur le devant de la scène le débat sur les conditions de vie des pasteurs. Pourtant, la Ministérielle, l’association professionnelle des pasteurs et diacres, est restée discrète. Son secrétaire, Alain Martin, commente l’épisode.

Pourquoi a-t-on peu entendu la Ministérielle?

Nous avons estimé qu’intervenir publiquement n’apportait rien et ne permettait pas de calmer le jeu.

Les conditions de travail des pasteurs vaudois se sont-elles autant péjorées que ce que l’on a pu entendre?

Les conditions de travail des ministres ont pas mal évolué. La place du pasteur de paroisse dans la communauté civile n’est plus une évidence. En outre, jusque dans les années 80, l’Eglise portait les ministères, mais maintenant c’est le contraire, ce sont les ministères qui portent l’Eglise. Les pasteurs ne sont plus de simples agents régulateurs du religieux, ils sont appelés à exercer des compétences éthiques, spirituelles, liturgiques, rituelles, etc.

La crise est davantage liée à la place du ministre dans la société qu’aux changements internes de l’institution?

C’est multifactoriel. La place du pasteur dans la société joue un rôle important, mais il y a aussi le changement institutionnel. Jusqu’en 2006, c’était l’Etat qui était employeur. Maintenant, c’est l’Eglise. Ce changement s’est fait sans modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines. Bien sûr, il y a eu la création d’un Office des ressources humaines (ORH), mais il faisait suite au «pasteur des pasteurs» à l’époque centré sur l’accompagnement spirituel. Bref, sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement, c’est désormais l’ORH qui devient le garant – en fait le responsable – des mouvements de postes. Et cette centralisation, à mon avis, n’a pas encore été clairement analysée et digérée.

Vous insistez sur les changements de poste. Est-ce une grosse source de conflits?

Si j’en crois les cas où je suis amené à accompagner des collègues, la principale difficulté apparaît quand on essaie de mettre la bonne personne au bon endroit. Cela demande un temps énorme. Et actuellement à l’EERV, la gestion ordinaire des ressources humaines ne laisse pas ce temps. Le Conseil synodal le reconnaît, mais il complète l’office avec des compétences administratives et non pas avec des personnes chargées du discernement des charismes. Pour moi, il ne faudrait pas un responsable, mais deux ou trois. Je crois aussi que l’Eglise est en apprentissage dans son rôle d’employeur. Et inévitablement, il y a des moments où l’on essaie et où l’on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait la bonne solution. Encore faut-il admettre que l’on puisse faire des erreurs, et pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’on a un Conseil synodal qui admet facilement s’être trompé.

ll y a des points sur lesquels il fait fausse route, selon vous?

Pour moi, actuellement, il y a une grosse difficulté – qui heureusement va être palliée par la création d’une commission de traitement des litiges, décidée par le Synode –, c’est que, lorsqu’il y a une situation RH tendue dans laquelle le Conseil synodal comme employeur doit intervenir, il ne le fait que sur la base du compte-rendu d’une ou deux personnes de l’ORH. Et l’Exécutif ne rencontre pas le collègue en question quand il prend sa décision. J’estime que c’est vraiment problématique car le risque d’arbitraire est plus élevé. Je suis donc heureux que désormais il y ait cette commission de traitement des litiges, qui va pouvoir enquêter, poser un autre regard et pondérer.

Mais les pasteurs ne sont-ils pas un peu des enfants gâtés?

Non je ne crois pas! Bien sûr, nous avons une convention collective et des conditions de travail qui, sans être très favorables aux personnes employées, posent un certain nombre de protections. Ce cadre est largement inspiré du Règlement du personnel de l’Etat de Vaud, c’est de là que l’on vient. On a cinq ou six situations de conflits ces derniers temps. On pourrait se dire que c’est peu sur 250, mais cela représente quand même 2-3%. Et puis il y a des situations où j’accompagne des collègues qui se sentent peu entendus ou maltraités par l’ORH: sur les deux dernières années, il y en a eu une vingtaine. Cela fait 10% de collègues qui sont en difficulté. Alors est-ce qu’on profite d’une situation trop facile? Je ne crois pas! L’Eglise n’est pas une entreprise comme une autre. Elle est porteuse d’un message, de réconciliation mais aussi d’interpellation sur le sens de la vie, sur les valeurs, sur une certaine éthique. Si, dans notre Eglise, on n’a pas les capacités de gérer nos différentes personnalités, c’est qu’il y a un problème. (24 heures)

(Créé: 08.08.2016, 21h07)

Saint-Quentin : le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche quitte sa paroisse

Le pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche a quitté la paroisse de l’église protestante unie de France, de Saint-Quentin pour celle de Grenoble. L’occasion de revenir sur ses huit années passées au côté des fidèles.

Il y a huit ans, vous officiez pour la première fois à Saint-Quentin, quel souvenir en gardez-vous ?

« Je suis architecte de formation, c’était mon tout premier poste ici. Dès les premiers jours, ça s’est très bien passé. J’ai été très heureuse de partager ma foi avec les 200 paroissiens de l’église protestante. Je les ai accompagnés pendant huit ans, j’ai partagé leur doute, leur questionnement, leurs tourments. Ce fut une très belle expérience. »

Parmi tout ce que vous avez vécu, quels ont été les moments forts ?

« Évidemment il y en a eu beaucoup. Il y a eu la reconnaissance de mon ministère. Lorsque je suis arrivée je n’étais pas encore titulaire, et au terme de deux ans de mise à l’épreuve j’ai été intégrée officiellement dans mes fonctions de pasteur. Il y a eu un culte célébré en présence du président de la région (équivalent de l’évêque), énormément de paroissiens étaient venus y assister. Et puis, évidemment, il y a eu mon mariage il y a deux ans. Je me suis mariée dans ma propre église, c’est un très beau souvenir. »

Vous avez célébré votre premier mariage homosexuel juste avant votre départ. Quel souvenir en gardez-vous ?

« Oui c’est marquant d’unir un couple du même sexe. Mais je ne dis pas que j’ai célébré un mariage gay, j’ai béni un couple de personnes qui s’aiment. »

Y a-t-il des choses de la vie paroissiales qui vont vous manquer dans votre nouvelle paroisse à Grenoble ?

« Avant toute chose, c’est très différent à Grenoble. Nous sommes plusieurs pasteurs à officier dans la même paroisse, alors qu’à Saint-Quentin j’étais toute seule. J’ai eu énormément de joie à occuper ce poste, seule, à Saint-Quentin. Cela nous permet d’avoir une relation privilégiée avec les paroissiens. »

Un conseil pour votre successeur ?

« Écouter et voir ! Et surtout rendre grâce. C’est important de donner et de partager dans un contexte où les gens sont de plus en plus craintifs. »

L'EERV encore en apprentissage dans son rôle d'employeur?

Une structure de l’Eglise qui a changé fondamentalement, “sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution”. C’est ainsi qu’Alain Martin, secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), explique notamment la crise qui a secoué dernièrement l’institution.

Dans une interview accordée le 5 août 2016 à l’agence de presse protestante romande Protestinfo, Alain Martin admet que les conditions de travail des pasteurs ont pas mal évolué. Ils ne sont plus de simples agents régulateurs du religieux, mais sont appelés à exercer des compétences éthiques, spirituelles, liturgiques, rituelles, etc.

Une centralisation encore mal digérée

Pour le responsable protestant, la récente crise est due à une combinaison multifactorielle. Si la place du pasteur dans la société joue un rôle important, c’est également le cas du changement institutionnel. Depuis 2006, en effet, l’Eglise a remplacé l’Etat en tant qu’employeur. “Ce changement là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines”, note ainsi Alain Martin. “On est dans une configuration où sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement et sans que l’on ait pensé ecclésiologiquement cette évolution, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant –en fait le responsable– des mouvements de postes. Et cette centralisation là, à mon avis, n’a pas encore été clairement analysée et digérée”.

Une commission de traitement des litiges

Le responsable protestant plaide pour un renforcement de la gestion des ressources humaines à la tête de l’EERV. Remarquant que cela ne fait que 7 ans que l’Eglise occupe son rôle d’employeur, Alain Martin relève que l’institution est “en apprentissage”. “Et inévitablement, il y a des moments où l’on essaie et où l’on s’aperçoit que ce n’est pas tout à fait la bonne solution. Encore faut-il admettre que l’on puisse faire des erreurs, et pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’on a un Conseil synodal qui admet facilement s’être trompé”, affirme le secrétaire général de la Ministérielle.

Il se réjouit cependant que la difficile situation actuelle dans la gestion des ressources humaines va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges, décidée par le Synode (organe délibérant), qui va pouvoir enquêter, poser un autre regard et pondérer.

Besoin de réconciliation

Alain Martin ne croit pas, comme cela s’est fait entendre, que les pasteurs soient des “enfants gâtés”. Il souligne que nombre de ses collègues se sentent “peu entendus ou maltraités” par l’Office des ressources humaines (ORH). Le secrétaire général rappelle finalement le message de réconciliation présent dans le christianisme. “Si, dans notre Eglise, on n’a pas les capacités de gérer nos différentes personnalités, c’est qu’il y a un problème”, relève-t-il.

Le pasteur lausannois Daniel Fatzer a arrêté début juillet 2016 une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (cath.ch-apic/prot/jb/rz)

Les pasteurs vaudois gèrent mal l'évolution de leur travail

«La place du pasteur dans la société joue un rôle important, mais il y a aussi le changement institutionnel. Jusqu’en 2006, c’était l’Etat qui était employeur et maintenant c’est l’Eglise», rappelle le secrétaire général de la Ministérielle, l’organisation professionnelle des pasteurs et diacres de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), dans une interview de Protestinfo publiée samedi par La Liberté.

«Et ce changement-là s’est fait sans avoir une modification fondamentale dans la gestion des ressources humaines. Bref, on est dans une configuration où, sans que la structure de l’Eglise ait changé fondamentalement, c’est désormais l’Office des ressources humaines (ORH) qui devient le garant – en fait, le responsable – des mouvements de postes», explique-t-il.

Risque d’arbitraire

«Lorsqu’il y a une situation de ressources humaines difficile, tendue, dans laquelle le Conseil synodal comme employeur doit intervenir, il ne le fait que sur la base du compte-rendu d’une ou deux personnes de l’ORH. L’exécutif ne rencontre pas le collègue en question quand il prend sa décision.»

«C’est vraiment problématique, car le risque d’arbitraire est plus élevé. Heureusement, cette grosse difficulté va être palliée par la création de la commission de traitement des litiges», relève Alain Martin.

«On a cinq ou six situations de conflits ces derniers temps. On pourrait se dire que c’est peu sur 250, mais cela représente quand même 2-3%. Et puis, il y a des situations où j’accompagne des collègues qui se sentent peu entendus ou maltraités par l’ORH: rien que pour les deux dernières années, il y en a eu une vingtaine. Cela fait déjà 10% de collègues qui sont en difficulté».

Pas des enfants gâtés

Le secrétaire général ne croit pas que les pasteurs sont des enfants gâtés. «Bien sûr que l’on a une situation qui relativement privilégiée. Nous avons une convention collective et des conditions de travail qui, sans être très favorables aux personnes employées, posent un certain nombre de protections. Ce cadre est largement inspiré du règlement du personnel de l’Etat de Vaud, c’est de là que l’on vient.»

Pour mémoire, le pasteur lausannois Daniel Fatzer a récemment mené une grève de la faim de 23 jours, suite à son licenciement. Il avait été démis de ses fonctions avec effet immédiat après avoir pris la défense, lors d’un culte diffusé sur Espace 2, d’un collègue récemment licencié. Il avait également mis en cause un des membres des autorités ecclésiales. (ats/nxp)

(Créé: 06.08.2016, 12h55)

Chavannes Jeunes abandonne la course électorale

Le pasteur Chavannes Jeunes (Canaan) a annoncé hier son retrait de la course à la présidence. Il endosse désormais la candidature de son collègue pasteur Maxo Joseph.

Le religieux et homme politique, après trois échecs aux élections, assure vouloir travailler à l’unité au sein du secteur protestant. M. Jeune, qui a abandonné récemment le G 30, plaide pour une réduction du nombre de candidats à la présidence.

Il convie les autres candidats, proches du secteur protestant, à l’imiter en apportant leur support à Maxo Joseph (Rendez vous).

L’alliance électorale entre Canaan et Rendez vous, deux formations politiques revendiquant leur appartenance au secteur protestant, vise à favoriser un leadership collectif a dit M. Joseph, qui était le pasteur le mieux classé lors des élections annulées de 2015.

L’objectif de la démarche des deux pasteurs est de provoquer un ralliement des autres pasteurs impliqués dans la course électorale. Cependant cette démarche semble difficile.

Un pasteur, non membre de ces deux formations politiques, a été agressé physiquement tandis qu’il expliquait aux journalistes les limites de cette initiative. Le pasteur Wismon Jeune a insisté sur la nécessité de solliciter l’approbation préalable des différentes composantes du secteur avant la désignation d’un candidat.

Par ailleurs le pasteur Jacques Janvier, président de la fédération des pasteurs du grand Nord, a indiqué qu’il n’avait pas été contacté pour la recherche d’un consensus.

L’alliance entre Canaan et Rendez scelle les retrouvailles entre les pasteurs Jeune et Joseph. Pasteur Joseph avait, il y a un an, boudé une initiative du pasteur Jeune visant à designer un candidat unique pour le secteur. L’affaire avait mal tourné, pasteur Jeune a présenter ses excuses parce qu’il n’avait pas pu réaliser l’unité au sein de ce secteur.

LLM / radio Métropole Haïti