Monthly Archives: April 2016

Enlèvement de l'Eglise: Seuls un tiers des pasteurs américains croient qu'il aura lieu avant la …

Selon une nouvelle étude de Lifeway Research, seuls un tiers des pasteurs américains croient que les chrétiens seront enlevés dans les airs, à la rencontre du Christ, avant la grande tribulation que va vivre le monde. Cette enquête menée auprès de mille pasteurs montre que les chrétiens ont de la peine à s’accorder sur l’interprétation de l’Apocalypse.

Alors que 36% des pasteurs principaux ont une conception «pré-tribulationniste» comme présentée dans la série de livres «Left Behind», un quart des pasteurs estime que l’enlèvement de l’Eglise n’est pas un concept littéral mais symbolique.

Pour 18% encore, il aura lieu après la tribulation mondiale ou au cours de celle-ci (4%). Un petit unique pourcent estime même qu’il a déjà eu lieu.

Les réponses des pasteurs sondés diffèrent selon leur dénomination chrétienne et leur niveau d’études. Les pasteurs évangéliques sont plus susceptibles d’adhérer à une interprétation littérale de l’enlèvement que les Protestants réformés, les Méthodistes et les Presbytériens. Les pasteurs ayant suivi une formation supérieure sont plus susceptibles d’appréhender l’enlèvement au sens figuré.

La rédaction d’Evangeliques.info – 29 avril 2016 10:44

Mali : Élevage : LE PRAPS, UN NOUVEAU PROJET D'ENVERGURE

élevage

D’une durée de 6 ans, il interviendra chez nous dans 8 régions, 31 cercles, 220 communes, regroupées au sein de 3 zones agro-écologiques intégrant les cercles frontaliers des pays membres du projet

Le coup d’envoi des activités du Projet régional de pastoralisme au Sahel (PRAPS Mali) a été officiellement donné, ce jeudi, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, le Dr Nango Dembélé. La cérémonie de lancement du projet a regroupé au CICB, le coordinateur du PRAPS, Abdoul Wahab Diarra, la coordinatrice régionale du PRAPS/ CILSS, le Dr Maty Bah Dia, le représentant de la Banque mondiale, Zié Coulibaly, et le représentant du maire de la commune III, Ousmane Camara.

Le PRAPS est une émanation de la Déclaration de Nouakchott, suite au Forum de haut niveau sur le pastoralisme tenu à Nouakchott en octobre 2013, sous l’égide du gouvernement mauritanien, de la Banque mondiale, du CILSS et des organisations d’intégration régionale. Six pays sont concernés par le projet : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.

Son objectif de développement porte sur  « l’amélioration de l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans des zones transfrontalières et le long des axes de transhumance des six pays sahéliens et l’amélioration de la capacité des gouvernements de ces pays à répondre à temps, de manière efficace en cas de crise pastorale ou d’urgence ».

Chez nous, le projet, dont la durée est de 6 ans, interviendra dans 8 régions, 31 cercles, 220 communes, regroupées au sein de 3 zones agro-écologiques intégrant les cercles frontaliers des pays membres du PRAPS. Il vise 440 000 bénéficiaires directs dont 132 000 femmes et jeunes et des bénéficiaires indirects, à l’instar des vétérinaires privés, transformateurs, marchands, etc. Le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère de l’Élevage et de la Pêche.

Le représentant du maire de la commune III a salué, dans le projet, une « contribution importante au développement économique du Mali, à savoir l’amélioration des conditions des pasteurs et agro-pasteurs ».

La composante I du projet s’emploiera à améliorer la santé animale par des activités comme le renforcement des services centraux et déconcentrés de la santé animale ; la visite d’échange des expériences d’installation des vétérinaires de proximité et l’activation du processus de déploiement des vétérinaires privés dans les zones pastorales ; l’appui à la surveillance épidémiologique.

L’amélioration de la gestion des ressources naturelles est la composante II du projet. Elle se fera, entre autres, par une mission de validation/ négociation d’accords sociaux sur les sites des aménagements identifiés, la détermination de la nature de travaux et l’estimation des devis quantitatifs, des études diagnostiques des commissions foncières locales et communales. Faciliter l’accès au marché, améliorer la gestion des crises pastorales, la gestion du projet et l’appui institutionnel sont les autres composantes de ce projet dont le budget total prévu pour l’exercice 2016 se chiffre à 2,063 milliards Fcfa sur les ressources IDA et 150 millions de Fcfa sur le budget national.

« Ce projet va concrétiser les ambitions nourries par nos chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, lors d’un forum de haut niveau sur le pastoralisme tenu le 29 octobre 2013 à Nouakchott. Il va contribuer à l’atteinte des objectifs de « la Déclaration de Nouakchott » qui sont de « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et d’accroitre le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30 % dans les six pays concernés au cours des 5 prochaines années, en vue d’augmenter significativement les revenus des pasteurs dans un horizon de 5 à 10 ans. Cet objectif est en lien avec nos différents documents de politique et stratégie du développement de l’élevage, notamment la politique nationale de développement de l’élevage, la politique du développement agricole, la Loi d’orientation agricole et le Programme d’action du gouvernement pour la période 2013-2018 » s’est félicité le Dr Nango Dembélé.

Le ministre a également rappelé l’importance de l’élevage qui « joue un rôle socio économique très important qui contribue pour près de 19 % au produit intérieur brut, constitue 80% des revenus pour les pasteurs, 18 % pour les agro-pasteurs et la principale source de revenu pour plus 30 % de la population malienne et occupe la 3è place, après l’or et le coton, en terme de produits d’exportation »

K. DIAKITE

Source : L’Essor


Suisse: Des pasteurs élaborent un cru pour le Jubilé de la Réforme en 2017

Pour célébrer les 500 ans de la Réforme, un groupe de pasteurs et de diacres de la région de la Côte a eu une idée bien vaudoise: élaborer un «cru» de la Réforme en blanc et en rouge. Pour se faire, ils ont sollicité la collaboration de plusieurs vignerons-encaveurs de la région aubonnoise et morgienne.

Dès avril 2017, cette cuvée de la Réforme pourra être dégustée et achetée chez les vignerons. Ceux-ci offriront aussi du moût et différentes animations et conférences seront organisées dans les caves, lors des dégustations.

Pasteur et coordinateur pour la région Morges-Aubonne de l’Eglise réformée du canton de Vaud, François Paccaud a expliqué l’objectif de ce projet à l’agence de presse Protest’info: marquer le Jubilé et aller à la rencontre des gens en dehors des cercles de l’Eglise. «Symboliquement, la transformation du moût en vin peut illustrer le cheminement du croyant qui décide de suivre l’esprit du Christ et se retrouve petit à petit transformé par celui-ci» a développé le pasteur.

La rédaction d’Evangeliques.info – 29 avril 2016 09:45

Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, pasteur selon le cœur de Dieu

« Moi, je suis le bon pasteur ; le bon pasteur livre sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est parce qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis… » (Jean 10,11-13)

La récente prise de parole de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala demandant la cessation des bombardements dans le Pool a mis en émoi les journalistes-mercenaires, zélateurs à la solde des hommes au pouvoir au Congo-Brazzaville ; ils se sont mis à le vilipender, l’accusant de ne pas respecter le « devoir de réserve » que lui impose sa fonction d’évêque. Cet émoi des chantres du pouvoir de Brazzaville en a provoqué un autre : celui des chrétiens et des hommes de bonne volonté qui ne comprennent pas que, pour avoir dit certaines évidences, – et encore avec beaucoup de doigté et de réserve- l’évêque de Kinkala dont la circonscription ecclésiastique couvre une grande partie du Département du Pool soit l’objet d’attaques aussi féroces qu’injustifiées.

Mercenaires de la plume et du micro au service des crimes politiques

Ils ont la mémoire courte, ces hommes et chrétiens de bonne volonté qui oublient que la tradition des hommes politiques congolais depuis 1963 intègre l’invariant de l’anticléricalisme servant à désigner l’Eglise catholique et ses responsables comme boucs émissaires des turpitudes qui minent le vivre-ensemble harmonieux et le développement de notre pays. La classe politique actuelle, depuis plus de trente ans qu’elle est au pouvoir, manie la même rhétorique en cas de crise qui la met en demeure de lâcher les rênes.

Il faut rappeler que le cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, patriote confirmé et fin tacticien en matière de relations Eglise-Etat sous le régime du monopartisme servit de bouc-émissaire aux luttes de pouvoir au sein du PCT : le 22 mars 1977, il fut assassiné, quatre jours après l’assassinat du président de l’époque, Marien Ngouabi.

L’assassinat du cardinal Biayenda fut préparé avec l’aide de la presse à la solde de militaires et de membres du parti unique au pouvoir : en effet, la radio et la télévision avaient, aussitôt après l’assassinat du président, accrédité la thèse que le cardinal Biayenda n’était pas étranger à ce crime ; qu’il aurait « mystiquement neutralisé  » le pouvoir de Marien Ngouabi. Voici ce que l’on entendait en substance, toutes les trente minutes, depuis le 19 mars 1977 sur les ondes de la Voix de la Révolution congolaise (la radio nationale) : « Le Président Marien Ngouabi a été assassiné…La dernière personne qu’il a reçue en audience est le cardinal Emile Biayenda… ». Le 22 mars, la pratique du bouc-émissaire porte ses fruits : le cardinal Emile Biayenda est assassiné.

Autres temps, mêmes mœurs

Encore en vie et plusieurs, parmi eux, encore au pouvoir, les protagonistes et les acteurs de cette « chronique d’une mort annoncée  » jouissent d’une totale impunité.

La désignation du cardinal Biayenda comme « éminence grise » dans l’assassinat du président Ngouabi leur servit de paravent pour s’emparer du pouvoir et se prévaloir du titre de garant de la paix au Congo. Voudraient-ils rééditer leur funeste besogne sur la personne de Mgr Portella Mbuyu qu’ils ne s’y prendraient pas autrement que de la manière dont leurs chiens d’attaque, ces journalistes-mercenaires et zélateurs à la plume d’autant plus acérée qu’ils sont arrosés de millions de francs dilapidés sur les deniers publics, s’acharnent sur Monseigneur Portella Mbuyu qui, en tant qu’évêque du diocèse de Kinkala, ne peut pas faire autrement que demander la paix et la sécurité pour les hommes, les femmes et les enfants dont il est le pasteur.

Douter de la crédibilité des résultats de la dernière élection présidentielle comme l’a fait Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas une entorse à la vérité ni un coup fatal au bon fonctionnement de la démocratie. A charge pour ceux qui ont publié ces chiffres d’en prouver la véracité aux 92% des électeurs congolais (mis à part les 8% ayant voté pour Sassou-Nguesso) qui se désolent que des truands les aient dépossédé de leur victoire.

Connaissant la fourberie du clan au pouvoir, je crains que la reconnaissance du choix de la majorité (Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Marie Michel Mokoko) ne soit repoussée aux calendes grecques.

Il faut aussi et surtout que les chrétiens et les hommes de bonne volonté veillent au grain pour que Monseigneur Portella Mbuyu ne soit pas victime des machinations machiavéliques du pouvoir qui est décidé à étouffer toute voix qu’il juge dissonante dans son orchestration éhontée de la tricherie électorale, car les mœurs politiques n’ont pas évolué depuis 1977.

Le pape François ne désavoue pas Monseigneur Portella Mbuyu

Le cœur de mon propos est de dire à ce qui ne le savent pas et à ceux qui pourraient l’avoir oublié que Monseigneur Louis Portella Mbuyu, en sa qualité d’évêque de l’Eglise catholique, a le droit, et même le devoir de parler comme il l’a fait, car contrairement à ce que pensent et disent ceux que ses prises de parole émoustillent, un évêque n’est pas fait pour gérer seulement les affaires cultuelles.

L’Eglise revendique et assume une mission de salut dans l’espace public. Monseigneur Portella Mbuyu n’est ni un extraterrestre, ni un évêque atypique, encore moins une brebis galeuse. Au contraire, il est, à l’exemple du Christ, le bon berger, celui qui prend soin de ses brebis dont il connaît les souffrances.

Ils sont nombreux de par le monde, ces pasteurs qui, comme Monseigneur Portella Mbuyu, sont le poil à gratter des institutions sociales et publiques en vue de promouvoir la justice et la paix : le Cardinal Christian Tumi, au Cameroun, le cardinal Laurent Mossengwo en RDC, pour ne parler que de ceux qui sont plus proches de nous.

Comme eux, Monseigneur Portella Mbuyu n’est pas un héros. Il ne fait qu’obéir à l’une des dimensions inaliénables qui guide les pasteurs dans leur charge auprès du peuple.

Cette dimension est la Doctrine sociale de l’Eglise dont François, l’actuel Pape, livre quelques pans dans son Exhortation Apostolique « EVANGELII GAUDIUM » (La joie de l’Evangile) faite le 24 novembre 2013. En voici deux extraits :



Par.182
« …Les pasteurs… ont le droit d’émettre des opinions sur tout ce qui concerne la vie des personnes, du moment que la tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain. On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter dans la sphère privée et qu’elle existe seulement pour préparer les âmes pour le ciel. Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants, sur cette terre aussi, bien que ceux-ci soient appelés à la plénitude éternelle, puisqu’il a créé toutes choses « afin que nous en jouissions » (1 Tm 6, 17), pour que toute personne puisse en jouir… »



Par.183
«  En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes, sans aucune influence sur la vie sociale et nationale, sans se préoccuper de la santé des institutions de la société civile, sans s’exprimer sur les événements qui intéressent les citoyens… Bien que « l’ordre juste de la société et de l’Etat soit un devoir essentiel du politique », l’Eglise « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice » Tous les chrétiens, et aussi les pasteurs, sont appelés à se préoccuper de la construction d’un monde meilleur… »

Ce que j’ai découvert à la lecture de ce document de la plus haute autorité de l’Eglise catholique c’est que cette religion n’est pas l’opium du peuple mais un ferment pour une société plus juste, où est respecté tout être humain, quelles que soient sa race, sa condition sociale, ses opinions religieuses ou politiques.

Théophile BIANTUADI

<//B_documents_decompte>

Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Pastoralisme au sahel : Le Praps-Mali démarre officiellement ses activités

Lancé à Bamako le 6 octobre 2015, le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) est un programme de 6 ans qui soutient les pasteurs des pays du CILSS, financé par la Banque mondiale.

Le ministre de l’Elevage et la Pêche, Dr. Nango Dembélé, a présidé hier la cérémonie de démarrage officiel des activités du Praps au Mali. C’était en présence du coordonnateur du projet Abdoul Wahab Diarra, de la coordinatrice régionale du CILSS, Mati Diao, et du représentant de la Banque mondiale.

Ce projet novateur pour les pasteurs du Sahel a déjà commencé dans les pays concernés à savoir la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad et le Niger. Les autorités maliennes viennent de lancer les activités de l’antenne de notre pays, ce qui ouvre la voie à un développement futur des conditions de vie de nos pasteurs.

Pour Abdoul Wahab Diarra, le Praps est un gigantesque programme qui permettra de donner une autre image aux éleveurs. Il est constitué de cinq composantes ; à savoir : l’amélioration de la santé animale, la gestion des ressources naturelles pour les pasteurs, la facilité d’accès aux marchés, et l’appui institutionnel à travers le renforcement de capacités, le plaidoyer et la communication.

Une enveloppe financière de plus de 2 milliards de F CFA est prévue pour l’exercice 2016, dont 150 millions de F CFA financé par le budget national.

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a apprécié le projet à sa juste valeur. Selon Dr. Nango Dembélé, l’élevage pastoral fournit à notre pays 70 % de la production nationale de lait, 60 % de la viande bovine et 40 % de viande de petits ruminants. Il a remercié les chefs d’Etat du CILSS et la Banque mondiale pour leur bonne initiative pour les pasteurs et les agropasteurs du Sahel. Il a exhorté tous les acteurs à œuvrer pour que le projet puisse atteindre ses objectifs.

Zoumana Coulibaly

Copyright Malijet © 2008 – 2016. Tous droits réservés

Source: L’Indicateur du Renouveau

La Région Morges-Aubonne lance une «cuvée de la Réforme»

Pour célébrer le Jubilé de la Réforme en 2017, une équipe de pasteurs et de diacres élaboreront une cru original en collaboration avec des vignerons de la Côte. «Nous souhaitons aller à la rencontre des gens en dehors des cercles de l’Eglise en proposant une «cuvée de la Réforme» qui pourra être dégustée chez des vignerons-encaveurs de la région», explique le pasteur François Paccaud, responsable de l’information et coordinateur pour la région Morges-Aubonne de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV).

Ce projet a été imaginé par un groupe de pasteurs et de diacres de La Côte pour célébrer les 500 ans de la Réforme. Ils ont contacté une quarantaine de vignerons-encaveurs locaux et environ un tiers d’entre eux ont répondu présent. «Tout ce qui touche au vin et au christianisme m’intéresse. J’ai tout de suite accepté de participer à ce projet», explique Raoul Cruchon, œnologue au domaine Henri Cruchon, à Echichens. «Le vin a toujours accompagné l’humanité. Dans la Bible, Noé plante de la vigne directement après le déluge», ajoute ce protestant passionné par le goût. Les vignerons qui participent au projet offriront du moût et une équipe de l’EERV composée d’un œnologue et de trois pasteurs créeront le cru de la Réforme en blanc et en en rouge. 

«Symboliquement, la transformation du moût en vin peut illustrer le cheminement du croyant qui décide de suivre l’esprit du Christ et se retrouve petit à petit transformé par celui-ci», explique le pasteur. La cuvée de la Réforme, entre 1000 et 2000 bouteilles, pourra être dégustée et achetée dès le mois d’avril 2017 chez les encaveurs. «Mais notre objectif n’est vraiment pas de gagner de l’argent. Nous voulons susciter de nouvelles rencontres et marquer le jubilé». Différentes animations et conférences seront également organisées dans les caves des vignerons, lors des dégustations. 

Pour l’instant, seule la région morgienne qui fait partie de l’AOC «La Côte» participe à un tel projet. Mais le groupe de pilotage lance un appel aux paroisses des autres régions dans l’espoir de donner une dimension cantonale au projet. – Laurence Villoz, protestinfo

Inde : un pasteur et sa femme enceinte agressés

 

Pour avoir refusé de prier une divinité hindoue, un pasteur et sa femme enceinte ont été agressés. Leur église a été incendiée.

300-Church_and_Home518Ils forment un jeune couple pastoral. Dinbanhu Sameli, 30 ans, et son épouse Meena, 26 ans, qui est enceinte de sept mois, dirigent une église dans le district de Bastar, au sein de l’État de Chhattisgarh, en Inde centrale.

Le 17 avril vers 19 heures, deux jeunes hommes se sont approchés du pasteur qui se trouvait devant sa maison, juste à côté de l’église. Ils lui ont dit qu’ils venaient de l’église voisine et ils ont demandé la prière. Soudain, ils ont brandi un sabre et l’ont posé sur le cou du pasteur, ordonnant au couple de crier : « Victoire au dieu Ram ». Le couple est resté silencieux.

« Quand j’ai senti le sabre, la peur a envahi mon cœur. Mais j’ai prié Dieu de me sauver », se souvient Dinbanhu.

 

« Jésus est avec nous »

Alors les deux hommes ont demandé : « Où est votre Jésus ? » Dinbanhu a répliqué : « Nous croyons qu’Il est avec nous. » Les agresseurs ont ensuite posé cette question : « Pourquoi ne croyez-vous pas en Ram ? Comme Dinbanhu et Meena refusaient de prier Ram et de piétiner la Bible, les deux hommes ont saisi un bidon d’essence et ont mis le feu à l’église dans laquelle se trouvaient des instruments de musique. Alors que l’église brûlait, le couple s’est enfui et a porté plainte auprès de la police. Malheureusement, les médias ont détourné la vérité dans cette affaire et ont discrédité les chrétiens.

Une région sensible

93 attaques organisées ont été commises en 2014 et 2015 dans l’État de Chhattisgarh, gouverné par le parti nationaliste hindou (BJP). Depuis le mois de janvier, 49 agressions ont été signalées dans cet État, et 116 en Inde centrale. Dans bien des cas les pasteurs ont été brutalisés.

Cette année, l’Inde se situe au 17ème rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.

Légende photo : L’église et le logement du couple agressé.

Sujets de prière :

  • Remercions Dieu pour la détermination de Sameli et Meena,

  • Prions pour qu’ils soient relevés émotionnellement et affermis,

  • Prions pour la protection de cette communauté chrétienne locale.

Le Pape appelle l'Église à «servir les laïcs et non se servir d'eux»

(RV) «Les laïcs sont des protagonistes de l’Église et du monde», le Pape François invite donc les pasteurs à «les servir et non à se servir d’eux». Le Saint-Père s’exprimait dans une lettre adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine. Un document qui fait suite à la rencontre du Saint-Père avec les participants à l’assemblée plénière de la commission. Elle s’était réunie en mars dernier sur le thème «L’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique».Dans ce long texte le Pape précise le rôle et la mission des laïcs. «Ce n’est pas le pasteur qui doit dire au laïc ce qu’il doit faire et dire, il le sait bien et mieux que nous». Le ton est donné et le Saint-Père est très clair lorsqu’il évoque la place des laïcs dans l’Église, dans «nos villes qui sont devenues de véritables lieus de survie». «Personne, rappelle-t-il, n’a été baptisé prêtre ou évêque» mais bien en tant que laïc, «un signe indélébile que personne ne pourra jamais effacer». «Oublier que l’Église n’est pas une élite de prêtres, consacrés et évêques, et que nous formons tous le Saint Peuple de Dieu comporte de nombreux risques» observe le Pape citant «l’une des déformations les plus grandes que l’Amérique latine ait à affronter : le cléricalisme».Le cléricalisme déforme l’Église«Cette attitude, déplore le Saint-Père, non seulement annule la personnalité des chrétiens mais tend aussi à amoindrir et à sous-évaluer la Grâce baptismale». «Le cléricalisme plutôt que de donner une impulsion aux différentes contributions et propositions éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église tout entière est appelée à rendre témoignage dans le cœur de ses peuples». «Sans nous en rendre compte, déplore le Pape, nous avons généré une élite laïcale, en croyant que les laïcs engagés sont seulement ceux qui travaillent pour les prêtres et nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui souvent brûle son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre sa foi».Le Saint-Père met alors en relief «la pastorale populaire» qui en Amérique latine est «l’un des rares espaces dans lequel le peuple de Dieu a été libéré de l’influence du cléricalisme». Tout en reconnaissant qu’elle peut avoir des «limites» le Pape indique que «bien orientée en particulier à travers une pédagogie de l’évangélisation, elle est riche de valeurs».Au regard de ce constat, le Pape interpelle les pasteurs appelés à se demander comment ils sont en train de «stimuler et promouvoir la charité et la fraternité, le désir de vérité et de justice». «Comment faisons nous en sorte que la corruption ne se niche pas dans nos cœurs». Et le Saint-Père indique qu’«il n’est pas logique même impossible de penser qu’en tant que pasteurs nous devrions avoir le monopole des solutions face aux nombreux défis de la vie contemporaine». Au contraire, souligne-t-il, «nous devons être du côté de nos fidèles, en les accompagnant dans leur recherche et en stimulant l’imagination capable de répondre aux problématiques actuelles».(BH-HD)

Présidentielle 2016 : Désiré Mounanga dans la course

Le pasteur de l’Eglise de l’Alliance chrétienne et missionnaire du gabon (EACMG) a récemment déclaré sa candidature pour la prochaine présidentielle, promettant un renouveau pour le Gabon.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Désiré Mounanga, le «porteur de l’impossible». © D.R.

Pour Désiré Mounanga, «l’échec des chefs n’est pas la fin de notre rêve. L’échec de nos chefs c’est la clé qui nous ouvre les portes du génie créateur. Leur échec nous fait prendre conscience que notre avenir est entre nos mains». Aussi, le pasteur de l’Eglise de l’alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (EACMG) qui affirme avoir désormais «le pouvoir d’abolir les inégalités sociales», s’est dit prêt à revêtir l’habit du chef, non sans assurer qu’il est capable de faire mieux que les dirigeants que le Gabon a connu depuis plusieurs décennies.

A moins de cinq mois de la présidentielle l’homme d’église a annoncé, le 23 avril dernier à Libreville, sa candidature. Une candidature qu’il a placé sous le signe du «vrai changement», «après cinq décennie de dictature, de calvaire et d’enfer, cinq décennies de mauvaise gestion».

Si l’homme d’église a assuré ne pas vouloir se cacher derrière une quelconque révélation divine, comme ce fut le cas il a y quelques années pour certains pasteurs, il a dit fonder son nouveau positionnement sur sa responsabilité citoyenne et son attachement à un mieux-vivre des Gabonais de toutes parts, dont beaucoup, à l’instar des dirigeants actuels, «ont oublié ou n’ont jamais appris les règles qui régissent la famille gabonaise». Aussi, a-t-il lancé : «face à cette ignorance notoire reflétée pas les barrons du régime en place, il me revient, en tant que fils ainé de prendre mes responsabilités et de remettre de l’ordre dans notre famille». Et l’ordre, pour lui passe nécessairement par l’octroi d’emplois au Gabonais. Il en propose notamment 300 000, en plus de la construction de 150 000 logements sociaux, la gratuité de l’école et des soins de santé, entre autres.

Dans sa déclaration de candidature, Désiré Mounanga n’a pas manqué de s’en prendre d’une manière à peine voilée aux autres candidats en lice, dont la plupart, a-t-il laissé entendre, sont comptables de la situation actuelle. «Vous dites que le président doit partir. Mais il ne partira pas seul. Dans sa chute, il doit obligatoirement entraîner tous les émergents et tous les opposants qui se sont enrichis illicitement, et qui ont assombri l’image du Gabon», a déclaré le pasteur, qui a dit ne se réclamer d’aucun parti politique, mais exercer un sacerdoce : «Servir Dieu et servir le peuple gabonais». «Pendant plus d’un quart de siècle, j’ai été au service de Dieu et du peuple gabonais dans l’église. Je n’ai ménagé aucun effort pour faire avancer le royaume des cieux. Dorénavant, je continuerai ce sacerdoce dans la politique et dans les affaires publiques de ma nation», a avancé celui qui se présente comme «le porteur de l’impossible», qui exhorte les Gabonais à en finir avec le «vagabondage politique et (le) délestage économique».

Avec l’annonce de sa candidature, Désiré Mounanga est venu allonger la liste des candidats déclarés à la présidentielle d’août prochain, dans laquelle on compte Abel Mbombé Nzondou, Dieudonné Minlama, Ali Bongo, Pierre-Claver Maganga Moussavou, Celestin Ella Ollomo, Augustin Moussavou King, Jean Ping et Guy Nzouba Ndama. Et cette liste semble loin d’être fermée.

Election Présidentielle : Candidature des Pasteurs, mission ou farce ?

Est-il recommandé à un homme de Dieu de briguer la magistrature suprême ? Ou encore Dieu permet-il à un membre du clergé, et spécialement dans sa parole, de concilier le sacerdoce apostolique et la politique ? Comment expliquer cette reconversion de vocations de certains Ministres de Dieu, qui longtemps après avoir « opéré des miracles » décident de faire irruption dans le marigot politique ?

Pour le pasteur de l’église de réveil de Nazareth, Georges Bruno Ngoussi, qui était candidat à la présidentielle anticipée de 2009, sa démarche avait été inspirée par Dieu. Même si le pasteur avoue ne pas savoir les raisons d’une telle vision du Très haut, car il n’avait jamais rêvé de se présenter à un scrutin présidentiel. S’est-il simplement plié à la volonté de son créateur ? Une thèse partagée par le Président du bloc démocratique gabonais (BDC), Guy Christian Mavioga, qui dit « diffuser la lumière de la parole de Dieu par son engagement politique  ». Pour le porte-parole de la majorité républicaine pour l’émergence, en investissant l’arène politique, « les ministres de Dieu apportent de la lumière et plus de justice sociale ».

Georges Bruno Ngoussi

Un choix de plus en plus critiqué !

Si les intéressés disent être propulsés en politique par la voix de Dieu, il reste que cet appel est perçu comme une farce. De ce fait, de nombreuses personnes s’interrogent sur les réelles motivations de ces « Hommes de Dieu » et sur leur intrusion dans le landerneau politique. On se souvient qu’en 2005 le pasteur de l’église Jérusalem, feu Ernest Tomo dit « Zorobabel » avait, selon une vision divine posé sa candidature à la présidentielle, avant de se rétracter à quelques jours du scrutin.

D’ailleurs, certains observateurs en guise de boutade, soutiennent que Zorobabel est la seule personne à qui Dieu a parlé 2 fois. La première pour qu’il se présente et la seconde pour qu’il se retire au profit du défunt Omar Bongo Ondimba qui au passage, lui avait graissé la pâte à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes. Un revirement justifié par Zorobabel en personne par le fait que Dieu lui aurait dit de retirer sa candidature parce qu’il ne gagnerait pas contre Omar Bongo. Incompréhensible voire inimaginable ! En effet, toutes les religions s’accordent à reconnaître le côté omniscient de la divinité.

Ernest Tomo

Autant d’actes qualifiés d’errements de quelques « Hommes de Dieu », au nom de leurs intérêts personnels, par bon nombre de fidèles. Car Dieu, pensent-ils n’envoie pas quelqu’un qu’il sait d’avance perdant. Mais au-delà de cette instrumentalisation de la religion à des fins politiques, il y aussi le problème de compatibilité entre les deux disciplines : religion et politique. Font-elles bon ménage ?

La religion suppose la morale, l’honnêteté, la justice, la droiture etc. Ce qui est loin d’être le cas en politique où seules la ruse, la force et le mensonge règnent en maîtresse absolues. La réalité du terrain politique (surtout telle qu’elle s’exprime chez nous) conduit à des choix et des actes parfois répréhensibles voire contre-nature. Lesquels actes relèvent de l’injustice et de roublardise. Le pouvoir politique fait naître des sentiments de concupiscence, d’orgueil et d’avidité.

C’est le primat de l’intérêt personnel. Tout le contraire de la religion qui doit préserver la justice, et donc le bien.Une incompatibilité qui fait craindre un changement ou encore une métamorphose négative des « Hommes de Dieu » qui envahissent chaque jour l’espace politique. Car la politique, dirait quelqu’un ‘’est un opium qui transforme les hommes politiques en véritables monstres’’.

S'opposant à la destruction d'une église, elle est enterrée vivante

Enterrée vivante pour s’être opposée passivement à la démolition de son église, une femme de pasteur qui se tenait debout devant le bulldozer venu détruire le lieu de culte évoque la mémoire de la place Tiananmen en Chine. Cette image est aujourd’hui le symbole de tous ceux qui, en Chine, lutte contre la persécution des chrétiens par le gouvernement de Pékin.

Ding Cuimei, et son époux le révérend Li Jiangong, qui se tenaient debout dans une résistance passive devant un bulldozer venu détruire, sur ordre du gouvernement de la province Hena, l’église Beitou du centre ville de Zhumadian ont été poussés dans un fossé avant que des tonnes de terre ne s’abattent sur eux devant leurs fidèles horrifiés et impuissants. Selon les témoins du drame, un membre de l’équipe de démolition aurait déclaré, en parlant du couple pastoral, selon l’ONG China Aid :

« Enterrez-les vivants pour moi. «Je serai responsable de leur vie. »

Si le révérend Li Jiangong a réussi à ramper hors du fossé, son épouse a été enterrée vivante et est décédée par asphyxie. Deux travailleurs de l’entreprise de démolition ont été arrêtés après la mort de Ding Cuimei, mais le pasteur de l’église a été averti de ne pas s’exprimer sur cette affaire.

Selon Bob Fu, président et fondateur de China Aid, l’incident souligne les violations graves contre la liberté religieuse en Chine qui ont eu lieu depuis que le président Xi Jinping a pris ses fonctions en 2013.

Outre la campagne d’abattage des croix des églises, des milliers de lieux de cultes ont été détruits ces dernières années, des chrétiens et des avocats venus les défendre ont été emprisonnés. Des dizaines de pasteurs ont également été arrêtés sur des fausses accusations de corruption.

Le gouvernement chinois a en effet décidé de s’attaquer à l’expansion du christianisme (5 % des 1,4 milliards d’habitants de la Chine sont soupçonnés d’être chrétiens) et de lutter particulièrement contre les églises indépendantes et les mouvements sociaux indépendants qui font de l’ombre aux adhérents du parti communiste du pays.

La persécution est donc vive dans le pays et tous les moyens sont bon pour dissuader les chinois de devenir chrétien, y compris d’exercer une certaine pression morale sur les responsables chrétiens comme par exemple le fait de forcer les pasteurs de se réunir chaque semaine avec les responsables locaux pour expliquer leurs sermons.

COMMENTAIRES :

commentaires

Afrique : Les prêtres partent en croisade contre l'esprit du mal

Du 11 au 14 avril 2016, s’est tenue au Centre Zacharie Nikiema de Koupéla, la 29e Assemblée générale de la Fraternité sacerdotale du Burkina Faso et du Niger. Ils étaient plus de 300 prêtres à avoir effectué le déplacement pour s’initier à l’accompagnement des fidèles aux prises avec les sectes et les groupes ésotériques. D’où le thème de la rencontre ainsi libellé : « Le ministère d’écoute, de délivrance, de guérison et d’exorcisme au service de l’exorcisme ». Ils avaient à leurs côtés leurs pères évêques et archevêques.

Les abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de DiébougouLes abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de Diébougou

Les abbés Bernard Désiré Yanogo de l’archidiocèse de Ouagadougou et Baudouin Poda du diocèse de Diébougou ont fait prendre conscience à leurs confrères du danger que représentent les sectes et groupes ésotériques pour les fidèles de l’Église d’une part, et de l’autre, de la nécessité de combattre celles-ci par l’exercice du ministère d’écoute, de délivrance, de guérison et d’exorcisme, selon les recommandations du Christ : « Prenez garde qu’on ne vous abuse. Car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi le Christ », et ils abuseront bien des gens » (Mt 24, 4-5).

Il est temps de prendre conscience de la dangerosité des sectes

Ainsi, l’abbé Bernard Désiré Yanogo s’est appuyé sur les conclusions des assemblées provinciales sur les sectes ésotériques de l’année précédente, pour donner aux participants une large vision panoramique des sectes et groupes ésotériques. Son travail a consisté concrètement à enrichir ces conclusions par l’analyse de nouvelles sectes et une lecture théologique qui ont débouché sur de nouvelles suggestions. Pour lui, il est temps que les pasteurs prennent conscience de la dangerosité de ces groupes ésotériques et autres sectes qui essaiment nos villes et villages, faisant des ravages parmi les fidèles chrétiens qu’ils détournent de la foi. De son avis, « l’une des principales causes de la situation est la non satisfaction des attentes des fidèles qui s’en vont dans les sectes, notamment la soif de la parole de Dieu et le besoin d’écoute ».

DSC_0035Les prêtres nigériens et burkinabé en pleine conférence

Par voie de conséquence, quand on parle de sectes, nous devons faire aussi notre mea culpa, surtout les pasteurs de l’Église. Car cela veut dire qu’ils n’ont pas été capables de poursuive l’œuvre du bon berger. Souvent les chrétiens finissent dans les sectes parce qu’elles veulent sentir la chaleur et le soutien humains, qu’ils n’ont pas trouvés dans leur communauté d’origine. Il est vrai que la plupart de ceux qui finissent dans les sectes sont des gens qui vivent en marge de la vie de l’Église, sans se préoccuper de connaitre mieux et de cultiver leur foi chrétienne, et cela certes, ne dépend pas seulement des pasteurs de l’Église. On peut donc fendre la poire en deux. Encore faut-il en prendre conscience et adopter, à cet effet, l’attitude appropriée. Et la rencontre de Koupéla entrait dans ce cadre.

Exorcisme et évangélisation

Quant à l’abbé Baudouin Poda, il a rappelé combien le ministère de  l’écoute, de la délivrance, de la guérison et de l’exorcisme est inhérent à l’évangélisation. Foi de l’abbé Baudouin : « Si l’on enlève les passages des évangiles où Jésus opère des guérisons, libérations et exorcismes, il n’en reste presque plus rien ». Ce qui insinue par-là que les pasteurs doivent savoir que ce ministère fait partie intégrante de leur mission. En somme, il n’est pas marginal, ni quelque chose qui vient s’y ajouter fortuitement comme un cheveu dans la soupe.

DSC_0052La lutte contre les sectes fait figure de priorité dans des diocèses frappés par ce fléau

Comme il fallait s’y attendre, leurs communications ont suscité des questions et des débats fort riches qui ont levé inquiétudes, zones d’ombre et appréhensions chez les participants. Les pasteurs ayant pris conscience des défis auxquels ils sont confrontés, parfois sans le savoir, sont repartis très déterminés dans cette croisade contre l’esprit du mal et ses suppôts déguisés en anges de lumière. Car l’on n’est pas sans savoir que les sectes et les groupes ésotériques, au départ, se montrent bons, mais au finish, conduisent leurs adeptes à l’abattoir pour ne pas dire à la mort.

Adolphe Dominguez : « Je ne suis pas devenu pasteur »

Adolphe Dominguez

Le chanteur congolais Adolphe Dominguez alias Tata Mobisch a démenti la rumeur selon laquelle il serait devenu un pasteur à la tête d’une église évangéliste. Cette rumeur s’est propagée notamment à travers les réseaux sociaux où certains utilisateurs ont publié des photos où on voyait le musicien en train de prier dans une église.

«Quelqu’un m’a pris en photo alors que j’étais à l’Eglise et l’a publié sur les réseaux sociaux», rapporte le chanteur qui confirme poursuivre sa carrière musicale.

«Je ne suis pas devenu pasteur comme annoncé dans les réseaux sociaux. Qu’on arrête de jouer avec Dieu. J’aime les pasteurs. J’aime Dieu mais je reste musicien», souligne-t-il, avant de raconter cette anecdote :

«Un petit m’a salué en chemin : ”Comment allez-vous pasteur ?’’. Je lui ai répondu qu’on ne moque pas avec le bon Dieu».

Comme pour bien faire comprendre qu’il est toujours un musicien, Adolphe Dominguez annonce qu’il va bientôt lancer un single sur le marché.

Le patron de l’orchestre Wenge Tonya Tonya révèle que ce sont les fans qui vont choisir le titre de ce  single.

«Je ferai une affiche avec dix titres et la population va trancher. Nous aurons notamment les titres : Wumela, Yebela, Tikala, Kenda, Vanda », explique-t-il.

Adolphe Dominguez répond aux questions de Jude-Mystère Bilanda:

/sites/default/files/2016-04/160416-p-l-adolphtata-00.mp3

Suivez un des clips d’Adolphe Dominguez:

Quand pasteurs protestants et prêtres catholiques réfléchissent ensemble au mariage chrétien

1920px-Catholic_wedding

Lors d’une journée de réflexion et de partage sur le sens du mariage chrétien, plus de 70 pasteur(e)s, prêtres et agents pastoraux de Genève ont abordé ensemble, dans un climat œcuménique et amical, toutes les questions liées à l’engagement d’un homme et d’une femme devant Dieu.

En effet, la majorité des couples du canton qui se marient au temple ou à l’église sont de confession mixte : ce qui veut dire même foi, mais tradition ecclésiale différente.

Il y a quatre ou cinq décennies, ce cas de figure posait certains problèmes. Depuis Vatican II, une approche recentrée sur la Parole de Dieu a pu mettre en valeur l’enrichissement mutuel de deux conjoints catholique et protestant.

Pour soutenir Dreuz financièrement, cliquez sur : Paypal.Dreuz, et choisissez le montant de votre don.

Notons que les deux Eglises ont une vision convergente de la démarche : ce sont les mariés les véritables acteurs de la célébration ; ce sont eux qui échangent leurs consentements, en présence du ministre de la communauté qui bénit leur union devant l’assemblée des proches et des amis.

wedding-322034_960_720

Pour l’Eglise catholique-romaine, le mariage est un sacrement : deux baptisés unissant leur destinée devant Dieu deviennent des témoins de l’union du Christ et de l’Eglise. En référence à l’évangile, leur mariage est indissoluble, ils sont engagés définitivement, car le Christ est fidèle et les accompagne jour après jour.

Pour l’Eglise réformée, il s’agit d’une bénédiction à l’occasion d’un engagement civil ; ce qui ne veut pas dire que ce mariage soit minimisé ou qu’il ne comporte pas d’exigences de fidélité et de durée.

Pour le point de vue catholique, s’il y a divorce, il n’y a pas de possibilité de remariage sacramentel. Toutefois, un des conjoints séparés peut présenter sa situation à l’officialité du diocèse, s’il estime avoir été de bonne foi et avoir été floué par son partenaire au moment de l’engagement. Si son cas est reconnu tel, le mariage antérieur est déclaré invalide et un nouveau mariage devant un prêtre devient possible. Les divorcés remariés ne sont en aucun cas « excommuniés » comme l’affirme souvent à tort la rumeur. Ils ont leur place dans la vie de l’Eglise, même si leur approche de la communion eucharistique n’est plus la même.

Du point de vue protestant, le mariage n’étant pas un sacrement, l’échec d’une union – sans être banalisée – ne constitue pas un obstacle à une nouvelle célébration de mariage.

Les Eglises chrétiennes à Genève partagent des convictions fondamentales sur le couple et la famille. Si communautés catholiques et protestantes ont des règles de fonctionnement différentes sous certains aspects, elles se veulent avant tout accueillantes aux personnes, et elles tiennent à offrir un accompagnement respectueux avec des perspectives incluant l’évangile dans le projet de vie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

  • Facebook

    1

  • Imprimer/Email

    0

AG de l'Union de l'Église évangélique méthodiste de France 2016, les 19 et 20 mars à Codognan

thumb P1070358 1024

JP Waechter

Samedi le 19 mars au matin, rendez-vous était donné à la Salle des fêtes de Codognan aux délégués pasteurs et laïcs des communautés locales membres de l’UEEMF pour son Assemblée générale annuelle.

Collaborateurs au service du Maître

thumb P1070407 1024

Après l’accueil des délégués par le président Marc Berger, le pasteur-stagiaire et aumônier militaire Julien Teissonnière (Anduze) partage une courte méditation sur la base du texte de 1Co 3.5-9 : Paul a planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui fait croître. Selon ses dires, nous sommes tous, qui que nous soyons, ouvriers avec Dieu dans le champ de Dieu, de simples serviteurs, appelés à nous compléter dans nos différences : à chaque ouvrier, le Maître confie un travail particulier et le qualifie à cet effet. Chacun contribue alors discrètement, fidèlement à l’avancement du Royaume de Dieu. L’un plante et l’autre arrose. Paul et Apollos servent l’un et l’autre le Seigneur et son projet divin. « Tout par un maître, tout pour un maître » (Godet) : « Celui qui fait croître est unique, Dieu source de la vie dans tous les ordres existants ». Il est le seul qui prime, et nous, nous n’avons pas à nous mettre en avant. Nous nous en rappellerons quand, à notre tour, nous tâcherons d’être de fidèles et bons serviteurs sur le terrain où il nous place…

Le président au rapport

thumb P1070361 1024

L’Église est une communauté d’hommes et de femmes qui s’engagent à la suite de Jésus-Christ, note d’emblée le président Marc Berger. Il rend hommage aux disparus de l’année qui ont fidèlement servi l’Église leur vie durant, que ce soit Nicole Schmidt, Sœur Louise Muller ou Frédéric Aeschlimann. Il salue ensuite le pasteur Daniel Nussbaumer accompagné de son épouse Jane-Marie en partance pour la retraite après 41 ans de loyaux services.

En même temps que Christophe Waechter, Daniel Nussbaumer quitte aussi le Comité directeur.

Plus douloureux a été la nécessité de mettre fin au ministère du pasteur de Mont-de-Marsan. Depuis Agen, Jean-Ruben Otge supplée à l’absence d’un pasteur sur place.

Le CD a arrêté la collaboration et le soutien du projet de Bertrand de Maleprade à Agde. Enfin, un étudiant a arrêté ses études de théologie et retiré sa candidature pour le ministère pastoral.

Le groupe ReAJ (Responsables Animation Jeunesse) s’est retrouvé du 28 au 30 août 2015 à Chamaloc pour un WE de formation des responsables de GdJ à la grande joie des participants et reconduit la rencontre en 2016. L’initiative est jugée très encourageante par le président.

Bertrand Mathys participe à l’organisation de BTF « Bouge ta France », projet initié par le CNEF à l’horizon 2017.

Le président évoque les délégués actuels de l’Union au CNEF, à savoir Jean-Marc Bittner, Bertrand Mathys ainsi qu’Étienne Rudolph. Et c’est Marc Berger qui représentera l’Union au sein de la coordination évangélique (en remplacement de JP Waechter) comme au sein de l’AG de la FPF. Marc Berger évoque brièvement le travail de réflexion en cours au sein de la FPF sur la nature du lien fédératif aux lendemains de la prise de décision de l’EPUdF (bénédiction de mariages homosexuels).

ENroute est un sujet récurrent au sein du CD. Sa raison d’être n’est pas mise en cause, le journal répondant au besoin de tisser des liens entre églises. Si l’équilibre financier est atteint à ce jour, il n’en demeure pas moins que le nombre d’abonnés diminue. Le président juge opportun de réfléchir à la forme que la communication doit prendre au sein de l’Église en ce temps de changements rapides, surtout après le départ à la retraite de son rédacteur JP Waechter.

En 2015, la Commission Bâtiments s’est restructurée ; en l’espace d’une année, elle a fourni un énorme travail ; elle s’est déplacée dans plusieurs églises et leur a fourni du conseil entre autres sur l’accessibilité des locaux aux personnes à mobilité réduite (A.D.A.P.).

Le président lance pour finir un appel aux diverses compétences présentes dans l’Union : nombreuses sont en effet les personnes talentueuses susceptibles de contribuer au travail d’une commission (immobilier, communication). Qui accepte de relever le défi ?

Sur le plan financier, il note un excédent financier pour l’exercice 2015, vu l’économie faite d’un poste pastoral complet. « Nous prions et travaillons pour que la situation ne dure pas », déclare-t-il.

Le point avec le surintendant

L’Union et le CD sont proches des églises locales comme des personnes qui se sont vues confier des responsabilités, affirme d’emblée le surintendant Étienne Rudolph qui ne cache pas que 2015 a été une année de turbulences et de crises sérieuses dans l’Union entraînant la révision des affectations pastorales planifiées pour 2016. Voici les changements prévus cet été : Daniel Nussbaumer partant à la retraite, Byeong Koan Lee prend le relais à Mulhouse. À Mont de Marsan, c’est Pascal Maurin qui a accepté de servir l’église de Mont-de-Marsan. Alain Puglia, prédicateur laïque, lui succèdera à Codognan. Antoine da Silva s’installera à Strasbourg et Sébastien Schopperlé à Bischwiller. Quant à Daniel Morata, il s’est vu proposer le poste de Fleurance. Jean-Marc Bittner rejoint l’église de Montélimar et Joël Déjardin accepte de servir l’église de Metz. Quant à l’église de Munster, elle n’aura pas de pasteur résident, mais bénéficiera de l’accompagnement du pasteur Daniel Osswald depuis Colmar. La desserte d’Anduze sera assurée par Julien Teissonnière, qui sera par ailleurs aumônier des Armées, tout en suivant des études à l’IBN de Genève.

Les communautés de Valleraugue et de Caveirac traversent diverses difficultés.

Le surintendant termine son intervention par une évidence criante : « nous manquons de pasteurs… ». Il reprend à son compte la proposition que le pasteur Daniel Kéo avait faite par le passé, à savoir que chaque église locale prie pour qu’une personne de chaque église locale se lève et s’engage dans le ministère pastoral : « nous entrons dans une période de vaches maigres, peut-être devons-nous retrouver les sources du méthodisme avec des pasteurs itinérants ? » Peut-être faut-il chercher et trouver de nouvelles pistes pour concevoir l’Église en mouvement ?

En tant que surintendant, Étienne Rudolph reçoit régulièrement des candidatures, plus ou moins intéressantes. Il demande prière et sagesse dans l’évaluation de ces candidatures.

Le surintendant rappelle enfin le rendez-vous annuel incontournable, la CA. Cette année, la Conférence annuelle aura lieu en Suisse du 16 au 19 juin près de Münsingen – Interlaken. Tous sont invités à s’y rendre en particulier le dimanche pour le culte solennel d’ordination le matin et la représentation de l’histoire de Guillaume Tell l’après-midi. À l’ordre du jour de la CA, la poursuite de la réflexion sur notre façon de communiquer l’Évangile : « comment parlons-nous du salut aujourd’hui ? »

Les modalités d’une communication réussie

avec Grégoire Chahinian

Dans la ligne de la prochaine CA, le pasteur Grégoire Chahinian invite les délégués à réfléchir sur leur communication de l’Évangile sur la base de l’Écriture Sainte (1Co 9.15-23). Loin de tout patois de Canaan, notre communication se fondera sur notre identification à l’autre : vivons notre « co-humanité » avec nos interlocuteurs et faisons-nous tout à tous pour en gagner quelques-uns si possible. Et de préférence avec douceur et patience…

En petits groupes, l’assemblée des délégués discutera du sujet avec attention et passion. Cette discussion sera rapportée en plénière en ces termes…

thumb P1070379 1024

Partage des différents groupes

– Apprendre à aimer, écouter, connaître et pour cela créer des événements conviviaux réguliers et prier pour toutes les personnes qui viennent à ces rencontres,

– Être présent, attentif, être à l’écoute, accompagnement dans l’amour, dans l’humanité et dans le cheminement, c’est Christ qui se manifeste, être dans la prière,

Se savoir aimé par Dieu pour savoir que l’autre est aussi aimé par Dieu tel qu’il est,

Aller vers l’autre, c’est rejoindre l’autre, l’accueillir, l’écouter,

Mener une qualité de vie qui nous mène vers l’autre, sans diluer le message, sans se substituer au Saint-Esprit, saisir les occasions ou les provoquer quand ceux qui nous entourent savent que vous êtes chrétiens,

La joie d’être un pécheur grâcié, savoir que l’autre est aussi pécheur mais pas condamné,

Interpellation individuelle : comment être porteur de l’évangile, comment se faire tout à tous, comment rentrer dans la « carte du monde » de notre interlocuteur alors que nous consacrons notre temps et notre énergie à des « activités internes » et que pour la plupart d’entre nous, nous avons été « éduqués » dans l’idée que nous ne sommes pas de ce monde (Jn 17.15)

Interpellation communautaire : rechercher, discerner, se mettre d’accord sur une vision, (ou deux ou trois) pour annoncer l’Évangile à nos contemporains, s’engager en tant que communauté

Être sauvé, comment le vivre ? Toute attitude construite de notre part est porteuse du message.

ENroute

Le président ouvre le débat sur le devenir du journal ENroute. Convaincu de la nécessité pour l’Union de garder un lien entre les communautés locales qui la composent, il esquisse trois pistes possibles :

Le journal est envoyé à tous les membres de l’Église, décision déjà prise en ce qui concerne le journal K+W au sein de l’EEM Suisse. Cette piste a l’avantage de toucher tous les membres, mais elle présente un inconvénient, son coût, et l’obligation d’en intégrer le coût au budget de l’UEEMF, soit un coût de 18 € par année, soit 700 exemplaires (un exemplaire par famille).

Maintenir un journal ENroute papier et progressivement offrir ENroute en ligne. La diminution du nombre d’abonnements n’est pas étrangère à sa diffusion en ligne.

Plus radical encore, on abandonne le papier, ce qui élimine le coût du papier et de l’envoi et on passe à la diffusion intégrale sur le net.

Interpellée par le président, l’assemblée ne retiendra vraiment aucune des pistes proposées. Mais le débat fera ressortir le désir du plus grand nombre de continuer la double diffusion (papier et net). Sur la base de cette consultation, le CD gérera la suite.

Culte solennel

thumb P1070387 1024

Après une nuit de repos, délégués et membres des églises méthodistes du secteur se retrouvent dans une même salle des fêtes de Codognan pour célébrer le culte. D’emblée, le pasteur Pascal Maurin accueille le Maire lequel salue l’assemblée par des paroles fort chaleureuses. Le groupe musical formé pour l’occasion entraîne l’assemblée dans la louange. En ce jour des Rameaux (Mt 21), le surintendant Étienne Rudolph la fera réfléchir sur la portée de la venue de Jésus-Christ. Adulé un jour, décrié l’autre jour, Jésus demeure toujours et encore signe de contradiction dans le monde, mais aussi chez ses disciples de toujours. « Inconstances, contradictions, paradoxes, ce n’est pas nouveau et nous le savons bien. Parfois, nous pouvons même en arriver à avoir le sentiment de marcher à côté de nous-mêmes, de vivre dans un personnage que les circonstances et nous-mêmes avons fabriqué pour tenter d’apprivoiser ces contradictions … ». Et de souligner la Bonne Nouvelle que, jusque dans nos contradictions, Dieu se rend présent en Jésus contre toute attente, et qu’en Lui nous pouvons trouver le chemin de la guérison et de la réconciliation, hors de nos contradictions.

Le Président clôt le culte par une parole de bénédiction avant le départ des délégués dans leurs églises respectives.

Retrouvez l’AG 2016 dans le détail sur le site de l’UEEMF

eemni

L'Église méthodiste unie du Sénégal s'initie à “LA FOI PAS À PAS”

IMG_2214

Du 12 au 14 avril 2016 une formation réunissant les pasteurs et les prédicateurs laïcs de l’église méthodiste unie du Sénégal s’est déroulée à Dakar au Sénégal.

Elle visait à permettre l’utilisation et la pratique du matériel de la « Foi – pas à pas ». C’est avec reconnaissance et plein d’enthousiasme que les différents responsables de cette jeune église au Sénégal ont travaillé durant trois jours pour se former sous la conduite de Daniel Nussbaumer, pasteur à Mulhouse, France.

Avec cet événement c’est aussi un parcours spécifique qui arrive à son terme. La « Foi – pas à pas » en français a vu le jour il y a 17 ans. Une équipe francophone inter-église s’était constituée pour traduire ce matériel en français, créer et enregistrer des vidéos avec des pasteurs et professeurs des églises méthodistes, mennonites et de l’église protestante unie de Belgique.

Comme le Sénégal est aussi un pays à majorité musulmane, Connexio, l’organe missionnaire de notre conférence annuelle Suisse-France-Afrique du Nord, désire promouvoir des échanges d’expériences avec nos églises sœurs en Algérie et en Tunisie. Connexio s’engage en Afrique et particulièrement dans les églises en pays francophones. 

L’Église méthodiste unie du Sénégal est une mission, actuellement en lien avec l’église en Côte d’Ivoire, une toute jeune église dont les premières communautés ont été créées en 1999. A ce jour elle compte mille membres avec 21 églises et 9 pasteurs ordonnés et 36 prédicateurs laïques.

Daniel Nussbaumer

eemni

Le diocèse de Sion cogite sa pastorale

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

La session pastorale du diocèse de Sion s’est achevée le 15 avril. La centaine de prêtres et de laïcs oeuvrant pour le diocèse, réunis à l’Ecole des Missions au Bouveret, ont eu l’occasion de bénéficier du coaching d’une équipe de l’association parisienne Talenthéo. Ils ont réfléchi ensemble à la manière de développer leur paroisse pour susciter des vocations pastorales.

Un bourdonnement continu, par moment interrompu par des éclats de rire, fait vibrer la grande salle du premier étage du bâtiment de l’Ecole des missions. “C’est la suite d’un élan déjà magnifiquement exprimé l’année passée, où la parole s’est libérée et continue à se libérer”, lance, tout sourire, l’abbé Vincent Lafargue, curé de la paroisse d’Hérémence à la pause. Il vient  de passer une heure et demie dans des ateliers qui ont réuni les prêtres et laïcs du diocèse en groupes de réflexion. Les uns et les autres viennent de dresser le bilan pastoral de l’année écoulée depuis la précédente session pastorale qui avait initié cette démarche de dialogue, encadrée par une équipe de coaches de l’association Talenthéo, venus de Paris. “J’apprécie beaucoup cette dynamique d’atelier qui nous permet de prendre la parole”, relève pour sa part Christophe Pont, animateur pastoral. Véronique Denis, responsable du Service diocésain de la catéchèse, y voit “une liberté de parole donnée à chacun qui est très agréable”.

La vision pastorale

Cette session 2016 a débuté sur le thème de la vision pastorale. Les coaches répartis dans les groupes ont animé les discussions avant de laisser Arnaud Bornens, le responsable de l’équipe, reprendre le flambeau de l’animation. L’élocution aisée, il parcourt la salle, micro en main, et détaille le processus d’une vision qui permet aux pasteurs de se projeter dans des projets paroissiaux. L’enjeu? Développer leur paroisse en suscitant des vocations et mettre en mouvement les personnes, “la portion du peuple de Dieu qui leur est confié”, précise Arnaud Bornens. “Vous êtes là pour développer des pasteurs. Ce ne sera pas facile, prévient-il en évoquant les résistances, les démissions”. Les obstacles sont nombreux. Il énumère le “on a toujours fait comme ça, pourquoi changer?”, le “manque de personnes”, le “manque de temps”, etc.

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

Une méthode “participative”

L’orateur passe le témoin aux groupes afin qu’ils puissent exprimer ce qui pourrait faire “couler” les projets tellement enthousiasmant. L’idée est de faire sortir des idées “éteignoirs” de projets. Une façon positive de faire émerger les problèmes qui bloquent si souvent les projets. Concrètement, les animateurs posent au sol des bougies, les allument et donnent la parole aux participants. A charge pour eux d’émettre une idée “éteignoir” puis de souffler sur la bougie. Loin de figer les groupes, la méthode fait mouche. Le bourdonnement reprend, les idées fusent et les bougies s’éteignent à un rythme soutenu. Les laïcs s’expriment sans complexe “C’est très pédagogique et très participatif. Chacun est impliqué et la prise de parole est  variée. On réfléchit à des choses très concrètes”, se réjouit le Père Jérôme Hauswirth, curé des paroisses de Collombey et Muraz. “On trouve ici des outils pour mieux servir un renouvellement de notre manière d’être, de vivre et de collaborer en Eglise”, renchérit Christophe Pont.

Des méthodes inspirées du management

“J’apprécie qu’on passe par des symboles comme on l’a fait ce matin. Une bougie à éteindre, c’est tout simple. Le Christ le dit “venez à l’écart”. Une fois que nous sommes déplacés de nos petits conforts, nous pouvons travailler d’une autre manière”, relève le Père Vincent Lafargue. Arnaud Bornens reprend la main et développe son argumentaire sur la manière concrète de susciter des conversions. Les conseils rappellent “l’Eglise en sortie” du pape François. Il suggère, entre autre, d’aller questionner les passants dans la rue sur ce qu’ils attendent de leur paroisse. “Vous ne serez pas toujours très bien reçus mais cela en vaut la peine. Pour l’avoir fait, je peux vous assurer que c’est très enrichissant. Vous vous apercevrez que les gens sont bien plus intéressés à parler de Dieu que vous ne pensez”, assure-t-il.

Pour atteindre les objectifs, le coach explique les schémas qu’il fait défiler devant l’assistance, pour le coup silencieuse. Les participants apprennent à définir une direction, des objectifs réalistes et un résultat qui soit compatible avec les moyens employés. Il évoque la méthode “SMART” pour Spécifique/quantitatif, Mesurable, Ambitieux/atteignable, Réaliste et le Temps que devrait nécessiter le projet. Tous adhèrent à la méthode et apprécient ces outils mis au service de la pastorale. Sandrine Mayoraz, agente pastorale à la paroisse de Monthey-Choëx, ajoute les lettres “E” pour “Ecologie”. “Ce que l’on entreprend a un coût énergétique et financier. A nous de bien voir ce que nous sommes prêts à dépenser pour le gain obtenu. Le gain espéré vaut-il toujours la dépense envisagée?” questionne-t-elle. L’agente pastorale ajoute enfin le “R”, pour le “Rôle” joué par  l’initiateur du projet.

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

Patricia Barras, catéchiste dans le secteur des Noble et Louable contrées, est directe: ” Il faut se repositionner en nous disant que nous agissons dans des projets qui ont peu d’impact et en laissant des groupes qu’on n’atteint pas. On accueille les gens qui viennent mais on ne va plus chercher ceux qui restent dehors. Or ce sont justement ceux-là que nous devons aller chercher”, estime-t-elle. Elle parle d’une pastorale qui ciblerait les populations. Que faire pour les personnes âgées? Faut-il aller dans les homes? Que faire pour ramener les personnes divorcées qui se sentent exclues de l’Eglise?

Pour une Eglise qui ne soit pas une entreprise

Le coaching effectué par l’équipe de Talenthéo a touché le cœur du problème et soulevé autant de questionnement que d’envies. Les discussions vont bon train. “Avec ces termes qui s’apparentent à des techniques de management, on a l’impression d’être dans quelque chose de moderne, destiné  à des institutions, des entreprises mais pas à l’Eglise. Cela présente pourtant des pistes qui peuvent être utiles en Eglise”. Lors de l’exposé qui suit les ateliers, un prêtre rappelle que l’Eglise ne doit pas être vue comme une entreprise. “Il n’est absolument pas question de cela, confirme Arnaud Bornens. Jésus, ajoute-t-il, n’était pas un entrepreneur mais il avait des ‘clients’, il est venu avec une intention pour générer le changement qu’il a opéré. Il a choisi les disciples, il s’est entouré”.

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missions. Atelier de discussions lors de la session pastorale du diocèse de Sion. (Photo: Bernard Hallet)

En Eglise, on fait aussi de la communication vers les autres avec ce que Dieu a mis à notre disposition, souligne le coach, pour qui l’enjeu reste avant tout une pastorale de conversion. La méthode est un moyen. “On arrive à un tournant où on doit arrêter de faire ce qu’on a toujours fait. Il faut voir les challenges qui nous attendent. On prépare l’Eglise de demain, on ne peut pas rester sur les acquis de l’Eglise d’hier”, relève Patricia Barras. Le Père Vincent Lafargue est d’accord tout en mettant en garde: “Si l’Eglise devenait une entreprise, ce serait une erreur mais si elle utilise les bonnes méthodes de l’entreprise pour s’améliorer, c’est une bonne idée”.

Se parler

Cette session pastorale s’inscrit dans la suite de 2015. Certains, dans les ateliers, évoquent l’enthousiasme aussi vite retombé qu’il était monté et le “couvercle bien vite refermé” sur la session. Que faire des conseils dispensés lors de ces sessions? De toute évidence, le diocèse s’est mis en marche, doucement et, laïcs comme prêtres, ont fait du chemin. Est-il si difficile de communiquer en Eglise? Certains évoquent les corporatismes, les communautés, les habitudes. “Ce qu’on a fait l’année passée a porté du fruit, mais on peut aller plus loin. Il n’est pas difficile de parler entre nous, tempère l’abbé Pierre-Yves Pralong, vicaire à la paroisse de Monthey-Choëx, mais nous sommes moins habitués à dire ce que nous ressentons, ce que nous vivons”. “Pris à nouveau dans le rythme, on oublie parfois ce qu’on a vu durant la session” témoigne un participant. Véronique Denis se veut positive: “Cela peut donner un nouvel état d’esprit dans les communautés. Il y a un besoin de s’exprimer. Les laïcs prennent bien la parole ce matin. Cela va les aider par la suite dans les Conseils de communauté”, assure-t-elle. Casimir Gabioud, animateur pastoral dans le secteur d’Entremont est pragmatique: “Avant de trouver des solutions, nous devons apprendre à parler ensemble. C’est la première notion que nous avons vue l’année passée”. Cela prendra du temps mais les participants semblent y croire.

Cette matinée a permis de brasser les idées et a touché les cœurs. Michel Borgeat, chanoine de Saint-Maurice, apprécie pleinement le moment: “C’est très riche. J’ai 76 ans mai si j’en avais 25, je serais heureux!”, lance-t-il tout sourire. Selon lui, ce qui se passe maintenant en Eglise est ‘fabuleux’. C’est pour lui une bonne approche pour aider les prêtres à vaincre une forme de désespoir. Nous sommes dans un monde qui est désolant pour nous. “Cette façon de reprendre les choses d’une manière évangélique à travers ces rencontres, nous fait respirer”, s’enthousiasme-t-il.


Pour les vocations pastorales.

Arnaud Bornens, responsable de l’équipe d’animation de la session pastorale 2016 du diocèse de Sion, parle avant tout à une “Eglise en croissance”. S’inspirant des outils de management, il n’en fait pas une fin en soi. Il entend, avec son équipe, aider les prêtres à susciter “des vocations pastorales”.

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missiosn. Arnaud Bornens, coach de l'Association Talenthéo. (Photo: Bernard Hallet)

Le Bouveret le 14 avril 2016. Ecole des Missiosn. Arnaud Bornens, coach de l’association Talenthéo. (Photo: Bernard Hallet)

Vous donnez des outils pour une gouvernance d’Eglise?

Je n’aime pas le terme “Outils”. Cela donne l’impression d’une garantie de succès. Or, je ne sais pas quel sera le résultat qui suivra cette session. Nous donnons des étapes de cheminement qui permettent à une communauté de faire émerger une vision pastorale. Nous nous inspirons des outils de management, mais ce n’est pas le fond de notre activité. Nous cherchons à favoriser une pastorale de croissance au sein de l’Eglise, pas à gérer sa faillite.

C’est ce qui a motivé la création de Talenthéo?

Béatrice et Olivier Pello, les fondateurs, ont eu l’intuition que les prêtres devaient être confortés et soutenus dans leur gouvernance pastorale. Les pasteurs sont débordés. Comment les aider dans leur mission quotidienne à animer et à conduire leur peuple? A l’époque, les équipes de Talenthéo travaillaient pour des dirigeants. Ils ont pensé à donner du temps pour aider les prêtres à gouverner leur église. Sachant qu’une église n’est pas une entreprise, il a fallu nous adapter à ce qu’elle est.

On parle de plus en plus de curés “managers” de leur paroisse

Un curé n’est pas un manager tel qu’on l’entend en entreprise. Il est porteur d’une intention de Dieu. Il est là pour susciter des vocations pastorales au sein de sa paroisse. Et pour faire en sorte que des personnes en face de lui deviennent des pasteurs à leur tour. C’est la démultiplication. Ce processus passe par du management mais pas seulement. Il y a l’idée pour le pasteur d’inspirer le peuple de Dieu pour qu’il ait ce désir intense d’annoncer la joie de l’amour du Christ.

Quels sont les principaux problèmes à résoudre que vous rencontrez au cours des sessions que vous animez?

En Eglise on a perdu l’habitude d’annoncer le Christ. La notion de disciple missionnaire n’a plus beaucoup de sens. Jusque récemment, on venait à l’église parce qu’on avait la foi, bien sûr, mais on venait consommer la messe. On assiste depuis quelques années à un changement: Les pasteurs et les laïcs commencent à se prendre en main et à vivre leur foi de façon différente. (cath.ch-apic/bh)

Hommage à nos si bons pasteurs asiatiques

En ces temps où dans l’Église les pasteurs sont éprouvés, il est bon de s’arrêter un instant sur l’extraordinaire richesse humaine dont quelques hommes sont à l’origine au cœur de l’Église d’Asie.

Dans le silence médiatique le plus impressionnant, il se passe à l’autre bout du monde des situations d’une injustice terrible pour les communautés chrétiennes. Face à cette injustice, des hommes se dressent.

Je pense en ce moment au père Vu, un jeune prêtre du diocèse de Kontum, perdu dans ses montagnes au cœur du centre Vietnam, entre la frontière du Laos et celle du Cambodge. Il vit dans un foyer de garçons qu’il soutient comme il peut pour les aider à aller à l’école. Les autoritées locales, des fonctionnaires communistes corrompus, ne veulent pas lui permettre de résider sur le lieu de son apostolat. Courageux, ce prêtre a fait le choix de rester, quoi qu’il lui en coûte.

image002Asie Reportages

À Noël, sa messe de minuit a été interdite. Son évêque a été obligé de faire le déplacement pour soutenir son prêtre et s’assurer que les paroissiens aient un office. L’évêque n’est pas resté pour les festivités, une autre messe était interdite à l’autre bout de son diocèse. Là encore, des fidèles avaient besoin de lui.

Rendons grâce pour ces hommes donnés à leur ministère. Rendons grâce pour les fruits incroyables qu’ils font naître sur le terrain. Combien d’écoles aujourd’hui dans les zones les plus reculées du Vietnam, du Laos ou de la Birmanie n’existent que grâce au dévouement de religieux ?

Ces exemples lumineux toujours à la tâche, penchés sur un plus petit, un plus démuni, en prise avec les difficultés du terrain ont une fécondité qui dépasse largement les frontières de leur ministère. Ils sont un témoignage pour tous ceux qu’ils rencontrent. En vivant un engagement radical, ils nous rappellent que l’homme et la femme ne peuvent s’accomplir en dehors de l’autre. Mon prochain, mon fils, ma femme, le pauvre à ma porte ou mon collègue de travail est ma mission.

Conscient de leurs faiblesses, ils sont tous les jours à la tâche. Ce dévouement n’est pourtant pas réservé aux pasteurs, ce n’est pas leur rôle. Le pasteur guide les brebis. Nos pasteurs nous montrent la voie… À nous de prendre soin les uns des autres. Sans les oublier !

Suisse: Le rassemblement pour un renouveau réformé officiellement lancé

Le Rassemblement pour un renouveau réformé (R3) a été officiellement lancé le 14 avril. Entre 60 et 70 personnes ont assisté à la première Assemblée générale de ce mouvement, dans les locaux de la communauté de St-Loup.

Les participants provenaient du canton de Vaud, mais également de Neuchâtel, Fribourg et Genève. Selon le pasteur Gérard Pella, aucun représentant de l’EERV n’a participé en tant qu’observateur.

Avec les nouvelles candidatures, l’association compte maintenant une petite centaine de membres.

Lors de cette AG, le Manifeste bleu, document fondateur du R3, a été présenté. Il détaille la vision portée sur l’Eglise, la confession de foi et les fondements théologiques du nouveau mouvement.

En octobre prochain, une fête réunira les pasteurs et laïcs qui se reconnaissent dans ce mouvement de renouveau au sein de l’Eglise évangélique réformée en Suisse romande. Une occasion de réseauter et de faire bénéficier les autres des idées qui fonctionnent dans leur paroisse respective. Des groupes de travail autour de différents thèmes comme la théologie, la famille, l’art etc. seront mis sur pied.

La rédaction d’Evangeliques.info – 15 avril 2016 09:57

Léon Paul Ngoulakia a amassé une fortune d'au moins 200 milliards de FCFA à la CAISTAB (Guy …

Léon Paul Ngoulakia a amassé une fortune d’au moins 200 milliards de FCFA  à la CAISTAB (Guy Christian Mavioga)

image_pdfimage_print

Guy Christian Mavioga après les dénonciations a aussi prié pour le pays @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com)  –  Le Président du conseil d’administration (PCA) de la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB), Guy Christian Mavioga a accusé mercredi à Libreville son ancien directeur général, Léon Paul  Ngoulakia d’avoir détourné à son profit personnel une coquette somme d’environ 200 milliards de FCFA durant ses 4 ans  à la tête de le CAISTAB.

« A lui seul, il a amassé au moins 200 milliards de FCFA », a dénoncé avec véhémence  M. Mavioga dans une conférence de presse. Un échange avec les hommes des médias tenu en marge de la réunion avec des pasteurs soutenant la politique du chef de l’Etat,  Ali Bongo Ondimba. L’orateur, homme de Dieu par ailleurs, est à la tête d’une coalisation des révérends pasteurs.

L’ire de M. Mavioga résulte  du fait que certains des hommes de Dieu appartenant à sa coalition ont été approchés par M. Ngoulakia devenu opposant depuis sa démission du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et  de son limogeage de la CAISTAB en octobre 2015.

Les pasteurs membres de la coalition favorable à Ali Bongo Ondimba en prière pour le pays @ Gabonactu.comLes pasteurs membres de la coalition favorable à Ali Bongo Ondimba en prière pour le pays @ Gabonactu.com

M. Ngoulakia, cousin du président de la République est en rupture  avec son parent. Il aurait tenté de convaincre, selon Guy Christian Mavioga, certains pasteurs membres de la coalition de cesser tout soutien à Ali Bongo, candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle d’août prochain.

« Tout le monde peut parler sauf lui, par ce que je connais ce qu’il a fait à la CAISTAB », a averti  le nouveau PCA de la CAISTAB.

Dans ses dénonciations, l’ancien directeur général adjoint de l’institution de stabilisation économique du pays a  indiqué par la suite que son ancien DG a géré  l’institution comme sa propre épicerie. Il l’accuse également d’avoir dilapidé plus de 36 milliards de FCFA  rien que pour les voyages durant les 4 ans qu’il à passé à la tête de cet organisme économique de l’Etat.

« Il dépensait plus de 100 millions à chaque voyage », a-t-il affirmé.

Mavioga, est le secrétaire général exécutif  du Bloc démocratique chrétien (BDC), un parti de la majorité présidentielle dont il est le porte-parole.

Léon Paul Ngoulakia ambitionne de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle, selon des membres de son entourage.

Le Notable