Monthly Archives: March 2016

Togo : Interview Pasteur Edoh Komi : « J'ai vu en prison le présumé assassin d'Akoss… »



Libéré le mardi 29 mars dernier après plus de 20 jours de détention à la prison civile de Lomé, suite à une affaire d’outrage à magistrat et diffusion de fausses informations dans l’affaire ‘’Akoss’’ le pasteur Edoh Komi du Mouvement Martin Luther King MMLK parle de son séjour carcéral. Dans une interview exclusive accordée à la Rédaction de L’Indépendant Express, le président pasteur déplore les conditions carcérales, parle du dossier Akoss et déclare que cette incarcération est juste un coup isolé qui ne peut jamais arrêter le combat.

Lisez plutôt l’intégralité de l’interview du pasteur Edoh Komi…

L’Indépendant Express : Bonjour Pasteur Edoh Komi, vous avez connu un séjour carcéral à la prison civile de Lomé. Dites-nous dans quelles conditions la police vous a-t-elle interpellé.

Edoh Komi : Ce fut le 10 mars vers 12h30, quand j’ai reçu un coup de fil de la part du Directeur de la Police Judiciaire. Ce dernier me demandait de venir le voir pour quelques échanges ce que j’ai demandé à savoir, il m’a dit qu’il s’agit de tout et de rien. Avec le respect que je lui dois je me suis rendu vers 14h 45 minutes accompagné de mon secrétaire administratif. A notre arrivée, le directeur me tend un réquisitoire du procureur de la République m’accusant d’outrage au magistrat et trouble à l’ordre.

Ceci est lié à l’affaire de la compatriote dont le corps est retrouvé sans vie dans la maison d’un nigérian. Soumis à l’interrogatoire pendant plus de deux heures, je finis par être notifié ma garde à vue. Le lendemain le 11 mars 2016, je suis présenté au Procureur de la République en présence de mon avocat. Le ministère public signa le mandat de dépôt et je suis conduis à la maison d’arrêt de Lomé.

Et comment s’est donc passé votre séjour à la prison civile de Lomé?

Mon séjour à la prison civile de Lomé s’est passé comme d’habitude. C’est à dire dans des conditions déplorables. Les premiers jours de ma détention m’ont confondu à des détenus vulgaires au sein desquels il y a des voleurs, des bandits de grand chemin et des criminels.

Dans mon bâtiment de détention de 5m x 5m, nous étions presque une cinquantaine de détenus superposés comme des sardines dans une boite. Il a fallu certaines réactions de ma part et de mes avocats pour que je change de bâtiment là où les conditions furent acceptables. Donc la situation de détention dans nos prisons est encore précaire et problématique.

Où en êtes-vous aujourd’hui avec le dossier Akoss?

Le dossier Akossiwa est actuellement entre les mains des autorités judiciaires qui promettent le traiter jusqu’à la fin pour que justice soit faite. Je m’en remets à la Justice Divine.

Est-ce que cette interpellation vous a affaibli d’une manière ou d’une autre?

Jamais, cette interpellation et incarcération d’une vingtaine de jours à la prison civile de Lomé, ne m’a pas affaibli ni le MMLK mais plutôt un tremplin pour nos actions. C’est un coup isolé qui ne peut pas arrêter le combat. Nous sommes plus que déterminés et engagés pour la lutte pour la liberté, la justice, l’égalité et le respect des droits de l’homme. Aucun iota ne sera de notre combat.

En prison vous avez pu voir le présumé tueur de la jeune akoss vous défendez la cause ?

Oui, dans la prison, j’ai pu voir le présumé assassin de la jeune Akossiwa mais je lui adressé aucun mot jusqu’à ma libération. J’espère qu’il comparaîtra un jour et réponde de ses actes.

Votre mot de fin.

Je voudrais remercier Dieu pour l’évidence de ses mains puissantes dans mon séjour en prison, mon épouse n’est pas du reste pour sa présence régulière à mes côtés pendant ces moments douloureux. J’en suis reconnaissant aux médias, aux associations de défense des droits de l’homme, de la société civile, des partis politiques, des pasteurs et toute la population togolaise pour sa mobilisation massive à notre cause.

Enfin je lance un appel aux autorités publiques à améliorer et moderniser les conditions de détention dans les milieux carcéraux du Togo afin de répondre aux exigences du respect des droits des détenus.

Merci

Merci aussi à toute votre rédaction pour tout le travail que vous abattez. Que Dieu veille sur vous.

Interview réalisée par Richard AZIAGUE.
independant express

Religions: la Billy Graham Association et l'Eglise orthodoxes russe organisent un sommet sur la …

L’initiative est inédite. Pour la première fois, l’Eglise orthodoxe russe et la Billy Graham Evangelistic Association organisent ensemble un sommet sur la persécution religieuse.

Ce rassemblement doit avoir lieu à Moscou, du 28 au 30 octobre. Il rassemblera des délégués du monde entier et des diverses confessions chrétiennes. Avec un objectif: prier pour les chrétiens persécutés, dresser un état de la situation et des efforts déployés pour venir en aide aux victimes de la persécution religieuse.

Cité par Christian Post, Franklin Graham, fils du pasteur Billy, a rappelé que dans un passé communiste récent, tous les prêtres, pasteurs et autres responsables d’Eglises étaient menacés d’arrestation, de goulag ou d’exécution. «Leurs tombes dans les cimetières russes en témoignent encore aujourd’hui. Aucune Eglise dans l’histoire récente a souffert plus que l’Eglise en Russie».

Togo: Pasteur Edoh remis en liberté sous contrôle judiciaire

Pasteur Edoh Komi

© koaci.com– Mercredi 30 Mars 2016 – Pasteur Edoh Komi, le président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) « La voix des sans voix », est remis en liberté sous contrôle judicaire hier mardi à Lomé après 18 jours de détention à la prison civile de la capitale.

L’intéressé a confirmé sa libération et dit vouloir rendre grâce à son Créateur pour sa sortie, car c’est lui le « Dieu de la justice ». Il a tenu a remercié sa femme, les associations de défenses des droits de l’homme, les pasteurs et les partis politiques qui se sont mobilisés pour lui.

Pour sa détermination à porter plus haut la voix des sans voix, le président MMLK Search MMLK a publié sur sa page Facebook que son mouvement « restera toujours aux côtés des marginalisés, des opprimés et des victimes d’injustice et d’arbitraire et rien n’empêchera son combat pour l’Etat de droit et le respect des droits humains au Togo ».

La libération en faveur d’Edoh Komi a été rendue possible de grâce à une seconde demande formulée par ses avocats.

Du terme libération sous contrôle judiciaire, l’un des avocats du défenseur des droits de l’homme en l’occurrence Me Agnina Yacoubou a précisé sur la radio Victoire Fm à Lomé que la mesure lui impose de se rendre régulièrement à la justice de sorte que l’autorité judiciaire s’assure qu’il est disponible pour la poursuite de la procédure. En clair et d’après cet avocat, le président du MMLK Search MMLK peut reprendre toutes ses activités et ses déplacements dans le pays mais seulement « s’il veut aller un peu plus loin il doit s’adresser au juge d’instruction » pour qu’une autorisation de sortie lui soit délivrée.

Rappelons que Pasteur Edoh Komi Search Pasteur Edoh Komi a arrêté le 11 mars dernier à Lomé dans le cadre des éclaircissements qu’il réclamait dans l’affaire portant le nom d’Akossiwa Djogbessi, une jeune fille togolaise retrouvée morte le 15 janvier 2015 dans le puits d’un ressortissant nigérian à Bè-Kpota.

Mensah, Lomé

– Joindre la rédaction togolaise de koaci.com à Lomé: (+228) 98 95 28 38 ou mensah@koaci.com –

Ribaute-Les-Tavernes : appel à témoignages sur le centenaire du temple

L e 19 mars 1933, la paroisse protestante commémorait le centenaire du temple de Ribaute. 

Conduite par le pasteur Georges Serr, cette cérémonie réunissait tous les pasteurs qui avaient officié dans cet édifice à la suite du pasteur Bastide. Ce dernier avait été nommé à la reconstruction et l’avait servi jusqu’en 1881. Lors de cette fête, les différents conducteurs spirituels s’étaient adressés à l’assistance.

Le sermon avait été prononcé par Maurice Rohr, président de la commission permanente venu apporter le salut des Églises réformées de France et le pasteur Villaret qui présidait la circonscription. Georges Serr avait évoqué le monument objet de ce rassemblement : “Votre temple lui-même avec ses murs et son clocher qui domine vos demeures”. Ces témoignages ont été conservés grâce l’excellente écriture de la mère d’Huguette Peyric, d’autres documents existent peut-être dans les familles. Vous pouvez joindre le correspondant local Midi Libre au 06 44 72 21 06. 

Le Guide Kamaël attaque et défie le Prophète Krasso/ «C'est un sorcier, un magicien doublé d'un …

Qui est en réalité le Guide Kamaël et qu’est-ce que vous faites concrètement en tant que guide religieux?

Je suis un spiritualiste, un visionnaire, un guide. En général, le guide est celui à travers qui Dieu établit un pouvoir et une certaine capacité à pouvoir guider les autres. Généralement, les gens appellent le guide prophète ou visionnaire. Pour être plus précis, je dirai qu’en réalité tous les guides sont des prophètes mais tous les prophètes ne sont pas des guides. Le guide a non seulement le pouvoir d’être un prophète mais il a également la capacité de conduire le peuple de Dieu. Dans l’exercice de cette mission, lorsque je rencontre quelqu’un, la première chose pour moi est de savoir quels sont les origines et les causes de ses problèmes. C’est la raison pour laquelle très souvent les pasteurs sont inefficaces vis-à-vis de certains cas importants.

 

C’est donc cette façon de voir les choses qui vous emmène à lancer des piques très souvent à certains pasteurs que vous accusez vertement de pratiques occultes?

Vous venez de toucher là un point sensible de mon ministère parce qu’il y a beaucoup de personnes qui pensent que je suis contre les pasteurs. Je soutiens toujours ceux qui servent Dieu dans la sincérité et la vérité. Par contre, aujourd’hui, il y a beaucoup de magouilleurs qui se font appeler pasteurs. Le rôle d’un pasteur normalement est de prêcher la parole et de conduire les fidèles vers le Christ. Malheureusement, beaucoup d’entre eux conduisent plutôt leurs fidèles vers le diable et les problèmes. Il y a des pasteurs qui sont venus me voir pour me demander de leur donner des forces occultes pour aller faire fructifier leurs églises. Je me dresse donc contre ce genre de personnes qui n’ont pour véritable projet que de chercher à arnaquer le peuple.

 

«Des pasteurs signent des pactes avec le diable»

 

Comment ça, des pasteurs vont vers vous pour chercher de quelconques pouvoirs?

Ils sont nombreux. J’ai toutes les preuves de ce que je dis. Il y en a même pour qui j’ai fait le travail et qui n’ont pas encore fini de me payer. Ces pasteurs sont le plus souvent à Port-Bouët, Marcory, II Plateaux. D’autres viennent me voir qu’ils veulent servir Dieu mais qu’ils ont besoin d’un peu de puissance pour se mettre au service de Dieu. À ceux-là, je donne des armures divines. Malheureusement, ils finissent par dévier leur mission en se laissant gagner par le gain facile. Alors que ce n’était pas ça notre contrat. Pour tout vous dire, en Côte d’Ivoire, les vrais pasteurs sont rares. Sur mille pasteurs par exemple, les bons peuvent être au maximum une cinquantaine.

 

Ah bon? Ce n’est pas trop prétentieux ça?

Je sais de quoi je parle. Il y a plein que j’ai rencontré à Cotonou, à Ouiddah, à Paracout au Bénin et au Ghana dans certains endroits.

 

 «Sur mille pasteurs par exemple, les bons peuvent être au maximum une cinquantaine»

 

Mais vous qui êtes le guide, que faisiez-vous aussi dans ces endroits pour lesquels vous accusez ces pasteurs de ne pas être bons?

C’est un très bonne question. Comme vous le savez, je suis un guide et ma mission de guide n’est pas seulement destinée qu’aux chrétiens mais aux non chrétiens également. Donc lorsqu’un non chrétien me fait appel, je vais résoudre son problème. De même pour un chrétien ou un musulman. Il n’y a aucune distinction de personnes chez moi. Quand le païen me sollicite pour l’aider peu importe l’endroit j’y vais. Même les Komians, je les aide. Hélas, pendant que je vais aider ces personnes, je retrouve des pasteurs chez elles à la quête de pouvoirs mystiques. Le comble, ces pasteurs-là, sont les plus médiatisés à Abidjan. Ces pasteurs font des choses graves.

 

«Il y a beaucoup plus de féticheurs que d’Hommes de Dieu dans les rangs de nos pasteurs»

 

N’est-ce pas des accusations gratuites tout ça?

Si l’État même a interdit les passages des pasteurs dans les magazines de la Rti, c’est justement parce qu’il y a eu ce constat que ces pasteurs disent toujours des choses qu’ils ne peuvent jamais faire.

 

Êtes-vous entrain de nous dire que vous soutenez cette mesure que plusieurs religieux et Hommes de Dieu estiment contre la liberté d’expression?

Cette mesure est salutaire dans la mesure où elle va permettre aux ivoiriens et tous ceux qui résident en Côte d’Ivoire d’éviter d’aller à la perdition. Je vais dire comment reconnaître un vrai pasteur. Un vrai pasteur, c’est celui qui vit dans l’humilité, de la grâce de Dieu. Un vrai pasteur ne va pas chercher à accumuler toutes les richesses de ce monde parce que sa richesse est en Jésus. Donc plutôt que de chercher à construire des châteaux, il cherche à construire sa vie spirituelle. Par contre, il y a des pasteurs qui ont plusieurs véhicules, des maisons, ils accumulent des richesses alors qu’il y a des pauvres dans leurs églises. Pensez-vous que ce sont les quêtes et les dîmes qui leur donnent le train de vie? Je dis non. Ceux-là signent des pactes avec le diable. Je suis disposé à délivrer ces pasteurs à chaque fois que le besoin se fera sentir. Ils sont généralement possédés par l’esprit de Jézabelle ou de Mamont. Je m’érige contre tous ces pasteurs qui à l’église disent que pour que Dieu puisse sauver une âme il faut qu’elle donne de l’argent d’abord. On n’a pas besoin de payer pour avoir la vie sauve. Il y a beaucoup plus de féticheurs et hommes de Dieu dans les rangs de nos pasteurs. Je me bats donc contre ces opportunistes qui ternissent l’image des hommes de Dieu.

 

En plus de vous en prendre aux pasteurs, il y a eu également ce jour où vous vous en être pris à un prêtre vodou à Abobo…

C’était avec maître Ogbenou que je suis considère comme un frère. Mais il s’est avéré qu’en voulant aider un homme d’affaires à prospérer dans son business, il a dû signer un pacte secret avec un esprit qui vit dans l’eau qu’on appelle le Léviathan. Le problème c’est qu’il n’a même pas informé son client de ce pacte. Certes ses affaires ont prospéré mais à sa grande surprise il apprend qu’avec l’alliance qu’il a tissée, il lui reste très peu de temps à vivre. C’est comme ça cet homme d’affaires est passé me voir pour l’aider à se défaire de ce pacte dont il n’était pas consentant. Je rencontre Ogbenou et avec un air hautin il me dit que forcément son client doit payer pour ce pacte. Et il a commencé à me lancer des défis. Dans un grand maquis au Dokui, on a eu un grand affrontement. Et cela a tourné à mon avantage. Du coup, depuis lors j’ai acquis une certaine célébrité dans la zone d’Angré.

 

Quelles sont vos relations avec Prophète Krasso, qui, lui aussi excelle dans ce domaine?

J’ai effectivement entendu parler de Krasso. J’ai même eu à appeler son secrétariat récemment. Mon objectif en cherchant à rentrer en contact avec lui est de le désarmer en tant qu’agent du diable.

 

 «Krasso est un sorcier. C’est un magicien doublé d’un imposteur»

 

Parce que vous êtes certain que le Prophète Krasso est un agent du diable?

Votre dénommé Prophète Krasso est un sorcier. C’est un magicien doublé d’un imposteur.

 

Ah bon, comment ça?

Oui, pour la simple raison que Krasso utilise des pouvoirs mystiques pour exercer son ministère de prophète et d’attrapeurs de sorciers. C’est de la pure magie qu’il fait. Et cela, n’importe qui peut le faire. Voyez-vous, il y a une magie qui même si tu n’as rien fait, dès qu’il fait ses incantations, tu avoues des crimes que tu n’as jamais commis. C’est très souvent un grand tort qu’il fait à plusieurs innocents. Krasso utilise donc des pouvoirs occultes pour pousser des innocents à avouer des choses qu’ils n’ont jamais faites.

 

N’est-ce pas pour suivre Aziz 47 qui dans sa démarche soutient mordicus que le Prophète Krasso est son collègue féticheur que vous portez ces accusations à son encontre?

Aziz 47 a totalement raison. Krasso est bel et bien son collègue. En fait ce Krasso recherche la popularité et comme il cherche nom, c’est la raison pour laquelle il s’attaque à Aziz 47. Sinon, votre Krasso dont vous parlez est un imposteur. Voyez-vous, il y avait un jeune brouteur qui à force de faire les pratiques occultes, a fini par devenir amnésique. La maman de ce jeune estimant que Krasso est un serviteur de Dieu l’envoie chez lui pour le soigner. Sur-le-champ, Krasso fait avouer à l’enfant des crimes qu’il n’a pas commis. Il fait filmer les présumés aveux du jeune et diffuse dans une vidéo sur Youtube. Alors que le seul problème du jeune est qu’il a des troubles de mémoire puisque moi-même j’avais déjà travaillé sur lui. Que Krasso reconnaisse sa place, il n’a jamais été un pasteur encore moins un prophète. Donc qu’il arrête d’usurper de ce titre pour aller exercer tranquillement comme un féticheur.

 

Mais est-ce que vous-même n’êtes pas un féticheur également?

Si Krasso pense qu’il est de Dieu et donc revêtu des armures divines, qu’il vienne m’affronter. Mais avant de prétendre s’attaquer au guide que je suis, il faudra qu’il arrive d’abord à vaincre Aziz 47 qui est son collègue.

 

Dites, pourquoi vous qui vous réclamez de Dieu aidez les brouteurs à prospérer dans leurs affaires?

Le problème est que quand les gens viennent me voir, ils me disent qu’ils sont hommes d’affaires. Dans ma vision je vois les obstacles qui l’empêchent de prospérer, ce que je règle spirituellement. C’est un peu plus que je rends compte que du vrai métier de la personne.

 

Comment ça se passe une consultation chez vous, c’est gratuit, c’est payant?

La bible déclare que l’ouvrier mérite son salaire. Quand quelqu’un vient en consultation chez moi, il n’a pas besoin de me soumettre son problème. Moi je le sais déjà. D’abord, je lui dis son nom puis ceux de ses géniteurs. Après cette étape, je lui donne l’origine de son problème. Quand je finis de donner la révélation, aussitôt la solution à ton problème suit.

 

En tant que guide, pouvez-vous dire quels sont en général les problèmes dont souffrent les ivoiriens?

Le problème des ivoiriens, c’est qu’ils ne croient pas en Dieu. Ils préfèrent plutôt croire en celui qui est en face d’eux ou en la doctrine de son église ou de sa religion. Tant que les gens ne comprendront pas que c’est en mettant leur foi seulement en Dieu et non pas en l’église ou en un homme que leurs problèmes peuvent être décantés, ils auront toujours des problèmes.

 

Avez-vous des visions particulières quant à l’avenir de la Côte d’Ivoire ces années à venir?

Vous savez, comme j’ai l’habitude de le dénoncer, quand les pasteurs mettent leurs bouches dans quelque chose, tout se gâte. Cela parce qu’ils sont motivés par de l’argent. À l’époque, nous avions approché un certain nombre d’autorités politiques pour les informer de la situation socio-politique qui se dessinait en Côte d’Ivoire. Nous leur avons proposé les solutions spirituelles malheureusement ils n’ont rien suivi de tout ce qu’on avait proposé. Ils ont plutôt préférer aller faire des jeûnes et prières. Mais, diantre, dans quelle bible, il est écrit que lorsqu’on fait jeûnes et prières, ça arrête une guerre dans un pays? C’est dans quelle bible, il est écrit que lorsqu’on fait jeûnes et prières, on gagne mari ou on prospère dans les affaires? Le jeûne et prière sont devenus une formule magique pour certains malheureusement dès qu’ils ont une petite difficulté. La solution de la Côte d’Ivoire, c’était plutôt des actions prophétiques. Et ce qui devait arriver est finalement arrivé. Heureusement qu’avec nos prières et incantations, la situation de la Côte d’Ivoire est vivable aujourd’hui. Ce qui me fait mal, c’est quand j’entends certains pasteurs dire que grâce à eux que la situation est revenue à la normale. Alors qu’au plus fort de la crise, ils étaient tous à l’extérieur avec leurs familles.

 

Il nous revient que vous arrivez à guérir toutes sortes de maladies?

Il n’ y a pas sur cette terre une maladie qui soit incurable. Par la puissance de l’invocation, on peut arriver à dissoudre totalement toutes sortes de maladies. Même le Sida, je parviens à le déplacer. Il y a eu des cas où la guérison a été à 100%. Certes, il y a eu des cas où Dieu n’a pas voulu et donc on n’a pas pu guérir la personne. Par contre, d’autres en moins de deux jours, on a pu résoudre leurs problèmes. Pour dire que souvent, ça dépend de l’étoile de chacun. Il y a un couple dont l’homme était infecté mais après des invocations on a réussi à stagner la maladie et à bloquer son évolution. Après avoir réussi cela, la femme du monsieur ne pouvait pas être contaminé, elle est restée séro-négative. C’est cela la force des invocations.

 

Pour terminer, que devrons-nous retenir du Guide Kamaël?

Il faut que les gens comprennent que la solution à leurs problèmes est loin d’être la prière qui est un moyen d’être en communication avec Dieu. Pour régler toutes sortes de problèmes, que ce soient des problèmes de couple, de sorcellerie, de magie noire ou autres, c’est l’invocation. La bible dit «Invoque-moi le jour de la détresse et je te répondrai» mais elle n’a jamais dit de prier. Aucune force sur terre ne peut atteindre quelqu’un qui pratique l’invocation. Même si tu fais un accident de voiture, tu vas t’en sortir indemne. Donc pour ceux qui fréquentent les pasteurs, il est clair qu’ils ne sauront jamais comment invoquer Dieu. Pour qu’un chrétien soit riche sur terre, il faut qu’il pratique les invocations. Voyez-vous, il y a quelques temps de cela, une vingtaine de pasteurs se rendant au Ghana pour prendre part à une conférence sont tous morts dans un accident. Ce n’est pas normal qu’ils connaissent une fin pareille pour des gens qui disent prier Dieu pour régler les problèmes des autres. À Bassam, il y a un pasteur très célèbre et beaucoup sollicité par les personnalités mais il a été tué par une confrérie de sorciers. Ces sorciers l’ont même avoué chez le Roi de Moossou qu’ils sont à l’origine de la mort du pasteur. C’est une grosse honte tout ça. Et ce sont tous ces faux hommes de Dieu qui font la publicité du diable parce que comme ils sont incapables de trouver des solutions aux problèmes de leurs fidèles, ceux-ci se tournent vers les marabouts qui résolvent d’une certaine façon leurs problèmes. C’est donc l’incompétence de ces soi-disant pasteurs, bishop, prophètes… qui conduit les gens vers les féticheurs et marabouts.

 

Philip KLA

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Togo : la Haac ne veut plus de publicité des médicaments, de médecine traditionnelle, de pasteurs…

(Agence Ecofin) – Pour le moment, c’est une mise en garde adressée aux médias audiovisuels du Togo. Mais un avertissement assorti de menaces de sanction. Dans un communiqué publié ce 25 mars 2016, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) condamne la diffusion des publicités dites prohibées.

Il s’agit des messages publicitaires sur les médicaments, les pratiques et les remèdes de la médecine traditionnelle, les messages des guérisseurs, les pseudos pasteurs et autres vendeurs d’illusions. Ces catégories sont identifiées par la décision n°009/Haac/ 06/P du 14 avril 2008, portant interdiction de certaines publicités.

Pourtant, l’autorité de régulation a constaté que plusieurs médias outrepassent cette réglementation. C’est pourquoi la Haac a aussi organisé une séance de travail avec les responsables de chaînes Tv et stations de radio ayant diffusé des publicités interdites. Il s’agit notamment de TV7, radio Fréquence 1, Victoire Fm et Radio télévision delta santé (Rtds).

La Haac a rappelé à ces diffuseurs l’obligation qu’ils ont de recevoir le visa préalable du régulateur avant de passer tout message publicitaire. En amont, les agences de publicité sont également interpelées, elles qui fabriquent les contenus.

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22/03/2016 – Rd Congo : les patrons de médias demandent l’aide du régulateur pour de meilleurs tarifs publicitaires

Des prêches musicaux d'un autre genre…

Pasteur le jour, rockeur la nuit, le Japonais Kazuhiro Sekino mène une double vie, mais avec un même objectif : convertir les foules.
L’homme de foi troque régulièrement voix douce, hymnes religieux et église pour un concert endiablé sur une scène enfumée de Tokyo, qui se transforme parfois en joute musicale avec des moines. « Nous sommes rock, les pasteurs sont rock ! »
hurle au micro cet homme de 36 ans, devant un public de plusieurs centaines de personnes. Son groupe, nommé Boxi Rocks (Boxi venant de bokushi, pasteur en japonais), réunit trois autres religieux. Ils s’adonnent à ces performances musicales en chasuble… et veste de cuir.
« J’aime Slipknot, un groupe de néo-métal américain dont les neuf membres arborent des masques. J’aime aussi Metallica et Megadeth », raconte le jeune pasteur luthérien. « Ils peuvent paraître démoniaques du point de vue de l’Église chrétienne, dit-il, mais ils hurlent en fait contre l’injustice dans le monde. Ils parlent de vérité, sans hypocrisie. »

Bozu, le moine
Face à Boxi, voici Bozu (moine), l’équivalent côté bouddhisme. Crâne rasé et kimono bleu nuit, le moine Yoshinobu Fujioka (39 ans) est lui aussi un passionné de musique. « J’adore le blues. J’adore Bob Dylan et la musique des années 1960 », lance-t-il. « Dans la vie, on est souvent heurté par des souffrances qui nous font sentir tout petits dans ce monde. J’aime chanter au sujet de cette douleur de manière tendre », explique M. Fujioka.
Moine ou pasteur, tous deux espèrent via cette musique profane attirer plus de fidèles, dans un pays où moins de 2 % des personnes déclarant adhérer à une religion sont de confession chrétienne et environ 46 % d’obédience bouddhiste, quand 48 % se réclament du shintoïsme. Mais pour beaucoup de Japonais, la religion est plus une formalité saisonnière, qui les mène au sanctuaire ou au temple pour les grands moments de la vie, les festivités traditionnelles, et à l’église pour Noël.
« Nous avons des sentiments comme tout le monde et usons du même langage, voire plus grossier, mais je veux que les gens prennent conscience de la présence de Dieu (dans leur vie). Je veux partager cette croyance », souligne Kazuhiro Sekino, qui s’est tourné vers Dieu lorsque sa sœur est tombée gravement malade. C’est lui qui a eu l’idée de contacter le moine bouddhiste
Yoshinobu Fujioka au sujet de ces prêches musicaux d’un autre genre, et désormais les deux hommes s’affrontent sur scène plusieurs fois par an, avec la bénédiction divine.
« Je ne sais pas si on peut appeler ça le paradis ou le nirvana, mais je pense que c’est ce que Dieu aurait voulu, et ce ne serait pas possible dans une église ou un temple », confie M. Sekino.

Harumi OZAWA/AFP

La religion par (pro) vocation

Daniel Fatzer et Jean Chollet, les deux pasteurs de l’église lausannoise de St-Laurent ne sont pas peu fiers de leur dernière invention. Au coeur de la nef se dresse un petit salon convivial, ouvert à tous et en tout temps. Dans quelques jours, sous l’orgue, ils inaugureront le bar. «Nous cherchons à faire concurrence à Starbucks», plaisante Daniel Fatzer. Chacun est invité à franchir le pas de l’église, à venir s’y ressourcer et se réchauffer avec une boisson chaude.

«Nous sommes situés au coeur de la ville, dans une zone piétonne, nous voulons en faire profiter les gens», ajoute Jean Chollet. Les deux pasteurs vaudois propagent l’idée que le lieu n’est pas restreint aux croyants. «Contrairement à dehors où je dois être productif, dans l’église, je ne sers à rien. Je suis aimé par Dieu, je respire, je suis face à moi-même. Cela peut aider à se retrouver! Et il y a les rencontres aussi. Une église, c’est un endroit où je peux directement parler de choses essentielles, je n’ai pas à m’embarrasser de small talk».

À Lausanne, 29% de catholiques pour 17% de protestants

Il ne fait aucun doute pour les deux hommes de foi que le besoin spirituel est présent au coeur de la société, de façon permanente. Si la capitale vaudoise compte désormais plus de catholiques (29%) que de protestants (17%), c’est l’occasion de redynamiser la religion. D’un coup, Daniel Fatzer se lève et va placer une chaise devant le battant de l’église qui s’était rabattu. «C’est la grande lutte des portes», explique-t-il. «Il faut toujours qu’elles soient ouvertes: une église fermée, ça n’a plus aucun sens!»

Pasteurs trublions, spécialisés dans les coups d’éclats pascals, Daniel Fatzer et Jean Chollet animent l’église St-Laurent depuis cinq ans. Un binôme inventif et transgressif qui a eu envie de dépoussiérer l’endroit, abandonné par ses fidèles. Depuis, le sanctuaire est devenu un véritable laboratoire pour tester de nouveaux moyens de partager leur foi et leurs cultes attirent autant de fidèles que de curieux.

«Notre première action a été d’enlever les bancs!» Un dimanche après-midi «alors que la Maréchaussée dormait», ils arrivent avec une remorque et dégagent tout l’espace central. Ils déposent les bancs à la campagne. «Sauf qu’ils étaient classés monuments historiques, le conseil n’a pas aimé!», gausse l’un d’eux. Ils achètent ensuite des valises de jouets et durant les célébrations, invitent les enfants à s’installer au centre, sur le tapis rouge. «Ainsi, ils sont sages et ne dérangent pas», explique Daniel Fatzer. Depuis, les cultes attirent bon nombre de familles.

Sur les marches de l’église, des cercueils vides illustraient la résurrection

Un jour, c’était une carcasse de voiture que les pasteurs avaient déposée sur les marches de l’édifice, en référence aux cabossés de la vie. Un autre, une braderie de cercueils simulée par les deux hommes sur ce même escalier. «Si l’on suspend une grande banderole «Christ est ressuscité», tout le monde s’en fiche! Mais, alors, on expose des cercueils, disponibles depuis la Résurrection du Christ, alors là… les gens sont interpellés», sourit-il.

Parmi leurs recettes à succès, les «cultes événements» sont ceux qui rassemblent le plus. Le patron de Bobst est venu parler de sa foi devant l’assemblée, l’ancien conseiller national PDC Jacques Neirynck aussi. L’avocat Marc Bonnant a défendu Ève dans un procès fictif où les pasteurs jouaient les procureurs.

Le dimanche, Daniel Fatzer et Jean Chollet accueillent les paroissiens pour un petit-déjeuner, puis ils célèbrent le culte à deux voix. L’un porte la robe noire, pour le prêche, l’autre le tablier. «Le port de l’habit est polémique. C’est Luther qui exigeait que ses pasteurs soient issus de l’Université et qu’ils se vêtissent de la robe académique. Le tablier représente le service. C’est une forme de théâtre que la liturgie: on réfléchit à la façon d’occuper l’espace et de la rythmer.»

Jean Chollet est un homme de scène. Après ses études de théologie, il part à Paris où il intègre une école de théâtre. Il fonde ensuite la compagnie de la Marelle, puis dirige le Théâtre du Jorat à Mézières (VD) durant plus de vingt ans. Aujourd’hui, il anime l’Espace des Terreaux à Lausanne. Daniel Fatzer, son diplôme de théologie en poche, part, lui, sillonner les Etats-Unis: «je voulais comprendre les raisons pour lesquelles certaines églises grandissent!»

Supprimer l’idée du culte solennel

Depuis l’arrivée des deux hommes, le conseil synodal et celui des monuments historiques se sont régulièrement arraché les cheveux face à ces projets incongrus. Les lettres, les plaintes et les menaces d’expulsion sont presque devenues monnaie courante. «On a toujours dû être transgressif pour arriver à faire bouger les choses», explique Jean Chollet. «Face à nous, il y avait constamment cet étrange mélange d’amour haine ou d’enthousiasme trouille, plutôt».

Derrière les actes, une idée: il faut casser l’idée que le culte doit être solennel. «Pourquoi la religion est-elle synonyme de sérieux? C’est marqué où?», demande Daniel Fatzer. «Jésus, lui-même, était un grand blasphémateur. Alors que l’Ancien Testament dressait le portrait d’un Dieu sévère, Jésus s’est efforcé de bousculer les codes: ce n’est pas un hasard s’il choisit le jour du Sabbat pour guérir un paralysé. Pour lui, il n’y a plus de zone confinée où l’on est sous le regard de Dieu et une autre où l’on fait ce qu’on veut».

À St-Laurent, la Sainte Cène est célébrée par terre. Pour «renouer avec l’enfant qui est en soi et bénéficier de l’ancrage au sol qui est énergisant et libérateur». Pas de calice doré non plus; l’autre jour, Jean Chollet a béni le sang du Christ dans une bouteille de vin, tout simplement. Il racontait le dernier repas de Jésus et de ses disciples vu par les simples yeux d’un jardinier, témoin de l’événement, «pour revenir à un degré zéro de la Cène, retrouver ce qu’il y a derrière».

Des migrants à St-Laurent

Il y a un an, au milieu d’une célébration, six migrants venus d’Ethiopie et d’Erythrée, accompagnés de militants poussaient la porte de St-Laurent pour demander asile. Les pasteurs les ont placés au cœur de la célébration pascale et la salle de paroisse est devenue leur refuge. Depuis quelques mois, le conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée vaudoise leur demande de partir. «Aujourd’hui, l’endroit tend à devenir leur installation permanente et cela crée des soucis d’intendance», confie Jean Chollet. «Ils ont bénéficié d’une grande portée médiatique en occupant l’espace, on les incite désormais à réfléchir à un autre lieu».

Daniel Fatzer sera à la retraite dans dix-huit mois et deux ans plus tard, ce sera le tour de Jean Chollet. Comment faire perdurer l’esprit de ce lieu phare après leur départ? L’avenir de St-Laurent n’est pas de leur ressort, mais on leur a demandé de développer des projets similaires dans d’autres villes romandes. L’ami Jean et l’ami Daniel bousculent, choquent et gênent beaucoup de paroissiens. Mais ils le font au nom de leur foi, ces deux disciples que ce trublion de Jésus aurait pu aimer avoir.

Rencontre œcuménique entre prêtres et pasteurs (Lyon)

Rencontre sur le thème “Gérer notre temps, notre emploi du temps.”

Programme :
- 09h00 : café
- 09h30 : prière
- 10h00 : temps de partage
- 12h00 : partage d’un pique nique

Contact : mjo.guichenuy@free.fr

Jeudi 12 mai 2016, de 9h à 14h (lieu à préciser ultérieurement).

Publié le 25 mars 2016 dans : >

Pasteur le jour, rockeur la nuit, la double vie du Japonais Sekino

Le Japonais Kazuhiro Sekino sur scène avec son groupe “Boxi rocks” le 1er septembre 2015 à Tokyo ( AFP / YOSHIKAZU TSUNO )

Le Japonais Kazuhiro Sekino sur scène avec son groupe “Boxi rocks” le 1er septembre 2015 à Tokyo ( AFP / YOSHIKAZU TSUNO )

Pasteur le jour, rockeur la nuit, le Japonais Kazuhiro Sekino mène une double vie mais avec un même objectif: convertir les foules.

L’homme de foi troque régulièrement voix douce, hymnes religieux et Eglise pour un concert endiablé sur une scène enfumée de Tokyo, qui se transforme parfois en joute musicale avec des moines.

“Nous sommes rock, les pasteurs sont rock !”, hurle au micro cet homme de 36 ans, devant un public de plusieurs centaines de personnes.

Le Japonais Kazuhiro Sekino à l'église le 27 août 2015 à Tokyo
Le Japonais Kazuhiro Sekino à l’église le 27 août 2015 à Tokyo ( AFP/Archives / YOSHIKAZU TSUNO )

Son groupe, nommé nommé “Boxi (de “bokushi”, pasteur en japonais) rocks”, réunit trois autres religieux. Ils s’adonnent à ces performances musicales en chasuble… et veste de cuir.

“J’aime Slipknot”, un groupe de néo-métal américain dont les neuf membres arborent des masques. “J’aime aussi Metallica et Megadeth”, raconte le jeune pasteur luthérien à l’AFP. “Ils peuvent paraître démoniaques du point de vue de l’Eglise chrétienne, mais ils hurlent en fait contre l’injustice dans le monde. Ils parlent de vérité, sans hypocrisie”.

Face à “Boxi”, voici “Bozu” (moine), l’équivalent côté bouddhisme.

Le moine Yoshinobu Fujioka sur scène le 1er septembre 2016 à Tokyo
Le moine Yoshinobu Fujioka sur scène le 1er septembre 2016 à Tokyo ( AFP / YOSHIKAZU TSUNO )

Crâne rasé et kimono bleu nuit, le moine Yoshinobu Fujioka, 39 ans, est lui aussi un passionné de musique. “J’adore le blues. J’adore Bob Dylan et la musique des années 60″, lance-t-il.

“Dans la vie, on est souvent heurté par des souffrances qui nous font sentir tout petits dans ce monde. J’aime chanter au sujet de cette douleur de manière tendre”, explique M. Fujioka.

– Attirer plus de fidèles –

Moine ou pasteur, tous deux espèrent via cette musique profane attirer plus de fidèles, dans un pays où moins de 2% des personnes déclarant adhérer à une religion sont de confession chrétienne et environ 46% d’obédience bouddhiste, quand 48% se réclament du shintoïsme.

Le moine bouddhiste Yoshinobu Fujioka et le pasteur Kazuhiro Sekino le 27 août 2016 dans une église luthé
Le moine bouddhiste Yoshinobu Fujioka et le pasteur Kazuhiro Sekino le 27 août 2016 dans une église luthérienne à Tokyo ( AFP/Archives / YOSHIKAZU TSUNO )

Mais pour beaucoup de Japonais, la religion est plus une formalité saisonnière, qui les mène au sanctuaire ou au temple pour les grands moments de la vie, les festivités traditionnelles et à l’Eglise pour Noël.

“Nous avons des sentiments comme tout le monde et usons du même langage, voire plus grossier, mais je veux que les gens prennent conscience de la présence de Dieu (dans leur vie). Je veux partager” cette croyance, souligne Kazuhiro Sekino, qui s’est tourné vers Dieu lorsque sa sœur est tombée gravement malade.

C’est lui qui a eu l’idée de contacter le moine bouddhiste Yoshinobu Fujioka au sujet de ces prêches musicaux d’un autre genre, et désormais les deux hommes s’affrontent sur scène plusieurs fois par an, avec la bénédiction divine.

Le Japonais Kazuhiro Sekino sur scène avec son groupe "Boxi rocks" le 1er septembre 2015 à Tokyo
Le Japonais Kazuhiro Sekino sur scène avec son groupe “Boxi rocks” le 1er septembre 2015 à Tokyo ( AFP/Archives / YOSHIKAZU TSUNO )

“Je ne sais pas si on peut appeler ça le paradis ou le nirvana, mais je pense que c’est ce que Dieu aurait voulu, et ce ne serait pas possible dans une église ou un temple”, confie Kazuhiro Sekino.

Yoshinobu Fujioka et ses compères ont aussi ouvert un bar à Tokyo où ils prêtent, autour de cocktails, une oreille attentive aux visiteurs en quête d’une meilleure vie.

“Beaucoup veulent parler de leurs problèmes et rentrer à la maison le cœur plus léger. Il est de notre responsabilité d’aller à la rencontre de ces gens”, dit-il.

Pénurie de prêtres et de pasteurs

La Chine s’est éveillée

En Chine, le nombre des catholiques et des protestants augmente plus vite que celui des vocations sacerdotales

prêtre

par Philippe Barret

En Chine, la religion, particulièrement la religion chrétienne, est un problème marginal. L’immense majorité des Chinois ne dénigrent nullement les religions, qu’ils considèrent comme autant de traditions respectables ; mais ils sont pour la plupart athées. Quand ils visitent un temple bouddhiste, ils brûlent volontiers un bâton d’encens. Cela ne signifie pas qu’ils sont bouddhistes.

Et l’agence Chine-nouvelle peut bien publier des photographies des plus belles églises du pays, le plus souvent construites à la fin du XIXe siècles ou au début du XXe, sous le régime républicain – Tchang Kaishek était lui-même chrétien – et souvent rénovées, elle les présente seulement comme de beaux endroits pour se marier.

Et c’est ainsi que les Chinois les considèrent.

Cependant, le nombre des chrétiens augmente. On estime qu’il y a aujourd’hui 6 millions de catholiques et 30 millions de protestants – pour une population de 1,375 milliard d’habitants.

Or les personnels nécessaires à l’encadrement font défaut. D’après la conférence des évêques catholiques chinois, les fidèles de cette religion sont desservis par 3 316 prêtres et 5 622 moniales, dans 106 paroisses. Le nombre des recrues pour la prêtrise a fortement diminué au cours des dernières années. Moins de 800 prêtres reçoivent une formation pour exercer leur ministère dans quelque 10 grands séminaires. Récemment, le vice-président de l’association patriotique des catholiques chinois le reconnaissait : “La pénurie des nouvelles recrues est un problème majeur pour l’église catholique en Chine”. Beaucoup de petits séminaires ont la taille d’une petite école rurale, avec un ou deux stagiaires recrutés chaque année.

“On estime qu’il y a aujourd’hui 6 millions de catholiques et 30 millions de protestants – pour une population de 1,375 milliard d’habitants”

Les pasteurs protestants sont plus nombreux : 5 000 environ, auxquels il faut ajouter 190 000 dirigeants de groupe bénévoles. Le président du comité permanent du conseil chrétien (protestant) de Chine déclare : “La pénurie peut facilement être vue à partir des chiffres. Dans chaque paroisse, un pasteur doit servir entre 5 000 et 10 000 adeptes. La situation idéale est d’avoir un pasteur pour 150 disciples”. Même si cette exigence est un peu élevée, l’encadrement des protestants est incontestablement insuffisant. Chaque année, 800 diplômés sortent des séminaires, alors que 400 000 à 500 000 enfants sont baptisés protestants.

Pourquoi cette pénurie ? Sans doute l’affichage d’une appartenance au catholicisme ou au protestantisme n’est-il pas un facteur favorable à la poursuite d’une carrière administrative. Mais ce qui paraît déterminant, c’est la hausse du niveau de vie : les hommes susceptibles de devenir prêtres ou pasteurs appartiennent en général à la classe moyenne, où l’attrait d’une vie confortable n’est pas une incitation à devenir ecclésiastique.

Par Philippe Barret

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Les prêtres priés « d'exagérer en miséricorde » par le Pape François

(RV) Célébration de la messe chrismale ce jeudi 24 mars 2016 dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre. Les prêtres du diocèse de Rome, évêques et cardinaux ont renouvelé les promesses faites lors de leur ordination. L’huile des malades, des catéchumènes et le Saint-Chrême ont été bénis. Dans son homélie, le Pape François a développé une réflexion sur la miséricorde de Dieu, invitant les pasteurs à ne pas avoir peur « d’exagérer en miséricorde ». Il les a également appelés à un examen de conscience. Marie Duhamel 

Enfants placés: La FEPS s'interroge sur les manquements de certains pasteurs

Jusqu’en 1981, en Suisse, des milliers d’enfants ont été placés de force dans des familles ou des institutions (Photo:Peter Studer-Walter Studer/Keystone)

Dans les cas d’enfants placés de force, des pasteurs et d’autres personnes engagées dans les Eglises réformées en Suisse n’ont pas assumé leur devoir de défense des plus faibles et des plus vulnérables, affirme la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). Dans le but de lancer une réflexion et une recherche historique sur le sujet, la FEPS a organisé, le 21 mars 2016 à Berne, un colloque réunissant historiens et spécialistes politiques de la question.

“Il est important de faire la lumière sur ce qui s’est passé, car de nombreux enfants et jeunes adultes ont trop longtemps fait l’objet d’exploitation et de maltraitance alors que les autorités, l’Eglise et la société ont fermé les yeux”, affirme la FEPS dans un communiqué du 24 mars.

Pendant des décennies et jusqu’en 1981, en Suisse, des dizaines de milliers d’enfants, orphelins ou retirés à leurs familles considérées comme inaptes à les élever, ont été placés de force dans des familles d’accueil, en foyer, dans des institutions religieuses, voire en prison.

Maltraitance, exploitation, abus sexuels

En l’absence de structures socio-étatiques, des pasteurs ou d’autres personnes engagées dans l’Eglise ont souvent été amenés à assumer une fonction dans la prise en charge ou la surveillance d’enfants placés de force dans des familles ou des foyers. Même si plusieurs d’entre eux figurent parmi les personnes qui ont dénoncé le système, il est consternant de constater que d’autres n’ont pas assumé leur devoir de défense des plus faibles et des plus vulnérables, affirme la FEPS.

En effet, si les exemples positifs existent, notamment celui du pasteur Albert Wild qui a dénoncé les abus dans un livre publié en 1907 déjà, certains autres ministres ont eu un rôle moins reluisant, note la FEPS. Or les représentants du corps pastoral avaient une grande influence sur la société d’alors.

“Le scandale n’est pas qu’il y ait eu des placements extrafamiliaux, mais que la situation de nombreux enfants ait empiré après leur placement. Maltraitance, exploitation ou abus sexuels ont été le quotidien de beaucoup de victimes”, a résumé Thomas Huonker, docteur en histoire, devant la soixantaine de participants venus à Berne de toute la Suisse. Des membres des Eglises réformées, des scientifiques et d’anciennes victimes étaient notamment présents.

Reconnaître la souffrance des victimes

L’objectif du colloque est de lancer la réflexion et la recherche sur le rôle des Eglises réformées dans les pratiques de placements extrafamiliaux jusqu’en 1981. Il vise aussi à reconnaître la souffrance des victimes, leur réhabilitation et à ce que de tels faits ne se reproduisent plus. La FEPS souhaite par exemple que des approfondissements puissent être faits dans le cadre du programme du Fonds national de la recherche sur le sujet.

Les actes du colloque devraient paraître d’ici fin 2016. Ils réuniront les interventions des orateurs de la journée. L’ouvrage sera complété, notamment par d’autres articles scientifiques.

La FEPS participe, comme l’Eglise catholique en Suisse, a un fonds de solidarité pour les victimes de placements forcés, mise en place par la Confédération et qui doit être doté de 300 millions de francs. (cath.ch-apic/com/arch/rz)

Un Tibétain dans la ville, ou l'amertume des ex-pasteurs sédentarisés

Large chapeau de cuir de travers, toge noire froissée et haleine alcoolisée à dix heures du matin: jadis fier pasteur nomade sillonnant le haut-plateau tibétain, Lobsang, désormais urbain et oisif, traîne son mal-être autour de sa nouvelle maison en dur.

Lui et sa femme, tout comme leurs ancêtres avant eux, ont fait paître yaks et moutons durant des décennies avant de consentir voilà trois ans à la sédentarisation promue par le gouvernement.

Ils ont quitté leur tente en poils de yak pour venir s’installer dans une unité de relogement, succession d’habitations en béton gris et toits bleus, à une heure de route en lacets de la grande ville d’Aba, dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine).

“Lorsque nous avons déménagé, tout a changé”, soupire Tashi, la femme de Lobsang, qui comme lui est quadragénaire mais ne connaît pas son âge exact. “D’abord nous avons été à court d’argent, puis il n’a pas pu trouver d’emploi adapté, et enfin, il a commencé à boire, de plus en plus…”

Les autorités arguent que l’urbanisation permet l’industrialisation et le développement économique nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des ex-nomades, et qu’elle contribue à la préservation des sols et de la végétation.

Les néo-sédentaires bénéficient d’une série de prestations sociales: maisons offertes ou fortement subventionnées, assurance santé, scolarisation gratuite…

Au début des années 2000, des Tibétains de la région avaient délibérément choisi l’urbanisation, envoyant enfants et personnes âgées en ville, tout en continuant eux-mêmes à mener leur vie nomade.

Mais aujourd’hui, la politique de sédentarisation voulue par le gouvernement “engendre des difficultés connexes comme le chômage, les problèmes sociaux, l’alcoolisme… qui sont les symptômes typiques d’une rapide dislocation du tissu social”, relève Andrew Fischer, de l’Institut international des études sociales à l’Université Erasme de Rotterdam.

– ‘Trop tard’ –

Désormais relogés et sédentaires, nombre d’ex-éleveurs ont bien du mal à s’en sortir. Beaucoup déplorent leur manque de travail et de formation.

Dolkar, 42 ans, a vendu ses 13 derniers yaks pour 85.000 yuans (aujourd’hui 11.700 euros) il y a deux ans, une décision qu’il dit regretter, expliquant chercher encore aujourd’hui un travail stable.

“Je pensais que c’était une grosse somme, je ne réalisais pas combien les choses étaient chères en ville”, se lamente-t-il. “Quelqu’un du gouvernement est venu et m’a convaincu de déménager. Maintenant je m’aperçois de ce que j’ai perdu et j’aimerais faire marche arrière, mais c’est trop tard”.

Beaucoup d’ex-nomades rechignent à certains travaux manuels souvent sous-payés – comme dans le BTP ou le nettoyage -, qu’ils jugent indignes du statut élevé dont ils jouissaient au sein de la communauté tibétaine lorsqu’ils avaient un cheptel pléthorique.

“Déménager les gens dans des zones urbaines n’a du sens que s’il y a des emplois pour eux là-bas”, estime M. Fischer.

– Forces séparatistes –

Selon les opposants à cette campagne d’urbanisation, l’un des objectifs de celle-ci est d’accroître la surveillance des zones de peuplement tibétain, peu à peu passées sous le contrôle de Pékin au XXe siècle.

Les tentatives d’urbanisation “concentrent les gens dans des zones où ils sont beaucoup plus faciles à surveiller et deviennent davantage dépendant des subventions étatiques pour leur survie”, estime Sophie Richardson, directrice pour la Chine de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Depuis l’an 2000, le nombre de résidents urbains a bondi de 60% au Tibet, où les autorités ont décidé il y a cinq ans d’implanter partout des équipes de cadres communistes. Le numéro un du Parti dans la région, Chen Quanguo, a déclaré que chaque village devait devenir une “forteresse” pour “se prémunir et combattre l’infiltration des forces séparatistes tibétaines”.

Des experts environnementaux jugent en outre que, loin de protéger les pâturages de montagne, l’urbanisation est néfaste pour l’écosystème car elle laisse le champ libre à une flore invasive et modifie la nature des sols.

“Il est naturel depuis toujours d’utiliser les prairies pour le pâturage. Les plantes et le sol en ont besoin pour une croissance saine”, assure Sun Jie, vice-directrice de l’Institut de recherche sur les pâturages à l’Académie des sciences de l’agriculture et de l’élevage de Mongolie-intérieure (nord). “Sinon, une végétation de faible qualité s’installe et contribue au déclin de la qualité des sols.”

Dans toute la Chine, l’urbanisation est une priorité économique, le Premier ministre Li Keqiang l’ayant même qualifiée en 2014 de “grande stratégie pour la modernisation”.

Mais les avantages induits de la sédentarisation, comme l’accès à l’eau courante, ont un revers: une progressive perte d’identité des ex-nomades.

Certains se plaignent que leurs enfants ne suivent des cours qu’en mandarin.

“Mes enfants ne connaîtront jamais notre histoire, ils ne comprendront jamais nos traditions tibétaines”, déplore Dorje, relogé il y a six ans et qui vit de petits boulots.

“Et mes petits-enfants ne sauront jamais que j’étais un homme respecté et riche. Ils ne connaîtront que la pauvreté.”

Le pasteur soudanais Philemon Hassan arrêté

Le pasteur Philemon Hassan de l’église baptiste Hai El Esbah à Khartoum a été détenu, sans aucun motif d’inculpation, le lundi 14 mars par le personnel des services de sécurité du Soudan (NISS : National Intelligence and Security Services). Relâché dans la nuit, il a de nouveau été arrêté le mardi 15 mars. 

Selon plusieurs sources locales, avant l’arrestation du pasteur Hassan, les responsables du NISS avaient perquisitionné son domicile. Plusieurs de ses biens ont alors été dispersés autour de sa maison, et certains objets personnels comme son ordinateur portable et certains documents ont été confisqués. Emprisonné pendant plus de dix heures le 14 mars, il a été libéré une heure avant d’être à nouveau arrêté mardi.

La femme du pasteur Philemon Hassan, qui ne connait pas les raisons pour lesquelles son mari est détenu,  a exhorté les chrétiens à prier pour lui :

«Priez pour lui et notre famille», a-t-elle déclaré.

« Ce  pasteur qui est responsable d’une église baptiste de Karthoum et connu pour la composition de chants d’adoration, est loin d’être le premier a avoir été arrêté ces derniers mois à Khartoum.

Deux autres pasteurs sud-soudanais, Peter Yein Reith et Yat Michael, ont notamment été détenus puis finalement libérés après huit mois de prison après avoir été accusés faussement de crime punissable de peine de mort en raison de leurs efforts pour empêcher la vente illégale après confiscation de l’église évangélique Bahri à Karthoum.

Harcelé par le gouvernement, le pasteur Yat Michael après avoir été arrêté, avait en effet vu une partie de son centre de culte démoli par des investisseurs musulmans qui tentaient de devenir propriétaires de ce bâtiment.

De la même façon, Telahoon Nogose Kassa, sans doute également été détenu sans inculpation depuis le 14 décembre pour sa défense contre la confiscation du gouvernement de la propriété de la même église. Ces arrestations ne représentent que quelques unes des arrestations de Pasteurs à Karthoum.

« Que Dieu soit avec ceux qui sont opprimés», a écrit un chrétien soudanais dans une campagne de prière sur sa page Facebook. « Il vous gardera à l’abri de tout mal. »

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Hendrick Goltzius

Hendrik Goltz ou Hendrick Goltz, connu sous la forme latinisée de son nom, Goltzius (Bracht-am-Niederrhein – Venlo, janvier ou février 1558 – Haarlem, 1er janvier 1617), est un dessinateur, peintre et graveur néerlandais (Pays-Bas espagnols puis Provinces-Unies). Ses gravures, très prisées, issues de ses propres dessins ou transposant les œuvres de ses contemporains, contribuèrent efficacement à la diffusion du maniérisme en Europe. En savoir plus…

Elevage – Développement du pastoralisme dans les 6 pays du Sahel : 150 milliards de francs Cfa …

Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) est en marche. Après son lancement en octobre 2015, voilà   que ce projet tient, avec les six pays sahéliens, ses premiers Entre­tiens techniques sous la supervision du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss). Cette rencontre qui regroupe l’ensemble des équipes de coordination nationales des 6 pays bénéficiaires du projet va porter sur la «gestion durable des parcours dans le Sahel, les stratégies, les pratiques la gouvernance et la promotion». Elle s’inscrit également dans les activités de la composante gestion des ressources naturelles du Praps et vise particulièrement les problématiques importantes et complexes d’accès et de gestion durable de la ressource en pâturage et parcours de l’hydraulique pastorale. Faut-il le rappeler, souligne Christian Berger, chef de l’équipe régionale du Praps à   la Banque mondiale, «la gestion durable des parcours dans le Sahel est au cœur de la mise en œuvre du Praps» car, note-t-il, «l’essor rapide de la population, la multiplication des conflits entre pasteurs ou entre pasteurs et agriculteurs, les épizooties, la compétition accrue vis-à  -vis des ressources naturelles comme les pâturages et l’eau d’abreuvement, l’insécurité croissante dans le Sahel sont autant de préoccupations auxquelles des réponses doivent être apportées».
Les Entretiens techniques du Praps (Etp) qui se dérouleront tous les ans, selon l’approche «Foire aux savoirs», vont soutenir sa mise en œuvre efficiente. Ils donneront lieu à   des «notes aux décideurs» ou à   des «notes techniques aux opérateurs», afin de sortir la deuxième mamelle de l’économie de ces pays, qu’est l’élevage, des problèmes accrus auxquels elle est confrontée. Le Praps n’est pas seulement la gestion durable des ressources, c’est aussi la santé du cheptel ainsi qu’une meilleure valorisation de la production animale sur les marchés et une capacité de réaction en cas de crise comme la sécheresse d’autant plus que nous sommes en zone sahélien. La banque mondiale ainsi que ces pays du Sahel ont compris que le pastoralisme est une donnée essentielle en finançant à   hauteur de 150 milliards de francs Cfa le Praps. Et c’est la première fois, se réjouit Djimé Adoum, secrétaire exécutif du Cilss, qu’un bailleur accepte d’investir autant d’argent pour le développement du pastoralisme.

19,5 milliards pour le Sénégal
Le gros de l’enveloppe va revenir aux quatre grands pays de l’élevage que sont la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad qui ont l’essentiel du cheptel. Chacun de ces pays va exécuter environ plus de 29 milliards de francs Cfa. Viennent ensuite les deux petits pays d’élevage que sont le Sénégal et le Burkina Faso qui exécutent respectivement 19,5 milliards de francs Cfa et 5,2 milliards. Ils assurent la coordination du Cilss qui va, selon son secrétaire exécutif Djimé Adoum, veiller à   la valeur ajoutée régionale. Le projet va durer 6 ans (2015-2021). Plus de deux millions de pasteurs et d’agropasteurs dans les pays du Sahel vont en bénéficier dont 30% des femmes.

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Des pasteurs de Sikensi organisent un concert de louange pour « impulser son développement »

Le collectif des pasteurs entouré de M. Yed tenant le micro et du sous-préfet de Sikensi

Sikensi, 14 mars (AIP)- Le collectif des pasteurs protestants et évangéliques de Sikensi ( CO.PPE.SIK) a organisé un concert de louange et d’adoration en vue d’impulser le développement du département, dimanche sur l’esplanade de la sous-préfecture.

Ce concert qui avait pour thème « Seigneur que ton règne vienne » a regroupé des dizaines de groupes musicaux et chorales ainsi que des chantres de renom qui ont suscité adoration et prière et fait danser les chrétiens venus nombreux à ce rendez-vous.

Pour le Pasteur Yoboué Eugène, président dudit collectif, leur objectif en organisant ce concert, est que « Dieu étant le Rois des rois, puisse faire venir son règne sur Sikensi de sorte que cette région puisse se développer, car il est écrit dans le psaumes 33/12 : +heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu.+ Nous voulons aussi que les cadres soient unis afin d’être le fer de lance du développement de la région », a-t-il dit.

L’ancien ministre Yed Angoran Esaie, fils de la région, parrain de la cérémonie pour qui « la louange est le seul ministère qui ne prend jamais fin » a encouragé les pasteurs pour cette initiative, leur demandant de la pérenniser.

Ce concert de louange a également connu la présence du sous-préfet de Sikensi, Blé Julie Béat-Séki, dont les organisateurs ont bénéficié des conseils et encouragements.

(AIP)

km/akn/cmas