Monthly Archives: December 2015

Le juteux business du pasteur évangélique Dieunedort Kamdem

Le pasteur camerounais Dieunedort Kamden.Le pasteur camerounais Dieunedort Kamden.Crédits : DR

« Si vous ne donnez pas 10 % à Dieu, le diable prendra 90 %. » La formule n’a pas de sens, qu’importe. Elle fait son effet sur le millier de fidèles en transe depuis une heure dans la cathédrale de la Foi, une église située sur les hauteurs de Yaoundé. A la queue leu leu, hommes, femmes et jeunes gens se dirigent vers l’autel où sont disposés quatre grands paniers en osier. Genou à terre, ils y introduisent un billet de banque, encouragés par les « félicitations » tonitruantes d’un chauffeur de salle. Nous sommes à la mi-novembre, et la bâtisse, un ancien hangar réaménagé, est déjà décorée aux couleurs de Noël. Le pasteur annonce, pour la fête de la Nativité, une grande campagne d’évangélisation à travers la ville « afin d’accueillir l’enfant-roi ».

Dieunedort Kamdem est un élégant, aux allures de dandy anglais. A 38 ans, l’homme, qui n’hésite pas à célébrer la messe vêtu d’un costume croisé rouge vif, jouit d’un statut de quasi-rock star dans la capitale camerounaise, où il écume les plateaux de télévision pour vanter les mérites d’« une Eglise décomplexée quant aux questions d’argent ». « La vraie Eglise de Dieu doit être un facteur de développement et de prospérité », soutient-il en recevant dans son vaste bureau, après le culte. « J’ai fondé la cathédrale de la Foi pour satisfaire un manque. Les cultes traditionnels sont gênés de parler de richesse, de biens matériels. Or, c’est tout aussi important que salut de l’âme. C’est pour cela que nos fidèles sont nombreux. »

Lire aussi : L’église catholique africaine est-elle menacée par l’expansion des évangéliques ?

« Nous réalisons vraiment des miracles »

Né dans une famille animiste originaire de Baleng, dans l’ouest du Cameroun, le pasteur a trouvé la foi à l’âge de 11 ans, quand, « ensorcelé et déclaré cliniquement mort », il dit avoir ressuscité. L’adolescent se met alors à fréquenter des groupes de jeunesses du Renouveau charismatique, un « mouvement de réveil » basé sur une expérience personnelle, presque sentimentale, avec Dieu. Au grand dam de ses parents, il est consacré pasteur à 17 ans, après un diplôme de théologie à Fatbicam, la filiale locale d’une école fondée par le pasteur évangélique américain Don Hawkins.

Le pasteur est l’un des tout premiers Camerounais à avoir lancé les campagnes d’évangélisation à l’américaine dans son pays. De « grandes croisades » précédées par d’immenses campagnes d’affichage à travers la ville et diverses animations dans les médias. Une technique marketing qu’il dit avoir découverte lors d’un voyage au Brésil.

Le Cameroun, pays de 23 millions d’habitants, compterait près de 70 % de chrétiens. Selon des estimations difficilement vérifiables, près de la moitié d’entre eux seraient des « born again ». Depuis la fondation de la cathédrale de la Foi, il y a cinq ans, Dieunedort Kamdem revendique pour sa part plus de 10 000 fidèles tous les dimanches dans l’ensemble des 32 églises qu’il a ouvertes à travers le pays. « Notre particularité, c’est que nous réalisons vraiment des miracles », affirme-t-il sans sourciller.

Rares sont les ouailles réunies ce jour à pouvoir en témoigner. Joséphine M., propriétaire d’un magasin de prêt-à-porter confie avoir rejoint les rangs des fidèles en 2011, pour avoir un enfant. A presque 40 ans, elle attend toujours son miracle. « Ce n’est qu’une question de temps », assure Philomène Frida Bisseck en réajustant son foulard noué sur la tête. Veuve à 36 ans avec quatre bouches à nourrir, la jeune mère s’accroche à sa foi dans l’espoir de jours meilleurs.

« L’argent appelle l’argent »

Pour meubler l’attente, Dieunedort Kamdem, qui se présente auprès de ses fidèles ainsi que dans les médias locaux comme « le général de Dieu », a un credo simple : « L’argent appelle l’argent, plus une personne fait des dons plus elle en reçoit. » A la tête d’une véritable holding, la Kanodi Ministry Communication, le pasteur règne sur quatre stations de radio, un journal, une chaîne de télévision et une école de formation de pasteurs, la Faith Bible Institute, dont il est le doyen. Cent douze pasteurs, dont une dizaine de membres de sa famille, et 500 bénévoles sont entretenus par l’Eglise. Mais le montant des salaires reste secret. Le seul dont Dieunedort Kamdem accepte de parler, c’est le sien, « 400 000 francs CFA en moyenne » (600 euros). Soit sept fois et demi le revenu moyen dans la fonction publique au Cameroun.

On peine à le croire tant le mode de vie de l’évangéliste tranche avec les revenus qu’il déclare. Dans un pays où un quart de la population vit avec moins de 1 euro par jour, il collectionne trois voitures de luxe tout-terrain, ne cache pas ses « fréquents voyages en Europe et aux Etats-Unis ». Son épouse que tout le monde appelle la « first lady », avec qui il a quatre enfants, est, elle aussi, pasteur. Comme son mari, elle anime la messe en grandes toilettes.

Lire aussi : Nouveaux christianismes (5/5) : des « églises portatives » pour lutter contre les sorciers

Sur les comptes de l’Eglise, le pasteur ne donne pas de chiffres précis mais esquisse un petit calcul à l’aide de l’iPad posé sur son bureau. « Nous avons 3 offices par semaine avec en moyenne 1 000 personnes à chaque fois. Imaginons que chacun donne ne serait-ce qu’une pièce de 100 francs, cela fait près de 15,6 millions de francs CFA par an (23 800 euros). Ce n’est pas beaucoup, vu les charges », dit-il, conscient que la somme réelle collectée est bien supérieure.

Population désespérée

Dieunedort Kamdem vend du rêve à une population désespérée par le chômage, qui avoisine les 30 % et des difficultés d’accès aux soins de santé. L’homme est télégénique, s’exprime bien et est doté d’un bon sens du marketing. « Il a une grande force de persuasion et vous fait croire que tout est possible. C’est peut-être vrai. Mais lui sait seulement le dire, souligne, acerbe, Jean-Claude Ondoa Bekono. Ce cadre d’une compagnie de téléphonie mobile à Yaoundé a rejoint l’Eglise du pasteur après une longue maladie. Même pour un simple conseil, il fallait faire une offrande. Je n’avais plus les moyens. »

Si les dons sont vivement encouragés, les fidèles doivent se garder d’en faire l’étalage sonore. Le tintement des pièces de monnaie dans les corbeilles dérangerait le Tout-Puissant. A l’aise avec ses contradictions, Dieunedort Kamdem « interdit formellement ce bruit, fait comprendre que c’est une insulte à Dieu et que cela porte malheur », affirme Jean-Claude Ondoa Bekono. Une consigne qui peut également pousser ses ouailles à ne déposer que des billets.

« J’ai conscience que l’idée de gérer une Eglise comme une entreprise peut gêner. Mais ce n’est que comme ça que l’on peut contribuer au salut des personnes », conclut le pasteur, contestant farouchement l’idée qu’il puisse se faire de l’argent sur le dos de ses fidèles. « Je suis un simple serviteur de Dieu », dit-il sous le regard protecteur de son officier de sécurité. Pourquoi a-t-il besoin d’être protégé par des gros bras ? « Je suis un général de Dieu, un ministre… »

Le protestantisme en Chine connaît un essor réel

Le protestantisme en Chine connaît un essor réel, bien que difficile à quantifier. Aujourd’hui, une vingtaine d’écoles bibliques et de séminaires “officiels” existent dans la province du Fujian, située au sud-est de la Chine, en face de Taïwan. Au plan national, le séminaire protestant de Nankin, dans la province du Jiangsu, continue d’être le principal centre de formation des pasteurs protestants.

Le 18 décembre dernier, dans la chapelle du Séminaire de théologie du Fujian, à Fuzhou, 31 nouveaux pasteurs ont été ordonnés. Agés de 30 à 45 ans, hommes et femmes, ils ont étudié au moins trois ans dans des écoles de théologie protestantes, que celles-ci soient de niveau provincial ou national. Ils s’apprêtent à servir dans l’un ou l’autre des nombreux lieux de culte protestant de cette province côtière qui figure au rang des plus prospères du pays.

Appelés à “accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine”

Après avoir validé leur formation en théologie puis servi un minimum de six ans dans une église locale, ces 31 candidats avaient demandé – et reçu – des différentes autorités civiles et religieuses compétentes l’autorisation de recevoir l’imposition des mains et devenir pasteur.

Une fois tous les candidats ordonnés, le supérieur du séminaire a pris le micro pour un mot de félicitation et une explication en trois points de la mission du pasteur dans la Chine d’aujourd’hui. Si les points un et trois étaient assez classiques dans l’appel au soin du troupeau, au courage, à la frugalité, à l’honnêteté, à l’étude assidue et à la modestie, le point deux attire plus particulièrement l’attention. En effet, le supérieur a expliqué l’importance pour les pasteurs d’”accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine” – thème fortement encouragé par le gouvernement.

Pas d’ordinations sacerdotales chez les catholiques

D’après le prédicateur, la sinisation revêt la nécessité de servir pleinement la société, de se préoccuper concrètement des Chinois d’aujourd’hui et de développer autant que possible les services sociaux mis en œuvre par les communautés protestantes. Le prédicateur n’a pas manqué, de plus, de préciser que le plus haut service que l’Eglise puisse rendre reste l’annonce de l’Evangile.

“On peut y voir une réponse adroite aux demandes du pouvoir communiste, qui tolère les religions pour autant que celles-ci contribuent au maintien de la ‘stabilité sociale’, tout en préservant sauf le cœur du message évangélique, à savoir l’annonce de la bonne nouvelle de Jésus Christ à la société chinoise”, note Eglises d’Asie (EdA), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP).

La relative importance du nombre des pasteurs ordonnés le 18 décembre dernier contraste avec l’absence depuis trois ans de toute ordination sacerdotale dans la partie “officielle” de l’Eglise catholique dans la province du Fujian, note EdA. L’agence d’information des MEP relève que les données pour la partie “clandestine” de l’Eglise catholique (c’est-à-dire non reconnue par les autorités communistes, ndlr) ne sont pas disponibles. Aucune ordination récente n’y a été rapportée. Cette relative abondance souligne aussi le relèvement et la croissance des structures protestantes dans cette région du pays.

La formation des pasteurs s’est améliorée

Dans les années qui ont suivi la mise en place des réformes initiées par Deng Xiaoping (à partir de la fin 1979) et la réouverture des institutions religieuses (fermées durant la Révolution culturelle, 1966-1976), la formation des pasteurs chinois s’est lentement améliorée. Au départ, dans les années 1980 et 1990, il ne restait que de rares pasteurs âgés, formés par les missionnaires occidentaux, pour enseigner les pasteurs plus jeunes. Petit à petit cependant, avec des apports venus souvent de l’étranger, les séminaires ont repris vie. Cette renaissance a été opérée au sein du Mouvement patriotique pour les trois autonomies, l’instance mise en place en 1950 par le gouvernement pour enregistrer les protestants sans plus aucune distinction entre anglicans, presbytériens, luthériens, etc.

Chacune des cinq religions officiellement reconnues en Chine populaire (bouddhisme, taoïsme, islam, protestantisme, catholicisme) est chapeautée par une “association” de fidèles et de clercs chargée d’organiser la vie des organisations religieuses sous le contrôle des autorités civiles. Pour les catholiques, rappelle EdA, il s’agit de l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), fondée en 1957. (cath.ch-apic/eda/be)

Fujian : 31 pasteurs protestants ordonnés à Fuzhou

… servir dans l’un ou l’autre des nombreux lieux de culte protestant de cette province côtière qui figure au rang des plus prospères du pays.

Après validé leur formation en théologie puis servi un minimum de six ans dans une église locale, ces trente-et-un candidats avaient demandé – et reçu – des différentes autorités civiles et religieuses compétentes l’autorisation de recevoir l’imposition des mains et devenir pasteur.

Dans la chapelle du séminaire, qui accueille chaque année une semblable cérémonie d’ordination, la liturgie a duré un peu moins de trois heures ; elle a réuni des chrétiens venus de toute la province ainsi que dix-sept officiants. Après la série, classique, de chants, lectures bibliques et prédication, chacun des candidats s’est agenouillé à tour de rôle au centre du chœur pour recevoir l’imposition des mains par un groupe de plusieurs pasteurs assemblés autour de lui/elle. Le supérieur de la maison qui présidait la cérémonie a prononcé à chaque imposition la formule requise de consécration – une longue oraison trinitaire –, puis le/la candidat(e) a reçu l’étole et la Bible, avant de se relever tout en étant applaudi par l’assistance.

Une fois tous les candidats ordonnés, le supérieur du séminaire a pris le micro pour un mot de félicitation et une explication en trois points de la mission du pasteur dans la Chine d’aujourd’hui. Si les points un et trois étaient assez classiques dans l’appel au soin du troupeau, au courage, à la frugalité, à l’honnêteté, à l’étude assidue et à la modestie, le point deux attire plus particulièrement l’attention. En effet, le supérieur a expliqué l’importance pour les pasteurs d’« accompagner la sinisation de l’Eglise en Chine »thème fortement encouragé par le gouvernement.

D’après le prédicateur, la sinisation revêt la nécessité de servir pleinement la société, de se préoccuper concrètement des Chinois d’aujourd’hui et donc de développer autant que possible les services sociaux mis en œuvre par les communautés protestantes. Le prédicateur n’a pas manqué, de plus, de préciser que le plus haut service que l’Eglise puisse rendre reste l’annonce de l’Evangile. On peut y voir une réponse adroite aux demandes du pouvoir communiste, qui tolère les religions pour autant que celles-ci contribuent au maintien de « la stabilité sociale », tout en préservant sauf le cœur du message évangélique, à savoir l’annonce de la bonne nouvelle de Jésus Christ à la société chinoise.

La relative importance du nombre des pasteurs ordonnés ce 18 décembre contraste avec l’absence depuis trois ans de toute ordination sacerdotale dans la partie « officielle » de l’Eglise catholique dans la province du Fujian (les données pour la partie « clandestine » de l’Eglise catholique ne sont pas disponibles mais aucune ordination récente n’y a été rapportée). Cette relative abondance souligne aussi le relèvement et la croissance des structures protestantes dans cette région du pays.

Dans les années qui ont suivi la mise en place des réformes initiées par Deng Xiaoping (à partir de la fin 1979) et la réouverture des institutions religieuses (fermées durant la Révolution culturelle, 1966-1976), la formation des pasteurs chinois s’est lentement améliorée. Au départ, dans les années 1980 et 1990, il ne restait que de rares pasteurs âgés formés par les missionnaires occidentaux pour enseigner les pasteurs plus jeunes. Petit à petit cependant, avec des apports venus souvent de l’étranger, les séminaires ont repris vie. Cette renaissance a été opérée au sein du Mouvement patriotique pour les trois autonomies, l’instance mise en place en 1950 par le gouvernement pour enregistrer les protestants sans plus aucune distinction entre anglicans, presbytériens, luthériens, etc. (1).

Aujourd’hui, une vingtaine de séminaires et écoles bibliques « officiels » existent au niveau provincial, tandis qu’au plan national, le séminaire protestant de Nankin (ou Nanjing, dans la province du Jiangsu) continue d’être le principal centre de formation des pasteurs protestants. Année après année, ces différentes institutions forment des pasteurs à même d’accompagner l’essor très réel – bien que difficile à quantifier – du protestantisme en Chine.

(eda/ra)

Star wars : que la foi soit avec vous !

Jedis et pasteurs luthériens, même combat ? Alors que la déferlante Star Wars s’est abattue sur toutes les galaxies, une église protestante de Berlin a profité de la sortie de l’épisode VII de la saga pour organiser un office un peu particulier. Sous la houlette de deux pasteurs en formation, l’église de Zion, dans le quartier de Mitte de la capitale allemande a célébré un culte dominical s’inspirant de la mystique du monde crée par Georges Lucas.

  • Eglise de Zion

    Berlin

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Ulricke Garve, l’un des deux pasteurs à l’origine de l’initiative, explique que « plus nous parlions des films, plus nous y avons décelé des parallèles avec les traditions chrétiennes. Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux » a-t-elle également ajouté.
L’objectif de la manœuvre, à savoir remplir le temple, a été atteint, et alors même que de nombreux lieux de cultes en Allemagne voient le nombre de leurs fidèles décliner. Des fidèles, ou des curieux…, qui ont profité de l’occasion pour revêtir des costumes de Dark Vador et autres personnages de Star Wars ou brandir des sabres laser, l’arme des chevaliers jedi.

Si nos deux pasteurs berlinois ont quelque peu surfé sur l’actualité, d’autres sont allés encore plus loin. Au Texas, il existe une véritable Eglise qui se revendique de l’usage de la Force : « le temple de l’odre Jedii ». Cette dernière est même reconnue comme une véritable religion. D’autres groupess’inscrivent dans ce mouvement du Jediisme, la religion des Jedis.

Au début des années 2000, à l’occasion des campagnes de recensement, de nombreuses personnes, essentiellement dans les pays anglo-saxons, ont déclaré que leur religion était Jedi. Ainsi en 2001, au Pays de Galles et en Angleterre, plus de 390 000 personnes se sont déclarées comme étant « Jedi ». De nombreux chevaliers en herbe ont toutefois affirmé qu’il ne s’agissait là que d’une vaste blague.

Le même ressort a été mobilisé par une association qui promeut la défense de la laïcité dans le département français de la Moselle. Les membres de l’association « Les profanes » ont lancé une pétition sur la plateforme en ligne « change.org » pour demander le financement public d’un temple Jedi à Metz. Des processions en ce sens ont également été organisées dans le chef-lieu du département lorrain.

Derrière ce dessein d’édifier un temple voué aux Jedis se cache la volonté bien réelle de dénoncer le concordat encore en vigueur en Lorraine ainsi qu’en Alsace. En effet, dans ces régions de l’est de la France, l’église et l’Etat ne sont pas séparés. En 1905, lorsque la loi qui a scellé la laïcité a été adoptée, l’Alsace et la Lorraine étaient allemandes. A leur retour dans le giron français, cette spécificité a été maintenue. Les Jedis sauront-ils à nouveau défendre la République ?

Le culte de Star Wars célébré par une église protestante à Berlin

Une église protestante luthérienne de Berlin a célébré le culte dominical sur le thème de Star Wars avec deux pasteurs brandissant des sabres laser et des fidèles déguisés en héros de la saga galactique, a constaté l’AFP. L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, Le Réveil de la Force sorti le 16 décembre dernier et qui a déjà conquis des millions de spectateurs dans le monde.

Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont tenu dimanche un sermon d’un nouveau genre en brandissant un sabre laser rouge. Sur les bancs, certains étaient déguisés en Chewbacca ou en Dark Vador, principal héros de la série américaine conçue par George Lucas.

Des parallèles entre Star Wars et les traditions chrétiennes

«Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes», a assuré Ulricke Garve, citée dans un communiqué. «Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux».

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

Une messe “Star Wars” à Berlin

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le 21/12/2015 à 12:35

C’est un office pour le moins insolite : une église protestante luthérienne de Berlin, en Allemagne, a célébré le culte dominical sur le thème de «Star Wars». A cette occasion, deux pasteurs ont brandi des sabres laser et des fidèles se sont déguisés en héros de la saga galactique.

L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, «Le Réveil de la Force» sorti mercredi et qui a déjà conquis des millions de spectateurs dans le monde.

 Sermon d’un nouveau genre

Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont ainsi tenu un sermon d’un nouveau genre. Sur les bancs, certains étaient déguisés en Chewbacca ou en Dark Vador, principal héros de la série américaine conçue par George Lucas.
«Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes», a assuré Ulricke Garve. «Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux».

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

Star Wars au menu du culte dominical de l'église de Zion à Berlin

Décidément, la sortie au cinéma du dernier Star Wars inspire. Une église protestante luthérienne de Berlin a célébré le culte dominical sur ce thème.

Vicar Ulrike Garve brandit un sabre laser aux côtés de Lucas Ludewig dans l'église de Zion à Berlin pour le culte dominical.

Les deux pasteurs ont brandi des sabres laser et des fidèles se sont déguisés en héros de la saga galactique. L’église de Zion a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal. « Plus nous parlions des films, plus nous y avons décelé des parallèles avec les traditions chrétiennes », explique Ulricke Garve, l’un des pasteurs. « Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux. » Et ils l’ont même fait sur grand écran !

Un autre Dark Vador, plus jeune, dans l'église de Zion à Berlin pour le culte dominical.

À noter : l’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant antinazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

À découvrir aussi sur la vidéo de BFMTV :

Allemagne: Une Eglise luthérienne célèbre son culte sur le thème de Stars Wars

Deux pasteurs brandissant des sabres laser, des fidèles déguisés en héros de la saga galactique : c’est ainsi que l’Eglise protestante luthérienne Zion, à Berlin, a célébré son culte le 20 décembre. En cours de formation, les deux pasteurs ont ainsi voulu montrer le parallèle entre le combat du bien et du mal dans Star Wars, dont le nouvel opus «Le Réveil de la force» fait déjà un carton, et la foi chrétienne.

L’Eglise de Zion est célèbre pour avoir eu comme pasteur l’écrivain et résistant Dietrich Bonhoeffer, qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du mur de Berlin, cette Eglise a aussi été un lieu de rassemblement pour les opposants au régime communiste, alors même qu’elle était située dans Berlin Est.

La rédaction d’Evangeliques.Info – 21 décembre 2015 10:49

Berlin : deux pasteurs célèbrent la messe avec des sabres laser de Star Wars

La folie Star Wars s’insinue partout, même au sein de l’église protestante luthérienne de Berlin… Deux pasteurs, de l’église de Zion, dans le quartier berlinois de Mitte, ont en effet célébré l’office de dimanche avec des sabres laser devant des fidèles déguisés en héros de la célèbre saga de George Lucas.

L’église a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien contre le mal en recourant au nouvel opus de la série, Le Réveil de la force, sorti mercredi. Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, Ulrike Garbe, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, deux pasteurs en cours de formation, ont tenu dimanche un sermon d’un nouveau genre en brandissant un sabre laser rouge. Sur les bancs, certains fidèles étaient déguisés en Chewbacca, d’autres en Dark Vador, principal héros de la série intergalactique. « Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes », a déclaré Ulrike Garve, citée dans un communiqué. « Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux ».


Un jeune fidèle déguisé en Dark Vador./Photo Markus Schreiber, SIPA.

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi, assassiné le 9 avril 1945 au camp de concentration de Flossenbürg. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

“Star Wars 7″ : messe intergalactique dans une église de Berlin

Deux jeunes pasteurs allemands se sont armés de sabres lasers pour leur sermon dominical.

Crédit : TOBIAS SCHWARZ / AFP

Deux pasteurs à l’église de Zion de Berlin le 20 décembre 2015

Alors que de nombreuses églises allemandes se vident, deux pasteurs berlinois ont révisé la liturgie façon “réveil de la force” dimanche 20 décembre, à l’occasion de la sortie du septième opus de Star Wars. Dans l’église protestante de Zion dans le quartier de Mitte, ils ont brandi des sabres laser devant des fidèles déguisés en Chewbacca, Dark Vador, ou autre héros de la saga américaine conçue par George Lucas.

Les trentenaires Ulrike Garve et Lucas Ludewig ont tenu un sermon d’un nouveau genre. “Plus nous parlions des films, plus nous y avons décelé des parallèles avec les traditions chrétiennes”, a assuré Ulricke Garve, pasteur en formation. “Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux”.

Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes

Ulricke Garve, pasteur

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, cette église alors située à Berlin-Est fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

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Des pasteurs et leurs fidèles en mode “Star Wars” dans l'Eglise

Des pasteurs et leurs fidèles en mode "Star Wars" dans l'Eglise

© TOBIAS SCHWARZ / AFP

L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal. 

EN IMAGES – Une église protestante luthérienne de Berlin a célébré le culte dominical sur le thème de “Star Wars“, avec deux pasteurs brandissant des sabres laser et des fidèles déguisés en héros de la saga galactique.

Déguisés. L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, “Le réveil de la Force”, sorti mercredi.


Dark Vador Eglise Berlin

TOBIAS SCHWARZ / AFP

Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont tenu dimanche un sermon d’un nouveau genre en brandissant un sabre laser rouge.


Star Wars Eglise Berlin

TOBIAS SCHWARZ / AFP

Des “parallèles avec la tradition chrétiennes”. “Plus nous parlions des films, plus nous y avons décellé des parallèles avec les traditions chrétiennes”, a assuré Ulricke Garve, citée dans un communiqué. “Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux”.


Star Wars Eglise Berlin

TOBIAS SCHWARZ / AFP

L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

Une église de Berlin célèbre le culte de “Star Wars”

L’église de Zion, située dans le quartier berlinois de Mitte, a voulu dresser un parallèle avec le combat des forces du bien sur le mal en recourant au nouvel opus de la série, “Le réveil de la Force” sorti mercredi et qui a déjà conquis des millions de spectateurs dans le monde.
 
Alors que de nombreuses églises allemandes voient leur fréquentation décliner, deux pasteurs en cours de formation, Ulrike Garve, 29 ans, et Lucas Ludewig, 30 ans, ont tenu dimanche un sermon d’un nouveau genre en brandissant un sabre laser rouge.

Dark Vador sur les bancs d'une église protestante à Berlin

Dark Vador sur les bancs d’une église protestante à Berlin

© Tobias Schwarz / AFP

Dark Vador sur les bancs 

Sur les bancs, certains étaient déguisés en Chewbacca ou en Dark Vador, principal héros de la série américaine conçue par George Lucas. “Plus nous parlions des films, plus nous y avons décelé des parallèles avec les traditions chrétiennes”, a assuré Ulricke Garve, citée dans un communiqué. “Nous voulons expliquer ces parallèles à ceux qui viennent au service religieux”.
 
L’église protestante de Zion est connue pour avoir eu comme pasteur Dietrich Bonhoeffer, écrivain et résistant anti-nazi qui fut assassiné dans un camp de concentration. Avant la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’église, située alors à Berlin-Est, fut également un lieu de rassemblement de l’opposition au régime communiste.

Syrie, Irak, Nigeria… Des pasteurs qui tiennent bon

Des pasteurs risquent chaque jour leur vie face à la menace de Daech, Boko Haram ou de la guerre civile séléka / anti-balaka. Ils refusent de fuir, et ils témoignent.

Graves et déterminés. C’est ainsi que nous les avons rencontrés. Ils étaient invités par l’ONG protestante évangélique Portes Ouvertes, qui soutient les chrétiens persécutés à travers le monde. Après quelques jours en France, ils sont tous retournés chez eux. Pour des raisons de sécurité, ils ont refusé d’être pris en photo et ont changé leur prénom.

Séraphim
Syrie

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Haïti-Elections: La Conférence des pasteurs haïtiens réclame la démission de Vijonet Déméro

La Conférence des pasteurs haïtiens (Copah) a réclamé, le 14 décembre, la démission du représentant des Eglises protestantes au Conseil électoral provisoire (CEP). Il s’agit de Vijonet Déméro qui occupait la fonction de secrétaire général au CEP.

La cause a été explicitement exposée dans la lettre adressée à l’intéressé: le Cep «a failli piteusement à sa mission d’organiser des élections honnêtes et inclusives pour renouveler le personnel politique du pays».

La Copah déplore que le Cep ne bénéficie plus d’aucun soutien du pays à cause de «son implications dans des irrégularités et de fraudes massives sciemment planifiées ayant entachées les dernières élections».

la rédacation d’Evangeliques.info – 15 décembre 2015 14:10

Ebolowa : il fait interpeller des Prédicateurs

Ebolowa : il fait interpeller des Prédicateurs

Pour l’avoir accusé d’arnaque, Mounchili Ayouba le «prophète» fait arrêter d’autres pasteurs.

Mounchili Ayouba, prophète auto proclamé en service au ministère international de l’arbre de vie au quartier Bilone à Ebolowa, vient de faire arrêter quatre jeunes prédicateurs. Pour se venger des jeunes pasteurs qui l’accusent publiquement de mensonge, d’arnaque et d’escroquerie, le prophète à scandale a été sans pitié. Il n’a d’ailleurs attendu meilleur moment que la campagne d’évangélisation que tenaient les trois jeunes prédicateurs au carrefour an 2000. Le faux prophète les accusant de dénigrement.

Même le pardon qu’enseigne la bible s’est avéré inutile pour celui qui s’auto proclame voyant. L’interpellation spectaculaire des trois pasteurs a donc eu lieu hier, mercredi, 09 décembre 2015 dans l’après-midi. Aussitôt après leur interpellation, Aimé Ebanga Mbendja, Jerry Oliang Nnang et Rodrigue Douanla ont été conduit à la division régionale de la police judiciaire du Sud à Ebolowa où ils sont gardés à vue. Leur matériel de sonorisation pour la campagne d’évangélisation a également été saisi et se trouve à la Pj d’Ebolowa.

camernews-EBOLOWA

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CAMEROUN :: Ebolowa : Il fait interpeller des prédicateurs :: CAMEROON

CAMEROUN :: Ebolowa : Il fait interpeller des prédicateurs :: CAMEROONPour l’avoir accusé d’arnaque, Mounchili Ayouba le «prophète» fait arrêter d’autres pasteurs.

Mounchili Ayouba, prophète auto proclamé en service au ministère international de l’arbre de vie au quartier Bilone à Ebolowa, vient de faire arrêter quatre jeunes prédicateurs. Pour se venger des jeunes pasteurs qui l’accusent publiquement de mensonge, d’arnaque et d’escroquerie, le prophète à scandale a été sans pitié. Il n’a d’ailleurs attendu meilleur moment que la campagne d’évangélisation que tenaient les trois jeunes prédicateurs au carrefour an 2000. Le faux prophète les accusant de dénigrement.

Même le pardon qu’enseigne la bible s’est avéré inutile pour celui qui s’auto proclame voyant. L’interpellation spectaculaire des trois pasteurs a donc eu lieu hier, mercredi, 09 décembre 2015 dans l’après-midi. Aussitôt après leur interpellation, Aimé Ebanga Mbendja, Jerry Oliang Nnang et Rodrigue Douanla ont été conduit à la division régionale de la police judiciaire du Sud à Ebolowa où ils sont gardés à vue. Leur matériel de sonorisation pour la campagne d’évangélisation a également été saisi et se trouve à la Pj d’Ebolowa.

© Le Jour : Jérôme Essian

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Gabon: La trésorière du pasteur Mapakou en fuite sur le point d'aller

David-Elysée Mapakou et Chimène Katoucha Kanimoute

© Koaci.com- Mercredi 09 Septembre 2015- Chimène Katoucha Kanimoute, la trésorière du pasteur du patron de Bâtisseur des richesses (BR Sarl), David-Elysée Mapakou, en fuite, s’apprête aller retrouver ce dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Selon une source digne de foi, la complice du véreux homme de Dieu pourrait quitter Libreville dans les prochaines heures pour être à l’abri des ennuis judiciaires auxquels sont en butte son compagnon.

Ce dernier avait pris la fuite après avoir grugé les abonnés de sa société de micro finance qu’il avait créée à sa sortie de prison en 2012. Il lui est reproché d’avoir mis le grappin sur la coquette somme de 13 milliards de F CFA issue des versements des clients éparpillés sur l’ensemble du territoire national.

D’après la source, Chimène Katoucha Kanimoute Search Chimène Katoucha Kanimoute est le bras droit du pasteur David-Elysée Mapakou. C’est elle qui gère les finances de l’église et paie les honoraires des pasteurs. Il se pourrait qu’elle soit en possession d’une partie de l’argent de BR Sarl qui a disparu des caisses de la

A en croire une autre source, la jeune femme n’a jamais travaillé, mais elle vit dans un luxe fou. Elle ne louerait pas des maisons en deça de 300 mille F CFA. D’où proviennent les moyens qui lui permettent de mener un tel train de vie ? La justice devait s’y intéresser avant qu’elle ne quitte le territoire national.

Sa fuite imminente n’est pas fortuite. Elle pourrait avoir été mandatée par son acolyte pour aller lui remettre les fonds en sa possession, David-Elysée Mapakou Search David-Elysée Mapakou ayant quitté précipitamment le Gabon sans avoir eu le temps de prendre toutes les dispositions nécessaires.

J M

5 leçons de l'Eglise persécutée

 

09/12/2015

Ron, pasteur néerlandais, partage les cinq leçons qu’il a apprises sur l’Eglise persécutée. Message délivré lors du dernier Week-End Annuel de Portes Ouvertes.

300x200C’est un vrai privilège que de pouvoir être là au milieu de vous. Je me sens tout à fait chez moi, car je viens des Pays Bas de l’équipe Portes Ouvertes des Pays-Bas. En ce qui me concerne Portes Ouvertes a commencé quand j’ai rencontré pour la première fois ce vieillard que vous venez de voir (Frère André), c’était il y a environ 10 ans. J’étais pasteur d’une église dans la ville où il résidait.

Et puis, un dimanche, à la fin du culte, il s’est approché de moi, il m’a serré la main. Il s’est introduit en me disant : «  Bonjour Ron, je suis Frère André » mais je ne connaissais aucun Frère André.
Je me suis dit : « Mais qu’est-ce qu’il veut ? » Pour raccourcir une longue histoire, à partir de là, a commencé notre chemin d’amitié. Vous savez, lorsque vous rencontrez Frère André et lorsque vous devenez son ami, aussitôt il vous donne une mission. Au bout de quatre semaines, il s’est tourné vers moi et m’a dit : «  Veux-tu être formateur d’autres pasteurs ? » Alors, je me suis dit que j’allais lui répondre comme il répond toujours : « Oui ! ». Et je suis parti.

Ce fut ma première expérience aux côtés de l’Eglise persécutée. Je pense qu’il s’est passé chez vous la même chose que pour moi lorsque vous avez eu pour la première fois contact avec l’Eglise Persécutée. Cela transforme votre propre cheminement avec Dieu. Peut-être allez-vous vous identifier à la première question qui m’est venue lorsque j’étais devant des pasteurs ayant vécu la persécution ?
Tout le temps, la même question me revenait en tête : « Et moi que ferai-je dans la même situation ? Serai-je un croyant aussi affermi qu’eux ? Serai-je capable de rester fidèle à Dieu s’il s’en prenait à mon épouse ? À mes enfants ? Comment réagirai-je si on me jetait en prison et si j’ignorais comment je pourrai en sortir ? » Dans les premiers temps où j’ai fait la connaissance de l’Eglise persécutée, c’était une question lancinante qui a fini presque par m’étourdir. Je ne voulais même plus penser à ce que, moi, je ferai si je me retrouvais dans la même situation qu’eux.

 Je leur ai dit : «  Mais est-ce qu’à vous il ne vous est jamais arrivé de penser à toutes ces épreuves par lesquelles vous passez maintenant et comment vous réagiriez alors ? »  Et vous savez c’est une question que j’ai posé à tout un tas de gens et à chaque fois j’ai reçu la même réponse : «  Tu ne sauras jamais tant que tu n’y es pas »  et à ce moment tu découvriras que ce n’est pas la fermeté de ta foi mais que c’est la fermeté de la foi que Dieu te donne qui te permettra de résister.

Cela fait partie du ministère de Portes Ouvertes parce que ce ministère est à double volet. Tout d’abord, il s’agit de fortifier l’Eglise persécutée. Et c’est à cela que Frère André a été appelé au début : «  Raffermis ce qui est sur le point de mourir ». Mais en même temps, c’est aussi la mission de Portes Ouvertes de préparer l’Eglise du monde occidental, soit disant libre, de la préparer à la persécution. Parce qu’en fait la bataille est la même que ce soit sur le terrain de l’Eglise persécutée ou pour vous ici en France. Alors, certes, pour les églises persécutées c’est un combat qui se livre d’une façon plus ouverte, plus visible et pour vous c’est plus subtil. Bien souvent, ces pasteurs persécutés me disent : « Averti ton Eglise ».

J’aimerais donc vous parler de 5 leçons que j’ai apprises auprès de l’Eglise persécutée.  Une église qu’il m’est donné de visiter une semaine par mois. Cela me permet d’en rencontrer beaucoup et d’en apprendre beaucoup…

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VISITE MANQUEE DE BONI YAYI AU BURUNDI : Nkurunziza droit dans ses bottes

Il était annoncé le 7 décembre dernier à Bujumbura, au Burundi. Mais finalement, son avion n’y a pas atterri. Le président béninois, Boni Yayi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, devra encore patienter avant de jouer les médiateurs dans la crise burundaise. Que s’est-il donc passé ? Difficile d’y répondre pour l’instant, tant la confusion est énorme. Seulement, on sait que les autorités burundaises disent n’avoir pas été associées à la démarche de l’Union africaine (UA) qui a demandé à Boni Yayi de «se rendre dès que possible au Burundi pour tenter de débloquer la situation». Un choix qui est loin d’être fortuit, quand on sait que Boni Yayi et Pierre Nkurunziza sont tous deux des évangélistes en plus d’être des francophones. Toute chose qui aurait pu constituer un atout. Car, de l’entretien entre les deux hommes de Dieu, pouvait sortir la bonne nouvelle tant attendue. On était en droit de l’espérer d’autant plus que quand deux pasteurs se rencontrent, c’est, en principe, l’Esprit-saint qui les accompagne et les éclaire. Dommage donc que les deux pasteurs n’aient pas pu se rencontrer au grand bonheur des Burundais qui souffrent dans leur chair. On imagine donc que Nkurunziza n’a pas voulu de la visite de son homologue pasteur pour la simple raison qu’il croyait que l’homme venait lui demander, en bon fils de Dieu, de quitter le pouvoir pour éviter les tueries qui ont cours au Burundi. Les chiffres font froid dans le dos. On parle de plus de deux cents morts sans compter les nombreux déplacés qui ont fui le pays. Nkurunziza, à vrai dire, est allé trop loin pour reculer. C’est pourquoi il préfère s’accommoder de la médiation de son voisin Yoweri Museveni qui, on le sait, travaille plus à le maintenir dans son fauteuil qu’à trouver une issue heureuse à la crise. En témoignent ses nombreuses manœuvres dilatoires qui ont permis à Nkurunziza de gagner du temps.

Nkurunziza ne veut pas se voir imposer un nouveau médiateur

Si fait qu’aujourd’hui, il est beaucoup moins question du départ de Nkurunziza que de dialogue inter-burundais incluant tous les protagonistes de la crise. Or, un tel dialogue, s’il a lieu, fera l’affaire du pouvoir burundais qui aura tout le loisir d’en fixer les modalités. Donc, en un mot comme en mille, Nkurunziza ne veut pas se voir imposer un nouveau médiateur qu’il connaît à peine, fût-il évangéliste ou pasteur. Cela dit, en récusant le médiateur Boni Yayi, le président Pierre Nkurunziza a voulu envoyer un message fort à l’UA qui, faut-il le rappeler, a fait montre d’une irresponsabilité et d’une inconséquence notoires face à la crise burundaise. Nkurunziza refuse toute médiation qui viendrait remettre en cause son pouvoir. En tout cas, il revient au président Boni Yayi de tirer toutes les leçons de ce geste inamical de son coreligionnaire qui l’a désavoué d’entrée de jeu, en avançant des arguments qui ne tiennent pas la route. Mais comme le dit l’adage, «à quelque chose malheur est bon». Car, il faut le dire, le choix de Boni Yayi sur la base de sa proximité religieuse  avec le président Nkurunziza, avait de quoi donner de l’urticaire à plus d’un. C’est la preuve que l’Afrique manque de chefs d’Etat de grande stature, dont la voix porte. A défaut de confier le dossier au président Jacob Zuma dont le pays a parrainé l’accord d’Arusha qui vient d’être ainsi malmené, l’UA gagnerait à porter désormais son choix sur certains anciens chefs d’Etat comme Alpha Omar Konaré ou Joachim Chissano qui, forts de leur gouvernance vertueuse, n’hésiteront pas à cracher leurs vérités au dictateur Nkurunziza. Mais en attendant, le boucher de Bujumbura reste droit dans ses bottes, dans une logique implacable du pis-aller.

Boundi OUOBA

Église évangélique méthodiste: nouvelle prise en charge de la formation théologique

L’Église évangélique méthodiste en dehors des États-Unis connaît une croissance toujours plus grande : on en est à quelque 5,5 millions de membres et le chiffre est en augmentation. De ce fait, il y a un besoin croissant de pasteurs théologiquement instruits. Un fonds vient d’être créé pour répondre aux besoins à long terme.

Les dons initiaux ont été versés à un nouveau fonds de dotation pour l’éducation théologique dans les Conférences centrales. Ce fonds établit un soutien durable à long terme pour l’éducation théologique, similaire à la « Central Conference Pension Initiative » destinée aux pasteurs retraités.

Le nouveau fonds de dotation est consacré à la formation des pasteurs dans les sept Conférences centrales extérieures aux États-Unis, en partenariat avec la Commission du Fonds de l’éducation théologique des Conférences centrales. …

Patrick Streiff, évêque EEM Europe du Centre et du Sud

« Le fonds de dotation permettra d’assurer le financement cadrant avec le grand besoin de formation que nous éprouvons dans les Conférences centrales. Il servira à la formation des générations futures de pasteurs. Nous espérons recueillir 25 M $ des sympathisants à travers le monde. Il a été encourageant de constater que les premiers dons ont été promis en Europe et aux Philippines, puis des États-Unis, je suis sûr que le premier arrivera bientôt de l’Afrique », a déclaré l’évêque Patrick Streiff de la zone épiscopale de l’Europe du Centre et du Sud, qui préside ce fonds de dotation.

La dotation sera axé sur le renforcement de la formation théologique dans la tradition wesleyenne sur plusieurs points majeurs:

• La formation théologique des pasteurs locaux et des candidats au ministère ordonné

• La formation continue des pasteurs

• Bourses pour des études théologiques universitaires et postuniversitaires

• Développement d’infrastructures telles que la littérature, la documentation et le réseautage entre les institutions

• Promotion de nouvelles voies prometteuses pour l’éducation théologique

Les pasteurs qui ont bénéficié du soutien du Fonds pour l’éducation théologique des Conférences centrales opèrent déjà des changements dans leurs communautés.

À Murombedzi, Zimbabwe, le pasteur Emmanuel Taurai Maforo a conduit son église à participer aux efforts collectifs de nettoyage des déchets et a vu grandir sa congrégation. La commune l’a remarqué. Le Conseiller de la zone, Kizito Chamunorwa, a déclaré : « l’Église évangélique méthodiste nous a montré la lumière et apporté de l’espoir ».

En Sibérie, Maina Sashina est probablement la première de son groupe ethnique autochtone, les Udmurt, à obtenir un diplôme d’un Séminaire protestant. Sa formation théologique lui a permis d’atteindre son peuple avec la Parole de Dieu, elle y exerce un ministère en partageant sa foi d’une manière qui leur sont familières.

Le Conseil des évêques a créé le fonds de dotation en novembre 2014. Au cours de la dernière année, une étude de faisabilité a été réalisée avec des résultats encourageants, et le conseil d’administration du fonds a été créé pour mener le projet du stade de la planification à sa pleine réalisation. La composition de la commission met l’accent sur la diversité des Conférences centrales, avec des membres en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des États-Unis

Le conseil d’administration est à la recherche des principaux donateurs prêts à soutenir la croissance de l’église internationale. Pour de plus amples informations sur les contributions au Fonds, prière de contacter son directeur exécutif bénévole, Minnis Ridenour (ridem@vt.edu). Les fonds provenant de la dotation seront versés par l’intermédiaire de la Commission du Fonds de la formation théologique des Conférences centrales.

1er décembre 2015

Traduction eemni

United Methodist Communications