Monthly Archives: October 2015

CAMEROUN :: Vox Pop : Quel regard portez-vous sur les conflits au sein des églises protestantes …

CAMEROUN :: Vox Pop : Quel regard portez-vous sur les conflits au sein des églises protestantes ? :: CAMEROON“Le pouvoir et l’argent” : Joseph Eto, sans emploi

Le monde est plongé dans ce qu’on appelle le pouvoir et l’argent. Dieu est aujourd’hui considéré comme une marchandise. Les pasteurs ne se forment plus pour servir Dieu, mais plutôt pour rechercher leur intérêt. La bagarre qui anime l’Eglise protestante est causée par la dispute du pouvoir et à l’argent. Ces pasteurs donnent l’impression de servir Dieu, mais en réalité c’est le diable qu’ils servent. Qu’ils cessent de nous tromper. Un ange de Dieu ne bagarre pas avec un autre. Il n’y a que le diable pour bagarrer avec le bon Dieu.  

“Le prêche sans pratique” : Sylvestre Ndjami Ngatchou, enseignante

Avant d’être hommes d’église, les pasteurs sont d’abord des humains. Ils ont certes suivi une formation de théologie, mais d’entrée de jeu, il y a certains qui optent pour la profession de pasteur, pas par conviction, mais parce qu’ils ont une certaine visée. Généralement, ce sont ceux-là qui, une fois sur le terrain, sont affectés dans une paroisse urbaine, voient les avantages et ne veulent plus se détacher de cette paroisse. Lorsqu’ils sont affectés en banlieue, ils refusent de partir. Il y a d’autres, par contre, qui entrent dans le métier par conviction, mais une fois sur le terrain, sont tentés par les biens matériels et cèdent à la tentation.  Ils prêchent, mais ne mettent pas en pratique ce qu’ils disent.C’est ce qui peut justifier toutes ces tensions dans les églises protestantes.

“Prêcher par l’exemple” : Michelle Ndjo, étudiant

Tout chrétien sait dès la base que le clergé c’est le sacerdoce. Aujourd’hui l’église est devenue source de financement. C’est ce qui amène les gens à se déchirer. Ce n’est pas normal. Ceux qui sont là pour prêcher doivent le faire par le bon exemple. Avant, les pasteurs étaient considérés comme un modèle, mais actuellement ce n’est plus ça.

“La fin du monde est proche” : Jeanne-D’arc Enyégué, enseignante.

Ces conflits dans les églises protestantes indiquent que la fin du monde est proche. Au sein des églises, certains pasteurs sont prêts à tout pour être affectés dans des paroisses d’un certain standing. Chacun veut se remplir les poches. Ils ne font plus le travail de Dieu, leur mission n’est plus totalement accomplie.

© Le Jour : Propos recueillis par Bravo Tchundju

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Interview de Pathy Situazola Makanga

Le pasteur Pathy Situazola Makanga est l’un de nos correspondants en Afrique. Nous lui avons demandé de se présenter aux lecteurs du Journal Chrétien.

Pathy Situazola Makanga est pasteur en République Démocratique du Congo

Pathy Situazola Makanga est pasteur en République Démocratique du Congo

Journal Chrétien : Bonjour Pathy Situazola, pourriez-vous vous présenter aux nombreux abonnés et lecteurs du Journal Chrétien ?

Pathy Situazola Makanga : Bonjour bien-aimé journaliste. Avant de me présenter, je tiens d’abords à dire Merci à Dieu pour ses bontés renouvelées ce matin, et pour cette riche occasion qu’il nous donne d’être reçu par le Journal Chrétien.
En ce qui me concerne, je suis Pathy Situazola. Un des Pasteurs des Assemblées de Dieu en République Démocratique du Congo. Je suis marié à Madame Rébecca Situazola et père d’une jolie fille au nom de Réthys Sotéria.

JC : Cher pasteur, pouvez-vous nous parler de votre cursus académique ?

PSM : Je suis gradué en Sciences Commerciales et Financière. J’ai également une Licence en Informatique Appliquée. Du côté séculier, j’ai eu à travailler en tant que Enseignant et Formateur dans un Lycée Catholique. Ensuite successivement comme Web Manager, journaliste à la presse écrite, Technico-Commercial et enfin comme Web communicant dans certaines S.P.R.L. de la place.
Du côté ministériel, je suis éditeur de « Sur Ta Parole », un magazine chrétien publié par les Ministères Chrétiens Epée de l’Esprit, et l’un des Conseillers de Top Chrétien pour la Zone d’Afrique Francophone. Dommage, ce sont là les charges que je ne sais plus régulièrement assumer comme avant suite aux exigences de l’exercice du ministère pastoral et mes autres occupations.
En plus de diplôme de Théologie Pratique que j’ai obtenu à l’Institut Biblique International (IBI) ; je poursuis encore d’autres études théologiques à la Faculté des Théologies des Assemblés de Dieu (FATAD).

JC : Vous avez dit que vous êtes Pasteur des Assemblée de Dieu. Et quelle est votre église d’attache dans laquelle vous exercez votre ministère ? Puisse que les Assemblées de Dieu compte plusieurs églises à travers le monde.

PSM : Certes, l’église où j’exerce mon ministère pastoral est ‘’ Centre Missionnaire Philadelphie, extension de Boma’’. Elle est située en plein centre-ville de Boma dans la province du Kongo Central dans la partie Ouest de la RD Congo. Notre église mère ’’Centre Missionnaire Philadelphie’’ se trouve à Kinshasa la capitale, et est dirigée par mon père spirituel, le Révérend Roland DALO, l’Homme Modèle aux pieds de qui je ne cesse d’apprendre sur les principes clés du succès dans le Ministère.

JC : Aimeriez-vous nous parler en peu de lignes de votre conversion et de vos premiers pas dans le Seigneur ?

PSM : J’ai eu la grâce de connaître Christ en 1989 à l’aide d’une brochure de Campus pour Christ « Connaissez-Vous Les 4 Lois Spirituelles ?» que ma maman (biologique) Isabelle Makiese partagea avec moi et mes petits frères. C’était juste après son retour d’une retraite de prière des Mamans à laquelle elle avait également pris part.

JC : Donc, c’est votre maman qui vous a amené dans le Seigneur ? Quelle grâce !

PSM : Sûrement, j’ai eu cette grâce d’être conduit dans le Seigneur par ma mère. Dès lors, j’ai commencé à fréquenter l’Ecole du dimanche (Ecodim) de la Paroisse Protestante de l’ISTA (Aumônerie Universitaire de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées), là où toute notre famille priait. Et vers 1994, je serai baptisé par le Pasteur Way-Way, qui à l’époque dirigeait cette Paroisse Protestante ; une fois voyagé en Europe pour des raisons d’études, il sera remplacé par le Rév. Pasteur Ndalamba qui est encore là jusqu’à ces jours.

JC : Et qu’en est-il de vos débuts dans le ministère ?

PSM : J’avais commencé à servir Dieu en tant qu’évangélise au Centre Missionnaire Peniel sous la direction du pasteur Tristan Mayunga. Au départ, nous étions une cellule de la Paroisse Protestante de l’ISTA, et arrivé en 1999, suite aux directives divines, nous étions devenus une église locale. J’y étais responsable de département de la Jeunesse, et un des anciens de l’église. Et particulièrement, j’avais beaucoup appris à côté de cet homme de Dieu, le Rév. Tristan, notamment en ce qui concerne l’organisation de l’église.

JC : Et comment vous vous retrouvez aujourd’hui aux pieds du révérend Roland DALO, et jusqu’à devenir Pasteur Responsable de ‘’Centre Missionnaire Philadelphie, extension de Boma’’ ?

PSM : C’est par grâce, uniquement par pure grâce. En fait, le 1er Décembre 2007 est le jour où le Saint-Esprit m’a poussé à prendre une décision à la fois triste et ferme, celle de tout abandonner, de tout quitter et de m’isoler pour en savoir un peu plus sur ma destinée, qui jusque-là ne m’était pas encore pleinement révélée. J’ai eu à expérimenter d’une manière particulière le « Hébreux 11.8 : C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. ». Je ne savais rien de ce que cette décision me réservait.

JC : Et pendant ce temps, vous faisiez quoi et comment ?

PSM : Pendant ces temps, j’allais d’une église à une autre, car je ne supportais pas de rester toujours dans la maison, surtout pas le Dimanche. Je n’avais pas d’église fixe. J’avais fait plus ou moins trois mois dans cet état d’isolement en train de chercher les directives de Dieu pour ma destinée.
En Janvier 2008, un aîné dans le ministère au nom de Cyrile Yenga, me connaissant bien, il va réussir à me contraindre de faire la Théologie à l’Institut Biblique International.

JC : Cet homme de Dieu, Cyril a réussi à vous contraindre. Donc ce n’était dans vos projets ?

PSM : Surtout pas, pas du tout. Ce n’est que quelques mois après avoir commencé ces études théologiques que je réaliserais que cet homme était envoyé par Dieu pour me placer sur le chemin de la destinée.

JC : Pendant ce temps, vous étiez toujours sans église fixe ? Et comment est-ce que cette situation a pris fin ?

PSM : Cette situation avait cessé vers la fin du mois de février 2008. Plus précisément le jour où j’avais vu dans mon quartier une affiche qui annonçait le culte inaugural et le premier séminaire biblique dans une église des Assemblées de Dieu que le pasteur Roland Dalo implantait dans la ville au nom du Centre Missionnaire Philadelphie. En lisant l’affiche, j’ai entendu l’Esprit me dire : « Pathy, c’est dans cette nouvelle église que tu évolueras».
Au culte inaugural, un certain dimanche 24 Février 2008, j’étais là présent au Centre Missionnaire Philadelphie, église de la 37ème Communauté des Assemblées de Dieu au Congo. En voyant la foule qui y était venue, et les serviteurs de Dieu qui entouraient le Révérend Roland Dalo, j’ai commencé à avoir des doutes au fond de moi et à demander à Dieu, si réellement ma place était dans cette nouvelle église. Et sa réponse était affirmative.
Dès lors, j’ai commencé à fréquenter régulièrement et calmement ma nouvelle église d’attache « Le Centre Missionnaire Philadelphie », et avec le temps j’ai aussi pris l’initiative de commencer à publier périodiquement les messages du pasteur Dalo dans un magazine chrétien « Sur Ta Parole » que j’éditais à l’époque sur l’internet.

JC : Il semble que ce n’était pas facile au début ; N’est-ce pas qu’il falait prendre du temps pour se fondre dans la communauté ?
PSM : Exactement. Et vous savez quoi ? En janvier 2011, trois mois après la fin de mes études théologiques, le Pasteur Tsimba Bifu, un de mes anciens encadreurs depuis la Paroisse Protestant de l’ISTA, à l’Aumônerie Universitaire me demandera officiellement au Pasteur Roland Dalo pour que j’aille passer mon stage dans son église, la Communauté Evangélique des Vainqueurs (CEV) pour une durée de 6 mois, et former le Département de la Jeunesse. Et c’est là où, vers la fin de mon stage, je vais me marier le 18 Juin 2011 avec Rebecca Muendo Ngoma, celle qui était ma chère fiancée depuis mon église de provenance, avant d’aller faire le stage, le Centre Missionnaire Philadelphie.
De retour au Centre Missionnaire Philadelphie après mon stage, le Pasteur Roland Dalo me chargera de travailler sur le projet d’implantation de notre extension dans la ville de Boma. C’est alors vers la fin du mois de mars 2012, après un temps d’épreuves sérieuses et d’éducation missionnaire assidue, ma femme et moi quitterons la ville de Kinshasa pour nous rendre dans la ville de Boma, une ville située à 470 de Kinshasa, envoyé en tant que Pasteur pour diriger le Centre Missionnaire Philadelphie/Boma avec mission de couvrir toute la province du Kongo-Central.

JC : Quel parcours édifiant ?

PSM : Exactement. Et aujourd’hui, Dieu ne cesse de nous faire grâce. L’œuvre avance très bien, malgré les défis liés au ministère. Cette année, le Centre Missionnaire Philadelphie – Boma a totalisé trois ans d’existence. Et nous avons réussi cette même année à implanter une autre nouvelle église dans la ville de Matadi à 125 kilomètres de Boma. Et l’année prochaine, nous implanterons une autre église au territoire de Moanda situé 117 kilomètres de Boma. Et ainsi de suite jusqu’aux extrémités de la terre.

JC : Merci beaucoup cher Pasteur Pathy Situazola pour ce témoignage riche et édifiant. Juste un dernier mot pour clore notre interview.

PSM : Je vais juste dire merci à Dieu pour sa grâce infinie, merci à mon Père, le Révérend Roland DALO pour cette confiance énorme à mon égard. Il a cru en ma destinée, il a vu en moi ce que moi-même je ne savais pas voir. Je dis aussi un grand merci à toute l’équipe de Journal Chrétien, et plus particulièrement à mon cher frère Pasteur Aloys Evina. Et merci à tous les lecteurs et abonnés du Journal Chrétien.
Que Dieu vous bénisse !

JC : Merci, et à la prochaine.

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Deux pasteurs se disputent le monopole de l'assistance à un groupe de déshérités en provenance …

Kananga, 29/10 (ACP).- Deux pasteurs de la 27e Communauté Mennonite au Congo qui se disputent la direction de leur paroisse en sont venus aux mains, mardi soir, au quartier urbain de Kapanda, dans la commune de Katoka, à Kananga, au Kasaï-Central, ont rapporté, mercredi, les fidèles à un journaliste de l’ACP.

Tout est parti de l’accueil dans cette paroisse d’un groupe des voyageurs en provenance de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, en route pour Kinshasa, dans le cadre d’une assistance purement humanitaire, a-t-on précisé.

Ce geste n’a pas plu au pasteur titulaire actuellement suspendu de cette paroisse qui a recouru à l’argument de la force pour protester contre la bienveillance de son intérimaire face à un problème qui ne répondait pas à ses prérogatives. Cette bagarre a gêné les fidèles, les voyageurs abrités dans cette paroisse ainsi que les habitants du quartier.   ACP/Kayu/JGD/FMB/KGD

L__Eglise évangélique du Cameroun : L__argent, l__enjeu majeur :: CAMEROON

L’Eglise évangélique du Cameroun : L’argent, l’enjeu majeur :: CAMEROONLes pasteurs se battent généralement dans les paroisses situées en zones urbaines, où la dîme se chiffre en millions F.Cfa.

Les fidèles de la paroisse Sinai au quartier Nkolmesseng à Yaoundé, ont retrouvé le calme depuis le début de cette année. Cette paroisse d’environ 500 membres communiants du consistoire Adna de l’Eglise presbytérienne camerounaise, a failli être scellée en juillet 2014 par le sous- préfet de l’arrondissement de Yaoundé 5ème, qui craignait déjà les menaces de trouble à l’ordre public. Le responsable de la paroisse Sinai cette année a contesté son affectation et a refusé de céder son fauteuil à celui qui venait d’être affecté à cette paroisse, lors d’un conclave du consistoire Adna.

A cause de cette dispute entre deux bergers, de nombreux chrétiens ont décidé pendant plusieurs dimanches de boycotter les cultes. Ce boycott s’est déroulé entre juillet et novembre 2014. En septembre de la même année, une bagarre entre les fidèles a fait au moins un blessé grave. Aujourd’hui, la situation semble revenir à la normale parce que, quelques mois après, le consistoire Adna a décidé de procéder à une mesure qui consistait à affecter de nouveau les deux pasteurs qui disputaient la paroisse Sinai. En avril 2012, la paroisse de Philadelphie de l’église presbytérienne camerounaise orthodoxe (Epco) d’Ekounou a été scellée par le sous-préfetde Yaoundé 4ème. Cette mesure de l’autorité administrative avait pour but de régler le conflit qui opposait le pasteur Dominique Nga de la paroisse Philadelphie membre du synode Sud-Cam, et le Pasteur Adzongo, secrétaire général de l’Epco. Cette bataille entre les leaders de cette église visait à empêcher l’ouverture d’une chapelle du Synode Sud-Cam non loin des locaux de la paroisse Philadelphie. La chambre administrative de la Cour suprême avait été saisie de cette affaire.

Le reporter du Jour s’est rendu hier au siège de l’Epco à Ekounou pour en savoir le dénouement de ce conflit. Aucun responsable n’était sur place. Le principal du collège protestant des frères Unis, un établissement scolaire situé dans l’enceinte de l’Epco, rencontré dans son bureau a expliqué qu’il ne savait rien de cette bataille. Depuis 2012, la paroisse scellée par le souspréfet de Yaoundé 4ème n’a toujours pas été réouverte ce qui laisse croire que les différents protagonistes ne se sont toujours pas entendus.

L’appât du gain

Dans plusieurs autres paroisses, à l’Epc montée Jouvence par exemple, des pasteurs ont été accusés de distraction des fonds. Des situations qui ont souvent ébranlé voir paralysé la gestion de l’Eglise.Raoul Mafo ancien d’église dans une paroisse de l’Epc à Yaoundé, pense que les conflits dans de nombreuses paroisses sont liés à la recherche du matériel ainsi qu’à la volonté de certains fidèles d’avoir les pasteurs venant de leurs clans. Cet ancien d’église déclare : « Vous vous rendez compte, les paroisses construites dans les villages ne font jamais l’objet des disputes, parce que nos pasteurs veulent vivre aussi dans le confort matériel comme tout le monde.

Lorsqu’un pasteur travaille par exemple dix ans en ville et qu’on l’affecte au village, il considère cela comme étant une affectation disciplinaire. Il refuse de partir disant que sa place n’est plus au village. Ce pasteur avait l’habitude de gérer au moins 30 millions par an. C’est difficile de partir là où il ne va même pas gérer 100.000F.Cfa par an ».

Leadership

Au sujet des batailles des clans, notre source ajoute : « Lorsqu’un ministre est par exemple ancien d’Eglise dans une paroisse, il veut uniquement travailler avec un pasteur venant de sa tribu. Si c’est le contraire, un conflit va généralement s’installer ». Au-delà des batailles financières, les églises protestantes connaissent par ailleurs des guerres de leadership. C’est le cas de la Native Baptist Church (Nbc), l’église baptiste camerounaise qui a été secouée ces derniers mois au sein de son directoire dont le siège se trouve à Douala au quartier Akwa. Le conflit nait suite au renouvellement des organes dirigeants de cette église. Après deux mandats, le président sortant, le révérend André Franck Bebey, n’est pas candidat. L’élection oppose alors le pasteur Salomon Job au pasteur Eugène Joseph Minka, secrétaire général sortant.

La candidature du pasteur Salomon Job est remise en cause motif pris de ce que ce dernier a contracté un deuxième mariage sans que la procédure de divorce du premier mariage n’ait abouti. Une faction de fidèles dont des anciens d’église qui soutenaient la candidature du pasteur Minka décide de trainer le pasteur Salomon Job au Tribunal. Ceux-ci seront déboutés en justice. En représailles, le pasteur Salomon Job qui a fini par être élu président général de la Nbc décide de sanctionner (suspension de six mois) ceux des fidèles qui ont mené la fronde pendant la campagne électorale en introduisant des plaintes contre lui en justice.

© Le Jour : Prince Nguimbous

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L'Eglise évangélique du Cameroun au bord du gouffre ? :: CAMEROON

L’Eglise évangélique du Cameroun au bord du gouffre ? :: CAMEROONLes fidèles des paroisses du Centenaire et de Njo-Njo, de la capitale économique du Cameroun, exigent le maintien de leurs pasteurs affectés. Dimanche 25 octobre, ceux du Centenaire, église mère, ont empêché le déroulement du culte.

Simon n’avait jamais su qu’un jour, son église allait « exploser ». « Bon, on ne peut pas dire que c’est la guerre, avance-t-il avec précaution. Mais, rien ne va vraiment plus. Hier (dimanche), il n’y a même pas eu de messe ». Comme de nombreux fidèles de la paroisse du Centenaire de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC) située en plein coeur du quartier Akwa à Douala, le jeune homme a trouvé les portes fermées, ainsi qu’une foule en colère. « J’ai vu des gens fâchés qui parlaient au même moment, raconte-t-il. Certains disaient qu’ils ne voulaient pas que le pasteur s’en aille. Je ne comprenais rien ».

Simon est arrivé dimanche 25 octobre vers 10 h 20 min. Il pensait alors que les fidèles de l’église du Centenaire, activité en langue Douala qui commencent le culte à 9 h, étaient sortis pour céder la place à ceux de l’activité française comme lui. Ce n’était pas le cas. « Nous commençons notre culte immédiatement après ceux en langue Douala, à 10 h 30 min. L’église étant fermée, il n’y a pas eu culte hier à l’église. Même les policiers n’ont pas pu ouvrir les portes de l’église mère », déplore une fidèle, en se frappant les deux mains, l’air encore étonnée. Que s’est-il donc réellement passé ? Pourquoi les fidèles de l’église du Centenaire en langue Douala ont-ils fermé les portes de la paroisse ? Les réponses sont divergentes, selon le camp où l’on se trouve Camer.be. Chez les « dissidents », considérés comme les fauteurs de trouble après la fermeture Camer.be., on exige le départ du pasteur Pierre Makon Ma Ngue, président de l’Eec, région synodale du Wouri-Centre, responsable selon eux de la situation actuelle et surtout, le maintien de leur pasteur en poste.

En effet, d’après une décision datée du 15 octobre 2015 et signée du Révérend Issac Batome Henga, président général de l’Eec, le pasteur Bile Lobe, précédemment en service dans la paroisse de Bonaleke- Bonadibong (centenaire) est affecté à la paroisse de Njo-Njo en remplacement du pasteur Djene Bruno. Décision mal accueillie par les fidèles. «Dans ce changement, comme l’a dit le pasteur de région Pierre Makon, il y a des effets collatéraux. Donc nous aussi nous sommes atteints car, notre pasteur doit partir », s’est plaint Ndoumbe, sur les ondes de la radio Equinoxe. Comme ce responsable paroissial, des « dissidents » assurent qu’il est donc « hors de question », que leur pasteur s’en aille. « C’est pour matérialiser cela que nous avons décrété dimanche, journée église morte », poursuit Ndoumbe tout en précisant qu’ils ont averti la direction, vendredi 23 octobre, de leur initiative.

millions de Francs Cfa distraits ?

A la direction générale de l’Eglise évangélique du Cameroun sis à Akwa et à quelques mètres de la paroisse du Centenaire, les responsables accusent les « dissidents » d’instrumentaliser les fidèles. « Ce sont quelques anciens désoeuvrés, retraités, qui veulent s’accaparer d’un certain bien. Ils vont monter de vieilles mamans qui aiment Dieu, s’insurge Pierre Makon Ma Ngue. Cela fait près d’un an que les deux pasteurs (Bruno Djene et Ebenye Esther) de Njo-Njo ne parviennent plus à cohabiter. Nous avons jugé opportun de les affecter ailleurs ». Sauf que, les fidèles de cette paroisse, divisés en deux camps, se sont insurgés contre cette décision. « L’église est libre d’envoyer ses pasteurs n’importe où pour servir Dieu. Mais, pour la sérénité de l’église, nous sommes revenus sur notre décision (le 24 octobre, ndlr Camer.be.), le temps de trouver une solution », avoue le révérend Jean-Samuel Hendje Toya. Cependant, le secrétaire général de l’Eec ne comprend pas pourquoi malgré cette « décision d’apaisement », les dissidents ont continué à manifester.

« Ces meneurs qui sèment ces troubles ont un but caché», assure Salomon Njanseb, directeur national du département jeunesse de l’Eec. « Il y a des problèmes au sein de notre église. En dehors de l’histoire des pasteurs affectés, on accuse certains d’avoir détourné huit millions de Francs Cfa de l’école primaire et bilingue La Samaritaine gérée par la paroisse de Njo-Njo », confie une fidèle. Pierre Makon Ma Ngue, président de l’Eec, région synodale du Wouri-Centre et principal accusé dans cette affaire, le jure : « j’ai été pasteur à la paroisse de Njo- Njo pendant neuf ans. Je n’ai jamais volé de l’argent. A l’époque, je n’étais que pasteur et pour décaisser de l’argent, il fallait deux signatures : la mienne et celui du directeur de l’école ». Avec tous ces problèmes qui ternissent l’image de cette église aux 3,5 millions de fidèles, les responsables comptent sur la volonté de Dieu pour restaurer la paix.

© Le Jour : Josiane Kouagheu

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Eglise presbytérienne: Les pasteurs interpellés remis en liberté

Un tour effectué à la Prison centrale de Douala lundi le 26 octobre 2015 a permis de constater que les trois Révérends pasteurs gardés à vue depuis dimanche dernier ont été relaxés.

Rev. Robert Cyrille Bikaï, Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkong, trois pasteurs de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc) ont été libérés après quelques jours passés dans les geôles de la Police judiciaire de Bonanjo (Douala). Lundi le 26 octobre 2015, une descente sur les lieux a permis de faire le constat. « Madame, ils ne sont plus là. Ils sont tous partis. Ils ont été libérés », lance une dame en tenue. Difficile de pousser plus loin les échanges. Toutefois, c’est avec certitude que la concernée affirme que les pasteurs de la Paroisse Sanaga de Beedi n’ont pas été déférés comme certaines sources avaient laissé entendre.  Mis au parfum, les croyants de la paroisse en question croisent les doigts pour qu’enfin règne la paix. « Les bergers sus-évoqués se disputent l’administration de la paroisse qui appartient au Consistoire de Sanaga, laquelle a, depuis l’an 2014, retiré la gestion de l’église aux mains du Révérend MBayen Alain Claude. Celui-ci qui refuse de s’en aller. Nous espérons que ces quelques jours de détention lui ont permis de saisir l’urgence de plier bagages », soulignent des  fidèles avec qui nous avons échangé.

Rappelons que c’est dimanche le 18 octobre 2015 que les trois pasteurs supra ont été interpellés à la suite d’une chaude empoignade à la Paroisse Sanaga de Beedi. Un conflit qui a entraîné la mise sous scellés de ladite paroisse. En dépit de la libération des trois pasteurs, le Consistoire Sanaga dont dépend la paroisse de Beedi réitère que le révérend Alain Claude Mbayen n’a plus la charge du troupeau. Le berger a été démis de ses fonctions par le Consistoire pour insubordination, faux et usage de faux, et esprit de révolte. Même si certaines brebis ne sont pas d’accord avec cette décision de la tutelle et veulent conserver leur guide, sous prétexte que c’est eux, paroissiens qui construit cette paroisse, et donc ont le droit de choisir leur pasteur.

L.M. Stg

CAMEROUN :: Eglise presbytérienne : Les pasteurs interpellés remis en liberté :: CAMEROON

CAMEROUN :: Eglise presbytérienne : Les pasteurs interpellés remis en liberté :: CAMEROONUn tour effectué à la Prison centrale de Douala lundi le 26 octobre 2015 a permis de constater que les trois Révérends pasteurs gardés à vue depuis dimanche dernier ont été relaxés.

Rev. Robert Cyrille Bikaï, Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkong, trois pasteurs de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc) ont été libérés après quelques jours passés dans les geôles de la Police judiciaire de Bonanjo (Douala). Lundi le 26 octobre 2015, une descente sur les lieux a permis de faire le constat. « Madame, ils ne sont plus là. Ils sont tous partis. Ils ont été libérés », lance une dame en tenue. Difficile de pousser plus loin les échanges. Toutefois, c’est avec certitude que la concernée affirme que les pasteurs de la Paroisse Sanaga de Beedi n’ont pas été déférés comme certaines sources avaient laissé entendre.  Mis au parfum, les croyants de la paroisse en question croisent les doigts pour qu’enfin règne la paix.

« Les bergers sus-évoqués se disputent l’administration de la paroisse qui appartient au Consistoire de Sanaga, laquelle a, depuis l’an 2014, retiré la gestion de l’église aux mains du Révérend MBayen Alain Claude. Celui-ci qui refuse de s’en aller. Nous espérons que ces quelques jours de détention lui ont permis de saisir l’urgence de plier bagages », soulignent des  fidèles avec qui nous avons échangé.

Rappelons que c’est dimanche le 18 octobre 2015 que les trois pasteurs supra ont été interpellés à la suite d’une chaude empoignade à la Paroisse Sanaga de Beedi. Un conflit qui a entraîné la mise sous scellés de ladite paroisse. En dépit de la libération des trois pasteurs, le Consistoire Sanaga dont dépend la paroisse de Beedi réitère que le révérend Alain Claude Mbayen n’a plus la charge du troupeau. Le berger a été démis de ses fonctions par le Consistoire pour insubordination, faux et usage de faux, et esprit de révolte. Même si certaines brebis ne sont pas d’accord avec cette décision de la tutelle et veulent conserver leur guide, sous prétexte que c’est eux, paroissiens qui construit cette paroisse, et donc ont le droit de choisir leur pasteur.

© La Nouvelle Expression : Linda Mbiapa

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Cameroun – Epc Beedi : Inculpation de l'un des pasteurs interpellés

Cameroun – Epc Beedi : Inculpation de l’un des pasteurs interpellés
Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé | Photo d'illustration

Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé | Photo d’illustration

Renvoyé au tribunal pour trouble du culte, Alain Claude Mbayen entend éventer un complot.

Alain Claude Mbayen, l’un des trois pasteurs que la police a interpellés à Douala le dimanche 18 octobre 2015 à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc), est poursuivi seul par la justice. Libéré mercredi comme ses confrères après plusieurs jours de garde à vue (à la suite d’heurts entre paroissiens rivaux), il a déclaré à CT qu’il est poursuivi pour « troubles [d’un] culte ». « L’on m’accuse, se défend M. Mbayen, alors que je n’y suis pour rien… » Le parquet du tribunal de première instance de Ndokoti où il a comparu jeudi dernier ne l’entend pas de cette oreille.

Les parties devront être mieux fixées cependant en confrontant les faits aux arguments qui pleuvent déjà. Le pasteur Mbayen, tout autant accusé par l’Epc (tout au moins des dirigeants) qui ne le reconnaît plus comme guide des fidèles, entend démonter une machination. Qui tirerait sa source du refus de certains princes de son Eglise de le voir maintenu à Beedi comme l’ont demandé des paroissiens en décembre 2013. « Nous voulions qu’il continue les travaux de construction du temple lesquels n’avançaient qu’en raison de la confiance placée en lui par l’exécutant des travaux qui réclame plusieurs dizaines de millions F d’impayés. Sans parler des conflits fonciers… Au lieu de cela, il a été plutôt sanctionné », disent en chœur des paroissiens mécontents.

Le consistoire Sanaga auquel appartient la paroisse a rayé (février 2014) Alain Claude Mbayen de la liste de ses pasteurs et discourir sur les raisons jetterait l’opprobre sur la communauté, rétorque le révérend Dieudonné Bayilla, secrétaire exécutif de cette assemblée chrétienne. Si les ouailles fidèles au pasteur Mbayen jugent la procédure à la fois cavalière et illégale, l’exécutif local de l’Epc présente lui un procès-verbal du jugement « contradictoire et devant le peuple ». Où cependant, M. Mbayen récuse ses juges. Dès lors, pour certains, il fallait attendre que l’assemblée générale (annuelle) de l’Epc délibère après avoir été saisie par le pasteur sanctionné. Une décision de cette cour suprême des presbytériens a même demandé dès janvier 2014 que toutes les instances inférieures à elle se dessaisissent de cette affaire en attendant sa propre sanction.

L’extrait de cette instruction authentifié par le Sg de l’Epc circule entre les mains des parties. « Ce n’est pas pour autant que M. Mbayen peut se rendre justice. Il aurait dû quitter le presbytère en attendant », renchérit M. Bayilla. D’ailleurs, s’emportent les adversaires du pasteur expulsé et remplacé, le même Sg de l’Epc a demandé à l’administration la réouverture du temple de Beedi (scellé de juillet 2014 à août 2015, et à nouveau fermé la semaine dernière tout comme le presbytère, vidé de ses occupants qui y ont de multiples effets) et l’expulsion du révérend indésirable. Ce qui a aidé à la reprise des hostilités. Les pro-Mbayen voyant dans cette mesure, un « abus de pouvoir », une manière de contourner l’AG qui allait se déterminer « en toute justice » dès lors qu’elle serait « bien informée » par sa commission juridique saisie des accusations portées contre leur pasteur. Quoi qu’il en soit, le 19 novembre prochain, ils pourront, de surcroît, présenter cet argumentaire au juge. Et mieux encore, à la prochaine AG de l’Epc, en janvier 2016.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Baptiste KETCHATENG

CAMEROUN :: Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé :: CAMEROON

CAMEROUN :: Un des pasteurs interpellés à Epc Beedi inculpé :: CAMEROONRenvoyé au tribunal pour trouble du culte, Alain Claude Mbayen entend éventer un complot.

Alain Claude Mbayen, l’un des trois pasteurs que la police a interpellés à Douala le dimanche 18 octobre 2015 à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc), est poursuivi seul par la justice. Libéré mercredi comme ses confrères après plusieurs jours de garde à vue (à la suite d’heurts entre paroissiens rivaux), il a déclaré à CT qu’il est poursuivi pour « troubles [d’un] culte ». « L’on m’accuse, se défend M. Mbayen, alors que je n’y suis pour rien… » Le parquet du tribunal de première instance de Ndokoti où il a comparu jeudi dernier ne l’entend pas de cette oreille.

Les parties devront être mieux fixées cependant en confrontant les faits aux arguments qui pleuvent déjà. Le pasteur Mbayen, tout autant accusé par l’Epc (tout au moins des dirigeants) qui ne le reconnaît plus comme guide des fidèles, entend démonter une machination. Qui tirerait sa source du refus de certains princes de son Eglise de le voir maintenu à Beedi comme l’ont demandé des paroissiens en décembre 2013. « Nous voulions qu’il continue les travaux de construction du temple lesquels n’avançaient qu’en raison de la confiance placée en lui par l’exécutant des travaux qui réclame plusieurs dizaines de millions F d’impayés. Sans parler des conflits fonciers… Au lieu de cela, il a été plutôt sanctionné », disent en chœur des paroissiens mécontents.

Le consistoire Sanaga auquel appartient la paroisse a rayé (février 2014) Alain Claude Mbayen de la liste de ses pasteurs et discourir sur les raisons jetterait l’opprobre sur la communauté, rétorque le révérend Dieudonné Bayilla, secrétaire exécutif de cette assemblée chrétienne. Si les ouailles fidèles au pasteur Mbayen jugent la procédure à la fois cavalière et illégale, l’exécutif local de l’Epc présente lui un procès-verbal du jugement « contradictoire et devant le peuple ». Où cependant, M. Mbayen récuse ses juges. Dès lors, pour certains, il fallait attendre que l’assemblée générale (annuelle) de l’Epc délibère après avoir été saisie par le pasteur sanctionné. Une décision de cette cour suprême des presbytériens a même demandé dès janvier 2014 que toutes les instances inférieures à elle se dessaisissent de cette affaire en attendant sa propre sanction.

L’extrait de cette instruction authentifié par le Sg de l’Epc circule entre les mains des parties. « Ce n’est pas pour autant que M. Mbayen peut se rendre justice. Il aurait dû quitter le presbytère en attendant », renchérit M. Bayilla. D’ailleurs, s’emportent les adversaires du pasteur expulsé et remplacé, le même Sg de l’Epc a demandé à l’administration la réouverture du temple de Beedi (scellé de juillet 2014 à août 2015, et à nouveau fermé la semaine dernière tout comme le presbytère, vidé de ses occupants qui y ont de multiples effets) et l’expulsion du révérend indésirable. Ce qui a aidé à la reprise des hostilités. Les pro-Mbayen voyant dans cette mesure, un « abus de pouvoir », une manière de contourner l’AG qui allait se déterminer « en toute justice » dès lors qu’elle serait « bien informée » par sa commission juridique saisie des accusations portées contre leur pasteur. Quoi qu’il en soit, le 19 novembre prochain, ils pourront, de surcroît, présenter cet argumentaire au juge. Et mieux encore, à la prochaine AG de l’Epc, en janvier 2016.

© Cameroon Tribune : Jean Baptiste KETCHATENG

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Culte d'installation du pasteur James Lowe, originaire d'Angleterre, à Rouen

Le pasteur James Lowe a été installé officiellement en sa nouvelle paroisse ce dimanche après-midi dans le temple Saint-Eloi, lors d’un culte réunissant les autorités de l’église protestante unifiée, en présence d’Yvon Robert, maire de la ville, de l’archevêque Dominique Lebrun ainsi que les représentants du culte musulman.

La circonscription religieuse couvre l’arrondissement de Rouen (moins Elbeuf et ses abords), l’arrondissement de Dieppe plus Forges et Gournay, et dans l’Eure Fleury-sur-Andelle et Lyons-la-Forêt. Vaste secteur qui nécessite la présence de deux pasteurs, dont Zoltan Zalay. « J’ai un rôle plus œcuménique, de rencontre et de partage avec les gens », partage ce dernier, rejoint par James Lowe : « Mon travail liturgique est plus orienté vers le catéchisme, école biblique pour les jeunes ».

James Lowe, natif de Gloucester en Angleterre, a 46 ans. Marié à Ariane et papa de Peter et Samual, il arrive de la paroisse Vendée Ouest basée à La Roche-sur-Yon.

Professeur d’anglais durant dix-sept ans des écoles primaires aux supérieures, il étudie sa langue natale à Rennes et la théologie à Strasbourg puis Paris. Son éducation anglicane, son tempérament et son parcours personnel le conduisent naturellement vers le protestantisme. « J’ai une vision orthodoxe de la foi et des écritures, elle est ouverte et sensible aux grands courants de pensée et d’art qui traversent la société humaine, particulièrement la littérature ou les réflexions de Shakespeare, Dostoïevski, Dickens valent parfois celles de la Bible sans toutefois l’égaler en espérance et originalité ». Plus éclectiques, ses goûts musicaux l’emmènent de Bach et Debussy jusqu’aux groupes post-punk en passant par Brel.

Travailler avec les associations locales

Son arrivée à Rouen a été motivée par plusieurs points. « J’ai aimé le projet de vie proposé tant cultuel que culturel. Ma femme a retrouvé un poste dans la fonction territoriale et mes enfants une bonne école. Quant à la ville elle-même, elle m’a séduit par son mélange de modernité industrielle en périphérie, et d’architecture historique dans ses vieux quartiers centraux ». Sa mission pour la paroisse : « Soutenir les plus faibles, travailler avec les associations comme l’Entraide Protestante et la Cimade qui aide les réfugiés. »

Un nouveau pasteur pour l'église évangélique protestante d'Anzin

Mathieu Lemaire, 42 ans, est le nouveau pasteur de l’église évangélique protestante d’Anzin. Le Bourguignon, marié et père de trois enfants, a passé les dix-sept dernières années à Cambrai. Il arrive au temple d’Anzin pour évangéliser et ouvrir l’église sur l’extérieur.

Peut-être avez-vous déjà remarqué cette façade le long de l’avenue Anatole-France. Cet ensemble de deux maisons aux façades ornées de branche d’arbre coincé, en retrait, entre un agent d’assurance et une maison particulière. Jusque récemment, les stores étaient tirés. Mais, depuis l’arrivée de Mathieu Lemaire en septembre, ils sont désormais levés. Un signe. De l’ouverture sur l’extérieur et d’un ministère d’évangélisation.

Mathieu Lemaire a grandi en Bourgogne «  dans une famille chrétienne  ». L’église évangélique en l’occurrence. Jusqu’à l’âge de 18 ans, il ne s’est jamais vraiment intéressé à la religion. Jusqu’à ce jour où il a «  demandé à Dieu de se révéler. Je lui ai dit que je voulais le rencontrer ce jour-là sinon c’était trop tard  ». Et ce jour-là, justement, «  j’ai fait une rencontre forte et brutale. J’ai connu un changement profond  ». Le jeune homme «  découvre l’amour de Dieu, du pardon. J’ai reçu comme une paix et un appel à servir Dieu  ».

Six mois plus tard, il est baptisé (par immersion) et quelque temps plus tard, il débute une formation théologique de quatre ans dans une école internationale, en Belgique. Lors de son service militaire en Allemagne comme assistant d’aumônier protestant, il se lie d’amitié avec Jacques Roffidal, «  le fils du pasteur Henri Roffidal, une figure des baptistes dans le Nord, un des pasteurs de Cambrai  » (il fut aussi principal du collège de Bouchain). Durant deux ans, le jeune pasteur exerce à Paris avant de rejoindre Cambrai où il est resté dix-sept ans. Il continue d’y célébrer les offices un dimanche sur deux. Du coup, à Anzin, c’est l’ancien pasteur, Guy Mahieu, qui officie tous les quinze jours.

Le papa de trois enfants, marié, a été appelé par la communauté d’Anzin «  pour ouvrir l’église sur l’extérieur  », dixit Annick-Paule Blondel. «  Notre église n’est pas connue même de la mairie et des élus. Ces dernières années, l’église s’est un peu refermée sur elle-même. Elle doit s’ouvrir  », constate la présidente. C’est le travail qui attend le pasteur.


Mgr Georges Pontier : « Nous sommes des pasteurs, non des administrateurs de la loi »

Mgr Georges Pontier vient de participer au synode sur la famille.

Quel est l’axe fort du rapport final du synode sur la famille voté au terme de trois semaines de discussions ?

Mgr Georges Pontier : C’est la conviction que Dieu accompagne toute personne, quelle que soit sa situation, sur un chemin de conversion et de bonheur. Sa miséricorde le pousse à cela. Et nous avons à acquérir cette même pédagogie de Dieu qui nous rattrape toujours pour nous faire sentir que, par sa miséricorde, nous pouvons toujours avancer. Il a choisi ce moyen, et non le rappel de la loi ou le châtiment. Aussi sommes-nous passés d’un langage qui pense toucher les personnes en pointant sous forme de reproche la loi non respectée ou non vécue, à un langage qui veut les émerveiller en leur faisant sentir l’amour de Dieu pour nous. Et, étant touchés par cet amour, qu’ils puissent retrouver le chemin de la loi, si l’on veut, de la plénitude. Non pas que nous oubliions le projet de Dieu mais, pour qu’il soit accessible, audible, y compris à ceux qui peuvent se sentir loin ou rejetés, il faut passer par la miséricorde.

Sortir de la logique du permis-défendu donc…

Mgr G. P. : Oui, pour un langage de la croissance, de la progression. L’Église est mère et enseignante, l’un ne va pas sans l’autre, mais elle commence par être mère, celle qui va consoler, panser les blessures. Et c’est parce qu’elle est mère qu’elle peut devenir enseignante. Nous commençons par marcher avec les personnes, pour que cette présence maternelle permette de comprendre que l’Église, lorsqu’elle rappelle le bien et le mal, le fait non par désir de contrôler les consciences, mais par bonté. C’est une petite révolution. Alors que nous célébrons le cinquantième anniversaire de Vatican II, nous retrouvons ce même regard d’amour, de compréhension, de tendresse que le concile porte sur le monde, sans pour autant éliminer la différence entre le bien et le mal.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

Mgr G. P. : D’abord en amont, par la formation des enfants et des jeunes. Il ne faut pas les laisser dans le brouillard mais les ouvrir à un chemin juste pour eux dans leur vie affective, relationnelle, sexuelle, leur proposer le trésor du message de l’Église.

Ensuite avec les personnes en difficulté avec les règles de l’Église, ne pas en rester à leur situation irrégulière, mais discerner, avec elles, quel chemin elles peuvent parcourir dans cette situation. Et c’est cet accompagnement personnel, dans la durée, sous la responsabilité de l’évêque, qui peut ouvrir des chemins, jusque-là non envisageables.

Par exemple, aller jusqu’au baptême de quelqu’un qui, ayant découvert la foi dans un second mariage, fait un chemin spirituel. Nous reconnaissons que l’Esprit Saint est venu le chercher dans cette situation et demandons : peut-on résister à l’Esprit Saint ? Mon intervention devant les pères synodaux portait sur cette proposition que j’ai soutenue avec d’autres et qui a été votée.

> À lire : Le Synode sur la famille ouvre la voie au « discernement » pour les divorcés remariés

Le rapport final du synode sur la famille ne tranche toutefois pas sur l’accès aux sacrements des divorcés remariés…

Mgr G. P. : Oui, car il ne s’agit pas de dire : les divorcés remariés peuvent-ils faire ceci ou cela ? Mais tel divorcé remarié, accompagné, s’ouvre de son chemin, et dans celui-ci, il est donné à l’évêque la responsabilité pastorale de chercher, non pas la régularisation d’une situation, mais le bien spirituel des personnes. Et ce bien spirituel pourra conduire, dans certains cas, à un rapport à la sacramentalisation différent de celui qui est aujourd’hui la règle.

Il ne s’agit pas de penser que la solution est dans un changement de règle. Car celui-ci nous maintiendrait dans la logique du permis défendu. Si on ne fait que changer la loi, on ne change pas le rapport au Christ. Or ce qui est en question, c’est la progression spirituelle. Nous avons plutôt opté pour un accompagnement personnel, affirmant qu’il y a un chemin spirituel ouvert pour tous. Et celui-ci peut conduire à des solutions particulières car chaque chemin est particulier. Ce qui est sûr, c’est que nous, évêques, sur ce sujet, ne sommes plus des administrateurs d’une loi, mais des pasteurs de personnes, avec des cas individuels.

Comment éviter de tomber dans un certain relativisme ?

Mgr G. P. : Par la formation de la conscience individuelle. C’est une ligne de crête étroite et c’est pour cela que l’accompagnement personnel est important. Il y aura un chemin de discernement que nous n’avons pas encore défini. Nous avons aussi élargi les possibilités de participation à la vie de l’Église pour les divorcés remariés pour lesquels il ne sera pas possible d’ouvrir la voie vers l’eucharistie ou la réconciliation : proclamer la parole de Dieu dans la liturgie, être catéchiste…

Et que dites-vous à ceux qui sont restés fidèles à leur premier mariage ?

Mgr G. P. : Nous avons aussi beaucoup parlé dans ce document de tous les couples qui marchent. Nous les appelons à s’engager dans l’évangélisation des familles par leur témoignage. Et nous avons également une attention pour les personnes qui, après un divorce, demeurent dans le lien sacramentel qu’ils ont promis et ne se remarient pas. C’est une très belle manière de rendre témoignage à la fidélité de Dieu. Nous demandons aux paroisses de les accompagner mieux que nous le faisions jusqu’à présent. Nous voulons soutenir ceux qui ont fait ce choix de foi profond qui est un appel particulier.

L'Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l'Institut Pasteur Algérie

ALGER – L’Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l’Institut Pasteur Algérie, dans le cadre du “raffermissement” de la coopération entre les deux établissements, indique samedi le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

Cette décision a été prise à l’occasion des entretiens qui ont réuni le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, avec MM. Christian Brechot et Marc Jouan, respectivement directeur général de l’Institut Pasteur Paris et directeur international du réseau international des instituts Pasteur.

Ainsi, les deux parties ont convenu de “mettre en place un programme soutenu de développement du partenariat à l’effet de hisser les capacités de l’institut Pasteur Algérie à un niveau lui permettant de retrouver sa place en tant que plus ancien au monde après celui de Paris, sachant que le réseau mondial compte 33 instituts Pasteur répartis sur 28 pays”.

A cet effet, “il a été décidé de redynamiser les rencontres scientifiques impliquant l’institut Pasteur Algérie, qui abritera, en 2017, la réunion du réseau international des instituts Pasteurs, et de mettre en place une stratégie de développement des capacités scientifiques de l’institut Pasteur Algérie, basée sur des programmes de recherche et de formation”, relève la même source.

Dans le même cadre, l’Institut Pasteur Paris “apportera son expertise et son savoir faire au développement des capacités industrielles de l’Institut Pasteur Algérie dont les activités sont en cours de filialisation”, souligne-t-on.

Par ailleurs, les premières journées algéro-françaises sur la santé auront lieu les 02 et 03 décembre prochain à Alger, a-t-on annoncé en marge de l’audience accordée par M. Boudiaf à l’ambassadeur de France en Algérie Bernard Emié.

Les deux parties ont abordé, à cet égard, l’état des préparatifs de l’organisation de ces journées qui porteront sur tous les secteurs d’activité comme le médicament, les équipements, les services médicaux, la formation et l’ingénierie hospitalière.

D’autre part, et dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, M. Boudiaf a évoqué avec l’ambassadeur français l’état d’avancement de la réalisation de l’usine de production de médicament de Sidi Abdallah qui sera la plus importante en Afrique et qui sera inaugurée en février prochain, selon la même source.

M. Emié a fait part, à cette occasion, de “la volonté d’un autre grand laboratoire français d’investir en Algérie dans le domaine de la production de médicaments à usage de la médecine humaine”, ajoute la même source.

L'Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l'Institut Pasteur Algérie (ministère de …

L’Institut Pasteur Paris accompagnera le développement de l’Institut Pasteur Algérie, dans le cadre du “raffermissement” de la coopération entre les deux établissements, indique samedi le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

Cette décision a été prise à l’occasion des entretiens qui ont réuni le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, avec MM. Christian Brechot et Marc Jouan, respectivement directeur général de l’Institut Pasteur Paris et directeur international du réseau international des instituts Pasteur.

Ainsi, les deux parties ont convenu de “mettre en place un programme soutenu de développement du partenariat à l’effet de hisser les capacités de l’institut Pasteur Algérie à un niveau lui permettant de retrouver sa place en tant que plus ancien au monde après celui de Paris, sachant que le réseau mondial compte 33 instituts Pasteur répartis sur 28 pays”.

A cet effet, “il a été décidé de redynamiser les rencontres scientifiques impliquant l’institut Pasteur Algérie, qui abritera, en 2017, la réunion du réseau international des instituts Pasteurs, et de mettre en place une stratégie de développement des capacités scientifiques de l’institut Pasteur Algérie, basée sur des programmes de recherche et de formation”, relève la même source.

Dans le même cadre, l’Institut Pasteur Paris “apportera son expertise et son savoir faire au développement des capacités industrielles de l’Institut Pasteur Algérie dont les activités sont en cours de filialisation”, souligne-t-on.

Par ailleurs, les premières journées algéro-françaises sur la santé auront lieu les 02 et 03 décembre prochain à Alger, a-t-on annoncé en marge de l’audience accordée par M. Boudiaf à l’ambassadeur de France en Algérie Bernard Emié.

Les deux parties ont abordé, à cet égard, l’état des préparatifs de l’organisation de ces journées qui porteront sur tous les secteurs d’activité comme le médicament, les équipements, les services médicaux, la formation et l’ingénierie hospitalière.

D’autre part, et dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, M. Boudiaf a évoqué avec l’ambassadeur français l’état d’avancement de la réalisation de l’usine de production de médicament de Sidi Abdallah qui sera la plus importante en Afrique et qui sera inaugurée en février prochain, selon la même source.

M. Emié a fait part, à cette occasion, de “la volonté d’un autre grand laboratoire français d’investir en Algérie dans le domaine de la production de médicaments à usage de la médecine humaine”, ajoute la même source.

APS

Le massacre des pasteurs par les hommes de hommes de OUATTARA

L’Archevêque KASSY d’Azito révèle le massacre des pasteurs et la destruction des églises par les hommes de OUATTARA pendant la crise post électorale.

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17 Pasteurs ont perdu la vie pendant la crise, 477 églises ont été pillées ou détruites

Fondateur de la Mission évangélique de la délivrance des âmes, Bishop Kassi d’Azito préside aujourd’hui aux destinées de la Commission protestante évangélique tout comme il est le porte-parole des églises protestantes évangéliques de Côte d’Ivoire. A ce titre, il a entrepris de mettre de l’ordre dans cette famille depuis 2011 en initiant de grandes reformes. Pour la première fois, l’homme de Dieu a décidé de s’ouvrir à la presse pour partager sa vision.

L’inter : Bishop, pouvez-vous nous présenter la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire ; et nous dire comment vous en êtes devenu le président ?
Bishop Kassi d’Azito : – La Commission Protestante Évangélique est aujourd’hui l’institution évangélique la plus puissante de Côte d’Ivoire pour la simple raison qu’elle renferme plus de 50 Fédérations et Églises Protestantes Évangéliques. C’est la seule instance de décision des Protestants Evangéliques de Côte d’Ivoire pour la simple raison qu’elle fonctionne par mode de vote comme à l’Assemblée nationale pour l’adoption des textes et projets engageant tout le monde Évangélique. Aujourd’hui, je suis à la tête des églises Protestantes Évangéliques par la volonté de mes pairs. Après la crise post-électorale, les présidents de Fédérations et Églises, et non des moindres, ont décidé, le 21 juin 2011, que je parle en leurs noms devant les nouvelles autorités du pays. Le Pasteur Kpangui Bernard du CNEPECI fut le premier à me désigner comme Porte-parole, suivi de l’Apôtre Yao Bio sans oublier les Révérends Traoré Sidiki, Michel Vako, Bollou Camille qui ont, tous, décidé de mon choix à un moment où l’église était déboussolée. Vu la souffrance des hommes de Dieu et le nombre d’églises fermées pendant la crise, je n’ai pu me soustraire. Je me suis mis à l’ouvrage pour faire renaître l’église protestante évangélique de Côte d’Ivoire qui était discréditée aux yeux de tous. Grâce au travail abattu avec l’aide de tous, les pasteurs ont repris confiance, ils peuvent organiser leurs veillées en toute quiétude.

Les églises protestantes évangéliques ont été accusées, à tort ou à raison, d’avoir une grande responsabilité dans la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire à travers de fausses prophéties.

Qu’est-ce que vous faites pour redorer leur blason ?
– Vous savez j’ai hérité d’une église malade, des pasteurs avaient tout perdu. Notre chaîne de radio « Fréquence vie » a été visitée par des hommes en armes, 17 Pasteurs ont perdu la vie pendant la crise, 477 églises ont été pillées ou détruites, certains pasteurs étaient victimes de représailles pour leur soutien au régime Gbagbo. Sans se voiler la face, il faut dire qu’environ 90% des évangéliques ont apporté leur soutien à l’ancien Chef de l’État qui est lui-même évangélique. Dès ma nomination, nous avons commencé par sécuriser les églises, encouragé les pasteurs, faire rentrer ceux qui étaient en exil au Ghana et faire libérer ceux qui avaient été arrêtés abusivement. Pour éviter que des pasteurs aillent mendier au palais présidentiel en s’adonnant aux fausses prophéties, nous avons entrepris d’assainir le milieu.

Que faites-vous concrètement pour assainir le milieu des évangéliques ?
– Nous avons lancé un programme d’identification des pasteurs. Nous sommes dans un milieu où l’on ne sait qui est qui et qui fait quoi. De simples chômeurs chroniques (sans vocation) s’auto-proclament pasteur ; et ce sont ces individus qui jettent le discrédit sur toute la corporation en escroquant et abusant des fidèles. Aujourd’hui, dans le seul district d’Abidjan, c’est près de 7.000 pasteurs qui ont été officiellement identifiés. Le 02 mars 2013, nous avons démarré la remise des cartes d’identification pastorale. C’est la carte officielle des pasteurs de Côte d’Ivoire reconnue par les autorités compétentes. Nous sommes en train d’établir un programme pour atteindre les 30 régions et installer des gouverneurs par région, des commissaires par département et des délégués par ville. Histoire de quadriller le pays. Nous ne voulons plus voir un groupuscule de personnes décider au nom des pasteurs, mais donner le pouvoir aux pasteurs qui sont les gardiens de la grande famille protestante Évangélique. Notre objectif est d’atteindre, d’ici 2014, le taux de 10.000 Pasteurs. Nous avons de grands projets pour les pasteurs, car nous avons compris que la raison de toutes les divisions et palabres dans la famille protestante évangélique est la pauvreté. L’Église doit jouer un rôle de développement dans le pays. Mais pour y parvenir, il faut passer par l’identification. certains pasteurs étaient victimes de représailles pour leur soutien au régime Gbagbo. Sans se voiler la face, il faut dire qu’environ 90% des évangéliques ont apporté leur soutien à l’ancien Chef de l’État qui est lui-même évangélique. 7000 pasteurs identifiés. Je suis heureux de constater que les pasteurs se reconnaissent dans le travail accompli par la Commission Protestante Évangélique qui regorge en son sein 51 fédérations et organisations.

Bishop, vous êtes donc incontournable en Côte d’Ivoire ; et c’est à juste titre que l’on vous accuse d’être à l’origine du débarquement de l’ex Dg des Cultes, Diaby Dao Aminata ?
– Non, je n’ai pas ce pouvoir qu’on me prête. En ma qualité de Porte-parole des Evangéliques, j’ai posé des préoccupations et condamné le rapatriement d’un pasteur de la Terre Sainte. Nous avons copie du décret portant création de la Direction des Cultes. Quand la Direction générale des Cultes s’érige en organisateur du pèlerinage tandis que le décret fait mention de superviser l’organisation, il y a problème. L’Etat ne peut être donateur, bénéficiaire et contrôleur. Les religieux ne sont pas des ignorants. Nous avons parmi nous des juristes et économistes pasteurs avec qui je travaille. L’on doit avoir un dialogue franc et milité pour la transparence totale. La bonne gouvernance est le projet phare du Président de la République et pour atteindre un Etat émergent à l’horizon 2020, nous devons absolument lutter contre la corruption dans les services publics. Notre rôle en tant qu’homme de Dieu est de dénoncer le faux et proclamer la vérité. Il faut absolument un débat franc sur le pèlerinage, vous remarquerez que tous les DG des Cultes qui ont voulu jouer avec l’organisation du pèlerinage en Israël sont tombés. L’on ne peut choisir la date de notre pèlerinage qui est sacré sans nous consulter, c’est scandaleux. Nous existons et représentons 07 millions de fidèles. C’est quand même un poids important avec lequel il ne faut pas badiner. Et ça, madame Dao ne l’a pas compris.

http://re.ivoire-blog.com/archive/2015/10/20/le-massacre-des-pasteurs-par-les-hommes-de-hommes-de-ouattar-464127.html#zO6kR4ZpST59ymsT.99

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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Couteaux sous l'autel: Trois pasteurs gardés à vue à la police

Bikaï Robert Cyrille, Bayem Alain Claude et Kong Jean-Pierre, tous pasteurs, se sont livrés à une violente bagarre à l’Eglise,  pour le contrôle d’une paroisse.

Les locaux de la Division régionale de la Police judiciaire du Littoral (Drpjl) sise à Bonanjo Douala a reçu plus de visites que d’habitude lundi le 19 octobre 2015. Des visiteurs pour la majorité des pasteurs et chrétiens de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (Epc). Debout ou assis à même le sol, ces derniers avaient la mine abattue. Dès les premières heures du matin et ce jusqu’à 13h, alors que nous allions sous presse, ils étaient encore dans les locaux de la Pj, qui pour apporter des vêtements ou à manger aux pasteurs détenus, qui pour apporter leur soutien moral via des prières. Difficile d’échanger avec les hommes d’église interpellés ni même les éléments de la Pj. Toutes nos tentatives ont échoué. A chaque fois, nous étions heurtés à une barrière de commissaires subitement muets. Quelques-uns qui ont osé s’exprimer sous cape ont avancé: «nous ne pouvons pas  satisfaire vos attentes madame ni nous prononcer sur cette affaire très compliquée. D’ailleurs même vous, vous ne parviendriez pas à comprendre les tenants et les aboutissants de ce conflit. Chacun des trois pasteurs donne sa version des faits. C’est très compliqué. Les détenus sont à la disposition du Préfet».

Toutefois, à la Paroisse Beedi de l’Epc à Douala 5ème, des informations collectées révèlent que Bikaï Robert Cyrille, Bayem Alain Claude et Kong Jean-Pierre ont été interpellés à la suite de vives échauffourées dimanche dernier. Et surtout parce qu’ils détiennent chacun une pièce identique d’affectation à la Paroisse de Beedi, Consistoire Sanaga. Un document signé de la même autorité et qui prête à confusion. De plus, « à cause de ça, ils ont bagarré dimanche au point de mettre la paroisse sens dessus dessous. Ces bergers se discutent l’administration de la paroisse qui appartient au Consistoire de Sanaga, laquelle a, depuis l’an 2014, retiré la gestion de la paroisse aux mains du Révérend Bayem Alain Claude. Celui-ci refuse de s’en aller et s’en prend aux autres pasteurs nouvellement désignés », font savoir des fidèles qui ajoutent : « voilà ce qui a poussé ces hommes à en venir aux mains. Le culte de dimanche n’a donc pas eu lieu. L’altercation a été vive au point où il a fallu l’intervention des forces de maintien de l’ordre. Et par conséquent, l’arrestation des différentes parties suivant les instructions du Préfet du Département du Wouri et la mise sous scellées de la paroisse».

Récidive

Ce n’est pas la première fois que cette paroisse Beedi du Consistoire Sanaga est mise sous scellées. «C’est la énième fois que les autorités ordonnent la fermeture de notre lieu de culte. Malheureusement, rien n’est fait pour ramener l’ordre et la paix. Au contraire, les pasteurs divisent les chrétiens en leur faisant signer des pétitions pour marquer leur décision de partir du consistoire Sanaga pour un autre», fulminent de colère des ouailles. Ils nous informent de ce que dimanche le 13 juillet 2014, cette même Eglise presbytérienne du Cameroun paroisse de Beedi dans l’arrondissement de Douala V, avait été scellée. A l’origine cette fois-là : des échauffourées entre chrétiens de cette paroisse et ceux d’une autre. « En fait, le motif du différent est le même, que ce soit l’an dernier ou cette année. Tout a commencé dès l’installation du révérend Alain Claude Bayem, nommé par le consistoire Sanaga dont dépend la paroisse de Beedi et qui a été démis de ses fonctions par ledit consistoire pour cause d’insubordination, faux et usage de faux et esprit de révolte. Mais il refuse de plier bagages », certifient des chrétiens qui réclament un retour à la paix. En attendant la décision finale de la hiérarchie de l’Epc sur ce sujet qui fait polémique même au sein de l’église toute entière, les portes de la paroisse de Beedi restent scellées par les autorités administratives de l’arrondissement de Douala V.

Linda Mbiapa (Stagiaire)

Douala: trois pasteurs presbytériens à la PJ

Douala: trois pasteurs presbytériens à la PJ

Par Journalducameroun.com avec Cameroon Tribune – 20/10/2015

En conflit sur la direction de la paroisse Epc-Beedi, ces révérends ont été interpellés par la police pour trouble à l’ordre public. Le temple paroissial a été maintenu sous scellés

Dimanche 18 octobre 2015, la police a dû interpeller trois pasteurs à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc). Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkom d’un côté et Robert Cyrille Bikaï que reconnaît l’Epc, de l’autre, sont donc gardés à vue à la police judiciaire.

Sur décision de l’autorité administrative, le temple paroissial a été maintenu sous scellés. Les trois ministres du culte doivent répondre aux questions des enquêteurs au sujet de «troubles à l’ordre public» dont ils se seraient rendus coupables ce dimanche-là, en tentant de prendre le contrôle des lieux. La communauté locale des croyants de cette chapelle religieuse a, en effet, assisté à une chaude empoignade entre deux groupes rivaux. Pour l’instant, c’est le seul reproche qui est mis à leur charge, précise une source proche de l’enquête.

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L’affaire tire sa source d’un conflit vieux de deux ans, entre Alain Claude Mbayen le pasteur d’alors, des paroissiens de Beedi et le consistoire Sanaga. Selon des sources proches de M. Mbayen, il y a déjà quelque temps, certains fidèles ont demandé que leur pasteur soit maintenu dans leur paroisse afin d’achever des constructions. Mais le consistoire aurait préféré le voir partir. De surcroît, le pasteur a même été rayé des effectifs des bergers de l’Epc en février 2014… En riposte, le révérend défroqué de force et quelques-unes de ses ouailles sont entrés en dissidence, réclamant un droit à choisir leur pasteur et même à quitter le synode. A tel point que le temple sera scellé de juillet 2014 à août 2015.

«L’église leur reconnaît le droit de partir mais le problème, regrette Paul Calvin Nonyou, modérateur du consistoire Sanaga, c’est que M. Mbayen occupe le presbytère. Après avoir migré à Ndogbong, il est revenu dimanche, en compagnie du pasteur d’un autre synode (qui serait M. Nkom) et de gens de son groupe perturber la sainte Cène». Au-delà des poursuites que le procureur peut ouvrir, une autre plainte (pour vol du matériel de culte) contre le pasteur déchu et compagnie achève d’alimenter le conflit.

CAMEROUN :: Epc-Beedi : trois pasteurs à la PJ :: CAMEROON

CAMEROUN :: Epc-Beedi : trois pasteurs à la PJ :: CAMEROONCes révérends en conflit sur la direction d’une paroisse ont été interpellés pour trouble à l’ordre public.

Ce dimanche 18 octobre 2015, la police a dû interpeller trois pasteurs à la paroisse de Beedi de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc). Alain Claude Mbayen et Jean-Pierre Nkom d’un côté et Robert Cyrille Bikaï que reconnaît l’Epc, de l’autre, sont donc gardés à vue à la police judiciaire. Sur décision de l’autorité administrative, le temple paroissial a été maintenu sous scellés. Les trois ministres du culte doivent répondre aux questions des enquêteurs au sujet de « troubles à l’ordre public » dont ils se seraient rendus coupables ce dimanche-là, en tentant de prendre le contrôle des lieux.  La communauté locale des croyants de cette chapelle religieuse a, en effet, assisté à une chaude empoignade entre deux groupes rivaux. Pour l’instant, c’est le seul reproche qui est mis à leur charge, précise une source proche de l’enquête.

L’affaire tire sa source d’un conflit vieux de deux ans, entre Alain Claude Mbayen le pasteur d’alors, des paroissiens de Beedi et le consistoire Sanaga. Selon des sources proches de M. Mbayen, il y a déjà quelque temps, certains fidèles ont demandé que leur pasteur soit maintenu dans leur paroisse afin d’achever des constructions. Mais le consistoire aurait préféré le voir partir. De surcroît, le pasteur a même été rayé des effectifs des bergers de l’Epc en février 2014… En riposte, le révérend défroqué de force et quelques-unes de ses ouailles sont entrés en dissidence, réclamant un droit à choisir leur pasteur et même à quitter le synode. A tel point que le temple sera scellé de juillet 2014 à août 2015.

« L’église leur reconnaît le droit de partir mais le problème, regrette Paul Calvin Nonyou, modérateur du consistoire Sanaga, c’est que M. Mbayen occupe le presbytère. Après avoir migré à Ndogbong, il est revenu dimanche, en compagnie du pasteur d’un autre synode (qui serait M. Nkom) et de gens de son groupe perturber la sainte Cène ». Au-delà des poursuites que le procureur peut ouvrir, une autre plainte (pour vol du matériel de culte) contre le pasteur déchu et compagnie achève d’alimenter le conflit.

© Cameroon Tribune : Jean Baptiste KETCHATENG

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Sylvie Richard, 1re pasteure de Tournai

L’Église protestante de Tournai est une des plus anciennes de Belgique. Mais c’est la première fois qu’elle est dirigée par une femme.

En fonction depuis le mois d’août, Sylvie Richard sera officiellement installée pasteure ce dimanche 18 octobre, à 15 h, dans le temple des maisons romanes. Un culte classique avec une liturgie de l’installation.

Ordonnée à la fin des années 1990, elle s’était d’abord formée à l’éducation de la petite enfance avant de s’inscrire à la Fac de théologie de Montpellier.

«J&rsquo …

Le fils de Friedrich Dürrenmatt est pasteur à Genève

«Le monde a fait de moi une putain; je veux faire du monde un bordel.» La phrase qui claque et le ton qui persifle, c’est la marque de fabrique de l’auteur bernois Friedrich Dürrenmatt. Un documentaire qui sort mercredi prochain au cinéma, Dürrenmatt, rend hommage à l’enfant terrible des lettres alémaniques. Nous avons rencontré son fils Peter, qui a exercé la profession de pasteur dans le canton de Genève pendant une trentaine d’années. Jeune retraité, il nous accueille dans son salon à Bernex, et évoque les souvenirs lumineux qu’il garde de son père.

Comment était-ce de grandir avec Friedrich Dürrenmatt, un auteur de théâtre reconnu de son temps?

– C’était un privilège. Imaginez vivre avec une encyclopédie vivante, mais sans le côté uniquement cérébral que pourrait avoir un professeur. Mon père était un créateur et regorgeait d’enthousiasme, notamment dans les discussions avec ma mère (ndlr: elle-même comédienne). Il y avait souvent des comédiens, des auteurs, des intellectuels à la maison. J’ai toujours suivi avec intérêt ces débats passionnés. Je ne participais pas, j’étais encore enfant, mais je traînais dans les parages et me rendant utile, en servant le café par exemple.

Comment devient-on pasteur, lorsqu’on a un père qui se moque de l’Eglise?

– Pour moi, ça s’est passé sans encombre. A 14 ans, je savais que c’était ma vocation. J’avais un ami, fils de pasteur, avec qui on discutait beaucoup de philosophique. Quand j’ai annoncé à mon père que je voulais étudier la théologie, il m’a dit: «Tu fais ce que tu veux, mais tu termines d’abord une maturité scientifique.» Il ne m’a jamais reproché mon choix, même s’il aimait dire qu’il était coincé entre deux pasteurs, à savoir son père et son fils… De toute manière, il critiquait surtout l’Eglise et ses dogmes, plus que le christianisme lui-même.

Dans le documentaire, vous déclarez ne jamais avoir pu parler de théologie avec votre père. Vraiment?

– La seule fois où nous avons débattu du sujet, il avait déjà 60 ans et je lui parlais de mes études de théologie à Genève. C’était un beau moment. Bon, il a tout de même fait un infarctus dans la nuit, à 4 h du matin…

Dürrenmatt fantasmait que son cercueil soit rempli de salade de pomme de terre et de cervelas, apprend-on dans le film… Vous souvenez-vous de son amour pour la bonne chère?

– Il a été diabétique à 20 ans. Du coup, il n’avait pas droit à beaucoup de choses. C’était salade et viande midi et soir, jamais de féculent. Alors il imaginait volontiers des plaisirs de table imaginaires….

Y a-t-il un rapport, selon vous entre, l’artiste et le religieux?

– De manière générale, je trouve positif l’apport des jeunes pasteurs actuels, femmes et hommes, qui investissent d’autres lieux et d’autres activités que les seules paroisses traditionnelles. A Genève, je pense à l’espace solidaire au temple des Pâquis ou à Saint-Pierre, qui organise entre autres des activités culturelles. Du côté catholique, le pape François apporte un nouveau souffle. En Argentine, faire des bidonvilles une priorité par rapport aux fastes des grandes cathédrales, c’est époustouflant. Son discours contre la mafia l’est également. Il montre qu’il faut croire à quelque chose de différent pour oser l’entreprendre. C’est ce principe, cette foi en un monde différent, l’acceptation de l’ouverture et du changement, que l’on retrouve également chez les artistes. Et chez les politiciens.

«La visite de la vieille dame» mise en scène par Omar Porras a eu beaucoup de succès. L’avez-vous appréciée?

– J’ai trouvé cette version fabuleuse! Lors de sa création (ndlr: en 1993), la pièce a également été montée à Zurich dans le cadre d’un hommage à Dürrenmatt. Or, cette mise en scène, tout officielle qu’elle soit, était tellement fade comparée à celle d’Omar Porras… (TDG)

(Créé: 15.10.2015, 20h13)