Monthly Archives: March 2015

Après l’affaire ”un pasteur couche avec 12 de ses fidèles”: Des sœurs en Christ brisent le silence

Mais, et si le plus surprenant était ailleurs ? Dans l’air de l’affaire ‘’un pasteur couche avec 12 de ses fidèles’’ à Gonzagueville, des ‘’sœurs en Christ’’ ont accepté de livrer leur lecture des faits. Ediffiant !

C’est arrivé comme à la fin d’un film – Western. Mais ce n’est pas du cinéma. Le mercredi 24 février 2015, après des années de secrètes chevauchées intrajambaires aux vertus qu’il dit ‘’curatives’’ sur des ‘’sœurs en Christ’’ de son église sise à Gonzagueville, le prophète P.L est tombé. Et, en perdant son masque, le vrai visage du sémillant homme de Dieu congolais est apparu au grand jour : celui d’un manipulateur doublé d’un prédateur sexuel qui ne connait pas de limite.

Les responsables de la chute de l’homme de Dieu ? Une douzaine parmi la multitude des ‘’sœurs en Christ’’ (jeunes filles, femmes mariées ou même enceintes), que l’homme aurait passées au feu ‘’purificateur’’ de sa libido ‘’divinisée’’. Cette douzaine ‘’d’indignées’’ a donc porté le drap souillé sur la place publique. Au commissariat du 24ème Arrondissement. Là-bas, déféré le vendredi 27 février 2015 devant le parquet (Plateau), le prophète P.L, est poursuivi pour abus de faiblesse et attentat à la pudeur, apprend-on. Mais ici, de Port Bouët à Treichville, en passant par Vridi-Canal, Koumassi et même Marcory, des ‘’sœurs en Christ’’ (des églises d’obédience protestante ou évangélique), ont une vision bien plus ‘’spirituelle’’ de la situation. Et, surtout, une lecture tout aussi particulière des faits que nous leur exposons sur la table de cette interrogation : « En tant que femme, que pensez-vous des scandales sexuels qui secouent les églises avec, toujours, des femmes même de l’église qui se laissent aller à coucher avec le pasteur ?» 

Si quatre de la quinzaine de ‘’sœurs en Christ’’ interrogées ont estimé, avec des mots choisis, que « c’est vraiment désolant pour le corps du Christ », la grosse surprise viendra de l’écrasante majorité. Comme si elles s’étaient concertées avant, Annick, Barbara, Jackie, Opportune, Sylvie, Nadège (des prénoms d’emprunt, Ndlr)… se feront le devoir de nous entraîner dans les dédales des enseignements de la Bible. Sans s’arrêter de longer les quatre murs de leur foi : lacheté féminine, grandeur et décadence des hommes de Dieu, fatalité de l’hypocrisie et surtout ‘’petitesse’’ incurable des gens de peu de foi. Dans leurs interventions fines et tendues comme la corde d’un arc qui ne serait pas celui de Cupidon, mais plutôt celui d’Ulysse contre les ‘’mécréants’’, c’est au criblage en règle de ces « femmes à scandales, véritables plaies des églises » qu’elles se sont livrées.

 

L’épreuve des saints

Annick, la trentaine passée, fidèle chrétienne résidant à Port- Bouet, est la première à dégainer : « Vous savez, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour empêcher l’Homme de démeurer dans le jardin d’Eden, on sait comment le diable a procédé, en utilisant Eve. Donc, comprenez que les hommes de Dieu qui subissent ces épreuves sont un peu comme des saints… C’est parce qu’ils sont investis d’une grande mission divine que le diable passent par les femmes de leur église, comme ce fut le cas avec Eve, pour l’attaquer ». A Vridi Canal où elle habite, Opportune est connue pour son activisme religieux qui ne porte aucune ride. Si bien que c’est très à l’aise qu’elle nous enseigne ce qui suit : « Le roi David, dans la Bible, a fait même assassiner son soldat, rien que pour prendre sa femme. C’est grave ! Mais Dieu qui sait ce qu’il fait, l’a rétabli et il a pu entrer dans sa gloire. Donc, c’est une erreur de croire que ces prêtres ou pasteurs qui subissent ces scandales sont des égarés, non ! La justice des hommes condamnera, c’est sûr. Mais le vrai Chrétien sait que ces épreuves annoncent souvent de grands destins ».

A Koumassi, Barbara que nous ‘’cueillons’’ à l’entrée même de son église à la Sopim, se fait le plaisir d’en remettre une couche : « Voyez vous-même le scénario : vous êtes des femmes, membres d’une église. Et voilà que chaque fois que le pasteur entreprend de toute sa bonne foi, de prier pour l’une d’entre vous et vous délivrer d’un esprit maléfique, il finit par succomber.Tout comme vous aussi d’ailleurs, puisque vous ne trouvez pas la force de refuser. N’empêche ! Il ne se décourage pas pour autant et continue sa mission. Et alors, voilà que ces sœurs en Christ décident d’aller porter plainte à la police ! Alors que le pasteur est aussi et avant tout un homme et il a besoin des prières des fidèles afin que l’Esprit saint le fortifie dans les combats spirituels qu’il mène. C’est méchant ce qu’elles ont fait, c’est l’œuvre de satan ça ! » s’indigne-t-elle, portée par l’approbation générale de ses trois ‘’sœurs en Christ’’ avec qui elle était ce dimanche de la Journée internationale de la femme. Journée que son pasteur n’a pas manqué de célébrer… « A la manière chrétienne, bien sûr », se fait-elle l’obligeance de souligner. Mieux encore. « Les Ecritures le disent ! Malheur à celui par qui le scandale arrive. C’est tout ce que je peux vous dire sur la question », lâche sans sourciller celle que nous prénomons Sylvie à Koumassi.

Que ce soit avec Jackie, Opportune ou Nadège, respectivement à Gonzagueville, Jean Folly et Adjouffou, les réactions, aussi étrange que cela paraisse se recoupent. Comme si elles s’étaient passé le mot, toutes condamnent plutôt les plaignantes du « scandale de Gonzagueville » ! Mais cette position majoritaire des ‘’sœurs en Christ’’ à faire porter à leurs ‘’consoeurs’’ la croix des connexions intrajamabaires qui s’établissent souvent d’un commun accord (secret) entre adultes vaccinés et consentants dans les églises, a un goût de baisers volés.

 

Pas de place pour le hasard

A Koumassi donc, changement de stratégie. Test grandeur nature d’une nouvelle ‘’application’’ de stimulation des zônes érogènes d’infos classées ‘’secret intime’’ : le ‘’drône’’. Il s’agit, ici, d’une jeune fille que nous avons chargée de soutirer, sous prétexte d’une causerie entre femmes, des confidences ‘’intimes’’ que la sensibilité du suejt et le fait d’être de sexe masculin ne peuvent permettre de collecter auprès d’une cliente.

Objectif visé : V. Françoise, fidèle d’une église du quartier Campement. Rapport du ‘’drône’’ : visiblement choquée par l’affaire qu’elle dit avoir apprise dans « Soir Info qui n’est pas du genre à trafiquer les gens », V. Françoise se lâche : « Si nous tous on devait courir à la police pour porter plainte pour ça, ce serait la pagaille dans les églises ». Et pour cause ? « Moi-même, j’ai vécu ça, je sais ce que c’est. La première fois, après coup, ça m’a vraiment fatiguée. J’étais gênée, vraiment perturbée, puisque nous connaissions tous Maman pasteur, (la femme du pasteur, Ndlr). Le plus difficile, c’est qu’on avait plusieurs séances pour la délivrance et, curieusement, j’ai beau me décider à parler au pasteur, le moment venu, je n’avais pas la force de refuser. Et chaque fois, lui non plus n’arrivait pas à se maîtriser et…ça se passait. Mais, le plus surprenant, c’est que ma guérison s’est effectivement opérée : j’ai eu mon mari actuel, alors qu’avant, tous les hommes que je rencontrais finissaient toujours par s’éclipser au bout de deux ou trois mois. », confesse-t-elle sur une note de témoignage. Résultat ? « Moi, j’en suis convaincue, ils ne font pas ça au hasard. Il y a beaucoup de choses qu’on ne maîtrise pas dans les combats spirituels. Et pour les pasteurs aussi, ce n’est pas facile », s’évertue-t-elle à enseigner à notre ‘’drône’’.

Et ainsi, à suivre ces ‘’sœurs en Christ’’ qui auraient vécu les expériences inavouables d’une certaine ‘’intimité spirituelle’’ avec un pasteur ou même un ‘’frère en Christ’’, les rendez-vous dans des chambres d’hôtels, les ruses et autres ‘’prophéties’’ pour ménager des sorties à la femme mariée ou à la jeune fille mineur ou encore à la femme enceinte ne changent pas grand-chose… dans leur foi : l’homme de Dieu reste une oie blanche au milieu d’un nœud de vipère. Ainsi donc, à écouter la majorité de ces ‘’sœurs en Christ’’ « fidèles chrétiennes pratiquantes », les hommes de Dieu, quelle que soit l’issue du scandale sexuel – qui, dans la pupart des cas, brisent leurs carrières –, pourront toujours se targuer d’une mission terrestre bien remplie : ils ont opéré des centaines de ‘’guérison’’ et surtout des centaines de ‘’miracles’’ en se livrant en sacrifice intime aux femmes de leur église.

Et là-bas, dans le voisinage du grand marché de Marcory, alors que ce dimanche soir, des voix féminines, en provenance d’une église non loin de là, élèvent des louanges vers le ciel encore lourd des traces de la célébration de la Journée internationale de la femme ce 8 mars, s’invite à la table de notre mémoire le souvenir de ces pasteurs qui ont opéré des ‘’miracles’’ qui passent pour des cas d’école en matière de ‘’délivrance’’  : un pasteur qui a fait brouter pour de vrai ses ‘’brebis’’. Un autre qui a fait déshabiller les femmes de son église sur une plage déserte où elles se sont toutes ‘’pliées’’, en levrette, la croupe offerte au pasteur qui se livra à une grosse séance de tripotages et autres attouchements sur… leurs globes dodus. Un autre encore exige que les femmes de son église viennent au culte… sans dessous… Et ainsi, la liste continuerait de s’allonger, infinie…à l’image de la bonté divine ? Rien n’est moins sûr. Quoique…

 

Par Améday KWACEE

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Lancement des festivités du cinquantenaire de l’Eglise baptiste missionnaire

Abidjan – L’église Baptiste va célébrer les 50 ans de son sacerdoce en Côte d’Ivoire, en août 2016 à Toumodi, a annoncé, samedi, à Abidjan lors d’une conférence de presse de lancement le président de l’Union des églises évangéliques Baptistes missionnaires en Côte d’Ivoire (UNEBAMCI), le pasteur Koffi Amani François.

” Cette conférence a un seul objectif, c’est d’annoncer à la communauté chrétienne en général et à la communauté baptiste missionnaire en particulier et aussi au grand public la célébration du cinquantenaire de l’œuvre missionnaire baptiste méridionale en Côte d’Ivoire le 14 août 2016 à Toumodi”, a déclaré Koffi Amani François.

Selon lui, “50 ans, l’âge adulte, sera l’occasion pour l’UNEBAMCI de donner un nouveau souffle à la congrégation religieuse à travers des activités sportives, d’évangélisation, de veillée de prière de restauration, des séminaires de réflexion ainsi que des distinctions des acteurs majeurs de l’Union”. Ce jubilé sera aussi, a-t-il poursuivi, une opportunité de présenter aux fidèles les 29 ha de terrain que possède l’église pour son expansion.

Pour le pasteur Koffi, “du chemin a été parcouru” se référant à l’histoire de l’église baptiste en Côte d’Ivoire, qui a véritablement commencé en 1966 avec les premiers missionnaires. ” 50 ans après, l’UNEBAMCI, c’est aujourd’hui 20 000 membres baptises, 30 000 fidèles, 300 églises, une soixantaine de pasteurs titulaires, 20 pasteurs assistants, un institut de formation de théologie et pastorale à Toumodi et six établissements d’enseignement général primaire”, a relevé l’homme de Dieu.

” Nous voulons faire de ce cinquantenaire un succès. Nous demandons à tous nos membres de se lever pour le rayonnement de notre église. Que les fidèles mobilisent les moyens financiers adéquats, afin que nous puisions atteindre nos objectifs”, a invité le pasteur Koffi Amani, espérant la participation d’au moins 10 000 fidèles à la grande procession, clou de la manifestation.

ik/ask

Ces nouveaux pasteurs de la haine, du tribalisme et du retour à l’obscurité.

cameroun,ces,nouveaux,pasteurs,haine,tribalisme,retour,lobscurite,cameroon,CAMEROUN :: Ces nouveaux pasteurs de la haine, du tribalisme et du retour à l'obscurité. :: CAMEROONLe panafricanisme n’est pas racisme. Le panafricanisme n’est pas xénophobie. Le panafricanisme n’est pas ethnicisme. Le panafricanisme n’est encore moins un chèque en blanc octroyé aux dictatures.

Le panafricanisme est à la fois un mouvement politique prônant l’unité du continent, une philosophie de l’esthétique de la pensée africaine et devenir de la “race” noire. L’objectif à terme est de pouvoir rendre au continent africains et aux fils issues de cet espace cette fierté perdue suite à notre rencontre violente avec l’occident ( esclavage, colonisation), mais également entrainer notre “retour à l’humanité” pour parler comme Cesaire ou notre ” sortie de la grande nuit”, telle que vue par Fanon et repris par Mbembe.

Les discours haineux diffusés à longueur de journée sur cette chaîne financé en grande partie par un pouvoir qui bafoue les libertés, opprime son peuple et hostile aux étrangers paradoxalement originaires du même continent contribue à enclaver nos esprits, détruit l’amour que nous pouvons entretenir à l’égard de notre altérité et constitue un obstacle à la constitution d’un universalisme véritablement universel tel que souhaité par Immanuel Wallerstein.

Nul ne saurait nié les effets pervers des politiques occidentales en Afrique: financement des rébellions, asphyxie des économies, occupation militaire avec en toile de fond l’accaparation de notre sous-sol.

Ces actions conduites par des gouvernements et des multinationales doivent être dénoncées et critiquées. Mais est-ce pour cela que nous devons entretenir la haine de l’occident ou la haine du blanc? Je ne pense pas. Car ce serait un amalgame criarde de penser que tous les occidentaux cautionnent les interventions militaires en Afrique. À titre d’exemple ce ne sont pas les africains qui ont levé le voile sur les pans obscurs de la françafrique, mes d’abord des européens à travers l’Association Survie. Autre chose: L’initiation à la lutte politique des militants de l’UPC a été le fait de communistes français à travers les cercles d’études de Yaoundé.

Ainsi ce qu’il faut critiquer avec toute raison gardée, ce ne sont ni les blancs, ni l’occident ( concept encore plus ambiguë), mais les politiques de certains gouvernements et des multinationales, symbole du capitalisme qui exploitent à la fois des millions d’africains, mais également des asiatiques et des latino américains. Plus certains éprouvent un malin plaisir à s’enfermer dans la logique victimaire tout en négligeant nos propres responsabilités d’où l’intérêt du Nouvel africanisme politique qui bien que présentant certaines limites, a le mérite de pointer du doigt les responsabilités des gouvernements africains dans la perpétuation systématique de cette domination et des mécanismes d’exploitation du continent.

Qui sont ceux qui volent des milliards pour les garder à la deutsche bank, Hsbc ou au crédit suisse? Qui sont ceux qui concèdent des contrats faramineux d’exploitation du sous sol et reçoivent en contre partie des pots de vin? Qui sont ceux qui détournent l’argent destiné à la construction des hôpitaux, des routes et restent impunis?

Certains voudront me dire qu’ils n’ont pas le choix. Je le répondrai FAUX on a toujours le choix. On peut choisir entre se sacrifier pour son peuple ou encore se la couler douce dans les hôtels construits par le contribuable européen. On a le choix entre aller se faire soigner dans son pays ou construire des hôpitaux de qualité tout n’est que question de volonté.

Mais pour comprendre cet état d’esprit chez nos leaders, il faut rentrer dans les textes de Franz Fanon où il parle “du petit secret de la colonie”. C’est à dire cette dimension de la jouissance, de la volonté de devenir comme le maître blanc, de la haine de son frère qui a été cultivé par les colons blancs. Ainsi, nos dirigeant ont d’abord cherché à ressembler aux blancs et vivre comme les blancs au lieu de vivre pour eux et pour leur communauté.

Dès lors la lutte doit s’opérer dans une double dimension. Tout d’abord une alliance entre les mouvements altermondialistes qui critiquent cette globalisation brutale qui accentue les l’inégalité entre les classes, mais également combattre ces régimes politiques qui asservissent leurs peuples et crient à l’impérialisme lorsqu’ils sont en difficulté. À défaut tout n’est que manipulation.

VOILA POURQUOI CES CHARLATANS D’AFRIQUE MEDIA ( certains panélistes sont intéressants et pondérés) QUI NE COMPRENNENT RIEN A LA NÉGRITUDE, AU PANAFRICANISME OU A L’AFROCENTRICITE SONT PLUS DANGEUREUX QUE CEUX QUI NOUS GOUVERNENT ACTUELLEMENT CAR ILS LEUR SERVENT UNE CRÉDIBILITÉ QU’ILS N’ONT PAS.

© Via Comité de Libération Cameroun Des Prisionniers Politiques : Boris Bertolt, Journaliste chercheur

Les Eglises réformées romandes ne soutiennent pas la haute école de théologie

CC(by-nc-nd) David King via https://flic.kr/p/4izg1eUne Haute école de théologie protestante devrait voir le jour d’ici deux à trois ans. Le projet dévoilé dans un communiqué diffusé lundi 23 mars par un groupe de théologiens, pasteurs et formateurs se veut plus professante et professionnalisante que les facultés de théologie, passage obligé des pasteurs des Eglises réformées. La Conférence des Eglises réformées réaffirme qu’elle ne soutient pas ce projet.

Photo:CC(by-nc-nd) David King

Par Joël Burri

«Nous cherchons à offrir une formation différente de celle dispensée en faculté de théologie, non pas opposée, mais complémentaire. Dans mes mots, je dirais: plus pratique, plus confessante, plus spirituelle, plus souple», écrit dans un communiqué, le pasteur réformé retraité Gérard Pella, membre du groupe de réflexion sur le projet de Haute école de théologie professionnalisante (HET pro). Ce groupe travaille depuis 2010 à «unir des forces vives du protestantisme romand (réformé et évangélique) pour proposer une nouvelle formation en théologie qui s’inspire du modèle des Hautes écoles spécialisées (HES) en Suisse et des Kirchliche Hochschulen (KiHo) en Allemagne.»

Collaboration réformée suggérée

«Ce qui est malheureux dans leur communication, c’est qu’ils font tout pour faire croire que leur projet émane aussi des Eglises réformées», réagit Xavier Paillard, président du Conseil exécutif de la conférence des Eglises réformées romandes (CER). «C’est clairement un projet qui émane des Eglises évangéliques. Les quelques pasteurs réformés – tous issus de la frange évangélique – qui soutiennent ce projet le font à titre individuel, ce qui pose d’ailleurs la question de leur loyauté vis-à-vis de leur Eglise.»

L’institut biblique et théologique Emmaüs, basé à Saint-Légier (VD) est associé à ce projet. Enseignant dans cet établissement et chef de projet HET-pro, David Richir explique. «Ce qui différenciera l’enseignement de la HET-pro de l’enseignement actuellement dispensé par l’institut Emmaüs c’est d’une part un niveau académique, un peu plus élevé que l’enseignement actuel, mais c’est aussi l’héritage réformé qui était dans l’ADN d’Emmaüs au moment de sa création il y a 90 ans, mais qui s’était perdu au fil du temps. Nous nous réjouissons de pouvoir partager avec les théologiens réformés l’ouverture sur la société et la capacité de dialoguer avec les autres traditions qui sont des points forts de la théologie réformée.»

Un rapport au texte biblique différent

Les Eglises réformées, qui disposent de leur propre cursus de formation tant pastoral que diaconal n’envisagent donc pas de reconnaître les titres que remettra la future haute école théologique. «La théologie est vraiment une branche universitaire et scientifique. Elle n’affirme pas une confession de foi. En d’autres termes, dans le cadre des facultés universitaires on considère Dieu comme un objet d’étude et pas d’abord comme le sujet d’une relation aux hommes», explique Xavier Paillard. «L’Université est un lieu de réflexion et de contact avec la société. Je pense que cette prise de distance que nous exigeons de nos futurs pasteurs leur permet de ne pas tomber dans des simplifications dogmatiques ou fondamentalistes». Xavier Paillard complète: «in fine ce qui se joue ici, c’est le rapport des croyants à la vérité et plus particulièrement le rapport à la Bible. L’Ecriture est étudiée dans les facultés comme un texte historique marqué par son époque au travers duquel on entend la parole de Dieu. Dans les mouvements évangéliques, le texte biblique est Parole de Dieu».

«Je ne pense pas qu’il faille opposer approche académique et approche confessante», rétorque David Richir. «Ce n’est pas parce que l’on a, si je caricature un peu, une perspective humaniste à l’extrême qui cherche à prendre ses distances par rapport au divin que l’on est plus rigoureux dans le travail avec les sources! Avec ce projet de HET pro, nous assumons une idéologie ou nous reconnaissons être des créatures d’un Dieu créateur, mais cela ne nous empêche pas de faire un travail critique de qualité. Il existe d’ailleurs de nombreuses facultés qui ne prêtent pas le flanc à une critique de leur niveau académique malgré leur approche confessante. Je pense, par exemple aux facultés catholiques.»

«Quand nous parlons de complémentarité entre faculté de théologie et haute école théologique, ce n’est pas pour jouer sur les mots. Nous pensons vraiment qu’il y a place pour deux formations de qualité, mais qui se basent sur des fondements épistémologiques différents».

«Nous sommes heureux de constater que les Eglises évangéliques souhaitent améliorer la formation de leurs pasteurs. Je regrette toutefois que cette offre se fasse en concurrence avec les facultés de théologie», conclut Xavier Paillard. «Je suis convaincu qu’il y a une place pour les évangéliques pour se former dans les facultés de théologie.»

CAMEROUN :: Ces ministres de culte qui rançonnent les familles endeuillées :: CAMEROON

cameroun,ces,ministres,culte,qui,ranconnent,les,familles,endeuillees,cameroon,CAMEROUN :: Ces ministres de culte qui rançonnent les familles endeuillées :: CAMEROONLes hommes dits de Dieu sont devenus des prédateurs. Ils dépouillent orphelins, veuves, veufs. Que dit la Bible à ce sujet ?

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, il est clairement établi que la foi tend à disparaître. Le diable et ses réseaux ont élu domicile dans nos églises où ils égarent les enfants de Dieu. N’importe qui arbore une soutane qui lui ouvre les voies de la mendicité, de l’escroquerie et du grand banditisme devant un Dieu qu’on prononce le nom alors qu’on prêche au nom de Satan. Il est vrai que dans la Bible, Jésus-Christ avait prédit la fin des temps et les événements qui devaient suivre. « Dans les derniers jours, beaucoup viendront en mon nom, ils feront des miracles et guériront les malades… Mais gardez-vous d’être dupes car il faut bien que ces choses arrivent mais ce ne sera pas encore la fin. » Cette dialectique chrétienne puisée dans le livre de Mathieu projette les chrétiens dans un désarroi spirituel et soulève les vagues d’un groupe de pasteurs ; prêtres qui ont fait main basse dans nos églises chrétiennes.

Les dérives pastorales

A la tête de nos églises chrétiennes se trouvent les pasteurs et les prêtres dont le rôle est de conduire les bergers en quête du salut éternel. Les âmes faibles  sont nos fidèles qui constituent l’église du christ. « Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle », tel semble être le slogan dans la mission pastorale. Mais les hommes en soutane ont failli à leur mission pour suivre les convoitises de ce monde que sont l’argent, le pouvoir, les honneurs, les mauvaises passions et que savons-nous encore.

Les moments douloureux auxquels sont plongés les familles suite à la disparition d’un membre sont plutôt une occasion pour nos bergers de s’enrichir, extorquer de l’argent aux personnes qui ont besoin d’assistance spirituelle. Ils conditionnent leur venue par des sommes d’argent qu’ils fixent au départ selon que la famille du défunt possède des moyens. La fonction pastorale n’est plus vouée à la spiritualité, elle est gage d’une voie dans le tremplin des affaires entre la ville et la campagne. Le mensonge a élu domicile et tous les hommes de Dieu aspirent aux prières charismatiques même quand ils ne possèdent pas ce don.

Les prêtres et les pasteurs prêchent pendant les cérémonies funèbres avec la ferme conviction qu’ils seront payés même quand il s’agit d’un fidèle de la paroisse qui est décédé. A Mvangane, dans la région du Sud-Cameroun, un pasteur de l’EPCO avait exigé 200 000 FCFA pour inhumer son ancien d’église sous prétexte que le défunt ne payait plus sa dîme pendant un bon bout de temps. Cet amour exagéré du pognon renseigne suffisamment sur la vraie nature de ces hommes de Dieu. Certains fidèles et âmes faibles ne savent plus à quel saint se vouer.

© L’Epervier : A.Z.

CAMEROUN :: EBOLOWA : La colère de «Dieu» tue un colonel et son épouse :: CAMEROON

cameroun,ebolowa,colere,dieu,tue,colonel,son,epouse,cameroon,CAMEROUN :: EBOLOWA : La colère de «Dieu» tue un colonel et son épouse :: CAMEROONAprès avoir roué de coups un pasteur qui prêchait à l’occasion d’un deuil, un officier supérieur de l’armée va succomber avec sa femme dans un accident de circulation.

La scène incroyable se passe dans un village appelé Ke’eke Yevol, à 10 km d’Ebolowa aux encablures de Mengong. Les populations timorées n’ont pas été surprises des conséquences du blasphème du regretté colonel de l’armée camerounaise dont nous préférons taire le nom. En effet, dans un sermon plein de leçons interpellant tous ceux qui pensent que, Dieu ne réagit plus automatiquement aux péchés de l’homme, le révérend-pasteur de l’église presbytérienne camerounaise orthodoxe aurait touché l’amour propre du colonel qui avait perdu son frère dont la renommée passait de tout commentaire.

Même le parterre de personnalités qui assistaient à ces obsèques justifiait leur présence par simple raisons de solidarité et de respect vis-à-vis de ce grand officier de l’armée. Au cours du sermon, les paroles touchantes prononcées par l’homme de Dieu portaient atteinte au défunt lui qui aurait passé le plein de son temps à commettre des forfaits de son vivant. Ce que son frère colonel n’a pu supporter. Dans un courage diabolique, il va interrompre le culte par une bastonnade copieuse sur la personne du pasteur, qui va s’écrouler à la consternation générale de tous ceux qui prenait part à ce culte de requiem.

Alors que le pasteur allongé à même le sol après avoir reçu de violents coup de poing les autres pasteurs tous en soutane se sont précipités autour de lui pour empêcher son bourreau d’en finir avec lui. Le collège des pasteurs dépassés par le blasphème va ensemble élever les mains vers le ciel pour que le miracle de Dieu soit fait, et tous ont déserté les lieux suivis des fidèles.

Le tournant fatal

Après l’inhumation par la famille restreinte, les rares personnes encore présentes se sont dispersées. Les commentaires allaient dans tous les sens au village. L’épouse du colonel devait prendre un vol en direction de Paris dans le cadre d’un voyage privé. L’heure du décollage était 20 heures. Il fallait donc que son époux l’accompagne à l’aéroport. Après un au revoir express à la famille, le couple va prendre la route pour Yaoundé. Mais à quelques kilomètres de Mbalmayo, ils seront tous deux tués dans un accident de circulation. Selon les témoins, la voiture abord de laquelle se trouvait le couple aurait fait plusieurs tonneaux qui n’ont laissé aucune chance aux deux coupants.

Le bilan est sans appel. Deux morts sur le carreau. La nouvelle est tombée au village comme un couperet, et les villageois sont vite arrivent à la conclusion selon laquelle, c’est l’agression qu’il a opérée sur le pasteur qui a coûté la vie au couple. Pour l’instant difficile de savoir si c’est un accident naturel ou encore une sanction de dieu qui dit dans sa bible que « Attention, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.» A cause du pouvoir, de l’amour-propre, le colonel a dépassé les bornes en s’attaquant à un homme de Dieu.

© L’Epervier : Valery Zoulla

«Pasteurs, rabbins et imams doivent s’occuper de nos âmes à l’exclusion de toute autre activité»

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Un rabbin ou un imam peut être licencié s’il ne fait pas l’affaire

Gérard Lejeune : «Pasteurs, rabbins et imams doivent s’occuper de nos âmes à l’exclusion de toute autre activité»

Les faits – Gérard Lejeune est expert comptable et commissaire aux comptes, expert près la Cour d’Appel de Paris. Son cabinet est installé à Paris et à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

http://www.lopinion.fr/18-mars-2015/gerard-lejeune-pasteurs-rabbins-imams-doivent-s-occuper-nos-ames-a-l-exclusion-toute

2015-03-18 14:38:01

http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/article/public/cms/edito/201503/gerard_lejeune_pays_cncc.jpg?itok=kwW4Swvt

Interview

La première volée de la formation romande des ministres touchée par un deuil

Le temple d'Yverdon CC(by-nc-nd) clare_and_ben, via https://flic.kr/p/yJ66sLe pasteur Pierre-André Bettex qui venait de prendre ses fonctions comme responsable romand des stages a été emporté par une maladie foudroyante durant la première semaine de la nouvelle formule de formation des diacres et pasteurs, unifiée au niveau romand.

Photo: le temple d’Yverdon où aura lieu le culte d’envoi des stagiaires. CC(by-nc-nd) clare_and_ben

Par Joël Burri

Onze pasteurs et huit diacres issus des Eglises réformées des cantons de Neuchâtel (EREN), Genève (EPG), Vaud (EERV), et de la partie francophone de l’union synodale Berne-Jura-Soleure (BeJuSo) suivent depuis le 2 mars, les premiers des 60 jours de cours répartis sur les 18 mois de leur formation professionnelle. Dimanche 15 mars à 17h30, à Yverdon-les-Bains aura lieu leur culte d’envoi en stage.

«Cela aurait aussi dû être le culte d’installation de Pierre-André Bettex comme responsable romand des stages, note Didier Halter, directeur de l’Office protestant de formation (OPF). A ce titre, il aurait dû suivre les ministres stagiaires durant leur formation, notamment par des visites sur les lieux de stages. Il a pris cette nouvelle fonction début février, un mois avant le début des formations, et devait rencontrer les candidats pour la première fois le lundi 2 mars. Mais ce jour-là, il a été hospitalisé et il est décédé le surlendemain.

«Nous avons décidé de maintenir le culte d’envoi, car c’est avant tout le culte des stagiaires et un signe de ce que les Eglises les accompagnent dans leur formation», note Didier Halter, «mais comme toujours, en pareille situation, les absents y occupent une place importante.» D’autant plus que la cérémonie funèbre de Pierre-André Bettex s’est tenue dans le même temple.

Une force tranquille

«Notre Eglise perd un pasteur humble et attentionné dans sa fonction comme dans ses relations; un collègue, un ami, un frère», écrit Xavier Paillard, président du Conseil Synodal (l’exécutif) de l’EERV dans la newsletter de l’Eglise. Didier Halter le présente comme un «homme tranquille» qui ne se laissait pas impressionner par les problèmes, mais se donnait le temps de la réflexion et de la sérénité pour les résoudre. Le directeur de l’OPF souligne aussi que «Pierre-André Bettex était un homme qui était soucieux de comprendre la situation des autres. C’était l’une de ses grandes qualités qui aurait dû se déployer durant la formation des ministres. Il aurait suivi tout le processus avec une grande humanité.»

Didier Halter poursuit: «Pierre-André savait mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Et il le faisait avec humour et second degré ce qui rendait sa critique recevable. Il l’a fait durant ses premières semaines de travail comme responsable des stages au sujet du fonctionnement des nouveaux organes. Enfin, son parcours comme aumônier dans les lycées professionnels le rendait particulièrement conscient du décalage entre l’Eglise et la société. Je pense que cela aussi aurait été un grand apport pour les stagiaires.»

Mise au concours du poste

Durant les prochains mois, le suivi des diacres et pasteurs stagiaire sera assuré par la Corosta, commission romande des stages, qui se répartiront les dossiers. «Lundi, la mise au concours du poste sera publiée et nous espérons trouver un candidat d’ici fin avril qui pourra entrer en fonction le 1er août ou le 1er septembre», explique Didier Halter.

Culte d’envoi

Dimanche 15 mars 2015 à 17h30 au Temple d’Yverdon, place Pestalozzi. Apéritif dans le temple à l’issue du culte

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Dahra- Djolof : La gendarmerie met la main sur le pasteur voleur de bétail

Boydo Birame Ka, originaire d’Aéré Lao (Département de Podor), est un pasteur peu ordinaire. Après s’être fait recruté berger à Gabbou-Gal (Commune de Sagatta-Djolof), il n’a trouvé rien de mieux que jouer un mauvais tour à son employeur. Après quelques jours de travail, le sieur Ka s’est volatilisé avec pas moins de 300 bêtes constituées de petits ruminants.

À la suite du constat de la longue absence de Boydo, le propriétaire a suivi les traces de son troupeau disparu avec son berger. À l’étape de Dêqq-Vott, village de pasteurs Peulh situé à moins d’une dizaine de kilomètres de Dahra-Djolof sur la route nationale N°3, Boydo KÂ a été intercepté.

Là, les villageois très circonspects face aux déclarations du malfrat qui, coûte que coûte voulait se passer pour un transhumant sans la compagnie des agneaux et chevreaux ont vite fait de découvrir le pot-aux-roses. Et ont alors fait appel à la gendarmerie de Dahra-Djolof.

Les limiers ne se sont pas fait prier pour descendre sur les lieux et mettre aux arrêts le malfrat. Les “hommes en bleu“, fidèles à leur mission, ont restitué le troupeau à son propriétaire. Boydo Birame Ka a été déféré au Parquet sur instruction du Procureur de Louga pour vol de bétail.

Seneweb

Congo-Brazzaville: l’intox rentre dans les églises. 300 Pasteurs demandent la modification de la …

Après la déclaration des faux sages, après la déclaration du P.c.t, celle des Evêques de l’Église catholique et celle de l’opposition en trompe-l’oeil ; c’est maintenant au tour des Pasteurs des églises de réveil du Congo de demander le changement de la constitution. Comme dit le dicton : « chez le coiffeur a chacun son tour» et « à chaque jour son lot de surprises ». Mais, depuis quand les pasteurs s’occupent-ils des affaires politiques ?

Avant de débuter rappelant, dans 16 mois (parce que la réélection et investiture de Sassou Nguesso   ont eu lieu le 12 juillet 2009 et le 14 août 2009), notre pays va vivre une situation inédite. Pour la première fois depuis l’indépendance, un président de la République va partir à la retraite au Congo-Brazzaville ; un pays, qui les a toujours assassinés, envoyés en prison ou poussés en exil.

Pour lire la suite cliquer sur le lien : http://www.sukissa.co.uk/?p=13603

 

Les aventures de Faka Bilumba

Les aventures de Faka Bilumba

Par François Zoomevele Effa – 06/03/2015

Par François Zoomevele Effa

Vous aimeriez, comme Aimé CESAIRE, lancer une prière virile sur votre continent en miniature, et prophétiser tant de belles choses… Mais il arrive que même la foi sauvage du sorcier et le génie créatif de l’amour inconditionnel que l’on voue à sa patrie ne suffisent plus. Vous appréhendez certainement les futures dérives d’un certain féminisme local qui se décline dans une originalité très camerounaise le 8 mars prochain. Alors, il est temps de rencontrer certaines dames qui ne se contentent de se faire belles et de se taire, qui ne veulent pas jouer les faire valoir et les potiches de la Républiques, et qui , malgré les apparences, sont la majorité silencieuse du pays. Vous vous en doutez, je les ai rencontrées, et elles ont parlé.

«Je suis une «ancienne de l’église». Mon obédience est l’ EPC, L’église presbytérienne camerounaise. Vous comprendrez que je ne donne pas mon nom car je risque d’être excommuniée. Dans les manifestations qui se passeront le 8 mars, j’ai envie de dire à toutes les femmes de mon église d’aller défiler, non pas dans le folklore ambiant habituel en chantant des hymnes de soutien à la gloire de la femme du chef d’état, mais en revendiquant nos vrais droits. Nous sommes la seule église protestante du pays dans laquelle les femmes n’ont pas le droit de devenir des Pasteurs ! Pourquoi ? Oui, je me le demande, alors que nous sommes majoritaires, alors que nos associations internes comme l’ ACF (L’association chrétienne des femmes) sont le fer de lance dans la dynamique de cette église. Nous continuons donc, selon de vieilles conceptions des théologies machos, à être considérées comme cause fatale du péché adamique, nous les descendantes d’Eve.»

© Journalducameroun.com
François Zoomvele Effa

«Laisse comme ça Ancienne, toi aussi ! J’ai la solution, nous allons faire un schisme et créer notre église presbytérienne que nous déclinerons au féminin, et les femmes, nous la majorité, pourrons devenir des pasteurs. Nous sommes protestants ou pas ! Et quand des protestants ne sont plus d’accord ils se détachent et créent une église. Nous n’innoverons pas, car il y a déjà eu dans les années 30 l’ EPA (église protestante africaine) qui avait refusé de se soumettre à la dictature linguistique et liturgique «boulou ». Puis, il y a eu dans les années 60 l’ EPCO qui se voulait contre l’œcuménisme, et très récemment l’EPCR Du pasteur NGOMO. Je parie tout ce que tu veux que ces machos vont avoir une peur bleue, tu verras, ils vont céder, et nous pourrons exercer un ministère qui nous est interdit juste parce que nous sommes des femmes, et ça c’est droit que nous devons revendiquer.»

«Tu sais Catherine, il y a tant de réformes que nous devons apporter à ce presbytérianisme camerounais. La corruption est tellement officielle alors que c’est l’église qui devrait montrer l’exemple. Je crois savoir qu’ils ne veulent pas que nous soyons des pasteurs car nous risquons de dénoncer certaines pratiques mafieuses chroniques.Les détournement de fonds, les abus de biens sociaux ne sont jamais punis quand ce sont nos pasteurs qui les font. Depuis qu’ils ont envahi les directions des établissements secondaires et des hôpitaux, certains pasteurs de l’ EPC ont volé et pillé ces institutions les menant à la ruine, parfois à la fermeture. Il suffit de voir ce que sont devenus les hôpitaux prestigieux d’antan comme celui de ENONGAL, les collèges de Foulassi de Elat, un vrai scandale au vu et su de tous. J’ai vu dimanche dernier, une grande cérémonie pour le jubilé de la paroisse Marie GOCKER à Yaoundé. Je ne savais pas qu’il fallait des sièges spéciaux pour les envoyés du chef de l’Etat dans une église, des places d’honneur devant tout le monde. Et, comme c’est le Fameux NDONGO, la chose, la marque, la fabrique et le doungourou de Barthélémy qui s’y était collé, ce fut la catastrophe et l’épouvante dans toute son horreur.»

«AKOUMBA, ma sœur, laisse-moi cette honte-là. Ce bout d’homme se croyait au comité central de son parti politique. Comment a-t-il pu commencer son discours en s’adressant d’abord au président du sénat, alors qu’il était invité par les modérateurs de l ‘EPC et de la paroisse? Puis nous parler de l’évangile selon son saint Barthélémy qui «spiritualiserait la matière et demanderait l’ardeur de l’amour» pour finir par son vieux credo: un seul mot, continuez! C’est à peine s’il ne finissait pas comme dans le temps en Guinée équatoriale par loué soit Barthélémy. En citant Lamartine et Camus, notre professeur avait oublié qu’il y avait des références théologiques comme Martin Luther King.»


Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim détenu par la dictature nord-coréenne

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim est bel et bien détenu en Corée du Nord, selon sa famille, qui dit en avoir obtenu la confirmation officielle des autorités canadiennes.

L’Église presbytérienne coréenne à laquelle le révérend appartient avait révélé plus tôt cette semaine qu’elle était sans nouvelles de lui depuis le 31 janvier, mais sans s’avancer davantage sur son sort.

Selon une porte-parole de l’église, Lisa Pak, les autorités canadiennes ont depuis prévenu la famille de l’homme de 60 ans que la Corée du Nord a confirmé qu’elle le détenait.

La famille et les membres de sa communauté « demandent à leurs compatriotes canadiens et la communauté internationale de continuer à prier pour sa libération et son retour en toute sécurité », a-t-elle fait savoir jeudi matin.

Selon Mme Pak, Hyeon Soo Lim s’est rendu plus d’une centaine de fois en Corée du Nord dans le cadre d’une mission parrainée par son église, qui est à Mississauga, en banlieue de Toronto. Il s’y occupait d’un orphelinat, d’une garderie et d’une maison de retraite dans la région de Rajin, dans le nord-est du pays.

Le pasteur devait être de retour au Canada le 4 février. Bien qu’il ne soit pas revenu comme prévu, son église ne s’est pas inquiétée outre mesure au départ, puisqu’il a l’habitude de voyager et qu’il connaît bien la Corée du Nord.

Elle avait aussi cru qu’il pouvait avoir été placé en quarantaine pour 40 jours, comme le font les autorités nord-coréennes pour les étrangers jugés susceptibles d’être porteurs du virus Ebola.

Les autorités nord-coréennes ont pris des mesures répressives à l’encontre d’organisations chrétiennes au cours des derniers mois. Plusieurs pasteurs américains ont notamment été placés en détention.

Lisa Pak se dit néanmoins convaincue que Hyeon Soo Lim n’a pas fait de prosélytisme, une pratique interdite en Corée du Nord, l’un des pays les plus reclus de la planète.

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Un pasteur canadien détenu par la dictature nord-coréenne

Le pasteur Hyeon Soo Lin, lors d'une de ses missions en Corée du Nord.Le pasteur Hyeon Soo Lin, lors d’une de ses missions en Corée du Nord.  Photo :  Photo fournie par l’Église presbytérienne coréenne

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim est bel et bien détenu en Corée du Nord, admet jeudi le ministère des Affaires étrangères, confirmant du coup une information révélée un peu plus tôt dans la journée par la famille de l’homme de 60 ans. 

« Comme il n’y a pas de bureau du gouvernement dans le pays, l’aptitude des responsables canadiens à fournir une assistance consulaire est extrêmement limitée », indique dans un courriel une porte-parole du ministère, Caitlin Workman.

« Des responsables consulaires sont en contact avec les membres de la famille et leur fournissent de l’aide », ajoute-t-elle.

« Le Canada recommande depuis longtemps et continue de recommander aux Canadiens de ne pas voyager en Corée du Nord. Les Canadiens ne devraient en aucun cas voyager en Corée du Nord. » — Caitlin Workman, porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères

Selon la famille du pasteur, le ministère des Affaires étrangères est en contact avec l’ambassade de Suède à Pyongyang pour obtenir de l’aide dans son dossier.

La Light Presbyterian Church, l’église presbytérienne coréenne à laquelle le révérend appartient, avait révélé plus tôt cette semaine qu’elle était sans nouvelles de Hyeon Soo Lim depuis le 31 janvier, mais sans s’avancer davantage sur son sort.

Dans une déclaration faire jeudi matin, une porte-parole de l’église, Lisa Pak, a cependant révélé que les autorités canadiennes ont depuis informé la famille du pasteur qu’il était détenu. Le ministère leur a dit avoir obtenu cette confirmation des autorités nord-coréennes. 

La famille et les membres de sa communauté « demandent à leurs compatriotes canadiens et la communauté internationale de continuer à prier pour sa libération et son retour en toute sécurité », a indiqué Mme Pak.

Selon elle, Hyeon Soo Lim s’est rendu plus d’une centaine de fois en Corée du Nord dans le cadre d’une mission parrainée par son église, qui est à Mississauga, en banlieue de Toronto. Il s’y occupait d’un orphelinat, d’une garderie et d’une maison de retraite dans la région de Rajin, dans le nord-est du pays.

Le pasteur devait être de retour au Canada le 4 février. Bien qu’il ne soit pas revenu comme prévu, son église ne s’est pas inquiétée outre mesure au départ, puisqu’il a l’habitude de voyager et qu’il connaît bien la Corée du Nord.

Elle avait aussi cru qu’il pouvait avoir été placé en quarantaine pour 40 jours, comme le font les autorités nord-coréennes pour les étrangers jugés susceptibles d’être porteurs du virus Ebola.

Les autorités nord-coréennes ont pris des mesures répressives à l’encontre d’organisations chrétiennes au cours des derniers mois. Plusieurs pasteurs américains ont notamment été placés en détention.

Lisa Pak se dit néanmoins convaincue que Hyeon Soo Lim n’a pas fait de prosélytisme, une pratique interdite en Corée du Nord, l’un des pays les plus reclus de la planète.

Mali: Nioro : ECHANGES UTILES SUR LA PROBLEMATIQUE DE LA TRANSHUMANCE

troupeauUne quarantaine d’élus, de chefs de services techniques et d’Ong, maliens et mauritaniens, évoluant dans le domaine de l’élevage viennent de prendre part à a Nioro du Sahel à une rencontre de concertation sur la problématique de la transhumance intra et transfrontalière. La session s’est déroulée au Centre de formation à la décentralisation en présence des autorités politiques et administratives locales, sous la présidence du préfet adjoint, Souleymane A. Sangaré.
Elle a été organisée par les Ong OMADEZA (Organisation malienne de développement des zones arides) et CEPAP (Centre d’études et de promotion agro-pastorale), en collaboration avec l’Organisation de développement des zones arides et semi- arides en Mauritanie (ODZASAM), avec le concours financier de Drylands/Norvège.
La rencontre visait à identifier les contraintes et problèmes engendrés par la décentralisation administrative et politique de la gestion des ressources naturelles sur un parcours pastoral transfrontalier. Ceci afin de pérenniser la mobilité transfrontalière et assurer aux pasteurs transhumants de meilleures conditions de sécurité alimentaire grâce à leur structuration et leur application dans le processus de gestion et d’exploitation décentralisée des ressources naturelles.
La rencontre de Nioro est la suite logique d’une enquête menée auprès des pasteurs, agro-éleveurs, chefs coutumiers et organisations socioprofessionnelles, au cours de laquelle des problèmes comme la non délimitation des pistes de transhumance, l’absence d’infrastructures hydrauliques et la méconnaissance des clauses des accords bilatéraux de transhumance transfrontalière signés entre le Mali et la Mauritanie ont été recensés, a expliqué Ibrahima Semega, le président de l’OMADEZA.
A la fin de la rencontre, les participants, par la voix du président de l’ODZASAM–Mauritanie, Moctar Mohamed Amed Moctar, se sont déclarés satisfaits et mieux outillés pour restituer les recommandations issues des échanges et gérer la problématique de la mobilité transfrontalière des pasteurs de Ayoun El Atrous en Mauritanie à la boucle du Baoulé au Mali.
M. DIAKITE
AMAP-Nioro

L’essor

Castration des pasteurs à l’Église universelle : Un concerné évoque la piste du mysticisme

De façon précise, l’opération vise à couper et bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules. Nous en parlions dans un précédent article publié samedi 28 février, dans lequel nous avons promis la suite. En effet, dans cet article, nous indiquions avoir été informés par une source proche de la communauté, qui est remontée contre la décision de la direction de l’église.

C’est dans la soirée du mardi 24 février dernier qu’elle nous joint par téléphone pour dénoncer cette affaire qui, à l’en croire, fait grincer des dents chez les concernés. Car, non seulement les personnes visées sont sommées de le faire au risque de perdre leur poste, mais elles doivent signer un document dans lequel elles désengagent l’église de toute responsabilité en cas de conséquences pendant ou après l’opération.

Par le biais de notre source, nous réussissons à rentrer en contact avec une dizaine de pasteurs de l’église universelle du royaume de Dieu. Tous ont feint de ne pas savoir de quoi il est question, nous demandant comment nous avons eu l’information et aussi leurs contacts. Mais, notre source est certaine. « Ils ont peur de parler. Ils ne sont pas sereins, sinon l’information est vraie », a-t-elle insisté.

Enfin, vendredi dernier un pasteur accepte de parler. Finalement, c’est le lendemain samedi qu’il nous appelle, dès la première heure. « Bonjour monsieur. Vous m’avez appelé hier au sujet de la vasectomie », se présente-il. Le pasteur que nous nommerons Yang You a informé que c’est en 2010 que l’idée de leur stérilisation a été émise par leur ancien évêque, « sous forme de proposition ». Mais le nouvel évêque brésilien, Naciemento, en poste depuis 2012, en a fait une obligation depuis cette année, avec la menace de licencier tous ceux qui vont s’y opposer.

« On nous demande de pratiquer la vasectomie pour ne pas avoir d’enfants. Parce que d’après eux, les enfants peuvent nous distraire et nous empêcher d’exercer convenablement notre ministère. Pourtant, eux ils ont des enfants. Et quand on le leur fait savoir, ils ne nous réponde pas », a expliqué le pasteur. Selon lui, la pression est tellement forte que certains de ses collègues ont décidé de se soumettre, quand un autre, en l’occurence pasteur Michel Brou de Yopougon, a été exclu. Nos tentatives pour joindre ce dernier sont restées vaines.

Pasteur Yang You ne crains pas de subir le même sort. « Je suis prêt à dire non à cette opération parce que je n’ai jamais vu ça dans la bible » , a-t-il dit. Il pense d’ailleurs que la décision a des sources occultes. « C’est peut être des sacrifices pour faire prospérer l’église en terme de membres ou d’argent », a-t-il supposé. Car de sacrifices, il est question dans l’église, a-t-il relevé. « Deux fois par an, en juin et en décembre, il est demandé aux fidèles d’amener tous leurs biens à l’église », a dévoilé pasteur Yang You. Quand nous lui demandons au sujet de la pratique de la magie dont on entend parler à l’église universelle du royaume de Dieu, il répond « avec ce qui se passe, on commence à croire en cela ».

Suite à la publication de notre premier article, un des pasteurs a informé qu’ils ont été convoqués d’urgence par le clergé pour un conclave qui doit se tenir sur deux jours, du mardi 3 au mercredi 4 mars. Tous les pasteurs devraient être à Abidjan le lundi. En tous cas, la plupart que nous avons joints ont confirmé leur présence dans la capitale économique.

Au siège de l’église, à défaut des responsables ecclésiastiques, c’est Ange Adjé qui fait office d’attaché de presse qui nous a reçu. Il a indiqué que la vasectomie n’a jamais été pratiquée, même s’il est vrai que cela fait dix ans qu’il en a entendu parler. « Dire qu’on l’impose aux pasteurs, je n’en sais rien, mais je ne pense pas », a-t-il mis en doute. Il a mis ces accusations sur le compte des ragots contre l’Église universelle. Pasteur Sarr de San Pedro est allé dans le même sens que lui, rejetant les propos de ses collègues.

Selon ce dernier, la rencontre à laquelle ils sont conviés fait partie des séminaires habituels qu’ils ont. Pourtant, le chargé de communication qui dit être l’organisateur de ce genre d’évènements, sauf des réunions spéciales du clergé, a indiqué qu’aucune rencontre des pasteurs n’est au menu ces deux jours. « C’est moi qui leur envoie les invitations. Or, je n’ai pas envoyé de courriers. Donc pour moi, il n’y pas de réunion. Mais je ne peux pas confirmer », a dit Ange Adjé.

 

«Etre protestant, c’est être libre de penser»

Par Christelle Raineri@ChristL_Raineri

La communauté protestante compte un peu plus de 20.000 fidèles au Grand-Duché (données des Eglises et paroisses, validées par le gouvernement). Ainsi, avec l’islam, le protestantisme est la deuxième religion du pays, derrière le catholicisme, largement majoritaire, avec plus de 400.000 fidèles.

Un mouvement né du rejet des orientations de l’Eglise catholique

Le mouvement protestant est né au XVe siècle, de la Réforme: un rejet de certaines pratiques de l’Eglise catholique, notamment la vente d’indulgences. Initiée par le théologien Martin Luther en Allemagne, la Réforme traduit la volonté d’un retour aux sources du christianisme.

Le protestantisme englobe des courants très divers mais tous ont en commun de ne reconnaître aucune autorité au Pape: en dehors de Dieu, rien n’est sacré, divin ou absolu, ce n’est pas l’Eglise qui est au cœur de la foi, mais l’Evangile.

Au Grand-Duché, la communauté se compose de l’Eglise protestante du Luxembourg et des paroisses de Luxembourg-ville, Ettelbruck, Wiltz, Esch/Alzette, des paroisses francophone et néerlandaise, du groupe “Jésus est vivant”, des paroisses d’expression allemande, danoise, finnoise, islandaise, et encore d’autres groupes, plus restreints.

L'Eglise protestante du Luxembourg représente l'ensemble des communautés protestantes présentes sur le territoire

L’Eglise protestante du Luxembourg représente l’ensemble des communautés protestantes présentes sur le territoire
Gerry Huberty

La convention signée en janvier dernier entre l’Etat et les communautés religieuses prévoit que “l’Eglise protestante du Luxembourg représente les communautés protestantes établies sur le territoire”.

C’est le pasteur adjoint de cette Eglise que nous avons rencontré: Volker Beba nous a ouvert les portes de “l’église d’enfants”, un atelier dédié aux 5-8 ans dont il s’occupe une fois par mois. Pasteur, parents et enfants nous ont raconté comment ils vivent leur foi au Luxembourg.

“L’église d’enfants”, un atelier ludique pour découvrir la Bible

C’est avec sa guitare et un chant de bienvenue que le pasteur accueille Ines, Cornelia, Anna, Nicolas, Jonas, Lowa, Till et Louisa. Tous prennent place autour de lui, et chantent ensemble, heureux de se retrouver.

Voilà quatre ans que la fille d’Elsbeth Ranke fréquente “l’église d’enfants”: “Ce n’est pas tant l’instruction religieuse qui importe pour moi, mais plutôt la vie en groupe: jouer et chanter avec les autres enfants de la communauté”, confie la maman.

“Etre protestant dans un pays catholique, c’est particulier”

Elsbeth et son mari sont allemands et ont tous deux grandi dans la foi protestante, très répandue dans leur pays. Aujourd’hui résidents luxembourgeois avec leurs deux filles, la situation s’est inversée: “On fréquente une Eglise minoritaire dans un pays catholique, c’est particulier.”

Jésus, représenté sur l'un des immenses vitrail qui surplombent le choeur de l'église de la Trinité

Jésus, représenté sur l’un des immenses vitrail qui surplombent le choeur de l’église de la Trinité
Gerry Huberty

Cela dit, elle y voit un avantage: “Les gens qui viennent, c’est parce qu’ils le veulent vraiment, pas seulement par habitude.”

Au-delà du protestantisme, ce sont surtout les valeurs chrétiennes qui sont importantes pour cette famille. D’ailleurs, les filles fréquentent le cours de religion catholique dispensé à l’école: “Les voir faire le signe de croix, qui n’existe pas chez les protestants, ça m’amuse”, raconte Elsbeth, en souriant.

Le baptême et la Sainte-Cène comme seuls sacrements

Elle ne voit pas de difficulté particulière à élever ses enfants dans la foi protestante au Luxembourg, si ce n’est certaines questions concrètes auxquelles il faut apporter des réponses: pourquoi, alors que tous les copains de classe préparent leur communion, doit-on attendre quatre années de plus?

En effet, dans le culte protestant, la première communion n’existe pas: “On a simplement expliqué aux filles que ce moment a lieu plus tard.”

A l’âge de 13 ans, les adolescents protestants font leur confirmation mais, à la différence du culte catholique, elle ne fait pas partie des sacrements. Seuls les deux rites institués par Jésus-Christ lui-même, le baptême et la Sainte-Cène, constituent des sacrements.

“Juger avec ma foi, sans que le Pape ne me dise quoi penser”

Ce qui plaît à Elsbeth dans le protestantisme est la liberté d’avoir ses propres idées: “Etre protestant, c’est être libre. Libre de prendre mes décisions, de juger avec ma foi, ma conscience, sans que le Pape, pour qui j’ai un profond respect, ne me dise quoi penser.”

Un principe fondateur du protestantisme est la lecture biblique amenant chaque croyant à être prêtre. “On est seul face à Dieu. Mais parfois, ça peut être dur. Etre un bon protestant, c’est une conscience de chaque jour.”

Chez les protestants, les pasteurs sont des hommes ou des femmes, se marient, ont des enfants: “Les femmes peuvent être pasteur, et je trouve ça tout à fait normal. La question du célibat des prêtres catholiques est un principe que je ne rejoins pas.”

Dans la petite salle de jeu, c’est maintenant l’heure du goûter. Au menu: fruits frais et beignets, les enfants en redemandent. Le pasteur Beba nous accorde un court instant.

“J’amène les gens à la Bible pour qu’ils réfléchissent par eux-mêmes”

Il est marié et a trois enfants, dont Till, qui se régale à l’autre bout de la table. Le pasteur a lui-même fréquenté “l’église d’enfants” quand il était petit, et dès son adolescence, il a souhaité s’investir dans l’animation biblique.

Pour le pasteur Volker Beba, la place du débat dans la foi protestante est une véritable richesse

Pour le pasteur Volker Beba, la place du débat dans la foi protestante est une véritable richesse
Chris Karaba

Dans le culte protestant, il n’y a pas de distinction clergé-laïcs, la place du pasteur est donc très spécifique: “Mon rôle, c’est prêcher la parole de Dieu, guider, et amener chacun à s’engager. J’annonce l’Evangile, je laisse grandir la foi, j’amène les gens à la Bible pour qu’ils réfléchissent  par eux-mêmes, ce qui est aux fondements du protestantisme.”

Deux édifices pour tout le pays

La grande difficulté à laquelle la communauté protestante est confrontée au Luxembourg est le manque d’édifice.

L'église de la Trinité est la seule église protestante de la capitale

L’église de la Trinité est la seule église protestante de la capitale
Gerry Huberty

“On a notre église à Luxembourg, l’église de la Trinité, rue de la Congrégation, et l’église protestante d’Esch, c’est tout. On n’a que deux églises pour tout le pays au lieu d’en avoir une dans chaque village!”

“Les gens viennent parfois de très loin pour le culte du dimanche”, ajoute le pasteur.

C’est la solidarité de l’Eglise catholique et le soutien de certaines communes qui permet à l’Eglise protestante de célébrer occasionnellement des cultes partout dans le pays, en s’installant dans des locaux associatifs par exemple.

Questions de société: chaque paroisse libre de décider

Comme n’importe quel culte aujourd’hui, l’Eglise protestante n’échappe pas aux grandes questions de société et doit se positionner.

Chez les protestants, cela prend la forme d’un débat ouvert à tous. “Il y a peu, deux femmes ont manifesté le souhait de voir leur union bénie. Nous avons donc abordé le sujet au Consistoire puis organisé une première soirée d’information pour discuter avec les paroissiens de la bénédiction des couples de même sexe. Les débats vont se poursuivre sur cette question.”

“Chacun est invité à s’exprimer, et chaque paroisse est libre de choisir. C’est là une grande différence avec les catholiques: le Pape dicte sa position et l’Eglise doit la respecter.”