Monthly Archives: October 2014

LA VALSE DES TITRES DANS LES EGLISES EVANGELIQUES


LA VALSE DES TITRES DANS LES EGLISES ÉVANGÉLIQUES

L’une des particularités des églises évangéliques dites de réveil est l’existence en leur sein d’une course tous azimuts aux titres dans laquelle excellent de nombreux serviteurs de Dieu consacrés ou auto-proclamés. C’est au début des années 2000 que nous avons constaté l’apparition de ce phénomène qui a fini par prendre de l’ampleur et atteindre aujourd’hui son apogée dans les églises dirigées et fréquentées par des sujets d’origine africaine.

Le Seigneur me dit de te dire que tu n’es pas pasteur, tu es un apôtre

Si, du côté européen, le plus courant est le titre de pasteur, du côté afro, la réalité ressemble beaucoup plus à un self-service. « On est jamais mieux servi que par soi-même », dit-on. Reçus dans le bureau d’un homme de Dieu dont la porte supportait l’inscription « Apôtre », à la question comment avez-vous fait pour devenir apôtre, l’intéressé nous rétorqua ceci : « Une fois, un pasteur est venu prêcher ici dans l’église, à la fin de son propos, il m’a dit : Le Seigneur me dit de te dire que tu n’es pas pasteur, tu es un apôtre ».

A la sortie de son bureau, il nous a semblé logique de nous demander ce qu’il adviendrait si une infirmière de passage lui disait qu’il est infirmier ? Et un garagiste ? Et un médecin porteur d’un message du même genre ? Il est vrai que l’Église est une institution ordonnée à laquelle Dieu a donné « les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ ». Cependant, il semble maintenant évident pour des intérêts autres que ceux de l’Église, que certaines personnes s’offrent une liberté pleine d’orgueil.

Des grades à la carte

L’apôtre français Jean-Paul Bernadat, qui œuvre avec brio depuis 29 ans à travers le monde, est une exception bien justifiée. La propension à vite monter en grade ou à passer d’une appellation ecclésiastique à une autre est plus courante chez les Africains. Peu importe le pays où ils exercent. La concurrence et les comportements asociaux ont été transportés dans les églises par ceux qui portent leur croix. Et comme « le poisson commence toujours par pourrir par la tête », une foule de serviteurs se livrent une lutte d’influence et de positionnement sans merci.

A y voir de près, la recherche du prestige, la course au leadership, la quête d’un gain ainsi que la possibilité d’effacer l’échec scolaire, académique ou social sont les principales raisons de cette main basse sur les titres. Ainsi, les impétrants francophones ont d’abord emprunté des noms anglophones qui impressionneraient mieux les fidèles. Les uns ont opté pour se faire appeler Bishop. Ces derniers ont été ensuite concurrencés par les archibishops. Pendant ce temps, d’autres futés ont cru bon s’inscrire dans la nouvelle catégorie des prophètes des nations.

Cette ingéniosité en a inspiré d’autres qui se sont logés dans la classe supérieure des évêques, eux-mêmes aujourd’hui débordés par les généraux et les professeurs-docteurs. Belle revanche sur la vie et sacré tour de passe-passe par exemple pour les docteurs qui n’ont jamais mis les pieds dans un lycée ou dans une faculté. Comme quoi « tous les chemins mènent à Rome » ! Si tous ceux qui ont été précédemment cités sont situés dans la partie haute de cette hiérarchisation sacerdotale, cela bouge également dans les strates inférieures. On y trouve les frères et les bergers. En Europe, le phénomène des bergers fait particulièrement florès dans les églises congolaises en Allemagne.

Les femmes ne sont pas en reste

Les femmes ont également pris le train de la promotion accélérée. Les pasteurs se sont fait voler la vedette par une foule de prophétesses qui, elles-mêmes, viennent d’être surclassées par des consœurs inspirées par l’anglais : les révérendes. C’est parfois carnaval… Au point que nous avons pu découvrir un ponte d’une église en Suisse portant le titre bien étrange « d’apôtre du Sainte-Esprit », oui Sainte-Esprit. Dans certaines églises, l’auto-promotion fait suite à une insurrection que les insurgés justifient par le fait qu’il y a des leaders qui refusent ou tardent trop avant de consacrer leurs collaborateurs.

Mais dans l’ensemble, ce burlesque chrétien concerne la nouvelle génération de serviteurs. Les anciens tels qu’Olivier Derain au Burundi, l’Américaine Audrey Mack, le Congolais Jean-Bosco Kindomba ou encore le Français Jean-Paul Bernadat ne sont pas concernés par ce tango des derniers temps.

Ce faisant, ces agissements ne doivent pas perturber les croyants car ils avaient été prévenus au sujet de leur apparition. D’autant plus que l’essentiel réside dans l’annonce de la Bonne Nouvelle et non pas dans ces attitudes humaines incriminables. En tout cas, chacun devrait veiller sur sa propre conduite et méditer la déclaration de l’ancien premier ministre français, Pierre Mauroy, selon laquelle : « Si nous connaissions les autres comme nous-mêmes, leurs actions les plus condamnables nous paraîtraient mériter notre indulgence ».

Franck CANA

Michigan: des centaines de pasteurs pour la liberté d’expression

28.10.14 14:06 – Des centaines de pasteurs se sont rassemblés le 22 octobre devant les bâtiments du gouvernement de l’Etat du Michigan à Lansing pour s’opposer à une modification du Droit Civil. Le gouvernement prévoit de restreindre le droit de critiquer publiquement une orientation sexuelle ou un choix de genre.
Les pasteurs réunis ont reproché aux lobbies homosexuels de chercher à limiter la liberté d’expression. Ils ont cité l’exemple de la ville de Houston, où des chrétiens ont été amendés pour des propos jugés homophobes suite à une telle modification de loi.

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Ces chiens sont des bons pasteurs

Durant deux jours, vingt concurrents venus de toute la France, ont participé aux épreuves de ce concours qui ont permis au public venu nombreux sur les terrains de la ferme Gilly à Montfavet, de voir évoluer les chiens de berger au travail sur troupeaux.Ce championnat était l’aboutissement d’une sélection des vingt meilleurs chiens de troupeaux lor …

8ème assemblée générale de la Cevaa : Les églises protestantes des pays touchés par Ebola …

La communauté des Eglises en mission (Cevaa) va mettre à la disposition des églises des pays touchés par le virus Ebola un montant de 120 mille euros, soit 78 600 000 FCfa, pour appuyer la sensibilisation. Lors de sa 8ème assemblée générale, les pasteurs ont aussi promis d’accompagner les jeunes chômeurs membres de leur communauté.
La 8ème assemblée générale de la communauté des Eglises en mission (Cevaa), tenue au Sénégal, a été clôturée, mardi dernier, par un culte à la paroisse protestante de Dieuppeul. A la fin, le président de la Cevaa, le pasteur Thierry Mulbach, a fait face à la presse pour délivrer les résolutions de cette rencontre de Dakar, dont leur décision d’accompagner les églises protestantes des pays touchés par le virus Ebola en leur octroyant 120.000 euros, soit 78,6 millions de FCfa.
Cette enveloppe permettra aux pasteurs desdits pays de mener des campagnes de sensibilisation sur la prévention en expliquant aux fidèles l’attitude à adopter pour ne pas attraper cette maladie. Les pasteurs auront aussi la tâche de rappeler aux populations qu’Ebola n’est pas une malédiction divine. « Il ne faut pas stigmatiser les gens qui ont été victimes de cette maladie ni les exclure de la société », a lancé le pasteur Mulbach, indiquant que tout un travail sera fait pour que l’on arrête la stigmatisation. Les pasteurs ont aussi pris la décision d’accompagner les jeunes. Selon le président de la Cevaa, des moyens seront déployés pour aider les jeunes à retrouver leur place dans la grande communauté protestante qui est de 17 millions de personnes réparties dans tous les continents.
« Il faut trouver du travail à ces jeunes pour qu’ils aient une vie normale », a souligné Thierry Mulbach qui a promis que des plaidoyers seront faits auprès des autorités en leur demandant de travailler,  en vue d’améliorer les conditions de vie des populations. Cela n’empêchera pas les pasteurs de poursuivre leur lutte contre la corruption et la malversions.

Religion et modes de famille
La 8ème assemblée générale de la Cevaa avait comme thématique : « Familles, Evangile, cultures dans un monde en mutation ». Il s’agissait de voir comment, aujourd’hui, les différentes valeurs  religieuses chrétiennes et autres religions peuvent avoir un impact en apportant quelque chose de nouveau aux différents modes de famille qui sont en plein changement, a expliqué M. Mulbach.
La rencontre a aussi permis aux religieux de faire le point sur les différentes cultures. Lesquelles pouvant être réinterrogées par les valeurs religieuses. « Nous avons constaté que des phénomènes localisés dans certains endroits du monde sont en train de se répandre partout. Il s’agit des drames causés par les divorces ; ce qui fait que les enfants n’ont plus de repères après la séparation de leurs parents », a constaté le pasteur. Dans la foulée, il a appelé les jeunes des pays pauvres à refuser l’émigration clandestine qui est souvent source de drame et de misère.  
Durant leur séjour en terre sénégalaise, les pasteurs des églises protestantes ont formulé des prières pour la stabilité sociopolitique en Centrafrique où certaines populations sont prises en otages par des politiciens. Ils ont aussi prié pour la paix au Sénégal mais surtout pour la bonne entente entre chrétiens et musulmans.

Eugène KALY

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Au Texas, la guerre des toilettes est déclarée

Tout est parti d’une affaire de toilettes. Où aller quand on est transgenre : chez les hommes ou chez les femmes ? La ville de Houston, dans le très conservateur Texas, a tranché en mai dernier : les transgenres ont le droit de choisir dans quelles toilettes ils préfèrent se rendre. Fort bien. Seulement voilà, cette décision, qui fait partie d’un ensemble de décrets visant à renforcer les droits des groupes minoritaires, n’a pas été du goût d’un groupe de pasteurs chrétiens. Ces derniers sont parvenus à réunir 50 000 signatures pour demander son abrogation. Mais la ville a campé sur ses positions. Les pasteurs ont alors intenté des poursuites contre la municipalité.

Houston Mayor Annise Parker smiles during a news conference after her first City Council meeting following her inauguration in Houston January 4, 2010. REUTERS/Richard Carson (UNITED STATES - Tags: POLITICS HEADSHOT) - RTR28J6QC’est alors que s’ouvre l’acte 2, l’arroseur arrosé. Les avocats de la ville se sont retournés contre les pasteurs et ont demandé à cinq d’entre eux de leur remettre sermons et autres discours, afin de vérifier les propos qu’ils avaient pu tenir sur des thèmes tels que l’homosexualité ou l’identité de genre. Ainsi que sur la maire de Houston, Annise Parker, elle-même homosexuelle (photo ci-contre, Reuters).

Là-dessus, nouveau retournement de situation: lorsque l’affaire a été rendue publique, les réseaux sociaux se sont enflammés… contre la ville, comme le révèle la BBC. Les défenseurs des pasteurs ont en effet vu dans la demande des avocats une atteinte au Premier Amendement, qui garantit la liberté de religion et d’expression. 

Des militants chrétiens ont alors fait campagne sur Twitter sous le hashtag #HoustonWeHaveAProblem (en référence à la phrase prononcée par Jack Swigert lors de la mission spatiale Apollo 13), qui est déjà apparu plusieurs milliers de fois.

Traduction :«Vous voyez où cela nous mène? Envoyez-lui une Bible, ou au moins une copie de la Constitution.»

Leur pétition en ligne, temporairement bloquée par Twitter, a recueilli plus de 11 000 signatures en dix jours. Face à la pression de l’opinion publique, la ville a dû renoncer à consulter les sermons des pasteurs. La maire a tweeté «Nous n’avons jamais voulu interférer dans les sermons des pasteurs ou nous immiscer dans la religion.»

Mais la polémique continue malgré tout, d’autant que plusieurs personnalités sont entrées dans le débat. C’est le cas de ce bon vieux Chuck Norris (sous le chapeau ci-contre), qui, en fervent défenseur de la liberté d’expression, a écrit dans un journal en ligne : «Je suis Texan, et ça m’énerve quand je vois que c’est l’Etat de l’Etoile solitaire [surnom donné au Texas, ndlr] qui met un olá à la Constitution américaine

Lundi, c’est l’ancien gouverneur de l’Arkansas et commentateur de l’ultra-conservatrice chaîne d’informations Fox News, le républicain Mike Huckabee, qui a pris position. En pleine émission, il a appelé tous les pasteurs américains à envoyer leurs sermons à Annise Parker, ainsi que tous les téléspectateurs à lui envoyer des bibles. On espère sa boîte aux lettres solide.

Tatiana SALVAN

Des cours de sciences pour les nouveaux pasteurs

Pour remédier au fossé, réel ou fantasmé, entre science et foi, dix séminaires américains vont recevoir un total d’un million et demi de subventions. Le but recherché est d’inclure les sciences dans leur cursus de formation. C’est l’annonce faite la semaine passée par l’Association américaine pour l’avancement des sciences. Les subventions iront de 85 000 francs à 115 000 francs. Elles sont offertes par la Fondation John Templeton, qui a développé de nombreus efforts pour combler le fossé entre science et foi. 

«Beaucoup de dirigeants religieux ne font pas de place aux sciences dans leur enseignement, et maintenant, ils sont en train de devenir des figures d’autorité que beaucoup de gens consultent pour toutes sortes de choses, y compris des questions qui concernent les sciences et la technologie», constate Jennifer Wiseman, directrice du département Dialogue entre science, éthique et religion de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

En effet, les protestants évangéliques ont beaucoup plus tendance que les autres Américains à déclarer que quand ils ont une question d’ordre scientifique, ils se tournent vers un texte religieux, vers un responsable religieux, ou vers quelqu’un de leur congrégation.

Les séminaires sélectionnés représentent un large éventail confessionnel, démographique et géographique, dont la Scool of Divinity de Regent University (Virginie), qui inclut théologie pentecôtiste et charismatique, et la Scool of Divinity de Howards University, un séminaire à prédominance afro-américaine, à Washington DC.

Les autres séminaires concernés sont les suivants: l’Andover Newton’s Theological School (Massasussett), la Catholic University of America (Washington DC), le Columbia Theological Seminary (Géorgie), le Concordia Seminary (Missouri), le Lutheran Theological Seminary de Gettysburg (Pennsylvania), la Jesuit School of Theology de la Santa Clara University (Californie), le Multnomah Biblical Seminary (Orégon) et la School of Divinity de la Wake Forest University (Caroline du nord)

En travaillant avec l’Association des écoles de théologie, la principale organisation de coordination des séminaires américains, les mécènes ont reçu vingt-huit lettres de candidatures de la part de séminaires intéressés par le programme pilote.

Des carrefours intéressants

Les subventions vont couvrir des spécialisations, des évènements, des ressources scientifiques, la venue d’invités spéciaux et tous les coûts y relatifs. Les séminaires pourront inclure des questions de technologie moderne, de méthodologie des sciences ou d’histoire des sciences en plus des cours que les étudiants des séminaires suivent déjà, dont l’histoire de l’Eglise, éthique, accompagnement pastoral ou théologie systématique. «Pour tous ces types de cours, il y a des carrefours intéressants soit avec les sciences modernes, soit avec l’histoire des sciences ou la philosophie des sciences, et se sera précieux pour tous ces étudiants d’y être sensibilisés», a déclaré Jennifer Wisemann.

L’AAAS fournira aussi aux séminaires des ressources pédagogiques, parmi lesquelles une série de vidéos courtes d’enseignement scientifique. L’association les aidera aussi à recruter des conseillers scientifiques proches des institutions de recherche scientifique. Le nouveau projet, Science for Seminaries, va aussi organiser des conférences pour les séminaires catholiques, protestants réformés et protestants traditionnels évangéliques.

Scientifiques perçus comme hostiles à la religion

Le sondage effectué par l’AAAS laisse à penser aussi qu’il y a un conflit potentiel entre religion et science. 22% des scientifiques (et 20% du grand public) disent que les personnes qui ont des croyances religieuses sont hostiles à la science. Par contre, 22% du grand public pensent que les scientifiques sont hostiles à la religion, et parmi ceux qui estiment que religion et science sont en conflit, 52% sont du côté de la religion.

Un sondage antérieur, effectué par l’agence Associated Press (AP), a montré que l’identité religieuse, particulièrement celle des protestants évangéliques, était l’indicateur le plus tranché de scepticisme envers les questions clés de la science. Parmi les sondés, 51% des Américains adultes, dont 77% d’évangéliques, ne croient que peu ou pas du tout que «l’univers a commencé il y a 13,8 milliards d’années par un big-bang». Et 36% de l’ensemble des sondés (comparés aux 56% d’évangéliques) doutent que «la Terre soit vieille de 4,5 milliards d’années.»

Toujours selon Jennifer Wisemann, les personnes qui ont une croyance religieuse sont souvent intéressées d’apprendre comment la science peut être utilisée pour le bien commun. «C’est important d’avoir ce genre de débats, mais c’est parfois compliqué de développer la plateforme et de la structurer pour ce faire», conclut Jennifer Wisemann, «la science peut avoir un effet unificateur pour beaucoup de gens dans la société, entre des personnes qui ont la foi et d’autres qui ne partagent pas cette foi, et maintenant, au travers de ce que nous sommes en train d’apprendre dans le domaine des sciences, je pense que nous pouvons nous rassembler, afin d’utiliser cette connaissance pour le plus grand bien.»

Pasteur et diacre, des «métiers» d’avenir?

Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERVDans les Eglises réformées romandes, les vocations sont toujours au rendez-vous, même s’il reste à craindre qu’elles ne soient pas en nombre suffisant pour remplacer les «Baby-boomers» après leur départ en retraite.

Photo: Les nouveaux ministres vaudois prêtent serment devant des représentants des autorités gouvernementale et ecclésiale. ©EERV

Par Elisabeth Schenker

Ce dimanche 26 octobre, une pasteure et un diacre seront consacrés au Grand-Temple de La Chaux-de-Fonds, à 17h30. L’occasion pour cette femme et cet homme «d’affirmer publiquement leur engagement et de prononcer les promesses liées à leur vocation», précise le communiqué de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN).

L’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) n’a procédé à aucune consécration en 2014, mais la consécration d’une diacre est prévue en 2015, au terme de sa formation. «Un groupe de travail est actuellement en route pour revoir la conception de la consécration et de l’agrégation des ministres dans l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV)», précise Beat Abegglen, président du conseil synodal de l’EREV, «le constat pour notre Eglise bilingue et multiculturelle est néanmoins qu’il y a plusieurs manières de comprendre la consécration/ordination, selon la provenance des ministres. Pour la consécration dans l’EREV nous demandons une formation pastorale ou diaconale, qui est conforme aux exigences en vigueur dans la Conférence des Eglises romandes (CER) et dans la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

Si la personne vient d’un autre pays, une commission des ministères est chargée de vérifier les diplômes des candidats. Si la personne en question n’est pas encore consacrée dans une autre Eglise issue de la Réforme, une procédure d’évaluation de candidature est prévue qui est suivie par une demande de consécration.»

La consécration fait-elle le pasteur ou le diacre?

Si les conditions pour accéder au pastorat et au diaconat sont les mêmes dans tous les cantons romands en matière de formation de base, les Eglises réformées romandes par contre n’ont pas encore de position commune sur la question de la consécration.

Pour la FEPS, la consécration est nécessaire pour l’exercice du ministère. Au terme d’un travail soutenu, un fascicule sur «la consécration selon la vision réformée» est publié par l’organisation faîtière en 2007. On peut y lire: «Il y a une quarantaine d’années, on discutait la possibilité d’exercer un ministère sans avoir été consacré, mais aujourd’hui, les membres de la FEPS reconnaissent la nécessité d’avoir à leur service des personnes dûment consacrées». Une note de bas de page précise toutefois: «dans l’Eglise Protestante de Genève (EPG), la consécration du candidat au service pastoral est recommandée, mais laissée à son libre choix. Elle n’y est donc pas une condition impérative à l’exercice du ministère» (La Vie protestante Genève avait consacré un article à ce sujet.) 

Bertrand Baumann, responsable de la communication francophone pour l’Union synodale des Eglises de Berne-Jura-Soleure déclare: «la consécration scelle un engagement de part et d’autre avec des droits et devoirs de part et d’autre, qui s’exprime dans le serment de consécration. Dans ce serment, les candidats à la consécration promettent solennellement de réaliser ces différents engagements (qui sont énumérés); dans le même temps, l’Eglise les habilite officiellement à accomplir cette mission.»

Qui doit-on consacrer?

Les Eglises réformées ne sont pas tout à fait d’accord quant à savoir qui doit être consacré. La raison? La FEPS en donne une dans son fascicule: «les divergences tiennent autant à des traditions propres à chacune des Eglises quant à la pratique de la consécration, qu’à des prescriptions de droit ecclésiastique ou à des différences théologiques sur la conception de la consécration, qui sont elles-mêmes l’expression de diverses conceptions du Ministère de l’Eglise.» La FEPS préconise de réserver la consécration aux pasteurs, tandis que la plupart des Eglises réformées romandes continuent de consacrer les diacres.

Dans l’Eglise Berne-Jura-Soleure, en plein accord avec la position de la FEPS, plusieurs pratiques cohabitent toutefois: Bertrand Baumann souligne que «que la consécration proprement dite ne concerne que les pasteurs et diacres dans la partie francophone, tandis que, les catéchètes (professionnels et bénévoles) et collaborateurs sociodiaconaux sont pour leur part “reconnus” dans leur ministère. “Néanmoins”, précise-t-il, “tous les ministères de l’Eglise sont reconnus comme de même valeur, mais pas identiques”.

L’Eglise protestante unie de France

L’Eglise protestante unie de de France (EPUdF) qui regroupe réformés et luthériens ne reconnaît que la consécration pastorale. Le ministère de diacre n’existe pas chez eux. Mais c’est le mot lui-même de “consécration” qui a fait débat. Didier Crouzet, pasteur et secrétaire général de l’EPUdF déclare: “le rite s’appelle maintenant en France ordination-reconnaissance de ministère”, et il concerne uniquement les pasteurs qui ont fini leur formation et qui sont admis par la commission des ministères. Nous n’avons pas de diacre. Pour les autres ministères, ministère collégial de conseil presbytéral et chargés de missions régionaux, nous avons des liturgies d’envoi».

Quid du nombre de pasteurs en France? «Il est stable», répond Didier Crouzet, «sur les 20 dernières années les arrivées compensent les départs. Depuis longtemps en France, tous les postes ne sont pas pourvus. Il n’y a pas de crise, mais 10 à 15 pasteurs en plus, ce serait bien».

Quelques chiffres

L’EERV a consacré le 6 septembre dernier 3 pasteurs et deux diacres, et a procédé à l’agrégation de 3 pasteurs venus de France

L’Eglise protestante de Genève (EPG) a consacré 6 pasteurs le 28 septembre dernier. Dans l’arrondissement du Jura, un pasteur a été consacré cette année, et l’Eglise prévoit de consacrer un diacre en 2015, un pasteur et un diacre en 2016, qui sont encore en cours de formation.

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait …

Afrique de l’Ouest: Plaidoyer pour le développement des sous-produits animaux notamment le lait local

A l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale commémorée le 15 octobre de chaque année, le collectif des femmes pasteurs du Réseau Billital Maroobé (RBM) a organisé une conférence de presse le mercredi 15 octobre 2014 à Ouagadougou. Le point de presse a porté sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

La production et la commercialisation du lait par les femmes jouent un rôle important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et dans l’économie des ménages pastoraux et agropastoraux en Afrique de l’Ouest. C’est suite à ce constat que le collectif des femmes pasteurs, plus précisément le Réseau Billital Maroobé (RBM), qui existe depuis maintenant six mois, s’est réuni à Ouagadougou les 14 et 15 octobre derniers dans le but de mener une étude portant sur la problématique de l’intégration des femmes pasteurs dans la filière laitière et le développement de la collecte du lait local en Afrique de l’Ouest.

Selon la présidente du collectif dudit réseau, Aminetou Mint Maouloud, l’étude a porté sur la commercialisation et la distribution du lait dans 3 pays que sont le Niger, le Sénégal et le Mali. Car dit-elle, le développement des initiatives de collecte de lait frais local font face à plusieurs contraintes. Il s’agit notamment de la faiblesse des investissements structurants pour le développement de la filière lait, les difficultés d’accès au marché du fait souvent de l’enclavement, du caractère périssable du lait et de la faible structuration de la filière et enfin, la faible prise en compte des réalités du pastoralisme et de l’agropastoralisme dans les politiques publiques et les différents plans et programmes qui en découlent.

Ainsi, pour palier à toutes ces contraintes, le réseau a proposé un certain nombre de recommandations aux pouvoirs publics nationaux, sous-régionaux et à leurs partenaires au développement que sont: l’appui aux producteurs pour accroître la quantité et améliorer la qualité du lait local, plus d’investissements structurants dans la filière lait local et enfin l’appui aux transformateurs, particulièrement aux femmes éleveurs pasteurs pour améliorer la collecte, la conservation, le traitement et la distribution du lait local.

Et aux organisations de producteurs: «Je souhaite une plus grande intégration des femmes dans la gestion des centres de collecte et unités de transformation du lait» a dit la présidente du collectif.

Notons que ce collectif regroupe 9 pays de la sous-région que sont le Burkina, le Mali, le Togo, le Niger, le Bénin, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et le Nigéria.

Pour fortifier leur action, il sera remis officiellement un exemplaire de la déclaration au commissaire de l’UEMOA a affirmé Haoua Assawadana, chargée de genre et inclusion social, antenne du Mali.

Source: Les echos du Faso

Eglises apostoliques et de Réveil: la fusion n’aura pas lieu

22.10.14 – Après de nombreux travaux, les Eglises de Réveil et les apostoliques ont décidé de mettre un terme à leur projet de fusion, au profit d’un partenariat fort.

Cela faisait cinq ans que l’Union des Eglises évangéliques de Réveil (UEER) et les Eglises évangéliques apostoliques romandes (EEAR) discutaient d’une éventuelle fusion. Le projet est définitivement abandonné. C’est avant tout sur la question de l’indépendance des Eglises membres que les pasteurs de l’UEER n’ont pas pu se mettre d’accord. Certains d’entre eux ont craint que la fusion réduise l’autonomie de leurs Eglises.

Théologiquement très proches, les deux mouvements issus du même réveil spirituel en Suisse, dans les années 1935 à 1950, se sont depuis développés en parallèle.

Pastorale UEER divisée
Les Eglises de Réveil sont un mouvement congrégationaliste: la plupart des décisions sont prises par les Eglises elles-mêmes. «Au sein de la pastorale UEER, il y a des visions très tranchées», explique Alain Pilecki, ancien président des UEER et pasteur à la Chaux-de-Fonds. «Pour éviter une cassure ou des dissensions internes, nous avons préféré serrer le frein à main en disant que nous ne sommes pas prêts.»
Pour Jean-François Bussy, pasteur à l’Eglise de Réveil de Nyon, le problème vient surtout de la structure très centralisatrice des Eglises apostoliques. De plus, «certains éléments théologiques et leurs applications concrètes posaient problème: les Eglises apostoliques insistent par exemple sur les cinq ministère et la culture de l’honneur.» Il ajoute que «des pasteurs des Eglises de Réveil avaient le sentiment que l’on avançait vers une intégration dans la structure de l’EEAR.»


A l’inverse, Alain Pilecki, qui s’était engagé en faveur de la fusion, argumente: «Les Eglises apostoliques ont mis en place une structure qui, pour moi, leur permet d’avoir une vision plus globale.»
«Une fusion aurait permis d’unir nos forces pour être plus efficaces dans des aspects concrets de la vie de nos Eglises», confirme Christian Bussy, pasteur à l’Eglise apostolique de Genève. «La réalité du corps de Christ aurait pu être manifestée de manière plus explicite au travers d’une fusion». C’est en effet le constat d’un travail similaire effectué de part et d’autre qui avait incité à aller dans le sens d’un rapprochement. L’entité ainsi créée aurait rassemblé une trentaine d’Eglises romandes.
D’après Alain Pilecki, «une nouvelle génération de pasteurs a contribué au développement de relations plus profondes et plus denses qu’auparavant. La plupart ont suivi des écoles bibliques ensemble, et il nous semblait que c’était un moment favorable pour ouvrir un chemin nouveau».

Partenariat renforcé
Tout partenariat ne sera pas abandonné pour autant. A l’avenir, les deux unions tiendront des pastorales, réflexions théologiques et de projets communs. Les pasteurs des deux mouvements continueront à se rassembler une à deux fois par an pour des échanges et temps de prière. Les deux mouvements d’Eglises se disent prêts à une reprise ultérieure des démarches de rapprochement.
«Si nous voulons vraiment vivre une unité évangélique», conclut Jean-François Bussy, «il faut aussi le vivre avec les autres mouvements proches de nous».

René Progin

ASIE/IRAN – Trois pasteurs évangéliques condamnés à six années de réclusion

Téhéran – Trois pasteurs évangéliques – Behnam Irani, Matthias Haghnejad et le collaborateur Silas Rabani – qui avaient précédemment vu écarter le risque de subir la peine capitale, ont été condamnés à six années de réclusion par une cour iranienne, peine qui devra être purgée dans les prisons de Zabol – pour Irani – et de l’île de Minab – pour les deux autres. Les trois condamnés ont annoncé leur intention de recourir contre la décision. Irani avait déjà subi une précédente condamnation en 2011 pour « action contre l’Etat » et « action contre l’ordre ». Andy Dipper, Directeur opérationnel de l’organisation Christian Solidarity Worldwide , a exprimé sa vive préoccupation suite aux condamnations infligées aux trois chrétiens et pour le fait que les condamnés seront contraints à les purger loin de leurs familles et de leurs villes. « Nous sollicitons du gouvernement iranien – peut-on lire dans un communiqué de CSW parvenu à l’Agence Fides – la libération rapide de toutes les personnes incarcérées à cause de leur foi. Leur incarcération est contraire aux conventions internationales garantissant la liberté de religion et de credo auxquelles participe l’Iran ».

Sud-est-Santé : les églises du sud-est préoccupées par une éventuelle rentrée de l’EBOLA en Haïti

 

Dans une conférence de presse tenue le  mardi 14 Septembre, les autorités religieuses de la Ligue des Pasteurs du Sud-est (LIPSE) et le Conseil National Spirituel des Églises d’Haïti (CONASPE) ont exprimé leur inquiétude face à  une éventuelle rentrée de l’épidémie Ebola en Haïti.

Les révérends pasteurs Dieucin Marcelin coordonnateur de la ligue des pasteurs et Jhonny Pascale de CONASPE, invitent les autorités de la Santé publique à prendre les dispositions nécessaires, afin d’empêcher la rentrée de la maladie sur le territoire.

Pour cela,  ces pasteurs croient important que des campagnes de sensibilisation soient mise en œuvre afin de permettre à ce que la population soit bien informé de cette maladie mortelle, pour prendre les précautions adéquates.

Par Marcia Moise Ancion

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Ordination de femmes pasteurs: les adventistes voteront en 2015

16.10.14 10:25 – Les délégués de la direction exécutive internationale de l’Eglise adventiste ont tranché. Le 14 octobre, ils ont agencé le vote sur l’ordination de femmes pasteurs au Synode mondial de l’été 2015. La décision a été très claire, puisque 243 participants y ont été favorables, contre 44 oppositions et 3 abstentions.
Le dernier mot sur cette question largement débattue au sein des Eglises adventistes au cours de ces dernières années reviendra donc aux 2600 délégués qui convergeront vers San Antonio (Texas) en juillet prochain.

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Saison de prière et d’évangélisation avec le pasteur Daouda Zongo et le prophète Emmanuel …

Arrêtez de vous distraire et réveillez vous ! Ces personnes au début du ministère étaient pauvres. Aujourd’hui elles roulent sur l’or. Or qu’elles ont acheté avec notre argent. Jusqu’à quand resterons nous aveugles ? Jusqu’à quand allions nous prendre le nom de l’éternel en vain ? Jusqu’à quand dépendrez vous de l’humain et non du divin. Jusqu’où ira cette manipulation ? Dites moi où dans la parole il est mentionné des prophètes de ce genre nouveau ? Des adorateurs de l’argent et des gens riches, ces prophètes ayant un niveau de vie au dessus du peuple dont-il ne partage la souffrance qu’au bout des lèvres. Ces prophètes et pasteurs qui s’empressent de construire à Ouaga 2000 (anticipant les futurs riches fidèles). Pasteurs escrocs, association de malfaiteurs ; notamment ce pasteur de Ouaga 2000 qui a tenté d’escroquer le propriétaire d’un grand Hotel de la place (et qui se reconnaitra dans mes lignes)…. Et nous, nous qui par notre silence avions caché ces scandales pour soit disant protéger la crédibilité de nos églises évangéliques, nous qui avions par ce silence menti au peuple, que dirions nous au Seigneur le jour du jugement.

J’ai cru que des prophètes, il n’y en avait qu’en Afrique centrale où nous connaissons tous les drames. Il y ’en a eu aussi en Côte d’Ivoire et nous savons ce que cela à coûter d’être aveugle. Mes paroles tomberont dans l’oreille de sourds parce que le peuple a soif de miracles. Tellement soif qu’il hallucine et voit des miracles avec prophètes auto proclamés. Désespérément j’écris car je sais que cela est inutile ; les œillères sont si épaisses, si grandes que le peuple me répliquera : “oui, nous voulons des prophètes, donnez nous en, donnez nous…”. Mais j’écris tout de même car, si j’ai pu dénoncé les abus du pouvoir de Blaise, je ne peux me taire à fortiori sur ces scandales de l’église. Silence qui me ronge depuis bientôt une décennie.

Web master, j’ai été témoins de ce que je raconte. Si vous ne censurez pas ce qui est dis à propos de Blaise, alors laissez moi donné mon coup de gueule à l’église (je n’ai pas cité de nom). Merci

Les maux qui poussent les Togolais et togolaises dans les mains des Pasteurs des églises révélées !

Le constat est tout simple. Les maux qui font courir les foules, surtout les femmes à aller auprès des Pasteurs des églises révélées sont nombreux : Travail, mariage, richesse, guérison, procréation etc autant de problèmes aussi diverses que colorés à l’image des fidèles de ses églises.

D’habit de journaliste-enquêteur, nous sommes passés de fidèle à la quête de solution à nos problèmes. Nous étions en l’espèce à la recherche de travail et de l’âme sœur. Malgré les prières et les multiples prières et promesses du Pasteur, seul nos porte-monnaie ont perdu un peu de leur poids mais le travail et l’âme sœur n’ont jamais été au rendez-vous.

Le monde des églises révélées est un monde très compliqué avec des pratiques propres à eux. Il est parfois difficile de démêler le vrai du faux, tant la personnalité du pasteur et sa compréhension de la chose religieuse pèsent sur la conduite des affaires et fait office de doctrine.

Il n’est pas rare de se retrouver face à des situations aussi troublantes, incompréhensibles, loufoques et ubuesques où l’ignorance, la dispute à la bêtise.

Par souci de n’indexer personne, nous préférons taire les noms des églises.

“Alelluia !!!, Amen ! Alelluia !!! Amen ! Et l’homme oint de Dieu de dire : “Je sais, qu’il y a parmi nous en ce moment, quelqu’un qui cherche du Travail, Dieu me dit de lui dire : N’aie pas peur, tu auras du travail”, crie le pasteur. Un Amen envahi l’église.

Le pasteur rebondit et dit : si tu crois en cet instant, ta prière est déjà exaucée. Cette fois-ci, le cri Amen devient plus fort.
« Tous ceux qui viennent dans cette église, ayez la foi. Amen. Alelluia, Amen, Fouillez dans vos poches et donnez tout à l’Eternel, il vous bénira …. Alélluia, Amen », continue le pasteur.

Voilà les slogans du genre que ressassent de nombreux pasteurs à longueur de journée et ça marche.

Ce genre de sermon, l’équipe de reportage en a écouté durant l’enquête. La grande question est de savoir si les fidèles croient en l’accomplissement de toutes ces promesses. Difficile de le dire. Et ces propos séduisants du “Dieu-Pasteur”, car faisant plus de miracles que Jésus, ne font qu’embrigader les fidèles.

On a plus l’impression d’être à une partie de psychanalyse ou de psychologie. Aucune référence biblique dans les sermons, juste des chapelets de souhait que toute personne, pasteur ou non, peut aligner.

Dire à une jeune femme à la trentaine que Dieu t’a révélé qu’elle aura bientôt un mari, relève plus de l’escroquerie morale que d’un sermon religieux. Une jeune femme seule a toujours besoin d’un compagnon et lui dire qu’elle aura bientôt un mari, quand on sait que c’est tout son souhait, relève de tout un processus de conditionnement pour mieux abuser d’elle moralement et financièrement.

Le mal aussi pour certains de ces fidèles, il faut coûte que coûte trouver solution à son problème. Pour ce faire, ils ne perdent pas le temps pour se ruer dans les bras des faux pasteurs sans même savoir si eux-mêmes ont la foi pour bénéficier de la grâce divine.

Mlle A, 36 ans, a de l’espoir qu’avec les prières et autres intersections du Pasteur couplées de jeûnes et prières, elle peut trouver une chaussure à son pied. Mais de prière en intersection, elle a fini dans le lit du Pasteur devenant ainsi, l’ennemi de celle que toute appelle Hamedada, c’est-à-dire la femme du Pasteur.

Malgré tous les folklores religieux, les églises révélées sont à l’image de notre société et des personnes qui les fréquentent et donc de potentielle théâtre de scandale et de comportement qui n’ont rien à avoir avec la religion.

Au cours d’une discussion à bâton rompu avec M.Alex, au départ Catholique, avant de rejoindre une église révélée, l’homme ne cache pas ses doutes tant certaines pratiques commencent par ébranler sa foi.

“Je ne comprends pas une chose. Malgré les prières et autres de mon Pasteur, je ne trouve pas de satisfaction à mes problèmes. Suis-je flatté ?”, s’interroge- t-il.

De déception en déception, beaucoup de fidèles changent d’église, parce qu’ayant entendu parler d’un miracle ou d’une guérison qui s’est produite dans l’autre église.

La plupart des Pasteurs interrogés lors de notre enquête refusent, de nous parler.

“Mr le journaliste, Dieu n’est pas un homme, ne chercher pas trop”, lance un Pasteur très populaire dont nous taisons le nom.
A Lomé et partout d’ailleurs dans les principales villes, ils sont nombreux, ces fidèles à attendre quelque chose de Dieu.
Mais comme l’a dit la parole, “seule ta foi te sauvera”. Et ça, beaucoup de fidèles ne l’ont pas compris. Les faux pasteurs ont encore de beau jour devant eux.

Kazakhstan: Deux pasteurs font dix jours de prison

15.10.14 11:45 – Deux pasteurs kazakhs sont en prison depuis le 6 octobre pour une dizaine de jours. On leur reproche d’avoir distribué aux passants un livre considéré par des «experts en religion» comme susceptibles d’exciter à la haine religieuse et à la discorde. Les pasteurs ont par ailleurs dû payer une amende.
Les deux mêmes pasteurs avaient déjà été mis en prison plus tôt dans l’année pour leur refus de payer une amende.

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Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?

Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?Par Freddy Mulongo, dimanche 12 octobre 2014   Radio Réveil FM International 

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Quand on lit ou lorsqu’on entend certaines déclarations de nos compatriotes, on a le sentiment que le Congo est un enfer et que beaucoup de ses habitants sont des monstres. En disant cela, je ne veux pas du tout relativiser le mal et le chaos auxquels ce pays est confronté, ni exonérer les comportements coupables, la cruauté et les crimes dont nous connaissons les premiers coupables en RDC. Loin de là. Naturellement. Cela fait près de quarante ans que, pour ceux et celles de ma génération, nous dénonçons cette situation et la combattons sans relâche. Je voudrais cependant m’exprimer sur un phénomène important que l’on observe parmi la génération la plus prometteuse, pourtant, dans l’actuelle mobilisation pour un autre avenir au Congo. Elle semble plus menacée par un pessimisme pernicieux en son propre sein, que par les actions de ceux qu’elle combat. De quoi s’agit-il ?

Vous avez des étrangers de toutes origines, impliqués dans le pillage du Congo, qui vous disent que cela ne va pas si mal que ça dans ce pays. Les kabilistes et leurs alliés à la mangeoire pensent même que nous sommes largement sur la bonne voie, à cause d’eux, évidemment. Un discours de propagande, aussi cynique que vil. La caricature de ce discours et son incarnation vivante c’est Lambert Mende, le tshaku de cette république, son griot officiel. Je pense en particulier au rapport qu’il a présenté dernièrement aux Américains, lors de la table ronde, organisée par ces derniers, entre le pouvoir kabiliste et les membres de l’opposition, à la marge du fameux sommet de Washington, initié par Barack Obama. Un discours volontairement trompeur, une manipulation verbale dont il a le secret. Pour lui et pour ses amis, tout est en bonne voie : le Congo se relève et…vous allez voir ce que vous allez voir.

Tel est le discours optimiste extrêmement anesthésiant, dont les musiciens congolais distillent des bonnes doses au peuple, au sein d’une large coalition hétéroclite des grands alimentaires du pays. Parmi ceux-ci : les musiciens « chrétiens », les « bishops » et les « prophètes » de mabonza, ces impitoyables bourreaux des consciences. Ils sont tous sur le même front. Celui du contrôle du marché de l’optimisme illusoire nécessaire à la débrouillardise collective. La propension de nos compatriotes à se laisser berner est à la fois désarmante, franchement démobilisatrice. Les pieds bien au chaud dans un appartement à Londres ou à Bruxelles, les « il n’y a qu’à… » ne savent rien d’autre que se scandaliser : pourquoi ce peuple ne se soulève-t-il pas ? Ils se scandalisent de ce que les autres ne font pas, mais qu’ils se gardent bien de faire eux-mêmes… Le régime peut ainsi s’éterniser par une désillusion généralisée.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Le pessimiste patriotique

Le pessimisme patriotique n’est pas l’inverse de cette situation et du discours rassurant de ceux qui gouvernent actuellement le Congo. Il ne consiste pas à simplement contredire ce qu’affirment les kabilistes, à dénoncer leurs mensonges et leur irresponsabilité devant l’état réel du pays. La désillusion patriotique est un phénomène qui frappe d’abord par son impact au sein même des forces de changement, face à l’inacceptable qui est en place. Cette désillusion est décelable aussi bien parmi l’opposition classique qu’à l’intérieur des nouvelles générations, pourtant bien consciente des périls que court la nation. Je pense aux « combattants/combattantes » au pays comme, notamment, à ceux qui sont l’étranger et que je côtoie.

Malgré ma longue expérience avec les ambiguïtés et autres faiblesses en ces milieux de lutte, je reste quelquefois impressionné par la virulence des insultes, des dénonciations, des calomnies, les paroles et les actes de haine que les « combattants/combattantes » se lancent à la figure les uns les autres ! La charge de détestation ressemble à s’y méprendre à l’amertume vengeresse que l’on nourrit à l’égard des extrémistes tutsi et d’autres ennemis du Congo. On y va sans retenue, très « méchants-méchants » et d’abord contre les frères et les camarades dans la cause. C’est à croire qu’il y a plus de « collabos » parmi nous qu’à l’intérieur du régime. On s’accuse réciproquement de traître, etc. Cette rage d’autodestruction étant vécue et assumée avec une totale désinvolture morale. C’est clairement une forme de pulsion suicidaire politiquement aveugle. Ramener cette manière de voir les choses uniquement à une simple « guerre des égos », n’est-ce pas minimiser le phénomène ?

Comment expliquer cette conduite collective aussi effroyable que nocive ? N’y- a-t-il pas là un signe d’une profonde déception, cette sorte d’abîme de méfiance, qui se creuse inexorablement et place chacun/ne devant l’impasse et l’impuissance et qui neutralise la capacité d’initiatives collectives ? On ne voit spontanément que la faute et les erreurs des autres. Mais malgré tout chacun/ne sait que l’autre est loin d’être dupe, qu’il pense de moi ce que je pense de lui… Redoutable jeu pervers, qui détruit la confiance !

Et c’est de cette manière que l’on s’isole, en croyant se protéger. Le combat politique devient quelque chose qui ressemble à une secte ou à la logique sectaire. Le venin du pessimisme patriotique se pare des fiertés particulières dont on est très conscient, de mérites personnels que l’on revendique, de références régionalistes, voire d’un certain tribalisme hérité du mobutisme. La séduction de la désillusion est d’autant plus redoutable qu’elle est toujours insensible, perçue généralement comme un désir légitime d’une organisation pure, honnête, efficace ; en somme le rêve d’un groupement ou d’un mouvement parfait et performant.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Diaboliser les autres

Il y a une manière de diaboliser les autres qui n’est en réalité que le miroir de notre propre handicap, le syndrome d’un pessimisme que l’on a vis-à-vis du Congo, un pessimisme secret, inavouable, tout au fond de soi-même. Cela parce que l’on croit spontanément que l’on pense juste, qu’on n’est entouré que des tarés et des traîtres ! Mais cela aussi simplement parce que l’on a honte de sa propre autocritique. Car dans l’interaction, toute analyse juste des choses, des actes des autres et de soi-même demande un courage que l’on ne soupçonne pas.

Un mot encore sur cette demande de perfection et l’amour du « zéro erreur » en politique. C’est le même phénomène que celui de celles et ceux qui cherchent une « Eglise des purs », qui passent d’une chapelle à l’autre à l’autre, en quête d’une Eglise modèle. Moi qui suis pasteur, je peux vous dire que le jour où vous en trouverez une, quittez-la tout de suite, car elle ne va pas tarder de vous décevoir…en devenant « impure » à son tour.

Quelle solution préconiser face à tout cela ? Le courage.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Il faut faire avec…

Il faut faire avec. Il faut trouver le moyen de transformer les défauts des autres en atouts. Tous les médicaments que nous prenons, chacun/ne le sait, ont des effets indésirables ; et pourtant, ces substances savamment dosées ou associées à d’autres, donnent des résultats positifs. Tel est menteur ou manipulateur ? Il faut le valoriser, le placer là où ses tendances pourraient paradoxalement aider le combat. Tel autre est plutôt traître ou délateur ? Utilisez-le pour une communication stratégique ciblée, pour vous protéger de l’intox des autres. Tel est quant à lui mondain ou flatteur… Faites-en un diplomate. Celui-ci est une grande gueule… ? Son verbe facile peut motiver et galvaniser les indécis. Voici un robuste nerveux, qui ne demande qu’à cogner… ! Vous pouvez en avoir besoin pour le service d’ordre, c’est juste un exemple.

Bien évidemment cela n’est pas à appliquer comme une recette magique. Il faut inventer des solutions, persévérer dans la créativité organisationnelle, refuser d’être défaitiste, chercher toujours à être astucieux et pugnace. En restant constamment sur le qui-vive, prudent comme un serpent, l’œil rivé sur les vrais objectifs du combat.

On a tendance à se laisser impressionner par les résultats des autres, par leur réussite. Et en ce moment la combativité des jeunes et de l’opposition burkinabaise nous interpelle, de même que les « Y’en a marre » dakarois face à Wade, voici trois ans. Cette admiration des autres peut aller très loin, comme s’ils étaient des génies, supérieurs et meilleurs que nous. C’est faux, complètement faux ! En réalité, quand nous citons les autres en exemple, nous nous arrangeons pour occulter tout ce qu’ils ont dû endurer, tout ce qu’ils ont surmonté. Nous croyons naïvement que c’était facile pour eux ; au fond, c’est pour nous persuader que notre tâche à nous est presque surhumaine.

Nous apprécions ouvertement les autres, en nous sous-estimant nous-mêmes. Secrètement ou sans en avoir conscience, nous avons pris l’habitude de nous déconsidérer nous-mêmes un peu trop facilement. C’est de cette manière que s’installe une mentalité de méfiance, toujours surdimensionnée, que j’appelle le « pessimisme patriotique ». Charles Onana avait noté que certains congolais ont tendance à croire que Kagame et les siens sont plus « intelligents » que tous les congolais! L’autoflagellation et la dépréciation de soi trop courantes parmi nous ne nous interpellent même plus ! Ou bien alors, c’est l’autre extrême, à savoir la mégalomanie : on ne supporte pas que son analyse de la situation soit relativisée ou rejetée par les autres. De même pour les initiatives et actions à mener : tout devient du narcissisme intouchable. Une attitude capable de tout paralyser, dans une logique de c’est à prendre ou à laisser…Dans un cas comme dans l’autre, on trouve le même défaut de discernement. Comme si au bout du compte, il y avait un désir inconscient de l’échec permettant de lancer aux autres, avec plaisir, « je vous l’avais bien dit… ». C’est ainsi que le pessimisme nourrît l’immobilisme, l’attentisme, voire la lâcheté.

Contrairement à ce que l’on croit, lorsque l’on pèse les risques et les difficultés en politique, ce n’est pas simplement par prudence avant d’agir, mais stratégiquement par la nécessité même d’agir, puisque l’on doit agir. A cet égard, l’exemple de Madiba (Nelson Mandela) reste éloquent. La rapidité de l’intelligence et la fermeté du courage déterminent un dynamisme politique de portée historique.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

La politique se fait avec des hommes réels

L’essentiel est de comprendre, d’accepter, que la politique se fait avec des hommes réels, devant des enjeux réels, et non avec des êtres de rêve, dans une lutte imaginaire.

Nous aimerions que le changement se produise de lui-même comme par une baguette magique, sans effort durable… Et puisque les choses tardent, la frustration prend une dimension insidieuse, mais que chacun/ne s’efforce de dissimuler. Quelqu’un disait : même les animaux vont bientôt violer les femmes congolaises et humilier notre dignité… ! C’est ce sentiment de dégoût qui génère le doute, puis la désillusion ; comme si les choses pouvaient changer d’elles-mêmes. L’indifférence et le découragement précèdent une forme d’irresponsabilité sous la conviction affichée du tout ou rien. La passion pour le Congo produit alors une attitude intraitable proche de l’angélisme « politique », si je puis dire. La grande passion pour la libération du pays tourne ainsi en une aversion sévère envers le reste des congolais. La défiance et le doute vis-à-vis des autres congolais deviennent la règle, d’une conduite nationale d’impuissance et de désillusion.

Le pessimisme patriotique n’est pas une fatalité. A condition de bien mesurer la gravité des maux qui nous minent et des dangers qui nous menacent !

Si nos contradictions internes ne sont pas dépassées et reconverties en avantages pour la lutte, ce ne sont pas le régime de Kanambe et ses alliés régionaux et internationaux qui nous détruiront, mais cette culture diabolique de méfiance et d’auto-détestation, qui gagne peu à peu les jeunes générations.

Sortir de la grande nuit

La confiance, le courage, l’intelligence, la détermination et toutes les autres vertus peuvent être de dons, des capacités innées. Quand ce n’est pas le cas, il faut chercher à être « initié », informé sur la profondeur du mal et sur les possibilités de le surmonter. Pour y arriver, il n’y a pas plusieurs chemins, il faut apprendre à bien s’informer. Il est grand temps de réinitialiser les énergies propres de cette lutte ; il est grand temps que « le combat intelligent » cesse d’être une incantation burlesque. Il est grand temps de passer à un niveau supérieur de l’audace. Cela exige une formidable confiance en soi et dans les autres. C’est la seule façon de tordre le coup au pessimisme patriotique ambiant. Il n’y a visiblement plus aucun autre chemin. Celui qui reste devant nous conduit aux efforts immenses et aux terribles sacrifices.

Vous croyez que les Ecoles de guerre, les MBI (Master Business Institut), les Instituts de relations internationales, de communication, etc., qui fabriquent l’élite occidentale, le font-ils pour quelles raisons ? N’est-ce pas pour tirer avantage des peuples endormis ? Ceux qui sont plus préoccupés par la mort ou la survie, que par la vie qui toujours exige un sens radical de liberté.

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais.

Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas

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Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au …


Retour sur la question des réformes politiques dans l’esprit de l’APG : L’UE reste attachée au folklore, les prêtres et pasteurs lancent un appel au sursaut patriotique

Togo  – Bruxelles ne sait plus visiblement quoi faire ni dire dans le dossier des réformes politiques au Togo. Elle s’accroche donc au folklore des déclarations et des recommandations tant et si bien qu’au bout il faut se demander si l’Union Européenne ne se moque pas des malheurs des Togolais. Heureusement que les prêtres et pasteurs du pays sont montés au créneau pour lancer un appel au bon sens et au patriotisme. Peut-être que c’est leur voix que Faure Gnassingbé entendra.
Toujours les discours et le folklore
Une énième session du dialogue UE-Togo s’est tenue le jeudi 2 octobre dernier. Quinzième du genre, cette session du dialogue entre les deux partenaires était l’occasion d’aborder des sujets de divers ordres : politique, économie, diplomatie, sécurité, etc. Dans le contexte précis du Togo, les sujets abordés le jeudi dernier sont bien connus. Il s’agissait de la préparation de la présidentielle de l’année prochaine, la question des réformes politiques, la coopération économique, la situation du dossier des incendies des marchés. A cette liste sont venus s’ajouter des sujets d’actualité comme la lutte contre Ebola et la sécurité maritime.
De tous ces sujets, celui qui intéresse l’opinion nationale togolaise en général, les Togolais qui s’intéressent à la politique en particulier, c’est celui des réformes politiques, qu’on doit mettre dans la perspective de la présidentielle de 2015 ou non. A la fin des discussions, M. Berlanga-Martinez, le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo, a confié à la presse avoir enfin parlé des réformes. A nouveau. « Nous avons mis beaucoup de temps à parler de l’élection présidentielle et naturellement des réformes que nous aurions souhaité (voir faire) avant les élections » a indiqué M. Martinez. Cette déclaration fait transparaître un souhait, un échec et un regret. Pour le diplomate européen, Bruxelles aurait souhaité que ces réformes promises depuis 2006 soient faites avant le lancement de la machine de la présidentielle de 2015. Mais il n’en est rien. Et la suite ?
C’est justement à ce niveau que l’attitude de Bruxelles ne se comprend plus. Depuis 2007, elle fait rédiger des rapports d’observation électorale que Faure Gnassingbé et les siens jettent aux fourmis et aux cafards qui squattent leurs bureaux surgelés. Après la mode des rapports de mission d’observation électorale, il y a celle des communiqués et des déclarations à la sortie des « trucs » du genre dialogue UE-Togo. Fait commun aux deux modes : la démission de Bruxelles.
Tout se passe en effet comme si les 28 ont choisi de laisser faire les choses au pays des Gnassingbé. Leur attitude ainsi que les positions qu’ils prennent signifie que le problème togolais leur tape sur les nerfs et que dorénavant ils vont se contenter de prendre dans le pays le lait et le miel que le système au pouvoir a bien voulu leur concéder. François Mitterrand n’aimait-il pas à répéter que « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » ? Bruxelles semble s’être résolue à la formule du défunt président.
Pour tromper les apparences, elle se confond en activités superfétatoires uniquement destinées à abuser de la crédulité et de la force d’espérer des Togolais qui regardent encore de ce côté. Autrement, comment peut-on comprendre que Bruxelles admette si facilement l’humiliation que le pouvoir UNIR lui a fiat subir en jetant aux fourmis et aux cafards les rapports d’observation électorale et leurs piles de recommandations ? Face au mur d’intransigeance, les 28 ont selon toute vraisemblance choisi de ne pas froisser des amis, des partenaires d’affaires, pour être précis.
Si tant est que l’époque des sanctions de pression et de coercition est révolue, et que pour cela plus rien ne peut être fait pour forcer la main à Faure Gnassingbé au sujet des réformes qu’il a lui-même promises devant témoin, Bruxelles doit avoir la pertinence de se taire et de ne plus parler du sujet si c’est pour faire encore des déclarations ou pour se livrer à la gymnastique-masturbation intellectuelle à laquelle elle a pris goût. Ne serait-ce que par respect pour les populations togolaises. Si d’aventure l’élection de 2015 débouchait sur de nouveaux drames, peu en lui chaut certainement, puisque ce ne serait pas des citoyens européens qui perdront la vie.

Prêtres et pasteurs : mieux vaut tard que jamais
C’est le 1er octobre dernier que les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo se sont rencontrés pour échanger sur la situation socio-politique du pays. Dans la déclaration publiée à l’issue de la rencontre, les « hommes de Dieu » ont exprimé leur « étonnement et profonde déception » face au vote de rejet du projet de réformes politiques émis par les députés de Faure Gnassingbé le 30 juin dernier. Ils déplorent également « l’absence de confiance et l’intransigeance des uns et des autres n’aient pas permis d’aboutir à l’adoption du texte de loi vivement attendu par les Togolais ».
Sur ce constat d’échec et d’amertume, les prêtres et pasteurs du Togo ont senti la nécessité de lancer un appel de cœur à tous les acteurs en vue d’un sursaut d’orgueil patriotique. La déclaration informe en substance que les prêtres et pasteurs « adressent un appel pressant au chef de l’Etat, au premier ministre et à son gouvernement, au président de l’Assemblée Nationale, à tous les députés et à tous les responsables de l’opposition togolaise en faveur d’une nouvelle initiative visant à réexaminer les questions introduites auprès de l’organe législatif de notre pays ». Objectif : trouver à ces questions « une issue plus positive ».
Pour tout dire, les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste du Togo souhaitent que la question des réformes soit remise sur la table et que surtout un accord soit trouvé là-dessus. Leur appel est adressé à Faure Gnassingbé et aux responsables politiques de l’opposition. Mais à y voir de près, c’est principalement à Faure Gnassingbé qu’il doit s’adresser, étant donné que dans le dossier des réformes, c’est le seul qui fait obstacle. Parce qu’il veut rester président jusqu’à la fin du monde il refuse de faire faire les réformes, commettant même l’impertinence de ne pas tenir une promesse qu’il a faite devant témoin.
C’est dit. A l’évidence, la sortie et l’appel des responsables religieux arrivent un peu tard. Quand on sait que Gilbert Bawara, le tout-puissant zélé ministre et factotum de Faure Gnassingbé, a déjà annoncé que le dossier est rangé dans les tiroirs et que ce qui compte à présent pour eux, c’est la présidentielle de l’année prochaine, il faut bien se demander si cet appel ne va pas subir le même sort que tous les autres venus d’ici et de là.
Dans ce sens, les observateurs espèrent que les responsables religieux iront plus loin qu’un simple appel. On peut attendre d’eux par exemple qu’ils demandent à voir le chef de l’Etat pour lui expliquer la nécessité des réformes et pour le mettre devant ses responsabilités. Les responsables des églises catholique, presbytérienne et méthodiste seront utiles à leur pays si, à la suite de cette déclaration, ils prennent leur bâton de pèlerin et essaient d’ouvrir les portes closes. C’est le vrai challenge qui se dresse devant eux. A eux donc de jouer. Qui sait si les derniers à parler ne seraient pas les premiers à « dépétrifier » le cœur de Faure Gnassingbé ? Le jeu en vaut la chandelle, pour le bien de tous.

Nima Zara

Source : | Le Correcteur


Commentaires


 2   aloyi | 10/11/2014 11:18:18 AM
 
La maladie de la ” réformite” s’est emparée des togolais, comme naguère, la “dialoguite chronique”!
ZARA, qui te dit que si on fait un référendum national sur les réformes constitutionnelles, l’opposition va avoir 5,01 % des suffrages? Avec son rouleau compresseur, le pouvoir va obtenir au moins 60 % de NON! Mais nous n’avons pas le temps, nous quadrillons le pays , pour avoir 70 % au moins , pour Faure Gnassingbé, en mars prochain! Au Parlement, n’y comptez pas, avant 2018, si vous avez la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée, et encore…
Source : http://joséphine675aloyi@yahoo.fr…
 

 1   lankoma | 10/11/2014 9:39:42 AM
Nima ZARA, les prêtres et et les évêques distraient l’opposition, pour que Faure puisse gagner, sans coup férir la présidentielle de 2015! L’Ue et le groupe des cinq aussi distraient le peuple togolais, car ils ne peuvent pas apporter des arguments démocratiques et juridiques à leur stupidité à se mêler des affaires constitutionnelles d’un pays indépendant! L’APG est un accord politique informel qui n’a pas sa place dans notre Constitution!
Nima ZARA, tu es trop con pour comprendre que Faure Gnassingbe ne peut rien? Ce n’est pas lui qui vote au Parlement, et il va dire aux évêques et pasteurs: “Oh je vais essayer de convaincre les députés UNIR, mais, ce n’est pas moi qui voterai à leur place, et le vote est à bulletin secret!” Et les évêques et pasteurs vont bouffer leur soutane! Il y a trop d’idiots dans ce pays!
Source : http://lankoma.diogène@yahoo.fr…
 


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Morandini Zap – Etats-Unis: Des pasteurs proposent d’enseigner des sports de combat

Hier, le JT de
Canal Plus
s’est intéressé à une tendance qui se répand aux Etats-Unis.

Un pasteur a commencé par enseigner le “free fight” dans son église. Depuis, ils sont plus de 700 adeptes de ces sports de combat dans le pays. 

“Je crois que le combat peut amener plus de gens à l’église”, a expliqué un pasteur.


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La relève des pasteurs préoccupent les facultés de théologie allemandes

Le Rassemblement des facultés de théologie protestante de Francfort-sur-le-Main, se penche cette année sur le problème de la relève des pasteurs. «Les participants vont discuter des conditions de la mise en place d’un programme d’études en cours d’emploi qui constituerait une voie alternative menant au ministère pastoral», a expliqué Michael Moxter, le président du Rassemblement des facultés de théologie protestante. Jusqu’à maintenant, un tel programme d’études n’existait qu’à Marbourg, au nord du pays.

Selon le théologien hambourgeois Michael Moxter, l’idée serait de créer la possibilité de suivre des études en cours d’emploi dans d’autres universités, selon les besoins et sans viser à couvrir tout le territoire. En effet, comme dans les pays avoisinants, les Eglises protestantes régionales allemandes seront menacées d’une forte pénurie de pasteurs à partir de l’année 2020, quand les personnes nées pendant le baby boom partiront à la retraite.

A la suite des affaires de plagiat qui ont éclaté ces dernières années, le Rassemblement des facultés abordera également la question de la garantie de qualité des thèses de doctorat. À l’ordre du jour de cette rencontre de trois jours figure également une enquête sur la mobilité des étudiants. Le Rassemblement des facultés se réunit une fois par an en Assemblée plénière. Michael Moxter en est le président depuis 2013. Il a été élu pour deux ans. L’organisation représente 19 facultés et département spécialisés d’universités allemandes ainsi que trois hautes écoles de théologie.