Monthly Archives: March 2014

Etats-Unis : un pasteur méthodiste gay-friendly suspendu puis réintégré

A Dallas, un pasteur méthodiste de 85 ans a été suspendu puis réintégré par son Eglise après avoir célébré un mariage gay. Le révérend Bill McElvaney, pasteur à la retraite et professeur de théologie, avait procédé le 1er mars dans la métropole texane à l’union de deux hommes, tous deux de confession méthodiste – la troisième dénomination protestante des Etat-Unis en termes de fidèles. La cérémonie avait eu lieu dans une église non-méthodiste cependant. Le religieux avait été aussitôt suspendu pour une durée de 90 jours à compter du 7 mars suite à des plaintes contre son église. Cependant, après l’intervention de l’archevêque Michael McKee, président de la conférence des évêques méthodistes du Nord Texas, la suspension a été abandonnée. Le geste du révérend McElvaney, écrit McKee, « vient intensifier une discussion déjà en cours » au sein de l’Eglise sur la sexualité humaine et les mariages entre personnes de même sexe.

D’après les enseignements de l’Eglise méthodiste et son « manuel de discipline », l’homosexualité est considérée comme incompatible avec les enseignements du christianisme. Les quelques pasteurs, un peu partout aux Etats-Unis, qui se sont risqués à célébrer des mariages gays ont parfois dû affronter de courtes périodes de suspension et dans certains cas, une cour disciplinaire et l’exclusion. L’union entre deux personnes de même sexe est reconnue dans 17 Etats des Etats-Unis, plus le district fédéral : Washington. Un juge fédéral a récemment retoqué l’interdiction du mariage gay que le Texas comptait inscrire dans la loi – mais cette décision elle-même fait l’objet d’un appel.

Les enfants prêcheurs au Brésil

La journaliste Emmanuelle Eyles est allée au Brésil pour le magazine Marie Claire afin de rencontrer ces enfants prêcheurs. Agés entre 3 et 13 ans, ils imitent les pasteurs qu’ils voient lors des cultes depuis leur naissance et sont le fer de lance de l’expansion évangélique dans le pays. 

Les enfants prêcheurs au Brésil © Maxppp

Vous êtes allée enquêter sur le phénomène des enfants prêcheurs au Brésil, ces mini pasteurs dont le nombre explose et qui ravissent les foules de fidèles. Qui sont-ils exactement ?

Le Brésil est un des pays les plus religieux au monde. Les églises évangéliques y connaissent une envolée énorme. Le catholicisme y est en perte de vitesse et 23% des 201 millions de Brésiliens sont aujourd’hui évangéliques. Tout le monde peut s’exprimer pendant le culte. C’est ainsi que des vocations naissent chez les enfants qui prennent le micro comme les autres et deviennent de vraies vedettes.

Quel âge ont-ils ? Qui les a formés ? Que font-ils exactement ?

Ils ont entre 3 et 13 ans. Ils imitent les pasteurs qu’ils voient lors des cultes depuis leur naissance. Leurs performances sont assez spectaculaires, plus ils sont petits, plus ils miment les grands et plus les grands sont impressionnés. La foi et la bonne foi de ceux que j’ai rencontrés sont sincères. Ils se sentent vraiment investis d’un rôle à jouer auprès des miséreux et des malheureux. Ils disent être l’instrument de Jésus et vouent beaucoup de leur temps libre aux prêches dans les hôpitaux, centre de desintox, refuges pour SDF etc. Ce que j’ai moins aimé, c’est le rôle de certains parents qui les poussent en avant et y voient un moyen de faire de l’argent.

Au Brésil, une église évangélique se monte comme un business. Il suffit de huit personnes dont un directeur et un trésorier. Beaucoup d’ex-bad boys se lancent là-dedans et fondent leur propre église afin de toucher la dîme des fidèles. On ne sait même pas combien il y a d’églises évangéliques dans le pays. Elles ouvrent tous les jours. On devient pasteur du jour au lendemain. J’en ai rencontré un, Santo Adauto, qui prétend que sa fille fait des miracles et la pousse sans vraiment lui laisser le choix. La gamine a sept ans, elle ne connaît rien d’autre puisque son père est prêcheur et, pour l’instant, elle s’exécute, avec conviction et beaucoup de cœur. Son site internet a déjà reçu trois millions de visites, à cinq ans, elle prêchait devant un stade de 10.000 fidèles. Chaque samedi, elle anime sa propre web-radio sous la houlette de papa.

Que dit la justice devant le phénomène ?

J’ai interrogé l’avocat Carlos Nicodemos à ce sujet et il m’a expliqué qu’ils ne peuvent pas intervenir tant que ces enfants vont à l’école et qu’ils ont du temps libre. Dans un pays où les enfants des rues sont encore beaucoup trop nombreux, c’est difficile de dénoncer le fait que ces enfants, qui le souhaitent, “travaillent” au sein des églises évangéliques.

Sont-ils rémunérés ?

Ceux que j’ai rencontrés ne l’étaient pas. Mais la vente de CDs, de t-shirts à leur effigie, de posters etc. peut rapporter. Le pasteur Adauto que j’ai cité plus haut touche la dîme des fidèles et c’est sa fillette de sept ans, Alani, qui attire les foules.

En somme, ces enfants font une excellente publicité aux églises évangéliques ?

Oui, ils sont le fer de lance de l’expansion évangélique dans le pays. Ils incarnent la pureté, l’innocence, la parole de Jésus et certains prétendent pouvoir guérir par la prière et l’apposition des mains. Ils vont où la police, elle-même, ne va pas : dans les cartels, dans les bidonvilles mal famés, les bordels etc. Leur force, c’est de venir en aide aux plus démunis, là ou même les pouvoirs publics brésiliens ont baissé les bras.

Avez-vous assisté à des miracles ?

J’ai vu Alani poser ses mains sur la tête de fidèles qui se plaignaient d’avoir mal à la tête et du mal à marcher. Le pasteur, son père, a ensuite demandé aux fidèles de courir dans l’église et ils se sont exécutés dans la liesse générale : mais comment savoir qu’il n’y a pas mise en scène, vraiment ? Ce que je retiens, c’est ma rencontre avec Adrianne, 12 ans, qui prêche depuis l’âge de 3 ans et donne beaucoup de son temps aux nécessiteux. Elle veut être médecin plus tard, pour aussi aider ceux qui n’ont pas la foi et comme elle a la tête bien faite, je pense qu’elle y arrivera.

En cause: le mariage homosexuel

Etats-Unis: Menace de schisme dans l’Eglise méthodiste unie

New York, 22 mars 2014 (Apic) Martin D. McLee, évêque de l’Eglise méthodiste unie américaine à New York, annonce qu’il n’imposera plus de sanction à l’endroit de pasteurs qui célébreront des mariages homosexuels, contrairement à ce qu’enseigne le Livre de Discipline. Le Book of Discipline est la base légale de cette communauté religieuse. Membre du Conseil œcuménique des Eglises (COE), l’Eglise méthodiste est, aux Etats-Unis, la deuxième plus grande Eglise protestante après la «Southern Baptist Convention».

Etats-Unis Le Book of discipline de l’Eglise méthodiste unie américaine (Photo: United Methodist Church)

Etats-Unis Le Book of discipline de l’Eglise méthodiste unie américaine (Photo: United Methodist Church)

Cette annonce relance le débat intra-ecclésial et fait planer à nouveau le risque d’un schisme au sein de cette Eglise protestante qui compte près de 8 millions de fidèles aux Etats-Unis. Mgr Martin D. McLee, évêque responsable de la ville de New York, vient en effet de s’engager à ne pas intenter de mesures disciplinaires contre les pasteurs qui procéderont à des mariages entre conjoints de même sexe. Alors que de plus en plus d’Etats américains ont légalisé le mariage entre personnes de même sexe, les pasteurs de l’Eglise méthodiste unie sont également plus nombreux à vouloir défier publiquement l’interdiction ecclésiale de célébrer de telles unions.

Une «polarisation nuisible»

Les poursuites disciplinaires de l’Eglise se traduisent par «une polarisation nuisible et continuent à porter préjudice à nos frères et sœurs gays et lesbiennes», a justifié Mgr McLee. D’après le quotidien américain «The New York Times» (NYT), l’aile libérale de l’Eglise milite pour un changement des règles concernant cette question depuis 1972. «En 2012, l’évêque à la retraite Melvin Talbert a initié une campagne de désobéissance civile en appelant les membres à agir contre les règlements à ce sujet, qu’il considère comme étant immoraux et discriminatoires».

A travers les Etats-Unis, il y aurait environ 1’500 pasteurs méthodistes unis qui se seraient engagés à présider des unions de même sexe, y compris 217 membres du clergé de la Conférence de New York, rapporte le bulletin d’information religieuse canadien «Proximo».

Une Eglise déchirée

L’Eglise méthodiste unie américaine est à nouveau déchirée par le débat entre ceux qui prônent une ouverture au mariage entre conjoints de même sexe, et ceux qui considèrent que ce sacrement devrait être réservé à l’union entre un homme et une femme. Ainsi, selon les membres plus conservateurs de l’Eglise, il s’agit d’un mouvement de «dérive» qui pourrait mener tout droit à un schisme.

Vice-président de «Bonne Nouvelle», un groupe méthodiste traditionaliste, le révérend Thomas A. Lambrecht n’a pas caché sa vive déception après avoir appris la décision de l’évêque de l’Eglise méthodiste unie américaine de New York Martin D. McLee de ne plus imposer de sanction. «Il est très troublant de constater que l’évêque a pris l’engagement de cesser les poursuites, ce qui indique qu’à l’avenir, il n’y aura pas de reddition de comptes à New York concernant le Livre de Discipline».

Le «Livre de Discipline» de l’Eglise interdit le mariage de conjoints du même sexe

Depuis 1972, le «Book of Discipline», qui règle la législation de l’Eglise, relève que toutes les personnes ont une valeur sacrée, mais que «la pratique de l’homosexualité est incompatible avec l’enseignement chrétien». Il précise, depuis 2004, que les pasteurs célébrant des mariages homosexuels sont coupables d’une infraction qui pourrait potentiellement conduire à un procès ecclésiastique. En décembre dernier, le pasteur Frank Schaefer, pasteur depuis une bonne décennie dans la ville de Lebanon, en Pennsylvanie centrale, s’est vu renvoyer de son ministère pour avoir violé la doctrine de son Eglise, après qu’il eût présidé le mariage homosexuel de son fils.

Dans l’autre camp, une pétition circule à l’initiative de «Faithful America», une organisation demandant de soutenir Mgr McLee, et priant les autres évêques «d’arrêter de poursuivre les pasteurs qui présideront des mariages gays». (apic/proximo/com/be)

2 semaines après son passage : Des révélations sur les prophéties de Benny Hinn


(Photo d’archives)

2 semaines après son passage ds notre pays, les organisateurs de la croisade en Côte d’Ivoire du pasteur américain Benny Hinn, ont fait le bilan des 2 journées de prière et de délivrance.

L’organisateur principal, le pasteur Kouamé Timothée a tenu à faire des démentis sur des propos prêtés à l’évangéliste américain qui a révélé, lors de son évangélisation au stade de l’Injs de Marcory, que la Côte d’Ivoire est tellement bénie que le pays va connaître un autre miracle économique à tel point que le gaz, le pétrole et les mines seront découverts à profusion. «Je sens de l’encens. Des chrétiens vont occuper des postes stratégiques dans ce pays», a révélé Benny Hinn. «C’est 40 millions Fcfa que nous avons payés avant que l’évangéliste arrive à Abidjan», ont expliqué les organisateurs. L’évangéliste Timothée Kouamé, qui a pris sur lui d’inviter à ses frais le très renommé pasteur américain, s’est dit heureux d’avoir pu faire venir en Côte d’Ivoire le plus grand pasteur des protestants évangéliques du monde.

Cependant, il s’est dit déçu des entraves et autres coups bas.  Selon le ”tuteur” de Benny Hinn en terre ivoirienne, il était prévu 2 croisades, mais l’évangélique américain lui-même a dit qu’il préfère ne s’en tenir qu’à une seule, celle de l’Injs. C’est pourquoi, l’évangéliste Timothée Kouamé, par ailleurs président du comité d’organisation, s’est dit outré de découvrir qu’il est traité d’auteur de détournement de fonds. Dans sa lancée, il a souligné que l’évangéliste Benny Hinn est l’un des conseillers du président des USA. Donc, à ce titre, il s’est proposé de parler avec des sénateurs afin que ceux-ci se penchent davantage sur le développement de la Côte d’Ivoire. «Nous, qui avons fait venir l’évangélique Benny Hinn en Côte d’Ivoire, nous ne sommes qu’une génération de jeunes pasteurs conscients que le monde nous regarde», a-t-il fait remarquer.

Il s’est insurgé contre une façon délibérée de politiser cette croisade d’évangélisation organisée dans le seul et unique but de réunir le peuple dans la prière. «Benny Hinn n’a jamais fait des prophéties allant en l’encontre du pouvoir Ouattara, encore moins dire que l’actuel pouvoir n’est pas de Dieu. C’est archi-faux. Le pasteur Benny Hinn a bien au contraire demandé au peuple de Dieu de prier pour ces nouvelles autorités. Au surplus, il a fait la révélation qu’il y aura un second miracle ivoirien sous le régime Ouattara», a-t-il fait savoir avant d’interpeller tous ceux qui veulent étouffer les bonnes initiatives. «Il y a des gens qui veulent tuer une mouche sur ma tête. Nous connaissons leurs vraies intentions. Personne n’a réussi à faire venir Benny Hinn en Côte d’Ivoire. Même sous le régime de Gbagbo, et pendant plus de 10 ans, ils ont essayé, mais en vain. Si nous avons réussi ce grand pari, c’est la volonté de Dieu et c’est à ces nouvelles autorités du pays, qui nous ont été d’un apport très appréciable», a-t-il fait savoir avant de conclure en ces termes: «Qui a dit que le pouvoir Ouattara n’est pas de Dieu? Ceux qui le disent et prêtent des mauvaises intentions au pasteur Benny Hinn sont des menteurs. Que les gens le comprennent une bonne fois pour toutes que toute autorité est établie par Dieu».

 

JMK

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Révérend Nai : “Ne soyez pas des pasteurs qui vont dans les maquis et boîtes de nuit” « Actu …

Accueil Chroniques Révérend Nai : “Ne soyez pas des pasteurs qui vont dans les maquis et boîtes de nuit”

Le samedi 8 mars, le Révérend Olivier Nai a remis des diplômes pastoraux à l’Institut Biblique “la bonne semence” de Yopougon.

A cette occasion, selon Abidjan.Net, il a tenu à rappeler qu’il existe “5 secrets pour réussir dans son ministère et pour avoir du succès dans la vie”.

Voici ses cinq secrets : Avoir une bonne renommée au sein de son église ; Avoir une couverture spirituelle ou un père spirituel ; Avoir une vision ; Avoir le sens des affaires en plus de sa mission ecclésiastique ; Sans oublier d’être un guide religieux capable de soutenir ses fidèles en difficulté.

Gageons que la communion avec Dieu, l’inspiration du Saint-Esprit et la connaissance approfondie de la Parole puissent éventuellement avoir une petite place dans leur vie ministérielle.

Au cours de son discours, le révérend Olivier Nai a également prodigué un bon conseil à ces nouveaux pasteurs : “Ne soyez pas des pasteurs qui sautent les clôtures et qui vont dans les maquis et boîtes de nuit”.

Paul OHLOTT



Catégories:Chroniques, L’Eglise, Paul OHLOTT, Société

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La Reine des Neiges attaquée : «Le délire personnel d’un petit pasteur»

L’intégriste Kevin Swanson a accusé le film de Disney d’«encourager les enfants à l’homosexualité». Pour le maître de conférences Lauric Henneton, spécialiste de la religion aux États-Unis, il s’agit d’un discours fondamentaliste rebattu ayant une portée très limitée.

Le pasteur Kevin Swanson, à la tête d’une communauté religieuse intégriste aux États-Unis, a vivement attaqué le dessin animé La Reine des Neiges, l’accusant d’«encourager les enfants à l’homosexualité et à la zoophilie». Lauric Henneton, maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et auteur d’une Histoire religieuse des États-Unis (2012) explique au Figaro les raisons de cette attaque et de sa portée limitée.

LE FIGARO. – À quelle mouvance peut-on rattacher l’église «Reformation Church» dont se revendique le pasteur Kevin Swanson?

Lauric HENNETON. – Il s’agit d’une petite église, comme on en trouve beaucoup aux États-Unis. En regardant leur site internet, on constate que ce groupe défend des idées propres au fondamentalisme, comme le «home-schooling», le fait de garder les enfants à la maison pour contrôler leur éducation. La crainte d’une école qui pervertirait les enfants est un des éléments que partagent les fondamentalistes. On constate d’autre part un ancrage historique: la communauté se réclame des fondateurs puritains. L’idée de revenir à la pureté des origines, c’est l’essence même du fondamentalisme. Ce groupuscule a tous les attributs classiques de l’ultra-conservatisme.

Visiblement, ce groupe fait partie de l’Orthodox Presbyterian Church, une dissidence fondamentaliste du presbytérianisme «classique». On estime leur nombre à 30.000 aux États-Unis. Autrement dit pas grand-chose. La mouvance fondamentaliste dans son ensemble est difficile à quantifier. D’abord parce que cela dépend des groupes que l’on prend en considération, ensuite parce que le recensement se fait souvent par les groupes eux-mêmes. On peut les rapprocher des intégristes catholiques en France, bien que leur organisation soit très différente.

Pourquoi cette diatribe anti-Disney?

Lauric henneton est spécialiste des questions de religion aux États-Unis.

Lauric henneton est spécialiste des questions de religion aux États-Unis. Crédits photo :

Il s’agit d’un discours finalement très convenu parmi la mouvance fondamentaliste, particulièrement présente dans l’État du Colorado. Il est pour eux nécessaire de se couper du monde corrompu et pollué. Dans ce cas précis, il pousserait les enfants à devenir homosexuels ou même zoophiles. Le pasteur se défend de toute théorie du complot, mais il y a un peu de cela malgré tout. À partir d’un film, il étaye son attaque en affirmant que Disney a pris position pour l’homosexualité et en fait l’apologie, et que cela se retrouve dans tous ses films. La boucle est bouclée. Son attaque constitue en quelque sorte un délire personnel.

Le fait de comparer ainsi Disney au diable relève d’une tendance plus générale au boycott d’un certain nombre de marques qui se sont prononcées officiellement pour l’égalité des droits des homosexuels. Ce n’est pas le cas de Disney, mais les films comme La Reine des Neiges ou Rebellereposent sur l’image de la femme forte moderne. On n’est plus du tout dans les codes des années 1950 avec Cendrillon ou La Belle Au Bois Dormant.

Quelle portée peuvent avoir ces propos tenus sur une petite radio du Colorado?

Ce discours a peu de chances de convaincre en-dehors d’un cercle d’initiés. En soi, c’est vraiment un épiphénomène. Ce qui est intéressant, c’est la caisse de résonnance médiatique qui est donnée à ce petit pasteur sans importance. C’est une tendance que les fondamentalistes connaissent bien. Dans les années 1920, l’arrivée des radios a été une brèche dans laquelle ils se sont jetés. Un pasteur qui a son émission sur une petite chaîne de radio est quelque chose de très classique. Or, tout en les tournant en dérision, les médias donnent un écho à ces propos.

Autrement dit, si le message est archaïque, sa diffusion est extrêmement moderne. Néanmoins, cela n’a pas d’influence réelle, ou tout du moins une influence limitée. La seule incidence va être dans la prise en compte de ce public, plutôt convoîté. C’est ce qui s’est passé notamment avec Man of Steel, film dans lequel le parallèle christique est très fort. Un mini-site à destination des pasteurs évangéliques a été lancé pour accompagner le film et le promouvoir auprès de ce public. La religion devient alors un outil de propagande commerciale.

Religion / Remise de diplômes pastoraux à Yopougon : Le révérend Olivier Nai donne les 5 …

Société

Religion / Remise de diplômes pastoraux à Yopougon : Le révérend Olivier Nai donne les 5 secrets pour réussir dans son ministère

Publié le vendredi 14 mars 2014  |  L’intelligent d’Abidjan

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Il existe 5 secrets pour réussir dans son ‘’ministère’’ et au-delà, pour avoir du succès dans la vie. Il s’agit notamment, d’avoir une bonne renommée au sein de son église, d’avoir une couverture spirituelle ou un père spirituel, d’avoir une vision, d’avoir le sens des affaires en plus de sa mission ecclésiastique et enfin d’être un guide religieux capable de soutenir ses fidèles en difficulté. Ces recettes ont été données par le révérend Olivier Nai le samedi 08 mars 2014 à l’Institut Biblique ‘‘la bonne semence’’ de Yopougon Koweit où il est allé procéder à la remise de diplômes pastoraux à 5 étudiants dudit institut. « Celui qui n’est pas formé est un élément dangereux pour le corps du Christ. Cette cérémonie a valeur de consécration. Et si vous arrivez à saisir ce que je dis, vous allez réussir. Ne soyez pas des pasteurs qui sautent les clôtures et qui vont dans les maquis et boîtes de nuit », a conseillé le révérend Olivier Nai aux nouveaux serviteurs de Dieu ainsi qu’aux fidèles chrétiens de cette église. Pour traduire en acte ses prédications et conseils, le patron de la communauté ‘’Olivier Nahi Ministries’’, à travers son département social dénommé ‘’Ong Amour du Christ’’, a fait un don de kits de vêtements aux fidèles de l’institut ainsi qu’aux 5 étudiants consacrés pasteurs.

L.Barro

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Suède: un grand pasteur évangélique se convertit au catholicisme

13/03/14

Le dimanche 9 Mars,  les communautés évangéliques suédoises ont appris avec stupéfaction qu’Ulf Ekman, un des pasteurs évangéliques les plus connus dans le pays, ainsi que son épouse, Birgitta, allaient se convertir au catholicisme. Une annonce que le pasteur  a faite personnellement pendant un sermon, dans l’église qu’il a lui-même fondée il y a 30 ans à Upsal.
 
«  Nous aimons cette assemblée que nous avons contribué à construire et que nous avons servie pendant ces trente dernières années. Nous ne pourrions pas imaginer autre chose que d’être pleins de gratitude pour cette longue période avec vous. Néanmoins, nous avons senti clairement  l’appel du Seigneur d’entrer avec foi dans une nouvelle phase de notre vie. Tout en le faisant, nous sommes convaincus que l’assemblée est entre de bonnes mains et continuera de fleurir et porter de bons fruits dans la vision qui est la sienne », déclare le pasteur face à une immense assemblée au cours de son sermon, le 9 mars dernier.
 
« J’en suis venu à réaliser que le mouvement que nous avons représenté au cours des trente dernières années, en dépit de ses succès et du grand bien réalisé dans  différents domaines de mission, fait partie de la fragmentation en églises protestantes de la chrétienté, en cours », expliquera-t-il ensuite  dans un éditorial pour le grand journal évangélique suédois de référence  Daegens Nyheter.

Tous les Suédois savent qui est Ulf Ekman, fondateur en 1983 de la communauté charismatique Livets Ord (littéralement « La Parole de la Vie »), après avoir claqué la porte de l’Eglise luthérienne de Suède, où il était pasteur. Son but à l’époque, rapporte La Vie, était de revenir aux fondamentaux de la foi, non sans triomphalisme et en prêchant notamment la guérison, selon le modèle des grandes Eglises pentecôtistes américaines. Le tout en s’opposant explicitement à la théologie libérale des luthériens d’une part et, d’autre part, à la papauté, diabolique, des catholiques…
 
Depuis sa création, Livets Ord a connu un grand succès populaire. Son école biblique est devenue une référence parmi les évangéliques et serait la plus importante de Scandinavie. En quelques années, elle s’est surtout imposée comme la plus grande megachurch en Suède. Plus de 9500 étudiants sont sortis diplômés de son école biblique.

En rejoignant l’église catholique, Ukf Ekman dit envisager de poursuivre l’unité entre les confessions et mouvements chrétiens. Dans une note sur le site Web de son ministère, il explique qu’avec sa femme, durant ces dix dernières années, ils ont vécu une lente transformation aux contacts de catholiques romains pratiquants, notamment de nombreux charismatiques. «  Cela a vraiment remis en question nos préjugés protestants, et nous avons réalisé que, dans de nombreux cas, nos critiques à leur égard ne reposaient sur aucune base », déclare Ukf Ekman dans cette note. Il ajoute : « Nous avions besoin de mieux connaître la foi catholique ».
 
Selon des détails rapportés par La Vie, dans certains milieux protestants courait le bruit depuis des années que le pasteur penchait « dangereusement » pour la théologie catholique. Le couple Ekman avait commencé à faire des retraites spirituelles, très à la mode en Suède dans les milieux œcuméniques.  Depuis son départ à la retraite, l’année dernière, en démissionnant de son poste de pasteur principal, il n’a cessé de multiplier les références catholiques.
 
Ulf Ekman explique un bout du chemin de sa propre conversion et celle de son épouse Birgitta dans une lettre envoyée à tous les membres de Livets Ord le 9 mars, dont vous trouverez tout le contenu directement sur le site de La Vie qui répercute également toutes les réactions à cette annonce, en particulier sur les réseaux sociaux.

Centrafrique : un pasteur prie pour les ex-Selekas


 

Le pasteur Dieudonné rappelle que la folie de Dieu et son amour profond pour le pardon des péchés sont plus sages que les hommes.

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300-200-radioUn journal a titré dans son édition du 20 février : « La société centrafricaine est devenue folle ». Explosion, lynchage, viols, le pays traverse une guerre civile marquée par l’horreur et la déchéance.

C’est dans un tel contexte que le pasteur Dieudonné basé à Bangui demande de prier, d’intercéder pour ses agresseurs. Lui-même a été pris pour cible a trois reprises en raison de sa charge pastorale. Au moment de l’interview, cet homme porte les vêtements que d’autres chrétiens ont bien voulu lui prêter.

Chez lui, tout a été pillé par les mercenaires de l’ex-Seleka, si bien que lui et sa famille sont obligés de dormir sur une natte à même le sol. Le pasteur Dieudonné n’est pas le seul et confirme que d’autres pasteurs ont été pris pour cible simplement parce qu’il prêchait l’Evangile. Il précise une nouvelle fois qu’il n’arrêtera pas de prêcher même si cela doit lui coûter la vie et lorsqu’on lui parle des ex-selekas, ses agresseurs, voilà ce qu’il dit :

« Moi, je vois que ce sont des créatures de Dieu. C’est Dieu qui les a créés. Donc il faut prier pour ceux que le diable utilise pour nous faire du mal, pour qu’ils puissent aussi connaître Jésus-Christ, comme leur Seigneur et Sauveur. C’est ce que je pense. Parce qu’ils ont été utilisés. S’ils connaissent Jésus-Christ, Ils ne peuvent pas commettre ces exactions là ! »

Au milieu des traumatismes, des assassinats. Le désir du pasteur Dieudonné de pardonner la folie de ces hommes tranche avec les violences qui traversent la société. Et même s’il semble encore plus fou de vouloir aimer ses agresseurs. Ce pasteur confirme par son témoignage que la folie de Dieu et son amour inconditionnel pour le pardon des péchés est plus sage que les hommes.

Légende photo : Le pasteur Dieudonné fait visiter son domicile encore dévasté

En croisade à Abidjan : Le ”Pape” des évangéliques fâche des milliers de malades


Pour nombre de malades ivoiriens, le nom du pasteur Benni Hinn a servi à escroquer (Ph. DR)

Annoncé à grand renfort de publicité, le pasteur Benni Hinn, qui est présenté comme le ‘’Pape’’ des chrétiens protestants évangéliques du monde a effectivement foulé le sol ivoirien. Mais, la séance de délivrance et de guérison tant annoncée que celui-ci devrait avoir avec les malades au stade de l’INJS, s’est faite sans lui. D’où la grogne qui fuse de partout.

En effet, c’est le lundi 03 mars que le Révérend Benny Hinn est arrivé en Côte d’Ivoire avec son staff. Conformément au programme préétabli, il y a eu une croisade de restauration au stade de l’INJS le même jour. Suivie dans la matinée du mardi 04 mars, d’un séminaire à l’intention des pasteurs. Dans la soirée, l’éminent hôte du jour a eu un dîner avec plusieurs hommes d’affaires chrétiens dans un grand hôtel de la Riéviéra Palmeraie, qui a fini tard dans la nuit. Mais alors que l’homme de Dieu se trouvait en face de ces opérateurs économiques, une séance de délivrance et de guérison, supposée se faire avec lui, est organisée au stade de l’INJS à Marcory. Et c’est là que les choses fâchent ; car le monde qui y a déferlé (estimé à plus de 80.000 personnes) s’est dit floué. «En venant au stade de l’INJS, nous avions à cœur de rencontrer le pasteur Benny Hinn qui a une renommée mondiale pour ses dons de guérison des paralytiques et des aveugles qui retrouvent la vue. Hélas ! Une fois là-bas nous avons été désillusionnés. Plusieurs orateurs, à l’exception de Benni Hinn pour lequel nous avons effectué le déplacement en grand nombre», ont confié amers, des malades qui nous ont contactés.

Pour ces derniers, ils ont fait l’objet d’une escroquerie morale ; surtout qu’en associant le nom de Benny Hinn dans cette croisade de guérison, ils n’ont pas lésiné sur les moyens pour faire des offrandes. Joint par téléphone dans la soirée d’hier, le pasteur Timothée Kouamé, coordonateur de l’arrivée de Benny en Côte d’Ivoire, a récusé ces accusations. Pour lui, il n’a jamais été question d’une séance de guérison placée sous la houlette du pasteur américain. «Sur les invitations, nous n’avons jamais dit que Benni Hinn serait présent au stade de l’INJS. Nous avons invité plusieurs hommes de Dieu qui sont venus soutenir notre programme qui est un programme spirituel. Ce n’est pas un concert où l’artiste qui est l’affiche doit nécessairement être présent sur scène. Sans la présence de Benny Hinn, l’esprit saint était là, et on a vu opérer des miracles. Le peuple de Dieu est reparti heureux », s’est défendu le pasteur Timothée, qui soutient que des pasteurs ont milité activement pour que l’arrivée de Benny Hinn en Côte d’Ivoire ne soit pas une réalité.

A noter que Toufik Benedictus « Benny » Hinn est un télévangéliste américain très connu pour son « miracle régulier Crusades ». Depuis des années, il parcourt toute la planète, voyant chaque année des dizaines de milliers de personnes recevoir Christ comme Sauveur personnel, des dizaines de milliers de guérisons documentées, des délivrances de démoniaques et des vagues d’onction du Saint-Esprit qui se répandent sur le peuple de Dieu pendant ces réunions.

 

G. DE GNAMIEN

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Ulf Ekman, fondateur d’une megachurch évangélique, devient catholique

Les évangéliques suédois sont sonnés. L’incroyable est arrivé. Ulf Ekman, fondateur de la plus grande megachurch évangélique suédoise, a fait savoir qu’au terme d’une longue réflexion, il allait se convertir au catholicisme. Il a lui-même fait l’annonce lors de sa dernière prédication, dimanche 9 mars, dans l’église qu’il a lui-même fondée il y a 30 ans à Upsal.
L’événement est considérable et, de prime abord, unique. (Si vous lisez l’anglais, on peut recommander cet article sur Christianity Today). Tous les grands quotidiens ont parlé à la une de cette conversion et le pasteur s’est fait inviter par les grandes chaînes populaires de la télé. Quant à la presse chrétienne, elle ne parle plus que de ça depuis dimanche.

Tous les Suédois ont en effet entendu parler d’Ekman, pasteur charismatique qui prêche depuis des décennies et sans aucun complexe un christianisme évangélique « orthodoxe », voire littéraliste. Après avoir claqué la porte de l’Eglise luthérienne de Suède, où il était pasteur, il a créé avec fracas en 1983 une petite communauté charismatique : Livets Ord (littéralement « La Parole de la Vie »). Le but étant de revenir aux fondamentaux de la foi, non sans triomphalisme et en prêchant notamment la guérison, selon le modèle des grandes Eglises pentecôtistes américaines. Le tout en s’opposant explicitement à la théologie libérale des luthériens d’une part et, d’autre part, à la papauté, diabolique, des catholiques…

Depuis sa création en 1983, Livets Ord a connu un grand succès populaire. Son école biblique est devenue une référence parmi les évangéliques et serait la plus importante de Scandinavie. En quelques années, elle s’est surtout imposée comme la plus grande megachurch en Suède, attirant des personnes de toutes les générations et de toutes les couches sociales. Aujourd’hui, elle a 3300 membres baptisés et attire plusieurs milliers de personnes chaque dimanche. Un culte à Livets Ord, c’est comme un bon concert de louange avec, en prime, une leçon de théologie d’environ 30 minutes. Cet exploit populaire est d’autant plus remarquable qu’il a lieu à Upsal, ville universitaire dont la grande particularité est d’accueillir le siège de l’archevêque luthérienne, chef d’une Eglise qui souffre d’une désaffection historique.

A l’instar de son pasteur tonitruant, Livets Ord a été soupçonnée dans les années 80 et 90 par certains médias de sectarisme (faute de dialogue oecuménique), de misogynie (parce qu’elle refusait le principe des femmes pasteures) et, bien sûr, d’homophobie (comme toutes les Eglises évangéliques, qui refusent la bénédiction de couples homosexuels). Une solide réputation de « méchants » donc, qui n’a jamais été fondée mais qui, en l’occurrence, lui a permis de drainer une foule nombreuse parmi tous ceux qui s’inquiétaient des « dérives libérales » de la grande Eglise luthérienne.

Or, l’évolution la plus spectaculaire et la plus méconnue de Livets Ord est celle que le pasteur fondateur a voulu incarner lui-même : son ouverture à d’autres traditions chrétiennes. Cette aspiration date du début des années 2000. Ulf Ekman se consacrait alors au développement international de son Eglise (qui a par exemple une grande Eglise sœur en Ukraine). Avec son épouse Birgitta, il a notamment vécu en Terre sainte pendant trois ans, où il a découvert des Eglises orthodoxes et surtout la catholique. Il y a appris les fondements du dialogue oecuménique, qu’il refusait jusqu’alors. A force de la fréquenter, il a aussi réalisé que l’Eglise catholique, en particulier, ne correspondait pas à ses propres « préjugés », selon sa propre expression. Le couple Ekman a commencé à prier avec des catholiques charismatiques, dont il apprécie tant « la foi vivante ».

Et petit à petit, suivant son pasteur, Livets Ord a évolué. Ce qui fut une Eglise assez fondamentaliste est aujourd’hui une communauté qui dialogue avec tout le monde et où n’importe quel chrétien (non libéral) pourrait se sentir à l’aise. De fait, certains catholiques la fréquentent, comme par exemple Marcus Birro, un jeune blogueur et essayiste « born again », très connu en Suède.

En ce qui concerne Ulf Ekman, il se murmurait depuis des années, dans certains milieux protestants, que l’homme penchait « dangereusement » pour la théologie catholique. Le couple Ekman avait commencé à faire des retraites spirituelles, très à la mode en Suède dans les milieux oecuméniques. Depuis qu’il est parti à la retraite l’année dernière, en démissionnant de son poste de pasteur principal, il n’a cessé de multiplier les références catholiques. De même, leur fils Benjamin, brillant étudiant de théologie, ne fréquentait-il pas les catholiques ? Il s’est en effet converti en novembre l’année dernière. L’autre fils d’Ulf, Jonathan, est, lui, devenu directeur de Livets Ord, et (a priori) ne risque pas de se convertir. Néanmoins, ce Jonathan est lui aussi connu pour son esprit d’ouverture…

Depuis plusieurs années, personne dans les milieux chrétiens n’ignorait qu’Ulf exprimait le besoin de davantage d’unité chrétienne. Il disait aussi la nécessité pour les évangéliques d’étudier toute l’histoire de l’Eglise, notamment les Pères. Il avait même osé dire que la connaissance seule des Ecritures ne suffisait pas forcément pour faire Eglise. Surtout, il a fini par adopter la conception – catholique – d’une Eglise qui serait nécessairement visible.

Voici comment Ulf Ekman a expliqué un bout du chemin de sa propre conversion et celle de son épouse Birgitta dans une lettre envoyée à tous les membres de Livets Ord le 9 mars (c’est nous qui traduisons) : « Comme vous le savez, nous avons pendant ces dix dernières années ressenti le besoin de rechercher une unité plus profonde dans le corps du Christ. Pour moi, cela a commencé déjà à la fin des années 90 quand le Seigneur m’a lancé un défi : apprendre à connaître la vraie nature de l’Eglise. Qu’est-ce à dire? Il s’agit de comprendre non seulement ce que l’assemblée de Dieu fait, réussit à faire et croit, mais aussi qui nous sommes vraiment en tant que peuple de Dieu, en tant que corps du Christ. Tout cela nous a conduit à poser des questions sur ce que serait une foi vivante et authentique et sur ce que serait une expression concrète et authentique de ce qu’est l’Eglise dans sa complétude aujourd’hui. Jésus a institué une Eglise physique concrète qui devait porter sa Parole et sa présence dans tous les temps. Jésus est sérieux quand il demande dans Jean 17, 21 que nous devons être un comme Lui et le Père sont un, pour que le monde croie. Il n’est pas possible de chercher cette unité sans prendre en compte et s’ouvrir aux grandes Eglises historiques. »

Dont acte. « La foi en l’unité a des conséquences pratiques », comme l’affirme le pasteur. Mais dans toutes ses interventions depuis dimanche dernier, Ulf Ekman n’a cessé d’insister sur l’importance d’ « apprendre de nos frères et sœurs dans la foi et de chercher le rapprochement ». Il dit aussi comprendre ceux qui réagiraientt mal à son annonce, même s’il demande par ailleurs pardon pour avoir participé lui-même en tant que pasteur de Livets Ord à la « division entre chrétiens ». A son assemblée, face à plusieurs milliers de ses frères et sœurs, il a expliqué : « La première chose à dire est qu’il ne s’agit pas d’abord d’une prise de distance de quelque chose mais d’une adhésion à quelque chose. Nous aimons cette assemblée que nous avons contribué à construire et que nous avons servie pendant plus de 30 ans. Nous ne pourrions pas imaginer autre chose que d’être pleins de gratitude pour cette longue période avec vous. Néanmoins, nous avons fait l’expérience d’un appel du Seigneur d’entrer avec foi dans une nouvelle phase de notre vie. Tout en le faisant, nous sommes convaincus que l’assemblée est entre de bonnes mains et continuera de fleurir et porter de bons fruits dans la vision qui est la sienne. »

Les réactions sont innombrables. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’évangéliques mettent en cause « l’irresponsabilité » d’Ulf Ekman et disent plus généralement leur incompréhension. Plusieurs éditorialistes sur le grand journal évangélique de référence Dagen (dagen.se) disent comprendre ces réactions. Néanmoins, ce qui frappe est le nombre de chrétiens qui disent aussi leur reconnaissance pour Ulf Ekman et leur souhait que l’unité se fasse quand même, mais pas dans l’Eglise catholique. C’est le cas de Joakim Lundqvist, le pasteur qui a succédé à Ulf Ekman, et qui n’a de cesse de dire sa conviction que le couple Ekman répond effectivement à un appel de « l’Esprit saint ». Il a néanmoins jugé bon de rappeler que son Eglise, tout en oeuvrant pour l’unité, demeure « évangélique charismatique ».

Autre réaction, à la fois attendue et impressionnante : celle de Stefan Gustavsson, secrétaire général de l’Alliance évangélique de Suède, une organisation qui se veut représentative des évangéliques en général. « Ulf Ekman est sans aucun doute le leader chrétien le plus dynamique et le plus influent que nous ayons eu en Suède ces 50 dernières années, dit-il. Pour ceux qui connaissent Ulf Ekman, le passage à l’Eglise catholique n’est guère une surprise. Il a pendant de nombreuses années dit son enthousiasme, dans des livres et dans des articles, pour une théologie catholique claire et recherché précisément ce magistère que le pape revendique. Dans l’Alliance évangélique, nous avons la joie de collaborer avec l’Eglise catholique dans de nombreuses questions, comme le regard sur le mariage, la dignité humaine et la liberté religieuse et de conscience. (…) Sur d’autres questions, des différences nous séparent, incontestablement. » Et de rappeler explicitement les points critiques, comme par exemple « le rapport entre Ecriture et tradition » et la vision de l’Eglise. Selon les évangéliques (et protestants en général), « le corps du Christ n’a pas une structure visible dirigée depuis Rome », comme le rappelle ainsi Stefan Gustavsson.

Du côté de l’Eglise catholique, aucune réaction officielle n’a été émise. On sait seulement que l’évêque catholique de Stockholm Anders Arborelius apprécie Ulf Ekman, qui l’a invité plusieurs fois à prendre la parole à Livets Ord. Ulf et Brigitta Ekman devraient être admis dans l’Eglise en mai, dans deux mois. Ils suivent depuis l’année dernière un enseignement catéchétique à cet effet. A priori, ils devraient intégrer la paroisse de Saint Lars à Upsal.

Anne Thöni, pasteur au chevet des “cassés de la vie”


Troisième épisode de notre série La moitié du ciel est à elles.

Premier épisode :
“En Chine, la politique de l’enfant unique ravive des cultes à des divinités féminines”

Deuxième épisode  :
Le Coran a-t-il un sexe ?

*


Au fil des années, elle a acquis quelques «  petits trucs  ». Elle s’est notamment rendu compte que c’était souvent dans la première ou la dernière phrase prononcée par le malade avec qui elle échangeait que se trouvait la «  clé  ». Une clé permettant de comprendre pourquoi celui-ci avait souhaité la voir, ce qu’il attendait de leur entretien, ce qui le préoccupait. Anne Thöni le reconnaît  : sa charge de pasteur aumônier en milieu hospitalier est d’abord une affaire de «  décodage. Les patients ne vont souvent pas vous dire directement pourquoi ils vous ont appelée  ».
Cela fait désormais 13 ans que cette membre de l’Armée du Salut travaille aux côtés des patients de l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Être une femme aumônier n’est pas rare chez les protestants. “Nous avons même la parité en Ile-de-France, nous sommes bien dans l’air du temps“, relève-t-elle dans un sourire. Lorsqu’elle se rend dans l’établissement, sa mission est claire : apporter aux malades son écoute, entendre leurs questionnements et les « accompagner dans l’exploration d’eux-mêmes, afin qu’ils trouvent leurs propres réponses. » Les raisons pour lesquelles ces patients font appel à elle sont fort diverses. Les questions posées peuvent être d’ordre pratique mais aussi plus profondes. Comme cette protestante qui, sachant son décès proche, l’appela pour lui demander  : « Que va-t-il se passer après ? » «  Des entretiens peuvent également se dérouler dans le silence, indique Anne Thöni. Certains malades peuvent avoir besoin d’une présence, je suis alors là pour eux ».
De ces échanges, on ne sort bien évidemment jamais indemne. Elle se dit « enrichie » par toutes ces rencontres, mais également, bien sûr, «  touchée. Nous ne sommes pas les mêmes après ». C’est pour cela qu’un aumônier est lui-même suivi par un professionnel de la psychologie avec lequel il peut reprendre le fil des entretiens passés.

«  Une parabole de la Bible m’a empoigné le cœur  »

En s’engageant auprès des malades, Anne Thöni est en fait allée au bout de la démarche qu’elle a fait sienne depuis une quarantaine d’années comme ministre du culte. «  Ma vocation s’est affinée au fil des ans. Je suis profondément habitée par toutes les rencontres que le Christ a faites avec les ”cassés de la vie”, aveugles, étrangers, prostituées, souffrants… J’ai voulu vivre ça. Comme lui, j’ai souhaité me mettre à leur service ». Un altruisme qui est d’ailleurs très présent dès le début de son cheminement religieux  : c’est vers l’Armée du Salut qu’elle s’est dirigée voici plus de 40 ans, mouvement protestant tourné vers les détresses humaines.
Cet engagement fait suite à «  une expérience spirituelle au début de l’âge adulte ». Invité à un culte de cette même Armée du Salut par des connaissances, elle s’y rend par curiosité. D’origine catholique, elle s’était éloignée de l’Eglise à l’adolescence. La cérémonie protestante sera, pour elle, un choc. Elle va être « saisie par l’Evangile. Un texte m’a empoigné le cœur  : la parabole du fils prodigue, se souvient-elle. J’ai compris que Dieu accueillait sans reproche ni jugement. Je me suis alors demandé ce que j’allais faire de ma vie… J’ai décidé de servir Dieu en réponse à cet appel auquel je ne pouvais résister ».
Suivra alors, peu après, sa rencontre, au sein de l’Armée du Salut, avec son futur mari. A l’issue de leur formation théologique, viendra le temps de la consécration et de l’ordination pour les deux membres du couple. Nous sommes en 1976. Ils vont alors se lancer ensemble dans un riche parcours commun -une tradition à l’Armée du Salut. Lequel commence à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), où ils sont chargés de réinsuffler un dynamisme à une paroisse en sommeil. Une attention toute particulière sera portée aux «  enfants des rues  », souligne Anne Thöni. Après 5 ans, le cap est mis sur le pays de Montbéliard où d’importants travaux œcuméniques seront menés. Quelques années plus tard, de retour à Paris au siège de la congrégation, le couple s’occupera des publications de l’Armée du Salut (rédaction de journaux, édition d’ouvrages…).

Le dialogue avec les musulmans

Et c’est enfin en tant qu’aumôniers qu’ils abordent la dernière partie de leur cheminement. Son mari, rattaché à une prison, a pris sa retraite récemment. Anne Thöni, elle, a encore quelques années à accomplir à l’hôpital Avicenne. Une mission à laquelle elle en a adjoint d’autres. A 62 ans, elle est également responsable de la formation initiale et continue des pasteurs au sein de l’Armée du Salut, et remplit différentes charges au sein de la Fédération protestante de France sur les dossiers de l’aumônerie mais aussi des relations avec l’islam.
Cet intérêt pour le dialogue avec les musulmans n’est d’ailleurs probablement pas étranger à son entrée à l’hôpital Avicenne, ancien «  hôpital franco-musulman  » qui a pris en 1978 le nom d’un médecin et philosophe perse du XIe siècle. Elle reconnaît que son immersion dans ces lieux lui a permis d’évacuer rapidement «  des appréhensions et des a priori  » sur les musulmans. Mieux  : sa présence a été l’occasion de développer, aux côtés de représentants des cultes catholique, orthodoxe, juif et musulman, un grand nombre de rencontres interreligieuses.
Un dialogue constant avec les autres religions qu’Anne Thöni a toujours voulu doublé d’un travail « en alliance avec la laïcité ». « Cela témoigne de notre respect de l’autre et de l’importance que nous, protestants, accordons à la liberté de conscience », assure-t-elle. Elle s’attache au quotidien à exercer sa tâche en accord avec ces préceptes, en répondant notamment aux demandes de rencontres et d’échanges que peuvent lui faire des patients athées. Ou comme cette fois où elle a répondu positivement à une famille endeuillée qui lui demandait d’assurer la tenue d’un enterrement civil. Avec cette réflexion en tête  : « Si on annonce un Dieu qui accueille, alors on se doit d’accueillir nous-mêmes ces personnes dans leur demande ».

Ghana : Des prêtres traditionnels prêts à contrattaquer les pasteurs éveillés « Actu-Chretienne.Net

Des prêtres traditionnels dans la région Ashanti au Ghana ont mis en garde le 27 février 2014 des pasteurs des églises dites éveillées…

…qui fustigent et condamnent leur religion sur les radios et les télévisions. De plus, les prêtres critiquent les producteurs de films locaux qui dépeignent en noir le culte traditionnel car dans tous leurs scénarios «les adorateurs d’idoles ne sont jamais victorieux».

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A l’occasion du lancement de ses activités : L’église MEIVA donne les 7 devoirs du pasteur


: Le fondateur de la MEIVA, Rév. Louis Bozi, a annoncé une restauration de son église (Ph. G. DE G.)

Portée sur les fonts baptismaux en août 1998, la Mission évangélique internationale de la vie abondante (MEIVA) a connu des difficultés de fonctionnement à partir de 2004.

C’est dans le souci de relancer ses activités que cette mission internationale a initié un programme de deux (2) jours autour du thème : ”Dieu permet les difficultés pour élever son fils ou son peuple”, le samedi 22 et le dimanche 29 février à Marcory. Dans sa prédication du dimanche 23 février, le fondateur de cette église, Révérend Louis Signon Bozi, s’est appesanti sur les 7 devoirs du pasteur. A savoir faire paître le troupeau, fortifier les brebis faibles, guérir les malades, panser les plaies de celles qui sont blessées, ramener les brebis égarées, chercher celles qui sont perdues. Et enfin, rassembler le troupeau de Dieu.

«En 2004, les difficultés de la MEIVA ont commencé avec la démission de certains pasteurs pour créer leur ministère. Notre siège de Koumassi Promodo a été fermé par le fait des voisins qui se plaignaient de nuisance sonore, sans oublier la crise post-électorale de 2011 qui a dispersé nos fidèles. Mais, dans la vie des hommes comme celle des nations, il y a toujours une période de traversée du désert à surmonter pour que Dieu t’utilise puissamment », s’est convaincu le Révérend Louis Bozi, qui a annoncé l’acquisition d’un terrain de 4.500 M2 à Koumassi devant servir à bâtir le siège de la MEIVA. Les pasteurs venus de l’intérieur du pays ont, également, égrainé leurs difficultés. Il s’agit du manque de local pour exercer leur ministère, le manque de formation, sans oublier les moyens financier et matériel qui font cruellement défaut.

 

G. DE GNAMIEN

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La fatwa de Kampala

En chef d’État organisé, Yoweri Museveni a voulu que cela se fasse devant témoins. Lundi 24 février, le président ougandais a donc convoqué en sa résidence d’Entebbe ses ministres, les médias, une demi-douzaine de pasteurs… et une poignée de scientifiques dont les “travaux” présentent l’avantage de certifier que l’homosexualité n’a pas d’origine génétique – ce qui rend responsables, donc coupables, celles et ceux qui partagent cette orientation. De sa plus belle plume de chef d’État, il a alors paraphé la calamiteuse “loi antigay”, votée depuis des semaines par le Parlement de Kampala. Applaudissements, toast et effet immédiat : dès le lendemain, un tabloïd à grand tirage livrait à la vindicte populaire la liste des deux cents homosexuels “les plus connus d’Ouganda”. Bilan : une vague de lynchages. On ne peut qu’être sidéré devant la violence de cette loi régressive, qui condamne à la perpétuité les partenaires d’une relation homosexuelle, rend leur dénonciation obligatoire sous peine de sept années de prison et menace d’expulsion toute société étrangère qui emploierait des gays. La réaction des bailleurs de fonds occidentaux, ainsi que celle de la Banque mondiale, qui ont immédiatement annoncé la prochaine suspension de leur aide financière à l’Ouganda, sont-elles pour autant appropriées ? Rien n’est moins sûr.

Tout comme Robert Mugabe, Goodluck Jonathan et quelques autres présidents ouvertement homophobes, Museveni sait pertinemment ce qu’il fait et pourquoi il le fait. Au pouvoir depuis vingt-huit ans, désireux de rempiler en 2016 mais contesté en interne, l’autocrate ougandais joue sur ce type de loi populiste pour distraire son opinion et sur l’indignation extérieure qu’elle suscite pour provoquer autour de sa personne un prurit d’identité nationale, laquelle serait menacée par les “antivaleurs” occidentales. Le chantage à l’aide, agité par le Premier ministre britannique David Cameron ? Peu lui importe : Museveni est l’un des porte-parole les plus virulents de ce nouveau front du refus africain, boosté par la croissance et l’arrivée de partenaires asiatiques plus compréhensifs, et qui estime pouvoir se passer de ce que l’économiste zambienne Dambisa Moyo appelle “l’aide fatale”. Il sait également que si les Anglo-Saxons ne cachent pas la répulsion que leur inspire la loi antigay (“un jour de deuil pour l’Afrique”, a tweeté Susan Rice) pour des raisons là aussi d’opinion intérieure, ils ne lui demandent pas pour autant de quitter le pouvoir, lui leur allié si précieux contre les jihadistes somaliens. Bref, Museveni joue sur du velours.

On ne fera pas reculer l’intolérance envers les homosexuels africains en faisant comme si ce type de lois répressives n’était pas populaire – elles le sont, hélas, il suffit de parcourir les réseaux sociaux – ni en phase avec des sociétés où la communauté (et le poids de la parenté) détermine toujours la condition des individus et rejette impitoyablement toute déviance supposée. On la fera encore moins reculer en prônant des politiques d’ingérence et de punition qui auront pour effet de renforcer les pouvoirs en place et de faire de la communauté homosexuelle le bouc émissaire idéal des frustrations de la rue. Il faut rechercher d’autres voies, inventer d’autres moyens et surtout faire savoir que si l’homosexualité est aussi vieille et universelle que l’apparition de l’homme, l’Afrique n’est devenue un continent homophobe que récemment, sous l’influence nocive d’Églises évangéliques venues d’outre-Atlantique. Ce n’est pas de chefs traditionnels que s’est entouré Museveni pour décréter sa fatwa, mais de pasteurs chrétiens. Comme quoi, les néocolonisés ne sont pas ceux que l’on dit.